Tartuffe ou l’Imposteur (page 5)

Molière · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Tartuffe ou l’Imposteur, éd. Louandre, 1910 · 7 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Tartuffe Mon frère, au nom de Dieu, ne vous emportez pas !

J’aimerais mieux souffrir la peine la plus dure,

Qu’il eût reçu pour moi la moindre égratignure.

Orgon, à son fils. 1115Ingrat !

Tartuffe Ingrat ! Laissez-le en paix. S’il faut, à deux genoux,

Vous demander sa grâce…

Orgon, se jetant aussi à genoux, et embrassant Tartuffe. Vous demander sa grâce… Hélas ! vous moquez-vous ?

(À son fils.)

Coquin ! vois sa bonté !

Damis Coquin ! vois sa bonté ! Donc…

Orgon Coquin ! vois sa bonté ! Donc… Paix.

Damis Coquin ! vois sa bonté ! Donc… Paix. Quoi ! je…

Orgon Coquin ! vois sa bonté ! Donc… Paix. Quoi ! je… Paix, dis-je ;

Je sais bien quel motif à l’attaquer t’oblige.

Vous le haïssez tous, et je vois aujourd’hui

1120Femme, enfants et valets, déchaînés contre lui.

On met impudemment toute chose en usage

Pour ôter de chez moi ce dévot personnage :

Mais plus on fait d’effort afin de l’en bannir,

Plus j’en veux employer à l’y mieux retenir ;

1125Et je vais me hâter de lui donner ma fille,

Pour confondre l’orgueil de toute ma famille.

Damis À recevoir sa main on pense l’obliger ?

Orgon Oui, traître, et dès ce soir, pour vous faire enrager.

Ah ! je vous brave tous, et vous ferai connaître

1130Qu’il faut qu’on m’obéisse, et que je suis le maître.

Allons, qu’on se rétracte ; et qu’à l’instant, fripon,

On se jette à ses pieds pour demander pardon.

Damis Qui ? moi ! de ce coquin, qui, par ses impostures…

Orgon Ah ! tu résistes, gueux, et lui dis des injures ?

(À Tartuffe.)

1135Un bâton ! un bâton ! Ne me retenez pas.

(À son fils.)

Sus ; que de ma maison on sorte de ce pas,

Et que d’y revenir on n’ait jamais l’audace.

Damis Oui, je sortirai ; mais…

Orgon Oui, je sortirai ; mais… Vite, quittons la place.

Je te prive, pendard, de ma succession,

1140Et te donne, de plus, ma malédiction.

Scène 7

Orgon, Tartuffe.

Orgon Offenser de la sorte une sainte personne !

Tartuffe Ô ciel ! pardonne-lui comme je lui pardonne !

(À Orgon.)

Si vous pouviez savoir avec quel déplaisir

Je vois qu’envers mon frère on tâche à me noircir… !

Orgon 1145Hélas !

Tartuffe Hélas ! Le seul penser de cette ingratitude

Fait souffrir à mon âme un supplice si rude…

L’horreur que j’en conçois… J’ai le cœur si serré

Que je ne puis parler, et crois que j’en mourrai.

Orgon, courant tout en larmes à la porte par où il a chassé son fils. Coquin ! je me repens que ma main t’ait fait grâce,

1150Et ne t’ait pas d’abord assommé sur la place.

(À Tartuffe.)

Remettez-vous, mon frère, et ne vous fâchez pas.

Tartuffe Rompons, rompons le cours de ces fâcheux débats.

Je regarde céans quels grands troubles j’apporte,

Et crois qu’il est besoin, mon frère, que j’en sorte.

Orgon 1155Comment ! vous moquez-vous ?

Tartuffe Comment ? vous moquez-vous ? On m’y hait, et je voi

Qu’on cherche à vous donner des soupçons de ma foi.

Orgon Qu’importe ! Voyez-vous que mon cœur les écoute ?

Tartuffe On ne manquera pas de poursuivre, sans doute ;

Et ces mêmes rapports qu’ici vous rejetez,

1160Peut-être, une autre fois, seront-ils écoutés.

Orgon Non, mon frère, jamais.

Tartuffe Non, mon frère, jamais. Ah ! mon frère, une femme

Aisément d’un mari peut bien surprendre l’âme.

Orgon Non, non.

Tartuffe Non, non. Laissez-moi vite, en m’éloignant d’ici,

Leur ôter tout sujet de m’attaquer ainsi.

Orgon 1165Non, vous demeurerez ; il y va de ma vie.

Tartuffe Hé bien ! il faudra donc que je me mortifie.

Pourtant, si vous vouliez…

Orgon Pourtant, si vous vouliez… Ah !

Tartuffe Pourtant, si vous vouliez… Ah ! Soit : n’en parlons plus.

Mais je sais comme il faut en user là-dessus.

L’honneur est délicat, et l’amitié m’engage

1170À prévenir les bruits et les sujets d’ombrage.

Je fuirai votre épouse et vous ne me verrez…

Orgon Non, en dépit de tous vous la fréquenterez.

Faire enrager le monde est ma plus grande joie ;

Et je veux qu’à toute heure avec elle on vous voie.

1175Ce n’est pas tout encor : pour les mieux braver tous,

Je ne veux point avoir d’autre héritier que vous ;

Et je vais de ce pas, en fort bonne manière,

Vous faire de mon bien donation entière.

Un bon et franc ami, que pour gendre je prends,

1180M’est bien plus cher que fils, que femme et que parents.

N’accepterez-vous pas ce que je vous propose ?

Tartuffe La volonté du ciel soit faite en toute chose !

Orgon Le pauvre homme ! Allons vite en dresser un écrit :

Et que puisse l’envie en crever de dépit !

Fin du troisième acte.

ACTE IV

Scène 1

Cléante, Tartuffe

Cléante 1185Oui, tout le monde en parle, et vous m’en pouvez croire,

L’éclat que fait ce bruit n’est point à votre gloire ;

Et je vous ai trouvé, monsieur, fort à propos,

Pour vous en dire net ma pensée en deux mots.

Je n’examine point à fond ce qu’on expose ;

1190Je passe là-dessus, et prends au pis la chose.

Supposons que Damis n’en ait pas bien usé,

Et que ce soit à tort qu’on vous ait accusé :

N’est-il pas d’un chrétien de pardonner l’offense,

Et d’éteindre en son cœur tout désir de vengeance ?

1195Et devez-vous souffrir, pour votre démêlé,

Que du logis d’un père un fils soit exilé ?

Je vous le dis encore, et parle avec franchise,

Il n’est petit, ni grand, qui ne s’en scandalise ;

Et si vous m’en croyez, vous pacifierez tout,

1200Et ne pousserez point les affaires à bout.

Sacrifiez à Dieu toute votre colère,

Et remettez le fils en grâce avec le père.

Tartuffe Hélas ! je le voudrais, quant à moi, de bon cœur ;

Je ne garde pour lui, monsieur, aucune aigreur ;

1205Je lui pardonne tout ; de rien je ne le blâme,

Et voudrais le servir du meilleur de mon âme :

Mais l’intérêt du ciel n’y saurait consentir ;

Et, s’il rentre céans, c’est à moi d’en sortir.

Après son action, qui n’eut jamais d’égale,

1210Le commerce entre nous porterait du scandale :

Dieu sait ce que d’abord tout le monde en croirait ;

À pure politique on me l’imputerait :

Et l’on dirait partout que, me sentant coupable,

Je feins, pour qui m’accuse, un zèle charitable ;

1215Que mon cœur l’appréhende, et veut le ménager

Pour le pouvoir, sous main, au silence engager.

Cléante Vous nous payez ici d’excuses colorées ;

Et toutes vos raisons, monsieur, sont trop tirées.

Des intérêts du ciel pourquoi vous chargez-vous ?

1220Pour punir le coupable, a-t-il besoin de nous ?

Laissez-lui, laissez-lui le soin de ses vengeances,

Ne songez qu’au pardon qu’il prescrit des offenses,

Et ne regardez point aux jugements humains,

Quand vous suivez du ciel les ordres souverains.

1225Quoi ! le faible intérêt de ce qu’on pourra croire

D’une bonne action empêchera la gloire ?

Non, non ; faisons toujours ce que le ciel prescrit,

Et d’aucun autre soin ne nous brouillons l’esprit.

Tartuffe Je vous ai déjà dit que mon cœur lui pardonne ;

1230Et c’est faire, monsieur, ce que le ciel ordonne :

Mais, après le scandale et l’affront d’aujourd’hui,

Le ciel n’ordonne pas que je vive avec lui.

Cléante Et vous ordonne-t-il, monsieur, d’ouvrir l’oreille

À ce qu’un pur caprice à son père conseille ?

1235Et d’accepter le don qui vous est fait d’un bien

Où le droit vous oblige à ne prétendre rien ?

Tartuffe Ceux qui me connaîtront n’auront pas la pensée

Que ce soit un effet d’une âme intéressée.

Tous les biens de ce monde ont pour moi peu d’appas,

1240De leur éclat trompeur je ne m’éblouis pas :

Et si je me résous à recevoir du père

Cette donation qu’il a voulu me faire,

Ce n’est, à dire vrai, que parce que je crains

Que tout ce bien ne tombe en de méchantes mains ;

1245Qu’il ne trouve des gens qui, l’ayant en partage,

En fassent dans le monde un criminel usage,

Et ne s’en servent pas, ainsi que j’ai dessein,

Pour la gloire du ciel et le bien du prochain.

Cléante Hé ! monsieur, n’ayez point ces délicates craintes,

1250Qui d’un juste héritier peuvent causer les plaintes.

Souffrez, sans vous vouloir embarrasser de rien,

Qu’il soit, à ses périls, possesseur de son bien ;

Et songez qu’il vaut mieux encor qu’il en mésuse,

Que si de l’en frustrer il faut qu’on vous accuse.

1255J’admire seulement que, sans confusion,

Vous en ayez souffert la proposition.

Car enfin le vrai zèle a-t-il quelque maxime

Qui montre à dépouiller l’héritier légitime ?

Et, s’il faut que le ciel dans votre cœur ait mis

1260Un invincible obstacle à vivre avec Damis,

Ne vaudrait-il pas mieux qu’en personne discrète

Vous fissiez de céans une honnête retraite,

Que de souffrir ainsi, contre toute raison,

Qu’on en chasse pour vous le fils de la maison ?

1265Croyez-moi, c’est donner de votre prud’hommie,

Monsieur…

Tartuffe Monsieur… Il est, monsieur, trois heures et demie :

Certain devoir pieux me demande là-haut,

Et vous m’excuserez de vous quitter si tôt.

Cléante, seul. Ah !

Scène 2

Elmire, Mariane, Cléante, Dorine.

Dorine Ah ! De grâce, avec nous employez-vous pour elle,

1270Monsieur : son âme souffre une douleur mortelle ;

Et l’accord que son père a conclu pour ce soir

La fait, à tous moments, entrer en désespoir.

Il va venir. Joignons nos efforts, je vous prie,

Et tâchons d’ébranler, de force ou d’industrie,

1275Ce malheureux dessein qui nous a tous troublés.

Scène 3

Orgon, Elmire, Mariane, Cléante, Dorine.

Orgon Ah ! je me réjouis de vous voir assemblés.

(À Mariane.)

Je porte en ce contrat de quoi vous faire rire,

Et vous savez déjà ce que cela veut dire.

Mariane, aux genoux d’Orgon. Mon père, au nom du ciel, qui connaît ma douleur,

1280Et par tout ce qui peut émouvoir votre cœur,

Relâchez-vous un peu des droits de la naissance,

Et dispensez mes vœux de cette obéissance.

Ne me réduisez point, par cette dure loi,

Jusqu’à me plaindre au ciel de ce que je vous doi ;

1285Et cette vie, hélas ! que vous m’avez donnée,

Ne me la rendez pas, mon père, infortunée.

Si, contre un doux espoir que j’avais pu former,

Vous me défendez d’être à ce que j’ose aimer,

Au moins, par vos bontés, qu’à vos genoux j’implore,

1290Sauvez-moi du tourment d’être à ce que j’abhorre ;

Et ne me portez point à quelque désespoir,

En vous servant sur moi de tout votre pouvoir

Orgon, se sentant attendrir. Allons, ferme, mon cœur ! point de faiblesse humaine !

Mariane Vos tendresses pour lui ne me font point de peine ;

1295Faites-les éclater, donnez-lui votre bien,

Et, si ce n’est assez, joignez-y tout le mien ;

J’y consens de bon cœur, et je vous l’abandonne :

Mais, au moins, n’allez pas jusques à ma personne ;

Et souffrez qu’un couvent, dans les austérités,

1300Use les tristes jours que le ciel m’a comptés.

Orgon Ah ! voilà justement de mes religieuses,

Lorsqu’un père combat leurs flammes amoureuses !

Debout. Plus votre cœur répugne à l’accepter,

Plus ce sera pour vous matière à mériter.

1305Mortifiez vos sens avec ce mariage,

Et ne me rompez pas la tête davantage.

Dorine Mais quoi !…

Orgon Mais quoi !… Taisez-vous, vous. Parlez à votre écot ;

Je vous défends, tout net, d’oser dire un seul mot.

Cléante Si par quelque conseil vous souffrez qu’on réponde…

Orgon 1310Mon frère, vos conseils sont les meilleurs du monde ;

Ils sont bien raisonnés, et j’en fais un grand cas :

Mais vous trouverez bon que je n’en use pas.

Elmire, à son mari. À voir ce que je vois, je ne sais plus que dire ;

Et votre aveuglement fait que je vous admire.

1315C’est être bien coiffé, bien prévenu de lui,

Que de nous démentir sur le fait d’aujourd’hui !

Orgon Je suis votre valet, et crois les apparences.

Pour mon fripon de fils je sais vos complaisances ;

Et vous avez eu peur de le désavouer

1320Du trait qu’à ce pauvre homme il a voulu jouer.

Vous étiez trop tranquille, enfin, pour être crue ;

Et vous auriez paru d’autre manière émue.

Elmire Est-ce qu’au simple aveu d’un amoureux transport,

Il faut que notre honneur se gendarme si fort ?

1325Et ne peut-on répondre à tout ce qui le touche

Que le feu dans les yeux, et l’injure à la bouche ?

Pour moi, de tels propos je me ris simplement ;

Et l’éclat, là-dessus, ne me plaît nullement.

J’aime qu’avec douceur nous nous montrions sages ;

1330Et ne suis point du tout pour ces prudes sauvages

Dont l’honneur est armé de griffes et de dents,

Et veut au moindre mot dévisager les gens.

Me préserve le ciel d’une telle sagesse !

Je veux une vertu qui ne soit point diablesse,

1335Et crois que d’un refus la discrète froideur

N’en est pas moins puissante à rebuter un cœur.

Orgon Enfin je sais l’affaire, et ne prends point le change.

Elmire J’admire, encore un coup, cette faiblesse étrange :

Mais que me répondrait votre incrédulité,

1340Si je vous faisais voir qu’on vous dit vérité ?

Orgon Voir ?

Elmire Voir ? Oui.

Orgon Voir ? Oui Chansons.

Elmire Voir ? Oui Chansons. Mais quoi ! si je trouvais manière

De vous le faire voir avec pleine lumière ?…

Orgon Contes en l’air.

Elmire Contes en l’air. Quel homme ! Au moins, répondez-moi.

Je ne vous parle pas de nous ajouter foi ;

1345Mais supposons ici que, d’un lieu qu’on peut prendre,

On vous fît clairement tout voir et tout entendre :

Que diriez-vous alors de votre homme de bien ?

Orgon En ce cas, je dirais que… Je ne dirais rien,

Car cela ne se peut.

Elmire Car cela ne se peut. L’erreur trop longtemps dure,

1350Et c’est trop condamner ma bouche d’imposture.

Il faut que, par plaisir, et sans aller plus loin,

De tout ce qu’on vous dit je vous fasse témoin.

Orgon Soit. Je vous prends au mot. Nous verrons votre adresse,

Et comment vous pourrez remplir cette promesse.

Elmire, à Dorine. 1355Faites-le-moi venir.

Dorine, à Elmire. Faites-le-moi venir. Son esprit est rusé,

Et peut-être à surprendre il sera malaisé.

Elmire, à Dorine. Non ; on est aisément dupé par ce qu’on aime,

Et l’amour-propre engage à se tromper soi-même.

Faites-le-moi descendre.

Faites-le-moi descendre. (À Cléante et à Mariane.)

Faites-le-moi descendre. Et vous, retirez-vous.

Scène 4

Elmire, Orgon.

Elmire 1360Approchons cette table, et vous mettez dessous.

Orgon Comment !

Elmire Comment ! Vous bien cacher est un point nécessaire.

Orgon Pourquoi sous cette table ?

Elmire Pourquoi sous cette table ? Ah ! mon Dieu ! laissez faire ;

J’ai mon dessein en tête, et vous en jugerez.

Mettez-vous là, vous dis-je ; et, quand vous y serez,

1365Gardez qu’on ne vous voie et qu’on ne vous entende.

Orgon Je confesse qu’ici ma complaisance est grande :

Mais de votre entreprise il vous faut voir sortir.

Elmire Vous n’aurez, que je crois, rien à me repartir.

(À son mari, qui est sous la table.)

Au moins, je vais toucher une étrange matière :

1370Ne vous scandalisez en aucune manière.

Quoi que je puisse dire, il doit m’être permis ;

Et c’est pour vous convaincre, ainsi que j’ai promis.

Je vais par des douceurs, puisque j’y suis réduite,

Faire poser le masque à cette âme hypocrite,

1375Flatter de son amour les désirs effrontés,

Et donner un champ libre à ses témérités.

Comme c’est pour vous seul, et pour mieux le confondre,

Que mon âme à ses vœux va feindre de répondre,

J’aurai lieu de cesser dès que vous vous rendrez,

1380Et les choses n’iront que jusqu’où vous voudrez.

C’est à vous d’arrêter son ardeur insensée,

Quand vous croirez l’affaire assez avant poussée ;

D’épargner votre femme, et de ne m’exposer

Qu’à ce qu’il vous faudra pour vous désabuser,

1385Ce sont vos intérêts, vous en serez le maître ;

Et… L’on vient. Tenez-vous, et gardez de paraître.

Scène 5

Tartuffe, Elmire ; Orgon, sous la table.

Tartuffe On m’a dit qu’en ce lieu vous me vouliez parler.

Elmire Oui, l’on a des secrets à vous y révéler.

Mais tirez cette porte avant qu’on vous les dise ;

1390Et regardez partout de crainte de surprise.

(Tartuffe va fermer la porte, et revient.)

Une affaire pareille à celle de tantôt

N’est pas assurément ici ce qu’il nous faut :

Jamais il ne s’est vu de surprise de même.

Damis m’a fait pour vous une frayeur extrême ;

1395Et vous avez bien vu que j’ai fait mes efforts

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