Premiers Analytiques (page 14)

Aristote · Philosophie

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Premiers Analytiques · 37 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

CHAPITRE XXIV. (suite)

§ 5[690]. L’exemple diffère de l’induction en ce que l’une démontre, par tous les cas particuliers, que l’extrême est au moyen et n’enchaîne pas le syllogisme à l’autre extrême, tandis que l’exemple le fait, et ne démontre point par tous les cas particuliers.

CHAPITRE XXV.

De l’Abduction. — Définition de l’Abduction. — Elle est de deux espèces, selon que la mineure est aussi probable ou plus probable que la conclusion ; et selon que les intermédiaires de la mineure sont plus ou moins nombreux que ceux de la condition — Exemples de ces deux espèces d’Abduction. — Rapport de l’Abduction et de la Science.

§ 1[691]. L’abduction a lieu lorsqu’il est certain que le premier terme est au moyen, et qu’il est incertain que le moyen est au dernier, bien que cette mineure soit aussi croyable ou même plus croyable que la conclusion. En outre, l’abduction a lieu quand les intermédiaires du dernier extrême et du moyen sont en plus petit nombre ; car, alors, de ces deux façons, on est plus près de savoir. § 2[692]. Par exemple, soit A qui peut être enseigné, B la science, C la justice. Il est évident que la science peut être enseignée ; mais que la justice soit une science, c’est ce qu’on ignore. Si donc B C est aussi croyable ou plus croyable que A C, c’est une abduction ; car on est plus près de savoir en ajoutant B C à A C, tandis que, auparavant, on n’avait pas du tout la science. § 3[693]. Il y a encore abduction si les intermédiaires sont moins nombreux entre B et C ; car, de cette façon encore, on est plus près de savoir. Par exemple, soit D, le cercle être carré, Ε figure rectiligne, et F un cercle. S’il n’y a qu’un seul moyen pour Ε F, c’est-à-dire, si le cercle devient égal à une figure rectiligne au moyen de lunules, on touche presque à la science. § 4[694]. Mais, lorsque B C n’est pas plus croyable que A C, et que les moyens ne sont pas en plus petit nombre, il n’y a plus ce que je nomme abduction comme il n’y en a pas non plus quand B C est sans moyen ; car alors c’est à la science même qu’on est arrivé.

CHAPITRE XXVI.

De l’Objection. — Définition de l’Objection. — Différence de l’Objection et de la proposition. — L’Objection est de deux espèces, et se forme dans deux figures. — Objection à la proposition affirmative ; à la proposition négative. — L’Objection ne peut avoir lieu dans la seconde figure : motifs divers de cette exception. — Autres espèces d’Objections.

§ 1[695]. L’objection est une proposition contraire à une autre proposition. § 2[696]. Elle diffère de la proposition en ce qu’elle peut être même particulière, tandis que la proposition ne le peut pas, ou du moins ne le peut dans les syllogismes universels. § 3[697]. L’objection est de deux espèces, et se forme dans deux figures. Elle est de deux espèces ; car toute objection est, ou universelle, ou particulière. Elle se forme dans deux figures ; car les objections sont toujours opposées à la proposition ; et les conclusions opposées ne se trouvent que dans la première et la troisième figures. § 4[698]. En effet, quand quelqu’un demande une proposition affirmative universelle, on lui fait l’objection par une négative universelle ou par une négative particulière. Et, de ces deux formes de proposition, l’une, la négative universelle, est de la première figure ; et l’autre, la négative particulière, de la troisième. Par exemple, soit, A, que la notion est unique, et B, les contraires. Si quelqu’un a soutenu qu’il n’y a qu’une notion unique pour les deux contraires, on lui fait une objection en disant qu’il n’y a pas du tout une notion unique pour les opposés ; or, les contraires sont des opposés. Et, dans ce cas, on a la première figure. Ou bien, on lui objecte qu’il n’y a pas une notion unique pour le connu l’inconnu ; et alors on a la troisième figure. En effet, de C, c’est-à-dire, le connu et l’inconnu, il est vrai de dire que ce sont là des contraires ; mais il est faux qu’on les connaisse par une notion unique.

§ 5[699]. De même pour la proposition privative ; si quelqu’un demande qu’on lui accorde qu’il n’y a pas une notion unique des contraires, nous soutenons qu’il y a notion unique pour tous les opposés ; ou du moins pour certains contraires, comme, par exemple, pour le sain et le morbide. Quand on dit qu’il y a notion unique pour tous, c’est la première figure ; et, pour quelques-uns, c’est la troisième.

§ 6[700]. En général, dans tous les cas où l’on fait une objection universelle, il faut nécessairement joindre la contradiction à celui des termes donnés qui est universel. Par exemple, si quelqu’un demande qu’on lui accorde qu’il n’y a pas une notion unique pour tous les contraires, il faut objecter qu’il n’y en a qu’une pour les opposés ; il faut alors, nécessairement, que ce soit la première figure ; car le moyen est ici l’universel relatif à la donnée primitive. Si l’objection est particulière, la contradiction doit se joindre à l’universel qui est sujet de la proposition. Par exemple, quand l’on dit qu’il n’y a pas une seule notion du connu et de l’inconnu, les contraires sont universels relativement à ces deux termes, et c’est alors la troisième figure ; car le moyen est, dans ce cas, le terme pris particulièrement, c’est-à-dire, connu et inconnu. § 7[701]. En effet, c’est des figures par lesquelles on peut conclure le contraire, que nous cherchons aussi à tirer les objections. C’est donc uniquement dans ces deux figures que nous les faisons, parce que ce sont ces figures seules qui offrent des conclusions opposées ; et que, dans la figure moyenne, il n’y avait pas de conclusion affirmative. § 8[702]. Si l’objection se faisait dans la figure moyenne, on serait forcé de rendre le raisonnement beaucoup plus long. Par exemple, si l’on niait que A est à B parce que C n’est pas conséquent de B. En effet, ceci ne devient évident qu’au moyen de propositions différentes ; mais il ne faut pas que l’objection ait recours à des termes différents ; l’autre proposition qu’elle prend doit être sur-le-champ parfaitement claire.

§ 9[703]. C’est là aussi ce qui fait que cette figure est la seule dont le Signe ne puisse être tiré.

§ 10[704]. Il faut étudier encore les autres espèces d’objection ; par exemple, celle que l’on tire du contraire ou du semblable, ou des opinions reçues. On doit voir enfin, s’il est possible de former l’objection particulière dans la première figure, ou l’objection négative dans la figure moyenne.

CHAPITRE XXVII.

De l’Enthymème.— Définitions et différences du Vraisemblable et du Signe. — Définition de l’Enthymème. — Première, troisième, seconde figures — Différence du Signe et du Syllogisme. — Différences des Enthymèmes selon les figures. — Du Signe et de la Preuve.

Application de cette théorie à l’étude des qualités naturelles des êtres. — Du Syllogisme physiognomonique.

§ 1[705]. Il ne faut pas confondre le Vraisemblable et le Signe ; le Vraisemblable n’est qu’une proposition probable ; et l’on entend par probable ce qui, dans la plupart des cas, arrive ou n’arrive point, est ou n’est point.; par exemple : Les hommes haïssent ceux qui les envient ; ils aiment ceux qui les aiment. § 2[706]. Le Signe, au contraire, tend à être précisément la proposition démonstrative, soit nécessaire, soit probable. La chose dont l’existence ou la production entraîne l’existence d’une autre chose, soit antérieure, soit postérieure, c’est là ce qu’on appelle le Signe, indiquant que l’autre chose est arrivée ou qu’elle existe.

§ 3[707]. L’Enthymème est donc un syllogisme formé de propositions vraisemblables ou de Signes.

§ 4[708]. Le Signe, d’ailleurs, peut avoir trois fonctions diverses, autant que le moyen peut avoir de positions dans les figures, soit comme dans la première, soit comme dans la moyenne, soit comme dans la troisième. § 5[709]. Par exemple, c’est la première figure, quand on démontre qu’une femme est grosse parce qu’elle a du lait ; car le moyen, c’est avoir du lait. A représente être grosse, B, avoir du lait, et C, la femme. § 6[710]. Mais, quand on prouve que les sages sont vertueux, parce que Pittacus est vertueux, c’est la dernière figure qu’on emploie ; A représente vertueux, B, les sages, et C, Pittacus. Il est certainement vrai d’attribuer A et B à C ; seulement l’on supprime l’une des propositions, parce qu’on la connaît ; et l’on ne conserve que l’autre. § 7[711]. Si l’on prouve qu’une femme est grosse parce qu’elle est pâle, on emploie la figure moyenne. En effet, c’est parce que la pâleur vient à toutes les femmes grosses, et qu’elle vient aussi à cette femme, que l’on croit avoir démontré que cette femme est grosse ; la pâleur représentée par A, être grosse, par B, et femme, par C.

§ 8[712]. Si donc l’on n’exprime qu’une seule proposition, c’est seulement le Signe ; et, si l’on ajoute la seconde, c’est un syllogisme. Par exemple, Pittacus est généreux ; car les ambitieux sont généreux ; et Pittacus est ambitieux. Ou bien encore : Les sages sont bons ; car Pittacus est bon ; et, de plus, il est sage. C’est donc ainsi que l’on forme tous ces syllogismes. § 9[713]. Seulement celui qui se produit par la première figure est irréprochable, s’il est vrai, parce qu’il est universel. Celui qui se forme par la dernière peut être attaqué, bien que la conclusion soit vraie ; car ce syllogisme n’est pas universel, et il n’est pas directement relatif à la question. En effet, de ce que Pittacus est vertueux, il ne s’ensuit pas nécessairement que les autres sages soient vertueux comme lui. Quant au syllogisme qui se forme par la figure moyenne, il est toujours parfaitement attaquable ; car il n’y a jamais de syllogisme possible quand les termes sont ainsi disposés. Par exemple, de ce que la femme grosse est pâle, et de ce que telle femme est pâle, il ne s’ensuit pas nécessairement que cette femme soit grosse.

§ 10[714]. Ainsi donc on pourra conclure le vrai dans toutes les figures ; mais ce sera avec les différences que je viens de dire.

§ 11[715]. Peut-être pourrait-on aussi établir la division suivante entre les Signes. Parmi eux, on appellerait Preuve celui qui est moyen ; car on dit que la Preuve est ce qui fait savoir ; et c’est surtout le moyen qui a cette propriété. L’on réserverait alors le nom de Signe pour ceux qui occuperaient les positions extrêmes, tandis que la preuve serait le Signe même tiré de la position moyenne ; car le plus probable et le plus vrai est celui qui prouve par la première figure.

§ 12[716]. Il serait donc possible de connaître la nature intime des êtres, si l’on accorde que les qualités naturelles modifient le corps et l’âme à la fois. On peut bien dire que celui qui apprend la musique a l’âme modifiée d’une certaine manière ; mais cette modification ne peut compter au nombre de nos qualités naturelles. Au contraire, les passions, les désirs, sont des mouvements tout à fait de nature. Si donc l’on accordait ce premier point ; si, de plus, on accordait qu’il n’y a qu’un seul Signe pour une seule qualité ; et si, enfin, nous pouvions arriver à connaître la qualité et son Signe propre dans tous les genres d’êtres, nous serions alors capables de connaître la nature de ces êtres. En effet, si telle qualité est particulière à une certaine classe d’êtres, comme le courage au lion, il faut nécessairement que cette qualité se révèle par quelque Signe ; car on a supposé que l’âme et le corps sont affectés l’un avec l’autre. Admettons que le Signe, ici, soit d’avoir de fortes extrémités, qualité qui ne peut pas appartenir à d’autres genres tout entiers, puisque l’on dit que le Signe est propre, en ce sens qu’il appartient à tout le genre, mais non pas en ce sens qu’il n’appartient qu’à ce genre seulement, comme nous le disons habituellement. Ainsi donc, ce même Signe se représentera dans un autre genre ; et l’homme ou tel autre animal sera courageux ; par conséquent, il aura ce Signe spécial, puisque nous avons admis qu’il n’y en avait qu’un seul pour une seule qualité. § 13[717]. Si donc cela est vrai, et que nous puissions réunir des Signes analogues par l’étude des êtres qui n’ont qu’une seule qualité spéciale, en admettant toujours que chacune de ces qualités a son Signe, et que nécessairement elle n’en a qu’un seul, nous pourrons fort bien, à ces conditions, deviner la nature des êtres. § 14[718]. Mais, quand le genre tout entier a deux qualités qui lui sont propres, le lion, par exemple, qui a le courage à la fois et la générosité, comment reconnaîtrons-nous, parmi ces signes propres au genre, quel est le signe spécial de l’une ou l’autre qualité ? Est-ce, en regardant si ces deux qualités sont à un autre genre, sans être toutes deux à ce genre entier ; tel individu, dans la totalité de ce genre, ayant l’une de ces qualités sans avoir la seconde ? En voyant, par exemple, que tel individu est courageux sans être généreux, s’il a l’un des deux signes, il est évident que, dans le lion, c’est bien toujours le signe du courage.

§ 15[719]. Deviner ainsi la nature des êtres est possible par la première figure, quand le moyen est réciproque au premier extrême, et qu’il dépasse le troisième, auquel il n’est pas réciproque. Ainsi, soit le courage A, les fortes extrémités B, C le lion. B est à tout ce à quoi est C ; mais il est aussi à d’autres êtres ; A est aussi à tout ce à quoi est B ; mais, comme il n’est pas à d’autres choses, il lui est parfaitement réciproque. Autrement, il n’y aurait pas un signe unique pour une qualité unique.

FIN DES PREMIERS ANALYTIQUES.

↑ Au temps d’Alexandre d’Aphrodise, la leçon vulgaire des manuscrits était : la science de la dém. l’accusatif, au lieu du génitif qui est dans nos textes ; quelques manuscrits seulement donnaient cette dernière leçon qu’Alexandre défend de l’adopter, et qui lui semble s’accorder mieux avec le début même de la phrase.

↑ Pour la définition de la proposition, voir plus bas § 4, et pour ses diverses espèces §§ 5 et 6. La définition de la proposition affirmative et négative a été déjà donnée dans l’Herméneia, ch. 6, §§ 1 et 2 ; et celle de ses espèces, même traité, ch. 7, §§ 1. et suiv. La définition de la proposition dialectique, à quelques légères différences près, est aussi celle de l’Herméneia, ch. 11, § 2. — La définition du Terme est plus bas § 7, et celle du Syllogisme, §§ 8, 9, 10.

↑ L’explication de ces expressions se trouve plus bas, § 11.

↑ Voir l’Herméneia, chap. 6 et 7.

↑ Les logiciens postérieurs ont en outre distingué une quatrième espèce de proposition : c’est la proposition singulière, où le sujet est un nom d’individu. La proposition singulière rentre du reste dans l’universelle, par cela seul que le sujet y est pris dans toute son étendue. Voir la logique de Port-Royal, 2° partie, ch. 3. — La notion… Le plaisir… n’ont, en effet, aucun signe d’universalité ni de particularité.

↑ Ainsi, pour reprendre l’exemple même d’Aristote, voici une proposition syllogistique : La notion des contraires est une seule et même notion ; voici une proposition dialectique : La notion des contraires est elle une seule et même notion ! ou en exprimant dans l’interrogation la contradiction tout entière : la notion des contraires est-elle ou n’est-elle pas une seule et même notion ? Il est évident que, pour établir le syllogisme, il faut, après l’interrogation, poser celle des deux parties de la contradiction que l’interlocuteur admet dans sa réponse, et qu’on ne peut plus laisser la proposition sous forme interrogative. — Dans les Topiques, cette citation se rapporte au sujet tout entier des Topiques, et particulièrement au livre I, ch. 1, § 1. Voir du reste, sur le nom des Topiques, mon Mémoire sur la Logique d’Aristote, tom. 1, pag. 108. — Les traités suivants… c’est, pour la proposition syllogistique les Premiers Analytiques eux-mêmes, pour la proposition démonstrative les Derniers Analytiques, et les Topiques pour la proposition dialectique.

↑ J’appelle Terme… Terme, limite, parce que le terme est en quelque sorte la fin, la limite de la proposition. C’est par une image analogue qu’Aristote appelle les propositions : intervalles. Voir plus loin Premiers Analytiques, liv. 2, ch. 2, § 3, et dans ce 1er liv. ch. 4, § 22 et passim. — Alexandre fait remarquer que le mot terme, pris en se sens, était inconnu du temps d’Aristote et que voilà pourquoi l’auteur dit à la première personne : j’appelle, etc.; c’est une expression nouvelle qu’il crée à son usage. Voir ch. 4, § 3.

↑ Le Syllogisme… Le syllogisme signifie, comme on le voit ici, dans sa véritable acception, l’ensemble des deux propositions d’où sort la conclusion nécessaire. Mais souvent Aristote appelle syllogisme la conclusion même tirée des prémisses. Voir dans ce liv., ch. 5, § 29 ; ch. 6, § 24 et passim.

↑ Syllogisme complet… C’est celui où les propositions n’ont pas besoin d’être converties pour que l’évidence apparaisse ; ce sont tous les syllogismes de la première figure.

↑ Incomplet… celui où il est besoin de convenir une ou deux propositions pour que la nécessité apparaisse dans toute son évidence ce sont les syllogismes de la seconde et de la troisième figures. — Les propositions qu’on obtient par la conversion ne sont pas à proprement parler, des propositions nouvelles, puisqu’elles sont toujours formées du même sujet et du même attribut. Mais la forme sous laquelle on les avait d’abord présentées est changée. On peut voir du reste, dans le chapitre suivant, les effets de la conversion sur les diverses espèces de propositions.

↑ J’ai conservé, autant que j’ai pu, les formules aristotéliques ; mais on reconnaît sans peine dans être attribué à tout, la proposition universelle affirmative ; dans n’être attribué à aucun, l’universelle négative ; dans être à quelque, la proposition particulière affirmative ; dans n’être pas à tout ou à quelque, la particulière négative.

Pour bien comprendre tout le mécanisme du syllogisme, il faut donner la plus grande attention au sens de ces deux formules : être compris dans la totalité, être attribué à tout. Elles ont bien la même signification comme le dit Aristote ; mais voici cependant la nuance fort grave qui les sépare : la première se dit du sujet qui est compris dans la totalité, dans l’extension de l’attribut. La seconde, au contraire, se dit de l’attribut qui fait partie de la compréhension totale du sujet. Ainsi avec la première formule on va du sujet à l’attribut, c’est-à-dire, de la partie au tout ; avec la seconde, on va, au contraire, de l’attribut au sujet, c’est-à-dire, du tout à la partie ; ou, en d’autres termes, du particulier à l’universel dans le premier cas, et de l’universel au particulier dans le second. L’universel se comprend toujours de l’extension du terme, et du nombre total des individus ou des espèces que cette extension renferme. On peut voir plus bas comment la formule de : être compris dans la totalité, s’applique à la définition de la première figure, ch. 4, § 2.

↑ Simplement… Les propositions simples ou absolues, propositiones purae, des scholastiques, sont opposées aux modales. Les propositions absolues qui affirment ou qui nient l’existence, sans la modifier d’aucune manière. sont appelées : catégoriques par Kant et beaucoup de logiciens modernes. Je n’ai pu conserver ce terme parce que, dans Aristote, il a le sens tout spécial qu’on lui verra plus bas dans ce chapitre,

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