Œuvres (page 28)

Saint-Amant · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Œuvres de Saint-Amant · 29 pages

Ils morguent, en discours, les indignes outrages

Du temps, de la fortune et de l’adversité ;

Cependant, en effet, ces messieurs les sublimes,

Parmy leurs vains tresors sachent de pauvreté,

Et les plus gras d’entr’eux ne sont riches qu’en rimes.

REGRETS.

J’ay veu repandre des larmes

À ces beaux vainqueurs

Où brille avec tant de charmes

Le doux roi des cœurs ;

J’ay veu les yeux que j’adore

Imiter pour moy l’aurore

Au lever du jour,

Et je n’ay pas fait encore

Un excès d’amour !

J’ay veu ma chère Cephise,

D’un soupir ardant,

Montrer comme elle est éprise,

En me regardant ;

J’ay veu son beau sein d’yvoire,

Prez de qui la neige est noire,

Esmeu de mon sort,

Et je n’ay pas pour sa gloire

Enduré la mort !

SONNET À la Serenissime Reine de Pologne, en lui envoyant une partie de mon Moyse, l’an 1647.

Reine dont les vertus hautes et genereuses

Sur un trosne sacré brillent plus vivement

Que ces feux immortels qui, dans le firmament

Marquent en chiffres d’or les fortunes heureuses ;

Tandis que sous ton Mars cent trouppes valeureuses

Repoussant de l’Euxin le fier desbordement,

Voy les sœurs d’Appollon qu’un noble sentiment

Excite à se montrer de ta gloire amoureuses :

Elles ont peint pour toy Moyse dessus l’eau ;

Mais si tes yeux divins n’esclairent ce tableau,

Ses traits auront le sort du plus commun ouvrage.

Et si pour ce héros le Nil fut sans escueil,

L’onde du Boristene en verra le naufrage,

Et son berceau flottant deviendra son cercueil.

RONDEAU Pour le mesme sujet.

Le roy boit du vin qu’on trie

Non sur ceux de ma patrie ;

Mais il en boit par compas,

Estant sobre en ses repas

Comme la nonnain flestrie.

Bien que Jeanne en soit marrie,

Il faut qu’on boive et qu’on rie.

Pourquoy ne boiroit-on pas ?

Le roy boit.

Beuvons à luy, je vous prie,

Sur ce fromage de Brie

Dont vous sentez les appas.

Je feray le premier pas.

Aussy bien partout on crie :

Le roy boit !

RONDEAU COUPPÉ.

Qu’un bon cheval, entre gens résolus,

Soit pour la chasse, où jadis je me plus,

Soit pour le choc, dont l’âge me dispense,

Vaut à mon gré bien plus que l’on ne pense,

L’estimast-on cent mille carolus !

N’en choisy point aux paturons velus ;

Prens-les de prix, encor qu’ils soyent goulus,

Car un mauvais fait autant de despence

Qu’un bon.

Les grans jumeaux, et Castor et Polus,

Des escuyers les maistres absolus,

Ont mesme escrit comme il faut qu’on les pence :

Ils les tenoyent pour haute recompence !

J’en avois deux, mais, las ! je n’en ay plus

Qu’un.

fin du tome premier

SONNET

Saint-Honorat et Sainte-Marguerite,

N’est-il pas temps que ces fascheux voisins,

À demy juifs, à demy Sarrasins,

Quittent vos bords et gagnent la guerite ?

Nous sçavons trop ce que leur foy mérite

Pour vous placer entre leurs grands cousins ;

Razez leurs forts, bruslez leurs magasins :

De leur orgueil tout le monde s’irrite.

Vostre beau bois qui montoit jusqu’aux cieux,

Jadis si frais, si délectable aux yeux,

La cime à bas semble crier vengeance ;

Et vos autels, à la guerre employez,

Vous blasmeront de quelque intelligence,

Si de là-haut vous ne les foudroyez.

SONNET Pour la Sérenissime Reine de Pologne devant son mariage, l’an 1645

Des beaux yeux de Louyse, au trône destinée,

L’éclat doux et puissant a passé jusqu’au Nort,

Le plus grand roy du pôle en a senti l’effort,

Et l’amour se prépara à leur noble hymenée.

Quoy que par ses vertus elle fust couronnée

D’un honneur immortel, qui ne tient rien du sort,

Toutesfois le ciel mesme eust cru luy faire tort

Si d’un or souverain sa teste il n’eust ornée.

Je voy des-jà parer ses illustres cheveux,

Et desjà la fortune, au saint gré de nos vœux,

Appreste à son mérite un bonheur sans mesure.

Ô qu’en ce digne estat ses esprits sont contens,

Et qu’en elle aujourd’hui d’une agréable usure,

Le temps, par sa main propre, est bien payé du temps !

SONNET Pour Monseigneur le Duc d’Anguien.

Anguien, à quels efforts obliges-tu ma plume ?

Il faut que de ton glaive elle imite l’ardeur,

Et qu’empruntant de toy la gloire et la splendeur

Elle face briller un illustre volume.

Les foudres que Vulcan fit bruire sur l’enclume

Pour armer autres fois l’immortelle grandeur

Furent lancez sur Phlegre avec moins de roideur

Que les tiens sur le Rhin, dont la campagne fume,

Toutes fois le besoin y r’appelle tes pas ;

Un démon, asseuré que tu n’y luisois pas,

D’obscurcir nostre sort a pris quelque licence.

Mais tu feras, ô Duc ! comme l’astre du jour

Le temps noir et fascheux causé par ton absence

Deviendra clair et beau par ton divin retour.

STANCES Sur les yeux de Mademoiselle de Vré.

Beaux yeux innocens et coupables

De tant de meurtres amoureux,

Clairs objets doux et rigoureux,

De quel trionfe allier n’êtes-vous point capables !

En vain mon cœur s’estoit promis,

Ô chers et brillans ennemis,

De resister contre vos charmes,

Il s’allume, il vous rend les armes,

Et fait gloire d’estre sousmis.

Ô Dieu, combien la renommée

Est injuste à votre splendeur !

Que de rayons si pleins d’ardeur

L’adorable merveille au monde est peu semée !

Il faut que l’esclat de mes vers

Vous montrant à tout l’univers

Éblouisse toutes les ames,

Et que je peigne avec des flames

Deux nouveaux astres descouvers.

Il faut que dans cette peinture

Dont l’art doit estre sans pareil,

Un sacrifice du soleil

Soit fait à vostre honneur des mains de la nature ;

Il faut que les autres beautez,

Où vivent ses feux empruntez,

S’eclipsent après mon ouvrage,

Et que d’un lumineux outrage

J’efface toutes les clartez :

Mais, ô vifs tresors de lumiere,

Sources d’appas estincelans,

Vous poussez des traits si brûlans

Qu’à peine soustient-on leur atteinte premiere :

À peine, comblé de plaisir,

Ay-je l’agreable loisir

De voir l’esclair de vos prunelles,

Que dans les miennes criminelles

Je sens foudroyer mon desir.

Ouy, criminelles je les nomme,

Et bien dignes d’aveuglement,

D’oser se tourner seullement

Vers des objets trop hauts pour les regards d’un homme ;

Les dieux seuls peuvent aspirer

À la gloire de se mirer

En de si precieuses glaces,

Et moy, sur de plus humbles traces,

À l’honneur de vous adorer.

AUTRE SONNET Sur le mesme vol.

Je n’aymois gueres l’Angleterre,

Mais je l’ayme aujourd’huy bien moins,

Et voudrais voir en tous ses coins

Luire le flambeau de la guerre.

C’est un vray pays à catherre ;

Le ciel n’y pleut que sur des foins,

Et les plus agreables groins

Y rottent à l’ombre du verre.

Ce n’est pas que je sois fasché

D’y voir le beau sexe entaché

Du vice de l’yvrougnerie ;

Mais c’est que j’enrage en mon cœur

D’y trouver ma bourse tarie

Pour avoir pris trop de liqueur.

SUR UN DEPART. À la mesme Dame.

Me dois-je preparer à ce funeste jour

Où, malgré mon ardeur fidelle,

Le destin me contraigne, à la honte d’amour,

À trahir ma déesse et me separer d’elle ?

Helas ! je n’y puis consentir,

Et toutesfois il faut partir.

Beaux yeux, que direz-vous de tant de faux sermens ?

Que diray-je pour ma deffence ?

Croira-t’on aujourd’huy qu’à force de tourmens

Je puisse desormais en esteindre l’offence,

Et pourrez-vous bien consentir

À me laisser vivre et partir ?

Ouy, vous le permettrez, ô beaux yeux, je le croy,

Puis que la gloire vous sert d’ame,

Et que vous voyez bien, au milieu de ma foy,

Qu’à suivre le dieu Mars c’est elle qui m’enflame.

Ainsi vous devez consentir

À me laisser vivre et partir.

Là, dedans les perils, j’espère en la valeur,

Que par quelque victoire insigne

Me faisant couronner, en depit du malheur,

De servir vos beautez je me rendray plus digne ;

Si bien qu’il vous faut consentir

À me laisser vivre et partir.

AUTRE Sur un portrait de feu Monsieur de Bouteville fait de memoire après sa mort.

Digne objet de pitié, mais beaucoup plus d’envie,

Toi qui, dans les combats, eusses vaincu les dieux,

Ta valeur à ce coup ne peut nier aux yeux

Qu’un peintre sans second ne t’ait donné la vie.

ÉPIGRAMME Sur un portrait du Roy.

Icy l’art passe la nature,

Puisque par cette portraiture,

Dont tous les yeux sont esblouys,

Il a fait un autre Louys.

Pour moy, je pense qu’il aspire

À faire que, sans mescontens,

On puisse voir dans cet empire

Vivre deux rois en mesme temps.

DIZAIN

Sur une mazette à quintaine

Que je fouette comme un sabot,

Au détriment de mon jabot,

Je coure icy la prétantaine ;

Ceux qui me trouvent en chemin

Pensent que quelque parchemin

M’appelle à cette diligence.

Mais ils ne s’y connaissent pas,

Car toute mon intelligence

Ne tend qu’aprez un grand repas.

ÉPIGRAMME.

Thibaut se dit estre Mercure,

Et l’orgueilleux Colin nous jure

Qu’il est aussi bien Apollon

Que Boccan est bon violon.

Ces deux autheurs, pour la folie,

La fraude, la melancholie,

La sottise, l’impiété,

L’ignorance et la vanité,

Ne sont rien qu’une mesme chose ;

Mais en ce poinct ils sont divers :

C’est que l’un fait des vers en prose,

Et l’autre de la prose en vers.

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contenues dans ce volume.

Notice

v

Première partie

À M. le duc de Retz

3

Preface, par Faret

7

Avertissement au lecteur

11

Elegie à M. le duc de Retz, sur la Solitude

17

La Solitude à Alcidon

21

Le Contemplateur

29

L’Andromede

44

La Metamorphose de Lyrian et de Sylvie

63

L’Arion

73

Les Visions

83

La Pluye

92

La Nuict

95

Elegie pour Damon, à Philis

99

Plainte sur la mort de Sylvie

103

Elegie à Damon

104

Le Bel œil malade

108

La Jouyssance

110

Elegie à une dame, pour M. L. C. D. H.

116

Sur un depart, à la mesme dame

118

Le Palais de la Volupté

119

Bacchus conquerant

127

Junon à Pâris

129

Le Sorcier amoureux

130

Inconstance

131

Sonnets

132

Doux tourment des esprits

132

Jamais rien n’approcha de mon heureux destin

132

Épigrammes

133

Sur un portrait du Roy

133

Sur un portrait de feu Monsieur de Bouteville

133

Dafnis est mort si saintement

134

Raillerie à part. — La Debauche

135

Les Cabarets

138

La Chambre du debauché

144

Le Fromage

153

La Berne

157

La Gazette du Pont-Neuf

161

La Vigne

167

Cassation de soudrilles

173

Imprecation

176

L’Enamouré

177

La Naissance de Pantagruel

178

La Remonstrance inutile

179

Chanson à boire

181

Sonnets

182

Assis sur un fagot, une pipe à la main

182

Voicy le rendez-vous des enfans sans soucy

182

Me voyant plus frisé qu’un gros comte allemant

183

Vos attraits n’ont plus rien que l’espée et la cappe

184

Entrer dans le βορδελ d’une démarche grave

184

Épigrammes

185

Un poëte à la douzaine

185

Certes

185

Cy gist un fou nommé Pasquet,

186

Cy gist dans cette triste fosse

186

Maistres des foux les plus insignes

187

Thibaut se dit estre Mercure

187

Sonnets

188

Je viens de recevoir une belle missive

188

Fagotté plaisamment comme un vray Simonnet

188

Suite des Œuvres de Saint-Amant.

À M. de Liancourt

192

Le Soleil levant

193

Le Melon

198

Le Poëte crotté

209

La Crevaille

237

Orgye

239

Le Tombeau de Marmousette

240

Le Paresseux

243

Les Goinfres

244

Seconde partie

À M. le comte de Harcourt

247

L’Amaranthe

251

Ode à LL. SS. MM. de la Grand’-Bretagne

256

Élegie

262

Regrets

266

Epigramme

267

La Plainte de Tirsis

267

Élégie

269

Madrigal imité du cavalier Marin

270

Cazal secouru

270

Arras pris

271

Stances sur les yeux de Mlle de Vré

272

Chanson

274

Caprice

274

Le mauvais logement

276

Le Cantal

280

Preface du Passage de Gibraltar

284

Le Passage de Gibraltar

290

Sonnet

314

Dizain

315

La Petarrade aux Rondeaux

316

L’Avant-satire

323

Les Pourveus bachiques

326

Le Cidre

334

Epistre à M. le baron de Melay

338

Sonnet

354

Dizain

355

Epistre heroi-comique à M le duc d’Orléans

356

Troisième partie

À M. le comte d’Arpajon

375

Epistre à M. le baron de Villarnoul

381

Le Printemps des environs de Paris

391

L’Esté de Rome

392

L’Autonne des Canaries

392

L’Hyver des Alpes

393

Ode heroï-comique pour M. le Prince

394

Sonnet pour M. le duc d’Anguien

405

Sonnet pour la reine de Pologne

406

Epistre à l’Hiver sur le voyage de S. M. en Pologne

407

Sonnets

414

Que de ton beau jardin les merveilles j’admire

414

Plaisirs d’un noble amy qui sçait cherir ma veine

415

Reine dont les vertus hautes et genereuses

416

Epistre diversifiée à M. Desnoyer

417

Sonnets

437

Lugubres monumens d’une eternelle gloire

437

Gracieuse Santé

438

Qu’on ne compare point les troubles de la Seine

438

Que me viens-tu de dire

439

Voycy

440

Ci-gist le corps tronqué d’un prince miserable

440

Au Lecteur

442

Les nobles Triolets

444

Sonnets

463

Rare et fameux abbé

463

Qui diantre auroit pensé que la guerre en ce lieu

463

Le vol nocturne

464

Sur le mesme vol

465

Le Barberot, caprice

466

Épigrammes

470

Épigramme à Phyllis

470

Épigramme sur un escrivain de Gascogne

470

Épigramme sur le cher Thirsis esborgné

470

Épigramme sur une servante

471

Un sot railleur à tête grise

471

On dit de l’affaire du temps

471

Épigramme endiablée sur Fairfax

472

Paul, cet admirable chantre

472

Épigramme pour Maistre Adam

473

J’ay chanté sur la cornemuse

473

Triolet

473

Rondeau

474

Rondeau coupé

474

Fin de la Table du 1er Volume

TRIOLET Pour un jour des Roys.

Le Roy boit de très-bon cœur ;

Faisons ainsi, je vous prie.

De cette aymable liqueur

Le roy boit de très-bon cœur ;

Beuvons tous à ce vainqueur,

Et qu’en disant : Toppe ! on crie :

Faisons ainsy, je vous prie.

TRIOLET Pour un jour des Roys.

Le Roy boit de très-bon cœur ;

Faisons ainsi, je vous prie.

De cette aymable liqueur

Le roy boit de très-bon cœur ;

Beuvons tous à ce vainqueur,

Et qu’en disant : Toppe ! on crie :

Faisons ainsy, je vous prie.

ÉPIGRAMME.

Un poëte à la douzaine

Se vantoit impudemment,

Me discourant de sa veine,

Qu’il escrivoit doucement.

Moy, que la raison oblige

À l’en rendre mieux instruit :

Ouy, si doucement, luy dis-je.

Que tu ne fais point de bruit.

ÉPIGRAMME

Un sot railleur à teste grise

Me demandoit, chés Alcindor,

Si les cornes de mon Moyse

Je n’avois point faites encor.

Non, mais j’en ay fait beaucoup d’autres,

Luy dis-je, sans conter les vostres.

SONNET.

Voicy le rendez-vous des enfans sans soucy,

Que pour me divertir quelquefois je frequente.

Le maistre a bien raison de se nommer la Plante,

Car il gaigne son bien par une plante aussy.

Vous y voyez Bilot pasle, morne et transy,

Vomir par les nazeaux une vapeur errante ;

Vous y voyez Sallard chatouiller la servante,

Qui rit du bout du nez en portrait raccourcy.

Que ce borgne a bien plus Fortune pour amie

Qu’un de ces curieux qui, soufflant l’alchimie,

De sage devient fol, et de riche indigent !

Cestuy-là sent enfin sa vigueur consumée,

Et voit tout son argent se resoudre en fumée ;

Mais lui, de la fumée il tire de l’argent.

SONNET.

Vos attraits n’ont plus rien que l’espée et la cappe ;

Vostre esprit est plus plat qu’un pied de pelerin ;

Vous pleurez plus d’onguent que n’en fait Tabarin,

Et qui voit vostre nez le prend pour une grappe.

Vous avez le museau d’un vieux limier qui lappe,

L’œil d’un cochon rosty, le poil d’un loup marin,

La chair d’un aloyau lardé de romarin,

Et l’embonpoint d’un gueux qui réclame Esculape.

Vous portez comme un cu longue barbe au menton ;

Vostre corps est plus sec que le son d’un teston ;

Vous berçastes jadis l’ayeul de Melusine.

Pièce de cabinet, quittez nostre quartier,

Et, prenant pour jamais congé de la cuisine,

Qu’on ne vous trouve plus, sinon chez Dumonstier.

SONNET.

Entrer dans le βορδελ d’une démarche grave,

Comme un cocq qui s’apreste à jouer de l’ergot ;

Demander Janneton, faire chercher Margot

Ou la jeune bourgeoise, à cause qu’elle est brave ;

Fureter tous les troux, jusqu’au fond de la cave,

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