Lettres à Lucilius (page 35)

Sénèque · Philosophie

Texte français, domaine public · Source : remacle.org — trad. Nisard · 42 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

[7] « Il n'y a si belle escrime qui ne se perde quand on en vien là. » (Montaigne, I, xix.)

[9] Decimus Brutus, l'un des meurtriers de César et chef du parti républicain dans la Gaule cisalpine. Abandonné de ses légions, il voulait aller joindre Brutus et Cassius en Orient ; il fut trahi par un prince gaulois qui le livra aux partisans d'Antoine.

[13] Le grand Pompée, en un temps de famine, chargé de faire venir des vivres à Rome, s'embarquait par un gros temps et répondait à ses amis qui le dissuadaient de partir : « Il est nécessaire que je parte, et non que je vive. »

[14] Aulu-Gelle, Valère Maxime et Pline le Naturaliste répètent cette histoire exagérée jusqu'à la fable. Il s'agissait sans doute d'une multitude de gros serpents.

[15] « De toutes nos pensées nulle ne lui échappe, et nul discours ne se cache de lui.» (Prov., ch. xlii, v. 20.) Voir aussi Sénèque, Fragm. xviii.

On peut voir l'avenir dans les choses passées. (Rotrou.) Voir Balzac, le Prince, xiii.

[18] Voir Lettre liii. Et Horace : Gelida quum perluor unda, Per medium frigus. (I, Ep. i.)

[19] On appelait ainsi des canaux d'eau vive creusée dans les jardins, par allusion à l'Euripe, détroit de l'Eubée. Voy. Lettre xc.

Je vais de fleur en fleur.... (La Font., Ép. à Mlle de La Sabl.)

[26] Le sucre, saccharum en latin, en sanscrit çarkara, est nommé par Arrien le miel des roseaux. Strabon parle de roseaux qui font du miel sans qu'il y ait d'abeilles. Dioscoride le définit un miel solidifié. Quique bibunt tenera dulces ab arundine succos. (Lucain, III, v. 237.) Stace parle de la cuisson du sucre : Et quas percoquit Ebusia cannas. (Sylv., Ι, vi.) « L'Arabie, dit Pline, Hist. nat., produit le saccharum, mais il est meilleur dans l'Inde; c'est un miel extrait de certains roseaux , blanc comme la gomme, friable sous la dent, de la forme d'une grosse noisette ; il ne sert qu'en médecine. » Les Arabes paraissent avoir inventé la cristallisation du sucre, dont la canne avait été transportée dans l'Arabie heureuse, sous les Antonins.

[27] « Les abeilles pillottent deçà delà les fleurs, mais elles font après le miel, qui est tout leur; ce n'est plus thym ni marjolaine.... etc. » (Montaigne, I, xxv.) Lucrèce, III, v. 11.

Sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques. (A. Chénier, l'Invention.)

[29] Voir la même comparaison dans les Fragments de la Républ. de Cicéron. Seulement Cicéron l'applique à l'harmonie qui règne dans une cité bien ordonnée.

[32] Au texte : cum causis crescent, tantique erunt quanti (ou quanto) fient ; ce qui n'offre pas de sens. J'ai lu quantae.

[33] M. de Maistre a cru voir là, comme dans la Lettre lxxviii, un souvenir des tortures infligées sous Néron aux chrétiens ; et il a remarqué une imitation évidente de Sénèque par Lactance, qui dit à propos des martyrs de Dioclétien : « La seule chose qu'évitent les bourreaux, c'est que les chrétiens ne meurent dans la torture ; ils ont grand soin que leurs membres reprennent de la force pour d'autres souffrances, et puissent fournir de nouveau sang au supplice. » (Divin. Instit., V, ii.)

[34] Voir Consol. à Marcia, vi. « Que la fortune heurte votre vaisseau par tous les endroits et le couvre de toutes ses vagues, elle ne vous empêchera pas de tenir le gouvernail droit. » (Balzac, Consol. à M. de La Valette.)

[35] Je lis avec deux mss. non in effectu. Lemaire : et in effectu,

[36] Voy. Suét., Galba, vi, et Pline, Hist. nat., VIII, ii.

[38] Un mss. porte Annibali, d'autres Annibalis, un autre Annibal, leçon que nous avons suivie. Au nominatif le sens est qu'Annibal aussi fut exilé de son pays; avec le génitif, que le sénat romain avait exigé cet exil; avec le datif, que la victoire de Scipion sur Annibal ne lui avait valu que l'ingratitude de ses concitoyens.

[41] Voir Nouvelle Héloïse, IVe partie, t. II, description du jardin de M. de Wolmar, où sont critiqués les jardins français dans lesquels se voyaient de grands vases remplis de rien.

[42] La pierre spéculaire, espèce d'albâtre transparent de Cappadoce, qui remplaçait le verre très rare aux fenêtres chez les anciens. « Les rognures mêmes en sont utiles, dit Pline, Hist. XXXVI, xlv, et l'on en sème le grand cirque à l'époque des jeux, ce qui le rend d'une blancheur éblouissante. » Trimalchion, dans Pétrone, en fait semer sa salle de banquet. Sénèque, Lettre xc, dit que l'usage de cette pierre a été découvert de son temps.

[43] « Nos ancêtres, dit Varron, avaient l'haleine sentant l'ail et l'oignon, mais musquée de bonne conscience. »

[45] Géorg., II, 58. Delille. Mes arrière-neveux me devront cet ombrage (La Fontaine).

[47] Je lis grandisca piae, comme plus haut arborum truncos cum scapo suo et non rapo.

[48] « On s'envoyait réciproquement des figues ce jour-là pour se souhaiter une douce année.

Et peragat cœptum dulcis ut annus iter. (Ovide, Fast. I, v. 185.)

[50] « Tu te trompes, Philémon, si avec ce carrosse brillant, ce grand nombre de coquins qui te suivent, et ces six bêtes qui te traînent, tu penses que l'on t'en estime davantage. L'on écarte tout cet attirail qui t'est étranger, pour pénétrer jusques à toi, qui n'es qu'un fat. » (La Bruyère, du Mérite personnel.)

[54] « Ceux qui volent les particuliers passent leur vie, disait Caton, dans les chaînes et dans les cachots; les voleurs publics sur l'or et sur la pourpre.».(A.-Gellius, XI, xviii.)

[59] On a comparé cette lettre à la déclamation de J. J. Rousseau contre les sciences et les arts ; elle nous semble avoir plus d'analogie avec la controverse qui s'est élevée de nos jours entre les partisans des sciences et ceux des lettres.

[60] Il faut lire avec les mss. discamus. Lemaire : dicamus.

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