Lettres à Lucilius (page 7)

Sénèque · Philosophie

Texte français, domaine public · Source : remacle.org — trad. Nisard · 42 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

[71] Voy. Brièveté de la vie, xvii. Spes spem excitat. « Il y a dans le cœur humain une génération perpétuelle de passions, en sorte que la ruine de l'une est presque toujours l'établissement d'une autre. » (La Rochefoucauld., Max. x.)

[72] Voy. sur Mécène la Providence, ix ; Lettres xcii et cxiv.

[73] Voir Lettres, xix, lxxxi, et des Bienfaits, VI, xxxiv, et Tacite, Ann., IV, xviii.

[74] Voir. Lettres x et cviii, et Cic. Tusc. II, IV. Je lis avec Fickert et un ms.: ut unus sit omnium actionum color. Lemaire : ut ipsa inter se vita unius, sine actionum dissensione, coloris sit.

[75] Charles Ier, condamné à mort, se consolait en répétant ce vers d'Alain Delisle :

[76] « Il faut l'avouer, le présent est pour les riches, l'avenir pour les vertueux et les habiles. Homère est encore, et sera toujours : les receveurs de droits, les publicains ne sont plus, ont-ils été? etc. » (La Bruyère, Biens de fortune.)

[80] Voy. La Vie heureuse, xii, xiii: et Cic. in Pisonem, xxviii.

[81] Voy. Montaigne, II, c. xxxii, où il donne, la substance de cette lettre de Sénèque.

[82] « Ils ne cherchent la besogne que pour embesognement. » (Montaigne, III, x)

[83] Deux mss. : et tua. Alias et tuta; Lemaire : et vera.

[85] « Les joyes artificielles durent peu : pour être longues et asseurées, il faut qu'elles viennent de source, et que la nature soit contente. Il faut que le contentement ait sa racine dans le cœur : autrement ce n'est que fard sur le visage; le moindre accident l'efface, et l'apparence tombe au premier rayon de la vérité. Aussi ces sortes de joyes sont-elles mises aux enfers par notre Virgile qui les appelle de mauvaises joyes. » (Balzac, Socr. chrit., disc. viii.)

« Le vrai contentement n'est ni gai, ni folâtre....etc.» (J.-J. Rouss., Emile, liv. IV.)

[86] « Cette joie dont je parle est sévère, chaste, sérieuse, solitaire. » (Bossuet, 4e Serm. sur la circonc.)

[87] Voy. Lettres v, xiii, lxxiv, lxxviii. Montaigne, III, xii. Massillon, Mystères. Soumiss. à la vol. de Dieu.

[89] Florus, pour raconter la mort de Caton et celle de Métellus Scipion, a presque copié Sénèque.

[90] « Ce n'est pas nous qui craignons la mort, mais il pourrait bien y avoir en nous un enfant qui la craignit; tâchons donc de lui apprendre à ne pas en avoir peur comme d'un masque difforme. » (Plat., Phédon. Voy. Montaigne, Apolog. de Raymond.)

« Les enfants qui s'effrayent du visage qu'ils ont barbouillé sont des enfants; mais le moyen que ce qui est si faible étant enfant soit bien fort étant plus âgé? On ne fait que changer de faiblesse. » (Pascal, Pens., IIe part, xvii. Voy. aussi Bacon, de Morte.)

[92] Voy. Consol. à Marcia, xx, et Lettres i, iv, viii, cxx.

[93] « Nous mourons tous les jours ; chaque instant nous dérobe une portion de notre vie et nous avance d'un pas vers le tombeau, etc. » (Massill., Grand carême. Sur la mort.)

« As-tu remarqué par quelle gradation tu as passé successivement, du berceau à l'enfance, puis à l'adolescence, puis à l'âge mûr, de la enfin à la vieillesse ? Nous mourons et nous changeons à toute heure, et cependant nous vivons comme si nous étions immortels. Le temps même que j'emploie ici à dicter, il faut le retrancher de mes jours. Nous nous écrivons souvent, mon cher Héliodore; nos lettres passent les mers, et à mesure que le vaisseau fuit, notre vie s'écoule : chaque flot en emporte un moment. » (Saint Jérôme, Lettr. à Héliodore.) Voy. Buffon, de la Vieillesse, et Deshoulières, Réflex. diverses.

[95] Voy. Lucrèce, III, vers 949 et 1092. Delille, Imagin., III. Young, 5e Nuit. Baour, 4e Veillée. Saint Lambert, Saisons, ch. iv, Début.

[96] « Retirez-vous en vous, mais préparez-vous premièrement à vous y recevoir : ce serait folie de vous fier à vous-mesme, si vous ne sçavez vous gouverner. Il y a moyen dé faillir en la solitude comme en compaignie.» (Montaigne, I, xxxviii.)

[97] « Scipion l'Africain aimait à répéter qu'il ne faisait jamais mieux que lorsqu'il ne faisait rien, et qu'il n'était jamais moins seul que dans la solitude.» (Cic, Republ., I, xvii.) Magna civitas, magna solitudo. (Bacon, de Amicit.) « Je me mêlais à la foule, vaste désert d'hommes. » (Chateaubr., René.)

[99] Texte altéré. Je lis comme Rubkopf : possim-ne aliquid quod nolim. Nam si quid non possum....

[100] Alius de alio judicat dies, tamen supremus de omnibus. (Pline, Hist, nat., VII, xl.) « A ce dernier rôle de nous il n'y a plus à feindre ; il faut montrer ce qu'il y a de bon et de net dans le fond du pot. » (Montaigne.) « C'est le maistre jour, c'est le jour juge de tous les autres. » (Id., I, xviii.) Voir Lettre cii de Sénèque.

[102] Paroles admirables quand on songe à la mort de l'auteur.

[103] « La crainte de la mort est une anse par où l'homme est saisi et contraint d'obéir au plus fort. » (Arrien.) Nimium timemus exsilium, paupertatem, mortem, écrivait Brutus à Cicéron.

[104] Les mss. et Lemaire : festinatur. Je lis avec Rubkopf : festinetur.

[105] Ce Calvisius Sabinus est un des types comiques qui ont fourni à Pétrone certains traits de la physionomie de son Trimalchion. (Satyricon, c. lix et passim.)

[106] De mon peu de besoins je forme mon trésor. (Delille, Imagin.)

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