Poèmes antiques et modernes (page 4)

Alfred de Vigny · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Poèmes antiques et modernes · 13 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

1°. — Manuscrits (M)

J’ai utilisé tous les manuscrits relatifs aux Poèmes Antiques et Modernes dont il m’a été donné de connaître l’existence. Voici ceux que j’ai consultés directement ou indirectement :

Moïse. — Un manuscrit autographe de deux feuillets, contenant seulement la fin du poème. Les variantes m’en ont été obligeamment communiquées par M. F. Baldensperger, qui prépare en ce moment pour l’éditeur parisien bien connu, M. Couard, une réimpression complète des œuvres d’Alfred de Vigny. — (M).

Éloa. — 1° Un manuscrit complet du 1er chant, dont les variantes m’ont été communiquées par M. Baldensperger. — (M).

2° Un manuscrit autographe du 2e chant, gracieusement mis à ma disposition par Madame la Comtesse de Béarn, sur la bienveillante recommandation de M. Henri de Régnier, de l’Académie Française. Il comprend 18 pages in-4o, numérotées de 24 à 41, et porte les traces d’au moins deux révisions postérieures à la rédaction primitive. Il fournit du texte jusqu’à trois, et même quatre états successifs. — (M).

3° Un manuscrit partiel du même chant, v. 1-14 (Bibliothèque municipale de Nantes, Ms., no 1756, Album de Boulay-Paty, t. II, p. 70). Il est intitulé Èloa, signé : Alfred de Vigny, et daté de juillet 1835. M. Jean Giraud a bien voulu le collationner. Il ne présente que des variantes insignifiantes de ponctuation. Je n’ai pas eu à en faire usage.

4° Un manuscrit complet du 3e chant, complément des manuscrits complets du 1er et du 2e chants. Les variantes m’en ont été communiquées par M. Baldensperger. — (M1).

5° Un manuscrit du même chant, v. 18-24 et 33-36, dont la description a été donnée par M. Fernand Gregh dans la revue les Lettres, no du 6 juin 1906, p. 284-285. C’est une première ébauche, et parfois très lointaine, du texte actuel. — (M2).

6° Un autre manuscrit partiel du même chant, contenant quelques ébauches en prose et en vers d’une rédaction intermédiaire entre M1 et M2. Ces fragments m’ont été communiqués par M. Baldensperger. — (M3).

7° Un autre manuscrit partiel du même chant, v. 93-108 (Bibliothèque Nationale, Ms., N. A. F. 5371, fo 84). Ces seize vers, intitulés : Éloa, signés : Alfred de Vigny, et datés : av. 1834, sont écrits sur un feuillet de vélin, du format italien, manifestement arraché à un album. Ils n’ont fourni aucune variante.

La Femme Adultère. — Deux manuscrits autographes, à savoir :

1° Un brouillon incomplet. — (M1).

2° Une copie incomplète de la même époque ; certaines corrections en surcharge paraissent avoir été faites plus tard en vue d’un remaniement de la pièce que Vigny n’a pas jugé bon de réaliser. — (M2).

Les variantes de ces deux manuscrits m’ont été communiquées par M. Baldensperger.

Le Bain, fragment d’un poème de Suzanne. — Un manuscrit autographe, qui contient aussi le Chant de Suzanne au bain ; communiqué par M. Baldensperger. — (M).

Le Somnambule. — Un manuscrit autographe, offrant une mise au net revue et corrigée. Il a été mis très libéralement à ma disposition par M. Louis Barthou. — (M).

La Prison. — Un manuscrit autographe ; variantes communiquées par M. Baldensperger. — (M).

Les Amants de Montmorency. — Un manuscrit autographe (Bibliothèque municipale de Nantes, Ms., no 1755, Album de Boulay-Paty, t. I, p. 66-68 ; collationné par M. Jean Giraud). Il est intitulé : Les Amants de Montmorency, Fragment, signé : Alfred de Vigny, daté de juillet 1835, et comprend les v. 39-80. Il ne fournit que des variantes de ponctuation, dont une, la seule intéressante à noter, concerne les vers 51-52. — (M).

2°. — Éditions isolées (O)

Le Bal. — Le Bal, par le Comte Alfred de Vigny, dans le Conservateur Littéraire, xxviie livraison, décembre 1820, t. III, p. 249-251. — (O).

Le Trappiste. — 1° Le Trapiste, poëme, par l’auteur des Poëmes Antiques et Modernes : le Somnambule, la Femme adultère, la Fille de Jephté, Héléna, etc. Paris — 7 juillet 1822. (Au verso du faux titre : Imprimerie de Guiraudet). — (O1).

Une plaquette in-4o de 16 p., annoncée dans le Journal de la Librairie du 19 octobre 1822. La date du 7 juillet 1822, inscrite sur le titre, est celle, non pas de la publication, mais de l’événement historique sur lequel le poème est fondé.

2° Le Trapiste, poëme, par l’auteur des Poëmes Antiques et Modernes : Héléna, le Somnambule, la Femme Adultère, la Prison, etc. Seconde édition. À Paris, chez Guiraudet et Gallay… ; Painparré… ; Pelicier… ; 1822. — (O2).

Une plaquette in-8o de 22 p., annoncée dans le Journal de la Librairie du 7 décembre 1822.

3° Le Trapiste, poëme, par l’auteur des Poëmes Antiques et Modernes : Héléna, le Somnambule, la Femme adultère, la Prison, etc. Troisième édition. Au bénéfice des Trapistes d’Espagne. À Paris, chez Guiraudet et Gallay…, Painparré…, Pelicier… ; 1823. — (O3).

Une plaquette in-8o de 26 p., annoncée dans le Journal de la Librairie du 22 mars 1823. Elle contient, outre le poème, quelques pages en prose intitulées : Documens sur les Trapistes d’Espagne. (Voir ci-dessous p. xxi, et Appendice, p. 313).

La Prison. — La Prison, par M. le Comte Alfred de Vigny, dans les Tablettes Romantiques de 1823, p. 118-130.

Il n’est pas fait état de ce texte qui reproduit purement et simplement le texte des Poèmes de 1822 (voir plus loin, p. xi).

La Neige. — 1° La Neige, ballade, par M. le Comte Alfred de Vigny, dans les Tablettes Romantiques de 1823, p. 228-231. — (O).

Les Tablettes Romantiques sont annoncées dans le Journal de la Librairie du 4 janvier 1823.

2° La Neige, ballade, par M. le Comte Alfred de Vigny, dans les Annales de la Littérature et des Arts, 128me livraison, tome X, 1823, p. 336-338.

Il n’est pas fait état de ce texte, qui, à part une grosse faute d’impression, reproduit purement et simplement le texte précédent.

Dolorida. — 1° Dolorida, par le Comte Alfred de Vigny, dans la Muse Française, 4e livraison, octobre 1823, tome I, p. 231-236. — (O).

2° Dolorida, par le Comte Alfred de Vigny, dans les Annales Romantiques de 1825.

Il n’est pas fait état de ce texte, qui reproduit purement et simplement le texte précédent.

Le Bain. — Fragmens d’un poëme de Suzanne : Le Bain, Chant de Suzanne au bain, par le Comte Alfred de Vigny, dans la Muse Française, 10me livraison, avril 1824, t. II, p. 212-215.

Le texte du premier de ces morceaux est identique au texte de l’édition de 1822.

Le Chant de Suzanne au bain, a été reproduit sans variante dans les Annales Romantiques de 1826 ; il ne figure dans aucun des recueils donnés par Alfred de Vigny. (Voir ci-dessous, p. xx, et Appendice, p. 304.)

Éloa. — Éloa, ou la Sœur des Anges, mystère, par le Comte Alfred de Vigny, auteur du Trapiste, etc. Paris, Auguste Boulland et Cie, libraires, rue du Battoir, no 12, 1824. — (O).

Un volume in-8o de 58 p., annoncé dans le Journal de la Librairie du 24 avril 1824.

Le Cor. — Le Cor, ballade, par M. le Comte Alfred de Vigny, dans les Annales Romantiques de 1826, p. 90. — (O).

Les Annales Romantiques de 1826 sont annoncées dans le Journal de la Librairie du 28 décembre 1825.

Le Bain d’une dame romaine. — Le Bain d’une dame Romaine, par M. le Comte Alfred de Vigny, dans les Annales Romantiques de 1827-1828, p. 37. — (O).

Les Annales Romantiques de 1827-1828 sont annoncées dans le Journal de la Librairie du 5 janvier 1828.

Moïse. — Moïse, poème, par M. le Comte Alfred de Vigny, dans les Annales Romantiques de 1827-1828. Simple reproduction du texte des Poèmes Antiques et Modernes de 1826.

Paris. — 1° Paris, élévation, par M. le Comte Alfred de Vigny, auteur de Cinq-Mars, d’Éloa, etc. Paris, Charles Gosselin, libraire, rue Saint-Germain-des-Prés, no 9, MDCCCXXXI — (O).

Une plaquette in-8o de 28 p., annoncée dans le Journal de la Librairie du 16 avril 1831.

2° Paris, élévation, dans un des numéros d’avril 1831 du Courrier de l’Europe.

L’existence de ce texte est signalée par M. Ernest Dupuy (Alfred de Vigny, la vie et l’œuvre, Paris, 1913, p. 73). C’est, selon toute vraisemblance, la répétition pure et simple du texte précédent. Mais la collection du Courrier (et non Journal, comme l’a imprimé par mégarde M. E. Dupuy) d’avril 1831 étant actuellement introuvable, il m’a été impossible de m’en assurer, comme de préciser le jour où le poème a paru.

Les Amants de Montmorency. — 1° Les Amants de Montmorency, élévation X, fragment d’un volume de Poèmes intitulé Élévations, par M. le Comte Alfred de Vigny, dans les Annales Romantiques de 1832, p. 325-330. — (O1).

Les Annales Romantiques de 1832 sont annoncées dans le Journal de la Librairie du 17 décembre 1831.

2° Les Amans de Montmorency. Élévation X, fragment d’un volume de Poëmes intitulé : Élévations, par le Comte Alfred de Vigny, dans L’Émeraude, morceaux choisis de littérature moderne, Paris, U. Canel et Ad. Guvot, 1832, p. 59-64. — (O2)

L’Émeraude est annoncée dans le Journal de la Librairie du 7 janvier 1832.

3° Les Amants de Montmorency, par M. le Comte Alfred de Vigny, dans la Revue des Deux Mondes du 1er janvier 1832. — (O3).

3°. — Recueils partiels (P)

1° Poëmes. Héléna, le Somnambule, la Fille de Jephté, la Femme Adultère, le Bal, la Prison, etc. À Paris, chez Pélicier, libraire, place du Palais-Royal, n° 243, MDCCCXXII — (P1).

Un volume in-8o, sans nom d’auteur, de 158 p., annoncé dans le Journal de la Librairie du 16 mars 1822.

Note. — Poëmes Antiques : La Dryade ; Symétha ; Le Somnambule. — Poëmes Judaïques : La Fille de Jephté ; Le Bain, fragment d’un poëme de Suzanne ; la Femme Adultère. — Poëmes modernes : La Prison ; Le Bal ; Le Malheur, ode.

2° Poemes Antiques et Modernes, par le Comte Alfred de Vigny. Le Déluge, Moïse, Dolorida, Le Trapiste, la Neige, le Cor. — Paris, Urbain Canel, éditeur, rue St-Germain-des-Prés, n° 9, 1826. — (P2).

Un volume in-8o de 92 p., annoncé dans lu Journal de la Librairie du 11 janvier 1826.

4°. — Éditions complètes (A, B, C, D)

1° Poèmes, par M. le Comte Alfred de Vigny, auteur de Cinq-Mars. Seconde édition, revue, corrigée et augmentée. Paris, Charles Gosselin, libraire de S. A. R. Monseigneur le duc de Bordeaux, rue Saint-Germain-des-Prés, n° 9 ; Urbain Canel, rue J.-J. Rousseau, n° 16 ; Levasseur, Palais Royal, MDCCCXXIX. — (A).

Un volume in-8o de vi-344 p., annoncé dans le Journal de la Librairie du 16 mai 1829.

biblique : Moïse, poème ; la Fille de Jephté, poème ; la Femme Adultère, poème ; le Bain, fragment d’un poème de Suzanne. Antiquité homérique : Le Somnambule, poème ; la Dryade, idylle ; Symétha, élégie ; le Bain d’une dame romaine, fragment d’un poème. — Le Déluge, mystère ; Éloa, ou la Sœur des Anges, mystère. — Livre Moderne : Dolorida, poème ; la Prison, poème ; Madame de Soubise, conte du xvie siècle ; la Neige, conte ; le Cor, conte ; le Bal ; le Trapiste, poème ; la Frégate la Sérieuse, poème.

2° Poèmes, par M. le Comte Alfred de Vigny, auteur de Cinq-Mars ou une conjuration sous Louis XIII. Troisième édition. Paris, Charles Gosselin… ; Urbain Canel… ; Levasseur… MDCCCXXIX.

Un volume in-8o de xii-344 p., annoncé dans le Journal de la Librairie du 8 août 1829. Le texte est identique au précédent, mais précédé de deux préfaces : 1° Préface de la deuxième édition, mai 1829 ; 2° Sur la troisième édition.

3° Poëmes Antiques et Modernes, par le Comte Alfred de Vigny. — Œuvres complètes. — I. — Paris, H. Delloye, V. Lecou, libraires-éditeurs, 5, rue des Filles Saint-Thomas, place de la Bourse, 1837. — (B).

Un volume in-8o de vi-383 pages. La composition du recueil et la disposition des matières sont les mêmes que dans l’édition de 1859 (voir ci-dessous), à l’exception du Malheur, que Vigny a exclu ainsi qu’Héléna « de l’élite de ses créations ».

4° Poésies Complètes du Comte Alfred de Vigny, nouvelle édition. Paris, Charpentier, libraire-éditeur, 29, rue de Seine, 1841. — (C1).

Un volume in-18, de 244 pages. Mêmes composition et disposition que dans l’édition de 1859, le Malheur ayant été réintégré dans le Livre Moderne, entre Dolorida et La Prison.

5° Poèmes Antiques et Modernes, par le Comte Alfred de Vigny, de l’Académie française. Nouvelle édition. Paris, Charpentier, libraire-éditeur, 17, rue de Lille, 1846. — (C2).

Un volume in-18, de 244 pages. Même contenu que le précédent.

Entre cette édition et la suivante, il y aurait eu, si l’on en croit Vigny (Lettre à l’éditeur Charpentier, du 25 avril 1852), une édition « faite en 1849 chez un imprimeur de Corbeil » dont, ajoute-t-il, il avait oublié le nom. De cette édition de 1849, on ne trouve trace nulle part, à commencer par le relevé de comptes de Charpentier. Il est permis de croire à une erreur de mémoire, provenant peut-être d’une confusion avec la tentative de contrefaçon mentionnée dans une lettre à Charpentier du 2 avril 1849. Le fait que l’édition ci-après, de 1852, est présentée comme la sixième, alors qu’en partant de la seconde édition (mai 1829) elle aurait dû être qualifiée septième, suffit à prouver que Vigny n’était pas absolument sûr de sa propre bibliographie.

6° Poésies Complètes du Comte Alfred de Vigny, de l’Académie française. Sixième édition. Paris, Charpentier, libraire-éditeur, 19, rue de Lille, 1852. — (C3).

Un volume in-18, de 244 pages.

Même contenu que le précédent.

7° Bibliothèque Nouvelle à 3 francs le volume, — Le Comte Alfred de Vigny (de l’Académie française). — Poèmes Antiques et Modernes. Septième édition. Paris, Librairie Nouvelle, Boulevard des Italiens, 15 ; A. Bourdilliat et Cie, éditeurs, 1859. (D)

Un volume in-8o, de 252 pages.

Le tableau ci-contre fera saisir d’un coup d’œil la relation de ces textes les uns aux autres et la composition des différents recueils, en même temps qu’il rendra plus commode l’usage de l’apparat critique. Il n’y a pas été tenu compte des Préfaces, qui sont toutes données intégralement, dans l’ordre chronologique, en tête du présent volume. Les manuscrits ou éditions dont la mention n’est suivie d’aucun sigle, n’ont fourni aucune variante.

TITRES des poèmes.

I. MANUSCRITS.

II. ÉDITIONS ISOLÉES.

III. RECUEILS PARTIELS.

IV. RECUEILS COMPLETS.

Poèmes 1822

Poèmes Ant. et Mod. 1826

Poèmes 1829 2e édit.

Poèmes 1829 3e édit.

Poèmes Ant. et Mod. 1837

Poésies complètes 1841

Poèmes Ant. et Mod. 1846

Poésies complètes 1852

Poèmes Ant. et Mod. 1859

P1

P2

A

B

C1

C2

C3

D

(Héléna)

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Moïse

ms. partiel (M)

Annales Romantiques de 1827-28

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Éloa

ms. partiel (M) Ier chant, ms. complet (M) IIe chant, ms. complet (M) IIe chant,— ms. partiel IIIe chant, ms. complet (M1) IIIe chant,— ms. partiel (M2) IIIe chant,— ms. partiel (M3) IIIe chant,— ms. partiel

Paris, Boulland, 1824 (O)

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Le Déluge

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La Fille de Jephté

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La Femme Adultère

brouillon incomplet (M1) copie incomplète (M2)

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Le Bain

ms. complet (M)

Muse française, 1824

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Le Somnambule

ms. complet (M)

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La Dryade

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Symétha

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Le Bain d’une Dame romaine

Annales Romantiques de 1827-28 (O)

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Dolorida

Muse française, 1823 (O) Annales romantiques de 1826

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Le Malheur

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La Prison

ms. complet (M)

Tablettes Romantiques de 1823

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Madame de Soubise

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La Neige

Tablettes romant. de 1823 (O) Annales de la litt. et des arts, 1823

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Le Cor

Annales romantiques de 1826 (O)

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Le Bal

Conservateur littéraire, 1826 (O)

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Le Trappiste

1re éd., octobre 1822 (O1) 2e éd., décembre 1822 (O2) 3e éd., mars 1823 (O3)

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La Frégate la Sérieuse

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Les Amants de Montmorency

ms. partiel (M)

Annales romantiques de 1832 (O1) L’Émeraude, 1832 (O2) Revue des Deux Mondes, 1832 O3)

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Paris

Paris, Gosselin, 1831 (O) Courrier de l'Europe, 1831

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II L’Établissement du texte

Le texte qui doit servir de base à une édition critique des Poèmes Antiques et Modernes est sans aucun doute celui de l’édition de 1859. Elle est la dernière qui ait été publiée du vivant de l’auteur. Elle est la seule des éditions complètes qui puisse être vraiment dite définitive. En effet, les Poèmes de 1829 ne contiennent, et pour cause, ni Les Amants de Montmorency, ni Paris ; Le Malheur, retranché de l’œuvre du poète en 1829, n’y a repris sa place qu’à partir de 1841 ; le texte de Dolorida, mutilé et remanié à dater de 1837, en vue de supprimer la fameuse périphrase de la chemise, n’a été rétabli en son intégrité qu’en 1859. Il semblerait donc qu’on n’eût eu qu’à transcrire le dernier texte arrêté par Vigny, en y joignant les leçons fournies par les manuscrits, quand on en connaissait, et par les éditions antérieures. La tâche n’a pas été tout à fait aussi simple. Voici pourquoi.

Vigny, à chaque réimpression, revoyait les épreuves de ses ouvrages. On en a la preuve par la correspondance qu’il échangea avec l’éditeur Charpentier, lors des rééditions de 1841, 1846 et 1852 . Mais bien qu’il se piquât d’être très exigeant, et se qualifiât de « Docteur très noir pour les imprimeurs », en réalité il se contentait très facilement, — trop facilement. Il se plaignait qu’on défigurât sa prose ou ses vers ; mais il corrigeait d’ordinaire, — et assez négligemment, semble-t-il, — une seule épreuve, n’en réclamant une seconde « qu’à la dernière extrémité, c’est-à-dire quand il y avait des omissions ou des changements de mots par trop absurdes ». À l’occasion, des amis dévoués lui rendaient le service de lui signaler les plus grosses coquilles. Brizeux le fit pour l’édition de 1852. Il n’était plus là en 1859. À son défaut, personne sans doute n’assuma ce rôle. Ainsi s’explique le nombre, relativement considérable, des erreurs de détail qui déparent le texte de la dernière édition donnée des Poèmes Antiques et Modernes par Alfred de Vigny.

Ces erreurs sont de deux sortes. Les unes sont des fautes typographiques évidentes. En voici la liste :

Moïse : v. 1, plongeait pour prolongeait.

Éloa, ch. I: v. 109, en tous lieux pour en tout lieu ; v. 235, atmophères pour atmosphères.

Le Déluge : v. 84 et v. 97, encore pour encor ; v. 160, n’eut pour n’eût ; v. 215, épouvantée pour épouvanté.

Le Bain : v. 32, encore pour encor.

Symétha : v. 5, nautoninier pour nautonier ; v. 24, N’es-tu pas Lesbienne pour N’es-tu pas, Lesbienne,

La Prison : v. 123, encore pour encor.

Le Trappiste : v. 29, En spectacle pompeux pour En spectacles pompeux.

La Frégate la Sérieuse : v. 151, patrone pour patronne.

Ajoutez que le grec des épigraphes d’Eschyle mises au Somnambule et à la Dryade est incorrect, comme d’ailleurs dans toutes les éditions, et la référence de l’épigraphe biblique donnée à la Fille de Jephté, légèrement inexacte. — J’ai rectifié ces bévues, sans me croire tenu d’en encombrer l’apparat critique. Mais il était indispensable qu’elles fussent signalées ici, pour servir d’un commencement de justification à quelques corrections plus importantes.

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