Définition, division, argumentation
Les trois opérations fondamentales qui structurent tout raisonnement philosophique.
Definitio et Divisio
Trois opérations
La philosophie, pour avancer avec rigueur, a besoin d'outils précis. Trois opérations fondamentales structurent tout raisonnement philosophique : la définition, la division et l'argumentation.
Définir une chose
La définition répond à la question : « Qu'est-ce que c'est ? » Définir, c'est dire ce qu'une chose est essentiellement, c'est-à-dire ce sans quoi elle ne serait pas ce qu'elle est. La définition classique procède par genre prochain et différence spécifique. Exemple : l'homme est un « animal (genre prochain) raisonnable (différence spécifique) ». Le genre dit ce que la chose a en commun avec d'autres (l'homme est un animal comme le chien ou le chat) ; la différence spécifique dit ce qui la distingue de toutes les autres espèces du même genre (seul l'homme est raisonnable).
Définir dit ce qu'une chose est ; diviser en sépare les parties ; argumenter en tire des conclusions certaines.
Testez-vous : 8 questions
1. Comment procède la définition classique ?
- Par genre et différence
- Induction et déduction
- Analyse et synthèse
- Thèse et antithèse
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Réponse : Par genre et différence
La définition classique procède par genre prochain (ce que la chose a en commun avec d’autres) et différence spécifique (ce qui la distingue). Exemple : l’homme est un animal raisonnable.
2. Dans la définition « l’homme est un animal raisonnable », quel est le genre prochain ?
- Animal
- Vivant
- Homme
- Raisonnable
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Réponse : Animal
Le genre prochain est « animal » : c’est ce que l’homme a en commun avec les autres espèces animales. La différence spécifique est « raisonnable », ce qui distingue l’homme de tous les autres animaux.
3. Qu’est-ce qu’une bonne division doit respecter ?
- l’unité de critère
- la beauté du style
- la longueur des parties
- le goût de l’auteur
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Réponse : l’unité de critère
La division doit être exhaustive (couvrir toutes les parties, ne rien oublier) et exclusive (les parties ne se recoupent pas, il n’y a pas de chevauchement).
4. Quelle est la différence entre la validité et la vérité d’un argument ?
- Validité forme, vérité fond
- Vérité forme, validité fond
- Ce sont des synonymes
- La validité passe la vérité
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Réponse : Validité forme, vérité fond
La validité concerne la forme du raisonnement (la conclusion découle-t-elle des prémisses ?). La vérité concerne le contenu des prémisses (sont-elles conformes au réel ?).
5. Pourquoi la définition doit-elle être « convertible » avec le défini ?
- Pour qu’elle soit courte
- Pour qu’elle soit en latin
- Pour qu’elle égale le défini
- Pour être approuvée de tous
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Réponse : Pour qu’elle égale le défini
Une définition est convertible quand tout X est Y et tout Y est X. Tout homme est un animal raisonnable, et tout animal raisonnable est un homme. Si ce n’est pas le cas, la définition est trop large ou trop étroite.
6. Un argument valide avec des prémisses fausses peut-il avoir une conclusion fausse ?
- Oui, validité ne suffit pas
- Non, valide implique vrai
- Oui, mais en maths seulement
- Non, la forme garantit tout
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Réponse : Oui, validité ne suffit pas
Un argument valide garantit que SI les prémisses sont vraies, ALORS la conclusion est vraie. Mais si les prémisses sont fausses, la conclusion peut être fausse malgré la forme correcte.
7. Que se passe-t-il si l’on philosophe sans définition claire ?
- On ne sait de quoi on parle
- On respecte mieux le mystère
- On va plus vite à la vérité
- On pense plus librement
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Réponse : On ne sait de quoi on parle
Sans définition claire, on ne sait pas de quoi on parle. Sans division rigoureuse, on confond les parties. Sans argumentation valide, on ne prouve rien. Ces trois outils forment le socle de toute philosophie sérieuse.
8. Définir, c’est énoncer le genre prochain et la ____ spécifique d’une chose.
- différence
- cause
- matière
- fin
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Réponse : différence
Définir, c’est énoncer le genre prochain (la catégorie générale) et la différence spécifique (ce qui distingue l’espèce des autres). Par exemple : l’homme est un « animal » (genre) « raisonnable » (différence spécifique).
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Dans ce chapitre : Les outils du philosophe
- Les outils du philosophe
- Définition, division, argumentation
- Les syllogismes
- Les sophismes à éviter