L'aumône et les œuvres de miséricorde
Nourrir, vêtir, visiter : la charité en actes.
Opera Misericordiae
Les œuvres de miséricorde
La charité envers le prochain ne se réduit pas à un sentiment intérieur: elle doit se traduire en actes concrets. La tradition catholique distingue sept œuvres de miséricorde corporelle :
- nourrir les affamés
- donner à boire aux assoiffés
- vêtir ceux qui sont nus
- héberger les pèlerins
- visiter les malades
- racheter les captifs
- ensevelir les morts
et sept œuvres de miséricorde spirituelle :
- conseiller les douteux dans leurs hésitations
- instruire les ignorants dans la vérité
- reprendre les pécheurs
- consoler les affligés
- pardonner les offenses
- supporter les importuns
- prier pour les vivants et les morts
L'aumône, devoir de justice
Saint Thomas enseigne que l'aumône est un acte de la vertu de miséricorde commandé par la charité (II-II, q. 32). L'aumône devient une obligation stricte lorsque le prochain se trouve en nécessité grave et que l'on possède du superflu. Ce devoir s'enracine dans le principe de la destination universelle des biens: les biens de la terre sont destinés par Dieu à tous les hommes, et celui qui possède plus que le nécessaire a le devoir de partager avec les indigents.
Racheter les captifs
Racheter les captifs était une œuvre particulièrement vitale au Moyen Âge, lorsque de nombreux chrétiens tombaient prisonniers des Sarrasins lors des guerres et des raids. Des ordres religieux entiers, comme les Trinitaires et les Mercédaires, se consacrèrent à cette mission héroïque. Saint Thomas enseigne par ailleurs que les œuvres de miséricorde spirituelle sont en principe plus parfaites que les corporelles, car elles touchent l'âme immortelle et la conduisent vers son bien véritable, qui est Dieu.
Celui qui possède du superflu a le devoir strict de le partager avec les indigents, car les biens de la terre sont destinés par Dieu à tous les hommes.
Testez-vous : 8 questions
1. Combien d’œuvres de miséricorde corporelle la tradition catholique distingue-t-elle ?
- Cinq
- Sept
- Dix
- Douze
Voir la réponse
Réponse : Sept
La tradition catholique distingue sept œuvres de miséricorde corporelle, comme nourrir, vêtir, visiter les malades.
2. Laquelle de ces œuvres est une œuvre de miséricorde spirituelle ?
- Vêtir les nus
- Instruire l’ignorant
- Visiter les malades
- Nourrir les affamés
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Réponse : Instruire l’ignorant
Instruire l’ignorant est une œuvre de miséricorde spirituelle, touchant l’âme par l’enseignement de la vérité.
3. Selon saint Thomas (II-II, q. 32), de quelle vertu l’aumône est-elle un acte ?
- La prudence
- La justice
- La miséricorde
- La tempérance
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Réponse : La miséricorde
L’aumône est un acte de la miséricorde (II-II, q. 32), commandée par la charité envers le prochain.
4. Selon saint Thomas, quand l’aumône devient-elle une obligation stricte ?
- Seulement au Carême
- En nécessité grave
- Jamais strictement
- En toute circonstance
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Réponse : En nécessité grave
L’aumône devient obligatoire quand le prochain est en nécessité grave et que l’on possède du superflu.
5. Pourquoi celui qui possède du superflu a-t-il le devoir de le partager, selon notre doctrine ?
- Loi du suzerain
- Destination des biens
- Règle monastique
- Taxe ecclésiale
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Réponse : Destination des biens
La destination universelle des biens oblige celui qui possède du superflu à le partager avec les nécessiteux.
6. Parmi les œuvres de miséricorde spirituelle, laquelle consiste à aider le prochain dans ses doutes ?
- Reprendre les pécheurs
- Consoler les affligés
- Instruire l’ignorant
- Conseiller les douteux
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Réponse : Conseiller les douteux
Conseiller les douteux est une œuvre de miséricorde spirituelle qui aide le prochain à éclairer sa conscience.
7. Selon saint Thomas, les œuvres de miséricorde spirituelle sont-elles plus parfaites que les corporelles ?
- Jamais
- En principe
- Cela dépend
- Elles sont égales
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Réponse : En principe
Les œuvres de miséricorde spirituelle sont plus parfaites en principe car elles touchent l’âme immortelle.
8. « Racheter les captifs » est une œuvre de miséricorde corporelle. Pourquoi était-elle si importante ?
- Prisonniers de droit
- Esclaves romains
- Captifs des Sarrasins
- Serfs en fuite
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Réponse : Captifs des Sarrasins
Racheter les captifs était vital au Moyen Âge où beaucoup de chrétiens étaient prisonniers lors des guerres.
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