Le genre masculin et féminin
Distinguer le masculin et le féminin en araméen : le suffixe -a au féminin et les règles d'accord.
Genus Masculinum et Femininum
Le masculin et le féminin
Comme toutes les langues sémitiques, l'araméen possède deux genres : le masculin et le féminin. Il n'y a pas de neutre. Le masculin est la forme non marquée : melek (roi), bar (fils), shem (nom). Le féminin se reconnaît par la terminaison -ah à l'état absolu et -ta à l'état emphatique : malkah/malketa (reine), millah/milleta (parole), hokmah/hokmeta (sagesse).
Le pluriel et le duel
Le pluriel masculin absolu se forme en -in : malkin (des rois). Le pluriel féminin emphatique prend la terminaison -ata : hewata (les bêtes, Dn 7,12), où le -t du féminin sémitique se retrouve. À l'état construit pluriel, le masculin se termine en -é : malké ar'a (les rois du pays), forme courte qui lie les deux noms. L'araméen connaît également le duel, marqué par la terminaison -ayin, mais ce nombre est très rare en araméen biblique et ne s'emploie que pour les choses qui vont naturellement par paires : les yeux, les mains, les pieds. L'araméen préfère le pluriel ordinaire accompagné du nombre trén (deux).
Genres irréguliers
Certaines règles de genre échappent à la morphologie. Les parties du corps qui vont par paires sont féminines même sans la terminaison -ah : yad (main), ayin (oeil), regel (pied). C'est une règle commune à l'hébreu et à l'araméen. De même, les noms de villes et de pays sont généralement féminins : Bavel (Babylone), Yerushalem (Jérusalem) sont traités comme des féminins par la grammaire. Le féminin de bar (fils) est berat (fille), couple fondamental du vocabulaire araméen.
Pluriels brisés et accord
Quelques noms forment leur pluriel non par l'ajout d'un suffixe mais par un changement de voyelles internes : gévar devient guvrin (homme/hommes). On appelle ces formes des « pluriels brisés », phénomène rare en araméen mais très fréquent en arabe. Enfin, l'adjectif s'accorde obligatoirement en genre avec le nom qu'il qualifie : melek tav (un bon roi) au masculin, malketa tavta (la bonne reine) au féminin, où la terminaison -ta s'applique tant au nom qu'à l'adjectif.
Le pluriel araméen
Le pluriel araméen se forme par des terminaisons spécifiques selon le genre et l'état. Au masculin : -in (absolu), -é (construit), -ayya (emphatique). Au féminin : -an (absolu), -at (construit), -ata (emphatique). Ainsi, « des rois » se dit malkin (absolu) et malkayya (emphatique, « les rois »). « Des bêtes » se dit hewan (absolu) et hewata (emphatique, « les bêtes ») : ce sont les quatre bêtes de Daniel (Dn 7,3 ; 7,17).
Masculin non marqué (melek), féminin en -ah/-ta (malkah/malketa) : deux genres, pas de neutre.
Testez-vous : 15 questions
1. Quelle est la terminaison du masculin pluriel absolu en araméen ?
- -in
- -an
- -ayya
- -im
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Réponse : -in
Le pluriel masculin absolu se forme en -in : malkin (des rois). En hébreu, la terminaison correspondante est -im.
2. Combien de genres grammaticaux l’araméen possède-t-il ?
- Quatre
- Un seul
- Deux
- Trois
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Réponse : Deux
L’araméen possède deux genres : masculin et féminin. Il n’y a pas de neutre, contrairement au grec ou au latin.
3. La terminaison du féminin pluriel emphatique est ____.
- -ata
- -an
- -ayya
- -in
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Réponse : -ata
Le pluriel féminin emphatique se forme en -ata : millata (les paroles). Le -t du féminin se retrouve dans cette terminaison.
4. La terminaison du féminin singulier à l’état absolu est ____.
- -ah
- -ta
- -a
- -at
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Réponse : -ah
Le féminin se reconnaît par la terminaison -ah à l’état absolu : malkah (reine), millah (parole), hokmah (sagesse).
5. Le duel ne s’emploie que pour les choses qui vont par paires.
- Vrai
- Faux
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Réponse : Vrai
Le duel exprime le nombre deux. Sa terminaison est -ayin. Il ne s’emploie que pour les paires naturelles : yeux, mains, pieds.
6. Quelle est la terminaison féminine à l’état emphatique ?
- -ta
- -a
- -ah
- -in
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Réponse : -ta
À l’état emphatique, la terminaison féminine est -ta : malketa (la reine), milleta (la parole). Le -t- est un ancien marqueur du féminin sémitique.
7. Le duel est très fréquent en araméen biblique.
- Faux
- Vrai
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Réponse : Faux
Le duel est très rare en araméen biblique. L’araméen préfère le pluriel ordinaire avec le nombre trén (deux).
8. Les parties du corps par paires (main, œil) sont féminines même sans terminaison -ah.
- Vrai
- Faux
Voir la réponse
Réponse : Vrai
Les parties du corps qui vont par paires sont féminines : yad (main), ayin (œil), regel (pied). C’est une règle commune à l’hébreu et à l’araméen.
9. Les noms de villes et de pays sont généralement de quel genre en araméen ?
- Variable
- Neutre
- Masculin
- Féminin
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Réponse : Féminin
Les noms de villes et de pays sont généralement féminins : Bavel (Babylone), Yerushalem (Jérusalem) sont traités comme des féminins.
10. Comment appelle-t-on les noms qui changent de voyelles au pluriel ?
- Pluriels réguliers
- Pluriels mixtes
- Pluriels longs
- Pluriels brisés
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Réponse : Pluriels brisés
Les noms qui changent de voyelles au pluriel sont des « pluriels brisés » : gévar → guvrin (homme → hommes). Ce phénomène est rare en araméen mais très fréquent en arabe.
11. L’adjectif s’accorde en genre avec le nom en araméen.
- Vrai
- Faux
Voir la réponse
Réponse : Vrai
L’adjectif s’accorde en genre : melek tav (un bon roi) au masculin, malketa tavta (la bonne reine) au féminin. L’accord est obligatoire.
12. Quel est le mot araméen pour « fille », féminin de bar (fils) ?
- Barat
- Bira
- Barta
- Berat
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Réponse : Berat
Le mot araméen pour « fille » est berat (ou bat), forme féminine de bar (fils). Le couple bar/berat est fondamental en araméen.
13. À l’état construit pluriel, le masculin se termine en ____.
- -é
- -in
- -ayya
- -at
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Réponse : -é
À l’état construit pluriel, le masculin se termine en -é : malké ar'a (les rois du pays). Cette forme courte lie les deux noms.
14. Quelle est la terminaison du duel en araméen ?
- -ayya
- -ayin
- -an
- -in
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Réponse : -ayin
La terminaison du duel est -ayin. Il ne s’emploie que pour les paires naturelles et est très rare en araméen biblique.
15. Comment dit-on « la bonne reine » en araméen emphatique ?
- Malkah tavah
- Malka tav
- Malki tavi
- Malketa tavta
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Réponse : Malketa tavta
La terminaison féminine emphatique -ta s’applique au nom et à l’adjectif : malketa tavta (la bonne reine). Les deux mots s’accordent.
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Dans ce chapitre : Le nom et ses trois états
- L'état absolu
- L'état emphatique : la détermination
- L'état construit : les liens entre noms
- Le genre masculin et féminin