Les Controverses de la foi chrétienne (Disputationes de controversiis) (page 115)
Se présente Pierre le martyr (chapitre 9 de la première aux Corinthiens). Il donne trois preuves pour démontrer que saint Paul parlait des épouses des apôtres. La première. Il n’aurait pas dit des sœurs femmes, mais des sœurs tout court, puisqu’une sœur est aussi une femme. La deuxième. Il n’aurait pas dit : le pouvoir d’amener une femme avec eux, ce qui indique une décision volontaire, mais il aurait dit que les femmes avaient coutume de les suivre, comme nous le lisons en Luc 3. La troisième. Si ces femmes avaient nourri les apôtres de leurs biens, il serait faux que les apôtres recevaient du peuple ce dont ils avaient besoin pour vivre. C’étaient donc les épouses qui suivaient les apôtres; et ce ne sont pas elles qui les nourrissaient, mais qui étaient nourries par les dons des fidèles.
À la première je réponds qu’on les appelle sœurs femmes, comme dans les Actes ont dit hommes frères, si ce n’est que Paul, comme il arrive souvent, ait changé l’ordre normal et ait dit sœur femme pour femme sœur. À la deuxième, je réponds que le pouvoir dont Paul parle ne fut pas sur les femmes, mais dans l’action de les amener avec eux, si elles voulaient bien les suivre, ou si les femmes pouvaient se le permettre. Je dis donc que les apôtres avaient une autorité sur ces femmes, non celle de maris sur leurs femmes, mais de docteurs sur leurs disciples. À la troisième, je dis que ou ces femmes n’étaient pas riches, et n’apportaient pas d’argent, mais ne faisaient que leur rendre toutes sortes de services, qu’elles recevaient, par exemple, l’argent que les gens donnaient aux apôtres. Ou qu’elles étaient riches, et nourrissaient les apôtres de leurs deniers, mais qu’elles ne les accompagnaient pas toujours partout, et qu’alors les apôtres devaient être nourris par ceux qu’ils évangélisaient. Ils étaient donc tantôt nourris par les femmes, tantôt par les gens du peuple. Au sujet de l’épitre aux Philippiens 4, je dis d’abord qu’il ne s’agit pas ici de la femme de Paul, mais d’un homme que Paul appelle vrai compagnon, ou époux., ou mis sous le joug. Suxugos signifie, en grec, celui qui porte le même joug. Il l’appelle porteur d’un même joug ou parce qu’il était le mari des femmes précédemment nommées, c’est-à-dire Évodia, ou Synthichès, comme le pensent saint Jean Chrysostome et Théophylactus, ou parce qu’il était son compagnon dans la prédication de l’évangile, comme l’enseignent Theodoret et Haymo, ou c’est le nom propre d’un homme, comme le veut Oecumenius.
Quoi qu’il en soit, voici les raisons nous qui nous persuadent qu’il ne parle pas d’une épouse. La première. Plusieurs anciens affirment que saint Paul n’a pas eu d’épouse, comme saint Jérôme dans son épitre à Eustochius sur la virginité, saint Hilaire (dans le psaume 127), saint Augustin, (dans le livre de la grâce et du libre arbitre, chapitre 4), Épiphane (hérésie 58 des Valésiens), saint Ambroise (chapitre de la première aux Corinthiens, et dans son exhortation aux vierges), Tertullien dans les deux livres à son épouse. De même, saint Jean Chrysostome, Theodoret, et les autres anciens commentateurs de ce passage, excepté Clément d’Alexandrie. La seconde.
Parce que, comme l’a noté Theophylactus, s’il parlait d’une épouse, il ne dirait pas gnèsie, au masculin, mais gnèsia, au féminin. Il connaissait suffisamment bien le grec pour ne pas faire ce genre de fautes. La troisième. Parce que, comme le dit Oecumenius, il n’est pas croyable que la femme de saint Paul ait habité à Philippes, et pas plutôt en Judée, ou à Tarse, en Galicie, où était né Paul. La quatrième. Parce que, comme saint Ambroise l’a noté, Paul était adolescent quand il a été appelé par le Seigneur. Or, il n’est pas croyable qu’il ait eu une épouse à ce temps-là, et il est certain qu’il n’en pas pris après. La cinquième. Parce que, comme l’a noté Thédoret, Paul (1 Corinth 7) se place parmi ceux qui n’ont pas de femme « À ceux qui ne sont pas encore mariée et aux veufs, je dis qu’il est bon pour eux qu’ils demeurent ainsi, comme je le suis moi-même. S’ils ne se contiennent pas, qu’ils se marient ! » Or, cette épitre aux Corinthiens a été écrite avant l’épitre aux Philippiens, comme Theodoret le montre dans la préface de son commentaire sur les épitres de saint Paul. Donc, ou saint Paul a pris femme après avoir écrit son épitre aux Corinthiens, ou il n’était pas marié quand il a écrit aux Phiilippiens.
Je dis, en deuxième lieu, que s’il était avéré que saint Paul parlait de son épouse, il est certain qu’il en était séparé quant aux actes conjugaux. Car, que saint Paul ait vécu une vie de continent pendait qu’il prêchait l’évangile, saint Augustin (dans le livre de la grâce et du libre arbitre, chapitre 4), le déduit de la première épitre aux Corinthiens, chapitre 7. Le cinquième argument et le dernier de Calvin est tiré de l’histoire de Socrate (livre 1, chapitre 8) et de Sozomène, (livre 1, chapitre 22), où l’on raconte que quand le concile de Nicée voulait porter une loi qui n’aurait pas permis aux clercs de dormir avec leurs épouses, un certain Paphnutius s’est levé, le concile entier s’est rangé à son avis, et laissa la continence au jugement de chacun.
Je réponds que cette décision peut être invoquée par les Grecs pour justifier leur coutume, mais que les luthériens ne peuvent pas le faire pour justifier leur erreur. Car, l’un et l’autre auteur attestent que Paphnutius a ajouté qu’il lui semblerait bon que, selon les anciens canons, on interdise aux clercs de prendre femme après leur ordination, mais qu’on ne leur permette d’utiliser que celles qu’ils ont eues avant leur ordination. Cela ne va-t-il pas contre les luthériens qui se marient après avoir reçu le sacerdoce ? Mais ce témoignage de Sozomène et de Socrate n’est pas d’un grand secours même pour l’erreur des Grecs. Car, ou tout est faux de ce qu’on rapporte de Paphnutius, ou (à ce qu’il me semble) quelque chose de semblable arriva qu’ils n’ont pas bien raconté. Les pères du concile voulurent peut-être imposer des peines graves aux clercs incontinents, tels qu’elles existaient alors, comme on peut le comprendre par Épiphane et Ambroise, aux endroits cités; et Paphnutius les aurait dissuadés de le faire.
Que ce concile ait statué que la continence était laissée au jugement de chacun, cela n’a aucune vraisemblance, et on ne doit pas prêter foi à ces auteurs. D’abord, parce que l’histoire de Sozomène a été réprouvée par le pape saint Grégoire le grand (livre 6, épitre 31) « parce qu’il a dit plusieurs mensonges », dit le pape. Pour ne pas parler du reste, Sozomène (livre 5, chapitre 21 de son histoire) raconte au moins trois gros mensonges. Le premier. Il était permis en son temps à quiconque de célébrer la pâque quand il le voulait, et l’église n’avait rien statué de précis là-dessus. Or, il appert que le concile de Nicée a statué que la fête de Pâque devait toujours être célébrée le premier dimanche après la quatorzième lune du premier mois. De ce canon ont parlé Épiphane (hérésie 70) des Audiens, sain Ambroise (ivre 10, épitre 83), et Eusèbe dans la vie de Constantin. Le deuxième. Il dit que dans l’église romaine, on ne jeûne que trois semaines avant Pâques, et qu’on appelle quand même cela un carême. Or, saint Léon qui vécut à la même époque que Sozomène, dit (au sermon 4) au sujet du carême, que les romains jeûnent quarante jours. Et saint Grégoire dit la même chose dans son homélie 16 sur les évangiles. Et c’est tout à fait certain. Le troisième. Il dit qu’à Rome on ne jeûne pas pendant les sabbats, alors que le contraire est certain. Voir les lettres 86 et 118 de saint Augustin à Januarius. Si Sozomène ment en racontant l’histoire de son temps, ou rapporte pour certain ce qu’il ne sait pas, de quelle crédibilité jouit son histoire du concile de Nicée, qui a été célébré au moins cent ans avant lui ?
De plus, cette histoire de Paphnutius milite clairement contre les paroles d’Épiphane (hérésie 59), ou il dit être contre les canons ecclésiastiques qu’un prêtre ou un diacre élève des enfants. Et contre les paroles de saint Jérôme (dans son livre contre Vigilance), où il dit qu’en Orient et en Égypte, il n’est par permis aux prêtres et aux diacres d’user de leurs épouses. Ce qui serait manifestement faux si le concile de Nicée, célébré peu avant en Orient, leur avait concédé le libre usage de leurs épouses. Ou ce sont Épiphane et saint Jérôme qui mentent, ou ce sont Socrate et Sozomène. Il est certain qu’on doit prêter davantage foi à des saints comme saint Épiphane et saint Jérôme, et qui furent plus proches du temps du concile de Nicée, qu’à des hérétiques comme Sozomène et Socrate, qui vécurent plus longtemps après ce dit concile.
Ensuite, comment ce récit de Paphnutius concorde-t-il avec le troisième canon du concile de Nicée, où il est défendu aux évêques, aux prêtres et aux diacres d’avoir dans leur maison d’autre femme que leur mère, leur sœur ou une tante ? Convaincu par cet argument, Luther (dans la première partie de son livre sur les conciles) dit que les pères du concile n’ont pas voulu suivre l’avis de Pahpnutius, même s’il a écrit le contraire après ailleurs. Enfin, par quel miracle ni Ruffin, qui a écrit beaucoup de choses sur le concile de Nicée et sur Paphnutius, dans son histoire ecclésiastique, ni aucun autre parmi les anciens avant Socrate ne s’est souvenu de cet épisode, et aucun témoignage d’une pareille décision n’existe dans les canon du concile lui-même ? Ceux qui disent que Suidam qui rapporte la chose dans la vie de Paphnutius a vécu peu après l’époque de Constantin, mentent effrontément, car il a vécu quelques siècles après Socrate, et il écrivit aussi la vie de saint Jean Damascène.
CHAPITRE 21
On réfute les objections de Philippe
Venons-en maintenant aux arguments de Philippe. Le premier. Le mariage est de droit divin (Genèse 1, « croissez- et multipliez-vous » !). Il est aussi de droit naturel, comme le démontre le désir d’engendrer. Or, un droit divin et un droit naturel ne peuvent pas être enlevés par une loi humaine. Donc etc. Et il le confirme de la façon suivante. Car, comme personne ne peut s’interdire de manger, ou être empêché de se nourrir par quiconque, car ce serait aller contre la loi naturelle de conservation de l’individu, de la même manière personne ne peut empêcher quelqu’un ou s’empêcher lui-même de prendre une épouse, car ce serait aller contre la loin naturelle de conservation de l’espèce. Je réponds que la parole de Dieu n’émet par un précepte, mais exprime une institution de la nature. Car Dieu a dit la même chose aux oiseaux et aux animaux, auxquels il ne peut pas donner de précepte. On pourrait concéder que l’institution du mariage est de précepte, mais qu’étant précepte positif, il n’oblige qu’en cas de nécessité, c’est-à-dire quand il y aurait un danger que l’espèce humaine s’éteigne. Ce qui répond en même temps à la confirmation. Car, comme on n’est obligé de manger que quand on est en danger de perdre sa vie, on n’est obligé de se marier que quand l’espèce humaine risque de disparaître.
Après avoir réfléchi à ces choses, les pères expliquèrent que le ‘croissez et multipliez-vous ‘ n’était un précepte qui s’imposait à tous que quand la terre était inhabitée, comme au début du monde, ou après le déluge. Maintenant que la terre est peuplée, il faut penser à remplir le ciel, ce qui se fait mieux en restant vierge qu’en se mariant. Car, même si Philippe rit de cette explication, elle ne vient pas moins de Tertullien (livre sur la monogamie, avant le milieu), de Cyprien (livre sur le vêtement des vierges), de saint Jérôme (livre 1 contre Jovinien), et saint Augustin (la sainte virginité, chapitre 9). Et c’est ce que ce texte enseigne. Car après avoir dit : « croissez et multipliez-vous », il ajoute comme pour en donner le pourquoi : « Et remplissez la terre ! » Ces paroles de Dieu n’ont donc valeur de précepte que quand la terre est vide, De plus, si Philippe veut que ce soit divin et naturel, à toute époque, que les hommes soient tenus de se marier, il fait injure au Christ, à saint Jean-Baptiste, à saint Jean l’évangéliste, à Élie, et à une multitude de saints qui ont vécu sans femme.
Le deuxième argument. L’apôtre prescrit à tous ceux qui n’ont pas le don de la continence de se marier ( 1 Cor 7) « À cause de la fornication, que chacun ait son épouse. » Je réponds que l’apôtre parle des époux qui s’étaient mariés quand ils étaient encore païens, et qui se demandaient s’ils devaient continuer leurs relations sexuelles avec leurs épouses. C’est à eux qu’il répond que chacun conserve sa femme, et lui rende les devoirs conjugaux. C’est ainsi que l’expliquent Tertullien (dans son livre sur la monogamie), et saint Jérôme (dans son livre 1 contre Jovinien), comme on le voit par ce qui suit : « Je dis donc aux non mariés et aux veufs qu’il leur est bon de demeurer ainsi. » Et : « Quand tu as perdu ton épouse, n’en recherche pas une autre ! » Ajoutons qu’il ne s’agit pas là d’un commandement ou d’un précepte, mais plutôt d’un conseil ou une permission, comme cette phrase du même chapitre : « S’il ne se contient pas, qu’il se marie. Et si une vierge se marie, elle ne pèche pas. » Le vrai sens de l’apôtre est donc celui qui est donné par saint Jérôme (au même endroit), saint Jean Chrysostome, et saint Ambroise, et d’autres commentateurs de ce texte : il est bon de ne pas toucher à une femme, ou de ne pas se marier, ou de s’en abstenir, après le mariage, si elle y consent. Mais, si vous craignez la fornication, ce sera une bonne chose pour vous de vous marier, car il vaut mieux être privé de la perfection qu’apporte la virginité que de tomber dans la fange de la fornication.
Ajoutons, en troisième lieu, que toutes ces choses là sont dites à ceux qui n’ont pas fait vœu de continence. Car à ceux qui ont voué leur continence, on ne dit pas : « Que chacun ait son épouse, et si une vierge se marie, elle ne pèche pas. » Mais on dit : « Rends au très-haut tes vœux. » Et : « Ils ont la damnation, car ils rendirent vaine leur foi première. » Saint Jérôme explique bien cette phrase dans son livre 1 contre Jovinien : « si elle se marie, elle ne pèche pas », ainsi que saint Jean Chrysostome, saint Épiphane (hérésie 61), saint Augustin (psaume 83), et saint Grégoire (livre 6, chapitre 1, des rois.)
Le troisième argument. La loi pontificale qui a annexé le célibat au sacerdoce, est en opposition avec les conciles anciens. Elle est donc mauvaise. Quels sont donc ces conciles ? Il n’en dit mot. C’est donc à nous de citer tout ce qu’il est possible de citer. D’abord, le sixième canon des apôtres : « Un évêque ou un prêtre, après son ordination, ne s’adjoindra jamais une épouse propre. » Ensuite, le quatrième canon du concile de Gangre : « Celui qui se détourne d’un prêtre qui a une épouse, parce qu’il ne veut pas participer à l’oblation du sacrifice quand c’est ce prêtre qui célèbre, qu’il soit anathème ». Le troisième canon du sixième synode qui réprouve la coutume de l’église romaine d’imposer la continence à ceux qui sont initiés aux saints mystères. Le quatrième, est le canon trois du cinquième concile de Carthage, qui statue que les évêques, les prêtres et les diacres doivent s’abstenir de leurs épouses, comme le disent les pères du concile Trullo dans le canons déjà cité. Cinquièmement. Le canon aliter, (dist 31). Le pape Étienne dit, dans ce canon, que dans l’église orientale, les ecclésiastiques ont des relations conjugales avec leurs épouses, sans blâmer leur coutume. Est donc faux ce que nous disons souvent, à savoir que jamais on a entendu dire qu’il était permis de prendre femme après l’ordination. Enfin, le canon de saint Augustin (question 35, canon 1) : « L’Église, a ajouté à ce que les apôtres avaient institué, certains conseils de perfection, comme celui de la continence des clercs. » Ce conseil n’est donc pas un précepte. C’est après tout ce qu’un peut tirer du droit canon qui semblerait favoriser les hérétiques.
Au premier, c’est le cardinal Hubert qui répond (dans son livre contre Nicéta), et cette réponse est présentée sous le nom du pape Léon 1X (dist. 31, canon omnino). Les apôtres ont ordonné que les clercs ne laissent pas leurs épouses sans soin. S’ils les laissaient et cessaient de cohabiter avec elles, ils devaient quand même les nourrir, et leur procurer le nécessaire. C’est ce qu’explique le concile Trullo, quand il dit que l’épouse d’un évêque doit demeurer dans un monastère, et qu’elle doit compter sur l’aide charitable de son mari. On peut aussi citer le concile de Tours 2, chapitre 8. Il dit que les évêques mariés doivent voir des sœurs dans leurs épouses, et prendre soin d’elles, sans prêter flanc à aucun soupçon de commerce charnel. Ajoutons que ce canon nous est tout à fait favorable. Car le mot grec que nous traduisons par religion (ou ordination) est eulabeias, qui signifie au sens propre caution. Le sens est donc : que l’évêque ou le prêtre ne garde jamais près de lui son épouse, sous prétexte qu’il doit prendre soin d’elle, ce qui veut dire, qu’il ne cesse pas de prendre soin de son épouse, sous prétexte qu’il est tenu à la continence.
Je réponds au deuxième qu’anathème est dit à ceux qui, pensant que le mariage est mauvais en soi, et estiment à cause de cela qu’il n‘est pas permis de faire ces choses sacrées à quelqu’un qui a une femme, même s’il s’en abstient. Que ce soit là le sens on le voit par ce même canon qui anathématise tous ceux qui pensent que le mariage est essentiellement mauvais, et par le canon 4 qui ne parle pas de celui qui a une épouse, mais qui a eu une épouse. À la troisième citation, je réponds que ces canons n’ont reçu l’approbation d’aucun concile. Car le vrai sixième concile ne connait pas ces canons, comme nous le révèle le septième concile, actes 4 et 5. Mais, après le sixième concile général, quelques évêques se sont rassemblés à Constantinople, et dans le palais de l’empereur Justinien 11 appelé Trullo, éditèrent ces canons sous le nom du sixième concile général. De plus, non seulement aucun pape n’a jamais approuvé ces canons, mais le pape Serge qui siégeait alors les a répudiés, comme l’écrit Bède le vénérable (dans son livres des six états, à Justinien) et Paul le diacre (dans son livre 8, chapitre 9 des choses romaines. Bède appelle un synode erratique l’assemblée des évêques qui ont promulgué ces canons.
Ajoutons que même si ces canons valaient quelque chose, cela n’aiderait en rien la cause des Luthériens, car les pères du concile de Trullo ne permettent à aucun clerc de se marier après avoir reçu les ordres,--ce que font les luthériens--, mais seulement d’user de l’épouse qu’ils ont prise avant leur ordination, ce qu’ils ne permettent même pas aux évêques (canon 6, 12, 48).
À la quatrième citation je dis que ces paroles ne sont pas, telles quelles, les paroles du concile, mais qu’elles ont été rédigées d’après les statuts de conciles antérieurs, ou selon ses propres statuts, c’est-à-dire selon la loi édictée dans les conciles carthaginois antérieurs, et surtout dans le deuxième, canon 2. Comprenant mal le sens des mots grecs, « leurs propres épouses », même s’il était impossible de mal comprendre ces mots grecs, selon leur sens propre. Mais comme ce concile était latin et non grec, ils n’ont pas fait grand effort pour comprendre la vraie signification des mots. Dans ce concile, est prohibé l’usage de leurs épouses à tous les hommes sacrés, comme on le voit chez saint Augustin, qui assista lui-même à ce concile. (livre 2, chapitre 20. des conjoints adultérins), et aussi par le fait que ce canon parle de la même manière des évêques et de tous les autres clercs. Or c’est aux seuls évêques que le concile de Trullo ne permet pas de s’unir avec leurs épouses.
À la cinquième, je dis que ce canon n’a probablement aucune autorité, car Gratien ne dit pas de quel chiffre était le Stéphane qui a édité ce canon, et il y a eu plusieurs papes de ce nom. Or il ne nous est parvenu aucune épitre d’aucun Séphane qui contienne ce canon. Je dis ensuite que sans aucun doute possible, quand l’auteur de ce canon affirme que les clercs orientaux ont des relations sexuelles avec leurs épouses, il ne veut pas dire qu’ils prennent femme, mais qu’ils exercent le droit conjugal, comme la glose l’explique. Car, comme il appert de plusieurs conciles et de la pratique et de la confession des Grecs, qu’il n’a jamais été permis, et qu’il n’est pas permis non plus maintenant en Grèce, de se marier quand on exerce le ministère sacré, comme ce Stéphane le dit faussement. À moins qu’il ait compris que quand nous disons s’unir en mariage, nous disons accomplir l’acte conjugal. Néanmoins, même si l’église romaine n’approuve pas ces choses, et y voit un abus, elle le permet aux Grecs. Et s’il n’y avait pas d’autre erreur, la paix serait vite rétablie.
Je réponds à la dernière. Ces mots ne sont pas de saint Augustin, mais de Gratien qui a ajouté ces paroles à celles d’Augustin, comme cela lui arrivait souvent. Le vrai texte de saint Augustin dans la cité de Dieu qu’on le découvre, livre 15, chapitre 16. De plus, ce que dit Gratien n’est pas dépourvu de bon sens. Quand il dit que l’Église a ajouté quelques conseils de perfection, dans lesquels il place la continence des clercs, il veut dire que l’Église a imposé aux clercs la continence par un précepte, qui sans cela n’était qu’un conseil de perfection. Car, il n’est pas possible de penser que Gratien ait été si dénué d’intelligence qu’il ne puisse comprendre que, avant que l’église en fasse un précepte, la continence était un conseil de perfection évangélique.
Pierre le martyr présente un autre canon (dans son livre sur le célibat et les vœux, et dans l’épitre 87 (85) de saint Léon, où nous lisons : « Car, quand l’apôtre prescrit (parmi toutes les autres exigences) qu’un évêque soit l’homme d’une seule femme, cette prescription a toujours été si tenue sacrée qu’en choisissant la femme d’un prêtre, on doit conserver la même exigence, pour que ne soit pas déjà mariée celle qui doit être l’unique épouse d’un évêque. » De ce texte, le martyr déduit deux choses. La première. Peut devenir évêque non seulement celui qui a eu mais qui a une épouse. La deuxième. L’évêque peut prendre femme s’il n’est point marié. » Oh quelle est grande l’impudence de cet homme ! Car, le même Léon dit (dans l’épitre 84 à Anastase, chapitres 3 et 4) qu »’un évêque peut être le mari d’une seule femme, à condition de s’en abstenir jusqu’à la mort ». On lit dans certains exemplaires : l’élection de la femme d’un prêtre. Voici ce qu’on devrait lire : le prêtre qui doit choisir une épouse.
Le quatrième argument de Philippe. La continence est une chose difficile, et n’est pas donnée à tous : « Tous ne comprennent pas cette parole, » Matt 19. On ne devait donc pas l’imposer à tous les clercs indifféremment. Je réponds que comme le don de continence n’est pas donné à tous, personne, non plus, n’est obligé de devenir prêtre, mais seulement ceux qui semblent avoir ce don. Mais, tu diras. Qu’arrivera-t-il si quelqu’un pense avoir ce don, et découvre après son ordination qu’il ne l’a pas ? Je réponds qu’ont le don de continence ceux qui veulent et désirer être continents. Car, ceux à qui Dieu a donné le vouloir, il donnera aussi le parfaire. Personne ne peut donc dire qu’il n’a pas le don qu’il pensait avoir, car cette volonté de continence pour Dieu est elle-même un don de Dieu. Les époux eux-mêmes ne sont-ils pas souvent forcés de la pratiquer pour raison d’absence, de maladie ? Il ne leur est pourtant pas permis d’user d’une autre épouse, quelque ardent que soit leur désir sexuel. C’est cet exemple que présente saint Augustin (livre 2, chapitres 19 et 20 des époux adultérins) contre ceux qui prennent femme contre le droit, sous prétexte qu’ils ne peuvent pas se contenir.
Ajoutons que personne ne peut pas se contenir s’il le veut vraiment, comme l’enseignent les pères. Tertullien (à la fin du livre sur la monogamie), saint Grégoire de Naziance (sermon 31), saint Basile (sur la virginité, passé le milieu), saint Jean Chrysostome et saint Jérôme, (chap 19 Matth), et saint Augustin (livre 6, chapitre 11, confessions). Mais il ne faut pas négliger les remèdes nécessaires, qui sont au nombre de trois : la prière, le jeûne, la fuite des occasions. Car la tentation de la chair provient soit d’une suggestion du démon, comme on le voit chez Antonin, Hilaire, Benoit et d’autres qui, vivant au désert dans des jeûnes perpétuels, étaient fortement tentés. La prière, alors, leur était nécessaire, parce que le démon est plus fort que nous, et que nous ne pouvons le vaincre qu’avec l’aide d’un plus fort que lui, Dieu. C’est pour cela que la Sagesse dit : « Personne ne peut être continent si Dieu ne le lui donne p » La tentation de la chair peut provenir aussi d’un excès de nourriture et de breuvage. Car, comme l’organisme accepte ce qui est nécessaire à la nutrition, le reste il le convertit en matière de génération. D’où naissent les prurits.
Contre cette démangeaison, le jeûne est nécessaire, pour terrasser la superbe de la chair, ainsi que la modération dans le boire. La tentation de la chair peut provenir d’un visage de femme, ou d’une conversation. Car si les choses vues ou entendues plaisent à la nature, elles enflamment l’imagination, et l’imagination excite l’appétit. Voilà pourquoi les conciles ont voté tant de lois interdisant la cohabitation avec des femmes. Voir là-dessus, saint Basile (chapite de sa constitution monastique). Puisque les luthériens ont laissé tomber ces trois choses : la prière des heures canoniales, tous les jeûnes, et l’abstinence de la viande le vendredi, que chacun veut avoir chez lui une femme comme compagne de vie, comment s’étonner qu’ils ne puissent pas se contenir ? C’est un fait bien connu que Luther dans chacun de ses repas et banquets s’empiffrait, et buvait une grande quantité de vin doux, comme l’atteste Jean Cochlaeus à la fin de sa vie de Luther.
Cinquième et dernier argument. Il est faux que le célibat engendre ces choses, car un célibat qui engendre ces choses est un abus. Car, l’apôtre dit que les fruits du célibat sont penser aux choses d’en haut, d’être saint de corps et d’esprit, et de travailler pour Dieu sans arrêt. Car, ce n’est pas l’usage mais l’abus du célibat qui engendre de fortes impulsions sexuelles. S’il fallait rejeter les bonnes choses à cause de leur abus, il faudrait se défaire aussi du ciel et de la terre, car, quand on en abuse, on les prend pour dieux. Il faudrait rejeter aussi le décalogue, et tous les sacrements, car beaucoup en abusent. C’est ainsi que répond saint Grégoire de Naziance dans son discours sur Basile, non loin du début, à ceux qui exécraient la philosophie naturelle et les œuvres des Gentils, sous prétexte que quelques-uns en abusaient. Nous n’admettons pas, cependant, qu’il y ait, parmi les ecclésiastiques, autant de concubins et d’impurs que le prétendent les hérétiques, qui jugeant les autres d’après eux, pensent mensongèrement que nul n’est chaste. Plusieurs prêtres, on peut en être sur, célèbrent quotidiennement qui n’ont jamais fait parlé d’eux en mal.
Après tous ces arguments, il faut répondre aussi à la récrimination de Philippe : « Les canons, autrefois, condamnaient les prêtres qui vivaient conjugalement avec une femme. Vous les pendiez à des arbres. » Je réponds d’abord qu’il ne fait que suivre ici Luther et les autres qui disent que les prêtres qui prenaient femme après avoir été ordonnés, étaient interdits d’office par la sentence d’anciens canons, et qu’ils devenaient des rebelles envers l’église et des contumaces, quand ils persistaient à exercer le ministère sacerdotal tout en couchant avec leurs femmes; et que c’était de plein droit que l’église les pendait à un arbre. Je dis, de plus, que parmi les anciens canons, il y en a qui sont sévères, et il y en d’autres qui sont moins exigeants. Car, le concile de Néocésare, au canon 1, ordonne que soit écarté de son ordre un prêtre qui prend femme. Le concile de Tolède 11, au canon 1, ordonne qu’un prêtre qui prend femme soit chassé de l’église en tantque coupable d’un sacrilège. Le concile de Tolède 8, au canon 6, ordonne que les hommes de ce genre soient relégués dans des monastères, et qu’ils y demeurent jusqu’à la fin de leur vie en s’imposant de lourdes pénitences. Ajoutons à la fin que les prêtres n’ont jamais été gravement punis parce qu’ils se mariaient, comme le dit Philippe, mais pour s’être mariés après un vœu solennel. Ce n’étaient donc pas des épouses qu’ils prenaient, mais des concubines sous le nom d’épouses, polluant ainsi et le sacerdoce et le mariage. À l’intempérance, ils ajoutent une hérésie quand ils disent qu’on ne doit pas observer les vœux. Quoi d’étonnant qu’ils soient dignes d’être pendus à un arbre !
Ajoutons le témoignage de saint Jérôme (livre 1 contre Jovinien) : « Tu reconnaitras certainement que ne peut pas être évêque celui qui, pendant le temps de son épiscopat, fait des enfants. S’il était dénoncé, on ne le regarderait pas comme un homme ordinaire, mais on le condamnerait comme un adultère. » Or, au temps de saint Jérôme, la peine ordinaire de l’adultère était le dernier supplice, comme nous le montre la lettre 49 de saint Jérôme, et le livre 1 contre Jovinien, où il dit : « À chaque jour le sang des adultères et des débauchés est répandu, et au milieu des lois, et des tribunaux, la libido enflammée domine. » Voilà pourquoi, selon les paroles mêmes de saint Jérôme, les évêques qui ont la charge de leurs enfants, peuvent non seulement être suspendus de leurs fonctions, mais être punis de mort.
CHAPITRE 22
On réfute les arguments de magdebourgeois
Les magdebourgeois (centurie 9, chapitre 10, colonnes 540, 541, 542) ont ramassé dix arguments contre le célibat des clercs, tirés d’une lettre d’Uldéric, évêque d’Auguste, au pape Nicolas. Mais, de ces dix arguments, neuf sont semblables à ceux de Calvin et de Philippe que nous venons tout juste de réfuter. Il n’en reste donc qu’un seul a réfuter, lequel a été tiré d’un récit pitoyable. Ce saint Uldéric décrit ainsi cette histoire : « Saint Grégoire 1, avait, par un de ses décrets, permis des femmes aux prêtres. Quand, un peu après, le saint voulut qu’on prenne quelques poissons de sa piscine, à la place des poissons, les pêcheurs retirèrent de l’eau six mille têtes d’enfants suffoqués. Quand le pape Grégoire comprit que cette tuerie d’enfants était née de fornications occultes et d’adultères de prêtres, il révoqua incontinent le décret, et purgea son péché par de dignes pénitences. » Ce récit qui rend grandement odieuse la loi du célibat des clercs, les magdebourgeois l’ont toujours à la bouche (centurie 6, chapitre 7, colonnt 888, et chapitre 10, colonne 686. Je réponds d’abord, si vaut quelque chose l’autorité de ce saint Uldéric, que ce récit oppresse plus les luthériens que nous. Car, dans cette épique il est déclaré que le pontife romain est le chef de tous, et que tous lui doivent obéissance. Il affirme aussi que le pontife doit contraindre les moines et les prêtres de ne prendre femme pour aucun motif, et qu’ils doivent se séparer de leurs épouses s’ils se marient après avoir prononcé le voeu de continence.
Je dis ensuite que cette lettre semble avoir été fabriquée de toutes pièces, par un défenseur mal habile du mariage des ecclésiastiques. Et d’abord, les dates ne concordent pas. Car, saint Ulderice est créé évêque en l’an du Seigneur 924, comme l’enseignent Hermanus Contractus et l’abbé d’uspurgensis, ou en l’an 903, puisqu’on dit qu’elle a été écrite dans la chronique de l’église augustaine. Or, le pape Nicolas mourut en l’an 867, comme l’a noté Onuphrius dans son livre sur les souverains pontifes. L’évêque Uldéric n’a donc pas pu écrire à un pape Nicolas qui était déjà décédé. Ils diront peut être qu’il lui a écrit avant de devenir évêque. Mais, au début de la lettre il se donne le titre d’évêque. De plus, les auteurs s’entendent pour raconter que saint Uldéric a vécu pendant 83 ans, cinquante dans l’épiscopat, et trente avant. Il s’ensuit donc qu’il est né dans l’année du Seigneur 870, selon les uns, ou 891, selon les autres. Donc, entre le décès de Nicolas et la naissance d’Uldéric, il y a au moins trois ans, et 24 selon d’autres. À moins d’avoir écrit avant sa naissance, ou après la mort du pape Nicolas, cette épitre ne peut donc pas avoir été écrite à Nicolas par Uldéric.
Ils répliqueront que ce n’est pas à Nicolas 1, mais à Nicolas 11 qu’a écrit Uldéric. Mais cela a encore moins de chances de s’être produit. Car, saint Uldéric mourut environ cent ans avant le début du pontificat de Nicolas 11, Uldéric étant mort en 953 ou 974, et c’est en 1059 que Nicolas 11 a été créé pape. Ils diront peut être qu’il y eut deux évêques Uldéric augustins. Car les magderbourgois (centurie 9, chapitre 10, colonne 540, ainsi que la centurie 10, chapitre 10, col 602) en situent un. Mais ce premier Uldéric, ils l’ont inventé de toutes pièces, car ils n’ont pas d’autre preuve de son existence que cette épitre à Nicolas. Car, Munster qui a énuméré dans son registre allemand, tous les évêques d’Auguste, n’indique aucun Huldéric ou Uldéric avec l’Uldéric qui vécut au temps du pape Nicolas, comme nous l’avons montré plus haut. De plus, à ce premier Ultéric inventé à eux, ils ne donnent aucune patrie, aucun parent. Ils ne citent non plus aucun auteur en mesure d’attester son épiscopat, comme ils le font dans les cas des autres.
De plus, ce qu’il raconte au sujet du pape saint Grégoire qu’ll aurait émis un décret autorisant les prêtres à avoir une épouse, est faux, et est plus faux encore, qu’il aurait rescindé ce décret par la suite. Qu’on ait trouvé six mille têtes dans la piscine de saint Grégoire est tout à fait faux, car, dans toutes les œuvres de saint Grégoire, il n’existe aucun vestige de ces choses. De plus, (dans la lettre 1, épitre 42), il se souvient d’un décret de son prédécesseur, qui ordonnait aux diacres de se séparer de leurs femmes, et de vivre en célibataires, comme vivaient les autres sous-diacres dans toute l’église. Et il tempère au même endroit la rigueur du décret. Car il ordonne de permettre les femmes aux diacres qui les avaient mariées avant l’ordination, mais de ne pas en ordonner d’autres avant qu’ils vouent la continence. Il ne statua donc rien de nouveau, mais il ne fit qu’adoucir la rigueur la rigueur de la sentence de son prédécesseur.
De plus, si c’est du décret de Nicolas qu’est né ce carnage de six mille enfants, c’est surement en Sicile qu’il est né, puisque le décrit de Grégoire ne portait que sur la Sicile. Comment est-il donc vraisemblable que si peu de sous-diacres aient engendré six mille enfants, en si peu de temps ? Et comment ces six mille têtes siciliennes ont-elle fait le saut jusqu’à la piscine du pape Grégoire ? Comment a-t-on pu immédiatement comprendre que ces têtes étaient celles de fils de clercs, non de laïcs ? Et pourquoi cette si admirable histoire n’a-t-elle pas été racontée par Jean le diacre, Bède le vénérable, Sigebert, Adon, Freculphus, et d’autres ? Ce n’est donc pas sans raison que Staphilus ait soupçonné que cette histoire ait été composée sous le nom d’Uldéric en réponse à des dissensions fictives, qu’Illyricus accuse faussement les chrétiens d’avoir entre eux. Il ajoute même que, parmi les œuvres d’Uldéric, on ne trouve aucun mot de cet étrange récit. Au sujet de toute cette dispute, voir Mithaël Medina, dans ces cinq livres sur la continence des hommes sacrés, Claude Espenceus, (dans ses livres sur le même sujet), Jodocus Clictovaeus, (dans son livre sur le célibat des prêtres), Hosius (dans son dialogue sur ce sujet), Ajala (sur les traditions, troisième partie), Didace Payvam (dernier livre), Jean Cochlaeus (sur les vœux contre Calvin), Alphonse a Castro (livre 13 sur les hérésies, la parole du prêtre, hérésie 4), Albert Pighius (controverse 15). Voir aussi la solution des autres arguments que l’on peut aussi trouver dans le livre 2, les moines, chapitre 29 et suivants.