Politique tirée de l'Écriture sainte (page 11)

Jacques-Bénigne Bossuet · Doctrine

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Fiche de l’œuvre dans le savoir

Mais Dieu qu. voulut montrer combien le sang d’Israël devint are cher a leurs frères, et que, même après la division, il ne falloit pas oublier la source commune, fit détendre par son {.) III. Rtg. «V. s6. - (a) //. Pur. 5, 6, 7 « vùuruivt prophète à ceux de Judn de faire la guerre i fe J li ores ( i J . quoique rebelles et schismatiques. fl arma mOme, dans la suite, et c’est ce ,#■„* remarque en troisième lieu , que le royaume de M, s unit par une étroite allianccavcc le royaume rebelle. Car, .encore que , contre la volonté de Dieu , et peut elle plus par la faute de ceux d’Israël que de ceux A J il y eût durant quelques règnes une gl« continuelle entre les deux royaumes fa), néanmé: par la suite du temps l’alliance fut établie si solide. nnv elIX’ ?,Ve I,iet,x roi Josaphat, miiê il V'V 1 i- ( Israël , a joindre ses armes an ce les des Israélites, pour les aider à recouvrer sur Ir tui de Syrie une place forte qu’ils prétcndoicnl, tk CM ,mo»ne PT h" dîre (3) : “ Vous et moi nous» , t l;;lTeS tJU,Un- .Votre l)ct*plc n’est qu’un n,ü« V? .V- vec ,e lnlen ’ 1110 cavalerie est la vôtre.» L alliance se confirma dans lu suite: et le mte dosaphut répondit encore à Joram, roi d’Israël, ad le pnoit de le secourir contre le rui de Moab (1): « J irai avec vous : qui est Ù moi , est à vous; mm ■> peuple .est votre peuple, et ma cavalerie est b » votre, w Onvoitpar là, que. pomiebien delà paix, et put dv.K^i e d|e> fh,°Sf,s humaines , les royaumes fondé 11 î',m i rébellion , dans la suite sout regardes comme devenus légitimes , o« par la longue posses¬ sion, ou par les traités et la reconnoissance des rois précédons. Et remarquez que la loi de la possession a eu lieu dans un royaume , qui- aroit joint la révolte contre la religion véritable à la défection. . En quatrième lieu, les rois légitimes se doivent tou¬ jours montrer les plus modérés, en tâchant de rainenei p.u a raison ceux qui s’étoient écartés de lent ( evoir. Ainsi en usa le roi Abia, fils de ftoboam, avant que d en venir aux mains avec les rebelles : et (0 fl’fÿ^xu.

5 j. //. Far. XI f. _ (s) h:d — « lltlÉE DE c’ÉCMTCEÏ. LIT. tX. -irO (cs armées étant en présence, ii monta sur une émir îiïSS; - Dieu et contre leurs rois 1. 1 J- ** el f1p „mcner comparaison ; mais, plus soigneux encore deramtn les rebelles, que de profiter de cet avantage , il pe s’aoereut pas que Jéroboam l’environnoitpar derrière, il' se Irouva presque enveloppé par ses ennemis, Dieu prU son part\, et répandit la terreur sur les rebelles, Nous* donnei'nns pour cinquième et dernière rer marque , que le royaume d’israët, quoique rendu par la suite légitime et très-puissant, n égala jamais la. k r noté diS royaume de jU , d’où il détail sépare. . Comme il s’étüit établi par la dwmn * 11 ^ vent divisé contre lui-roême. Les rois se chassoient les J” 1„ autres. Baasa drossa la famille de Jéroboam , au avait fondé le royaume, dès la seconde genera- ?ion zibri , sujet de Baasa, se .sou leva contre m, et ne ré-no que sept jours. Amrl prit sa p ace , et le contraignit à mettre lui-même le feu dans le P dais, où il se brûla, te royaume se divisa en deux. Ami , £$ S jwu r**t< « -i"1 •“>*? rj ’ÿaS royaume d’Israël en bâtissant «ouï et sa famille périt sous son petit-fils. Les familles royales les mieux cLablics virent a peine quatre ou cinq races. Et celle de Jéhu , que Dieu même .avoit fait sacrer. par Elisée, tomba bientôt par lu _re> oUe du SeUum, qui tua le roi, et s empara do royaume (o> Au contraire , dans le royaume de Juda , où la succession éloit légitime, la famille de David demeura tranquille sur le trône, et il n’y eut p us de guerre civile ; on aimoit le nom de David et : do sa « m parmi tant de rois qui régnèrent sur Israd, il y en (.\fI Par xiü. 4, rô, 4 « — i*)Pr- Res- **■ a,c L op IÔ, rô; là, ai , 4'- (3) ir. %r - et x. JO, XV, 10, I a,. 000 Potm§VK S? Pf,"n seili q»e Dieu approuvât : mais i] sorf;tl *avid de Sra“ds et dc saints rois imitateurs d * H * J“*> eut le bonheur de conVen^' 01 de Moïse, et la religion de scs pères. Il est , KsPX^hP|échéS’ CfUX de *“*> furent \m S .

ta 3 Di/. 0ne’ >et **“ dc DavW f“l W peunlê de lnrlaD \ "P. ]aiss;l Pas N ressource; Ç; p . Jutlni a qui'1 promit son retour dans W-' J? ■“ t,erf soixante et dix arn de lî'.'- St,iliUtraLroyaUme d’Ian>a» outre quai tmAï ^TOfWSsî h*> Ct -us espérance! pKttf article IV. ^ Ia %**rre pour son peupk, roiTbèmTu Sagl lTU’ en h,i donnant tk lots belhcptcuat, cl dc grands capitaines. Iie PROPOSITION t **^*srzzr,m‘ *+• d" » et miraculeuse. ’ ^°n exlraord>^iti R*'"*1 s"r !cf bords de la n>, » dont ions n ''‘ll;jrnc/ ,P0INl cc peuple immense » pour 7^" 7tPTSU,V - Lü ®cioJleiir combattra » mpos (VjNS; <:t 10113 »’“«** qu’à demeurer « (0 IV. /% ï-vii. u ï VIH. - (2) Exod. s(v. i3‘, il TIELKE D E l/éCMTCES* LIT* IX. 38 1 Outre qu’îl ouvrit lu mer devant eux , il mit son ange , pendant qu'ils pasaoient , entre eux et [es Egyptiens , pour empêcher Pharaon de les appro¬ cher (i). À la fameuse journée où le soleil s’arrêta à la voix de Josué , pendant que Tennemi o toit en fuite. Dieu fit tomber du ciel de grosses pierres , comme une grêle (2), afin que personne ne pût échapper, et que ceux qui a voient évité Fépèe, fussent accablés des coups d’en haut. Les murailles tomboîent devant l’arche ; les fleuves remontoîenta leur source , pour lui donner passage (5), et tout lui cédoit. Quelquefois Dieu envoyoit à leurs ennemis, dans leurs songes, des pronostics affreux de leur perte. Ils yoj oient l’épée de Gédéon qui les peurs ni voit de si près qu’î/s ne pouvoîent échapper ; et ils fuy oient en désordre avec de terribles hurlernens , au bruit de ses trompettes, et a la lumière de ses flam¬ beaux, et liroient l’épée l*mi corim l’autre, 11e sachant à qui se prendre de leur déroute (4). Une semblable fureur saisit les Philistins, quand Jonathas les attaqua, et ils firent un carnage horrible de leurs propres Iroupes (5). Dieu faïsoit gronder son tonnerre sur les fuyards (fl) qui , glaces de frayeur , se laissoient tuer sans résis¬ tance. Quelquefois on entendoit un bruit de chevaux et de chariots armés, qui épouvantait lf ennemi , et lui faisoit croire qu’un grand secours 6 toir arrivé' aux Israélites ; en sorte qu’il se inït en fuite, et abandonna le camp avec tous les équipages (7].

D’autres fois, au lieu de ce bruit, Elisée faïsoit appnroître des chariots enflammés à son compagnon effrayé (8), qui crut voir autour d’eux une armée in¬ visible, plus forte que celle des Syriens, leurs en- (1) ExaiL ny. 19* ao, — (3) Jàs. x, io, iï* ïsJ, l3. — (3) Ibid, in et vi. — (4) Jud, tu, 1 3 et seq* — (5) I. Mfg, xiv. ï^j 2û. — (6) Ibid. vu, 10. Eccl xcvn ao, 2î. — * (7 J IV, Iteg, vu. fi j 7,— (8) Ibid .' yi. 16, 17. 53a «JLiTiQts rtemiâ. Le mêttte proplièlc frappa les Syriens'd*aw glcmcnt , et les conduisit jusqu’au milieu de S: marie (1). On sait le carnage que fit un ange de Dieu,?; une nuit, à la prière d’Ezêchk», de eenl ta*| vingt -cinq mille hommes de Tannée de bCftnactmJ qui assiégêoît Jérùsulérh (2), Mais ü faut finir ces récits par quelque SfCdafij encore plus surprenant* J osa pliât , qui ne voyoit aucune ressource m'.\ î’armée effroyable de la ligue des Idumecns, H Moabites et des Ammonites , soutenus pa£ les H rîeos (5) ; après avoir implore le secours de UmA en avoir obtenu les assurances certaines . par TU ebe d’un saint prophète , comme il a etc reM ailleurs, marche contre Temiemi, par le ami Thé eue , et donna ce nouvel ordre de guerre , j « Qu’on mît ù la tete de Tannée les chantres du J » gneur > qui , tous ensemble , chantassent p. ;> psaume : Loues le Seigneur, parce qu il est 1 t parce que ses miséricordes sont éternelles. * l’armée change en chœur de musique ; é peine;, elle commencé ce divin chant, que les ennemi!! j ét oient en embuscade , se tournèrent l un cTautre, et "se taillèrent eux- me nie s eu pièces sorte que ceux de Juda, arrivés à une hauteur, la solitude, virent de loin tout le pays couvert corps morts f sans qu’il restât un seul homme m parmi les ennemis ; et trois jours ne sulhrcnt f ramasser leurs riches dépouilles. Cette vallée il pela la Vallée de Bénédictions , parce que oc bénissant Dieu qu’ils défirent une armée qui roissoit invincible. Josaphat retourna a Jerus« grand triomphe \ et entrant dans la maison u 4 Speur , au bruit de leurs harpes, de leurs guitarq de leurs trompettes, on continua les louanges de M (1) IV , Beg.

vi. 18 v ig. — (2) Md. xix- 35.- (M Fur. 1 j 2 et seq. —.(4) ibiil ati TIEÉE de l'Écriture. II y. IX. 533 qui avait montre sa bonté dans la punition de ces in¬ justes agresseurs* C'est ainsi que s'accomplissoit ce qu'avoit chanté b prophéEesse Debbora (i) : « Le Seigneur. a choisi » une nouvelle manière de faire la guerre : on a » combattu du ciel pour nous ; et les étoiles , sans m quitter leur pnste , ont renversé Sisara* » Toute la nature étoit pour nous : les astres se sont déclarés; et les anges qui y président sous Tordre de Dieu* et à la manière qu'il sait, ont lancé d’eu haut leurs ja¬ velots* il* proposition. Cette manière extraordinaire de faire ta guerre n’étoit pas perpétuelle: le peuple ordinairement combattait à main armée j et Dieu n*en don - liait pas mçins ta victoire* La plupart des batailles de David se donnèrent h la manière ordinaire* Il en lot de même des autres rois : et les guerres des Maehabées ne se tirent pas autrement. Dieu voulait former des combattans, et que la vertu militaire éclatât dans son peuple. Ainsi fut conquise la Terre Sainte, par les valeu¬ reux exploits des tribus. Ils fore oient f ennemi dans ses camps et dans scs villes, parce qu'ils êtoient de vigoureux attaquant (a)* C èloit Dieu toujours qui donnoit aux chefs , dans les occasions , les résolutions convenables, et aux soldats l'intrépidité et l'obéis¬ sance : au lieu qu'il emoyoit au camp ennemi l'épou¬ vante , la discorde et la confusion. Jabés , le plus brave de tous scs frères, învoîpïa le Dieu d'Israël, et lui fit un vœu qui lui attira son secours (3) ; mais ce fut en combattant vaillamment. Ainsi Calëb ; ainsi Juda; ainsi les autres* Ruben et Gad conquirent les Agaréèàs et leurs alliés , « parce qu'ils invoquèrent le ü Seigneur dans ïe combat; et il écouta leurs prières*. CO Jttd. y, 6, ao. — (2) /, Pat\ vu. 2, i* 5 et seq, — 564 POLITIQUE » h cause <ju.HU. eurent confiance en lui, en comkt. » tant (1). » ni* proposition Dieu v ouloit aguerrir son peuple ; et mit ni ait « Je ne détruirai pas entièrement les nations qu< »

Josué a laissées en état* avant sa mort (s), » D[*t donc les a laissées en état, et ne les a pas voulu eileminer iouL*-ik~fail, ni les livrer aux mains de Josué; « afin quTsraël fût instruit par leur résistance j-etipt » tous ceux qui n’ont pas vu les guerres de Chanui/j, » a p p risse n 1 , e u x e 1 1 e urs e n fan s, à c o m b a Ll re 1 ’en Déni \ *> et s’accoutumassent ù la guerre (3). »

îv* proposition Dieu a donné à son peuple de grands capîtaiw, et des prinôes faetlicjiwux.

C'étoit un nouveau moyen de le former à la gufflfc Et il ne faut que nommer un Josué , un Jepliic j e: Gédéon , un Saul et un Jonathas; un David, et soi»

lui un Joab, un A bis aï, un Abner pi un Amasa;iiù Josaphat, un Ozias, un Ezcchias, un Judas le ^ chabee, avec ses deux frères Jon allias et Sîmou; ni Jean H i rean , fils du dernier; et tant d’autres, dont les noms sont célèbres dans les saints livres, et dam ( les archives du peuple de Dieu : il ne faut, dis-je, o|ut les nommer, pour voir dans ce peuple plus de grandi capitaines cl de princes belliqueux, de qui les fcntlites ont appris la guerre , qu’on n’eu eonnoil d^i les autres nations»

On voit même, à commencer par Abraham * ce grand homme, si renommé par sa foi, sae l’est pu moins dans les combats»

Tous les saints li vres sont remplis d’entreprises nuJi tairas des plus renommées, faites non seulement corps de nation, maïs aussi par les tribus parliez (i) Par; y. no, — (a) Jttd; il r a3* — (3) Ibid, in* ÏLÏLËE DE l/Éckm&E* UT- ÏX* 58* litires, dans la conquête (le la Terre Sainte; ainsi €jix' i L pai-oît par les neuf premiers chapitres du premier livre des Parali puîné nés. Si bien qu’on ne peut dou¬ ter qife la vertu militaire n'ait éclate par excellence dans le peuple saint, y* rnoFOSiïioN* les femmes memes y dans te peupte saint , oui cœc&llô en courage^ et ont fait des actes éton¬ nons .

Ainsi Jahel, femme de Haber, perça de part en part les tempes de SiSara avec un clou. Ainsi, sous les ordres de Barac et de Debbora. la propbétesse, se donna la sanglante bataille où Sisara fut taillé en pièces (i)* La prophôtesse ehnnta sa défaite par une ode (2}, dont le ton sublime surpasse celui de la lyre dhin Pindare et d’un Âlcée, avec celle d'un Horace, leur imitateur* Sur la fin, on y entend ie discours dé lit mère de Sisara , qui regarde par la fenêtre , et s’utonne de ne pas entendre le bruit de son char victo¬ rieux ; pendant qiie la plus habile de ses femmes répond oit chantant ses victoires, et se le rcpréseuEoït comme un vainqueur a qui le sort dcstinoïl, dans sa part d’un riche butin, ia plus belle do toutes les Femmes (3) , comme faisoient les peuples barbares* Mais , au contraire , il était tombé par la main d’une femme* « Ainsi périssent, Seigneur, conclut Dcbu bon* (4), tous lés ennemis : et que ceux qui t’aiment b brillent comme un beau soleil dans son orient* a Telle fut donc la victoire qui donna quarante ans de paix au peuple de Dieu* Tout le monde me prévient ici, pour y ajouler une Judith, avec la tête d’nu Holoferne qu’elle a voit coupée, et par ce moyen mis en déroute l’armée des Assyriens commandée par un si grand général.

(t) Sud. IV. — (a) Ibid. y. * , 2 Gtseq. — (31 Ibid. y. ag, ai), 3o* (4) fbia. 3 J , 32* De SS cet. Foutiqve, JJ 38$ POLITIQUE Ce fût en vain qu’il assembla une redoutable armà qu’il surmonta tant de montagnes, força liant de places ! traversa de si grands fleuves, mit le feu dans tant à ' provinces j reçut les soumissions de tant de villes in portantes, où il eboisissoit ce qu*ji y avoit de hm soldats pour grossir ses troupes (i). Sa vigilance à mener ses troupes, à les augmenta dans sa marche, à visiter lus quartiers, à reconnût k$ lieux par où une place pouvait cire réduite,, a lui couper les eaux, lui fut inutile: sa tête èfoi ; réservée a une femme, dont ce fier général crû] ; srêtçe rendu le maître; Cette femme, par scs vigoureux conseils 3 ave; f premièrement relevé le courage de ses citoyens; c, par la mort d’un seul homme ,elle dissipa le superh camp des Assyriens. « Ce ne fut point une yi goura I » jeunesse; ce ne furent point les Titans haiitahd » ni les Céans, quî frappèrent leur capitaine : ce » Judith, fille de Mérari , qui îe captiva par ses jtcii;, » et le lit tomber sous sa main. Les Perses fum; » effrayés de sa constance , et les Modes de son ai » dace (a), » Ainsi chantoit-dle , comme une auln Debbora, la victoire du Seigneur par une femme qui, ! durant tout le reste de sa vie, fit Po moment débuta les fêtes, et demeura à jamais célèbre (3) ? pouravoi su joindre la force a la cliasteté. JLes Romains vantent Leur Glélie et ses compagne dont la hardiesse à traverser le fleuve étonna et b I timida le camp de Porsenna. Voici, sans exagérer quelque chose de plus. Et je n’eu dis pas davantage. vi* propos mort. Avec ies conditions requises , ta guerre n'eit pas seutemcnl Ugilime> mais encore pieuse ti sainte * « Chacun disoit a. son prochain : Allons ; cain* I (r) Judith, tjii, tu. — Ibid . xn. 8, t2. — (3)/M | 25 , aG . 3-?. TIREE 1>E l’éctflîTTRl* LIT. IX. 5% « baltâné pour noire peuple » pour nos saints lieux» u pour nos saintes lois» pour nos saintes cérèmo- »

nies (i). j> . , C’est de telles guerres qu'il est dit véritablement : « Sanctifiez la guerre (2) » ; au sens que Moïse dîsoit aux lévites : « Vous dvez aujourd’hui consacré vos » mains au Seigneur (5) », quand vous les avez ar¬ mées pour sa querelle. Dieu s’appelle ordinairement lui-même le Dieu des années , et les sanctifie en prenant ce nom. vir pïtorosmosn Dieu iiéftTWfiiotJ^s i apres tout ? h tiiiuc pas ta guerre > et préfère tes pacifiques cmx g mtriers . « David appela son fils Salomon, et lui parla en « cette sorte : Mon fils ? je voulois Bâtir une maison » au nom du Seigneur mon Dieu ; mais la parole du » Seigneur me fut adressée en ces termes : Vous avez » répandu beaucoup de sang» et vous ayez entrepris m beaucoup de guerres; vous ne pourrez édifier une » maison à mon nom (4)* nsai Pas laissé de pre- « parer pour la dépense de la maison du Seigneur» » cent mille talens d’or, et dix millions de talons tfar- » gent, avec de l’airain et du fer sans nombre , et des » bols et des pierres pour tout fourrage, avec des » ouvriers excellons pour mettre tout cela en œuvre. Prenez donc courage, exécutez l’entreprise, et le » Seigneur sera avec vous (5). « Dieu ne veut point recevoir de temple d’une mûîn sanglante. David était un saint roi, et le modèle des princes; si agréable a Dieu, qu’il avoîl daigné le nom¬ mer Fliomme selon son cœur. Jamais il n’avoït ré¬ pandu que du sang infidèle dans les guerres qu’on appfeïoit guerres du Seigneur : et, s’il a voit répandu celui (i) I Jlfach. m. 43.— (a) Jerem* vi. — (3)Exvd. xjixiK r2ij, — (4) /. Pur, xxn p 6, 7, 3* autvm. 3. — (5) Ibid . 34, i5 j j6. Ï>S8 PGUTIQl'É des Israélites j c'étoïÉ celui des rebelles, qu?il aYoil encore épargné autant qu*iï a voit pu. Mais il stUfo que ce fût du sang humain pour le faire juger indki de présenter un temple au Seigneur, auteur et m. lecteur de la vie humaine. Telle fut l'exclusion que Dieu lui donna cîans h première partie du discours prophétique. Mais h & coude n'est pas moins remarquable : c'est ie choix ^ Salomon pour bmîr le temple.

le titre que Dieu loi donne est celui de Pacifique. Des mains si puits dJ sang j sont les seules dignes d'élever le sanctMitJ Dieu n'en demeure pas la , îl donne la gloire l'aflermir le trône à ce Pacifique (i), qu'il préféré ^aui» riers par cct honneur. Bien plus , il Fait, de ce Ftl-i fiqucj une des plus excellentes figures de son ïili incarné. David à voit conçu le dessein de bâtir le templep un excellent motif; et il parla en ces termes au pro¬ phète Nathan (a) : « j'habite dans une maisons B cèdre; et l’arche de l'alliance du Seigneur csün- * coi* sous des tentes et sous des peaux. » Le m\ prophète a voit même approuvé ce grand et plein dessein , en lui disant : « Faites ce que vous m u dans lé cœur; car le Seigneur est avec vous (31 » Maïs la parole de Dieu fut adressée a Nathan, h » nuit suivante 3 en ces termes (4) : Voici ce fini. ï le Seigneur ; Vous ne bâtirez point de temple « u mon nom. Quand vous aurez achevé le coursé ’ » votre Vie, un des fils que je ferai naître de voir: » sang, bâtira le temple , et faUfermïrai son Irène i » jamais, b Dieu refuse à David son agrément, en haine di } sang dont il Yoifc ses mains toutes trempées. Tant è sainteté dans ce prince n'en avoît pu effacer la tach Dieu aime les pacifiques ; et la gloire de la pais a b j préférence sur celle dos armes 3 quoique saintes d religieuses, ( t) I. Par , XXII. û ie. — * (à) II. Pe&. Vît. 2. / Par. XfHi 1 , 3. - (3) Ibid. 3. — (4) Ibid. 5, j 3. TIRÉE ftE L-lXRÏLTttte* L*V* IX* ARTICLE V, Jrerlu$ } ms titillions 7 ordres et exercices militait as* irc proposition. La gloire préférée à la fie * IVaccïhoes et Aleime avoïgnl vingt mille hommes* avec depx mille chevaux, devant Jérusalem : et Judas étoit campé auprès avec trois mille hommes seule¬ ment , tirés des meilleures troupes* Comme ils virent la multitude de l'armée ennemie* ils en furent ef¬ frayés* Celle crainte dissipa Tannée, où il ne de¬ meura que huit cenls hommes ()}* Judas, dont 1 armée l'étoit écoulée, presse de combattre eu cet état, sans avoir le temps de ramasser ses forces .

eut le courage abattu* C’est le premier sentiment, qui est celui de la nature. Mais on le peut vaincre par celui delà vertu, Judas dit à ceux qui restoïent (u) : Prenons courage; » marchons à nos ennemis, et combuLtons-Jes, 11$ » Peu de tournoient en disant ; Il est impossible; p sauvons-nous quant é prés ont ; rejoignons no$ u frères , et, après, nous reviendrons au combat* Nou* }j sommes trop foiblcs , et en trop petit nombre , pouf n résister maintenant* Mais Judas reprit ainsi : A ï)ic.q a ne plaise que nous fassions une action si honteuse , ïi et que nous prenions la fuite* Si notre heure est n venue, et qu'il nous faille mourir, mourons couraw geu sèment en combattant pour nos frères, et ne ïi laissons point celte tache à notre gloire* A ces mots u il sort du camp; Tannée marche au combat en bon » ordre. » Varie droite de Baechides étoit h plus forte : Judas Fattaqua avec ses meilleurs soldais, et la mît en fuite. Ceux de Tuile gauche, voyant la (1) /. Mach. ix. 4 , 5,6,7. — (s) Ibid. 3, 9, ib et sf 7* <>§Q FOLIÏIÇtË déroute, prirent Judas par derrière, pendant qifjj pôursuÏTOÏt l’ennemi : le combat s’échauffa , ÎJ y < d’abord beaucoup de blessés de jml et d’autre : Ju r fut tué 3 et !o reste prit îa fuite. ■ Il y a des occasions où la gloire de mourir coma» 1 g;èu$ cment vaut mieux que la victoire* La glcirï soutient la guerre. Ceux qui savent courir pour km pays à une mort assurée , y laissent une réputation h t a le tir qui étonne l'ennemi -et, par ce moyen * lhm\ plu? utiles à leur patrie , que s’ils demeuraient en vie. * C’est cc qu’opère rameur de la gloire. Mais il fj * toujours se souvenir que c’est la gloire de défen&t { son pays et sa liberté* Les Machabées s’étoîcnt d; 1 bord proposé ceitc fin, lorsqu’ils disoïent : « MourJ 1 w tous ilans notre simp licite ; le ciel et îa terre sud 4 n témoins que vous nous attaquez Injustement (]U| Bt après ; « Nous combattrons pour nos vies* po 1 » nus femmes 5 pour nos enfans* pour nos jW 5 » et pour nos lois (a), »

Et encore : « Ne vaut-il jk 31 » mieux mourir en combattant* que de voir pui:. ! » devant nos yeux, notre pays* et abolir nos sainte » lois? Arrive ce que le Ciel en a résolu (5) J s E \ pour tout dire en un mot : Mourons pour nos fe ^ comme dit le courageux Judas* Laissons-Icui l’exeiïi: ; de mourir pour nos saintes lois ; et que îa mémoin de notre valeur fasse trembler ceux qui voudront al! quer des gens si déterminés à la mort. Qu1 il soit ;: éternellement en Israël : quelque foîbles que egé soyons* qu’on ne nous attaque pas impunément. n* proposition* i La nécessité donne du courage . « Il n’en est pas aujourd’hui comme hier et avant 1 » hier* Nous avons l'ennemi en face* disoit Jüiiatb t » aux siens (4); le Jourdain deçà et delà, avecè » rivages désavantageux, des marais* des bois , f I a rompent l’armée ; il n'y a pas moyen de recule/; i (i ) /. iïlach. jj. 37.— (a) IbïiL lu, 20 * aï* — (3) ibid^ 1 %, 60* — (4) Ibid, ix- 44 M SCih T11V&E DE L’écHlTtlRE* &EV- ^ ^9* >1 poussons nos cris jusqu’au ciel. « En meme temps, on marche à l’emiemi; Bacchides est pousse par lunathus qui , le voyant ébranlé ,, passe le Jourdain û h nage, pour le poursuivre , et lui tue rmit* hommes* rtic propos ïtï on* On court à ta mort certaine, Samson en avoit donné l’exemple. Apres lui avoir crevé les yeux, les Fhilxsfjns assemblés louoïent leur dieu Dagon , qui leur a voit donné la victoire sur un ennemi si redoutable. Ils le faisoîent venir dans leurs assemblée 5 , et dans leur banquet, pour s'en divertir; et le mirent au milieu de la salle entre deux piliers qui soutenaient Fédiûce (i)* Sam s on, qui sentoit, avec la renaissance de ses cheveux, le retour de sa force , « dit au jeune homme » qui le menqit (ü)1 : Laisse-moi reposer un Moment v sur ces piliers» i> Toute la maison éloit pleine d'hommes et de femmes ; et tonales princes des Phi¬ listins y étoient, au nombre d’environ trois mille, qui étoient venus pour voir S a ms on , dont ils se jôuoîeiit* Alors il invoqua Dieu en cette sorte (5) : u Seigneur, souverfcfc-vbus de moi : rendez-moi ma »

première force, ô mon Dieu ! el que je me venge j> de mes ennemis ( qui étoient ceux du peuple de D Dieu , dont îi était le chef et le juge ) ; et que , par » une seule ruine, je me venge des deux yeux qu’ils a m’ont ôtés. » En même temps, saisissant les deux donnes qui soutenoient PediliCè, Pune de sa main droite et Poutre de sa main gauche^ « Que je meure, * dit-il (4), avec les Philistins* » Et 'ébranlant les colonnes, il renversa toute la maison sur les P Mb slins, et en tua plus en mourant, par ce seul coup, qn’iï n’üvoit fait pendant sa vie* Les interprètes prouvent très-bien, par l’ Ecclésias¬ tique, èt parTEpitre aux Hébreux, que Sam son étoît inspiré dans cette action* Dieu donnoit de tels exem- (i) Jud. xvi. 2i et sect. — (2) Ibid, aô. — (3 y Ibid, 28 , 2$, — (4) Ibid. 3o. PO tlTîQÎÉ j.lostï’rm courage dutjenfniné à la mort, pour accoutuma *on peuple à J a mvprîsisr. O» peut croire qu’une semblable inspiration pouj Eiéazarr , qui yoyoit le peuple étonné delà prodigieu^ année .d’Àûtiochus , et plus encore du nombre et i la grandeur de ses élépham, d'aller droit à celui ,j roi, qu’on rcconnoissoit k sa hauteur et a sou amure tl ïl se livra pour sou peuple , et pour s'acquérir l: , » nom étemel. Et s'étant fait jour a droite et iVgiSuct, » au milieu des ennemis qui tëiiihoîent deçà «| dcLr ! « à ses pieds , ïl se mit sous l'éléphant, lui pem:i M ventre , et fut écrasé par sa chute (i), « Cos actions, d'une valeur étonnante ? faisoîérthr 1 que tout est possible k qui sait mépriser sa vie,/ remplfssoicnt à la fois, et le citoyen de co tirage, o J ennemi de terreur, IVe FROrOSITlON* Modération dans (a victoire, I/ës exemples en sont infinis. Celui de Gédéont ) remarquable. Le peuple j affranchi par ses victoires signalés.! 1 vint lui dire en corps : Soyez notre seigneur : j » verain, vous> ot vos en fans, et les enffuts dh i n en fans parce que nous vous devons mla I n beric (*2). » Mais Gédéorij sans s enorgueillir.: sans y ou loir changer le g 0 1 1 yq ni e m e n t , rép 0 n ; « 3e ne serai point votre seigneur, ni rnoq fiM »

noire postérité; et le Seigneur demeurera le ■ ?.. | p souverain, a Dès l'origine de là nation 9 Abraham, après ai-., repris tout Je bien des rois ses amis, qùç l'ejimï avoit enlevé, paie la dîme au grand pnniilb du S# j gneur, conserve k ses alliés le m1 part du butin; dé reste, sans se réserver « un seul fil, ni une tfliin a rpie? rend tout, et ne veut rien devoir à aiieui jï mortel (3). # (0 /. iÏÏQùh* yi) 43 , 44, 4û, 46, — fi) Jnd. vins aM ; — p) Cen, xiv, ^3* , TiïlElL l'E i/éc&lTIBt. LlY* V><JP y* PIVOFOSITIOÏ^. Fciivô {(% g lier re équ Utt ùlcwiciit* Ménager scs anciens alliés , et leur demander le passage é de justes conditions ; c’est ce qu’on a expose dès le commencement do ce livre (i). Par l'effet de la même équité, nn posoit dés bornes entre les peuples voisins* O c toi eut des té¬ moins immortels de ce qui leur ap par leu oit. Tumut us testis (e), « Ne transgressez point les bornes que vqs pères » ont établies », dit le sage (5). Respecter ces bornes , c’est respecter Dieu, q.i on avoit pris a témoin, et qui seul étoit présent quand on ]es posoït. « Nous n'avons témoin de nos traités V que Dîen seul, qui est présent, et qui nous re- >} garde (4)* * , On le prend aussi pour vengeur de la toi violée : * Qu’il nous voie, et qu’il voie entre nous, quand » nous nous serons séparés (o). » C'est aussi par esprit de justice, qu' Abraham , qui traitoït d’égal , et de souverain à souverain , avec le roi Àbimdech, lui reproche la violence qu’on avoit faite à ses serviteurs, au lieu de commencer par sk plaindre a lui, « Mais Abîmelech repartit (6) : Je np » Fai pas su : vous, ne m’en avez rien dit, et c’est js d’aujourd'hui que je le sais. » Enfin, cct esprit d’équité, qui doit régner même au milieu des armes, ne paroit nulle part avec plus d’évidence que dans la manière de faire la guerre, que Dieu prescrit à son peuple çn lui meüapt les armes h la main* t . $ Si vous assiégez une ville, d’abord, vous lui of- » frirez la paix. SI elle l’accepte , et qu’elle vous »

ouvre ses portes, tout le peuple qu'elle contient » sera sauvé et vous servira sous tribut* Si elle ré- (i) Ci-devant i art. r, vn^ pmpoç., a . — (2) G en. ,3Ut.vi* 4S ■ — (3) Prou. xsii, aS*— -(4) Ççn, xxxi. 5o.-™(5) ïbkU /jy. — ( G J Ibid. ^ 1* 20 > 2$. 5o4 fOLlTlQtTE fuse l'accommodement, et qu'elle vous fa!SP I guerre vous la forcerez ; „t quand le Sei™ i vollÿ laura mise entre les mains, tous pas J fil de 1 epee tout ce qu’elle aura de combattait •épargnant les femmes, les enthns et les anj ferez ainsi i Loutes les villes éloignées et J ne sont pas du nombre de celles qui doivent™ JJ 3> données pour votre demeure (i)» » A oelles-Ll Dieu n’ ordonne point de miséricorde s pour des J sons particulières, que nous avons déjà remarquées J mais e est une exception , qni, comme on dit, JJ mit la loi. Moïse continue de la part de Dieu (5) ; * Lois, vous tiendrez long-temps une ville assiégée, oiT vous I aurez environnée de travaux, rotUBecoJ perez point les arbres fruitiers, et vous ne £> gerez point les environs. Vous ne vous annjs point de cognées contre les plantes; car c’esii bois, et non pas des hommes qui peuvent accroît I le nombre de ceux qui vous combattront U!, s entend des arbres fruitiers). Mais pour les ad® sauvages, qui sont propres à d’autres usages, «J pez-ks, et dressez vos machines , jusqu’à ce ugh[ ville soit prise* » La prudence, la persévérance, et en même \m-\ la justice avec la bénignité, reluisent dans ces roles* r VIÇ PE O POSITION i iYe se point rendre odieux dans une tm étrangère . l'Ous me troublez par 3a guerre injuste que vou. avez entreprise contre ceux de Siehem ; et mis J rendez odieux aux peuples de cette contrée, j’avois toujours si bien ménagés, dît’Jaeoh a Sto et à Lé rî , ses enfans (4), Il se retire, et cherche t; | paix* fi) B eut* xx» i o, ii et seq, (a) Ci-devant f art. i> propos* petfr 3*0 Ci «wK — (3) BeuL xx, jq, ae. - tf) Gà xxxîy, 3ü> :JÜ2 Èt* . SJ üi 5 TTREE BE Ï^KCBlTUIlI. UT* IX* tu* Momniotf. Cri militaire avant le comi«t , pain* comitHiwï /a (■//.î/joi'i'tifJn du soldai.

« Quand on sera prêt à venir aux mains, les chefs » de chaque escadron feront cette publication a tonte » |’année (1) : Si quelqu’un a bâti une maison, et ne « l’a pas dédiée , qu’il y retourne, et qu’il n’ait point » le regret de la laisser peut-être dédier à un autre, s Qui a planté une vigne, dont il n’a point encore « exposé le fruit en vente, qu’il fasse de même. Qui » a fiancé une femme, et ne l’a point encore épousée , „ qu’il aille la prendre , et ne la laisse point à un » autre* » , Ce cri vouloit des soldats qui reçussent rien a cœur que te combat , et n’eussent rien, dans le souvenir, qui pût ralentir leur ardeur. Après , on iafeoit encore ce cri général fa) : « Si n quelqu’un est effrayé dans son cœur, qu’il se retire d dans sa maison* de peur qu’il n’inspire ix ses frères )) la terreur dont il est rempli* » La coutume de ce cri durait encore dans les guerres des Machabées (5)* Kilo ne laissait au soldat que L’amour de la patrie, avec le soin de combattre, sans avoir regret ü sa vie. YIHe PROVÛS1TIOH. Choix du soldai. Quand Gédéon assembla l’année pour poursuivre les Madianites, il reçut cet ordre de Dieu (4) : « Parle » au peuple, et que tout ie monde entende ceci : Qui „ a peur, qu’il se retire* Il se retira vingt-deux mille » hommes, et il n’en resta que dix mille. Dieu cou- » tînua (5) : Mène ce peuple au bord des eaux* Que » ceux qui lécheront lus eaux en passant, à la mafi) Dcat. xs* a, 5 et ssq* — (2) Ibid. 8. — (3) /. Mach* m* 56. — (4) JtuL yn* 3* — ' (a) Ibid. 4j 5, 6* FOLSTtOrs » mere-des Chiens, et que ceux qui fléchiront U,- » nmix (pour boire A leur aise) soient mis à 2 « et lu nombie des premiers qui, prenant i’e a iu„ » la main, la portèrent à leur bouche, fut de tr fl cents seulement, que Dieu choisit pouremnbatt ' et apprit a ce général que ceux qui sc .trouver ■■ ' îes ssersar^ u - •* -h IXe PROPOSITION. Qualité d’un homme de commandement. « Sois courageux et fort. Soyez homme » gnez rien, n appréhendez rien (j). » C’est la première qu’on demande aux hou»,] coinipiindcmem, et k fondement de temt Je reste.

C^st fl u ss| ce qui fliisfiit dire à Néhémias - neür de lu Judée;, lorsqu'on iui inspiroU d,es oflnp; timides : « Mes pareils n’ont point peur* et ne fié. » jamais (a). b X* PI O POSITION, Intrépidité. “ Tosué leva les yeux, et vit devant lui un \m » qui le menaçait l’épée nue (5). 1! s’avance sans: » frayer, et lui dit : Etes-vous des nôtres, mi dut « ennemi ? » comme qui diroit parmi nous : ( vive ? Il apprit, en approchant, que c’étoit unà « Je sms, dit-ijj un dos princes de l’armée duë w gneur », du cette armée invisible, toujours prise combattre pour ses serviteurs. Et Jotué tou»* attaque en adoration; après néanmoins avoir apprit par celte preuve, qu’il ne faut rien craindre V guerre, pas môme un ange de Dieu en forme h marne. TIRÉE DE *-TV. ^ XlF P&O POSITIONOrdre d'un. fédérai. a One chacun fasse comme moi , ci suive ce qu’il nie verra exécuter (1). » Les yeux attachés au géné¬ ral, et le cœur prêt à le suivre dans tous les périls. Ainsi parla Gédéon* au commencement d!un com¬ bat. (Test l’ordre le plus noble et le plus ûcr que gé¬ néral donna jamais à ses soldats. XIIe TEOTOSniOX. Z. es tv ib us sSC p laign o le n î to vsg 1 1 on n c les 7} uaulo i 1 pas d9 abord pour combattre V ennemi* « Ceux de la tribu d’Ephraïni disoient à Gédémi (a) : » D’où vient que vous ne nous avez pas mandés plus ■B fût, et dès le moment que fous alliez à la guerre î) contre Madïan ? Ils lui parluieüt durement ? tout » prêts à lui Taire violence, » On les aVoit seulement mandés pour poursuivre Pennèmi mis en déroute* et ils a voient coupe chemin aux iMndiamtes; en sorte qu’ils a voient pris Oreb et Zèb , deux de leurs chefs , dont ils pàrtoient ïcs têtes au bout de leurs piques (5). Et l'envie de combattre êloit si grande, qu’ils murmuroient contre Gédèon* comme on vient d’en tendre. xme proposition. JJ n général apaise de braves gens en (es louant. « Mois Gèdéon leur répondit (4) : Qu’ai-je pu faire u fpii égale vos vaillans exploits ? Gu raisin de la tribu b d’JEphraïm vaut mieux que toute la vendange dJAj> bîezcr ( quelque abondant cpie soit ce pays).

Le j> Seigneur vous a livré Oreb et Zeb rqü’ai-je pu faire » qui vous égalai ? 0 Leur colore lut apaisée pai cette louange, (i) Jud, T.EI 17.— (a) Ibid, vnt, * . — (3) 'Ibid* vu. ^4 > 2$, — (4) Ibid, vx 11- a, 3. 5t)8 £ GOTIQUE XIV' PROPOSITION. Mourir ou vaincre* C’est ce qui fait cïes soldats déterminés, qui ne dé¬ mordent Jamais : tels que furent ceux dont il est parlé dons la guerre entre David et Isboseth. « Àbner dit à Joab : Que notre jeunesse joue deyanl .»■ noos (.1) #; c’e s t-ù- d i re q u 'elle co m| a l Le à o ut i an ce, en combat singulier , comme on faîsoit dans m tournois, ft Aussitôt on en choisît douze de ïa tribu de » Benjamin du côté d’Isboseth, et douze du côté de î> David* En ce moment ils s’approchent* Chacun » d’eux prît la tête de son ennemi », a la ffiboti penf être des gladiateurs , qui avoient un rets a la main pour cela* « Et en même temps lui enfonça un poi* I » gnard dans le flanc : et ifs tombèrent tous mûri; n l’un sur l’autre en même temps- » Sur l’heure on récompensa leur valeur, en appelant ce champ , tfe » champ des furts en Gabaon. « Et le titre lui cm de¬ meura, en mémoire d’une action si déterminée. xv* proposition. À ceoutumer ie soldat à mépriser lJ ennemi « Ame nez-mol ces cinq rois qui se sont cachés dut » cet antre (a). » Dieu les a voit condamnés é mort n Quand on les eut amenés, .Josué appela ses soldais, » et, en leur présence, il donna cet ordre aux chefs (jj: » Mettez le pied sur la gorge à ces malheureux. Et » pendant qu’on les foui oit. ainsi aux pieds : Dieu, » po ursui t-il , en fera autant à tous vos ennemis. Sojei » gens de cœur, et ne craignez rien. Et après la » avoir tués, on les attacha à cinq poteaux jusqu’au » soir, pour être en spectacle au peuple : et On te » jeta dans la caverne où ils a voient été pris, » saut, selon la coutume d’alors, de grosses pie m i » a son ouverture, pour mémorial éternel a la posté- » rite, a {]) //. Jleg. n. i4, i5j 16 . ■ — -fa) JW* t. 22,23. ~ (3) Jùi&t i j 7 '20 } 26. TlKtE m t’iCRITÜRE, XIV.

ïx. xrr MO fo s mo N* Ijadiüçenee et la précaution dans tes expéditions? et dans toutes les affaires de lu guerre. a Prenez des vivres autant qu’il en faut* Dans trois 3 jours (à jour nommé) vous passerez le Jourdain , n et vous entrerez dans le paya ennemi (i)* a En meme temps, Josué envoie des gens aux nou¬ velles, et fajt observer Jéricho* II apprit que foulétoit dans Pépouvûhte. Il marché, toute la nuit (a) ^voulant signaler le commencement de sa nouvelle principauté 'par quelque action d’éclat* « Je commencerai, dit le » Seigneur (5) , aujourd'hui à faire éclater ton nom » comme celui de Moïse, » . • G é dé on se lève la nuit, assemble l’armée, bat l’en¬ nemi , ïe poursuit sans relâche , tombe a F impou r vu sur quinze mille hommes qui reste ient , prit leurs commun dan s qui se reposoient en assurance, et ne s’attendûient à rien moins qu’a être attaqués ; tailla tout en pièces , et revint devant le coucher du so¬ leil (4). Pour profiter de son ayanlage, et voyant que le soldat avoît repris cœur, Saul , sans perdre un mo¬ ment, et sans même donner le temps de se rafraîchir, prend dix mille hommes qu’il trouva sous sa main. : Et , « dit-il, maudit celui qui mangera avant que je sois » vengé de mes ennemis* » 11 en lit un grand carnage depuis Machmisjusqu’àAialon, dans on grand pays (5). Pîon content de cette victoire, quoique ses soldats fussent très-fatigués ; « Marchons, disoît-il (G), loin- » bons-îcor dessus pendant la nuit, et ne cessons de ?) faire main basse jusqu’au matin* » Baasa, roi d’Israël, forti boit Rama, etempêchoit par ce moyen les rois de Juda de mettre les pieds sur ses terres ; s’assurant un poste d’où il tiroît de grands avantages. Maïs Àsa, roi de Juda, en vit l importance - ( i) Jos. i. 1 1 , — (2) Ibid, U. l, 3 j 2^, in* l . (3) IbiJ*. ■111* 7.“ (4 ) Jutl vil. I. V ni. 11, 12, 13- — (5)/* 'Atg* 2 \ ‘et seq. — (fi) Ibid* 3G, 4ûo pooiiQt'i: Sans ménager ni or ni argent , il gagne le roi ik Syrie contre Baasa : Po image est interrompu par celle guerre imprévue, et Baasa se relire (i), Asa^ani perdre de temps , envoie scs ordres par tout srm royaume, en cette forme absolue (2) : «Que personne »

ne soit excusé. Ainsi on enleva en diligence lesina- » rénaux de la nouvelle fortification de Rama; eUà \ en bâtit deux forteresses. « Tel fui l’effet de sa jjijigence. Kilo affaibli} l’ennemi, elle fortifia lui-mihe; On iroit à J’infini, si l’on vôuloil rapporter b exemples d’activité , de vigilance , de précaution qu’ont donner, danslésesbeditions de guerre, les Josur, les GMéon, les David, les Machabécs, et les autres grands capitaines dont l’histoire sainte nous a cooserTé la mémoire. XVIIe PROPOSITION. Alliance? à propos. On ên vient de voir un bel exemple, quand Ail s’unit si ù propos avec le roi de Syrie ; les autres kr Aient superflus; et U suffit de remarquer une lois qu’il y a dos corajo ne jures où il ue faut rien épargner, XVIIIe proposition. la réputation d’être homme de guerre tient l’tfr nemi dans la crainte . « Ghusaï dit à Àb salon (5) : Vous connaissez rota » père, et les braves gens qu’il a avec lui, d’un coun rage intrépide, et qui s’irrite par ses pertes, cojninî » fine ourse a qui on a ôté ses petits. Votre pèrp'ejl » un homme de guerre, et ne s’arrêtera point ave: » le reste du peuple; il vous attend dans quelque e«ia buscade , ou dans quelque lieu avantageux. S!j! fl vous arrive le moindre échec, le bruit aus-îtôtsfeû a répandra de tous côtés, et on publiera qu’Absaîon . b a été battu ; et ceux qui sont à présent connue des (■) //AÆqg.xv. J?* 18, 19. 20, ai.— . (2) Ibîd'&r (3)//. Ilcg, xv m 0,9, iü. TIBE£ DE L’ÉCBlTÏJftE, LI Y* IX* /jOt tu lions, perdront courage par celte nouvelle. Car on n sait que votre père dst un homme fort? et qu’il est h environné de braves gens. » il concluoit à ne rien hasarder* et à l’attaquer à coup sûr. Ce qui donnoit k David le temps de se recoondîire-, et lui assuroît la victoire. Et il arrêta par cette seule considération pétuosité d’Àbsploh, qui craignit dans David les rés* sources que ce grand capitaine pou voit trouver dans son habileté dans la guerre* et dans son courage* XIXe fèü position. Iî oimeu îw mi lit aire Saul* après ses victoires* érigea un arc de triom¬ phe (j ) * en mémoire de J a postérité * et pour liant mer par les exemples* et par de pareilles marques d’hon¬ neurs* La constitution du pays ne permettait pas alors d’ériger des statues* que la loi de Dieu réprouvait.

On érîgüOÎt des autels* pour servir de mémorial (^} ; oft r-on faisait des amas de pierres (3). XXe ru o position* E xe rci ce s m i lit aires * et dist lt ictions m arquées parmi iss gens de guerre. David fît apprendre aux Israélites a tirer dé l’apc (4) * et fit un cantique pour cet exercice, à la louange de Saül* qui apparemment l’avoît établi* Ceux de la tribu d’iss a char étaient en réputation de savoir mieux que les autres le métier de ta guerre, « li y n Voit deux cents hommes de cette tribu qui a étoîent Lrès-iiabiies * et savoieut instruire, Israël a* ù faire en son temps ; et a propos* Joule sorte de mou¬ vement; «s ci lo reste de la tribu suivoit leurs con- » sons, (5), 9 (i)I. /?0v xv/ n, — - (3) Ibid. xiv. 35. — (3)*/W. x. -XïsÂegit kyuC 17, ï8. — II, Jieg> c iS, — (S) L Put\ %n. 2.3 * . - POLITIQUE Dans la paix profonde du règne de Saïomfln r. exercices militaires demeurèrent en honneur el*,f cent cinquante chefs instruisoient le peuple fil * Ce prince si pacifique entœtenoit dans L P(tl I humeur guerrière. 11 employé les étranÆ mtia^es royaux , mais non pas les enrans d’Isml C étaient eux qu il occupait de la guerre M u eto.ent les premiers capitaines, et commet t ■ cavalerie et les chariots. Kenhc.li "ln Principalement ceux de Jmla t, * INpphtali, combattoient avec le bouclier el lu ww:. les, autres joignoient l’arc avec le bouclier r> 1 r se™. aU,t Jnstruit à ^s armes domiï* Josapliat , quoiqu’il fit la guerre plus pour ses allié que pour hu-même, se rendit célèbre plr ï Z ordre qu il donna è la milice (4). 1 1 «.Ttllr^'0!0 d’0das fut portée bien loin par w Semblable vigilance, qui lui fil ajouter aux sqinjifc ei nsSÜI’PrtiteCCSr,,rS’ Ce,Ui de ou nslru ire des» fl f ‘iarmeSî ^-casques, de boucliers, d’arc; a tant1 ÏÏtnu’d60 ** in?c,,.înes t,e toutes les sortes; tant telles qu il conscrvoit dans les tours, que celle JÜfSli-f. SUr,cs ««railles - pour tirer fe 5 ’ et jeter de grosses pierres (5) : en sorte sa rien ue mnnquoit d l 'exercice des armes ? raîdfe® animèrent aussi le chrage acs brave?

gens» dC Ces °SPtces dt; titrcs(G): irL, f ns ? lle ordres différons; avec les rein M-ni^"1 ‘l',0it!n[ iour chef. Leurs actions éloient mi’on n r8 ft?! e$ r*8is,res publics. Il y en avilit qu oi, nomment les capitaines du roi; les grands, ou fer™ Cilima,nes (') ■> ou ?« capitaines des c». J'U/'3iaraau‘ ;?;7/2^ 9--OM Âk vm.>. >PT. X,. 10, t i ,5 H Z, Jïlç'ijffr' X*,u> 9 * "»• 1 - <&) l. Par. vu. d? h (7) 1L P“'- »«• “• «"• * Tin ce be l'ccritcbe. lit. ix. On voit ailleurs comme un Etat de deux mille six ce ni s officiers principaux (i). Sons chaque prince ? on connoît ceux qui étaient établis pour les commancleim ns généraux , ceux qui coimnandoient après eux et tout Perdre de la milice (2). Dieu vouioit montrer dans son peuple un Etat par¬ faitement constitué > non seulement pour la religion et pour la justice * mais encore pour la guerre comme pour la paix, et conserver la gloire aux princes guer¬ riers. ARTICLE TL Sur la paix et la guerre : diverses observations sur Fuite et sur F autre, ite fhûfqsitiûn. Le prince doit affectionner les braves gens. Saul 5 en qui Ton admiroit de si grandes qualités, se faisoït remarquer par eclle-ci : «Tout homme qu d „ Yoyoit courageux et propre à la guerre, il se 1 ai- » tachait (5). b C’est le moyen de s'acquérir tous les hrav.es* Vous en prenez un, vous en gagnez cent. Quand on voit que c'est le mérite et la valeur que vous cherchez, on entre en reconnoissance du bien que vous laites aux autres, et chacun espère y venir & son tour. 11e PROrOSlTlOX. Il n’y a rien de p tus beau , dans ta guerre , que l’inteUigerice entre tes chefs, et ta conspwatwn de tout l’Etat. Joah, se voyant comme environné des ennemis, partagea P armée en deux , pour faire te te de tous {[) JL Par - xxVi. ia. — (a) Ibid, xViK et seq, — I. Iteg. \îV22s stsrs « - J ■ m * aiL, (,); B mt(!S Priaient de votre côté , je serai à vni? a. cours' Sl,JrM h°ramc de couine, et : 5 °"l 110tl;e Peuple et pour la dlé de Stox Vf'MC 10 Se¥— ü~o.£ÏSfc ntleuUnW F ? Ce?" m doit’ Rendre.

Z . v*' ‘ 1 “n a ( ««tre , Être résolu à tout et il .Dteu;c est tout coque doivent faire de Itop^ ■ pâlJfelrî sï: * : arir !" CMiv "•* . ite 2 f rÆ combattit he.aniuoM I lj u îunil/e Imm nî, j0na’>,S Pass6rent ÏC Jourdain i dans G aLTetlnrrS, WW,,P>de P1**8** sicnaîres vi ,d 1 -, 11 emporté sans nette 4 sL oû !u% ?’ 1 ? re,0,";ntTet)t cri trictfliplie fa S' Je iS1— <-‘ms holocaustes en Lmi guiccs. Le peuple mmi pm le dessus de sva mmé ffie° “iAm™ ^ UüiS di,efs‘ Jo4h. CI* de Ü concert et ni.^f ’ U" de® c,lefs» rompirent ce kai on le dira ,hnsU wne plaie en Israël, connut on io «ira dans urj moment. dain tiS|S’0’IabésrGî,laa,,> vî,,e au-delidMto Z raite, GfrftPar NaîUS roi. dos Ammonites, offrît nonriil avoi' U Sf,‘S?9,ne,tre à sa puissance. Noasrë une •f'smn sanglante (5); « Tout le traité fiW îf*g!n! ,X; a«^ “ W L Jllach- v- «î et *?" TIREE UH l/ÉdflkTlBrE. LIV. IX* * que je veux faire aveu vous , c’est que vous' me lu J vriez chacun son œil droit , et que je voua fasse » l'opprobre de tout Israël. Le conseil de la ville ré- b pondit : Domicilions sept jours pour envoyer aux » tribus ; et si clans ce temps nous ne sommes secourus* a nous nous rendrons a votre volonté* » Leurs en-r voyés vinrent donc àGàbaa, où Saül faîsoit sa rb*U deilce ? et ils déclarèrent à tout le peuple l'état où étoït la ville. Tout le peuple éleva sa voix, et fondit en larmes* Chacun pieu roi t une ville qu’on aüoit perdre, comme si on lui airaclioît un de ses membres. Saul arriva pendant Rassemblée, suivant ses bœufs qui ve¬ naient de la campagne. Car nous avons déjà vu que, tout sacré qu'il étoït, et reconnu roi, il faisoit sans façon , et sans s’élever davantage , son premier métier. Telle étoït la simplicité de ces temps. Etant venu dans rassemblée, il dit (t) : « Quel est le sujet de tant de » larmes, et de ces cris lamentables de tout le peuple ?» Àlorss*# lui raconta l’état d$. Jabés. « L’esprit de Dieu » lo saisit ; îl mit on pièces scs deux bœufs , et en en- » voya les morceaux par tout Israël v avec cet ordre: »

Ainsi sera fait aux bœufs de tout homme qui mm- * qüera de suivre Saül , et de marcher en campagne. » On obéit : il fit la revue ; il trouva sous ses étendards trois cent mille combattans ; et la; seule tribu de Jtidir y en ajouta trente mille. Il renvoya les députés de Jabés avec cette réponse précise : « Vous serez sc- » courus demain. » L’effet suivit la parole. Dès le matin, Saül partagea son année en trois, entra au milieu du camp ennemi, et ne cessa de tuer jusqu’à la grande chaleur du jour; tous les ennemis furent disperses , et il no resta pas deux hommes ensemble. C’est ce que fit l'intérêt public, la 'diligence , la cons¬ piration du roi, du peu pic , et de toutes les forces de l’Etat. On conserva éternellement la mémoire d’un tel bienfait. Ceux de Jabés Galaad, touchés de ce sou¬ venir, furent fidèles à Saül jusqu’après sa mort, et (i)/. Reg* xi. 5 j 6, 4o6 POLmQTÊ furent les seuls de tout Israël qui l'ensevelirent Daii ' leur en sut bon gré, et leur fît dire (t) : « Béais soje, » vous de Dieu, vous qui avez conservé vos recV- » no i ssa ne es à Sa ii I , V o t je s e i ghe u r : le Seigneur x> le rendra, et moi-meme je vous récompenserai à » ce devoir de piété. Car encore que SaiiJ , votre# » gneur, soit mort , .luda m'a choisi pour roi. Em » succéderai à l'amitié quJil avoït four vous, ad m qu’à son trône. » mB PROPOsmoN, Ne point combattre contre îes or dru. Pendant que Judas et Simon firent les exploit qu’on a vus en Galilée et dans Galaad (s), Josejïh c, Azai ie, les deux chefs à qui ils avoïent laissé la garà de la Judée, avec défense de coin bai fie jusqu’à I- ' réunion de tonte Farinée , furent flattés de h îm glqlre de se taire un nom à leur exemple, en coœ- bûftant les Gentils dont ils étoienl environnés. ïïs^rtirent donc en campagne : mais Gorgîas vînt à les rencontre , et les poussa jusqu’aux confins delà Jucfe Deux mille ho ni nié s des leurs demeurèrent surit place, et la frayeur se mit dans tout le paysfW qu’ils n’ohéljreût pas aux sages ordres qu’ils a Ai reçus de Judas, s’imaginant de pgptagèr afèiî lui h gloire de sauver le peuple* « Mais ils n’étoienl p&id: »

la race dont de voit venir le salut (5). » Leur général les connoîssoit mieux qu’ils ne sêcüo^ noissaient eux-mêmes* On les laissoit pour gaàp pays j et ils n’avoîcni qu’à demeurer sur la délénsiR Faute d’avoir obéi, Us firent perdre à leurs troupes J’avantage de combattre avec tout le reste de Tannées et sous de plus sages chefs. {O LL lîeg , ir, 4, et seqm — (*ô) Ibid, (îs. 5 et seq. — (e) /. Mach. y. mÉE ï>E L'ÉdUTtiKS. II V. IX. ^Oÿ IV* PROPOSITION, H est bon d * accoutumer f armée à un même général. « Tou! Israël et Juda aîmoit David , même du vi^ » vàfit de Saul, parce qu'ils le voyaient toujours mar- » cher à leur tète, et sortir ea campagne devant » eux (i). » On s’accoutume , on s'attache^ on prend confiance; on regarde un général comme un père qui pense ù vous plus que vous -meme. On, s’en souvint , lorsqu’il fallut réunir les tribus pour reconnaître David- « Hier, et avant-Mer, vous * cherchiez David pouf3 le faire régner sur yous, •» Faites donc, et rangez- vous sous son étendard (2).» Ce n’est pas un inconnu que je vous propose * dit Abner à tout Israël, v* proposition. La paix a ffer mit les conquêtes J Il est bon qu’un Etat ait du repos. La paix du temps de Salomon assura les conquêtes de David. Les Hé- théens les Àniorrhéefjs et les autres peuples que les Israélites n’a voient pas encore entièrement abattus , furent subjugués par Salomon * et devinrent ses tri¬ butaires (3). VI® FflÜPOSlTION. La paix est donnée pour fortifier le dedans* De quelque paix qu’on jouisse, toujours environné de voisins jaloux , il ne faut jamais entièrement ou¬ blier la guerre qui vient tout À coup. Pendant que l’on vous laisse en repos , c’est le temps de se fortifier au dedans. Salomon en donna l’exemple. Il bâtit les villes qu’IIiram lui a voit cédées , et y établit des colonies d’Israélites (4) . Il fortifia Emath-Suba, place é!oi- .(0 I. Ucg. xvm. 16. — (2) ïï, lîe g. ni. 17^18, — (3) //. FOLmQlTE fçnée dans la Syrie > et ancien siège des^rois. Il hiir Pal mire dans le désert, qui, plusieurs siècles après, f une ville royale , où Odenat et ®8 mhk knoiêniV siège.

Il érigea en Emath plusieurs villes fortes]] éleva la haute et la basse Bethoron, et d'aubes nli murées, avec des remparts et des portes U é(4|| aussi des places pour y tenir sa cavalerie et ses à. riots ; et ÎI remplit de ses bolimcns Jérusalem,]. Liban 5 et toutes les terres de son obéissance. Les autres grands rois, Àsa , Josaphat et O&sfi, inhérent* « As a c n ns t ru I soi t des Mlles fo ri es, pa rce q u’j ! (j » dans le repos , et ne se trouvent pressé A*uw » guerre (i), » La guerre demande d'autres soins, ï! ne donne pas ce, loisir. 11 prit donc ce temps po»n! a ceux de Juda (a) : « Bâtissons ces villes ; cnlo^ » rons-Jcs de murailles ; munîssons-lês par des fb; » fortifions les portes, pendant que tout est péib, » et qu’aucune guerre ne nous presse. Iis ïcsLfc « donc sans empêchement, w On voit, en p m:\- les fortifications dont ces temps avokmt besoin ^ cl bon n'en néglige ort aucune. « Josaphat bâtit aussi des châteaux en forrrie, i » environna plusieurs villes de murailles ; et en t! « de tous cotes de grands travaux (5), » « Ozins fortifia ies portes de Jérusalem, enlenmi* » hissant de tours 5 la porte do l’anÉe , et la |o ateds j j> la vallée j et les autres du meme côté de la mu- « va i 1 3 e (4 } ■ » C ’é i o ie n t a p p a re m m e n t ! e s e n dfoSli Ifi plus difficiles à défendre, et qu’il fallait tûchci -- rendre imprenables. Vf t* rnorosmoîT. Au milieu des soins vigitans , il faut t&uj&M avoir en vue t* incertitiule des évétmncM Entre plusieurs exemples que nous fournit l’Ecri (0 i/. 'PaK xtv. g. ~ (2) ibîd . i.—ffîààm n, iô* — Ibid* xvi* 9. TIREE DE LféçamiRE. LIY, II. /joi) ture Je chutes inopinées , celui d’Âbimelech est des plus remarquables* Àbimelcch, üls de Gédéon, avoit persuadé à ceux Je Slchem de se rendre à lui (r). Ce poste étoit im¬ portant , et c'est là où fut depuis bdtie Samarïe» Il leva des troupes , de l’argent qu’ils lui donnèrent; et s’empara- du lieu o Ci Étaient scs frères au nombre de soixante et dix, qu’il massacra tous sur une même pierre , à la reserve de Joatham le plus jeune, qu’on cacha.

Il fut élu roi à un chêne prés de Si ch cm , quoique Joatham leur reprochât leur ingratitude en¬ vers La maison de Gédêon leur libérateur ; mais i! fut contraint de prendre la Fuite, par la crainte d’À- bîmeîeeh , qui demeura le maître durant trois ans , sans aucun trouble. Après les trois ans, il se sema un esprit de division entre lui et les habitons de Sjcheip, qui commen¬ cèrent à le haïr, et les grands de Sichem,qui l’avoient aide dans le parricide exécrable qu'il avoït commis contre ses frères* Au temps donc qu’Abîmelech étoit absent, ils se firent un chef nommé Gaal , bis d’Obed , qui, étant entré dans Sichem , donna courage aux habilans soulevés, qui aliment pillant et ravageant tout aux environs , et maudissant Abîme ïech au milieu de leurs Festins et dans le temple de leur Bien* IJ restait à Abîme loch un ami fidèle, .nommé Zdbul, d qui il avoit laissé Je gouvernement de la ville, qui aussi lui donna de secrets avis de tout ce qu’il avoit vu , l'exhortant à faire tout ce qu’il pourroit sans perdre de temps* Àbimclech part la nuit, et marche vers Sichem, oh Gaal étoit le martre* Le combat se donne à la porte; et Gaal est contraint de se renfermer dans la place, qu 'Abimclech assiégea, Les gens de Gaal furent battus et défaits pour la seconde fois : AJ^meiéoL prassoit le siège sans relâche, et ne laissa aucun ha¬ bitant, ni pierre sur pierre dans la ville, qu’il réduisît en une campagne qu il sema de sel. 11 restait aux Si- ( r ) JmL ix. i , 2 et set], Bossuet* Politique. 4*o fotmqrE die mi Les un vieux temple, qu'lis avoîenl fortifié , net soin; mais Àbimèïcch y fit transporter tonie une foJ jCt ; et , ayant ^llumé autour un grand Jeu , y fit ^ ver de fumée ses ennemis. Vainqueur de ee côté-là , il assiégea Tliebca ? qssri| réduisit bientôt, il y avoit une haute tour où jJ hommes et les femmes set oient réfugiés avec 1rs priJ eïpaux de la ville. Àbimdcch la pressent avec vigueur, prêt à y mettre le feu; car il avoit tout T;naniage : mais une femme, trouvant sous sa main uq morceau d’une meule.»

le lui jeta sur la tête, ïi lomk ; mourant; et celui qui faîsoit la guerre si ardemment ! et si heureusement, que rien ne lui réslstoit » périt par une main si faible; contraint, dans son ûm poir, de se faire percer le flanc par un de sessoïto, tt de peur gu 'il ne fût dit qu'une femme lui avoit donut » Je coup de la mort (i). » Ne vous fiez ni dans votre force , ni dans votre i licence , ni dans vos heureux succès ; surtout dans Eei entreprises injustes et tyranniques. La mort , dd I quelque désastre affreux, vous viendra du côté cl ; vous l'attendez ïe moins"; et la haine publique, armera contre vous la plus fuible main, vous fflfr Liera. TIIl* PROPOSITION. Le luxe , ïe faste f la dvùauchc aveuglent la hommes dans la guerre , et les font périr, Eta, roî d'Israël , fils de Baasa , faîsoit la gïimt aux Philistins , et son année assiégeoîl GebLdlioci [ une de leurs places des plus 1er tés; sans se mettre w peine de ce qoî se passait ù l'armée et a la cour; content de faire bonne chère chez ïe gouverneur <!( TJiersa, apparemment aussi peu soigneux desaffaiwi qud son maître. Zambri cependant, é qui, sans U I bien connaître, Eïa avoit donné le commandement de la moitié de la cayaleric, Payant surpris dans lî i vin et à demi ivre dicz le gouverneur, l'égorgea nï« (*} Jud, jx, 54^ mÉfc Ï>E l*ECRimfc. ttr. IX. $ il sa famille et ses amis* et s’empara du royaume. Le bruit de celle nouvelle étant venu dans l’armée qui asriégeoit Gebbclhon , elle fit un roi de son coté * nommé Am ri , qui en était ïe général ; et Zambri se trouva forcé ù se brûler dans le palais* après un règne de sept jours (i). L'aventure de Bénadad* roi de Syrie * n'est guère moins surprenante. Il assiégeoït Samarie, capitale du royaume d’Israël, avec une armée immense* et trentedeux rois ses alliés (2). Il étoit a table avec eux sous le couvert de sa tente , plein de via et d'eniporiemenU Un vit avancer quelques hommes , et on fmt dire à liénadad que quelqu’un étoit sorti de Samarie. y Allez* cî î I- 1 1 aussitôt (5) * et qu'on les prenne vifs * »

soit qu’ils viennent pour capituler ou pour coui- * battre* w II ne songeoit pas que sept mific hommes su ï voient. On tua tous les Syriens qui s’avançoîent à la négligence. L’armée syrienne se mît en fuite : Ilenadad prît la fuite aussi avec sa cavalerie* et laissa toute sa dépouille au roi d'Israël Pour lui relever le courage, ses conseillers l’amu¬ sèrent par des superstitions de sa religion , en lui di¬ sant (4) : « Les dieux des montagnes sont leurs dieux; n et si nous les combattons en pleine campagne* nous » aurons pour nous les dieux des vallées, « Mais ils ajoutèrent à ce vain propos un conseil bien plus so¬ lide : « Laissez tous ces rois ( qui ne font qu'embar- & 1 as s Ci une année}, et mettez de bons capitaines û i> la place ; rétablissez voire armée suivie même pied » qu'elle étoit ; eombaUez-Ies dans la plaine , et a dé- » couvert, et vous remporterez la victoire. » Le con¬ seil éloii admirable : mais lïénadad éloit un roi timide el vam , qui n'a voit que du faste et de l'orgueil. Et Dieu le livra encore entre les mains du roi d'Israël • trop heureux de trouver de l'humanité dans son vain¬ queur. . 4 I 2 POLITIQUE IXe PE 0 POSITION Il fait l* avant toutes choses, con naître et mesure t ses forces. « Qui est le roi qui, ayant à faire la guerre contre « un roi* ne songe pas auparavant en (ni- même s’il « pourra marcher avec dix mille hommes à la m- » contre de celui qui en a vingt mille P Autrement, » pendant que son ennemi est encore éloigné, îl en* » voie une ambassade pour lui demander lu pair, C'est ce que dit la Sagesse éternelle (i). Alors, pour négocier la paix, on fait marcher de. vaut les présens, comme Jacob fit à Esaü ; et, comme lai , on les accompagne de paroles douces (s): cari! est écrit qtie « la parole vaut mieux que le don (5). i Xe te o POSITION, If, y actes moyens de s* assurer des peuples vaincus, après ia guerre achevée avec avantage, David non seulement crut nécessaire de mettre garnisons dans les villes dé la Syrie, de Damas et dé ridumée , qu'il ayoit conquises ; mais lorsque \g peuples étaient plus rebelles, il les dêéarmoit encore, et faisoit rompre les cuisses aux chevaux (4)* On punissait régulièrement les violateurs des frô¬ lés, Ainsi les Israélites , non contcns de détruire tiwles les villes de IVLoab, coüvroie’nt de pierres les meil¬ leures terres.

Os bouchoient les sources, colypoSnl les arbres, et dé mol iss oient les murailles (5). Dans les guerres entreprises pour des attentats pim horribles , comme lorsque les Ammonites violèrent, avec une dérision cruelle, dans les ambassadeurs (b David, les lois les plus sacrées parmi les hommes j on usa d’une plus terrible vengeance. Il voulut en faire un exemple qui laissât éternellement dans tou? (i) Luc, xiv. 3i , 3a. “(a) Gen* xxxit. 3*^,5. 9 , io j 1 1. — (3) Eccl. xym. i(h — (4) //. Eeg. yjïi* h îi i, 4, 5, 25* TIREE m ifiCMTVÜZ. LIT. IX, l\\% ces peuples une impression de terreur qui leur 5ïÛ€ tout courage de combattre ; leur faisant passer sur le corps, dans toutes leurs villes, des chariots armés de Couteaux (i). On peut rabattre de cette rigueur, ce que l'esprit de douceur et de clémence inspire dans la loi nou¬ velle : de peur qu’il nous soit dit y comme à ces dis¬ ciples qui voulaient tout foudroyer ; « Vous ne son- )> ges pas de quel esprit tous êtes (2), a tu vainqueur chrétien doit épargner le sang; et l'esprit de l'Evangile est là-dessus bien différent de celui de la loi. Xi* proposition. 1 1 faut observer tes eommmcemens et tes fins des vignes ,■ par rapport aux révoltes* Lorsque l’Idumëe fut assujélie par David, Àdad , jeuneprinee de la race royale , trouva moyen de so retirer en Egypte , où il lut très-bien reçu de Pha¬ raon (3). Comme il apprit la mort de David, et celle de Joab , arrivée au commencement du règne de Sa¬ lomon; croyant le royaume affaibli par la perte d’uiï si grand roî, et par celle d'un général si renommé, il dît à Pharaon (4) : « Laissez-moi aller dans ma u terre, a C'étoit pour y réveiller ses amis, et jeter les semences d'une guerre, qu’on vit éclore en son temps. L 'extrême vieillesse de David donna lieu à des monvemens qui menacèrent 1-Etat d'une guerre civile* Àdouïas, Als aîné de David, après Àb salon , faisoit revivre son frère par sa bonne mine , par le bruit et l'ostentation de ses équipages, et par son ambi¬ tion (5), Il avoit sur Àbsalon ce malheureux avantage qu'il trouva David défaillant , qui ayoît besoin , non d'être pousse , puisqu’il avoît sa vigueur entière, mais d'être réveillé par ses serviteurs.

Il avoit mis dans son (i) //. Reg, xii, 3i. — (3) Luc . tx, 55* — (3) III. xi , 17, iS* — (4) Ibid* 2 1 j 22. — (5) Ibid* n 1 , 2, 5 et éCif. III 4 1 4 tQtnîQVü pnrti Joab qui commandoït Jus armées, et Abiatbr souverain pontife, autrefois si fidèle à David , et beaucoup d'autres des serviteurs du rot de h tribu de Juda, Avec ce secours , il n’âspiroît à rien moins nu a en¬ vahir le royaume du vivant du roi , et contre la position qu'il en a voit déclarée , en désignant Salo¬ mon pour son successeur, et Je faisant reçu n naître par tous le s grands, par toute Tannée , comme celui L Dieu préférait a scs autres frères 7 pour le remplir du sagesse , cl lui faire Ltltîr son temple au milieu dW paix profonde (î). Adonjas voulait renverser un ordre si bien établi, Pour rassembler Je parti, et donner comme Je signai à ses amis de le faire reefonnoître pour roi , ce jcuirç prince fit un sacrifice solennel, subi d'un superbe festin. Toute Jo cour étoït alleniîve Ton remarqua qu'il a voit prié les principaux de Juda, avec Joithei Abiathar, et, a la réserve de Salomon , tous les fils du roi. Comme ii n'y vît ni ce prince , ni Sadoc , sacri¬ ficateur, ni Nathan , ni Bunaîas , très-assuré d Ua vidj et qui commandoit les vieilles troupes, tous attachai au roi et à Salomon, on pénétra le dessein cTAdonia:’, et on découvrit le mystère. En même temps NaSkû cl Befhsabée, mère de Salomon, agirent avec granil concert auprès de David ,, en lui parlant coup sur coup Ds ouvrirent les yeux à ce prince, qui jusqu'alors^ meuroit tranquille, non par mollesse , maïs par con¬ fiance , dans un pouvoir aussi établi que le sien, d dans une résolution aussi expliquée. Le roi parla ût^ tant de fermeté et d’autorité ; ses ordres furent si pré¬ cis et si promptement exécutés, qu’avant la fin da lestin d’Àdonias , toute la ville retentissent de la joie du couronnement de Salomon. Joab , tout hardi qu’il eloit , et tout expérimenté, fut surpris ; ia chose sc trouva faite , et chacun s’en retourna honteux et (reinblant.

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