Politique tirée de l'Écriture sainte (page 7)

Jacques-Bénigne Bossuet · Doctrine

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Fiche de l’œuvre dans le savoir

„ , . Ainsi, quand le prince des apulres fut arrête pri¬ sonnier par H érode, « toute l’Eglise prioit pour lui „ sans relâche (:j)- » Et 1)itu envoya son ange pour ](. délivrer. Voilà les armes de l’Eglise , dus vœux et des prières persévérantes* j Saint Pauli prisonnier pour Jésus-Christ* n a que (1) jémbr* Ep- xxi , al iv. iG. — (3) Ibid . x v 5 ci seq* al. xiii j ri, 5; col. 853, — fo) Êilher. . io ? 1 1 ; et yuij ix» — (4) *■?' ■- % 1 L ^ li. Hjs ecour» et ces arme*. « Prt-parer. moi un logement- - £fr) «perc que Dieu me donnera à vo| Liêresfi) I En elle t, il sortit de prison, « et il fut délivré de la „ gueule du lion (2). ,, 11 appelle ainsi Néron , l’en¬ nemi non seulement des Chrétiens , mais de tout k genre humain. Que si Dieu n’écoute pas les prières de ses fidèles-1 -1, pour éprouver et pour diâtier ses enfans, il per! mot que la persécution s'échauffe contre eux, ils Soi 1,11 n!ors sc ressouvenir que Jésus-Christ les a « cnvoje= comme des brebis au milieu des loups (3). ‘J ju d0<It''r‘; »F“i“en* saint°) vraiment digns Jésus- Christ et de scs disciples. ARTICLE III, Deux difficultés tirées de l’Ecriture ■ de David f et des Ma ch décès, I" PROPOSITION. La conduite de David ne favorise pas (a rébellion j Divin, persécuté par Saul, ne se contenta pas de 1 prendre la fuite) mais encore « fl assembla ses frère! ■ •’> ci ses parons : tous les méeontons, tous ceux qui « etoient accables de dettes, et dont les affaires et nient * en mauvals état, se Joignirent à lui au nombre de m quatre cents , et il fut leur capitaine (4). » Il demeura m cet état dans la Judée, armé conte Saul qui lavoit déclaré son ennemi, et qui le pour¬ suivit comme tel avec tontes les forces d’Israël (5) 11 se retira enfin dans le royaume d’Achîs, roi des lhibstms avec lequel il traita, et en obtint la ville de biccleg (G). Achis règardoit tellement David comme l’ennemi (i) Mp. ftd Philem. 22. — (V) // 77, „ ÏV _ (3) îl/aul x. .6, — (4) /. Jtcg. xxir. ! ' 3. _ (S) Ibid, 6, J. KMY 2^ 3. X\yi.

1,2 3 /. — Ti..- / v ^ * Tt>fe « t'fcEtrWB. uv. VI. 2 J jàrè de, ïsroiBw, ÿ’» . * ^“X^Tii Tia Combattre , eUm^(.« _ » en garde toute le reste ne n _ t nf à h (,ueUe En effet, David et ses ,? ”L^armte des Philistins, avec Achis; et fl “6 ^^défioîent de lui, obli¬ que lorsque les satrapes, qui gèrent le roi à le congédier (2). Qu’ai-je » fait, dit-il à Acbi l'j ; je suis avec : “r;0r sz&zS* 44: *— Wtre armé contre son ioi? tiauc ■ » . „,T .te coébsttre .»« « <*>"•"> >“ F»?1'' ‘ choisi de Dieu pour succéder a haut, e J '^«iSpuBBc culier, l’obligeoit a garder sa vie, q«<- i>-»u “ütssïm** .** f*srsss T.ffZTJiT,iïZm S* » Dieu de déclarer sa volonté (.a). » , Ce fut un ordre de Dieu , porte par le prophi e Cad (61, qui l’obligea de demeurer dans la terre ïuda?oùqU ètoit plus aimé, parce que c’etmt sa tFI Au reste., il n’en vint jamais à aucun combat contre SaQl. ni contre son peuple. IHuyoït, de désert en dé¬ sert, seulement pour s’empêcher d être pris (7). Etant dans le Carmel, au plus riche pays de la POLlTfQüE i L-ri'e-Sainic , et- au milieu des Liens de Nabal 1 homme le plus puissant du pays, il ne lui enleva ia mais une brebis dans un immense troupeau * et' loi» t54tîah *-* «<§«»; ï Quelque cruelle que fût la persécution qu’on lui lit, il ne perdit jamais l’amour qu’il avoit pour son sacrée touj°ursia Personne cottmt « Il sut que les Philistins a'tlaquoie'nt la ville de Ccilan, et pillo.cnt les environs. Il y fut avec sP< » gens-; il tadla en pièces les Pbîlistius ; il leur prit * l^^8® Ct eU1' Lutili * «* WUva ceux de Ceî- « Ses gens s’oppose ient à ce dessein. Quoi, Ai. * soient-ils, à peine pouvons-nous vivre en sûreté « dans la terre de Juda ? Que n’aurons -nous pas à * ™!!,.11lre s;/'ous marchoiis vers Ccilan contre in ! “ PhihsUns (4) ?» Mais Je zèle de David l’emporta sur leur crauiie. W C’est ainsi que, poursuivi à outrance, il ne nerd ! jamais le désir de servir son prince ct son paya? M ,est. Trat )a lin il SO retira chez Achis, et ; qu il traita avec lui. Mais encore qu’il eût l’adresse Pers«^er à ce prince qu’il faisoit des courses sur les Juifs (5) ; en effet, il n’enlevoit rien qu’aux Amalecites , et aux autres ennemis du peuple de Quant à la ville que lui donna le roi Achis , il l’in¬ corpora au royaume de Juda (C) ; et le traité qu’il Ct avec !

ennemi profita à son pays. Que si, pour ne point donner de défiance A Achis, Il le sim quand il marche contre Sait! ; si , pour la meme raison, il témoigne qu’il ne se retire qu’à re¬ gret c est nn effet de la même adresse qui lui avoit sauve la yig. 1 Ÿ},/; i** ,5A «fit — («) miï x ‘i4,5. — (S (3) Jbid. xxiù. i,5.~ fi) Ib'd. 3. a, 3, 8, g, io, etc. — (G)lbül, (S, XXIV, XXVI. — (5) Ibid v XX V iit mtfc »E L’ÉCttHCBE. LU. VI* ^ '* ^up“®^^*â^rquS” SI 'Bmhm ns "S « s- '* sr,ï,r»; devoiL1 Être iaévîiabïemeat eawoppes. , 11e proposition. les guerres des MachaMes n'autorisent point les J révolus. Les Juifs, conquis par les .Ass^‘en*> e pe““s f*so u s trîl celle des rois do. sf * 7“- s VlÆS'fc 1 1 01 cti E dans cet état* et u y i ,„np ia ment tyrannique , et surtout une y iolente porséîuUon , (0 T. neS. XXIX. 2. cù les peuples sont tourmentés pour la véritable rcliÇ'on, Isa exempte de l’obéissance qu’ils doivent i leurs grinces* -*J .'ic ^aut nullement douter que la guerre des Mach abcès ne f fit juste, puisque Dieu même l’a ap¬ prouvée : mais si on remarque les circonstances du lait, on verra que cet exemple n’autorise pas les lé- depuis qUe ° m°tif de la rclîSio« a fait entreprendre J-a religion véritable, jusqu’à la venue du Messie devoil se perpétuer dans la race d’Abraham , et par la trace du sang* 3 * Elle devoit se perpétuer dans la Judée, dans Jérusa¬ lem, dans le temple, lieu choisi de Dieu pour y offrir les sacrifices , et y exercer les cérémonies de la reli¬ gion interdites partout ailleurs. Il étoit donc de l’essence de la religion, que les enlans d Abraham subsistassent toujours, et subsis¬ tassent dans la terre donnée à leurs pères pour v vivre selon la loi de Moïse : dont aussi les rois de J erse, et les autres jusqu’à Antiocbus, leur avoicut toujours laisse le libre exercice. Cette famille d’Abraham, fixée dans la Terre-Sainte, en devoit Être transportée une seule fois par un ordre exprès de Dieu, mais non pour en être éternelle¬ ment bannie. Au contraire, le prophète Jérémie , qui avoil porte au peuple l’ordre de passer à JBabylone fil, ou Dieu voulait qu’ils subissent la peine due à leurs crimes, leur a voit en même temps promis qu’après soixante et dix ans de captivité ils seroient rétablis dans leur terre, poury pratiquer, comme auparavant, la loi de Moïse, et y exercer leur religion à l’ordinaire unns Jérusalem , et clans Je temple rebâti (a)* Le peuple ainsi rétabli devoit toujours demeurer dans cette terre, jusqu’à l’arrivée de Jésus- Christ ■ auquel temps Dieu devoit former un nouveau peuple,' non plus du sang d’Abraham, mais de tous les peuples rourjoiE TIRÉE de L’ÉCEVnmt.

UV. VI. w du monde ; et disperser en captivité par toute .a terre les Juifs infidèles à leur Revoit naître dans cette Mais, auparavant ce oies» ». km> au milieu des Tace , et recommencer d. mpjlr lout l’univers. Juifs, cette Eglise qui i attesté par tous '“sCceponderoens, la race d’ Abraham , ou *1 Syrie , c’étoit la Terre-Sainte, au lemps des. ums d, a ^ considérer que. ctoit vivre à la mode ms * temple, qu’il ût profaner, de Dicu nJole de Jupiler 0,iiDoPrdonnîla peine de mort contre cetixqui déso- “ï£ l’exécution : toute la Judée regorgeoit du sang de scs enfans (o). détruire les i, p°ureffa- » Israélites, et les r e du le je Dieu, y : et leur distribuer par sort j) toutes les terres (4)- » Gentils tout ce qui « ± rr“^! te J.. SKÎent « îo«l« *<«,= ^ r-J* "â. dans tel. déplorable exlrémi.^ 1“ Vlrem 1,’r.i i-pl- <56. il. etc. 57. _ ( T bld. 52» Qr>a KïIiTKJlte Cüblc tourner toute sa puissance « à la ruine totale ,1e » la nation, ils se dirent les uns aux autres - Je laif :=^=e— =:- ■itssr.ïs fciuzîife ^îm?EZ~;=; G est ce que lit Antiochns à l’égard de tous les au fs , qui se virent non seulement abandonnes, m'ï £ “r fS8 par lem' J0i ’ * cela i’S* « contraint à h fi„ *, „ .„'g" &3ft» orJtes que j ai donnes sao$ raison, pour eitermi ” «Ç t(!"s es babitans de la Judée ûf > Mais les Juits etoient encore en termes bien nlus oits , puisque, selon la constitution de ces temfcs e, de ancien peuple, avec eux périssoit la reSn IlslT no -y7a0ncerq,le Je «non&ri leur terre 118 lc P0?™'™* donc se laisser ni vendre, ni f ans' porter* m détruire en corns ■ ei ™ ^ Jj . , Dieu les obligent» manifestement à la ré sis ta ne e lon?éÏUettUI“ r mM!î(la pQS à ,ew déolawr sa To- ïome* et par dos succès miraculeux* et par les ordres exprès que Judas reçut, lorsqu’il vit en Lsp'uie t>r0! phete Jeremie « qui lui ni et toit en main une épée dor , en prononçant ces paroles : fieceycz dette ” *Tlc *P™ «F* ™cU vous envoie, assuré m.’avec . dÏsmtiU(S> »'CrSerCZ hS ennemis de mon P«“fle *' 43*~^ mli V- 12,— (3) //, Mach, HIRBE DE l’ÉCRITUSE.

HV. VI. 2l9 r>Pït Dieu de choisir le* moyens de conserver son 'Qr.s. && sst fA*. t&ftSSCÏÏSS •. « » ‘"'p1'" ff! Dieu leur donna tant de victoires, qu’à la fin ies ÉS^fgSSP sauce légitime concoururent a les ctablu. ✓ v ? ht _ *7, X|t f 25 > etc. xiY- 38, 39 f e£C- XY« 1 > POLITIQUE LIVRE SEPTIÈME. BES DEVOIRS PARTI ÇU1IERS DE IA ROYAETE. article premier. Jmvisioh générale des devoirs du prince. ont appris leurs obligations. Nous avons „„„ , . au P?nCe, a Prcm'ôve idée des leurs. Il fout desccndie au detail ; et, afin de ne rien omettre, laisons une exacte distribution de ses devoirs «on df rLtrUïei'nCment CSt 10 biCn et U COnSerYa' Pour le conserver, il fout,- en premier lieu, y entietcnir au dedans une bonne constitution* donnüS.eC°nd ^ pr°ater dcs Recours qui lui sont domilï^”6 Ü'U * H filut sauver les inconvénicn» uont il est menacé* mnAtnlSLC°nSWVe *e c?rPs humain, en y mainteeomlT ^«neçonstUution; en se prévalant des seanmivée •”,.!? .fo.,b es3e <,es choses humaines veut être enSi? ■ ,UI Pr.ocurant les remèdes convenables zaiïzr°nm™ a l“ j”“i « p“- La bonne constitution du corps de l’Etat consiste ce sont fosn0-**8, ; daDS.la reIiSio» et *»» 1« justice t ce sont les principes intérieurs et constitutifs des Etats. Par l une on rend à Dieu ce qui lui est dû ; et pai 1 autre, on rend aux hommes ce qui leur convient. Les secours essentiels il la royauté, et nécessaires au gouvernement, sont les armes, les conseils, les :où°" p“lm du "m,uetct ; "0US fi,,ir0,,s Par ,a prévoyance des inconeé- ss iïsssr* “ rojm,i • - «■— tirée de l’écriture, lit. tuI ,e prince sait tous scs devoirs particuliers quand il saitfiure toutes ces choses. C’est ce que nous allons cnsdsncr dans les livres suivons. Commençons a lu. expliquer ce qu’il doit à la religion. article il De la religion , *» tant qu'elle est le bien des nations et de la société cwiiepnoF05rnn«. T}nn, l’ignorance et ta corruption du genre D humain , it s’y est toujours conserve quelques 'principes de religion* Il est vrai que saint Paul parlant aux ^peoples de Lycaonie, Ü leur a dît « que Dieu avpitlawse toutes „ les nations aller chacune dans leurs ^oies ( )■ _ Comme s’il les avoit entièrement abandonnera iellesmêmes , et à leurs propres pensées en ce qui regarde le culte de Dieu, sans leur en la, sser aucun pnnerpe.

Il aioute cependant , au meme cndioil (a) • *1 , » s’étoit pas laissé lui-même sans témoignage , repan- , dant dPu ciel ses bieniaits; donnant la pluie et le l temps propres à produire des fruits ; remphssan nos » cœurs de la nourriture convenable , et de joie. » Ce qu’il n’auroit pas dit à ces peuples ignorans , s , mariré leur barbarie, il ne leur fût reste quelque idée de la puissance et de la boitte divine* . On voit aussi parmi ces barbares une connoissance fle la divinité , à laquelle ils vouloicnt sacrifier (a). Et cette espèce de tradition de la divinité, du sacrifice, et de f adoration instituée pour la reconnoitre, se trouve, dès les premiers temps, si universellement répandue parmi les nations où il y a quelque «sPece dePpolice, qu’elle ne peut être venue que de Noe et de ses enfans. ^ . • _ Ainsi, quoique le même saint Paul, parlant aux Gentils convertis à la foi, leur ail dit « qu ils etoient (i) Act, xiy. t5.— (a) Ibid, 16. — (3) Ibid, 10, u, ia. ÏOtm^RE idoles assoient sourdes et entraîner à l’adoration des » muettes (2). » 11 ,,RProcJlc aussi aux Athéniens f 31 l*j de DÆêl^fC&,iOÙ r°n V‘V0it s,lns conno'ssançe Tni^ îfst seoïement pour leur dire qu’ils n’alorent de Dieu que des connoissances confuses et fir&rr:,*. t°ty reste iis ne p» tout à^fail destitués de la connoissance de Dieu puisque meme ils l’ado raien t quoique inconnu (4), e de cuitë!ren dans leur ignorance quelque sorts tJ:,rblaW?tS idées dc Ia divinité se trouvent dans utc la terre, de toute anliquiLé : et c’est ce qui l'ait qu on ne trouve aucun peuple sans religion . de ceux e“9 tflJi no"1 Pas6tÉ absolument barbares, sans emïde et sans police?. n* proposition. Ces idées de religion nvoient , dans ces peuples, quelque chose de ferme et d’ inviolable. « Passez aux îles des Cethim, disoit Jérémie (51. I Z m.0J? ïï *# . ( ' «« pays les plus éloigné ' Otant et de 1 Occident ). Considérez attentive- » ment ce qui s y passe ; et voyez si une seule de ces » nations a change ses dieux; et cependant ce ne sont de reli8ion étoîentdonc 1 repûtes pour luvmlahlcs; et c’est aussi par cette raison qu on a eu tant de peine d’en retirer ces nations* 111e proposition.

rf/l^on ? quoique appliqués à î idolâtrie et a € erreur , ont suffi pour établir une constitution stable d’Etat et de gouverné* ment. Autrement, il s'ensuivrait qu’il n’y aurait point de ,a;-7 £?> 7- Cor *«• 3- ~ W aym 3e, (-jy Ibid* s3. — (5J Jer&n, u4 jo , i j. tkiée « ^MTrr.E. uv. vu. # et "->« et de la vraie feglmc ■ <1 ûllVl.rn«tnent des empires, V“”S'*"‘'1.,“!'',e"’o'“rÈ|o= n»Bdaaè, «.Us.inl , ssX « de «s. . « «m* - -r cîenee* s n* reconnue dans toutes les U rdig.ûndu ^mee^ ^ pr0 position, nations, prouve la choses dans la religion du s,i,Vni; K X “• *» p !»■ serment (i) • lu ’ . ' ’ „l t.,lqne chose d me soi ; l’autre , qttOE i juge par qj*^ # que lft SM_ nmable. B où le “iXo ninesk dernier affemiisse- . ment fait parmi Jes affai,es. * » ment , lu dernière et . ■ ■ - ■ misiéme condition : H y faut encore a, ou^unentro,s.emBÈtre ^ ^ c’est ffu’urt jure par u • p „u>on ne peut lu secret des p„niiion du parjure, tromper, m evi 1 J-; t étanl établi parmi toutes Cela pose, , cl J ^ établit en même temps la BtbHstè la pl us. g ra j u ge n^lô ù la conscience* établi* qu'en deux cas? où C’est pourquoi il a été e ^ ^ e>l qliand U justice humame ne peu égaleS} et qui il faut traitei tntie 1 Paatreest, lorsqu U ■Pon. rien ‘ t“d». „» ...Je, font i“S“ lte conscience , il c’y a S !.. doses , ,c pce U îure P“.ÿDf(‘„'0q”|'rcsonmit. Ainsi , comme le rejure parle Dieu q affermissait les traites AiSCt. a; Mm. «.«A n». I1!- y Vi } POtiTlQü!! ratione barbaricâ. Ce nue Cp Pi-,» „„„ f™em <l'ü «ftUBlf le t4é de 'il fc ÎÏÏÆ"*” d’fU3Cîurant Far son Die, : Jncob p' , ; :*r,‘CU * <ïu' avoit été redouté et révéré par £ diÆïl rn " Ct,Laban ifl0iatre )WÏ! bien eUndre"1™6 P^a à Ceux <lui «««»«!, Sis, «n.,j, te toHU... p»ra ÆX T. "S ; S",'" ^ abomina lion i”ïï? ;r4SSM?jiSî©r*h‘Sfel Hps'ite; si?æ$ Sî““« U e»‘*. P« te moyens te pinsTn.teïta *“'f .^«vassent parmi les hommes. 1 gistrats devenoien^dt"*1 ei,o«C ic"-S !°'S et ,fcurs ma' r\i - cTciiüiem «es choses saintes et &arrêo< fi Oue^i ' v Ug* rClmCU?

par Sa consci«nce. ^sSSSSSwAa •gion, sont en meme temps sans police? sans véri- (0 Oen, xxxi. 53, etc — (i\ rt / ,. Y IPprop.fpag. 3(5 > * W C,'“et'ûni » &>. i, ««. iv, Tift£Ë î>e l tcnni' ive*. eh- \ n* SKîfiS&^^'KS' -«S^TsSÇr- " * ;?,“±!lÆSS.i. o. le gouvernement f,1t Établi , encore ,o'il n’y edi aocon. «1®»“ ( “ tsaass^sssssSsi tousIVe FHOP0S1T10N. lalî^ïÿ^àtMJ^%Z £ ES p/t£5 stable et plus solide. K£ iu! ne permet pas d’établir une partmte 90 On' a honte dans son coeur, des fables dont sont composées les fausses religions, !î suroît r1\na les écrits des sages païens- Quand il nj fe£ \S que celui d’adorer des choses muettes et insensibles1, comme les astres , la terre , et les Siemens * ou que de croire la divin. te figurable , dVn attacher la yertu au bois* à la pierre et aux métaux, et d’adorer les idoles, c’est-à-dire 1 ou¬ vrage deses mains : c’est quelque ctose .de si insensé et de si bas, qu’on ne peut s’empêcher d en rougu au dedans de soi : et c’est pourquoi le^ages^ten* n’en vouloieat rien croire, encore qui 1 exlcnei , POLÏTÎQUE .JJ? ï, ?iCDÜ rilT®I^'0n’ct l’athéisme prend facik! par k^eiimlf dL ÿe,,eS-rdlSi011S : COmme !1 parti M "'"“'“l *» ü»- qu’cn p.M, ■rlK kv’ P®,,r se soustraire à la haine et m «ûc les dJilî1 abr '• reste l0ut ,e “<>«*> «wJ *L, , dieu* que les Epicuriens admettaient, sam! .J Mènes c^res.Ilamai»cs, sans puissance et sdnsp J \uluice, ne laisoicnt aucun bien, ct n’appi, voient J ZTB £0r*a Clique. On te encore que 1cm déisme fût au fond un vrai athéisuJ que leur doctrine , qui flattait les sens, gagnât p,(! tee"‘4;rsi'",a,i «« *sîAJa •■ÎSÏÏïSi JÈJ^üSs1- .st’ “w" opinion pl„ WnbL * ff! ta r'ïnpLr ™”’S0’ Mmêm' '«F^-oio J tint “fJIS faUSSCS rt'-,;ffÎ0nS n’avoient rien qui se sou-l t.nt Aussi ne consista, en t-clies que dans un zèle aveugle , séditieux , turbulent , intéressé nlcin ! d ignorance, confus, ct sans ordre ni raison : coH lifSSL*"* assJc,",)l«e confuse et tumultueuse phesiens, et dans leurs clameurs insensées en foveur de leur grande Diane (4) : ce qui est bien éio" gne du bon ordre, et de la stabilité raisonnable m i constitue les Etats ; c’est cependant la suite inévLb .

des EÎT'i' aüt^C cl‘e' chcr le fondement solide ftl^J " V?,te’ qui cst ,a “><* fl® la paix : ligiôV 16 De SC tr0Uïe que dans la véritable re- (é?A m?29%7£> Act- xvn* ,s- « - TIREE DE L’ECRITURE. LIT* 2 f)7 ARTICLE IXL Qiic la véritable religion se fait connoitrû par des marques sensibles * lT* PROPOSITION la vraie religion a pour marque manifeste son antiquité* « Souvenez - vous des anciens jours ; pensez k » toutes les générations partie ulières ; interrogea „ votre père* et il vous l'annoncera ; demandez à vos n ancêtres, et ils vous le diront (1). » G est le témoi¬ gnage qu’en rendoit Moïse a tout le peuple dans ce dernier cantique qu’il lui laîssoil comme l’abrégé et lé mémorial éternel de son instruction. D'où ü con¬ clut (2) : « N'est-ce pas Dieu qui est votre père , qui » vous a possédés, qui vous a faits, qui tous a » créés ? b Voilà sur quoi il fonde la religion. Salomon d i t la me m c ch ose : « N ’o u tre-p ass e z p 0 i n t » les bornes que vos pères ont établies (3). » Ne changez rien, n’innovez rien* Jérémie a encore donné ce grand caractère à la religion , pour détruire les nouveautés que le peuple y introduisent. « Tenez-vous , dit-il (4), sut les grands b chemins, et informez- vous des voies anciennes , et )> quelle est la bonne voie, et marchez -y : et vous 11 trouverez la consolation et le rafraîchissement de » vos xi mes. » Tout cela veut dire qu’en quelque état qu’on regarde la religion, et en quelque temps qu’on so trouve j on verra toujours ses ancêti^cs , et même son père devant soi; on trouvera toujours des bornes posées, qu'il n’est pas permis d’outre-passer; on verra (1) Dent. xxxii. 7* — (a) Ibid, C, — (3) Prw. xs.u. 28,— (4) Jcrcm . yi. 16, BOUTIQUE quelque temps que vous vouiez ) ?Z££k Ut^S “et S^=; ^ c W qîf^a ]’£rihè { ’ « Avitn-°i I rezt0f,i°o« toute établie dans . «ZLr,T z est •o',raü,i-5 "1 fois (i J. q I-ipôtie rqpète par deux «E «°.^VrqÏS rAK; rEs'“ p»1 Tu».*., (a) , . mI ou "j » grâce qui est en Jésus-rtirki pf 1S a " sez-Je" ” le couf^T f pIuSieu« ‘S 233 leurs personnes 0 leurs succesmm s s*s.aP<'tre8.’ ,cl e" j qu'il leur , commis (3) : Kg* * prévaudront poiu, oonLeltem*.

CÆ? S^RÏÏJS' “ÆStr **,*'£21 toujours avec ses pasteursjbr bonne SeViS^S sra^"' '“"'le Ujüi Éraqü00^ ^ tout temps : Je crois PFg ise catholique. Et toujours avec saint Paul (5) • „Si ' • quelqu'un rou, annonce „ *£<? URÉE DE l’ÈCMTE RE. LIV. VII. ^0 B Évangile autre chose que ce que vous avez reçu , » qu’il soit anathème. » Sur ce fondement, en quelque état et en quelnue temps qu’on se trouve après Jésus-Clmst, on possédera toujours la vérité, en allant devant soi dans le chemin battu par nos pères , en révérant les bornes qu’ils ont posées, et en les interrogeant de ce nu’ils croyoiènt. Par ce moyen , de proche en proche, on trouvera Jésus-Christ : lorsqu’on y sera arrive , on interrogera encore scs pères, et on trouvera qu ils cro voient le même Dieu , et attendoient le mémo Christ à venir, sans qu’il intervienne d’autre changement entre hier et aujourd'hui* sinon celui d'attendre hier celui qu’aujourd’hui on croit venu. Ce qui fait dire à l’apôtre (i) : « Dieu que je sers, selon la loi w « m’a été laissée par mes ancêtres. » Et parlant a ilmolhèc (2) : « Souvenez- vous de la foi qui est en » vous, sans fiction , et qui a premièrement habite a (comme dans un lieu permanent , et dans une de a meure ordinaire ) dans votre aïeule Lcjide , et » dans votre mère Eunice. » El encore plos généra¬ lement : « Jésus-Christ étoit hier, et au]ûtirdhui, et » il est aux siècles des siècles, a D ou le meme apôtre conclut : « Ne vous laissez point emporter a » des doctrines variables, et étrangères (a). » Par ce moyen, après la succession de l’Eglise, qui a son commencement dans les apôtres et en JésusChrist, vous venez à celle de la loi et de scs pontifes, nui ont leur commencement dans Moïse et dans Aaron. C’est là que Moïse nous apprend à interroger encore nos pères : et on trouve qu’ils adoroient le Dieu d' Abraham , d’Isaac , et de Jacob, qui adoroient celui de Melchisédech , qui adoroit celui de Sem et de No6,nui adoroit celui d’Adam, dont la mémoire etoit récente , la tradition toute fraîche, le culte très-bien établi et très-connu.

De sorte qu’en quelque temps donné que ce puisse cire, en remontant de proche en (]) II. Tint. 1. 3. — (a) Ibid. 5. — (3) Hebr. xm. 8, p. 2^0 POLiïjQlE jiroulio, on vient Aflam, et au commencement J i univers , par un enchaînement tûaliifeste. 11e jpeopositiüx. Toutes ie$ fausses religions ont pour marque fftoni f est e leur innmation. Pour confondre les idolâtries des rois de J(]dü* nicine dans les temps les plus ténébreux ; celle dU* enazj de Manassés, d À mon , de Joachaz et de ^ enfans, jnsqu^u dernier roi , qui fut Sédécïas, ïï ne faut que leur dire avec Moïse (i) : a Interrogez voir* père, demandez A vos ancêtres. » Et sans recourir psquu eux, et remonter jusqu’à Porigmc des lus* t o i res oubliées , il n’y avoit qu’a leur dire : Interrbl Josuis, dont la mémoire est toute récente: îmerroaa Ezeeruas : interrogez Man assés lui-même, dont les égaré mens ont été les plus extrêmes; et souvenez vous de la pemtenee par laquelle Dieu Pa fait revenir au culte de son père Ezéchias. Au-dessus d’Ezéchias, et du temps d Aehaz, interrogez Ozîas son père, son aïeul Joaiham, et son bisaïeul Atnasîas : interrogez' J os ap bat , interrogez Asa : voyez quelle religion îb ont suivie. Pour confondre Abiam, et son père Koboam fils de Salomon , qui a la fin se sont égarés, obltmz-le&à interroger Salomon ; s’ils vous objectent scs dernières actions, rappelcz-Jeur les premicm. lorsque la sagesse de Dieu ctoit en lui si visiblement. I Mon trieur David et Samuel qui l’a oint ; et Iléli, sous qui Samuel s’éloil formé ; et, de proche en proelie, tous les Jug^s jusqnVi Jnsué.; et immédiatement audessus de Josué, Moïse même. Mais Moïse vous icnvoie à- vos ancêtres, et il ne lait que vous montrer 1 des patriarches, dont la mémoire étoït toute fruüdift jusqu A Abraham, et Je reste que nous avons dît. Il est vrai que, dans cette suite,, il y avoit souvent 1 eu de mauvais exemples : et c’est pourquoi il est dit de certains rois, qu’ils firent mal devant le Seigneur ; (0 Dent* xxxn* 6 j de démêler ceux qui ciens pères, et ceu> qu’on dîâüil toujours Dieu de vos pères.

m‘ pEOPOsniq^. La suite du sacerdoce rend cette marque sensible. La succession du sacerdoce marquait aussi la suite du la religion. Le sang de Lévi, une lois consacre a cet office, n’a jamais cessé de donner des ministres au temple et à l’autel : d’Aa'mn et de ses enlims , sortis de Lévi , sont toujours sortis des po utiles et des sa¬ crificateurs, sans que jamais la succession du sacer¬ doce ait été interrompue pour peu que ce lui : et parmi ces sacrificateurs il yen a toujours eu qui çonsérvoient le vrai colle, les vrais sacrifices, et toute la religion établie de Dieu par Moïse. Témoins « lessa3, cri lica leurs enfans de Saduc, qui ont toujours » conservé , dit le Seigneur, les cérémonies du mon » sanctuaire ; pendant que les enlims d’Israël, et même a ceux de Lévi , s’égaroient (5). » Tout ce qrTon chantait dans le temple, les Psaumes de David cl des autres que tout le peuple savait par Coeur 3 le temple m tune , l’autel même , la pâqtie , la circoncision, et tout le reste des observances légales, ét oient en témoignage aux enans. Tout rappefoit a David, à Moïse, a Abraham, à Dieu créateur de tout , et toujours de proche en proche : en sorte qu’il (i ) IV . Mc*, xxm, 3a, 37,— (s) Ibid , xyii. i(. — (3) Ercch. xirYîu. n. BüSSE£T« POUTIQCEh 1 1 POUTI^tE ÏL'TuK 0l,Tr'r ,CS -vcux > Pour 'econnoîlre la ® te d® Ia J<dlSlon to«‘e manifeste par des faits cons vmdôi voir* aUCUn Cmbarras’ P®“W» seulement qu’on _„?f ?,?hls,ne de Jéroboam a volt de pareilles ma* q es d innovation ; car la mémoire du temple bâti i.ar Salomon etoit récente. IJ n’étoil pas moins visible J t S 11 OT?t.fait •P» suivre les desseins de son pue Daud, qui, lui-même, n’avoit fait autre chose que de designer, selon les préceptes tant de fois réilervi.par MüJSC’ ° Il0U 0,1 ie Scîsncur TOuIoit être Ainsi Jéroboam, et les schismatiques qui le soi1 otent, n avorent qu’a interroger leurs pères . et même qua se souvenir, parce qu’ils avnient vu de leurs jeux, sous Salomon et sous David, dans le temps où J’11 retIj‘ t,ans un mÈ,Be eulle> et où* tout Li ael etoil d accord, quec’étoit, eu sa pureté, le culte établi par Moïse, dont tous recevoient les oracles.

siïnV01*.-^" ,mo“ls. évident que les schismatique, s étoicnt lettres des lévites enfans de Lévi, et des sacrificateurs, enfans d’Aaron, à qui toute la nation, . les schismatiques eux- m ornes ? ne pou voient pa* ignorer q ue Dieu n’ef.t donné le sacerdoce , et tout «c ministère cîe la religion. Jéroboam savoit bien lui-même qu’Ahias, prophète du Se^neur qm lui aïojl prédit qu’il seroit roif servoit le Dieu de ses pères, et détestoit ses veaux d’or, fl continue, dans son schisme, à le consulter, et es reçoit de dures réponses, suivies d’un prompt effet fil. fl doit notoire à tout le inonde, que les veaux de Jé¬ roboam n a voient été érigés que par nue pure poli¬ tique contre les maximes véritables de la religion, comme il a été expliqué ailleurs. Et enfin, il n’y “voit rien de plus évident que ce que disoît Àbta , fils deRo* boam, aux schismatiques, pour les rappeler à l’unité de leurs frètes (2) : « Dieu ( qui a toujours été notre 2** Xt6< Xlï' 1 » 2 l't se1- ~ £2) //• Par. «11. S, J, » sacrificateurs qu’il nous a donnes, qui sont lus en- » fans d’Aaron et les lévites, chacun en son rang. » Ainsi , Dieu est dans notre armée avec ses sajjritica- . leurs qu’il a établis. Enfam d’Israël , ne combatte* 1 . rt * , .. , TYton nul fl lift )> leurs un n * ■■ . . , „ point contre le Seigneur votre Dieu, car cela ne » vous sera point utile. » C’étoit ouvertement coinbaltre contre Dieu, que d’innover si manileetement » vous sera JJdülL IU1IUW* 1 . 1 dans la religion, et que d’en mépriser tous les momiirions qui festoient encore* IVe proposition. Cette marque d’vtinov ation est ineffaçable* Le long temps n’eiïaçoit point c.eïtc tache. On se çtuivcnoil toujours de David et de Salomon > sous qui tontes les tribus étaient unies* On ne se souvenoit pas moins distinctement de Jéroboam, qui les a voit sé¬ parées* Deux ou trois cents ans après le schisme, Ezécbias disait encore aux schismatiques (i) : « En- » fans d’Israël, retournez au Seigneur, Dieu d’Abra- » ham , dTisaac et de Jacob- »

On leur parlait tVy re¬ tourner, comme â ceux qui s’en étaient séparés* « Ne » soyez point , poursuivoil-il(iï), comme vospères et - » vos frères, qui se sont retirés du Dieu de leurs » pures. » On leur apprenait à distinguer leurs der- (i) //. /W. G. — (a) Ibid. :* “4-ï politique nlcvs pères des premiers, dont on s’éloit séparé, a NI w Pas v°s P^es, qui se sont retirés des leurs » suivez ie Dieu de vos pères, et remontez à la source r J> Yenea u son sanctuaire , qu’il a sanctifié pour ï » jours ( i). » Ce n’étoit pas pour tin temps que David 1 et Salomon a voient fait le temple, en exécution delà 1 loi du Moïse. « Servez donc le Dieu de vos pères»;]* Dieu de Salomon et de David, qui cloît, sans contes¬ tation, celui de Moïse et celui d’Abrahatn. Le caractère du schisme étoît d’avoir rompu celte ! chaîne. Cette marque d’innovation suit les scbtsmj tiques, de génération en génération; et une tache à cette nature ne se peut jamais effacer» Y* PROPOSITION» la même marque est donnée pour connaître (J schismatiques s séparés de i* Eglise chrétienne. Ainsi en est-il arrivé à tous ceux qui ont fait th nouvelles sectes dans la religion, et autant parmi les Chrétiens que parmi les Juifs. L’apôtre saint Jude leur a donné pour caractère « de se séparer eus- » mêmes (2). » Et if a expressément marqué que c’é< toit là 1 instruction commune que tous les apôtres avoïent laissée aux Eglises, a Pour vous, dit-il ŒU » mes bien-aimés, souvenez- vous dos paroles de là » prédiction des apôtres : qu’il rien droit, dans les » derniers temps, des trompeurs, qui marcheraient » selon h^rs désirs dans leurs impiétés. » Pour les connaître sans difficulté, voici leur marque; a Ce » sont ceux, ajoute-t-il^ qui se séparent egx-mêmes+i C’est une tache ineffaçable ; et les apôtres , qui eraignoient pour les fidèles la séduction de ces trompeurs, se sont accordés à en donner ce caractère sensible, Ih rompront avec touL le monde; ils renonceront à la religion qu’ils trouveront établie , et s’en Répareront»

Us ont toujours sur le front ce caractère d'innovation, selon la prédiction des apôtres, ^(■) 11 **ar' ***' 8' ^ Ep' %Eitdl *9* — ($) îhid, 17, ' tiftiB B* t’toiwtt. Liv. VH. sâ.) Israël? Le 'schisme est toujours connu por son outcm . fraîche et sanglante. \le PBO POSITION. nu être uni à la vraie htjlisa. Les Samaritains adoroient le vrai Dieu, quieloille . . jacob , ei ils altendoicnt le Messie. La Samaritate lfare P«n et l’autre, lorsqu’elle dit au Sauveur (.):•« Nos pères ont adoré dans celte monlagnc. « Et un peu apres (a) : « Le Clinst va i venir, UH, us apprendra toutes choses »; doctrine qu i an , 'd’ailleurs , avoir été commune aux Saman , avec le peuple de Dieu. Et neanmoins , parce qu ils ù oTent sLïïs de Jérusalem et du temple, sans communiqueA la vraie église et à la tige du peuple de S, cette femme reçoit celte sentence de la bouche Su Vis de Dieu (3): «Vous adores ce que vous ne » «ave* nas : pour nous (pour nous autres Juifs), » nous adorons ce que nous savons , et le salut vuent „ des Juifs. » C’est de nous que. viendra ,1c Christ , dfet parmi nous qu’il le faut chercher; cl il n y a de salut qt Ainsi’cn est-ïdc'tous les schismes ; et c’est en vain qu’on s’y glorifie d’avoir conservé les fondement du salut frOLllTQTlE Vil* PROPOSITION* Il faut toujours revenir à V origine. Quelque temps qu’ait duré un schisme, il ne pres¬ crira jamais contre la vérité. Le schisme de Samarie !;mt “.première origine dans celui de Jéroboam ; et l.J prè,S <Je lllil!e ans {Ju’i) subsistait* quand le V , Dieu Je reprouva par la sentence qu’on vient « ententfre* Les Clmtéens, appelés depuis les Samaritains, avaient etc introduits dans la terre des dix tribus sc- : parce* , que les Assyriens en avoient chasséesf îj. Leur ' religion naturelle «toit le culte des idoles; mais, insruits par un prêtre des Israélites, ils y joignirent quelque chose du culte de Dieu, suivant que le pra- i tiq u oient les schismatiques. Ils êloicnt donc à leur place, et leur succédèrent ; mais quoiqu’ils se soient i corriges dans la suite -et du faux culte des Israélites, et de leurs idolâtries particulières, ne rendant plus d’a¬ doration ni culte qu’au vrai Dieu , tout cela, et le lotie temps de leur séparation fut inutile; et Jésus-Christ décidé qu jl n’y avoit de salut pour eux qu’en reve¬ nant à la lige.

M TÏIIe PROPOSITTON. r origine du schisme est aisée à trouver * La eonnoïssance de rorigipe de celui des Sam an - îaiOB dé p en doit de certains faits qui étaient notoires; le! qu 'était Hmléire de Jéroboam, et delà première séparation des dix tribus, après le régne de David eÉ % Salomon, où tout ïe peuple étoït uni* Ce cornmen cernent ne s oublie jamais ; et on oublieroit aussi¬ tôt son père et sa mère , que David, et Salomon, et Jéroboam, dont le dernier avoit séparé ce que les deux au 1res avoient conservé dans Tunion qu’on avoit toujours gardée avant eux* Ce mal ue se répare point* Après cent générations, on irouve encore le commencement, c’est-à-dire la (t) Ri- g, xv u. 2.; et seq. i ,'irMTlRE. EtV» VU. TIREE T>E L BCR1 r„ rend ce commenccrousseté de sa rehgion- C ? dans toutcsles ment et la date du sc furent jamais, «est sectes séparées qui so d ^ ^ dcineurc court, qu’il y tüU!0U, s ,m J. ‘olusliaut.il u’en étoit pas sans qu’on puisse ^n,0"7laPSUCCession de scs prêtres ainsi du vttii peuple» è J® . loutparloitpom et de ses lévites rendort jem WJJ do„t il étoiten lui , le temple même, et la Cite Sainte^ les 9Chispossession de tout tei P * oient jamais établir leur nation qu’on a ouïe. mardu0. Encore que Tous les schismes ont lamcine rnarqm ^ ,a le sacerdoce ou le n,inls‘le^dl'du pancien peuple , la trace du sang, 001111 . assurée. Les pontifes, succession n en est pas se suivent les uns les ou les évêques du clirn»tmm* > ni dans autres, sans uilerrupt.oo m dans g ^ doctrme la doctrine ; mais le novateur, qm en 5 ^ de son prédécesseur , sc c t ej<; les livres de novation. Les catéchismes, les Mue! s^ ? q. SQn prières, les temples 0 t i’jnnovation , ont prédécesseur et lui-même . avant tm ^ servi Dieu, porteront teino^ o Vous adorez ce -.ui cm f « “ ^ fvi.» u »... pas '•»- » que vous ne savez pas ..... Pouv nous fCpoùilÏ Juifs ^°%^stS£vinS)oCn3 firfc^Srbe de Moïse et d’A.,raham;et le salut n’est que pour nous. IXe PROPOSITION. i6S dans ZiEUU, £?; fausses rctigions.

Ainsi Asa, ainsi Ezéchias, ainsi Josias, mirent en (i)yban. IV. ûi. *> l s ’ ^ POLITIQUE poudre les idoles que leurs peuples adbroient. Il ne leur servit de nen d’avoir été érigés par les rois ■ ik E ÎST* eS-temjpIeS Ct les aute,s ï iIs «n brisèrent ni fi ,1'* ql,‘ Serv0Ient à l’idolâtrie ; ils en brû- crent les bois sacrés; ils en exterminèrent les sacrilicateurs et les devins ; et ils purgèrent la l^db toutes ces impuretés (,). Leur zèle n’épargna pas les personnes les plus augustes, ou qui leur étoient les !e nef r i " ’ tS Cil0ses Pil,s vénérables, dont teÿ1 a" hux vuhe- Asa ûla * sa mère se donner n Absalon , la dignité qu’elle prétendoit dü"nercn Présidant au culte d’un Dieu infâme - et pour 1» punir de son impiété, il fnt contraint ^ h pouillcr de la marque de la royauté (2). On gardoit creusement le serpent d’airain, que Moi J avait 6? ' df,n% l« desert, par ordre de Dieu. Ce serpent gjmelmtla%ure de Jésus-Christ (5), et un m3si ■u 1 VAS miracles que Dieu avoit opérés par celte statue (4) , et oit précieux à tout le peuple. Mais Eté- cluas ne laissa pas de le mettre en pièces (5)?et 1 J «nrldT "0,nî <îe.m7ris> Paicc q»e le peuple eu fit «ne idole, et lut brûla de l’encens. Jéhu est loué de J? c[i P°Vr, avoir fait mourir les faux prophètes de ?er“ uÆwn5i!nt 16 1,C,ui)le’ sanson Êi«wéoha{. fêle dVlîe WW l C? Cîa? Ü "C 1¥s0Ît ^^“berle «le dj.be (7j. Nabuchodonosor fitpublier, par tout ™L?Xe’-.Un édIt’ 06 il la gioire du Dteit d Israël, et condamnait sans miséricorde à la mort ceux qui blasphémoicnt son nom (8). « ('l//A RiA nv‘ 1 ‘ ’ ,2> ,3 Iv- H*S- xvui. 4. 5 e( fsy J/ *‘ar- XIV- =*,3,4, 5. xvts. ***,£ , , 3« . . Atieée de l’écmture. lit. VIIx' PROPOSITION. f)n veut emi> louer la rigueur contre Us observa- ° uuvs des %usm religions ; mais ta, douceur est préfévaHc- « Le prince est ministre de Dieu. Cç h’est ps en » vain qu’il porte l’épée : quiconque lait mal, le doit » craindre, comme le vengeur de son crime (i). » Il est le protecteur du repos public, qui est appuje sur la religion; et il doit soutenir son trône , dont elle en le fondement, comme on a vu.

Ceux qui ne veu¬ lent pas souffrir que le prince use de en ^ ticrede religion , parce que la religion doit > . sont dans une erreur impie. Autrement, al faudroU souffrir , dans tous les sujets et dans tout Etat, 1 ido¬ lâtrie, le mahométisme, le judaïsme , toute tausse re¬ ligion : le blasphème, l’athéisme meme, et les plus grands crimes seroient les plus impunis. h Ce n’est pourtant qu’à l’extrémité qu il en faut ve¬ nir aux rigueurs, surtout aux dermeres. Abia était armé contre les rebelles et les schismatiques d Is¬ raël (2) ; mais , avant que de combattre, il fait piecéder la charitable invitation que nous avons vue. Ces schismatiques étaient abattus, et leur royaume détruit sous Eséchias et sous Josias; et ces princes étaient très-puissans. Mais, sans employer la force , Ezéchias envoya des ambassadeurs dans toute 1 éten¬ due de ce royaume , « depuis Bersabec jusqu a Dan , *' pour les inviter , en son nom et au nom de tout le » peuple, à la p&que (5)» qtfU préparo.t avec une magnificence royale. Tout respire la compassion et la douceur, dans les lettres qu’il leur adresse. « ht quoi- » que ceux de Menasse, d’Ephraïm et de Zabulun se » moquassent avec insulte de celle invitation ehari- » table,» il ne prit point de là occasion de les mal¬ traiter, et il en eut pitié comme de malades. r \ n k ( 5) H* Par. xin* g ci seqr — (3) Ibid, JÜO mmçïi « Ne vous endurcissez |*Ss, leur disoît-il f , 1 cooir * ’* d.c Pires îsOMinettez-vous au Seigneur . JTîîn KtÆ*® 4 : ter,* tr* '“*• si Seigneur, vos frères et vos cnfaiis, (,„e ]es Assv » riens tiennent captifs, trouveront 4 éricordeT » van leurs maîtres; et ife retiendront en Solü » carie Seigneur est bon, pitoyable et clément et il : zïtt. pas m fJ *t— ”■£! * Bcflud'H oüfï.-’rnl^ C°n,ert-a <le l’autel <1* BUIiel, que Jéroboam avou érigé contre l’autel A, * Dteu, et tous les autels érigés dan, la Wlle d S * *^s ^ Menasse, K ± ““ ^ (IC leUrS ^ * feisanlTaSiÏÏ piiercs pour les restes d’Israél et de .lu cia (5) J?\^TChntKn3 ont ïnihé ces' exemples, mê- .Se1l°v rrDCeî !arig,,Cur à la condescenl\ y a fausses rehgiuns qu’ils ont cru dPim;..

bamiir de leurs Etats, sous pein» de mm t • . . ott veux exposer ici que la «Œt? £8?’ '* ,C ne contre les schismes et ies hérésies. Ils en on /iî . r ”** renient banni ies auteurs. Pour leurs sectateurs? en les plaignant comme des malades, ils ont em iové P0l!r ’es ramener, de douces in¬ stallons. i. empereur Constant, fils de Constantin fit supporter aux Donatistes des aumônes abondante/ mou^rTr^,^ «l>««ation pS le tourner J J unité, dont ils s’étoient séparés par un aheuriemeut et une insolence inouïe. Qiiand les emIZÏV'^ ** obusoient de leur iS lè?j* di,ns Vem’ ih ùnttt a« lois penales, qm consistoient principalement à des ffl tirée et! l’écinuM- tif- vit. 2;’1 amendes cc.VdÈBUW H. « «■ff.^jgL'g «? n a ï“j= « 1.1. ; «» .■!. le stable h Lgiise ics -{ m j^uier S O k sédition cl le sacrilège ciment unis à 1 he- ÏÏie Telle fut la conduite du quatrième siècle. En dSutres temps, on a usé de clktimens plus nj-or.rcux et SSpàlement envers les sectes qu’une hai e t&L-S» «■«<-, “--ïïaîûEÆ esprit de sédition et de révolté, poitoit a la lurutr, i la violence et au sacrilège. X1Æ PEOFOSmONs I e wince ne veut rien faire de pim efficace , pour 'attirer tes -peuples à la religion, que de don - nev ùûti exempte- « Tel qu'est le juge du peuple, tels sont scs mi- » nistres : tel qu’est le souverain d un Etat, tels en TDèsl’agede huitLis, le roi Josias marcha dans „ les voies de son père David, sans se détourner m a „ droite , ni il gauche. A seize ans , et dans la hmtieme ] Se de son règne, pendant qu’il était encore en- „ faut, il commença iteehcrehe^C avec nu som^ar^ „ ticuiier ) le Dieu de son père David (2). » A vm0t ans et à la douzième année de son règne , il renversa Soles, non seulement dans tout soni'oyaume , mais encore dans tout le royaume d Israël , qui etoit de l’ancien domaine de la maison de David, quoique alors aSSujéti par les Assyriens. , .. « A la dix-huitième année de son règne, il îenou- » vêla l’alliance de tout le peuple avec ^eu, étant „ debout , sur le degré du temple, à la vue de tout lu „ peuple , qui jura solennellement , apres lm , de mar eh ci dans toutes les voies du Seigneur; et tout le JL Par .

s&xïV (0 mi. v.a. - (2) ir.Btg. 1, a, ?OlITÏ<J$£ » monde acquiesça à ce pacte. II ôta donc de dessin » a terre, et de toutes les régions, non seulement de ’ Juda, mais encore d Israël, toutes les abominations- " fV flt W t0l,t “ qui restait d’Israël ( et ]ej dit ” jr*bu^?«lant que les autres) servirent le Seïgnciir » leur Dieu. Durant tous les jours de Josias , fis ,le s eloignerent point du Seigneur, Dieu de leur» dWCS * lant “ dcfolcc’ d;lIls l,n ’oi , l’exemple In f-T \TllnenCCC dès l’enfance , et continuée CGUbtdiïimertt durant tout le cours de la vie* xur rporosinoif. Le prince doit étudier la loi de Dieu. « Quand le roi sera assis sur le trône de son ern- » pire, il fera décrire, en un volume, la loi du Deu. » leronome (qui est l’abrégé de toute la loi de Moïse }, » dont il recevra „n exemplaire des sacrificateurs de » a lace de Levi • et il l’am-a avec lui, et il le lira » tous les jours de sa vie, afin qu’il apprenne à erain- » dre le Seignenrson Dieu , et à garder ses paroles (2). „ Il doit fane de la loi de Dieu, la loi fondamentale de a on royaume. On voit, ici, deux grands préceptes pour les rois : 1 un, de recevoir la loi de Dieu des mains des lévites, afin que la copie qu ils en auront soit sûre, sans alté¬ ration, et conforme à celle qui se lisoit dans le teinwn;l ’ de Prendie son temps pour on lire ce qu .1 pourra avec attention. Dieu ne lui ordonne pas » • t f beaucoup à la lois, mais de se Taire une haIntude de la méditer, et de compter celte sainte lec¬ ture parmi ses affaires capitales. Heureux le prince 201 Uro,t amsi { Evangile : à la fin, il se trouveront tuen récompense de sa peine* xnr proposition. Le prince est exécuteur de la loi etc Dieu. C est pourquoi l’une des principales cérémonies du 3' XX'"- 2 U 3 • etc- 11 ■ Por, xxx iv. 8, * ''"iIltuil! LÉCBltrRE. UV. vusacre dos rois de Ma, *“ “rirent loi de Dieu- « Us Pn en « JM“ Dieu i la main ; .. le diadème s,'l le .‘‘^oit avec ses enfans, et ils » ct le PontlvC JiTroÙ.V- » Qu’U Tive, en employant »

crièrent : V>« p‘° '^vir Dieu qui 1» ^ düil,le ’ sa puissance poni ^ 1 wécution de sa loiet qu’il tienne 1;'“a,"à| scrit par ces paroles : C’est ce que David '^P, . ;nslvuisei-vous , ai- « Maintenant, o rm3-en*le Seigneur en crainte (a) ■ » » bitres de la terre:serreile_ yom -tes, avec Servei'le comme tous les a, ’ ,e commeroi, tous les autres, ses culte votre . dit saint Augustin ,c ■ « ^ ]ois soutiennent les puissance royale? et q siennes* , empereurs chrétiens? et De là vient que les ‘““."S rois , Clovis, Charen particulier celles de nos . . . leines de sévères £«^r'^”»“ieno”!pe”fc tire un plus grand détail, XIYfl PROPOSITION* •f*T“ « A la troisième année de f |^§euxSsLmrs „ voya les grands dur^a^^£nïkpeuïde, - évites et deux prêtres , et i i|e g . et i]s allôient > ayant en main la 1 ° i , iuda et ils ins- „ par toutes les villes du royaume de Juda , a truisoient le peuple (■->}. " le, bien du peuLe prince ne doit régner que P®" 1 “ . aürdurmé pie, dont il estlepèreetJem^Bt^D.ca^ ^ u aussi expressément deci tic cm estemplaire auloi, d’en avoir toujours avec eux 1 n , Ci) Ps. n.io. -(3)//. Ar. (,) //. Por.w m. n,: " , îvm'fMWo*-. xy». ,, 8,9. Ci-ck^nt, lw. y, «*• 1 » « ” ‘ ^ rouTïQt'Ê j°U1S de ,eur Tie - ,i85ï;r' r i<; encore dans ’lc roi j™ £!^?"enl “ü '«Jons-ncL pas faire lui-même la leScau^V^ '1’ C‘ d’en grand-prêtre IJelcim tm t ^ l?*C aussi,üt que le ! iWmp^aSïï.ïriœ en,re les été égaré dès les «3 De,u[eror,omc> q«i «voit „• ai . lGS PIemiel'es années du rèene ,i« i»;m l : rns. h irFrfüZ ï ;ss*5£*mm : xss.sss rsr&S'a- * » dans la maison dn S •* *® mireot ‘"«s à écouter • trouvé I. moi,,, j„ &5S/*“ nM *» geance que le Seigneur aîlnit et, qUG ,a JUS,e vcn' Stt-ffli fSftfiss «. «ï. Vte'rss rtî, * ?"• ¥ “ - écrit dans ce* Ih3 P°“‘ aCCOœP,i ce **> a été c iSSSife 3*é p6r,ée à un tel 1 tCS r0,s av 0,ent ,ai«é égarer l’exemplaire .v*u0jT /JSÂT^ly.\Y: P‘,r-xxxly' 29» 3o. -(a}/«H vit. î55 Tia.EE ÛE LH - _ du temps de Josias. récompenser le zèle Ce fut aussi sans doute oceadonl fut rempli ce saint im, re5SÈment de la sensr.

tsiaW» ■ r rsLTE . ici pom prier el. P"“," ^‘ LucL.e OU*, • P°'"!iî T2 ôt ,oM le <!«« Su le S.iS~«r : sst&»£ Ve r : tt, $£Ki rSS C * îrtKeS SÜ -I- : E; i.V & “» »""”■■ “r tu* « .' * pecU l’inteKigence à son peuple* _ _ _ ARTICLE III* Erreurs des hommes du monde ? et des politiques, ZiL affaire, et le, exercices de la rel^en. Ÿ* PROPOSITION, in fausse politique regarde, avec dédain les aiïSi de la religion, ■ et on ne se soucie ni des matières <iu’on y traite, ni des persécu¬ tions qu’on fait souffrir à a eux qui ^^pdli Première erreur des puissances et de j tiques du.monde. Il n’y a rien de plus bizarre que les jugemens des (i)IV, Jteg xx.ii* 18, 19, 20. II. Air, i.sxxi. 2<5, 17, POUTIQtÉ k?Sion'Et0t ^ tïCS p0!'ÜqUeS s,lr Ies affuires de la religion. dc ba*atel,« et Je vaines subtilités, tes Juifs a mon oient saint Paul, avec une hume ohstmee « au tribunal de Galiion, proconsul chatc, et lui disaient que cet homme vouloit Su ?rern C"’ c.ontre ce q"c ,il lüic“ «voit ro^ie ( [J. » ils croyaient avoir attiré son attention, rp,r ,ae*usalio? si £dève « s> sérieuse. « Mais nul n eut pas plus lot ouvert la bouche (pour sa de le nse , ) que le proconsul l’interrompit , et tlu I Ïui T*" t',lbuna'.W ^ S’il s’agissoit , dit-il aux * 1U; S’ tC qu®1(lue '«Justice, et de quelque mau¬ vaise action, je vous donnerons tout le temps nue » vous souhaiteriez. Mais pour les questions de mots » et dc noms, et de disputes sur votre loi, faites-en » comme vous voudrez : je ne veux point être juge ï de ces choses. « II ne dit pas : Jolies sont trop hautes, et passent mon intelligence ; il dit q„e tout ludtnef Æe di?])UU' de II10ls” el Vaincs solidités, indignes d être portées à un jugement sérieux , et à occuper le temps d’un magistrat. JiU1^’ YOja?t. <Iue ce juge se mettoit si peu en pc ne je ieurs plaintes, et scmbloit abandonner laul et son compagnon à leur fureur , « se jetèrent » sur Sostbones, et le hatloient (5) » ( sans aueun retpect pour le tribunal d’un si grand magistrat ) : “ “l,Ga *?," ne, s.e mcUoit Puiut «n peine de tout ” cela, ,1 I oui lui paroissoit bagatelles, dans ces disP0.4!8, “«feligron , et une ardeur imprudente de gens cdU" tes de choses "vaines.

n* PB. O PO SI TI OK. A utre erreur des grands de ia terre sur ta relig ton : iis craignent de 4J approfondir. D’autres scmbloient prendre la chose plus sérieu¬ sement. Fclis, gouverneur de Judée, «toit très-bien xvui. 13, i3, — {s) Ibid. 14, ,5. - (3) Ibid. .y. i rp 1 ’icMTCThB' CIV. ^ TIREE ™ L c’est_i-dirc du chrisliain forme de cette voie > Paui discourir de iiisme. C’est p<»jrquô^^ de,ûil;nt rendre avec la justice que Idfe WWo^tetfe qu’on devoit garder tant de religion ; de la parole si dure aux avec tant de soin et ) 1 « du J«- mondains, qui n aune _ 4 demanderait compte de gement à venir, on ^ s£vérilé implacable, pou i toutes ces choses avec ^ mfa;èrcssi désagréables, ne point trop approfondi ,, fcü.e effraye, Félix quoiqu’il ne ^t s enipcc k ; inle(lant; ic lui dit « ■■ « 9 en Vautre temps plus commode. » » vous appcllenu m U1 ‘ davimtage dissipoieivt scs Des objets qui 1 occupe ‘ maftdoit plus frayeurs : l’avance V?Ptérâ£e qu’il lui donnesaint Paul, « T>e dans j9^ durant deux ;£fpï ^ntliinsltous, ses umts » de le voir (a)- » IH* FlOPOiSlTlOSAu tri troçM de. |g*^^2»5Ï qu’on fait à Vmnocmcc. Festus, nouveau &Z Félix, étoit à peu pies d ■ , lus loin. Le roi sinon qu’il poussoit encore Uc^ui depuis fut si Agrippa , et la reine Boicni , * cUe # desirélébrc par la passion que 1* . et pestus leur .■oit beaucoup d’«*™g a'ssemblée solenen voulut donner le pla ^ - Ai ^ ^ grande nellc, quon tint cspi 1( , je n ai rien pompe. « Au reste, <hm£* “ a y a voit „ trouvé de J?a* c md mc l'amcnoient , des dis- » entre lui et les Juifs qui m un certain » putes sur leurs supers i > assuroit qu’il , Jésus qui étoit mort, et- dont r C0 Act. xx.Y- M. - f lhkU a5’ ~ W *' POlITIQrE « etoit Tirant (i).» Ces gens, occupés du monde,- le leur grandeur, trutoient ainsi les affaires de I , J J*"» « fl elernel ; sans même rmer de faits aussi importuns et aussi extraordinaire que ceux qui regardaient Je Fils de Dieu : car t„t tela nu husnit rien à leurs intérêts, ni à leurs nlit Sïrs, ou aux affaires du monde.

Comme s'iint pj Ut/nj ï* f,aro,e el ffu’;l commenpoit à entrer dj e fond des questions, Festus Interrompit , mus respecter la présence du roi et du la ruiné i . foi uri^ri)l’S|emei‘t Ct CfIlii de «’^sernhlêe, «il lui tria à haute toix : Paul, vous êtes (Ym • .J y) ^etucte vous a tourné l’esprit (3). » J ^ » YOït par la que , quelque équitable que parât ™ «T P“f’ '.“l"'" W«S qo U ne la point trouve criminel, el ciu’on l’an . enlrart, dans ce sentiment un ^eertf mépris du fond de la chose, que Festus ne i„S pas assez importante pour en faire la matière d’un iit ES LGlmr iïl' -que ,,«wPeM8rcn Prîl connol t * L *?üh afrail'e ^ ll trouvoit ici, étuit de =aJ ais6 qd'it i,e^man‘!ei‘üit “ l einpere„r : « je nc LT,# .®’ qi!en ecnre au ma^re. >, Et il foiré Joütr ?êdtnr-e rVd îui renv°yoit *** * wties tou Nu- ait _ frivoles. Car, de l’informer des milac es ou de la doctrine de Jésus-Christ, ou de Paul fort' ou'enf/n de Cf ^ °Ù ‘’aPÛtre mettoi‘ ™ ?fU Èn , parler sérieusement de l’affaire du îafol eternel , il n’en étoit pas question. Cependant cet homme équitable, qui ne voulait pom condamner saint Paul, ne craignait pas de le hvrei a ses ennemis. Car, au lieu de lu juger à Cé- voPr^tûT T* T1' Cda’ et le salém ™ r’- pr,°P"sa dc ,e transporter à Jér„- ’ pour fcire plaisir aux Juifs, qili avoienl fajt (^X^jCL XXY- 1 ’ . i3 TinÈE l’écrit i-EE. i-1'- ' !i' ^ ^ z^ssr « f0«ar s « ^;rryn'ri j> je dois être ^ f trouvoil de réel ci IVe PROPOSITION* leügion, n’en osent ouvrir la bouche. • ‘r 3 w X ÎX ïii i. » «* p“ f"“ ■ : F" » dans un coin, mais aux yeux . r ri r0; Puis adressant la parole au roi ® ' pv0_ B Asrippa, dit-il (5), ne croyci-vuus pas ai ■ P : S j< «ois qi» vous y ygap fcfervs ssrriSLir*.^. co **. «T. 9, », XI. - o) Ibid. ***Aï 15 » 'i6' - (3) Ibid. 27. l’Ot.iTintE par manière de raillerie : « PC1J s’ell m,„ , « ne me persuadiez d’être cfcétien {,.).* » ’ °UÏ Vmlu ce que p envoient les grands de la terre L. rms, et tous les hommes du “monde, ( ,‘iIlc de c? 'emps-lâ, quiêtoit celle de Jésus- Christ Ou ne Toulon ni la «avoir, ni l’approfondir , ni din mSfiZiï “ pm * i»

* "V* PROPOSITION. Indifférence des sages du monde sur ta religion, , “n,V 11 ^ CUt* f'en a^01s rïe plus merveilleux ont i"’" *. o« t A *4£& avec c r * 'CnStCt t-i,icU, icns- 9 11 discourait d scoureii^ Tri d“01cm : Q“e VCut dire « arscourem P Et les antres : C’est assurément un l fcommViï1 de nouvelles divinités, oa Ilsc^s, ” .Pa‘'loK!,lt ) de nouveaux démons (5). Us -e souve noient que parmi eux on avoit fait line fe* WJ» *. s '>■"«» ; « S S? ÜS mZTl’î,! «rennes idées. Sur cela on lo toute h Cr.W^ “ 1'1"3 célèb,,e compagnie de SsitéSe, !AÂ"'8aUtre V"e que de ^nLièrh i rVÎ î the.r,ien*J Ct on tînt PO"r cela le sénat exprès. Paul fut écouté, tant qu’ii débita les arands ■> o7?-â\h Philosophie; et la Grèce fiS depuis auViTiiiT» fe C-ltC1 s*.d ProPos ses poètes. Mais depuis qu il vint au principal, qui était de leur annonJ/iwf :/"VI* a8- - O) Ibid. XVI, 2,. [ij Ibid, 19 çi seq. (3) Ibid. 18. URKH DÉ l üCRlTlRE^ ttV. VU* 3^2 ter Jésus -Christ ressuscité, et les miracles que Dieu avoit faits pour montrer que ce Jésus-Christ «toit celui qu’il ‘voit choisi pour déclarer sa volonteaus hommes, « les uns sfe moquèrent tle Paul (t) , »_ les autres, plus polis à la vérité , mais au iond ni mieux disposés, ni moins indiffère ns , lm dirent liomia ■ ment ; « Nous tous entendrons une autre luis sur „ celte matière. Et Paul sortit ainsi du miheu (reUï f,i. >, En pénétrant davantage , 1 affaire 1IU devenue sérieuse; il eût fallu tout de hon se eonvcrlir; et le monde ne vuuloit songer qu a la curiosite et à son plaisir. On en avoit usé de même, des le commencement, envers Jésus -Christ. Hérode, à qui P date la voit renvoyé, ne vouloit voir que des miracles; et il aumit souhaité qu’un Dieu employât sa toule-pmssanee pour le divertir. Parce qu’il ne voulut pas tu fane un jeu des ouvrages de sa puissante main, d e méprisa, le renvoya comme un fou, avec un habit blanc dont il le revêtit (5). Pilate ne fit pas mieux. Comme .Tesus lut eut üit . « Je suis né, et je suis venu dans le monde afin de „ rendre témoignage à la vérité (4) ; »

parole pro¬ fonde , où il vouloit lui apprendre à chercher a vé¬ rité de Dieu, il lui répartit : « Et qu’est-çe que la ve- „ rité (5) ? >( Après quoi il leva le siège sans s en informer davantage,' comme s’il eût dit : La vente, dites-vous? et qui la sait? ou que nous importe de la savoir, cette vérité qui nous passe ? Les mondains, et surtout les grands, ne s’en soucient guère; et us n^ont u cœur que les plaisirs et les affaires, Mous ne sommes pas meilleurs que tous ceux dont nous venons de parler : et si nous ne méprisons pas si ouvertement Jésus-Christ et sa doctrine, quand 4 en faut venir au sérieux de la religion, c’est-à-dire a la pratique, et à sacrifier son ambition on son plaisir a pieu et a son saluL, nous nous rions secrètement de (t) JcL xvir. 33. — (2) Ibid* 3s , 33, — (3) lue, xxju. S, n« — Oj) Jom* xv m. 37. — (^) Ibid* 38, 26 2 POLITIQUE ceux qui nous le conseillent; et la religion ne notu est pas moins un jeu qu'aux infidèles. VI* I^ROPOSmOTî. Comment fa politique en vint enfin à persécuttr ta religion y avec une iniquité manifeste. Si on n’eût fait que discourir de la religÈh comme d’une matière curieuse, le monde ne Faurort peuL- être pas persécutée; mais, comme on vit qu'elle con¬ damnait ceux qui ne ta suivoient pas, les intérêt s’en mêlèrent* Les Pharisiens ne purent souffrir qu’on décriât leur avarice, ni qu’on vînt miner la domina¬ tion qu’fis usurpaient sur les consciences* Ceux qui busoient des idoles, et les autres qui profitaient, parmi les païens, du culte superstitieux, ammoîérit le peuple, On se souvint « que Diane était la grande déesse (ta « Ëphésiens, quand on vit qu’en la décriant, la ma- » jesté de son temple que tout le monde ré véroit (i) n, et ensemble la grande considération, et le grand profit qui yen oit du ce eô Lé-la aux particuliers et au public (a), sJen allait k rien. Rome elle -meme se fâcha qu’on voulût décrier ses dieux, à qui elle se persuadoit qu’elle de voit ses victoires. Les empereurs s’irritèrent de ce qu’on nu t oui oit plus les adorer, La politique romaine décida qu’il s’en falloit tenir à la religion ancienne; et qu’y souffrir du changement, c’ctoit l’exposer à sa ruine* On voulut s’imaginer des séditions, des révoltes, des guerres civiles, dans l'établissement du christianisme; encore que Fexpér reniée fît voir qu’en effet la reli¬ gion s'établisse ît, sans même que les persécutions* quelque violentes qu’elles fussent, excitassent, je ne dis pas aucun mouvement et aucune désobéissance, mais même aucun murmure dans les Chrétiens.

Mais Je mondé superbe et corrompu ne rouloit pas se laisser convaincre d’ignorance et d’aveuglement, ni souffrir une religion qui change oit la lace du monde. (i) Act, xrx. 27 j 2$. — (s)' Ibid. 25, 26. TIRÉE BE L^ÉCMTtmE; LIV* TU* a63 Vir proposition* Les esprits foiïtet se moquent de ta piété des rois. Micliol , femme de David, nourrie dans le faste et dans Sien aveu une pompe royale, 'lc,ü'l « son cœur. Qu’il étoit beau, disoit-cllc (■), » » le mi d’Israël avec les servantes, marchant nu » comme un bateleur ! » Ne foisoit-jl pas la .un beau personnage? Mais David, qumqml laimat .tendre nient*' ln? répondit (-a) : « Vive le Seigneur, qu. m a » élevé plutût que votre père et sa m^ûn^ ie 'o hu- » milierai encore plus que je n ai fait dev ant lui , et JC , serai méprisable à mes yeux; et ,e tiendrai a gloire >» de m’humilier, comme vous disiez, avec les set ” îfoï faut point laisser dominer cet esprit de rail¬ lerie dans les cours, surtout dans les femmes , quand ÏÏTiïSm Vetaipui., «««'«•> lu. <»»>»■“ "è jn’on doit le plus réprimer. Dieu recompensa a piété de David, et punit Micliol par une éternelle stérilité (3)* T 111° PROPOSITION* U sérieux de ta religion connu des grands rois. Exempte de David, L’arche étoit dans l’ancien peuple le symbole de la urésence de Dieu , bien intérieur à celui que nous avons dans l’Eucharistie : et nèanmoms la dcvoUon de David pour l’arche étoit immense. Quand il la üt transporter en Sion, il St au peuple de grande, hr^ses en l’honneur d’un jour si solennel. .. Onim- ^ mêlait des victimes (toutlelong du dieimnoOpassod l’ irchch Elle roarclioit au son des trompettes , des „ .rumens de musique. » Le rot , dépouillé de 1 habit (i) II. Jieg. vi. 16, ao. — (a) Ibid. 21 , 22. — (3) Ibid. 2j. 2^4 POLITIQUE royal qu^îl n’osa porter devant Dieu? « et révéla 11 simplement d’une tunique de lin? alloit après , avec » tout le peuple et ses capitaines en grande M * » jouant de sa lyre et dansant de toutes ses forcer, * » dans le transport où il étoit (i), »

G’étoit des! cê-! * remontes que le temps aiitorisoit* Y Dans une occasion plus lugubre , lorsqu’on puni. sc tien de sort péché il fuyoît devant Absalon? noi^ avons vu qu’on lui apporta l’arche? comme la seiik F chose qui lui pou voit donner de la consolation. Mai; . il ne se jugea pas digne de la voir eu l’état où il étoit. Êl où Dieu ïe t rai toit comme un pécheur* * Hé î dit-il (sj. » si je trouve grâce devant ïc Seigneur ( après coi » jours de^châl t me ns^ ? il me la montrera un jour t » son tabernacle* « C’étoil là le plus cher objet à ses vœux. Et durant le temps de Saul? banni desnù pays et des saintes assemblées du peuple de Dieu, i ne sonpî ro it qu’après l’arche, G ra nd exe mpl e ? po« faire eonuoître ce qu’on doit sentir en présence i l’Eucharislie ? dont Farche n’éloit qu’une figure imparfaite ! IXe PROFOSmOïï* Le prince doit craindre trois sortes de faim piété; et premièrement ta piété à fextérim, et par politique . Deux raisons doivent faire craindre au prince è donner trop à l’extérieur? dans les exercices de ia piété: ïa première? parce qu’il est un personnage publie; par conséquent? compose et peu naturel? s’il n'j prend garde? par les grands égards qu’il doit avou pour le public ? qui a les yeux attaches sur lui : secon¬ dement? parce qu’en effet la piété est utile à établir la domination ; de sorte qu’in sensiblement le prince pourroït s’accoutumer à la regarder de ce cûtédà, Ainsi Soûl disoit à Samuel qui Tahandonnoït ? et m voulu il plus assister avec lui au sanctuaire de Dieu (i) //. flegt y h i3 Ct j cq. L Par. xv* 25 et seq* — (2) Ibid. xv* 25. TIRÉE DE l’ÉCMTCRB. LIT. TH. 265 devant tout le peuple (0* « l’ai mai fait; triais ho- » norez-moi devant Israël, et devant les sénateurs ji de mon peuple ; et retournez avec moi pour adorer * le Seigneur votre Dieu. » « ne vouloit plus 1 ap¬ peler le sien; et, peu soigneux de la religion, il ne songeoit plus qu’à garderies dehors par politique Ainsi les rois d’Israël se montroient quelquefois pieux contre Baal et ses idoles.

Mais ils se gardoient bien de détruire les veaux d’or que Jéroboam avoit brisés pour y attacher le peuple. Car « il avoit dit » en lui-même (2) Le royaume retournera à la » maison -de David, si ce peuple monte toujours à » J émsalem dans la maison du Soigneur pour y offrir » les sacrifices. Le cœur de ce peuple se tournera „ -vers Roboam, roi de Judo, et ils me feront moufi rir 5 cl ils retourneront à lui- Ainsi} par un conseil » médite ? îï fit deux veaux d’or; ci il leur dit : Ne v montez plus à Jérusalem ; ô Israël , voilà les Dieux 5 h qui font tiré de la terre d’Egypte ! » Ainsi Jéhu massacra tous les sacrificateurs de Baal, et il en brisa la statue, et il mît le feu dans son temple, Et comme s’il eût voulu s’acquitter de tous les devoirs de la religion, il prend dans son chariot le saint homme Jonadab , fds de Réchab, pour être témoin de sa conduite, « Venez, lui dit-il (3) , et „ voyez mon zèle pour le Seigneur, Mais il ne se rc- * tira pas des péchés de Jéroboam , ni des veaux » d’or qu’il avoit dressés à Bethel et a Dan”, « La raison d’Etat ne le vouloit pas. Telle est la religion d'un roi politique. Il fait paroîlre du zélé dans les choses qui ne blessent pas son ambition, et il semblé même vouloir contenter lés plus gens de bien : mais là fausse poli tiqué l’empêche de pousser la piété jusqu’au bout. Joachaz, un des successeur de Jéhu dans le royaume dTsraël^ sembla vouloir aller plus loin, « Dieu avoit livré Israël a Hazaël roi de Syrie, et à son fils Benadad ; et (i) I. üeg. -\v. 3q. — (a) ///. Heg* xm $5, ay, — (3) /K Âff- x. i5t 2S,2y, Bossuet. Folitiqui. 13 FomîQüÊ » Joncha zprio le Seigneur, qui «coûta sa voir:-cal « il eut pitié d’Israël, que ces mis a%o ïem réduit à vîl » I extrémité (i). » Mais Joaehaz, qui semblait vou* Pc Juir retourner A Dieu de tout son cœur dans sa pétih tcDce , n eut pas la Éorce d’abattre ces veaux cfor P qui# étoient le scandale d'Israël : « et il ue se relia * » pas des péchés de Jéroboam : Dieu aussi VàUÏn* * » donna.

Et le roi de Syrie fit de lui et de son peuple, 1 » comme on fait de la poudre qu’on secoue dan* b c » battu rc (2), » q lout cct extérieur de piété n’est qit 'hypocrisie; J 1 il est familier aux princes rusés, qui ne songent qui 1 amuser le peuple par les apparences. Ainsi HêrodeJ 1 ce vieux et dissimulé politique, faisant; semblan d être zélé pour la loi des Juifs, jusqu’à rebâtir 1* temple avec une magnificence qui ne cedoit rien i celle de Salomon , en même temps il êlevoit dej temples à Auguste* Et on sait ce qu’il voulut faire contre JésusChrist (5)< A ne regarder que l’extérieur, iï ne déai* m} lien tant que d’adorer avec les Mages ce roi des Juifs, nouveau-né* II assembla le conseil ecclésialtique., comme un homme qui no vouloit autre chose que d être éclairci des prophéties; mais tout cela pour couvrir le noir dessein d'assassifter le Sauveur, que le titre de roi des Juifs rendoit odieux à son ambi¬ tion ; encore que ia manière dont il voulut paroître aux hommes, montrât assez q ue son royaume n 'était pas de ce monde* Xe PROPOSITION. Seconde espèce de fausse piété : ta piété forcée, on intéressée. Telle éloit celle d’Hoïophcmo, lorsqu’il disait à Ju¬ dith (4) : tf Votre Dieu sera mon Dieu , s’il lait pouf , * moi ce que vous promettez, » c'est-à-dire tant de (1) Zîeg. xtii. 3,4,5.- (a) Ibid, G, 7. — (3} fflaàh, 11. 3, 4 e* seq , — (4) Judith, xi. si. ÏSBf.B DE L’ÊCBlTBtll. UT. TIT. . 2(17 x ici p ire s. Le a ambitieux adoreront ijni tous voudre** pourvu que leur ambition soit contente. 1 «3 Ilétodé craignait saint Jean qui le reprenoit (avec « une force invincible ); car il savoit que cctmt un „ ho ni nié s ai n t ■ e t 1 j ù 5 te 1 J î fct il faïsoît plusieurs choses n par son avis, et il l'écoutoit volontiers (1). » Car nous avons vu que cos politiques veulent quelquefois contenter les gens de bien. Mais tout cela n’étoit: nu Artifice ou terreur superstitieuse; puisqu’il craign oit tellement saint Jean; qu’après lui avoir fait couper la tète, il craign oit encore qu’il ne fût ressuscité des riiovts .(à) pour le tourmenter.

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