Politique tirée de l'Écriture sainte (page 8)

Jacques-Bénigne Bossuet · Doctrine

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Fiche de l’œuvre dans le savoir

Ecoulez un Àiiliochus, ce superbe roi de Syrie, « Il est juste, dît-il (5) , d’etre soumis a Dieu , et M qu'un mortel nVutreprcnne pas de s’égaler é lui* » Et il ne parle que d’égaler aux Athéniens les Juifs# » qu?il ne jugeoît pas dignes seulement de la sépul- „ turc; et d’affranchir Jérusalem, qu'il avoit si » cruellement opprimée; combler de dons le temple u qu’il avoit dépouillé ; et enfin de se faire Juif. * Mais c’est qu’il sentoit la main de Dieu, h laquelle il s’iinaginoit se pouvoir soustraire, par toutes ces vaines promesses. Dieu méprisa sa pénitence forcée : « et ce i>r méchant demandait Ja miséricorde qu’il 11e devoit u pas obtenir (4)- » Galère Masimicû,' et Maximin, les deux plus cruels persécuteurs de DJEglisc des Chrétiens, moururent avec un aveu aussi forcé et aussi vain de leur faute (5) ; et , avant que de les livrer au dernier supplice , Dieu leur fit faire amende honorable à son peuple , qu’ils a v oie nt si lo n g- tem p s tyran nisê . xiB proposition. Troisième espèce de fausse piété ; la piété mal entendue, et établit ou elle n’est pas. « Va, et passe au bl de l’épéc ce méchant peuple fi) Marc , vi. 20. Luc, 11 1. *9. — (a) Marc. i&. — (3) II. Machah. 1 x. iï îzeiseq. — (4 ) Ibid. i3. — (5) Euseb. Hàt* ÉccL £ib. vin P 16 , T7; et lîb. ix, cap. lO. Lactant. de Mort, penccut, n. xxxûi et aux. 3f>8 POLITIQUE » d’Amaïec: et ne réserve rien dccbtte nation impies h » que j’ai dévouée A iaivengthanfcei, dit -le Seigneur j Ji » Sàtil. Bt ce prince sauva du butin les UréiriiletdJ r< » bœuls 3 pour les immoler :au Sèiguexir, Mais Somutf 0 » lui dit : Sont-ce des Yictimes dif des sacrifices que q B le Seigneur deudaodo * et noti pas qu’on obéisse * }} voix P L’obéissance vaut iqieax que le/sacrifice; ç| 1 w d est meilleur d’obéir, que d’offrir la gmsse des bc- » bers ; car désobéir^ cW comme qui, consulterait 1 » les devins; et ne sc soumettre pus, c’est le cto i » d’ idolâtrie (i). » La sentence partit d!en haut. «Dieu t’a rejeté,^ « Samuel; el lu ne seras plus roi {2).

?v Hcrode, qui fit mourir saint Jean -Baptiste, au fai-! lieu de ses plus grands crimes, n’étoit passans quel¬ ques sendmens de religion. 11 mit en prison le saint précurseur qui le reprenoît hautement de son inceste, î filais en même temps nous avons tu « qu’il le cai ïi gnoit , sachant que c’étoit un homme' 'juste et saint: » qu’il le fa [soit venir souvent, et même suivait êc? » conseils (5)* * II le livra néanmoins a la fin : et in¬ justement scrupuleux , la religion du serment rem¬ porta à son crime, et II fut fâché de s’être. engagé;! » mais ù cause du serment qu’il a voit lait, eide la j » compagnie, il passa outre (4)f » I1 en eut peur, après même qu’il l’eut fait mourir^ « et entendant Je* » m i rac I e s de Je su s , Jea n , d i t~i ï , que j’ai d éco 1 ié re- » vit en loi, et c’est sa vertu qui opère (&). »i 11 meprîsoit la religion, la superstition le tyrannise,. K écoutait et conçidéroit celui qu:d tenait dans les fewj un prisonnier qui avoit du crédit à la cour; Tin trèpîÉ ; censeur du prince ,.et Penncmi déclaré de sa maîtresse, qui neanmoins se faisoit écouter; un homme qtiVi faisait mourir, et qu’après Cela ort craignent encore. Tant de craintes qui se combat t oient : celle de perdre ! un homme saint , celle d’ouïr de sa bouche des re¬ proches trop fibres, celle de troubler ses plaisirs, celle (i) /. lieg. x\\ 18 et set]. —(2) Ibid. 23. — (3) Man. Vi. ao. — (4) Malih, xiy. 9. Marc. yi. 26, — (5) Âlatth. xi v> 1. a. TIRÉE L^ËGfilTUBK. tTT* divine qul ne ces3e L -* * ï lin étrange compose* *“» ^sryyiTJ1»» «■>»■ On ne sait que croiie d ni n?en a pomt t ‘ i S'™^ «*•* > * io -»«• K vies sans y avoir le eœm. Mai= c ^ , - -trc f™',S £H®fc U» £$■;*&* rf ï parrry» g^iè avicc ‘laL^Ï; mrnM^^ « Pas j ^livrez ceux LS^lliâSi • jSK. Œ*.’ « iwiWM| oun"“ 18 ” vous &&*•» des temples magnifiques; vous mnlil pliez; vos sacrifices , çt vous faites dire des messes a „ w autels. Hais Jésus-Christ répond : «Allez . apss«f«i *• «% riï Jïïmr,s » la ip^rljÇQrdc que je sacitficc 0 j M>aisso »

agréable à Dieu, c’est un cœur contnt, et aba sse » devant lui [6b La vraie et pure religion , eest d. y soulager les veuves et les oppressés , et de tenir son » flme nette de la contagion de ce ster « (?)■ » Mettez donc Chaque œuvre en son rau0. _hi en * saut les petites, vous croyez vous racheter de 1 ohh0afi) Malih. VI. :■ — (aj®, vv. 8. haï. »«S — (3) J/a ah. NX ni. 23. — 7>8-” W Ma . U. i3. - (6) Pu. v. i£). — (7) Jaç‘ 1 ‘ 2'' article V, Quel soin ont en les grands rois du culte de Dieu, i*# PROPOSITION. Les soins de Josué, de David et de Satomoi mmr çtathr l’arche d'attianœ, et bâtir le tenu euipns pins tôt conquis et partagé îa terre ÏÏTIV1*’ 8W h mC‘lrC ft «Hi/h prï lion de Dieu qm I avoit donnée à „„ pe»pfe , « il fe * ,faht ie à Silo, 0* il mit le ts- » bernacle (a).» Il ialloit commencer par la , ei mettre Dieu en possession, de cette terré e et de tout le peuple ? dont iJ étoît Je vrai rot. David trouva dans la suite un lieu plus digne i 1 arche et au tabernacle, et l’établit dans Sibn. oii " , lit trrtnspopter eu grand triomphe (3) : et Dieu choisit Sion et Jérusalem 5 comme le lieu oû il éta* bnssoit son nom et son culte. Fl fit aussi j connue on a y u* les préparatifs du tempe j ou Dieu voulait cire servi avec beaucoup de magnificence t y consacrant les dépouilles des p< lions vaincues (4). en désigne le Üeh, que Dieu meme avoit choisi* et charge Salomon de le biitjr. CO hm, ci*. 4, 5 * fi, 7. ~(a) Jos. xvm. u -à)IL iïeg. y u 12 et w (£) flï(i vu . /t I>(ir. ïmj, mée T>E LViCTÎTCBE. I1V. VIT. 1 SS’^Sp. . «'•>/ *> rtz iH.t1 ui«T. i^tëx%3æ?£3à : M4| r de lui ? » iip proposition Tout ce qu’on fait pour Dieu de ptus magnifique , T° Z Toujours au-dessous de sa grandeur. Ce fut le sentiment de Salomon, après qu’il *jj fi terre Avec, les hommes? loi que le* » deux des ciéiiX ne peuvent renfermer. » » Dand, nui en a voit fait les préparatifs , quoiqu il n efil ne Si,Sé , et qu'il eût consacré à cct ouvrage « cent /mille talens d’or, un million dé talons daf^e t ■»

avec du cuivre et du fer sans nombre ,ct lesJ™£es " avec tous les bois qu’il falloit pour un si grand ed - » fuie f 31) , » sans épargner le cedre , qui est le p u vir o doux i il trouvoit tout cela pauvre, à comparaison T son désir. « J’ai, dit-il, offert tout cela dans ma » pauvreté (4)* * n\m proposition. Les f rinces font- sanctifiât ics fêtes* Moïse fuît mettre en prison , et ensuite U punit de mort , par ordre de Dieu , celui qui -avait yio je fe = sab¬ bat ( 5) . La loi chrétienne est plus douce, et les Lhve tiens plus dociles n’ont pas besoin de telles rigueurs : maïs aussi se faut- il garder de 1 impiinite. Le& ordonna nee s s o n t p Ici n es de p eïn es contre ceux ,i violent les fêtes , et surtout le saint dimanche, ht CT 111 H lUiçiiv j — . . . les rois doivent obliger les magistrats à tenir soigneu- - (i) IL Par. n,. S^---^a) Ibid* vi. i S, — (3) L Par . sxn. 2 ?2 POLITIQUE sement In main à l’entière exécution de ces lois . contr» faSfed&î man(|lle ^aucoup, sans qu’on 'y ail ap! j>oi te tous les rumedes necessaires. nSrSt rrj"c'Pa!cm?nl de la sanctification des fêles "'H* 11- UOCUtÇ; la religion. n.Jî!Ü“ijt8 r0is ^SÉ?® cl Joti4 sont célèbres, dans . VJlrc 1 u PeuP^ de Dieu, pour avoir Tait solenniser n\lTm ^’gion, etùne magnificence extraordinaire. tout lu peuple fut rempli de joie : « on n’a y oit » jamais rien vu de semblable depuis le temps de f » lomon.» G est ce qu’on dit de lapâqùe d’Eïéchîasfi), Et on du de celle de Josias (a) « qu’il ne s’en était » point lait de semblable sous tous les rois précédons » m depuis le temps de Samuel. » les fêtes des Chrétiens sont beaucoup plus simples, moins contraignantes ; et en même temps beaucoup plus saintes, et beaucoup plus consolantes que celles es * uifs, oit il n’y a voit que des ombres ‘des vérités qm nous ont uté révélées : et cependant on est bien plus lâche a les célébrer, ivc m o position. Les princes ont soin, non seulement des personnes consacrées a Dieu t mais encore des viens des¬ tinés à leur subsistance* « Honorez le Seigneur de toute votre urne ; honores »

aussi ses ministres (3), » « Qui vous écoute, m’écoute; qui vous méprise, » me méprise j » dit Jésus-Christ même à scs dis¬ ciples (4), « Prenez garde de n’abandonner jamais le Iévitej » tant que vous serez sur la terre (5), » La terre vous (0 H- Par. xxx, 'a6; — (2) /K fieg; xjuii. a 3.//, Par, xkx t?. iS. — (3) McçL yu 33, — (4) lue. 16. - (5) Dent, jtu; jy. «nie »E L {imnWS* LIV. TU. avertit, en vous nourrissant, que tous ^subsistance de, munies de Dteu J« la »® C0To«tc la loi est pleine de semblables préceptes. Abraham en laissa /exemple Monte sa postérité , en donnant la dïme des dépouilles remportées sui : ennemis, à Mdcliisédecli , le grand ponlile du JJieu très-haut , qui le bénissoit et offroit le sacrifice pou lui et pour tout le jîeuple (0* * Abraham suiVU eu cela une coutume déjà établie. On la voit dans tous les peuples , des la Preml^ tictiiité. Et nous en avons un beau monument dans rï>ypte, sous Pharaon et Joseph. Tous les peuples ■vendirent leur terre ad roi pour avoir du pain, « exSos sacrificateurs, à qui le roi «voit donne leur ” S! qu’ils ne furent point obligés de vendre comme » les autres ; sans compter que leur nourriture leur » étoit fournie des greniers publics, par ordre du Le peuple d’Israël ne se plaignoit pas d’être charge de la nourriture des lévites et de leurs famitles, qui fais oient plus d’une douzième partie de la nation. Sut une de ses tribus des pins abondantes Au i con¬ traire,' on les nourrissoitavcc joie. 11 y avoit, du temps de David, trente-huit mille lévites, a les Compter de¬ puis trente ans; sans y comprendre les sacrificateurs, enfans d’Aaron, divisés en deux familles principales vax les deux fils d’Aaron, et subdivisés, du temps de David , en vingt-quatre familles très-nombreuses sor¬ ties de ces deux premières (5). loutle peuple les ent retêno il de toutes choses très-abondamment, avec leurs familles ; car les lévites n’a voient d’autres possess ions ni partages p^rrni leurs hères, que les dîmes, les m-èmïces, les oblations, el le reste que le peuple ■leur donttoih Et tfn inettoît dans cet entretien un des principaux exercices de la religion , et le salut de tout le peuple.

(i) Gen. stv. iB3 19, 20. — (2) Ibid- WTH* 22. — (3) ^ Pt+À ixui - $ et Seif . POLITIQUE ’i'* mo position Les soins admirab les de Dav id * Les grands rois de la maison de David ont rené leur règne célébré , par le grand soin qu’ils- ont pris 4 maintenir I ordre du ministère , et de toutes IesP font ÿST Sacniicateuj’5 ct des frites p selon la laid i Llavid leur en avoit donné l’exemple; et il fii(. beau reglement qui fut suivi et exécuté par scs su® saura, e loi, aussi pieux ct aussi sage que guerrier, victorieux, employa A celte grande a&ireies dernii, années de sa vie, pendant que tout le royaume élii en paix : assiste des principaux du royaume, et surit: du souverain pontife, avec les chefs des familles lm tiques . et sacerdotales, et des prophètes Cad et S: Mi ela,lt lui-même prophète, et rangé -dm Ecriture au nombre des hommes inspirés de Dits Avec ce conseil, et par une inspiration particulik il régla les heures du service. « Il ordonna aux t « vîtes de venir au temple le malin ctle soir, pour] * P,e,u J ct P0l!.r i' chanter ses louanges fa). » ' établit la subordination nécessaire dans ce eraw corps des ministres consacrés à Dieu, en ordonnât aux lévites de servir « chacun à ieur rang, en baia dont les nts sacrés, et toutes les observances tfe » en fa ils d Aaron, qui présidoieut à «es fonctions w * 1 ordre de Dieu (3) » , et selon la loi de Moïse. J a nui ces lévites , il y en avoit trois principaii * S.'i1 seiT0*fnl auprès du roi : Asapfc , ïditlmn a » Héman. Ce dernier étoit appelé le Voyant ou if » prophète du roi (4} ; » et Asaph prophètisoit aussi auprès du prince ; il est aussi appelé Je Voyant (SI. ri se rendit si célèbre par ses cantiques , qu’on le juagcoit avec David. Tels étoient les ecclésiastiques, pour parler a noire manière , qui approchoient le plus pli (i) L Par. xxm. a et sert, iïiv fi jt -c _ TIREE T>E ^ÉCRHTTRE, UT. "VIT* de la personne du roi * des gens inspires de Dieu, et les plus célèbres de leur ordre. David av oit aussi au¬ près de lui un sacrificateur nommé Ira,, tj«i étoït ho¬ noré du titre de prêtre ou de sacrificateur de David (1).

vr PROPOSITION. Soin des lieux ,ct des vaisseaux sacrés. le roi Joas , instruit par Joïada souverain pontife* fit venir les lévites avec les autres sèfcrifioatéürs > pour les obliger à travailler aux réparations du temple qu'ils hégligeoient depuis plusieurs années. Ï1 en prescrivit Tordre 5 et en régla les fonds : et tin officier commis par le roi les tou ch oit avec Je pontife, ou quelqu'un commis de sa part, pour les mettre entre les mains des ouvriers « qui ré tablif oient le temple dans sa » première splendeur et solidité. Le reste de Large rÆ n fut apporté au roi et au souverain pontife; et on en i> fit des vaisseaux sacrés d'or et d’argent , pour servir » aux sacrifices (2). « Eiéchtàfc ne se rendit pas moins célébré, lorsqu’il assembla les lévites et les sacrificateurs (5), pour les obliger é purifier avec soin le temple et les vaisseaux sacrés, qui à voient été profanés par les rois impies. Et il fit soigneusement exécuter le règlement de Da¬ vid (/j). On ne peut assez louer le saint roi J os las, et le soin qu’il prit de purifier et de rebâtir le temple (5). Dieu inspira un auteur sacré pour lui donner cet éloge , afin d’exciter les rois à dé semblables pratiques. VÏ1É PROPOSITION. Louanges de Josias et de David . L’Ecclésiastique parle ainsi de Josias ((>) : u La » mémoire de Josias est douce comme une eoinpo- (1) II. Reg. Xï, aG, — (2) IF* Reg* xn. 4 » J ct se<J* fé Par* xxiv. 5 j 6 et seq . — (3) II. Pur. xxix. 16 et seq. (4) Ibid, s5. “» (5) IF * Res* xxn et xxin, IL Pur, xxxiv. •— (G) RcçL XLIX. 1^2, 3 j 4. 2 7® politique » sition de parfums faite d’une main habile; dicta se « douce en toutes les bouches comme du miel ,'(t! ai * comme une excellente musique dans un banquet, H » où on a servi du vin le plus exquis. Il a ét l en- d " voyc de Dieu pour inspirer la pénitence à la nation' < s et il a Oté ( du temple et de la terre) toutes les a lis i » mina lions. Dieu gouverna son cœur et fortifia a * » piété,' dans un temps d’iniquité et de désordre, » où < tout étoit corrompu par les mauvais exemples de I rois scs prédécesseurs* Le meme auteur sacré célébré aussi en çcs terme* les louanges de David (i) : « Il a glorifié Dieu ûm î3 toutes ses œuvres.

Il la loue de tout son coeur i (dans scs divins Psaumes que tout le peuple c%| toit). « 11 a aimé de tout son cœur le Dieu qui Pavoii » but 5 et Dieu Pa rendu puissant contre ses ennemi». « II a rangé les chantres devant l’autel , et il a com* sv posé des airs agréables pour les hommes, qu’ils è- » voient chanter par leur voix harmonieuse. II a rem- )> pli de splendeur la célébration du service divin ; et, » sur la fm de sa vie, il a distribué les temps, en sorte » qu’on louât le saint nom du Seigneur, et que s dés » le matin , on le célébrât dans sou sanctuaire. » Voilà comme le Sa int- Esprit loue J es rois pieus. qui ont pris soin de régler les ministères sacrés, de dé¬ corer le temple, et de faire faire le service divin avec 3a splendeur convenable. vin* proposition. Soin de Nëhémias; et comme U protêt je (es îévim contre tes magistrats. Il ne faut pas oublier Néhémïas, gouverneur do peuple de Dieu sous les rois de Perse, et restaurateur du temple et de la Cité Sainte. II. fit justice aux [évites qu’on avoit privés de leurs droits (st), Les chanlres sacrés, et tous les autres ministres, qui avoient été contraints de sc retirer chez eux, et d’abandonner le (0 EccU xiyn. g, io, u, is, — (s) //. Eié\ xjn. iot T IB VU EE MIT* ^$7 m*. , t»”>« *•>"* m*> MteE'fiSÏg ment , qu’Etiasib sacrificateur, son parent^ >' donné pour l’enrichir; et (d'sP^’ v" ordre, des fonds destines au temple et au 8“^e Tin (1). Il soutint la cause des lévites contre les gis trais ( qui avaient manqué a leurs CT(jl™ . fus'l, et il mit leurs grains et leurs revenu s en demains fidèles : préposant à ce ministère le pretre Selemias , et quelles lévites (.). A» eu, pie. , en pemrt d’eux , il leur fit soigneusement garder les reS‘«P^ de David (3b La subordination fut observée : le peui rendoit honneur aux lévites, en leur leur devoit; et les lévites le rendomnt aux en! ans d’Aaron (4) , qui étoient leurs supérieurs. « Ils g B duient soigneusement toutes les observances de eu * Néhômias y tenoît la main : il ordonnoit aux sacrifie 2!

et aux lévites de veiller à ce Hu, leur etmt lire scrit. « Il disoit aux le vîtes de se punfiu , et 1 pou voit souffrir ceux qui profanoient. le sacerdoce , „ et mépris oient le droit sacerdotal et levitique (6) , > c’est-à-dire les réglemcns que leur prescrivoicnt le . Offices : ce qui leur faisoît dire avec confiance ^ « o Dieu! souvenez-vous de moi en bien . çtn oubliez » pas le soin que j’ai eu de la maison île mon Dieu , „ et de ses cérémonies, et de 1 ordre sacei dotal et O princes, suivez ces exemples. Prenez en votre garde tout ce qui est consacré à Dieu ; et non seule¬ ment les personnes , mais encore les lieux et les biens qui doivent être employés à son service. Piotegcz les lîiens des églises, qui sont aussi les biens des pauvres. Souvenez-vous d’Héliodore, el de ta main de Dieu nui fui sur lui, pour avoir voulu envahir les biens nus en dépût dans le temple (S). Combien plus faut-il (,) IL Esdv, sui. 5 , 7, 8, 9. - M .Jf*“ (3) Ibid. xn. 2 J, 44 j 4y- ~ (4).^éÿ- 46- (,J. '2-' f8'// (fi) Ibid, xi 11. 23. 29. — (7) Ibid, 1-4, 3o, J. VI jUachab- ÏIJ. a4o£ACÿ. ÿpfî ' ° POtlTlQI’E conserver les biens, „0„ seulement déposé dam I temple, mais donnés en fonds aux élises fc ïx* rit o Position* *tt2 ont enrichi Ics'TglïsôT dT Vïr s " «bé^üïf’™“* 'fc *»3assï^: ■ que nous osions vous ,3k^,“ ^1*' ■ Pour roire temple P Tout 3?™?. î P"”"; • îsxs é; W»,wri Sfeof ™.‘leTant.™™>’~™ï Ss’no’fd I j » i - ^iS«EHr Sfifi n ‘ ra,1g de ses sacr‘ dateurs ei de scs T i "et a rhVV™.* pas au PcuP)c * *»r * ,1 châtie les rois qui les offensent (5). » tirée de l'écriture, lit. tu. 2?9 « Hé rente fit couper la l6te à Jacques, frÈre tic » Jean ; et , par complaisance pour les Jmfs, .1 ajouta « à son crime de mettre la main .L 'in de » an 'il fit tarder par sciie soldais dans le destin de Mais Dieu, qui le destmoit ü souffrir dans un autre temps et &» un lieu plus célilme , non salement le ■Sut tirer de la prison , mais il sut encore faire sentir eu tyran sa main puissante. Car peu de temps aprh , livrée un orgueil insensé, pendant qui!

»£«££ louer et admirer comme un Dieu , « 1 ‘™ec L . „ nneurîc frappa, et il mourut mange de vers (2). _ Saiil , qui fit massacrer Abiméjec et les autres saw - fi cateurs /pour avoir favorise David , est enaboto nation devant Dieu et devant «s l.ommes. « Scs offi w eicrs , A qui il commanda de les tuer, ornent no » reur d’étendre leurs mains contre U* praires du « Seigneur. « Et il n’y eut que Doeg Iduméc i, un étranger et de la race des impies, qui osât soui Ui ses mains de leur sang, sans respecter le saint babil qu ils portoienl (5). David, pour avoir ^0 ^ccasmn mnocente de çe meurtre sacnlege, en frémit. * Je ^ * » coupable, clit-il (4), * «.sa«'f ÆÏ'fiH d’fe » .pandu. I! prit en sa protcction Abiathai, fi J » bîmélec. Demeurez avec moi , lui dit-il , ne „ Hen : qui en veut A votre vie, attaque la mienne, •» et mon salut est inséparable du tôtie. » x4 ÊELOrOSlTIOK. Les rois ne doivent pas entreprendre sur les droits et V autorité du sacerdoce ; et ils doivent tiouver ion que l’ordre sacerdotal les maintienne contre toutes sortes Entreprises. Lorsque Ozias voulut en (reprendre sur ces droits sacrés - et porter sa main à l’encensoir, les pretics élolent Obligés , par la loi de Dieu, à s y opposer; t /fi't. XI I. 3 A. — fa') Ibid. 22 . — L lîeç* POLtTfQTE autant pour le bien de ce prince , que pour în conseî vallon de leur droit qui é toit , comme un a dit* celui de Dieu, lis le %nt avec vigueur; et, se met¬ tant devant le roi, avec leur pontife à leur tête, ils lu* dirent : «Ce n’est point votre ôffice , Ozias , de » brûler de I encens devant le Seigneur ; mais c’est » celui des s acri J1 ca te.u r s et des en fana d'Aaron, que » Dieu a députés ù ce ministère. Sortez du sanc- » tuaire : ne méprisez pas notre parole ; car cette en- » t reprise ^ par laquelle vous prétendez vous honorer* n ne vous sera pas imputée à gloire par le Seigneur a notre Dieu ( i). » ° Au lieu de céder y ce discours, et à l’autorité du pontite et de ses prêtres (2), « Ozias se mit en colère, »

menaçant les prêtres, persistant ù tenir en main ” encensoir pour offnrl’encens. La terre trembla (3). » La lèpre parut sur le front de ce prince, en pré- ? f nce des prêtres qui ( avertis par ce miracle } >1 lurent contraints do le chasser du sanctuaire. Lui- “ meul8J effrayé d’un coup si soudain , sentit rtu’ii » vendit de là main de Dieu , et prit la fuite. La lèpre * ne e quitta plus : il le fallut séparer selon la loi: fl et son dis Joathan prit l'administration du royaume* » U Je gouverna sous l'autorité du roi son père, w Au contraire* Je pieux roi Jusophat, loin de rien attenter sur les droits sacrés du sacerdoce* distingua exactement ics deux fonctions * Ja sacerdotale et la royale, en donnant ceîte instruction « aux lévites s b aux sacrificateurs * et aux chefs des familles d’Isa niéi, qu'il envoya dans toutes les villes pour y ré- fl gïer les affaires : Àmarias , sacrificateur, votre non- » tilè_* conduira ce qui regarde le service de Dieu , » et Zaiiadias , fils d’Jsmahel, qui est cher de la maia son de Judo, conduira celles qui appartiennent ù fl la charge de roi ; et vous aurez les lévites pour a maîtres et pour docteurs (/J}, » Ou voit avec quelle exactitude iï distingue les af- ,S'\n- Par- x"'- jfi. ’7, 18. — fa) Ibid. 10, 9.0, 21. ~ (JJ dmos. 1. 1. dach. xiv. 5. — (4) //, far. xix S, 1 1. TEftEË CE l’eCRITEÎIE. L1V* nî* û8l faires , et détermine & chacun de quoi i! se doiimfiIcr ; ne permettant pas à ses ministres. d attenter sur les ministres des choses sacrées , ni rcciproqueme ceux-ci d’entreprendre sur les droits royaux. A la vérité.»: nous avons vu que les ru.is se sont melés des choses saintes : nous avons vu en ni e me te t p. que c’étoit en exécution des anciens réglé inc , des ordres déjà donnés de la part de Dieu; et encoie avec les pontiiés , les sacrificateurs et les prophète . Les choses saintes, réservées à l’ordre sacerdotal, sont encore plus clairement distinguées dans le nou¬ veau Testament, d’avec les choses ci\ des et ctnpo relies, réservées aux princes.

C’est peur quoi les ro» chrétiens, dans les affaires de la religion , se sont soumis les premiers aux décisions en, esus iqu s. Cent exemples le fondent voir, si la chose étoit dom tcusc; mais en voici un, entre les autres, qui iegaitlc les rois de France* xie pnorosmoîîv Exemple des rois de France, et du concile de Chatcédoîne* Les sectateurs d’Ellpandùs , archevêque de Tolede, et de Félix, év0que d’Urgel , qui renouveloient en Espagne l’hérésie de Nestorius, prièrent Charlemagne de prendre connaissance de ce différend , avec pro¬ messe de s’en rapporter à sa décision. Ce prince es prit au mot , et accepta l’offre , dans le dessein de les ramener & l’unité tic la foi, par 1 engagemen o i étoient entres. Mais il savoil comme un princc peut Être arbitre en ces matières* I! consulta le Samt^ieae? et en même temps les autres évêques , qu il trouva conformes à leur chef; et, sans discuter davantage la matière dans sa lettre qu’il écrit aux nouveaux doc¬ teurs (0, i! leur envoie « les lettres, les decisions et « les décrets formés par l’autorité ecclésiastique ; les » exhortant à s’y soumettre avec lui, et a ne se croire (i) Epùt. Car. Mag. ad. Efyand. Tout. ConciL GatL Eabb. tem, vu. co l. i<4j. JPÔLftlQ^E 30 pas plus sa vans que 1 église universelle : ïenr de' »» elarant en même temps, q n’a près ce concours de ’ 3l h I autorité du siège apostolique, et de l’unanimité sy. î » nouai e, m les novateurs ne pouroient plus éviter H " (i elre tenus- pour hérétiques, ni lui-même et 1er '■ * autres fidèles n’osoient plus avoir de communion 6 » avec eux. .. Voilé comme ce prince décida ; et sa dé* 1 eision ne lut autre chose qn’u ne soumission absolut aux decisions de l’Eglise. 5 Voilà pour ce qui regarde la foi ; et, pour la did A rq>line ecclésiastique, il me suOït de rapparier ici l ordonnance d'un empereur, roi de France : « h & veus , diUil aux évoques (ï) , qu’appuyés de notre * secours, et secondés de notre puissance, comme » le non ordre le prescrit, vous puissiez exécuter cé h que votre autorité demande, n Partout ailleurs la puissance royale donne Ja loi, et marche la première en souveraine.

Dans les affaires ecclésiastiques , elle ne fajt qne seconder et servir : farnulante, ut docet , potesUite nostrâj ce sont les propres termes de ce prince. Dans les affaires non seulement de la foi, mais encore de la discipline ecclésiastique , à l’Eglise la decision ; au prince la protection , la défense , Texeeu Lion des canons et des règles ecclésîasti que s* C est I esprit du christianisme, que l’Egïïsc soit gouvernée par les canons* Au concile de Cîialcérîoine, J empereur Harcien souhaitant qu’on établît dans TE- | gli^e certaines règles de discipline, lui-môme en per¬ sonne les proposa au concile, pour être établies par 1 autorité de cette sainte assemblée (2)* Et dans le même concile, s étant emue sur Je droit d’une mé- _ trop oie une question od les lois de l ‘empereur sernbloient ne s’accorder pas avec les canons , les juges préposes par l’empereur pour maintenir le bon ordre j , un concile si nombreux, oii il y avait six cent trente eveques s firent remarquer cette contrariété aux Pères, 1 et leur demandèrent ce qu’ils peasoient de cette af- ■ (1) Lud. PU Capit (î) Corw, Chalçed' uct, ii+ Tit. iv, T. n CondL G ali — Yi j tom. ly Çormi col. 5^5 et setp TinÊ& m i/icnmni. uv. tii+ 2 83 foire. Aussitôt « le saint concile s’écria d’une com- ». impie vois: Que les canons l’emportent^ qu’on » obéisse aux canons (0 : » montrant par celte ré¬ ponse, que si ? par condescendance et pour le bien de la paix 5 elle cède en certaines choses qui regardent son gouvernement à l’autoritô séculière 5 son esprit, quand elle agit librement ( ce que les princes pieux lui défèrent toujours très-volontiers )? est d’agir par ses propres règles, et que ses decrets prévalent par¬ tout, xiic raoposmOH, Lù sacerdoce et V empire sont deux puissances indépendantes* mais unies. Le sacerdoce , dans le spirituel , et Feinpire, dans le temporel , ne relèveiiL que de Dieu* Mais l’ordre ecclésiastique roconnoit l’empire dans le tempoieî , comme les rois, dans le spirituel, se reconnoissent humbles enfans de' FEglïse, Tout l’état du monde xoule sur ces deux puissances- C’est pourquoi elles sc doivent l’une à l’autre un secours mutuel « Zoro- »

babel ( qui représentoit la puissance temporelle ) » sera revêtu de gloire \ et il sera assis et dominer* » sur son trône , et le pontife ou le sacrificateur sera ?) sur le sien, et iî J aura un conseil de paix ( c’est- » à-dire un parfait concours ) entre ces deux («aj. a xiir raoposmoK- : quel péril sont tes rois cfui choisissent do mauvais pasteurs. Ceci se dit à l’occasion des rois qui ont reçu de F Eglise , sons quelque forme que fce soit, le droit de nommer ou de présenter aux évêchés et aux autres prélat u res : principalement A l’occasion des rois de France , qui ont ee droit par un concordat perpétuel. Je ne craindrai point de dire que c’est H partie la plus (i) Cmc, Chttlçed. wL xm)‘cof, 7*6* — (a)Zf ich, yi< importante Je leurs soins , .et aussi la pins dance- , i euse , et dont ils rendront à Dieu un -plus grand „ comple. 1 G \v Toute ITnstruction do peuple dépend de là, « Les » lèvres du sacrificateur gardent la science .* et le « peuple j-eclierciie la loi dans sa bouche (i). Leroi " » même la reçoit de sa main : c’est (2) l’ange ( c’est ! ” 1 ewoyfe c’est l’ambassadeur ) du Seigneur des ar- l * î?,ees (3). Nous sommes ambassadeurs. pour Jésus- r » Christ, dit saint Paul (4), et Dieu exhorte par L expérience ne fait que trop voir crue Pigno rance I IPt tuvcnfllimo U J-L - I . , r D OU les désordres des pasteurs ont fclmsé ptSe S C' les maux de 1 Eglise, et des scandales à l'aire tomber " en erreur, s il se pouvoil, jusqu’aux élus. 1 Si donc les pasteurs ne sont, comme dit saint " I Oui (a) , « des ouvriers irréprochables, qui sachent r » traiter droitement la parole de vérité » • c’est la plus f: grande tentation du peuple fidèle. ’ Jésus-Christ a établi ses apôtres « pour être la lu- j 1 " du monde, et tes a mis sur le chandelier pour ! 11 » eclairer la maison de Dieu (6) » , pius encore par ? " leur bonne vie que par leur doctrine. « Mais si la hi- » tniëre qui est cil nous n’est que ténèbres, que se- * rontles ténèbres mêmes {7) ?» _ Yous donc, qui regardez plus ou la brigue ou la 1 faveur que le mérite, en mettant des su je ts'indignCs, ou pari ignorance ou parla vie, .avez-vous entrepris de rendre le sacerdoce et l’Eglise même méprisables ?

Ecoutez ce que dit un prophète i\ de. tels. pasteurs (8) : « Vous vous êtes détournés delà voie, et vous aveu » scandalisé le peuple de Dieu, en n’observant pas » la loi ( que vous prêchiez) : je vous ai livrés au » mépris des peuples ( vous tomberez dans le dècri ) ■ » vous serea vils à leurs yeux, » Car, que fera-t-on « d’un sel insipide et affadi ? Il 5. — (C,)HIaUk TIRÉE DE l’ÉCMTCRE. LIT. T». 203 « n'est plus bon, «lit le l’iis de Dieu ( i) > que pour w être foulé Aux meââv » •Il est écrit de « Simon , fils d’Onias , souverain » pontife (a), qu’en montant au samt au cl. il „ noroît et ornoît le saint lia Int qui 1 portort. »_lai ii rte raison contraire, les pontifes qui ne sont pas sa, nls, enenontaht à l’autel, déshonorent le saint hdgyg» les fait regarder avec tant de respect , et ternissent l’éclat de l’Eglise et de la religion. Que feéez-vous donc, ô prince , pour éviter le mal¬ heur de donner à l’Eglise de mauvais pasteurs ; laites ce que dit saint Paul (3) : « Qu’ils soient éprouves , „ et puis , qu’ils servent. « S’il parle ainsi des diacres, qne diroit-il des évêques? Le dçrge est une milice : ne mettez pas à la tête celui qui jamais ou de com¬ mandement ; consultez la voix publique. H lait, dit saint Paul (4), fae celui qu’on « veut faire eveque, “ Si bon témoignage , mûine de ceux de dehors même, s’il peut, des hérétiques et des infidèles , à plus forte raison des fidèles, «de peur qu il ne tombe » dans le mépris. » . , „ , Toutes les fois qu’il faut nommer un eveque, le prince doit croire que Jésus-Christ . même lu, parle en cette sorte : O prince qui me nommez des ministre?, je veux quevops me les donniez dignes de mot. ■ e vous ai fait roi j faites-moi régner, et domiez-moi des ministres qui puissent nie faire obéir. Qui ni obut vous obéit : votre peuple est le peuple que ] ai nu? e« votre garde. Mon Eglise est entre vos mams. Ce choix n’étoit pas naturellement de votre olïice : vous avez voulu vous en charger; prenez garde a votre perd et il mon service.

. Les rois ne doivent pas croire , sous protexte qu i.l ont le choix des pasteurs , qu’il leur suit libre de tes choisir è leur gré : ils sont obliges de les oh ois u tels que l’Eglise veut qu’on les choisisse. Car 1 Eglise, leur fi) Mutth. v. i3. — (2) SecL L- l> 12 — 1 (3) /- Titn* t i l * ü8 G POLITJQCE £ fÿ ■ . P» tJ i!2&t sr'aft <V^“ » à peine de péché mortel „ ££* ?**? S'1’®#*»] trop lire, d trop ^ m inan^nt^ Q” "p M « Telle est Ia ville om/L luer , ailï Pri«c«, le. Saint- Esprit l'a) Ain,; f f '1 ‘‘««('nclçur » , dit “ do la famille de Jésus-Christ ë!f L‘a- m t0Ut » veut trouver dans le Cüm/^!;?iPen! l’ * CC (IU’«! >J dans le clicï» ’ â\t 1 ^ /S§ -rôIiVe aupararau iotïs Irsmi^Kfe dc,<in8,c'» P^et de charade vaut l)i'e u e t Ton 'em *pIl°iX ^ prélat* » « tous les comptes ■ et non ,E°i 'Se d“ P us tcrribfe de <I'JÏ se fait parieVin jri"’ Se,^œem ,Je loul le l’omission de tout le fen oÜi'.^î’. “ais “«fl™ ,!e meilleurs. J ^ kC ferpit 5 5 cfoiLnl cJk d*a £lv* proposition. lis sont le soutien de son Ki u . «m » Cinquante justes dan -i, . ^ ^ se irûTiïç » 00 nomme pas ) ; s’il , V ' l,,e a,>omil|able ( rjii’uu » s’» s’y en trouve n, lin, I ,r0"vc fl«^a*ïte-oln#|; » s’il s’y en trouve jùsqu’i dfe° “Æ’*' *“ .W%‘; » Ville pour l’amour de er, AS r • n P*r(J,‘a' pas lit goeur à Abraham (J) ** J“Sl?S * ’ dil le ** Xv* PHO POSITION* i““ïr *? '*"& • *«**. vins. ’ Jmeurs> &* parjura, nujdel «Le roi sage dissipe les impies , et courbe des [ I ] iCnn/v 7 \-.\1 . _ _ ‘ ^ ? Cl CC ' / (Iw ifj.C xxi v Ai* F?*/* îi&Ktt DU rftatRm- HT. vif. „ soûles sur eux (i). » H les enferme dans des ca¬ chots d'où, personne ne les penL tirer* Ou , comme (Vautres traduisent sur l'original : « Il tourne des y* roues sur eux ; » il les brise , il les inet en poudre * en faisant rouler sur eux des chariots armes de fer, comme fit Gédéon à ceux de Soccoth (y.) * et David aux enfans d’ Am mon (5). Le Seigneur dit à Moïse (4) : « Menez ieblasphc-f B mateur hors du camp » ( il ne faut point qu'on y respire le meme air que lui et son dernier soupir, exhale dedans , l'inièeteroit ) : « cl que ceux qui Vont w ouï mettent la main sur sa tête ( en témoignage } , »

et que tout le peuple le lapide. Et tu diras, ojoute- » t-il, à tout Israël : Celui qui maudit son Dieu , » portera son péché ; que celui qui blasphème Je- nom » du Seigneur , meure de mort. TouLe la multitude » l 'accablera de pierres, soit qu'il soit citoyen ou élranfi ger, » Chacun se doit purger de la part qu'on pour^ voit avoir à un crime si abominable. N a b u chu don os o r , un prince infidèle , étonné des merveilles de Dieu, qui a voit delivre des flammes ces trois jeunes hommes si célèbres dans l'Histoire Sainte, fit cette ordonnance (5) : a C'est de moi , dit-il, qu'est » parti ce décret royal ; Quiconque blasphémera fi contre le Dieu de Sidrach , Misa ch et Abdénago , » qu'il périsse , et que sa maison soit renversée ; car » il n'y a pas un autre Dieu qui puisse sauver comme » celui-là. » Le parjure est un impie et un blasphémateur, « qui )} prend te nom de Dieu en vain ((5) ; » qui , par la , traite Dieu de chose vaine ; qui ne croit pas que Dieu soit juste , ni puissant, ni véritable; qui le défie de lui faire du mal , et ne craint non plus sa justice , qu'il invoque contre sownGuie , que si, au lieu de Dieu , il nommoit une idole vaine et mue Lie, Le jurement fréquent tient du blasphème , et ex- (t) JW. xx. 2Gs — (a) Jud. vin. 16. — (3)7/ Jfyg, Xtt, 3i. /. Pan xx* 3. — (4) Lwii, xxjy. i3 et (5) Dan. au — (6) Exod xx, 7JfcSS È>OÏ.!TIQtîE pose au parjure, « Le discours, mêlé de beaucoup de ai » serment , fait dresser les cheveux : el ^irrévérence p » du nom de Dieu, prb en Tain, fait boucher ki q » oreilles (i), L’hètnme qui jure beaucoup sera rem- a » pli d’iniquité , et la plaie ne sortira point de sa mai- » son (2). w c C’est par la meme raison que le prince doit ester* 1 miner de dessus la terre les devins et les magiciens, a qui s’attribuent à eux-mêmes , ou qui attribuent nui c démons la puissance divine. Et on sait ce qui arrivai f Saul pour avoir lui-même violé ^ordonnance qu’il j a voit faite contre cette impiété (3). XVI* FMOrOÊITJON, Les blasphèmes font périr les rois et tes armées, SennacHérib , roi d’Assyrie , après avoir fait à Ezéchias et à son peuple des menaces pleines de blas¬ phèmes 5 et leur avoir envoyé des ambassadeurs avec une lettre oii étoieot ces paroles £4) * « Que votrt 11 Dieu , en qui vous mettez votre confiance, ne vous »

trompe pas, I^es dieux des autres nations les ont-ils » sauvés PO.ü est le roi d’Emath , et le roi d’Arplrad, ï> et les rois de tant d’autres peuples vaincus , » qui ont invoqué leurs dieux inutilement contre moi ? , « Voici , dît Ezéehîas , un jour d’aflïielïon , un jour » de menace, un jour de blasphème, » Mais, G Sei¬ gneur, nous ne pouvons rien ; tout ce peuple fait des efforts inutiles , semblables é ceux d’une femme dont w l'énlant est prêt à sortir, et qui n’a pas assez de » force pour accoucher. Mais peut-être que Dieu » écoutera les blasphèmes de scs ennemis w : qui le comparent aux idoles des Gentils (5), u Et Ezéchbs * Pr'* tes lettres de lu main des ambassadeurs, et il alla dans le temple, et il les étendît tout ouvertes » devant le Seigneur. » 11 n’eut point de plus fortes (1 ) EccL mu, XXVI Ci; Ci-dwüul , (4) tK Ecg. XLX, 10 i5, — (2) Ihià. xxni. 12. ~~ (3) I.Rifr \ v> art, mi, 1 rc propos, vag. i@5. ** jib ï3. - (5) Ibtd. 3/4. TlMiiL UE l TCtUTTJRE* VH, armes : et les blasphèmes de ce prince impie le firent périr lui et son année; et il y eut , en une nuit, cent quatre-vingt-cinq mille hommes égorgés de la main d "ouoLnue Dieu ne fasse pas toujours des exécutions si éclatantes , « sait venger les blasphémés, par es voies aussi efficaces, quoique plus cachées. Celui qui avoït envoyé son ange contre Sermachehh , inspira contre Nïcanor un invincible courage à Judas le nia chahée , et à scs soldats. L’impie périt avec son ar¬ mée immense qui menaçoit le ciel. « La main qu il „ avoit levée contre le temple y tut attachée : sa Icte » lut exposée au haut d’une tour; et sa angue dont » il avoit dit : Y a-t-il un dieu puissant dans le ciel - » TA moi je suis puissant sur la terre , fut donnée en » proie aux oiseaux du ciel. El tous les «.eux lie- » nirent le Seigneur en disant : lient soit Dieu qui a » conservé son temple (a). » XY11* PROPOSITION. £c prince est religieux observateur de son serment . Nous avons v» les qualités du serment marquées par saint Paul (3) ; et premièrement, « qu’on jure par plus grand que soi (4)* »

„ , . , r Cela regarde les rois d’une manière toute spéciale. On iure par plus grand que soi : c’est-à-dire, on jure par son souverain, par sou juge. Dieu est le souverain des rois et des puissances suprêmes. 11 est leur juge spécial, parce que lui seul les peut juger, et qu il laudroit qu’il les jugeât quand il ne jugeroit pas le reste des hommes. , . „ On jure, ajoute Fapôtre (a), par quelque chose » immuable » : ce qu’il explique en disant « qu on » jure par quelque chose qui ne peut menlîr, ni tromfi) IK XIX. 14 , 35, — fa) //* JffaJt* xv* |? 3bv h v 34, - (3) Ci-devant, ^vii, ^ n, in* propos va£p 232. — (4) Hfin vu 16, — (5) Ibid, 18, BosàiEr, Politique. 16 20° * POLITIQUE » per personne » -, et c’est- ce qui deyoîl être princi¬ palement ordonné à l’égard des rois ; parce que £ e monde étant si porté à les flatter et Mes tromper, il talion prendre contre eux, pour témoin et pour jure, celui qui seul ne les flatte pas. 1 D Le prince jure à Dieu dans son sacre ( comme nous allons le voir plus au long) de maintenir les privi¬ lèges des églises; de conserver la foi catholique qu’il a reçue de ses pères; d’empêcher les violences , ctl rendre justice a tous ses sujets. Ce serment est k fondement du repos public ; et Dieu est d’autant plus oblige, par sa propre vérité, à se le faire tenir, qu’il eu est Je seul vengeur. * * Il y a une autre sorte de serment que les puissances souveraines font à leurs égales , de garder la foi des ! tenues : car , comme dans tout traité on se soumet jiour execution a quelque juge , ceux qui n’ont pour juge que Dieu, ont recours à lui dans leurs traités comme au dernier appui de la paix publique. , ,De tout cela ll résulte que les princes qui manquent a leurs sennens ( ce qu’à Dieu ne plaise qu’il leur ar¬ me jamais ), mitant qu’il est en eux, rendent vain ce <iud y a de plus ferme parmi les hommes, et en meme temps rendent impossible la société et le repos du genre lu, mam Par où iis font Dieu et les hommes leurs justes et irréconciliables ennemi, ; puisque, pour îfn t rendu* nu S !

‘Jg’ f S l’*» Qui Sent Pas combien cela est terrible, n’a plus rien qu il puisse sentir , que l’enfer même , et la venelaréf ^ ^uulfeBlement et impitoyablement dé- PROPOSITION. Où t’on expose te serment du sacre des rois de France . MI^f,eVÊq'Je COn.Sa(,ü,>nt 1 011 ',es évêques, parlent en ces termes au roi , dés le commencement de son sacre, au nom de toutes les églises qui lui sont suT ’ .1 L U PE l’ECZITCSEi EÏV* T II agi ieltcs fil : « Nous tous supplions d'accorder à nous , et ù nos églises, que tous conserverezet défendrez » le privilège canonique, avec la loi et la justice qm „ Ici u' est duc » : ce qui comprend les immunités ecclésiastiques , également établies par les canons et nar les lois. Et le roi répond : « Je vous promets de !, conserver à vous et ;i vos églises le privilège c an o _ » nique, avec lu loi et là justice qui )eur.est due, n et ie leur promets de leur accorder la neiense de » ces choses , ainsi qu’un roi In doit accorder pur »• droit dans son royaume , à un évoqué et a 1 eglise » qui lui est commise. » .... ■ Puis on chante le Te Dmm. Et le roi debout fart les promesses suivantes : « Je promets , au nom de » Jésus- Christ, ces trois choses au peuple chrétien s qui m’est sujet. Premièrement, que tout le peuple » chrétien de l’Eglise de Dieu conserve en tout temps, n sous nos ordres, la paix véritable. En second lieu, » que j’interdise toute rapacité et iniquité. En trôiH sifeme lieu , qu’en tout jugement ) ordonne 1 en quité et la miséricorde, n , Après qu’on a dit les Litanies , le prince prosterne sc relève, et est interrogé en cette sorte par le settrneur métropolitain (a) : «Voulez-vous tenir la sainte « fui qui Vous a été laissée par des hommes catho- » liques, et l’observer par des bonnes œuvres ■ El le » roi répond : Je le veux. Le métropolitain conti- » nue : Voulez- vous être le tuteur cl le défenseur des » églises , et des ministres des églises? Et le roi re- « pond : Je le veux. Le métropolitain demande en- » core : Voulez -vous gouverner et défendre votre »

royaume qui vous a été accordé de Dieu , selon la u justice de vos pères? Et le roi répond : Je le veux ; » et autant qu’il me sera possible, avec la gritee de « Dieu , en consolaiion.i tout le monde. Ainsi je proa mets de le faire fidèlement en tout et partout. » On lui demande enfin (5) « s'il ye ut défendre les (i) Cérémonial français , pag. (3) IbûÊfag' i6s 17* — (2) Ibid, ifi- — l3. ^9“ POLITIQUE » pintes églises de Dieu, et leurs pasteurs, et lent » le peuple qui lui est soumis, justement et relL. » sement par une royale providence , selon les coT : l JeTrl J6 T frCS‘ Et °^S a ^pondu qu’il > Ü % °UV0n fW'Qir’ rivC(l"e Amande aü peuple s il ne s engage pas à se soumettre à un tel B& j ™. r> U* ?rüDU:t b ills,ice . <* toute sorte do » fidélité ri afÜ.,el!r (i 30,1 ‘"‘S™ •' avec une ferme i lolito et obeir é ses coin mande me ns, selon ce » que dit j apôtre : Que toute âme soit assujétk » aux puissances supérieures (i) ; soit au roi , » comme étant- au-dessus de tous l es autres (2) » Qui ‘lors il son répondu d’une môme voix, par » tout le cierge et par tout le peuple : Qu’il soit ainsi : », cju il soit ainsi. ÀtTïeiip Amen, n Après Ponction accoutumée, un évêque/ait celle pnere 3) : „ Accordez-] ui , Seigneur, qu’il soit Je » fort défenseur de sa patrie, le consolateur des églises * et des sa-nls monastères, avec une grande piété, » et une royale munificence. Qu’il soit le plus cour, n’ » geuxct le plus puissant de tous les rois , Je vain- « queur de ses ennemis. Qu’il abatte cous nui se sou- » loveront contre lui, et les nations païennes. Qu'il » soit terrible à ses ennemis, par la gronde force do » la puissance royale. Qu’il paroisse magnifique, ai- » niable et pieux aux grands du royaume ; et qu’il » soit craint et aimé de tout le monde, » * 'En lui donnant le sceptre, la main de justice et 1 epec, 1 archevêque lui dit (4) : « Que cette épée est « bénite, afin d’être, selon l’ordre du Dieu, la dé- ” fense des saintes égKses ; et on l’avertit de se sauve. » mr do celui à qui il a été dit par le- prophète : Met~ »

tes votre épée à votre côté, â très-puissant (5). » Afin que l’équité' âit toute* sa force ; que les ram- » parts de l’iniquité soient puissamment détruits; et « afin que vous méritiez , par le soin que vous pren- (t) Rom. »n> 1. -fai {■ Petr. u. i3. -(i).CMmo,m{ fi aurait, pag. Ibid, ïo, ai . — (5) Psat. xuv. f tihée j.e L’rcnrrrKE. tiv. vit. *9*"* » dm Je la justice , de régner éternellement arec le » Fils de Dieu , dont vous Êtes la figure. » Le roi promet aussi (.) « de consenerbso™,- » noté, les droilset noblesses de la couronne de Frahcc, » sms les aliéner ou les transporter a personne, et • » d'exterminer de bonne foi, selon aog™r, tous » hérétiques notés et condamnes par 1 fcgbse - et affermit toutes ces choses pnr se.mcnt. I>ans la bénédiction de 1 epee (*)> <»? P™ ' . qu’elle soit en la main de celui qui desire b en . « - ,, mer, pour la défense et la protection des «dhai - , » des veuves , des orphelins, et de tons les semeurs » de Dieu. « Ainsi on montre que la force «est eta bile qn’cn fiWfeur de la justice et de la raison, et pour soutenir la foiblesse. , . . ï.es richesses, l’abondance de toutes sortes de biens, ta splendeur, et la magnificence royale, sont deman¬ dées à Dieu pour le roi, par celle priera (3) : «Jades, » Seigneur, que de la rosée du ciel et de la graissent: „ ta terre, le blé, le vin, l’huile, et toute ta ncbc.sc » cl l’abondance des Traits , lut soient donnes et » continués par la sagesse divine : en sorte que » «£ » rantson règne, la santé et la paix soient danso » royaume, et que la gloire et la majesté de là d.grn o » royale éclate dans le palais aux yeux de tout le U monde j et enroie partout les rayons de U pub u sance royale* » Cette splendeur doit porter, dans tons les esprit. , une impression de la puissance des rois, et paroltre comme une image de la cour céleste* Ouel compte ne rendront’ point à Dieu les princes qui ïiôgïigeroieDt de tenir dès promisses ai solennelle¬ ment jurées ! xix* proposition. Dans ic doute, on doit interpréter en faveur du serment .

C’est ainsi que fit Josué. la ville de Gabaon ètoit (i) Cérémonial français ^ pag* 33, — (a) Ibid- f&g* 34* (3) Ibid, pag- 35* 294 POLITIQUE de celles que Dieu avoit destinées à la demeure de son peuple, et dont d avilit ordonné que les habitons sevoient passes salis miséricorde au fil de l’épée j ^ qai.se de leurs crimes, aussi bien que tous les autres Les Amorrheens , habitons dû Gabaon , effrayés de* vtctoircs de Josué et des Israélites , usèrent de finesse : et, feignant de venir de pays bien éloignés, il les abor¬ dèrent *n -disant qu jl s « vcnoient de loin, émerveillé* » des prodiges que Dieu faisoit en leur faveur, peut ’ fo soumettre à leur empire (i). » Ils firent toit « qu il lalloit pour tromper Josué et les autres chefs , où; leiir promirent La vie avec serment. ' Trois jours après, on connut 1? vérité. La question lut desavoir si on s’en tiendrait à l’alliance jurée, Deuj fortes raisons s’y opposoient : l’une étoit la fraude d* ces peuples , à qui on ne pardonna que sur un faut expose î I autre étoit le commandement de Dieu, qui ordonne it qu’on les exterminât entièrement. Mais Josue et les chefs du peuple s7en tinrent au serment et à I uJ^ance. [ ■ Contre la surprise , on disoît qu’il fallait s’être informe de vérité avant que de Rengager, «et intérro* ; » ger la bouche du Seigneur (a); d en quoi Josué avoit manque : mais que l’engagement étant pris, et le nom ■ tic Dieu y étant interposé , il s’en f'ulloil tenir là. ii commandement divin de faire passer tons cci i peuples au d] de! épée, Josué et les chefs opposoient ! un commandement' plu s ancien et plus important, de ne prendre pas en vain le nom de Dieu. « Nous ayons /* juré, par le nom du Seigneur Dieu d’Israël, que jï nous léur sauve rîon &4 a vie} nous ne pouvons la » leur ôter (5). m fout le peuple qui murmuroît au¬ paravant, se rendit à ceüe raison, et approuvai décision de Josué et de ses chefs. _ rriêrne la. confirma, lorsqu’il délivra Gabaon des rois Amorrheens qui la tenaient assiégée , par cette fameuse victoire où Josué arrêta le soleil (4), J™* 3 et seq.

— {aj WJ, ! L ;4J Ibid. X. (3) Ibid , JQ. - ARTICLE VI. HÏÉE DE t’ÉCRITWKE. tiv. Vil. s95 Et long-temps après, du vivant de David, parce nue. pendant le ïègne de Saul, ce prince cruel ave voulu remuer cette question; et, sous prétexte de zèle', faire mourir les Gabaonites, Dieu envoya ta peste en punition de cet attentat, et ne se laissa flécha Wap J qu’on eut puni rigoureusement la cruauté de Said dans sa famille (>) ; soit qu’elle y eût cpnçouru soit qu’elle fnt justement châtiée pour d auties dîmes. Ainsi , la décision de Josué lut coni.r.neepar une declaratiun manifeste de la volonté de Dieu ; et tout le peuple y demeura ferme jusqu’aux derniers temps. ^ F La force delà décision eut un eilet perpetuel, et non seulement sous les rois , mais encore du temps d Esdras* et ai* retour de la captivité (a)* b T r * C’est ainsi que furent sauvés les Gabaonites. La foi du peuple de Dieu, la sainteté des sermens , la majesté et la justice du Dieu d’Israël, eclatereut magnifique ment dans cette occasion : et il resta à ta postérité un exemple mémorable , d’interpreter les traites en fayeur du seraient. Des motifs de religion particuliers aux rois. 1" pnorosmos. C’est Dieu qui fait tes rois, et qui était Ut tes maisons régnantes. Saül cherchait les ûnesscs de son père Cis ; David paissoit les brebis de sun père Isaï , quand Dieu les a élevés, d’une condition si vulgaire, à la royauté (aJ. Comme il donne les royaumes, il les eoopc par la moitié quand il lui plaît. Il fit dire à Jéroboam par son prophète (4) : «Je partagerai le royaume de Sa¬ ri)//. Heg. xxt. i, i et seq- — (2) /• Eidr-}\- f Tl' „ yUll j7t 20. II. Esdr, VI i+ 60. x- 28, — (3) /* ttr9ix j x, xr 1* — (1) 3 ^3. PnUTKjn ” k,mon > Pt je t’en donnerai dis tribus; à cause au’il » a adore Astarthé, la déesse des Sdoniens, et Cl, a ■ * ■« a, « Ha, S Shifatj ans d Amman. Jclui laisserai une tribu , à cause de ” Jav,d’.n!on ^'■viteur; et Jérusalem, la cité sainte » que ) "ai choisie. » Le prophète Jéhu , fils d’Hanam, eut aussi ordre d, !mfJV^,aSa% e !mT'me roi d^raëJ après JéroV ■ V a , c, ta) p1*''0 de la poussière , et je l’ai ’ donne la conduite dexntm peiiple d’Israël; et tu* > mau-be sur les voies de Jéroboam , et tu as excité »

mon indignation contre toi ; je te perdrai, toi, et fl ta maison. » 1 ? y 5 11 105^+“^ *Trkéf U" P™Ph«tc aIIa * Jéhu, fils de •f osnphat , fils de N ainsi ; « et le trouvant au milieu des ■ >> A nnf ’ ' Jlt t0Uthf Ut : ° Prince> j’ai à vous parler. A qui ue nous voulez-vous parler, répondit Jéhu? A vous, prince, continua le prophète. Et il le lira, * Se.u!1 1 ‘j"'drc qu’il «voit reçu de Dieu, dans le cubé « net k plus secret de la maison 5 et lui dit ; Le ■’ §!f" Y0K? a oir?tr°: s"«- le peuple d’Israël, et vous luiunez a maison d’Acliab , votre seigneur fa). » j.,„eU ^ciee le même pouvoir sur les nations ir.fiddes. «Va, dit-, au prophète Elie (5), retourne sur * J JJ1S Par ,c descrî jusqu’à Damas, et quand lu » Syvit S aniVe ’ tu 0iudras Hazaël pour être roi de Pur ées actes extraordinaires. Dieu ne fait que ma¬ nifester plus clairement ce qu’il opère dans tous les mi^Mm-eS ?6« Un?ers’ a qul '* donne des maîtres tels qu il lui plaît, a Je suis le Seigneur, dit-il (Aj ; c’est « moi qui ai fait la terre avec les nommes et lésant- » maux ; et je Jes mets entre les mains de qui je » veux, » ’ 1 ' Tl f 'DÀitU ®ncor® q'fl étaWit les maisons régnantes. Il a dit u Abraham (o); « Les rois sortiront de vous» ; (r) III, n*g. *n. i, 2, 3. -.(a) IV. Iîc§. 4, S « tfÂ-r (3) //J- Xrg- lûx à) Gen> VA ' — - « "WJ Jcrem* nsni» 5,- XIBÊE DS «»• Trf' S î 5S2&! * f““ “" » maison comme j ai fait “V1 1 j les maisons ' TfÏÏiïffSXi ü-ü- - * : gfis msn*» *rr ■ ïfjr^^^tûs lequel Dieu a résolu « ^ faire sorü^ ^ ^ face Ja I> K Æemdnant les temps et les termes de t> leur demeure (5). » 11* proposition. m* . seul qm peut nussgt pourquoi David lui chan- • ks£mb&r£9J& »,^j ts dans le cœur du prince une confiauce^ecrMe , qm le fait commander sam 'crainte. « doit uùparà- » un “« peuple d'Israël , prend en main le commandement et des peuples , a*.*. 3o. - (4) s™- “£?>( V* (s) mi. 9: _ (6) Pi. CXLU1. », — (7) 1 Ji,S- x 2U- v IX 21» i3.. y; riir mêmc to,i,c * **» * «^une,e» ?[ef de *« « P#4 » jMrcm {«) : Que voulut cel insensé*?

E, ‘ill .f'T' » J.e corjnoîpsf'z-vniiï ^ _ ■ sef n leur <k: * îfe Itii ripoodfflt r5 Su ^‘V"V CC qr’i] nVü diU 11 mais" ne laissez oas rln C 5U 1 aura f^jt e*E frm; va* raconter- » .T®îK «. cru îie le prophète Mais JèJm jl,IjIttîe or* à Qft rapporté qtaÆpJfi 'fc* l0”.c“î P;« Plü*« » aussitôt* prirent C m™ W roi ’ <I“« ” tou, “ s« P^ds eu f()mK. de trîbunaf’cïfi “‘T^"1 S0Ui » trompette } et crièrent ■ ,“nal’ct firent sonner la oublièrent Joram , leur roi ],w ** TOI ” Bt & noient d’exposer leur vie dam ünr 1 Tu q,,i ‘ls Vqconlre le roi de Syrie Py ,1. ? ?.tai!lc sa%dûnt( . Gulaad : tant Dieu chanWi ° a,e6e Je Bamoii II faut toujours se Æ^,m^men\fcs cœul*■ t^;iO]■dî^ail■cs ne servent u«" ,UV®* clloscs si «- •fait ordinairement d’une mmi' manifester ce que Dieu îdus^chée.Eumemetemdr quoique de suivre Jéb u tm ^pS.*lu ll lnspire aux grands denee , il se répand dans r JMSc,n*flt de sa pro vi¬ vement universel r/^L Pe‘'Ple "« esprit de soulè- P'"! *« k Jezraëlj-od était le roi Comme )! ,t,i°“p.e uoniurée, à ram envoie pour lui deiiSS^ ° arriver' Jo' Paix (5) P De quelle paix me par elvous ‘ dD ïW? fn Un faisoit ce message ? Pas cz icîl\ s i" * Cd •“ Joram en envoya un nsi» ' ,tc ’ e? suivez -moi. mande ; ii recufîa mêle .-P fa,re la même de¬ rnier en se 2i xTi rT”?e’. et a .‘«ta le preaucune réponse avance ° r°’’ ^ui ne recevoit iiX™* 5\ a-*» *£>/*"' ,3-~(J)w. i8j tirée de l’écriture- liv. vii. *99 » paix ? Quelle paix y a-t-il pour vous ? répliqua-t-il ki pu même temps il banda son arc, et perça d un » \ ses pieds.» Il rcstoitdans le palais, Lutine Jtza bel, m£t Joram. . Elle PT' *hÆ£o5 „ ment narée , les yeux colores d un tard exquis, v » est celle-là , dit Jéliu? et il ordonne aux eunuques » de celle princesse de la précipiter ^uten bas i ).J> dont ils portât Pt de Jézabe! sur eux et sur leur maison. Voilà l’esprit de révolte qu’il envoie, quand d veut renverser ^is trônes. San? autoriser les rebellions. Dieu les permet, et punit les cl!'"eS. J*^. rs ter. crimes , qu’il châtie aussi en son temps , toujours rible et toujours juste.

III* PROPOSITION. Dieu décide de ta fortune des Etats. , Te Sei-mcur Dieu frappera Israël , comme on ren bonne terre, qu’il avoit donnée à leurs ptres . et, ,, comme par un coup de vent J1® leUU^avec'ïa- . Babvlone (3V » Tant est grande la facilite avec la quelle il renverse les royaumes les plus florissans. IVe PROPOSITION. Le bonheur des princes vient de Dieu , et a souvent de grands retours . Enflé d’une longue suite de prospérités, un prince insensé dit en son cœur : Je suis heureux, tout m (1) iy. Reg. ix._3o et seq. — (a) Ibid. x. i et *«/• or'° PounijTit «*““ « J« --k *S5^îiKM,,Bî 1 M?"** <*»n? «n rMic4t^”SiKSff,T .:H;£SîSS=3B t,,™"™™ " ' t'vsM'» ««w «foikUr, voit, ta té^ nVf ? qT c>e8t Diuu <I«i l’en- » ta mains J, 54g. ' ^ g*S»««» • lut ,ÎS“rJ|ï a1!!: )c ™“ 1»» 'eut lïchiül „,„; : S 5&rs S&SKÆ n ^tmise entièrement A) « ■ afîl> n t U ^uc cfi »™ &r s ïïï tz *«vls «*- 5? hr dlt • Nabuchodonosor, c’est à toi on £ ?ï, Ton royaume te sera ôté à cet instant • n ,-n • |h?!fa d.a ffliiieu Jes hommes ; tu “ÏJj Très 'fiant *!, CS* JUS<Ju à ce 1ue tu apprennes que le » /^ES^rrinIes^ s v.< ”«çcits“r.,s (1) /tni'. sivri, „ 0 _ / \ , (b — . >V. «,a-’'5; 2y(i) ■/C"m- **V«. 6, 7, S.- TI-éE de t’ÉcMTCM. ut. tu. 3ol , deux cti oses, la stérilité et la viduité viendront sur n vous en un même jour, dit Isaïe (0- » rd<*s !e9 maux vous accableront. « Et pendant que vous n aurez » à la bouche que la puix.et la sécurité, la ruine sur- »' vient fout ù coup (a)- » „ . , ... Ainsi le roi Baltasar, au milieu d’un festin royal qiMi faisoit'avec ses seigneurs et scs courtisans en gram.e joie (51, ne scmgeoit qu'à « louer ses dieux d ur et ,, d’argent, d’airain et de marbre» , qui le ccmobtment dé'lanl de plaisirs et de tant de gloire; quand ces trois doigts, si célèbres, parurent en l’air, qui convoient sa sentence sur lu muraille : « Misé : TnecEt : 1 iiaucs. » Dieu a compté tes jours, et ton règne est a sa lin. » Tu as été mis dans la balance, et tu as etc trouve le- » gci\ Tort empire est divisé; et il va être livre aux »

Aèdes et aux Perses. » t* prokisitioïï. U ni/ a point de, hasard dans ie gouvernement des choses humaines ; et la fortune n'est qu un mot J gui n a aucun sens. €*est en vain que les aveugles en Tans d Israël « dresp soient une table à la Fortune , et lui sucrifioient (4)- n JIs fafipeloient la reine du ciel, la dominatrice de Funivei’s: et disoient a Jérémie (5) : O prophète, « nous ne voulons plus éçoutèr vos discours ; nous en » ferons à notre volonté» Nous sacrifierons à la reme » du ciel; et nous lui ferons des effusions, comme » ont fait nos pères, nos princes et fios rois* Ft tout » nous réussissait , et nous, regorgions de biens. » C’est ainsi que, séduits par un long cours d lieu- ,‘cnx succès, les hommes du inonde donnent tout à la fortune , et ne connaissent point d’autre divinité; on ils appellent la reine du ciel* l’étoile dominante et fa¬ vorable, qui, selon leur opinion, Fuit prospérer leurs desseins. C’est mon étoile, disent-ils, c’est mon as- (i) Fsm. «vu, 9/— ('-*) L TÏLCSS. v. 3, - (B) Dm- v. I et seg, - (4) haù LXV. H. — {$) Serw. xw. , * 7002 POLITIQUE Cendant, c’cst lustre puissant et bénin qui a éclairé met tous mes ennemis à mes pieds. Mais il n y a , dans Je monde , ni fortune ni astre dominant. Rien ne domine que Dieu, « Les étoiles w ^ominc son anî^e , marchent d son ordre : chacune , * hni dans le poste qu’il lui a donne. II les appelle » par leur nom, et elles répondent : Nous voilà Et » elles se réjouissent , et luisent avec plaisir, pour » celui qui les a faites (i). » ' 1 VIe PAO position* Comme tout est sagesse dans te monde f rien n’est hasard , * Dieu a répandu la sagesse sur toutes ses œuvres fs), w ^ïeu a Lout Vlb Dieu a tout mesuré , Dieu a tout * comPte (5> Dieu a tout fait avec mesure , avec » nombre, et avec poids (4). » Rien nréxcède, riefi ne manque. A regarder le total „ rien n’est plus grand m puis petit qu'il ne la ut : ce qui semble défectueux, a un cote, sert h un autre ordre supérieur et plus ca¬ che, que Dieu sait. Tout est épandu à pleines mains; et neanmoins tout est fait et donné par compte.

« dusqu aux: cheveux de notre télé; ils sont loua ” comP^3 (5J. Dieu sait nos mois e! nos jours; il eu * a marilué Je terme, qui ne peut être passé ( 6 ). Un » passereau même ne tombe. pas sans votre père cê- » Jéste (7). » Ce qui emporteroit d’un côté, a son contre-poids de U autre : la balance est juste , et réouiiibre parfait. , n Où la sagesse est infinie, il ne reste plus de place pour le hasard. VIIe proposition. Il y a une PTOvidenc&pariicuiière dans (e gouver¬ nement des choses humaines* « L’homme prépare son cœur, et Dieu gouverne » sa langue (8), » a[lhBmich' ,,l34a?5- “ (2> EccL *■ 10 (3) * W ;^vXJ’ ai- “ CW Mvtà, x. 3o. — (fi) Joà* xiy.î. (T) -ftfatth. x* 29. — (S) /Vop. xyx, j, TIKÈE ce l’ÊCP. ITERE. LIV. Vil. « L’homme dispose ses voies; mais Dieu conduit “ On aabiu'comrasser dans son -pn^om ses dise G tirs et tousses desseins, l’occasion apporte toujours je ne sais quoi d’imprévu ; en sorte qu on dit et qu on fait toujours plus ou moins qu’on ne pEOSüit; U «t endroit inconnu à l’homme dans ses propres actions,, et dans ses propres démarches, e est 1 endioil secret par où Dieu agit, et le ressort qu il remue* - 1 S’il gouverne de cette sorte les hommes en particulier, à plus forte raison les gouverne -t-il eii«W d’Etats et de royaumes. C’est aussi dans ^3 uffaneS d’Etat ^ que nous sommes (principaLmen ) y „ main, nous et nos discours , et toute sagesse, et la b science d’agir (s)* » , „ t)jeQ a fait en particulier les cœurs des hommes , B Î1 entend toutes leurs œuvres. » « C’est pourquoi, ai o ii le le Psalmiste (3) , le roi n’est pas sauve par » sa grande puissance , on par une grande armee , mais „ par la puissante main de Dieu. » Lui qui gouverne les cœurs de tous les hommes, et qui tient en sa main le ressort qui les fait mouvoir, a revoie a un grand roi, qu’il exerce spécialement ce droit souverain sur les cœurs des rois. *T Comme la distribution des eaux » { c«t entre les mains do celui qui les conduit ) , ainsi » le cœur du roi est entre les mains de Dieu , et il »

1 incline où il lui plaît (4); » Il gouverne particu¬ lièrement le mouvement principal , par lequel U donne le branle aux choses humaines. , vm* proposition. Les rats doivent, plus (fue, tous les autres , s aiandonner à la providence de Dieu * Toutes les propositions précédentes aboutissent a "celle-ci* Plus l’ouvrage des rois est grand , plus ü surpasse la foibles^e humaine ; pins Dieu se l’est re&erve * (i) iVorc xvu Q. — (2) Sep* vu. 16* — (3) Ps* î’>. îG, — (4) Fmi± xxi, i» 00 4 POLITIQUI ■et plus le prince qui le manie doit s’unir à Dieu, et s abandonner à ses conseils. ’ et tnKil ™în un roi Viiriagiheroît qu’il est l’nrbilrc de son sort, i cause qu’il l’est de celui des autres; il J plus gouverne qu’il ne gouverne. « H n’y a point dp » sagesse , I n’y a point de prudence, ifn’y « de conseil contre le Seigneur (.). » 1 1 « Les pensées des mortels sont tremblâmes, et leur » prévoyance incertaine (a). » * Il s’élève plusieurs pensées dans le cœur de » I homme (elles le rendent timide et irrésolu 1 ■ 1rs « conseils de Dieu sont éternels (5). » Ceux-là sèuk subsistent toujours , ils sont invincibles. ïxc proposition. Nulle puissance, ne peut échapper tes mains de D ie u . Salomon, bien averti par un prophète que JéroS emmpnr-ger0!t-mi ,OU. s0n "9“»“»® » Welle de le t' .i(„™ t,U! ’ ‘na“ ü." Vî““’ l)uis(lu’il ,rouve une re¬ traite assurée chez Sesac, roi d’Egradc (/,). , „.flafa * J’01 d1’Isr“1’ «st averti par Michce qu’il pc2 ^r,.T-aUc (5) ‘ " te, j, J*""’, f ) a‘‘,sï «* combat, » Mais pendant que leiinemib cherche en vain, et tourne tout l’effort Jialnt r ro*. de JÇda, qui seul paroissoit en » M«=/i ’ “ j,rarrl?Mu un soldat eu tirant en l’air blessa le roi d Israël , entré le cou et l’épaule. Je » suis blesse, s ecria-t-i! ; tournez, continua-t-il à ” ÿï* *5» ccuduisoit son chariot ; et tirez-moi du t„F°0f? u “ MaiS Je,C0UP qu’il «voit repu étoit mon Ui , et il en mourut le soir inÊme. nn’!ï’vrmmbfi0it ^I,\COU1'il' d Ie sauver. Car, encore al,î,iquer seul> oii ne le connoiss pas .

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