Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 115)
32. I Machabées I, 12-16 : " En ce temps-là, il sortit d'Israël des enfants d'iniquité qui donnèrent ce conseil à plusieurs : Allons, et faisons alliance avec les nations qui nous environnent, parce que, depuis que nous nous sommes séparés d'elles, une multitude de maux sont tombés sur nous. - Et ce conseil parut bon à leurs yeux. - Quelques-uns d'entre le p.15 fin p.16 début peuple furent donc choisis pour aller trouver le roi, et Antiochus leur accorda l'autorisation de vivre selon les coutumes des gentils. - Et ils bâtirent dans Jérusalem un gymnase à la manière des nations. Ils cachèrent dans leurs personnes les marques de la circoncision ; ils se séparèrent de l'alliance sainte, et ils s'unirent aux nations, et se vendirent pour faire le mal. "
33. II Machabées, I, 11-17 : " Nous que
Dieu a délivrés de très-grands périls, nous lui rendons aussi de très-grandes actions de grâces, pour la force qu'il nous a donnée de combattre contre un tel roi. - Car c'est lui qui a fait sortir de Perse cette multitude qui combattit contre nous et contre la ville sainte. - Mais ce chef de nos ennemis, étant lui-même en Perse avec une armée innombrable, a péri dans le temple de Nanée, trompé par le conseil perfide des prêtres de cette idole. - Car Antiochus étant venu avec ses amis au temple de cette déesse pour l'épouser et pour y recevoir de grandes sommes d'argent à titre de dot, - les prêtres de Nanée lui montrèrent tout cet argent, et après qu’Antiochus fut entré dans le temple avec une faible escorte, ils le refermèrent sur lui ; - et ouvrant une porte secrète qui donnait dans le temple, ils l'assommèrent à coups de pierres, lui et ceux qui l'accompagnaient, et mettant leurs corps en pièces, ils leur coupèrent la tête, et les jetèrent dehors. - Que Dieu soit béni en toutes choses, lui qui a livré ainsi les impies. "
34. Ibidem, IV, 52-30 : " Ménélaüs, croyant que cette occasion lui était favorable, déroba du temple quelques vases d'or, et en donna une partie à Andronique, après avoir vendu les autres dans Tyr et dans les villes voisines. - Onias l'ayant su, adressa des reproches à Ménélaüs d'Antioche, où il était dans un lieu sûr près de Daphné. C'est pourquoi Ménélaüs alla trouver Andronique, et le pria de tuer Onias. Andronique étant donc venu au lieu où était Onias, et lui ayant donné la main droite avec serment de ne point lui faire de mal, Onias, quoiqu'il le tint pour suspect, sortit de l'asile où il était et Andronique le tua aussitôt, au mépris de toute justice. Aussi non-seulement les Juifs, mais même les autres nations en furent indignées, et elles ne pouvaient supporter l'iniquité de la mort d'un si grand homme. - C'est pourquoi, le roi étant revenu de Cilicie, les Juifs et les Grecs à la fois allèrent le trouver à Antioche, et lui firent leurs plaintes de ce meurtre si injuste d'Onias. - Antiochus fut contristé de cette mort au fond de son cœur et touché de compassion, il répandit des larmes, en se souvenant de la p.16 fin p.17 début sagesse et de la modération d'Onias. - Et plein de colère contre Andronique, il commanda que, dépouillé de la pourpre, il fût conduit à travers toute la ville, et que cet homme pervers fut tué au même lieu ou il avait commis cette impiété contre Onias, le Seigneur rendant ainsi à ce misérable la punition qu'il avait méritée. - Or, Lysimaque ayant commis plusieurs sacrilèges dans le temple par le conseil de Ménélaüs et le bruit s'en étant répandu lorsqu'il en avait déjà emporté une grande quantité d'or, le peuple s'assembla contre Lysimaque. - Comme ceux de la ville se soulevaient, et se montraient animés d'une grande colère, Lysimaque arma environ trois mille hommes, qu'il mit sous les ordres d'un certain Tyran, homme avancé en âge et consommé en malice, et commença à employer la violence. - Mais quand le peuple vit que Lysimaque recourait à ces moyens, les uns prirent des pierres, les autres de gros bâtons, et quelques-uns jetèrent de la cendre contre lui. - Il y eut beaucoup de ses gens blessés, quelques-uns tués, et tous furent mis en fuite, et le sacrilège lui-même fut tué près du trésor. - On commença aussitôt à accuser Ménélaüs de tous ces désordres.
- Et le roi étant venu à Tyr, trois députés envoyés par les anciens de la ville vinrent se plaindre à lui. - Ménélaüs, voyant qu'il succombait sous cette accusation, promit à Ptolémée une grande somme d'argent, s'il voulait parler au roi en sa faveur. - C'est pourquoi Ptolémée alla parler au roi, qu'il trouva retiré dans un vestibule comme pour prendre le frais, et lui fit changer sa résolution. - Et ce prince déclara Ménélaüs innocent, quelque coupable qu'il fût de toutes sortes de crimes, et condamna en même temps à la mort ces pauvres députés qui auraient été jugés innocents par des Scythes mêmes, s'ils avaient plaidé leur cause devant ces barbares. - Ainsi furent punis d'une manière inique ceux qui avaient soutenu les intérêts de la ville et du peuple, et le respect dû aux vases sacrés. - C'est pourquoi les Tyriens mêmes, touchés d'indignation, se montrèrent fort généreux pour leur sépulture. - Cependant Ménélaüs conservait l'autorité, à cause de l'avarice de ceux qui étaient puissants auprès du roi, et il croissait en malice, ne s'occupant qu’à tendre des pièges à ses concitoyens. "
35. Actes, XIV, 18 : " Il survint alors quelques
Juifs d'Antioche et d'Icône, qui gagnèrent le peuple, et ayant lapidé Paul, ils l’entraînèrent hors de la ville, persuadés qu'il était mort. "
36. MARC, VI, 23-28 : " Je vous donnerai tout ce que vous p.17 fin p.18 début me demanderez, quand ce serait la moitié de mon royaume. - Elle, étant sortie, dit à sa mère : Que demanderai-je ? Sa mère lui répondit : La tête de Jean-Baptiste. - Et étant rentrée aussitôt en grande hâte là où était le roi, elle lui fit sa demande, en disant : Je demande que vous me donniez à l'instant même dans un bassin, la tête de Jean-Baptiste. - Le roi en fut contristé ; cependant, à cause du serment qu'il avait fait, et de ceux qui étaient à table avec lui, il ne voulut pas la refuser. - Et ayant envoyé un de ses gardes, il commanda qu'on apportât la tête de Jean dans un bassin. Et le garde coupa la tête à Jean dans la prison. - Et il l'apporta dans un bassin, et la donna à la jeune fille, et la fille la remit à sa mère. "
37. MATTHIEU, XIV, 8 : " Or celle-ci, instruite auparavant par sa mère, lui dit : Donnez-moi, à l'instant même, dans un bassin, la tête de Jean-Baptiste, etc. "
Question IV
Quand est-ce qu’on participe par injonction aux péchés d’autrui ? On participe par injonction aux péchés d'autrui, lorsqu'une injustice se commet, ou qu'un mal quelconque se fait en conséquence d'un ordre qu'on a donné de le faire. C'est ainsi que le roi David fut cause de la mort du vertueux Urie, non qu'il ait trempé ses mains ou celles de ses officiers dans son sang, mais parce que les lettres qu'il envoya à son sujet devaient avoir pour effet, comme elles avaient pour but, de le faire périr au milieu du combat. De même Pilate, ce gouverneur de la Judée pour les Romains, se rendit coupable de la mort de Jésus-Christ, parce que, pour complaire aux Juifs, il employa son autorité quoique en quelque sorte malgré lui, à le faire mettre en croix. De même encore Pharaon, et plus tard Hérode, se rendirent coupables de crimes énormes en ordonnant par des lois tyranniques le meurtre des enfants des Hébreux. Or, malheur à ceux qui font des lois injustes. p.18 fin p.19 début TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.
1. II Rois, XXII, 16-19 : " Le roi Saül lui dit : Vous allez mourir, Achimélech, vous et toute la maison de votre père. - Il dit ensuite aux archers qui l'environnaient: Tournez-vous contre les prêtres du Seigneur, et mettez-les à mort ; car ils sont d'intelligence avec David : ils savaient bien qu'ils s'enfuyaient, et ils ne me l'ont pas dit. Mais les officiers du roi ne voulurent point porter leurs mains sur les prêtres du Seigneur. - Alors le roi dit à Doëg : Vous, allez, et jetez-vous sur ces prêtres. Et Doëg l'Iduméen alla, et se jeta sur eux, et mit à mort en ce jour-là quatre-vingt-cinq hommes vêtus de l'éphod de lin. - Il alla ensuite à Nobé qui était la ville des prêtres et fit passer au fil de l'épée les hommes et les femmes, et les enfants, et ceux qui étaient encore à la mamelle, et les bœufs et les ânes et les brebis. "
2. Judith, II, 1-6 : " Dans la treizième année du règne de Nabuchodonosor, le vingt-deuxième jour du premier mois, on tint conseil dans le palais de Nabuchodonosor, roi des Assyriens, sur le dessein qu'il avait de se venger. - Il appela les plus anciens, tous ses généraux et ses officiers de guerre, et leur communiqua le secret de son dessein. - Il leur dit que sa pensée était d'assujettir toute la terre à son empire. - Et comme cette parole plut à tous, le roi Nabuchodonosor fit venir Holopherne, général de ses troupes, - et lui dit : Allez faire la guerre à tous les royaumes d'occident, et surtout à ceux qui ont méprisé mon empire. - Votre œil n'épargnera aucun royaume, et vous me soumettrez toutes les villes fortifiées. "
3. Esther, III, 8-15 : " Alors Aman dit au roi
Assuérus : Il est un peuple dispersé dans toutes les provinces de votre royaume, divisé en lui-même, soumis à de nouvelles lois et à des cérémonies nouvelles, et qui méprise les ordonnances du roi ; et vous savez très-bien qu'il est de l'intérêt de votre royaume que la licence ne le rende pas plus insolent. - Ordonnez donc, s'il vous plaît, que ce peuple périsse et je payerai aux trésoriers de votre épargne dix mille talents. - Alors le roi tira de son doigt l'anneau dont il se servait, et le donna à Aman, fils d’Amadath, de la race d'Agag, ennemi des Juifs, - et lui dit : Gardez pour vous l'argent que vous m'offrez, et pour ce qui est de ce peuple, faites-en ce que vous voudrez. - Au premier mois appelé Nisan, le troisième jour du même mois, on fit venir les secrétaires du p.19 fin p.20 début roi, et l'on écrivit des lettres au nom du roi Assuérus, ainsi qu’Aman l'avait ordonné, à tous les satrapes du roi, aux juges des provinces et des diverses nations, en autant de langues différentes qu'il était nécessaire pour qu'elles pussent être lues et entendues de chaque peuple : et les lettres furent scellées de l'anneau du roi, - et envoyées par les courriers du roi dans toutes les provinces, afin qu'on tuât et qu'on exterminât tous les Juifs, depuis l'enfant jusqu'au vieillard, et jusqu'aux femmes et aux plus petits enfants, en un seul jour, c'est-à-dire le treizième jour du douzième mois appelé Adar, et qu'on pillât tous leurs biens. - Et ces lettres enjoignaient aux provinces de se préparer pour ce même jour. - Les courriers envoyés par le roi allaient en grande hâte de tous côtés, pour exécuter ses ordres. Aussitôt cet édit fut affiché dans Suze, dans le même temps que le roi et Amant faisaient festin ; et tous les Juifs qui étaient dans la ville fondaient en larmes. "
4. DANIEL, III, 4-8 : " Et un héraut criait à haute voix : Peuples, tribus, et gens de toute langue, on vous ordonne, - qu'au moment où vous entendrez le son de la trompette, de la flûte de la harpe, du hautbois, de la lyre, et des concerts de toutes sortes de musiciens, vous vous prosterniez en terre, et que vous adoriez la statue d'or qu'a dressée le roi Nabuchodonosor. - Si quelqu'un ne se prosterne, et n'adore pas cette statue, il sera jeté sur l'heure au milieu des flammes de la fournaise ardente. - Aussitôt donc que tous les peuples eurent entendu le son de la trompette, de la flûte de la harpe, du hautbois, de la lyre, et des concerts de toutes sortes de musiciens, tous les hommes, de quelque nation, de quelque tribu, et de quelque langue qu'ils fussent, adorèrent la statue d'or qu'avait dressée Nabuchodonosor. - Aussitôt, et dans le même moment, les Chaldéens s'approchèrent et accusèrent es Juifs. "
5. DANIEL, VI, 11-16 : " Ces hommes donc, qui épiaient avec grand soin toutes les actions de Daniel, le trouvèrent qui priait et adorait son Dieu. - Et ils vinrent aussitôt trouver le roi pour lui représenter son édit, et lui dirent : O Roi ! n'avez-vous pas ordonné que, pendant l'espace de trente jours, tout homme qui ferait quelque prière à quelqu'un des dieux ou des hommes, sinon vous seul, ô Roi ! serait jeté dans la fosse des lions ? Le roi leur répondit : Ce que vous dites est vrai, et c'est une ordonnance des Perses et des Mèdes qu'il n'est permis à personne de violer. - Alors ils dirent au roi : Daniel, un des p.20 fin p.21 début captifs d'entre les enfants de Juda, sans avoir égard à votre loi, ni à l'édit que vous avez porté, prie son Dieu chaque jour à trois heures différentes. - Quand le roi eut entendu cette parole, il fut extrêmement affligé ; il prit en lui-même la résolution de délivrer Daniel, et, jusqu'au coucher du soleil, il fit ce qu'il put pour le sauver. - Mais ces hommes, voyant bien quelle était l'intention du roi, lui dirent : O Roi! sachez que c'est une loi des Mèdes et des Perses, qu'il n'est permis de rien changer à tous les édits que le roi a portés. - Alors Daniel fut emmené par le commandement du roi, et ils le jetèrent dans la fosse aux lions ; et le roi dit à Daniel : Votre Dieu que vous adorez toujours vous délivrera. "
6. I Machabées, I, 43-67 : " Alors le roi
Antiochus écrivit des lettres à tout son royaume, afin que tous les peuples n'en fissent plus qu'un, et que chaque peuple abandonnât sa loi particulière. - Toutes les nations obéirent à cette ordonnance du roi Antiochus. - Et plusieurs des Israélites consentirent à cette servitude qu'il leur imposait ; ils sacrifièrent aux idoles, et violèrent le sabbat. - Et le roi envoya des lettres par des exprès à Jérusalem et à toutes les villes de Juda, afin que partout on suivît les lois des nations de la terre, - et pour empêcher que les holocaustes, les sacrifices et les oblations pour l'expiation du péché ne fussent offerts dans le temple de Dieu, - et qu'on n'observât le sabbat et les fêtes solennelles. - Et il commanda qu'on souillât les lieux saints et le peuple saint d'Israël,- qu'on bâtit des autels et des temples, qu'on dressât des idoles, qu'on fit des sacrifices de pourceaux et d'autres bêtes immondes ; - qu'ils laissassent leurs enfants mâles incirconcis, et qu'ils souillassent leurs âmes par toute sorte de viandes impures et d'abominations, en sorte qu'ils oubliassent la loi de Dieu, et qu'ils fissent le contraire de toutes ses ordonnances ; - et que si qui que ce fût n'obéissait à cet ordre du roi Antiochus, il fût aussitôt puni de mort. - Il écrivit en ces mêmes termes dans tout son royaume, et il établit des officiers pour contraindre le peuple d'obéir à cet édit. - Ils commandèrent donc aux villes de Juda de sacrifier. - Et plusieurs du peuple vinrent se joindre à ceux qui avaient abandonné la loi du Seigneur, et ils firent beaucoup de mal dans le pays. Ils contraignirent le peuple d'Israël de s'enfuir dans des lieux écartés et de chercher des retraites où ils pussent se cacher dans leur fuite. - Le quinzième jour du mois de Casleu, en la cent quarante-cinquième année, le roi Antiochus dressa l'abomi- p.21 fin p.22 début nable idole de désolation (la statue de Jupiter Olympien) sur l'autel de Dieu, et on bâtit des autels de tous côtés dans toutes les villes de Juda. - Et ils brûlaient de l'encens, et ils sacrifiaient devant les portes des maisons et au milieu des rues. - Ils déchirèrent les livres de la loi de Dieu, et les jetèrent au feu. - Et si l'on trouvait chez quelqu'un des livres de l'alliance du Seigneur, ou que quelqu'un observât sa loi, il était tué aussitôt, selon l'édit du roi. - C'est ainsi qu'ils traitaient avec violence tout le peuple d'Israël qui s'assemblait chaque mois dans toutes les villes. Et le vingt-cinquième de chaque mois, ils sacrifiaient sur l'autel qui était placé vis-à-vis de l'autel de Dieu. Les femmes qui avaient circoncis leurs enfants étaient mises à mort, selon le commandement du roi Antiochus. - Ils pendaient les enfants au cou de leurs mères dans toutes les maisons où ils pouvaient les trouver, et ils tuaient ceux qui les avaient circoncis. - Alors plusieurs du peuple d'Israël résolurent en eux-mêmes de ne rien manger de ce qui serait impur, et ils aimèrent mieux mourir, que de se souiller par des viandes impures. Ils ne voulurent point violer la loi sainte de Dieu, et ils furent tués. - Et une grande colère tomba alors sur le peuple. "
7. Livre II des Machabées, VI, 1-9 : " Peu de temps après, le roi envoya un certain vieillard d'Antioche pour forcer les Juifs à abandonner les lois de Dieu et de leur pays, pour profaner le temple de Jérusalem en le consacrant à Jupiter Olympien, et pour donner au temple de Garizim le nom de temple de Jupiter Hospitalier, à cause de la qualité d'étranger des habitants de ce lieu. - Ainsi se répandit tout d'un coup sur tout le peuple comme un déluge terrible de maux. - Car le temple était rempli de dissolutions et de festins des gentils, d'hommes impudiques mêlés avec des courtisanes, et de femmes qui entraient insolemment dans ces lieux sacrés, y portant des choses qu'il était défendu d'y porter. - L'autel était plein de viandes impures et interdites par nos lois. - On ne gardait point les jours de sabbat, on n'observait plus les fêtes solennelles du pays, et nul n'osait plus même avouer qu'il était juif. - Ils étaient obligés sous peine de mort, de se rendre aux sacrifices profanes le jour de la naissance du roi ; et lorsqu'on célébrait la fête de Bacchus, on les faisait aller par les rues couronnés de lierre en l'honneur de ce faux dieu. - Les Ptoléméens suggérèrent aussi et furent cause qu'on publiât un édit dans les villes voisines des gentils, pour les obliger d'agir de la même sorte contre les Juifs, p.22 fin p.23 début et de les contraindre à sacrifier, - ou de tuer ceux qui ne voudraient point embrasser les coutumes des gentils : ainsi on ne voyait partout qu'affliction. "
8. MARC, VI, 27 : " Hérode ayant envoyé un de ses gardes, commanda qu'on apportât la tête de Jean-Baptiste dans un bassin. Et le garde coupa la tête à Jean dans la prison. "
9. Actes, XXIII, 2-3 : " En même temps Ananie, grand-prêtre commanda à ceux qui étaient près de lui de frapper Paul au visage. - Alors Paul lui dit, etc. "
10. II Samuel, XI, 14-17 : " Le lendemain matin
David envoya à Joab, par Urie même une lettre conçu en ces termes : - Mettez Urie à la tête d'un bataillon, à l'endroit où le combat sera le plus rude, et faites en sorte qu'il soit abandonné et qu'il y périsse. - Joab continuant donc le siège de la ville, mit Urie vis-à-vis du lieu où il savait qu'étaient les plus vaillants hommes. - Les ennemis ayant fait une sortie, chargèrent Joab, et tuèrent quelques-uns des gens de David, entre lesquels Urie Héthéen demeura mort sur la place. "
12. LUC, XXIII, 23 : " Ainsi il accorda à leur demande la délivrance de celui qui avait été mis en prison pour crime de sédition et de meurtre, et il abandonna Jésus leur volonté. "
13. Exode, I, 15-17, 22 : " Le roi d'Egypte parla aux sages-femmes des Hébreux, dont l'une se nommait Séphora, et l'autre Phua, - et leur fit ce commandement : Quand vous recevrez les enfants des femmes des Hébreux au moment de l'enfantement, si c'est un enfant mâle, tuez-le ; si c'est une fille, laissez-la vivre. - Mais les sages-femmes furent touchées de la crainte de Dieu, etc. - Alors Pharaon fit ce commandement à tout son peuple : Jetez dans le fleuve tous les enfants mâles qui naîtront et ne préservez que les filles. "
14. MATTHIEU, II, 16 : " Alors Hérode, voyant, qu'il avait été joué par les mages, entra dans une grande colère, et envoya tuer tous les enfants âgés de deux ans et au-dessous, qui étaient dans Bethléem et dans tout le pays d'alentour, selon le temps qui lui avait été indiqué par les mages. "
15. ISAIE, X, 1-4 : " Malheur à ceux qui établissent des lois d'iniquité, et qui font des ordonnances injustes, - pour faire succomber les œuvres dans les jugements, pour opprimer par la violence les plus faibles de mon peuple, pour dévorer la veuve p.23 fin p.24 début comme leur proie, et pour mettre au pillage le bien des orphelins ! - Que ferez-vous au jour où Dieu vous visitera, au jour des calamités venues des régions lointaines ? A qui aurez-vous recours ? A qui recommanderez-vous le soin de votre gloire, - pour n'être point accablés sous le poids des chaînes, pour ne pas tomber parmi un monceau de corps morts ? - Après tous ces maux, la colère du Seigneur n'est point encore apaisée et son bras est toujours levé. "
16. MATTHIEU, XV, 3-6 : " Mais Jésus leur répondit
: Pourquoi vous-mêmes violez-vous le commandement de Dieu pour votre tradition ? Car Dieu a dit : - Honorez votre père et votre mère, et : Que celui qui dira des paroles outrageuses à son père ou sa mère soit puni de mort. - Et vous, au contraire, vous dites : Quiconque dira à son père ou à sa mère : " Tout don que je fais à Dieu, vous est utile, " satisfait à la loi, encore qu'après cela il n'honore et n'assiste point son père ou sa mère : et ainsi vous avez rendu vain le commandement de Dieu par votre tradition. "
17. MARC, VII, 9-13 : " Et il leur disait : Ainsi donc vous rendez vain le commandement de Dieu pour garder votre tradition. - Car Moïse a dit : Honorez votre père et votre mère, et : Que celui qui dira des paroles outrageuses à son père ou à sa mère, soit puni de mort. - Vous, au contraire, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : Tout don que je fais à Dieu, vous est utile, il satisfait à la loi, et vous lui permettrez de ne rien faire de plus pour assister son père ou sa mère - et ainsi vous rendez inutile le commandement de Dieu par une tradition que vous-mêmes avez établie. "
Question V
Quand est-ce que nous participons par consentement aux péchés d’autrui ? Nous participons par consentement aux péchés d'autrui toutes les fois que nous donnons notre suffrage au mal que font les autres, ou que nous l'approuvons au moins par notre silence. C'est le péché que commit Saul, lorsqu'il consentit au supplice du premier martyr saint Etienne. C'est aussi le péché que commirent ces Juifs, au nombre de plus de quarante, qui se lièrent par un vœu et s'armèrent dans le dessein de mettre saint Paul à mort. Enfin, c'est le péché que commirent les habitants de Jéru- p.24 fin p.25 début salem, lorsqu'ils appuyèrent de leurs suffrages la demande que firent leurs magistrats de la mort de Jésus- Christ, comme saint Pierre leur en fit le reproche par ces paroles : Vous avez mis à mort l’auteur de la vie. C'est pourquoi il est bon de retenir cette maxime de saint Paul, que ce ne sont pas seulement ceux qui font le mal qui sont dignes de mort, mais que ceux-là en sont dignes aussi, qui donnent leur consentement à ceux qui le font : et on peut encore rapporter à ce sujet ce que nous lisons dans saint Cyprien, " qu'ordonner le crime c'est y participer, et que le lâche a beau dire qu'il n'a pas prévariqué en personne ; il est apostat, dès qu'il a autorisé la lecture publique de son apostasie. "
TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.
1. Lévitique, XX, 4-5 : " Que si le peuple du pays, faisant paraître de la négligence et comme du mépris pour mon commandement, laisse aller cet homme qui aura donné quelqu'un de ses enfants à Moloch, et ne veut pas le tuer ; - j'arrêterai l'œil de ma colère sur cet homme et sur sa famille, et je le retrancherai du milieu de son peuple, lui et tous ceux qui auront consenti à la fornication par laquelle il se sera prostitué à Moloch. "
2. Nombres, XVI, 20-35 : " Le Seigneur parla à
Moïse et à Aaron, et leur dit : - Séparez-vous du milieu de cette assemblée, afin que je les détruise en un moment - Moïse et Aaron se jetèrent la face contre terre, et dirent : O Dieu tout-puissant des esprits, qui animez toute chair, votre colère éclatera-t-elle contre tous pour le péché d'un seul homme ? - Le Seigneur dit à Moïse : - Commandez à tout le peuple qu'il se sépare des tentes de Coré de Dathan et d’Abiron. - Moïse se leva donc, et s'en alla aux tentes de Dathan et d'Abiron, et les anciens d'Israël le suivirent ; - et il dit au peuple : Retirez-vous des tentes de ces p.25 fin p.26 début hommes impies, et ne touchez à rien de ce qui est à eux, de peur que vous ne soyez enveloppés dans le châtiment de leurs péchés. - Lorsque tout le monde se fut retiré de leurs tentes, Dathan et Abiron sortirent, et parurent à l'entrée de leurs pavillons, avec leurs femmes et leurs enfants et toute leur troupe. - Alors Moïse dit : Vous reconnaîtrez à ceci que c'est le Seigneur qui m'a envoyé pour faire tout ce que vous voyez, et que je ne le fais point de mon propre chef. - Si ces gens-ci meurent d'une mort ordinaire aux hommes, et qu'ils soient frappés d'une plaie dont les autres ont coutume d’être aussi frappés ce ne sera point le Seigneur qui m'aura envoyé - mais si le Seigneur fait par un prodige nouveau que la terre ouvrant ses abîmes les engloutisse avec tout ce qui est à eux, et qu'ils descendent tout vivants en enfer, vous saurez alors qu'ils ont blasphémé contre le Seigneur. - Aussitôt qu'il eut cessé de parler, la terre se fendit sous leurs pieds ; - et ouvrant ses abîmes elle les engloutit avec leurs tentes et tout ce qui leur appartenait. - Et ils descendirent tout vivants dans l'enfer, la terre les ayant recouverts aussitôt, et ils disparurent du milieu du peuple. - Tout Israël qui était là autour, s'enfuit au cri des mourants, en disant : Prenons garde que la terre ne nous engloutisse aussi. - En même temps le Seigneur fit sortir un feu qui fit périr les deux cent cinquante hommes occupés à offrir l'encens. "
3. Judith, VIII, 9-14 : " Judith ayant donc appris qu’Osias avait promis de livrer la ville dans cinq jours, fit demander à Chabri et Charmi, anciens du peuple, - qui vinrent la trouver, et elle leur dit : Quel est ce bruit qui court qu'Ozias a consenti à livrer la ville aux Assyriens, si dans cinq jours il ne vous vient aucun secours ? - Et qui êtes-vous, vous autres, pour tenter le Seigneur ? - Ce n'est pas là le moyen d'attirer sa miséricorde mais plutôt d'exciter sa colère et d'allumer sa fureur. - Vous avez fixé un terme à la miséricorde du Seigneur, et vous lui avez marqué un jour selon votre volonté. - Mais comme le Seigneur est patient, faisons pénitence de cette faute même, etc. "
4. Esther, XIV, 3, 15-19 : " Esther fit ensuite cette prière au Seigneur Dieu d'Israël : Mon Seigneur, qui seul êtes notre roi, etc. - Vous savez que je hais la gloire des méchants et que je déteste l'alliance des incirconcis et des étrangers. - Vous n'ignorez pas la nécessité où je me trouve, et combien aux jours où je parais dans la magnificence et dans l'éclat, j'ai en horreur le signe brillant de ma gloire que je porte sur ma tête, mais que p.26 fin p.27 début je déteste comme un linge souillé, et que je me garde bien de porter dans les jours de mon silence. - Vous savez que je ne mange point à la table d'Aman, et que je ne prends aucun plaisir aux festins du roi ; que je ne bois point du vin offert sur l'autel des idoles, - et que, depuis le temps que j'ai été amenée en ce palais jusqu'aujourd'hui, jamais votre servante ne s'est réjouie qu'en vous seul, ô Seigneur Dieu d'Abraham, ô Dieu tout-puissant et au-dessus de tous, etc. "
5. Lue, XI, 47-48 : " Malheur à vous qui bâtissez des tombeaux aux prophètes après que vos pères les ont fait mourir. - Vous témoignez par-là que vous consentez à ce qu'ont fait vos pères, puisque, si ce sont eux qui ont tué les prophètes, c'est vous qui avez creusé leurs tombeaux. "
7. Ibid., XXIII, 12-13 : " Le jour étant venu, quelques Juifs s'assemblèrent et firent serment, avec imprécation contre eux-mêmes de ne boire et de manger qu'ils n'eussent tué Paul. - Ils étaient plus de quarante qui étaient entrés dans cette conjuration. "
8. MATTHIEU, XXVII, 20 : " Mais les princes des prêtres et les sénateurs persuadèrent au peuple de demander Barabbas, et de faire périr Jésus. "
9. MARC, XV, 11, 18 : " Mais les prêtres excitèrent le peuple à demander qu'il leur délivre plutôt Barabbas, etc. - Et Pilate, voulant contenter le peuple, leur délivra Barabbas, et ayant fait fouetter Jésus, il le leur livra pour être crucifié. "