Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 129)

Pierre Canisius · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Grand Catéchisme, trad. Peltier, tomes 1 à 6 · 205 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

2. Le même, Lib. III de libero arbitrio, c. 22 : " On ne fait point un crime à l'âme de ce qu'elle ignore naturellement, et de ce qui lui est naturellement impossible ; mais de ce qu'elle ne s'est pas appliquée à connaître ce qui est bien, et de ce qu'elle a négligé les moyens d'acquérir la facilité de le mettre en pratique (Cf. Les livres de saint Augustin sur le libre arbitre, pag. 286). "

3. S. BERNARD, Epist LXXVII ad Hugonem de sancto Victore

: " Que ceux qui prétendent qu'on ne peut jamais pécher par ignorance, n'implorent donc jamais le pardon de Dieu pour leurs p.232 fin p.233 début propres ignorances, mais qu'ils se moquent plutôt du Prophète, qui dit à Dieu : Ne vous souvenez, ni des fautes de ma jeunesse, ni de mes ignorances (Ps. XXIV, 7). Peut-être même trouveront-ils mauvais que Dieu ait prescrit des sacrifices pour le péché d'ignorance (Lev., IV, 2 et suiv.) Car voici ce que nous lisons dans le Lévitique que Dieu dit à Moïse : Si un homme pèche par ignorance en faisant quelqu'une des choses qui sont défendues par la loi du Seigneur, et qu'étant coupable de cette faute, il reconnaisse ensuite son iniquité, il prendra du milieu des troupeaux un bélier sans tache, qu'il offrira au prêtre selon la mesure et l’estimation de son péché (ibid., V, 47-48). Et encore : Le prêtre priera pour lui, parce qu'il a fait cette faute sans la connaître, et elle lui sera pardonnée (ibid., XVIII). Si l'ignorance n'est jamais péché pourquoi est-il dit dans l'Epître aux Hébreux, qu'il n'y avait que le seul pontife qui entrât dans le second tabernacle, et seulement une fois l’année, non sans y porter du sang, qu'il offrait pour ses propres ignorances, et pour celles du peuple (Hebr., IX, 7) ? S'il n'y a point de péchés d’ignorance, Saul n'a donc pas péché pour avoir persécuté l’Eglise de Dieu, puisqu'il l'avait fait dans l'ignorance, n'ayant pas la foi (I Tim, I, 13). Il faisait donc bien d'être blasphémateur, persécuteur, ennemi outrageux, plein de menaces, et ne respirant que le sang des disciples du Seigneur, ayant un zèle démesuré pour les traditions de ses pères ? Il ne devait donc pas dire : J'ai obtenu miséricorde (I Tim., I, 15) ; mais :

J'ai reçu ma récompense puisque son ignorance l’excusait de péché et que de plus son zèle lui valait une récompense ? Si, dis-je, on ne pèche jamais par ignorance, qu'avons-nous donc à reprocher aux meurtriers des apôtres, puisque non-seulement ils ne savaient pas qu'ils fissent mal en les mettant à mort, mais qu'en outre ils croyaient faire en cela une chose agréable à Dieu (JEAN, XVI, 2) ? Enfin, ce serait vainement que le Sauveur sur la croix aurait prié pour ses bourreaux, puisqu'il a témoigné lui-même qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient, et qu'ainsi ils n'auraient pas péché du tout. Car ce serait une impiété que de soupçonner le Seigneur Jésus de mensonge, dans ce témoignage qu'il a rendu de ses bourreaux qu'ils ignoraient ce qu'ils faisaient ; ou bien il serait à plus forte raison permis d'en soupçonner l’Apôtre, qui, jaloux sans doute de l’honneur de ses frères selon la chair, aurait dit pour les justifier : S'ils eussent connu la sagesse de Dieu, ils n'eussent jamais crucifié le Seigneur de la gloire (I Cor., II, 7). N’est-il pas assez clair par tous ces exemples, que celui-là est p.233 fin p.234 début enseveli dans les plus épaisses ténèbres de l'ignorance, qui ignore qu'on puisse quelquefois pécher par ignorance ? "

4. S. CHRYSOSTOME, Hom. XXVI in Epist. ad Romanos

: " La vie présente est une carrière où chacun de nous est obligé de lutter, et d'avoir continuellement les yeux ouverts, et ouverts de tous côtés, bien persuadé que l'ignorance serait une excuse insuffisante. Car il y a, n'en doutez pas, des châtiments réservés aussi à l'ignorance, lorsqu'elle n'a rien pour se faire pardonner. Telle était celle des Juifs, telle était aussi celle des gentils. Il est vrai que, lorsqu'on est dans l'impuissance de savoir certaines choses, on n'est pas coupable de les ignorer ; mais lorsqu'au contraire on peut aisément s’en instruire, et qu'on refuse de s'en donner la peine, l'ignorance est alors très-punissable. Si, au lieu de nous endormir dans une coupable nonchalance, nous faisons ce qui est en notre pouvoir, Dieu sans doute nous tendra la main pour nous aider à connaître les choses que nous ignorons encore ; et c'est ce que saint Paul faisait entendre aux Philippiens, lorsqu'il leur disait : Si vous avez quelque sentiment qui ne soit pas conforme à la vérité, Dieu vous découvrira ce que vous devez en croire. Mais si nous ne voulons pas faire même ce qui dépend de nous, nous n'avons point à espérer ce secours divin. "

5. S. AUGUSTIN, Enchirid. ad Laurent., c. 80 (al.

XXIV, 21) : " Des péchés énormes et des plus détestables sont regardés comme légers ou même nuls, dès qu'une fois ils sont passés en coutume ; jusque-là que, loin de s'en cacher, on les publie et on s'en fait gloire. Alors se vérifie ce que dit l'Ecriture (Ps. LX, Hébr., X, 3), que l'impie se glorifie de ses désirs déréglés et que l'avare s'applaudit à lui-même. Ces sortes de péchés autorisés par coutume sont appelés dans les livres saints un cri. C'est l'expression dont se sert le prophète Isaïe en représentant les Juifs sous la figure d'une vigne ingrate et stérile : J'ai attendu, fait-il dire à Dieu (V, 7), qu'elle portât des fruits de justice, et je ne vois qu'iniquité en elle ; des actions d'équité, et à la place ce n’est qu'un cri. C'est encore ainsi que le Seigneur s'exprime dans la Genèse (XVIII, 20) : Le cri de Sodome et de Gomorrhe devient de plus en plus fort. Ce qui signifie que les abominations qui se commettaient dans ces villes infâmes, non-seulement n'y étaient pas punies, mais y étaient même autorisées et pour ainsi dire érigées en loi. Nous voyons de même de notre temps plusieurs désordres, moins graves il est vrai, p.234 fin p.235 début tellement passés en usage, que nous n'oserions pas excommunier un laïc, ni même dégrader un clerc qui en serait coupable. C'est pourquoi expliquant, il y a quelques années, l’Epitre aux Galates, et étant arrivé à cet endroit (IV, 11) où l'Apôtre dit : Je crains d’avoir travaillé en vain parmi vous, je ne puis m'empêcher de m'écrier : " Malheur à nous, pécheurs que nous sommes, et à qui les péchés sans exemples sont les seuls qui inspirent de l'horreur. Quant aux péchés devenus ordinaires, quoique ce soit pour les expier que Jésus-Christ a versé son sang, quoiqu'ils soient si grands qu'ils ferment le royaume de Dieu à ceux qui les commettent, nous sommes comme forcés de les tolérer à force de les voir se multiplier, et même d'en commettre de semblables à force de les tolérer dans nos frères.

Et Dieu veuille encore que nous ne nous portions pas à faire tous ceux que nous ne saurions empêcher les autres de commettre ! "

Article VI. - DE L’EPIATION DES PECHES.

Question I

Comment nos péchés peuvent-ils être expiés ?

Il est incontestable avant tout, que Jésus-Christ est la victime de propitiation offerte pour nos péchés, qu’il est cet agneau de Dieu qui efface les péchés du monde, et que lui seul a pu nous en mériter le pardon, comme c'est lui aussi qui seul peut nous en purifier.

Il est certain, ensuite, que c'est par la foi, comme l'a dit saint Pierre, que Dieu purifie nos cœurs, attendu que la foi est la porte du salut pour tous les hommes, qu'elle en est le fondement, et que sans elle personne ne saurait obtenir ou espérer le pardon ou l'expiation de ses péchés. Or, ceux-là n'ont pas la foi, qui contredisent en quelque point que ce soit la foi de l’Eglise, quand même, par une confiance présomptueuse, ils se promettraient, à eux-mêmes ou aux autres, la rémission de leurs p.235 fin p.236 début péchés et la grâce de la justification en vertu des mérites de Jésus-Christ.

Pour ceux au contraire qui demeurent attachés à la foi de l’Eglise et vivent dans son unité, ils ont pour expier leurs péchés plusieurs moyens qui leur sont proposés dans l'Ecriture, mais principalement le sacrement de Pénitence, qu'ils ne pourraient négliger, sans se rendre par-là même tout le reste inutiles. Car c'est là le remède nécessaire autant qu'efficace, que Jésus-Christ, ce divin médecin de nos âmes, a établi pour nous guérir de tous nos maux spirituels, et qu'il nous a recommandé par ces paroles adressées aux apôtres, et dans leurs personnes aux prêtres : Les péchés seront remis à ceux a qui vous les remettrez.

En second lieu, les péchés sont effacés et expiés par les aumônes ; car il est écrit : L'aumône délivre de tout péché et de la mort, et elle ne laissera point tomber l’âme dans les ténèbres. Le Prophète a donné en conséquence cet avertissement : Rachetez vos péchés par des aumônes et vos iniquités par des œuvres de miséricorde envers les pauvres.

En troisième lieu, nos péchés nous sont remis lorsque nous pardonnons à nos frères, quelque offense que nous en ayons reçue puisque Notre-Seigneur a dit : Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera vos péchés à vous-mêmes.

En quatrième lieu, nous obtiendrons le même avantage, si nous exerçons la correction fraternelle envers quelqu'un de nos frères que nous verrons tomber en faute, et que nous le gagnons à Dieu par ce moyen, puisqu'il est écrit : Celui qui convertira un pécheur et le retirera de son égarement, sauvera une âme de la mort, et couvrira la multitude de ses péchés.

Cinquièmement, c'est encore ce que nous méritera la pratique sincère de la vertu de charité, cette vertu si puissante pour obtenir et accomplir toute espèce de bien, puisque Notre - Seigneur a dit au sujet de Magdeleine : Beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu'elle a beaucoup aimé. Il est dit encore : La charité couvre la multitude des péchés.

Sixièmement, le sacrifice d'un cœur contrit, que Dieu ne méprise jamais, une humble connaissance de nous-mêmes accompagnée de la confession de nos péchés nous procurera aussi cet avantage. Car Dieu regarde la prière de ceux qui sont dans l’humiliation, et il ne méprise point leurs demandes. De là p.236 fin p.237 début encore ce témoignage que rend David au sujet de lui-même : J’ai dit : Je déclarerai au Seigneur et confesserai contre moi-même mon injustice ; et vous m'avez aussitôt remis l'impiété de mon péché. Saint Jean aussi promet la même grâce à tous ceux sans exception qui confessent sincèrement leurs péchés. Si nous confessons nos péchés, écrivait cet apôtre, Dieu est fidèle et juste, et c'est assez pour qu’il nous les remette, et qu'il nous purifie de toute iniquité. Aussi les Ninivites, pour s’être empressés de s'humilier et de faire pénitence, réussirent-ils à apaiser la colère de Dieu toute prêt à les frapper, et à détourner de dessus leur ville et de leur patrie les fléaux dont elle était menacée. C’est ce qui a fait dire à l'écrivain sacré : Dieu considéra leurs œuvres il vit qu'ils s'étaient convertis en quittant leur mauvaise voie ; et la compassion qu'il eut d’eux l’empêcha de leur envoyer les maux qu'il avait résolu de leur faire.

Enfin, nous apprenons de même par le témoignage de l'Ecriture, que tout acte de piété vraie et sincère, comme ceux que nous venons de rapporter et autres semblables, quand ils ont pour principe la grâce de Jésus-Christ expient les péchés de ceux qui les pratiquent en esprit de pénitence, pourvu, comme nous l'avons observé, qu'ils n'aient pas d'autre croyance que celle de l’Eglise et qu'ils soient dans sa communion. C'est cette vérité que l'Apôtre avait en vue, lorsqu'il donnait l'avis suivant aux Corinthiens : Ayant reçu de Dieu de telles promesses, mes chers frères, purifions-nous de tout ce qui souille le corps ou l'esprit, achevant l'œuvre de notre sanctification dans la crainte de Dieu. Les paroles suivantes de saint Jacques ne sont pas moins solennelles : Lavez vos mains, pécheurs et purifiez vos cœurs vous qui avez l’âme partagée, affligez-vous vous-mêmes ; soyez dans le deuil et dans les larmes ; que vos cris se changent en pleurs, et votre joie en tristesse. Humiliez-vous en la présence du Seigneur, et il vous délivrera.

Car comme le dit saint Augustin, dont nous répétons encore une fois les paroles, ce n'est pas assez d'amender ses mœurs et de quitter ses perverses habitudes, si l'on ne satisfait en même temps à Dieu pour les péchés qu'on a commis, par la douleur du repentir, par le sacrifice d'un cœur contrit et humilié, et par une pénitence accompagnée d'aumônes.

Quiconque au contraire, c'est encore saint Augustin qui parle, sachant qu'il est engagé dans quelque péché mortel, ne prend pas soin de s'en corriger, et d'en faire une longue pénitence, s'il en a le temps, en y joignant d'abondantes aumônes, p.237 fin p.238 début et en prenant garde de faire de nouvelles chutes, il ne suffira pas, pour l'en purifier, de ce feu passager dont parle l'Apôtre écrivant aux Corinthiens, mais il sera irrémissiblement condamné au feu éternel. Car ce ne sont pas les péchés mortels, mais seulement les véniels qui pourront être effacé ou expiés après cette vie.

p.238 fin p.239 début TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

1. Romains, III, 24-28 : " Etant justifiés gratuitement par sa grâce, au moyen de la rançon offerte par Jésus-Christ, - que Dieu a proposé pour victime de propitiation à tous ceux qui auront foi en son sang, afin de manifester sa justice, en remettant à ce prix les péchés commis depuis l'origine du monde ; - péchés qu'il a soufferts avec tant de patience, pour faire paraître en nos temps avec plus d'éclat et qu'il est juste lui-même et qu'il sait justifier tous ceux qui ont une vraie foi en Jésus-Christ : - quel sujet vous reste-t-il donc de vous glorifier ? Tout sujet semblable vous est enlevé. Et par quelle loi ? Est-ce par la loi des œuvres. Non, mais par la loi de la foi. - Car nous devons reconnaître que l'homme est justifié par la foi, sans qu'il soit besoin des œuvres de la loi. "

2. I JEAN, II, 1-2 : " Si quelqu'un pèche nous avons pour avocat auprès du Père Jésus- Christ qui est juste. - Et lui-même est la victime de propitiation pour nos péchés ; et non-seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux de tout le monde. "

3. Id., IV, 10 : " Cet amour consiste en ce que ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais que c'est lui qui nous a aimé le premier, et qui a envoyé son Fils comme victime de propitiation pour nos péchés. "

4. Id., I, 7 : " Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière nous formons ensemble une même société ; et le sang de Jésus-Christ son Fils nous purifie de tout péché. "

5. JEAN, I, 29 : " Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait à lui, et il dit : Voici l'Agneau de Dieu, voici celui qui efface les péchés du monde. "

6. MATTHIEU, I, 21 : " Elle enfantera un Fils, et vous lui p.239 fin p.240 début donnerez le nom de Jésus car ce sera lui qui sauvera son peuple de ses péchés. "

7. I Corinthiens, I, 30-31 : " C'est par cette voie que vous êtes établi en Jésus-Christ, qui nous a été donné de Dieu pour être notre sagesse, notre justice, notre sanctification et notre rédemption ; - afin que, selon qu'il est écrit celui qui se glorifie ne se glorifie que dans le Seigneur. "

8. I Timothée, II, 5-6 : " Il n'y a qu'un

Dieu et un médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, - qui s'est livré lui-même pour être le prix de la rédemption de tous, et pour rendre témoignage dans le temps marqué. "

9. Hébreux, I, 3 : " Comme il est la splendeur de sa gloire et le caractère de sa substance, et qu'il soutient tout par la puissance de sa parole, après nous avoir purifié de nos péchés, il est assis au plus haut des cieux à la droite de la souveraine majesté. "

10. Ibid., IX, 11-14 : " Mais Jésus-Christ, le pontife des biens futurs, étant venu dans le monde, est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire par un tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'a point été fait de main d'homme, c'est-à-dire, qui n'a point été formé par la voie commune et ordinaire ; - et il y est entré non avec le sang des veaux et des boucs, mais avec son propre sang, au moyen duquel il nous a acquis une rédemption éternelle - Car si le sang des boucs et des taureaux, et l'aspersion de l'eau mêlée à la cendre d'une génisse sanctifie ceux qui ont été souillé, en leur donnant une pureté chamelle, - combien plus le sang de Jésus-Christ, qui par l'Esprit-Saint s'est offert lui-même à Dieu comme une victime sans tache, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que désormais nous rendions un culte agréable au Dieu vivant ? "

11. Actes, IV, 11-12 : " C'est cette pierre que vous autres architectes, avez rejeté, et qui est devenue la principale pierre de l'angle. - Et il n'y a de salut par aucun autre que par lui, car aucun autre nom sous le ciel n'a été donné aux hommes, auquel soit attaché notre salut. "

12. Ibid., XV, 7-9 : " Après qu'ils en eurent longuement conféré ensemble, Pierre se leva, et leur dit : Mes frères, vous savez qu'il y a longtemps que Dieu m'a choisi du milieu de vous, afin que les gentils entendissent par ma bouche la parole de l'Evangile, et qu'ils reçussent la grâce de la foi. - Et Dieu, qui connaît les cœurs en a rendu témoignage en leur donnant le p.240 fin p.241 début Saint-Esprit aussi bien qu'à nous. - Et il n'a point fait de différence entre eux et nous, en purifiant leurs cœurs par la foi. "

13. Hébreux, XI, 1, 6 : " La foi est le fondement des choses que l'on doit espérer, et une pleine conviction des biens invisibles. - Or, sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. "

14. Galates, II, 16 : " Sachant cependant que l'on n'est point justifié par les œuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ, nous avons cru nous-mêmes en Jésus-Christ afin d'être justifiés par la foi que nous aurions en lui, et non par les œuvres de la loi, parce que nul homme ne sera justifié par les œuvres de la loi. "

15. Id., III, 8 : " Aussi Dieu, dans l'Ecriture, prévoyant qu'il justifierait les nations par la foi, l'a annoncé par avance à Abraham en lui disant : Toutes les nations de la terre seront bénies en vous. "

18. Ephésiens, II, 8-10 : " Car c'est par la grâce que vous êtes sauvé en vertu de la foi ; et cela ne vient pas de vous, puisque c'est un don de Dieu : - cela ne vient point de vos œuvres afin que personne ne se glorifie. - Car nous sommes son ouvrage, ayant reçu un nouvel être en Jésus-Christ pour vivre dans la pratique des bonnes œuvres que Dieu a d'avance marquées à chacun de nous. "

20. Tobie, IV, 9-12 : " Si vous avez beaucoup, donnez beaucoup ; si vous avez peu, ayez soin de donner de bon cœur de ce peu même que vous aurez. - Car vous amasserez ainsi un grand trésor et une grande récompense pour le jour de la nécessité ; - puisque l'aumône délivre de tout péché et de la mort, et qu'elle ne laissera point l'âme s'enfoncer dans les ténèbres. - L'aumône sera un sujet de grande confiance devant le Très-Haut pour tous ceux qui l'auront faite. "

21. Ibid., XII, 8-9 : " La prière accompagné du jeûne et de l'aumône, vaut mieux que tous les trésors et tout l'or qu'on peut amasser. - Car l'aumône délivre de la mort ; et c'est elle qui efface les péchés et qui fait trouver miséricorde et obtenir la vie éternelle. " p.241 fin p.242 début

22. Ecclésiastique, III, 14-17, 33-34 :

"Mon fils, soulagez votre père dans sa vieillesse, et ne l'attristez point durant sa vie. - Si son esprit s'affaiblit, supportez-le, et ne le méprisez pas à cause de l'avantage que vous aurez sur lui ; car la charité dont vous aurez usé envers votre père ne sera point mise en oubli. - Dieu vous récompensera aussi pour avoir supporté les défauts de votre mère - Il vous établira dans la justice ; il se souviendra de vous au jour de l'affliction, et vos péchés se fondront comme la glace en un jour serein. - L'eau éteint le feu même le plus ardent, et l'aumône résiste au péché. - Dieu qui doit récompenser les bonnes œuvres la considère. "

27. DANIEL, IV, 24 : " C'est pourquoi, ô roi ! suivez le conseil que je vous donne : rachetez vos péchés par les aumônes, et vos iniquités par des œuvres de miséricorde envers les pauvres. Peut-être que le Seigneur vous pardonnera vos offenses. "

28. ISAIE, I, 17-18 : " Apprenez à faire le bien, examinez tout avant de juger, relevez l'opprimé, protégez l'orphelin, défendez la veuve. - Et venez, et accusez-moi, dit le Seigneur, si vos péchés, quand même ils seraient rouges comme l'écarlate et le vermillon, ne deviennent comme la neige et comme la toison la plus blanche. "

29. Hébreux, XIII, 16 : " Souvenez-vous d'exercer la charité, et de faire part de vos biens aux autres ; car c'est par de tels sacrifices qu'on se rend Dieu favorable. "

30. MATTHIEU, VI, 14-15 : " Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi les vôtres. - Mais si vous ne pardonnez point aux hommes, votre Père ne vous pardonnera point non plus. "

31. LUC, VI, 37-38 : " Ne jugez point, et vous ne serez point jugés, ne condamnez point, et vous ne serez point condamné ; remettez, et on vous remettra ; - donnez, et on vous donnera ; et on versera dans votre sein une mesure pleine et pressée qui débordera. " p.242 fin p.243 début

32. MARC, XI, 25-26 : " Lorsque vous vous présentez pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez-lui, afin que votre Père qui est dans le ciel vous pardonne aussi vos offenses. - Que si vous ne pardonnez point, votre Père qui est dans le ciel ne vous pardonnera point non plus vos fautes. "

33. Ecclésiastique, XXVIII, 2 : " Pardonnez à votre prochain le mal qu'il vous a fait, et vos péchés vous seront remis quand vous en demanderez le pardon. "

Tous les livres