Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 154)

Pierre Canisius · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Grand Catéchisme, trad. Peltier, tomes 1 à 6 · 205 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

1. MATTHIEU, XXV, 34-36 : " Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, les bénis de mon Père, possédez le royaume que je vous ai préparé dès le commencement du monde. J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m'avez recueilli ; j'étais nu, et vous m'avez revêtu ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus me trouver, etc. "

2. Tobie, I, 19-20 : " Tobie allait tous les jours visiter ceux de sa parente, les consolait, et distribuait de son bien à chacun d'eux, selon qu'il le pouvait. - Il nourrissait ceux qui avaient faim, donnait des vêtements à ceux qui étaient nus, et ensevelissait avec soin ceux qui étaient morts ou qui avaient été tués. "

3. Ibid., II, 1-9 : " Après ce temps-là, un jour de fête du Seigneur étant arrivé, Tobie fit apprêter un grand repas dans sa maison, - et dit à son fils : Va, et amène ici quelques-uns de ceux de notre tribu qui craignent Dieu, afin qu'ils mangent avec nous. - Son fils sortit donc, et étant rentré, il lui annonça qu'un des enfants d'Israël avait été tué, et que son cadavre restait étendu dans la rue. Aussitôt il se leva de table, et, laissant là le diner, il vint à jeun trouver le cadavre ; - et l'enlevant dans ses bras, il l'emporta secrètement chez lui, pour l'ensevelir plus sûrement après le coucher du soleil. - Et ce ne fut qu'après qu'il eut caché le corps, qu'il se mit à manger avec chagrin et tremblement, - repassant en lui-même cette parole que le Seigneur avait dite par le prophète Amos : Vos jours de fêtes se changeront en gémissement et en larmes. - Et lorsque le soleil fut p.135 fin p.136 début couché, il alla ensevelir le cadavre. - Or, tous ses proches le blâmaient, et disaient : On a déjà commandé qu'on vous fît mourir pour un tel sujet, et vous avez eu bien de la peine à sauver votre vie, et après cela vous ensevelissez encore les morts. - Mais Tobie, qui craignait plus Dieu que le roi, n’en continuait pas moins à emporter les corps de ceux qui avaient été tués, à les cacher dans sa maison, et à les ensevelir au milieu de la nuit. "

4. Ibid., XII, 42 : " Quand tu priais avec larmes, et que tu ensevelissais les morts (dit Raphaël) que tu quittais ton dîner et que tu cachais les morts dans ta maison pendant le jour, pour les ensevelir pendant la nuit, je présentais ta prière au Seigneur.) "

5. II Samuel, II, 4-6 : " Alors ceux de la tribu de Juda étant venus à Hébron, y sacrèrent David, afin qu'il régnât sur la maison de Juda. En même temps, on rapporta à David que ceux de Jabès, en Galaad, avaient enseveli Saül. Il envoya aussitôt ses gens pour leur dire : Soyez béni du Seigneur, pour avoir usé de cette humanité envers Saül votre seigneur, et l'avoir enseveli. - Le Seigneur vous le rendra bientôt selon sa miséricorde et sa vérité, et moi-même je vous récompenserai de ce que vous avez fait ainsi. "

6. MATTHIEU, XVIII, 15-16 : " Si votre frère a péché contre vous, allez lui représenter sa faute entre vous et lui seul ; s'il vous écoute, vous aurez gagné votre frère. - Mais s'il ne vous écoute pas, prenez avec vous une ou deux personnes, afin que tout soit confirmé par l'autorité de deux ou trois témoins. "

8. Ecclésiastique, XVIII, 13-14 : " Dans sa miséricorde, il enseigne et châtie les hommes, comme un pasteur fait a l'égard de ses brebis. - Il prend pitié de celui qui reçoit ses instructions pleines de bonté, et qui se hâte de se soumettre à ses jugements. "

9. II Timothée, IV, 2-3 : " Annoncez la parole, pressez les hommes à temps et à contretemps, reprenez, suppliez, menacez, sans vous lasser jamais de les tolérer et de les instruire. - Car il viendra un temps où les hommes ne pourront plus supporter la saine doctrine, et dans l'extrême démangeaison qu'ils éprouveront d'entendre ce qui flatte, ils auront recours à une foule de docteurs empressés de satisfaire leurs désirs. "

10. ISAIE, LII, 7 : " Qu'é sont beaux les pieds de celui qui p.136 fin p.137 début annonce et prêche la paix sur les montagnes, qui annonce la bonne nouvelle, qui prêche le salut, qui dit à Sion : Ton Dieu va régner ! "

11. JEREMIE, XV, 19 : " C'est pourquoi voici ce que dit le Seigneur : Si vous vous tournez vers moi, je ferai que vous vous tourniez de même et que vous demeuriez fermes devant ma face ; et si vous savez distinguer ce qui est précieux d'avec ce qui est vil, vous serez alors comme la bouche de Dieu. Ce ne sera pas toi qui te tourneras vers le peuple, mais ce sera ce peuple qui se tournera vers toi. "

12. DANIEL, XII, 2-3 : " Et toute cette multitude qui dort dans la poussière de la terre se réveillera les uns pour la vie éternelle, les autres pour un opprobre qu'ils auront toujours devant les yeux. - Or, ceux qui posséderont la science du salut brilleront comme les feux du firmament, et ceux qui auront enseigné à plusieurs la voie de la justice, luiront comme des étoiles dans toute l'éternité. "

13. JACQUES, V, 19-20 : " Mes frères, si l'un d'entre vous s'égare hors des sentiers de la vérité, et que quelqu'un l'y fasse rentrer, - qu'il sache que celui qui aura converti un pécheur et l’aura retiré de son égarement sauvera son âme de la mort, et couvrira la multitude de ses péchés. "

14. Galates, VI, 4 : " Mes frères, si quelqu'un tombe par surprise en quelque péché, vous y qui êtes spirituels, ayez soin de le relever dans un esprit de douceur, chacun de vous faisant réflexion sur soi-même et se maintenant dans la crainte d'être tenté aussi bien que lui. "

15. Proverbes, XXVII, 9 : " Le parfum et la variété des odeurs réjouit le cœur et les bons conseils d'un ami sont les délices de l'âme. "

16. Ecclésiastique, V, 14 : " Si vous savez quelles sont les choses à dire, répondez à votre prochain ; sinon, que votre main soit sur votre bouche, de peur qu'il ne vous échappe quelque parole indiscrète, et qu'il ne vous en revienne de la confusion. "

17. MATTHIEU, V, 44-45 : " Et moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient, - afin que vous soyez les enfants de votre Père céleste, qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants et pleuvoir sur les justes et sur les impies. "

18. JACQUES, V, 16 : " Confessez donc vos fautes les uns aux p.137 fin p.138 début autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez sauvés ; car la prière persévérante du juste a beaucoup de pouvoir. "

19. Ecclésiastique, VII, 38-40 : " Ne manquez pas de consoler ceux qui sont dans la tristesse, et pleurez avec ceux qui pleurent. - Ne soyez point paresseux à visiter les malades : car c'est ainsi que vous vous affermirez dans la charité. - Dans toutes vos actions, souvenez-vous de votre fin dernière et vous ne pécherez jamais. "

20. II Corinthiens, I, 3-4 : " Béni soit le Dieu et le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, - qui nous console dans tous nos maux, afin que nous puissions aussi consoler les autres dans tous leurs maux, en leur faisant part de la même consolation que nous recevons nous-mêmes de Dieu. "

21. Tite, III, 1-2 : " Avertissez-les d'être soumis aux princes et aux magistrats, de leur rendre obéissance, d'être prêts à faire toutes sortes de bonnes œuvres - de ne médire de personne, de fuir les procès et les querelles, d'être retenus et modérés et de témoigner toute la douceur possible à l'égard de tout le monde. "

22. I Thessaloniciens, V, 14-15 : " Je vous en prie encore, mes frères, reprenez ceux qui ne se tiennent pas tranquilles, consolez ceux qui ont l'esprit abattu, supportez les faibles, soyez patients envers tous. - Prenez garde que personne ne rende à un autre le mal pour le mal ; mais soyez toujours prêt à faire du bien, et à vos frères, et à tout le monde. "

23. Romains, XV, 1-3 : " Nous devons donc, nous qui sommes plus forts, supporter les faiblesses des infirmes, et non chercher notre propre satisfaction. - Que chacun de vous ait de la complaisance pour son prochain en ce qui est bon et qui peut édifier. - Car Jésus-Christ n'a pas cherché sa propre satisfaction, selon ces paroles de l'Ecriture : Les outrages de ceux qui vous insultaient sont tombés sur moi. "

24. MATTHIEU, V, 23-24 : " Si donc vous offrez votre présent à l'autel, et que là vous vous souveniez que votre frère a quelque chose contre vous, laissez-là votre présent devant l'autel, et allez auparavant vous réconcilier avec votre frère ; puis vous viendrez offrir votre présent. "

25. Ibid., VI, 14-15 : " Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi les vôtres ; p.138 fin p.139 début et si vous ne leur pardonnez pas, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus. "

26. Ibid., XVIII, 35 : " C'est ainsi que vous traitera votre Père céleste si vous ne pardonnez pas chacun à votre frère du fond de votre cœur. "

27. MARC, XI, 25-26 : " Lorsque vous vous présenterez pour prier, et que vous aurez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez-lui, afin que votre Père qui est dans le ciel vous pardonne aussi vos offenses. - Que si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans le ciel ne vous pardonnera pas non plus vos offenses "

28. Ecclésiastique, XXVIII, 1-5 : " Celui qui veut se venger encourra la vengeance du Seigneur, et Dieu tiendra en réserva ses péchés pour jamais. - Pardonnez à votre prochain le mal qu'il vous a fait, et vos péchés vous seront remis quand vous en demanderez pardon. - Un homme garde sa colère contre un homme, et il ose demander à Dieu sa guérison ? - Il n'a pas pitié de son semblable, et il demande à obtenir le pardon de ses péchés ? - Lui qui n'est que chair garde sa colère et il prétend recevoir miséricorde de Dieu ? Qui pourra lui obtenir le pardon de ses péchés ? "

TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.

1. S. AUGUSTIN, livre I de la Cité de Dieu, c.

13 : " Toutefois il ne faut pas négliger et abandonner les corps des morts, surtout ceux des fidèles et des gens de bien, dont le Saint- Esprit s'est servi comme d'autant d'organes pour toute sorte de bonnes œuvres. Si l'habit d'un père, son anneau, ou tel autre semblable objet est d'autant plus précieux aux yeux de ses enfants, qu'ils ont plus d'affection pour sa mémoire, à plus forte raison devons-nous prendre soin de leurs corps, qui ont avec nous des rapports tout autrement intimes que les vêtements de ceux mêmes qui nous seraient les plus chers, puisqu'ils ne servent pas seulement à l’homme de parure ou de défense, mais qu'ils font partie de sa nature même. Aussi voyons-nous qu'on rendait aux justes des premiers temps ces derniers devoirs de piété, qu'on célébrait leurs obsèques, qu'on pourvoyait à leur sépulture, et qu'eux-mêmes, pendant qu'ils vivaient encore, ordonnaient à leurs enfants d'ensevelir, ou même quelquefois de transporter leurs restes. Le soin des morts, au témoignage de l'Ange, attira sur Tobie les grâces de Dieu. Et Notre-Seigneur lui-même, qui devait p.139 fin p.140 début ressusciter le troisième jour, ne laisse pas d'exalter par ses louanges et de vouloir qu'on publie la bonne action de cette pieuse femme, qui répande sur lui un parfum précieux comme pour l'ensevelir d'avance. L'Evangile parle aussi avec éloge de ceux qui prirent soin de recevoir son corps à la descente de la croix, de le couvrir d'un linceul, et de le déposer avec respect dans un sépulcre. Ces exemples vénérables ne prouvent pas sans doute que les corps des morts conservent quelque sentiment ; mais ils sont du moins un témoignage du soin que Dieu en prend lui-même, et de la faveur avec laquelle il voit qu'on leur rend ces devoirs de piété, parce que cela sert à établir la foi en la résurrection.

Et puis, nous apprenons par-là quelle sera la récompense des aumônes faites à des pauvres, doués qu'ils sont de sentiment et de vie, si rien n'est perdu devant Dieu de ces charitables tributs que nous payons à des corps qui en sont privés. Il y a encore d'autres mystères cachés sous ces recommandations que les saints patriarches remplis d'un esprit prophétique, faisaient à leurs enfants d'inhumer leurs corps ou de les transporter dans le sépulcre de leurs pères (Cf. La Cité de Dieu de saint Augustin, etc., trad. par L. Moreau, tome Ier, p. 27-28). "

2. S. CHRYSOSTOME, Hom. III in Genesim : " Dieu n'a rien tant à cœur que le salut des âmes. C'est ce que nous prêche saint Paul, lorsqu'il nous dit que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et qu’ils parviennent à la connaissance de la vérité (I Tim., II, 4). C'est encore ce que Dieu nous fait entendre par ces paroles : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive (EZECH., XVIII, 25). Car c'est dans ce but qu'il a tiré toutes choses du néant : il nous a créés, non pour nous perdre, non pour faire de nous les objets de sa colère mais pour nous sauver, et, après nous avoir délivrés de l'erreur, nous faire entrer en jouissance de son royaume. . . Heureux donc d'avoir un maître plein de bonté pour nous, si généreux, si clément, occupons-nous de notre salut, et aussi de celui de nos frères. Car ce qui assurera notre salut à nous-mêmes, ce sera de ne pas travailler pour nous seuls mais d'aider aussi notre prochain, et de combiner nos efforts à son sujet, pour qu'il marche comme nous dans la voie de la vérité. Et pour vous convaincre de tous les avantages qu'il y aura pour vous à procurer avec votre propre salut celui des autres, écoutez le Prophète s'expri- p.140 fin p.141 début mant ainsi, comme tenant la place de Dieu : Celui qui sait distinguer ce qui est précieux de ce qui est vil, sera comme ma bouche à moi-même (JEREM., XV, 19). Que signifient ces paroles ? Elles signifient que celui qui ramène son prochain des sentiers de l'erreur dans le chemin de la vérité, et du bourbier du vice dans la voie de la vertu, imite Dieu, autant qu'il est donné à l'homme de l'imiter. Et en effet, si, tout Dieu qu'il est, il s'est revêtu de notre chair et s'est fait homme, il ne l'a fait qu'en vue de nous sauver tous. Que dis- je, s'il s'est revêtu de notre chair et s'il s'est fait homme ? Ajoutons : S'il s'est soumis à toutes les humiliations qui ont été la conséquence de ce grand acte de bonté pour le genre humain ; s'il a consenti à endurer le supplice même de la croix, ce n'a été que pour nous sauver de la malédiction, en nous délivrant de la tyrannie du péché. Et c'est ce que saint Paul nous prêche encore par ces autres paroles : Jésus-Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi en se rendant lui-même malédiction pour nous (Gal., III, 13). Si donc étant Dieu, de cette nature infiniment élevée au-dessus de la nôtre, il a, par une ineffable bonté, accepté toutes ces humiliations dans le seul but de nous sauver, que ne devons-nous pas faire nous-mêmes pour nos semblables, pour nos propres membres, afin de les arracher de la gueule du démon, et de les faire entrer dans la voie de la vertu ? Car autant l'âme est d'une nature supérieure à celle du corps, autant notre récompense surpassera-t-elle celle que peuvent mériter ceux qui aident de leurs biens leurs frères indigents, si, par nos exhortations et nos instructions continuelles, nous poussons dans le droit chemin ceux qui tendent à s'en éloigner par lâcheté ou découragement en leur représentant sans cesse la laideur du vice et la beauté de la vertu. "

" Bien convaincus de toutes ces vérités, rappelons à notre prochain la nécessité de s'occuper du salut de l'âme avant toute autre affaire de la vie présente, et tachons en même temps de lui en inspirer la volonté (Cf. S. Joannis Chrysostomi opera, t. IV, p. 19, édit. Montfaucon ; pag. 24-25, édit. Gaume). "

3. Le même, Hom. X in Genesim : " Celui qui s'occupe d'instruire son prochain, ne fait pas du bien seulement au prochain qu'il instruit, mais il s'assure à soi-même une plus grande récompense, et il recueille de sa bonne action un double fruit, l'un d'obtenir un jour de Dieu une rétribution plus abondante, p.141 fin p.142 début l'autre de cultiver utilement sa mémoire, par la nécessité où il se trouve de se rappeler à lui-même ce qu'il a entendu, pour le répéter et l'enseigner à son frère. Etant donc assuré de ce profit qui vous reviendra à vous-mêmes, gardez-vous d'envier à vos frères l'instruction dont ils ont besoin aussi bien que vous, mais ayez soin qu'ils apprennent de vous ce que vous nous aurez entendu vous dire dans cette église (Cf. S. Joannis Chrysostomi opera, t. IV, p. 81, édit. Montfaucon ; pag. 97, édit. Gaume). "

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