Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 184)
40. S. CHRYSOSTOME, Lib., 1 de Providentiâ Dei
: " J'ajoute que les menaces des châtiments éternels nous sont aussi nécessaires que les promesses de la gloire céleste et que les unes comme les autres doivent être pour nous des preuves de la bonté divine. Car on se mettrait moins en peine de mériter le ciel, si l'on n'avait pas l'enfer à craindre : la crainte n'est pas moins efficace que l'espérance pour nous porter à la vertu (Cf. Opuscules de saint Jean Chrysostôme). "
41. Le même, Hom. V ad populum Antiochenum
: " Si la terreur de l'enfer était profondément grave dans vos cœurs, la crainte de la mort n'y ferait pas une si forte impression, et par ce moyen, en même temps que vous vous délivreriez de son appréhension, vous pourriez échapper aux flammes éternelles : car il est bien difficile que celui qui a sans cesse devant les yeux la terrible image de ces brasiers dévorants en éprouve jamais les rigueurs (Cf. Homélies ou Sermons de saint Jean Chrysostôme au peuple d’Antioche, trad. de Maucroix, chanoine de l’Eglise de Reims, p. 93-94). " p.131 fin p.132 début
42. Le même, Hom. LV ad populum Antiochenum
: " Ne refusons pas d'entendre vous parler sans cesse de l'enfer, pour que la crainte que cette pensée nous inspirera puisse produire en nous des effets salutaires. Car si Dieu, avant de se déterminer à condamner les pécheurs, n'avait commencé par les en menacer, il y en aurait beaucoup plus encore qui y seraient condamnés effectivement. En effet, si malgré la crainte qui nous en est imprimée, il s'en trouve toujours qui se laissent aller aussi facilement au vice que s'il n'y avait pas d'enfer, que de mal ne se commettrait-il pas dans le monde, si personne n'était retenu par ce motif ? Je ne me lasserai donc pas de répéter que l'enfer ne nous prouve pas moins que le ciel le soin que Dieu prend de nous. L'enfer conspire, pour ainsi dire, avec le ciel, en nous forçant par la crainte à prendre le chemin du ciel ; de sorte que, bien loin de nous faire crier à la barbarie et à la cruauté contre le maître tout-puissant qui nous en menace, il doit plutôt être pour nous un motif de plus d'admirer sa miséricorde, sa bonté infinie et le soin paternel qu'il prend de nous. S'il n'avait averti par Jonas Ninive de sa ruine, Ninive n'aurait pas été conservée. S'il n'avait pas menacé les hommes de l'enfer, tous seraient tombés dans l'enfer. Si le feu éternel ne nous avait été d'avance signifie, personne n'aurait échappé au feu éternel.
Dieu annonce ainsi aux hommes le contraire de ce qu'il a dessein d'accomplir, pour plier leurs volontés à ses desseins. Il ne veut pas la mort du pécheur ; et s'il l'en menace, c'est pour la lui faire éviter. "
43. S. AUGUSTIN, in Ps. XLIX : " Quand nous pourrions empêcher que le jour du jugement n'arrivât, nous ne devrions pas pour cela vivre dans le dérèglement. Quand ce feu terrible ne marcherait point devant la face de Dieu, quand les pécheurs n'auraient à craindre que de se voir séparé de lui, dans quelque apparence de délices qu'ils fussent d'ailleurs, ne voyant point celui qui les a créés, et rejetés qu'ils seraient de la vue ravissante de son visage, ils devraient se désoler, quelque éternité et quelque impunité qu'ils pussent se promettre de leurs crimes. Mais que dirai-je ici, ou à qui le dirai-je ? Cette peine ne se comprend que de ceux qui aiment, et non pas de ceux qui n'ont que du mépris pour Dieu. Ceux-là comprennent cc que je dis, qui ont commencé tant soit peu à goûter la douceur de la sagesse et de la vérité ; ils comprennent quelle horrible peine ce serait d’être seulement séparés de la vue de Dieu. Quant à ceux qui n'ont encore aucune expérience de cette douceur, s'ils ne soupirent pas après la vue p.132 fin p.133 début de Dieu, qu'ils craignent du moins le feu, et que les supplices épouvantent ceux que n'attirent pas les récompenses. Si ce que Dieu vous promet vous semble vil et méprisable, que ses menaces du moins vous fassent trembler. On vous dit que Dieu vous fera voir l'ineffable beauté de son visage, et cette proposition ne vous électrise point, ne vous remue point, vous laisse toujours apathique et indifférent ! Que dis-je ? vous vous passionnez pour le désordre ; vous vous délectez dans les plaisirs de la chair ; vous amassez la paille autour de vous : aussi bien le feu viendra. Un feu dévorant le précédera (Ps. XCVI, 5). "
" Ce feu ne sera pas semblable à celui que vous voyez ici ; et cependant si l'on voulait vous forcer à y mettre la main, vous feriez pour éviter ce mal tout ce que vous demanderait celui qui vous en ferait la menace. Quand il vous dirait : Signez la condamnation de votre père, signez la condamnation de vos enfants, ou si vous ne le faites, je m'en vais vous faire brûler la main dans ce feu ; vous consentiriez à tout, plutôt que de voir brûler votre main, plutôt que de voir brûler un de vos membres, quoique la douleur que vous en ressentiriez alors ne dût pas être éternelle. Votre ennemi donc vous menace d'un mal si léger, et pour l'éviter vous faites ce qui est mal ; Dieu vous menace d'un mal éternel, et vous refusez de faire du bien ? Pour vous porter à faire le mal, ou pour vous détourner de faire le bien, toutes les menaces du monde devraient être impuissantes. Pour vous détourner au contraire du mal et pour vous porter au bien, Dieu vous menace d'un feu éternel. D'où vient donc votre lâcheté pour fuir l'un et pour vous porter vers l'autre, sinon de votre peu de foi (Cf. Sermons de Saint Augustin sur les Psaumes, etc., t. II, p. 601-603) ? "
44. S. BERNARD, Serm. de conservsione ad clericos, c. 5 : " Le réprouvé reprendra le corps qu'il aura quitté en mourant ; mais il le reprendra pour souffrir les peines de l'enfer, et non pour faire pénitence. En cela je trouve que le péché et le corps seront d'une même condition, puisque, de même que le péché pourra être puni toujours, sans pouvoir jamais être expié, ainsi les tourments du corps ne finiront point, en même temps que le corps ne pourra jamais être consumé par les tourments. Et certes il est bien juste que la punition soit éternelle, puisque la faute sera ineffaçable et que la substance de la chair ne périsse point, pour que les peines auxquelles elle est condamnée ne p. 133 fin p.134 début finissent pas non plus. Mes chers frères, celui qui craint de tels supplices a soin de les éviter ; mais celui qui n'y pense pas y tombe infailliblement (Cf. Traduction de trois excellents ouvrages de saint Bernard, p. 20-21). "
Question V
Que nous enseigne l’Ecriture au sujet du royaume du ciel ? C'est un royaume que Dieu a préparé aux élus dès l'origine du monde ; royaume céleste, royaume éternel, royaume séjour de la béatitude, et dont saint Paul a dit en termes formels : Les souffrances de ce monde n'ont aucune proportion avec la gloire à venir. L'œil n'a point vu, l'oreille de l’homme n'a point entendu, et l’esprit de l'homme ne saurait concevoir les biens que Dieu a préparés à ceux qui l'aiment. O sainte cité ! O Jérusalem nouvelle, qui venant de Dieu descendez du ciel parée comme une épouse qui se pare pour son époux ! C'est au sujet de cette cité bienheureuse que saint Jean, cet apôtre si bien instruit des conseils divins, a entendu du ciel ces paroles qu'il a ensuite consignée dans son Apocalypse : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il demeurera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu demeurant de même au milieu d'eux sera leur Dieu ; et Dieu essuiera toutes les larmes de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n'y aura plus ni pleurs, ni cris, ni afflictions, parce que le premier état sera passé. C'est la que se fait entendre comme le bruit d'une grande troupe, comme le bruit de grandes eaux, et comme le bruit d'un grand tonnerre qui fait retentir ces paroles : Alleluia (Louez Dieu), parce que le Seigneur notre Dieu, le Tout-Puissant, est entré dans son règne ; réjouissons-nous, faisons éclater notre joie et rendons-lui gloire, parce que les noces de l'Agneau sont venues. Heureux ceux qui sont appelés au souper des noces de l'Agneau. Plus heureux ceux qui, appelés à ce souper, s'y rendent malgré tous les obstacles qui pourraient les en éloigner et s'y présentent avec la robe nuptiale, pour prendre place dans le royaume de Dieu avec Abraham, Isaac et Jacob. Il n'est pas besoin de demander : Seigneur, qui habitera dans votre tabernacle, ou qui reposera sur votre montagne sainte ? La réponse est facile : C'est celui qui vit sans tache et qui pratique la justice. Ou, si l'on préfère recueillir ici les paroles de Jésus-Christ lui-même : Celui p.134 fin p.135 début qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, c'est celui-là même qui entrera dans le royaume des cieux. C'est donc une cité sainte, et qui ne peut avoir aussi pour habitants que des saints : Rien de souillé ne peut y avoir accès. TEMOIGNAGES DE L'ECRITURE.
1. MATTHIEU, XXV, 34, 46 : " Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, les bénis de mon Père, posséder le royaume qui vous a été préparé dès le commencement du monde. - Et ceux-ci iront au supplice éternel et les justes à la vie éternelle. "
2. II Timothée, IV, 18 : " Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise ; il me sauvera, et me conduira dans son royaume céleste. "
3. II PIERRE, I, 11 : " Ainsi une porte spacieuse vous sera ouverte pour entrer dans le royaume éternel de Notre-Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. "
4. LUC, XIV, 15 : " Un de ceux qui étaient à table avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dit : Heureux celui qui mangera son pain dans le royaume de Dieu. "
6. II Corinthiens, IV, 17-18 : " Les afflictions si courtes et si légères que nous avons à endurer dans la vie présente nous p.135 fin p.136 début amassent pour l'éternité une somme immense de gloire. -Ainsi, ne considérons point les choses visibles, mais les invisibles ; car les choses visibles sont passagères, au lieu que les invisibles sont éternelles. "
7. Actes, XIV, 21 : " Fortifiant le courage des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et leur représentant que c'est à travers beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. "
8. II Timothée, II, 2-6, 11-12 : " Et gardant ce que vous avez appris de moi devant plusieurs témoins, donnez-le en dépôt à des hommes fidèles, qui soient eux-mêmes capables d'en instruire d'autres. - Travaillez comme un bon soldat de Jésus-Christ. - Quiconque est enrôlé au service de Dieu évite l'embarras des affaires du siècle, pour ne s'occuper que de plaire à celui à qui il s'est donné - Celui qui combat dans les jeux publics n'est couronné qu'après avoir combattu selon la loi des combats. Il faut qu'un laboureur travaille, avant qu'il puisse goûter les fruits de sa récolte. - C'est une vérité très-assurée que si nous mourons avec Jésus-Christ, nous vivrons avec lui ; si nous souffrons avec lui, nous règnerons aussi avec lui. "
9. Id., IV, 7-8 : " J’ai bien combattu, j'ai achevé ma course, j'ai gardé ma foi. Il ne me reste plus qu'à attendre la couronne de justice qui m'est réservée et que le Seigneur, comme un juste juge, me rendra en ce jour, et non-seulement à moi, mais à tous ceux qui aiment son avènement. "
10. I Corinthiens, II, 7-10 : " Mais nous prêchons la sagesse de Dieu renfermée dans son mystère, cette sagesse cachée qu'il avait prédestinée avant tous les siècles pour notre gloire : - sagesse que nul des princes de ce monde n'a connue, puisque, s'ils l'eussent connue, ils n'eussent jamais crucifié le Seigneur de la gloire ; - et de laquelle il est écrit : que l'œil n'a point vu, que l'oreille n'a point entendu, et que le cœur de l'homme n'a jamais conçu ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment. - Mais pour nous, Dieu nous l'a révélé par son Esprit : car cet Esprit pénètre tout, même les secrets les plus profonds de Dieu. "
11. ISAIE, LXIV, 4 : " Depuis l'origine des siècles, les hommes n'ont point conçu, l'oreille n'a point entendu, aucun œil n'a vu, excepté vous, Seigneur, ce que vous avez préparé à ceux qui vous attendent. "
12. Apocalypse, XXI, 2, 9-12, 18-19, 21-23 : "
Moi, Jean, je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem qui, venant de Dieu, p.136 fin p.137 début descendait du ciel, parée comme une épouse peut l'être pour son époux. - Et il vint ensuite un des sept anges qui tenaient les sept coupes pleines des sept dernières plaies : il me parla, et me dit : Venez, et je vous montrerai l'épouse qui a l'Agneau pour époux. - Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne, et il me montra Jérusalem, la sainte cité qui descendait du ciel venant de Dieu. - Elle était toute illuminée de la clarté de Dieu ; et la lumière qu'elle reflétait était semblable à une pierre précieuse, à une pierre de jaspe transparente comme du cristal. - Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes, et douze anges à ces portes, un à chacune d'elles. Et des noms étaient écrits dessus, qui étaient les noms des douze tribus des enfants d'Israël. - Cette muraille était bâtie de jaspe, et la ville était d'un or pur, semblable à du verre très-clair. - Et les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de toutes sortes de pierres précieuses : le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de chalcédoine, le quatrième d'émeraude, etc. - Or, les douze portes étaient douze perles, et chaque porte était faite de l'une des douze perles : et la porte de la ville était d'un or pur, comme du verre transparent. - Je ne vis point de temples dans la ville, parce que le Seigneur Dieu tout-puissant et l'Agneau en est le temple. - Et cette ville n'a point besoin d'être éclairée par le soleil ou par la lune, parce que c'est la lumière de Dieu qui l'éclaire, et que l'Agneau en est la lampe. "
13. Ibid., XXII, 2-5 : " Au milieu de la place de la ville, des deux côtés de ce fleuve, était l'arbre de vie, qui porte douze fruits, et donne son fruit chaque mois ; et les feuilles de cet arbre servent à guérir les nations. - Il n'y aura plus là de malédiction ; mais le trône de Dieu et de l'Agneau y sera, et ses serviteurs le serviront. - Ils verront sa face, et ils porteront son nom écrit sur leurs fronts. - Il n'y aura plus de nuit, et ils n'auront point besoin de lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera ; et ils règneront dans les siècles des siècles. "
15. Id., XXII, 30 : " Au jour de la résurrection, les hommes n'auront plus d'épouses, ni les épouses de maris ; mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel. "
16. Sagesse, III, 1, 4, 7-8 : " Les âmes des justes sont dans p.137 fin p.138 début la main de Dieu, et le supplice ne les atteint pas. - Et s'ils ont souffert des tourments devant les hommes, leur espérance est pleine d'immortalité. - Les justes brilleront ; ils étincelleront comme des feux qui courent au travers des roseaux. - Ils jugeront les nations, et ils domineront les peuples, et leur Seigneur règnera éternellement. "
17. Id., V, 16-17 : " Les justes vivront éternellement, le Seigneur leur réserve leur récompense, et le Très-Haut les a présent à sa pensée. - C'est pourquoi ils recevront de la main du Seigneur un palais de toute magnificence et un diadème de toute beauté. - Il les protègera de sa droite, et les défendra par la force de son bras saint. "
18. DANIEL, XII, 2-3 : " Et tous ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront les uns pour la vie éternelle, et les autres pour un opprobre qu'ils auront toujours devant les yeux. - Or, ceux qui auront eu l'intelligence brilleront comme les feux du firmament, et ceux qui auront enseigne à plusieurs la voie de la justice luiront comme des étoiles dans toute l'éternité. "
19. I Corinthiens, XV, 41-44, 51-55 : " Le soleil a son éclat, la lune le sien, et les étoiles le leur ; et même entre les étoiles, l'une est plus éclatante que l'autre. - Il en sera de même à la résurrection des morts. Le corps est semé dans la corruption, et il ressuscitera incorruptible. - Il est semé tout difforme, et il ressuscitera tout glorieux. Il est privé de mouvement, et il ressuscitera plein de vigueur. Il est mis en terre comme un corps animal, et il ressuscitera comme un corps spirituel. Comme il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel. - Voici un mystère que je vais vous dire : Nous ressusciterons tous, mais nous ne serons pas tous changés (suivant le grec, Nous ne dormirons pas tous du sommeil de la mort, mais nous serons tous changés en un moment). - En un moment et en un clin-d'œil, au son de la dernière trompette (car la trompette sonnera), et les morts ressusciteront en un état incorruptible, et alors nous serons changés. - Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l'incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l'immortalité. - Et quand ce corps mortel aura été revêtu de l'immortalité, alors cette parole de l'Ecriture sera accomplie : La mort a été absorbée par la victoire. - O mort, ou est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? "
20. Philippiens, III, 20-21 : " Pour nous, nous vivons déjà p.138 fin p.139 début dans le ciel, et c'est de là aussi que nous attendons le Sauveur, Notre-Seigneur Jésus-Christ ; - qui transformera notre corps, tout vil et abject qu'il est, afin de le rendre conforme à son corps si glorieux, en faisant agir cette puissance par laquelle il peut s'assujettir toutes choses. "
21. JEAN, XIV, 2 : " Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était, je vous l'aurais dit, car je vais vous préparer le lieu. "
22. Apocalypse, XXI, 3 : " Et j'entendis une grande voix qui venait du trône et qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il demeurera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu demeurant lui-même au milieu d'eux sera leur Dieu, etc. " Comme dans le corps de la réponse.
23. Ibid., VII, 14-17 : " Ce sont ceux qui sont venus ici, après avoir passé par la grande tribulation, et qui ont lavé et blanchi leurs robes dans le sang de l'Agneau. - C'est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et ils le servent jour et nuit dans son temple ; et celui qui est assis sur le trône les couvrira comme une tente. - Ils n'auront plus ni faim ni soif, et le soleil ni aucune autre chaleur ne les incommodera plus ; - parce que l'Agneau qui est au milieu du trône sera leur pasteur ; il les conduira aux fontaines d'eau vive, et Dieu essuiera toutes les larmes de leurs yeux. "
24. I Corinthiens, XIII, 12 : " Nous ne voyons maintenant que comme en un miroir et en des énigmes ; mais alors nous verrons face à face : je ne connais maintenant qu'imparfaitement ; mais alors je connaitrai comme je suis moi-même connu. "
25. JEAN, III, 2-3 : " Mes bien-aimés, nous sommes déjà enfants de Dieu ; mais ce que nous serons un jour ne paraît pas encore. Nous savons que lorsque Jésus-Christ paraîtra dans sa gloire, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. - Et quiconque a cette espérance en lui se sanctifie, comme il est saint lui-même. "
26. ISAIE, XXV, 8-9 : " Il précipitera la mort pour jamais, et le seigneur Dieu sèchera les larmes de tous les yeux, et il effacera de dessus la terre l'opprobre de son peuple, car c'est le Seigneur qui a parlé. - Alors on dira : C'est là vraiment celui qui est notre Dieu ; nous l'avons attendu, et il nous sauvera. C'est lui qui est le Seigneur ; nous l'avons attendu longtemps, et nous serons remplis d'allégresse, nous serons ravis de joie dans le salut qu'il donnera. " p.139 fin p.140 début
27. Id., XXXIII, 17, 20-21 : " Ses yeux (les yeux du juste) contempleront le roi dans l'éclat de sa beauté, et verront la terre de loin. - Considérez Sion, cette ville consacrée à nos fêtes solennelles ; vos yeux verront Jérusalem comme une demeure pleine de richesses ; comme une tente qui ne sera point transportée d'un lien à un autre ; les pieux qui l'affermissent en terre ne seront jamais arrachés, et tous les cordages qui la tiennent ne seront jamais rompus. - Le Seigneur ne fera voir sa magnificence nulle part ailleurs comme en ce lieu-là. Les eaux y couleront dans un canal très-large et très-spacieux. Les vaisseaux à rames ne prendront point leur route par là, et la grande galère n'y passera point. "