Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 198)
21. Le même, Lib. II Retractationum, c. 33
: " J'ai composé trois livres dont le titre est, De peccatorum meritis et remissione ; j'y traite plus particulièrement du baptême des enfants, et de la grâce de Dieu qui nous justifie, c'est-à-dire qui nous rend justes. "
22. Le même, de Spiritu et Litterâ, c. 26 : " Qu'est-ce qu’être justifié sinon être fait juste ? et par qui, sinon par celui qui justifie l'impie, en le faisant passer de l'impiété à la justice (Cf. Le livre de saint Augustin de l’Esprit et de la Lettre, p. 100) ? "
23. Ibidem, c. 27 : " Le péché est entré dans le monde par un seul homme, et la mort par le péché, et c'est ainsi qu'elle s'est répandue sur tous les hommes par celui en qui tous ont péché (Rom., V, 12). Comme il n'y a donc point à cet égard de distinction entre les hommes, ils ont tous besoin que Dieu fasse éclater sa gloire sur eux (ibid., III, 22), et qu'il leur communique la justice qui se donne gratuitement par sa grâce. C'est cette grâce qui, renouvelant l'homme intérieur, y grave de nouveau la justice que le péché avait effacée. Voilà quelle est la miséricorde de Dieu sur les hommes par Jésus-Christ Notre-Seigneur (Cf. Ibidem, p. 105-106). "
24. Le même, Epist. LVII (al. 187) ad
Dardanum, q. 1, n. 17 : " Non-seulement Dieu n'habite pas dans tous les hommes, quoiqu'il soit partout ; mais il n'habite pas même également dans tous ceux en qui il habite. Aussi voyons-nous qu'Elysée demanda que l'esprit de Dieu fût en lui au double de ce qu'il était en Elie (II Rois, II, 9). Tous les saints ne sont donc plus ou moins saints les uns que les autres, que selon que Dieu habite plus ou moins dans les uns que dans les autres. "
Ibidem, n. 19 : " Dieu ne se distribue pas par parties dans les corps ni dans les cœurs des hommes, en sorte qu'une partie de l'être de Dieu habite dans l'un, et une autre partie de son être dans l'autre, comme la lumière se partage et se distribue en plusieurs maisons par les ouvertures qu'elle rencontre ; mais il est plutôt comme le son, qui, tout corporel et tout passager qu'il p.373 fin p.374 début est, a néanmoins cette propriété, qu’étant le même en soi, il est reçu différemment selon les différentes dispositions de ceux mêmes qui se trouvent également à portée de l'entendre : de sorte qu’un sourd ne l'entend point du tout, un homme qui a l'oreille dure ne l'entendra qu'à demi, et d'autres l'entendront plus ou moins, selon qu'ils auront l'oreille plus on moins fine, quoiqu'il les frappe tous également. Or, si cela se trouve vrai du son, à combien plus forte raison n'est-il pas possible que Dieu, qui est une nature incorporelle, vivante et immuable, qui n'est ni divisible ni sujet au temps comme le son, qui n'a nul besoin de l'espace, ni du véhicule de l'air, et qui subsiste éternellement en lui-même et par lui-même, soit présent tout entier à toutes choses, et tout entier chacune, quoique ceux en qui il habite et dont il forme et édifie les cœurs par sa grâce, comme un temple où il se plaît, le possèdent les uns plus, les autres moins, selon la mesure de leur capacité. "
Ibidem, n. 20 : " Il est vrai que saint Paul a dit qu'il y a diversité de dons (I Cor., XII, 4 et s.), et qu'ils se distribuent et se partagent à chaque membre du même corps, dans lequel nous ne sommes tous ensemble qu'un même temple, et où néanmoins chacun de nous est le temple de Dieu, parce que Dieu n'est pas plus grand dans tous que dans chacun. Mais après que l’Apôtre a dit qu'il y a diversité de dons, il ajoute qu'il n'y a qu'un même esprit ; comme après avoir fait plus bas l’énumération de tous ces dons, il ajoute : C'est un seul et même esprit qui opère toutes ces choses, partageant à chacun ses dons selon qu'il lui plaît. Ce sont donc ses dons qui se partagent, et non pas lui, puisqu'il demeure indivisible, toujours un et toujours le même (Cf. Lettres de saint Augustin, trad. en français, t. V, p. 290-293). "
25. Le même, de Spiritu et Litterâ, c. 17 : " C'est la charité qui est cette loi de Dieu, à laquelle la prudence de la chair n'est point soumise, ni ne peut l'être (Rom., VIII, 7). Mais, comme pour réprimer par la crainte cette prudence de la chair, il y a une loi des œuvres, une loi qui tue les prévaricateurs, et qui, par des caractères gravés sur la pierre, ne fait que montrer ce que la charité accomplit ; il y a une loi de la foi, et un esprit qui fait bien davantage : il vivifie ceux qui se conduisent par l'amour ; et cette loi et cet esprit ne sont autre chose que la charité répandue dans le cœur des fidèles. " " Voyez à présent avec combien de justesse cette différence p.374 fin p.375 début entre l'une et l'autre loi est signalée dans ces paroles de l'Apôtre : Il paraît que vous êtes la lettre de Jésus-Christ, dont nous n'avons cité que les secrétaires et qui a été écrite, non avec de l'encre, mais avec l'esprit du Dieu vivant ; non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, qui sont vos cœurs (II Cor., III, 5). Il fait voir bien clairement par-là que l'une de ces deux lois est extérieure, et écrite au-dehors pour imprimer la terreur à l'homme, et que l'autre s'écrit au-dedans même de l'homme, pour le justifier intérieurement (Cf. Le livre de saint Augustin, de l'Esprit et de la Lettre, p. 66-67). "
26. Ibidem, c. 32 : " D'ou vient donc cet amour, cette charité par laquelle la foi opère, sinon de celui de qui cette même foi l'a obtenue ? A quelque degré que nous l'ayons, nous ne l'aurions pas, si elle n'avait été répandue dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné (Rom., V, 5). Et cela ne doit pas s'entendre de la charité par laquelle Dieu nous aime, mais de cette charité par laquelle il fait que nous l'aimions, et qui est appelée la charité de Dieu, de la même manière que la justice par laquelle Dieu nous justifie est appelée la justice de Dieu (Rom., III, 21), et que le salut par lequel il nous sauve est appelé le salut du Seigneur (Ps. III, 9), et comme la foi par laquelle Jésus-Christ nous rend fidèle est appelée la foi de Jésus-Christ (Gal., II, 26). Voilà quelle est cette justice de Dieu, qu'il ne se contente pas de nous enseigner par les préceptes de la loi, mais qu'il nous donne même par l'infusion de son esprit. "
27. Le même, de Naturâ et Gratiâ, c. ultimo : " Une charité initielle est un état initiel de justice ; une charité qui grandit est ce même état de justice qui grandit et s’élève ; une charité abondante, c'est une justice abondante ; une charité consommée est une justice consommée : mais il faut que ce soit une charité qui émane d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère (II Th., I, 5) ; et cette charité devient la plus grande qu'on puisse avoir ici-bas, quand on fait pour elle le sacrifice de sa propre vie : or, je serais étonné si celle-ci même n’était pas encore susceptible de nouveaux degrés de perfection dans le ciel. Quelque part cependant que se trouve cette charité parfaite à laquelle on ne peut rien ajouter davantage, ce n'est point par nos forces naturelles, ou par l'impulsion de notre seule volonté qu'elle peut être répandue dans nos cœurs, mais par l'Esprit-Saint qui nous a été donné, et qui vient en aide à notre faiblesse p.375 fin p.376 début en nous guérissant de nos langueurs. Cette charité parfaite n'est donc autre chose que la grâce qui nous sanctifie en vertu des mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ. "
28. S. CHRYSOSTOME, Hom. V (al. 6) in Joannem
: " Demandons, avec l'intelligence des mystères et l'orthodoxie de la doctrine, la grâce de mener une vie pure et sainte. Car en vain serions-nous versés dans l'étude des Ecritures, si nous n'avions soin de nous recommander en même temps auprès de Dieu par nos bonnes œuvres. La foi la plus éclairée et la mieux affermie, si elle n'est soutenue en même temps par une conduite exemplaire, ne nous préservera pas des supplices de l'enfer, et de ces feux qui ne s’éteindront jamais. Car de même que ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie éternelle, ceux, au contraire, qui auront commis le mal ressusciteront pour un supplice éternel. Faisons donc tous nos efforts pour ne pas perdre par le dérèglement de nos mœurs tous les avantages de la pureté de notre foi, et pour vivre de manière à paraître avec confiance au tribunal de Jésus-Christ, dont la vue seule fera notre souveraine félicité. Puissions-nous donc, dociles à ces enseignements, rapporter toutes nos actions à la gloire de Dieu (Cf. S. Joannis Chrysostomi opera, t. VIII, p. 44, édit. de Montfaucon ; p. 50-51, édit. de Gaume) ! "
29. S. AUGUSTIN, Lib. III contra duas epistolas pelagianorum, c. 5 : " Quoique la foi ne puisse sauver personne sans les œuvres, car la foi agréable à Dieu est celle-là seule qui opère par la charité ; cependant c'est par elle que nous pouvons obtenir le pardon de nos péchés, puisqu'il est vrai que le juste vit de la foi (HAB., II, 4). "
30. Le même, Hom. XVII, ex L, c. 2 : " Ecoutez l'Apôtre lui-même, cet habile prédicateur de la foi, ce grand défenseur de la grâce, écoutez-le dire à tous les chrétiens : A nos frères la paix et la charité avec la foi (Ephés., VI, 23). Voilà trois grandes choses nommées en même temps : la paix, la charité et la foi. L'Apôtre commence ici par la fin, pour finir par le commencement. Car c'est par la foi qu'on commence, et c'est par la paix qu'on doit finir, puisque c'est la foi qui nous fait croire. Mais cette foi doit être telle, qu'elle convienne à des chrétiens, et non pas seulement celle qui convient aussi aux démons, car, comme l'a dit l'apôtre saint Jacques, les démons eux-mêmes croient et tremblent (JAC., II, 19). Aussi lisons-nous que les démons dirent p.376 fin p.377 début à Jésus-Christ, Vous êtes le fils de Dieu (MARC, III, 12). En cela les démons confessaient ce que les hommes refusaient de croire. Les démons tremblaient devant celui que les hommes ont fait mourir. Quoi donc ! pour avoir dit : Vous êtes le Fils de Dieu, nous savons qui vous êtes (MARC, III, 12), les démons devront-ils régner avec le Fils de Dieu ? Loin de nous cette pensée ! Il faut donc mettre une grande différence entre la foi des démons et la foi des saints, et c'est là une distinction qu'il faut bien établir. Car saint Pierre a confessé aussi que Notre-Seigneur était le Fils de Dieu, lorsqu’à cette interrogation qui lui fut faite, Qui dites-vous que je sois ? il répondit : Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant (MATTH., XVI, 16). Et Notre-Seigneur de lui dire alors : Vous êtes heureux, Simon fils de Jean. Mais, Seigneur, les démons vous ont adressé les mêmes paroles ; pourquoi ne les avez-vous pas béatifiés aussi ? Pourquoi ? Parce que les démons n’ont dit que par crainte ce que Pierre a dit par amour. L’œuvre de notre salut doit donc commencer par la foi ; mais de quelle foi s'agit-il ? De celle que l'Apôtre a définie en ces termes : Ni la circoncision, ni l’incirconcision ne servent de rien, mais ce qui sert, c'est la foi (Gal., V, 6). Dites donc, ô apôtre quelle foi ? La foi qui opère par la charité. Cette foi qui opère par la charité, les démons ne l'ont pas ; elle n'est le partage que des serviteurs de Dieu, que des saints de Dieu, que de ceux qui par leur foi sont enfants d'Abraham, que des enfants de dilection, que des enfants du la promesse : c'est pour cela que l'Apôtre l'a identifiée ici avec la charité. L’Apôtre a nommé ces trois choses : A nos frères la paix, et la charité avec la foi.
Quel est le principe de la paix et de la charité ? quel est le principe de la charité avec la foi ? Et comment pourriez-vous aimer, si vous ne croyiez pas à l'objet de votre amour ? En nommant d'abord la paix, puis la charité, et enfin la foi, l'Apôtre a donc commencé par ce qui n'est que la fin, et fini par ce qui est le commencement. Pour nous, disons : Foi, charité et paix. Croyez, aimez, régnez.
Car si vous croyez et que vous n'aimiez pas, vous ne séparez point encore votre foi de la foi de ceux qui disaient en tremblant : Nous savons que vous êtes le fils du Dieu vivant. Aimez donc ; car c'est la charité avec la foi qui vous obtiendra le bien de la paix. "
31. Le même, lib. V de Trinitate, c. 48 :
" Aucun don de Dieu ne surpasse celui de la charité, etc. " Voir ce passage rapporté plus haut, article de la Charité, question I, témoignage 7, tome Ier, page 246. p.377 fin p.378 début
32. S. GREGOIRE, lib. VI, epist. 15 ad Gregorium presbyterum et Theodorum diaconum Ecclesiæ Constantinopolitanæ : " Jésus-Christ, en descendant aux enfers, n'a délivré par sa grâce que ceux qui avaient eu foi en sa future venue, et qui avaient conformé leur vie à ses préceptes. Et il est certain que depuis son incarnation personne non plus ne peut être sauvé, si avec la foi on n'a pas la vie de la foi, puisqu'il est écrit : Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres (Tite, I, 16). Et saint Jean a dit de même : Celui qui dit qu'il connaît Dieu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur (I JEAN, II, 4). Jacques, frère de Notre-Seigneur, a dit aussi : La foi sans les œuvres est morte (JAC., IV, 20, 26). Si donc maintenant les fidèles ne sont point sauvés sans bonnes œuvres et que les infidèles et les réprouvés, sans bonnes œuvres à faire valoir, aient été sauvés à la descente de Notre-Seigneur dans les enfers, la condition de ceux qui n'auront pas eu connaissance de l'incarnation du Fils de Dieu aura été meilleure que celle de ceux qui sont venus depuis son incarnation. Or, pour se convaincre combien il serait déraisonnable de parler ou de penser de cette manière il suffit de se rappeler ces paroles que Notre-Seigneur a dites à ses apôtres : Beaucoup de rois et de prophètes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu (MATTH., XIII, 17). "
33. S. FULGENCE, epist. II ad Gallum, c. 8 : "
La foi et les œuvres de miséricorde n'auront plus lieu dans l'autre vie, puisqu'alors nous verrons à découvert ce que nous croyons maintenant sans le voir, et que d'ailleurs il ne pourra y avoir personne de misérable parmi les bienheureux, pour qu'il y ait lieu d'exercer la miséricorde à son sujet. Mais si la foi et les bonnes œuvres ne doivent plus être de mise après cette vie, elles sont obligatoires dans celle-ci. Car quiconque sera mort sans avoir la vraie foi ou les bonnes œuvres pour recommandation, quand même sa vie antérieure aurait été celle d'un serviteur vigilant et fidèle n'en perdra pas moins le mérite de tout le bien qu'il aura fait, par cela seul qu'il n'aura pas persévéré jusqu’à la fin. "
34. Le même, lib. de incarnatione et gratiâ
Jesu Christi, c. 20 : " La science qui consiste à connaître Dieu de manière à obtenir de la divine miséricorde le pardon de ses péchés, est bien différente de celle de ces hommes qui, connaissant Dieu, ne l'ont pas glorifié comme Dieu, ou qui ne lui ont pas rendu grâces, mais se sont égarés dans leurs vains raisonnements, et sont devenus insensés en s'attribuant le nom de sages ; qui ont transféré l'honneur qui n'est p.378 fin p.379 début dû qu'au Dieu incorruptible à l'image d'un homme corruptible (Rom., I, 21-23). Car comme la connaissance qu'ils avaient de l’un n’était point accompagnée de la grâce de la foi qui opère par la charité, cette connaissance même qu'ils ont eue de lui les a rendus inexcusables. Ceux-là au contraire sont exempts de reproche, qui connaissent Dieu par la foi. Car, qui accusera les élus de Dieu ? Personne assurément : aussi tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu (Rom., VIII, 33, 28). Et personne ne les accuse, parce que c'est Dieu même qui les justifie, comme c'est lui qui glorifie ceux qu'il a connus d'avance de toute éternité et prédestinés selon ses desseins, afin que l'homme n'ayant plus à se glorifier de la loi des œuvres, celui qui se glorifie ne puisse le faire que dans le Seigneur, en mettant sa gloire dans la loi de la foi qui opère par la charité. . . . . C'est lui qui est notre paix, et qui des deux peuples n'en fait qu'un (Ephés., II, 14). Mais cette paix ne saurait être obtenue sans la charité et la foi en Jésus-Christ, parce qu'étant justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui nous a aussi donné entré par la foi à cette grâce en laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire promise aux enfants de Dieu (Rom., V, 1-2). Et cette espérance ne sera point confondue, parce que l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné (ibid., 5.). "
CHAPITRE XII. COMMENT IL FAUT ENTENDRE QUE L’HOMME EST JUSTIFIE PAR LA FOI ET GRATUITEMENT.
" Quand l'Apôtre dit que l’homme est justifié par la foi et gratuitement, ces paroles doivent être entendues dans le sens qui a toujours été celui de toute l'Eglise catholique, savoir, que ce qui fait dire à l'Apôtre que nous sommes justifié par la foi, c'est qu'en effet la foi est le commencement du salut de l'homme, le fondement et la racine de toute justification ; que sans elle il est impossible de plaire à Dieu, et d'avoir part à son héritage. Et d'un autre côté, si l'Apôtre a dit que nous sommes justifiés gratuitement, c'est que rien de tout ce qui précède la justification, soit la foi, soit les œuvres, ne peut nous mériter cette grâce même. Car, si c'est une grâce, elle ne vient pas des œuvres ; autrement, comme dit ce même apôtre, une grâce ne serait plus une grâce. " Concile de Trente, session VI, c. 8. p.379 fin p.380 début TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.
1. Romains, III, 24, 28 : " (Les hommes) étant justifiés gratuitement par la grâce de Dieu, par la rédemption qu'ils ont en Jésus-Christ. - Car nous devons reconnaître que l'homme est justifié par la foi sans les œuvres de la loi. "
2. Hébreux, XI, 6 : " Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu ; car, pour s'approcher de lui, il faut croire, premièrement, qu'il existe, et qu'il récompensera ceux qui le cherchent. "
3. Romains, XI, 5-6 : " Ainsi Dieu a sauvé en ce temps, selon l’élection de sa grâce, un petit nombre qu'il s'est réservé. - Que si c'est par grâce, ce n'est donc point en considération des œuvres ; autrement cette grâce n'en serait plus une. "
TEMOIGNAGES DES PERES.
1. S. AUGUSTIN, De prædestinatione sanctorum, c. 7, n. 12 : " Pourquoi saint Paul dit-il que l’homme est justifié par la foi, et non par les œuvres (Gal., II, 16) ? C'est parce que la foi est donnée la première et que c'est par elle qu'on obtient tout le reste de ce qui porte proprement le nom d'œuvres, et qui constitue la vie chrétienne. Car d’ailleurs il enseigne que la foi est un don de la grâce. C'est par grâce, dit-il, que vous avez été sauvés par la foi ; et cela ne vient pas de vous, c'est un don de Dieu (Eph., II, 8). C'est-à-dire, quand je dis que c'est par la foi, n'en concluez pas que cela vienne de vous ; car la foi elle-même est un don de Dieu (Cf. Traités choisis de saint Augustin, t. II, p. 66-67). "
2. Le même, Serm. XXXVIII de tempore (Ce sermon n'est autre chose, à vrai dire, que le premier livre du traité d'Alcuin sur la Trinité, avec une partie du second. V. NAT. ALEX., Eccl. hist., t. V, p. 105, édit Mansi) : " Toutes les Ecritures ne sont qu'une perpétuelle exhortation à nous élever de la terre au ciel, ce séjour de la vraie et immuable félicité, mais où l'on ne saurait parvenir que par la foi qu'on professe dans le sein de l'Eglise catholique, et à laquelle on joint l'amour de Dieu et du prochain. En deux mots, pour parvenir à la vraie béatitude, la foi est avant tout nécessaire ; et c'est ce qu'enseigne l'Apôtre, lorsqu'il dit : Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (Rom., XI, 6). Il est donc certain que, comme personne ne peut parvenir à la vraie béatitude sans être agréable à Dieu, personne non plus ne peut être agréable à Dieu sans la foi. La foi est en effet le fondement de tous les biens. La foi est le principe p.380 fin p.381 début de salut de l'homme. Sans elle, personne ne saurait être admis dans la société des enfants de Dieu, parce que, sans elle aussi, personne ici-bas n’obtient la grâce de la justification, ni ne peut mériter la vie éternelle. Et celui qui ne s'aide pas du flambeau de la foi, ne parviendra jamais à voir dans l’éclat de ses perfections l'essence divine. " On peut voir d'autres témoignages en faveur de la thèse actuelle, dans ce que nous en avons rapporté plus haut à la question IV du chapitre de la foi et du symbole.
3. S. AUGUSTIN, Lib. VI Hypognosticon, c. 4 (Cet ouvrage n'est ni de saint Augustin, ni peut-être non plus du pape Sixte III, à qui l'attribue D. Garnier. V. NAT. ALEX., t. V, p. 47) : " C'est Dieu qui rend l'homme juste, d'impie qu'il pouvait être auparavant ; et il ne se laisse point en cela prévenir par la volonté de l'homme, mais c'est lui, au contraire, qui prévient l'homme dans sa miséricorde. Il est mon Dieu, dit le Psalmiste, sa miséricorde me préviendra (Ps. LVIII, 11). Ecoutez la voix de cet nitre prophète : Convertissez-moi, Seigneur, et alors je serai converti ; guérissez-moi, et je serai guéri (JEREM., XVII, 14). De là ces paroles de l'Apôtre : Etant justifiés gratuitement par sa grâce (de Dieu), par la rédemption qu'ils (tous les hommes) ont obtenue en Jésus-Christ (Rom., III, 24). Retenez bien ce mot, gratuitement, et ne parlez plus ici de mérites. "
2 : " Je dois, avant tout, me pénétrer de l'objet que s'est proposé l'Apôtre dans toute cette épître (aux Romains). Cet objet, c'est que personne ne doit se glorifier du mérite de ses œuvres, comme le faisaient les Israélites, qui, parce qu'ils avaient observé la loi que Dieu leur avait donnée, se flattaient d'avoir reçu la grâce de l’Evangile comme chose due à leurs mérites ; ce qui faisait que, considérant les gentils comme indignes d’obtenir cette même grâce, ils prétendaient les obliger à se soumettre préalablement aux pratiques légales. C'est cette même question que nous trouvons résolu dans les Actes des apôtres (XV, 29). Ils ne comprenaient pas que, par-là même qu'il est question de la grâce de l’Evangile, elle ne saurait être due au mérite des œuvres, puisqu'autrement une grâce ne serait plus une grâce (Rom., XI, 6). L’Apôtre revient souvent là-dessus, en élevant la grâce de la foi au-dessus du mérite des œuvres, non pour nier la nécessité de ces dernières mais pour faire voir que p.381 fin p.382 début les œuvres ne sont pas le principe de la foi, qu'elles en sont plutôt la conséquence, et pour que personne ne croie avoir reçu la grâce de Dieu en récompense de ses propres œuvres, puisque nous ne pouvons faire de bonnes œuvres (Par ces bonnes œuvres, il faut entendre celles qui sont méritoires pour le salut ; car, sans avoir ce mérite, nos œuvres peuvent encore être susceptibles d'une bonté morale, et l’Eglise a condamne dans Jansénius cette proposition, que toutes les œuvres des infidèles sont des péchés, comme elle a condamné dans Quesnel cette autre proposition, que la foi est la première grâce et la source de toutes les autres (prop. 27)), sans avoir auparavant reçu la grâce de la foi. Or, l'homme commence à recevoir la grâce quand il commence à croire en Dieu, quand il est mû à croire en lui, soit par la parole extérieure, soit par un secret avertissement. . . . . "
" La foi a donc, elle aussi, ses commencements ; il faut qu'elle soit conçue, pour ainsi dire, avant qu'elle puisse éclore, mais ce n'est pas assez d'être conçu il faut de plus naître à terme, pour parvenir la vie éternelle. Toutefois, rien de tout cela ne se fait sans la grâce miséricordieuse de Dieu ; et si l'homme fait quelques bonnes œuvres, ces œuvres, comme nous l'avons dit, sont la conséquence de la foi, plutôt que d'en être le principe. C'est ce que l'Apôtre s'est appliqué à nous inculquer, en disant encore ailleurs que c'est par la grâce que nous sommes sauvés en vertu de la foi, et que cela ne vient pas de nous, puisque c'est un don de Dieu ; que cela ne vient pas non plus de nos œuvres, afin que personne ne s'en glorifie (Ephés., II, 8-9). Par-là il nous dit assez ce que nous devons penser de ceux qui ne seraient pas encore nés spirituellement. . . . . "
" On demande si c'est la foi qui mérite à l'homme la grâce de sa justification, ou si la divine miséricorde ne précède pas le mérite de la foi elle-même, en sorte que la foi aussi doive être comptée parmi les dons gratuits, puisque, après avoir dit : Non ex operibus (non à cause des œuvres, soit de Jacob, soit d'Esaü) il n'ajoute pas : Sed ex fide dictum est ei quia major serviet minori (à cause de la foi de l'un et de l’infidélité de l'autre, l'aîné sera soumis au cadet), mais il se contente d'ajouter (Rom., IX, 12) : Sed ex vocante (à cause de l'appel et du choix de Dieu). Car personne n'a la foi, qu'il n'ait commencé par être appelé. Mais telle est la miséricorde de Dieu, qu'il nous appelle sans que nous puissions faire valoir même le mérite de la foi, qui, bien loin de précéder cet appel que Dieu nous fait, ne peut p.382 fin p.383 début jamais venir qu’à sa suite. Car, comment croirons-nous en Dieu, si nous n'en avons point entendu parler ? Et comment en aurions-nous entendu parler, si personne ne nous eût prêché (Rom., X, 14) ? A moins donc d'être appelé de Dieu, et prévenus ainsi par sa miséricorde, nous aurions été toujours dans l'impossibilité de croire en lui, et à plus forte raison d'être justifiés ou de faire aucunes bonnes œuvres. Donc tous nos mérites supposent la grâce, et c'est en toute vérité pour des impies que Jésus-Christ est mort (Rom., V, 6). "
5. Le même, Lib. I contra Pelagium et Celestium, c,
31 : " Quand Pelage nous dit que ceux qui usent bien de leur libre arbitre méritent une récompense, et par conséquent aussi la grâce de Dieu, il avoue que Dieu ne fait en cela qu'acquitter ce qu'il leur doit. Que deviennent donc ces paroles de l’Apôtre : Etant justifiés gratuitement par sa grâce (Rom., III, 24) ? et ces autres du même apôtre : C'est par la grâce que vous êtes sauvés (Ephés., II, 8) ? et pour qu'ils ne crussent pas que ce fût en vertu de leurs œuvres, il ajoute : En vertu de la foi. Enfin, pour qu'ils ne crussent pas non plus qu'ils pussent s'attribuer la foi qu'ils avaient, indépendamment de la grâce de Dieu, il dit de plus : Et cela ne vient pas de vous, puisque c'est un don de Dieu (ibid., v. 9). C'est donc sans mérite de notre part, que nous recevons ce qui est en nous le principe de tout mérite, je veux dire la foi. Ou si l'on s'obstine à nier que la foi nous soit donnée, comment expliquera-t-on ces autres paroles : Sicut unicuique Deus partitus est mensuram fidei (selon la mesure du don de la foi que Dieu a départie à chacun de nous) ? Si l'on entend par-là que la foi nous soit donnée de telle manière qu'elle soit déférée au mérite, c'est-à-dire, qu'elle soit l'acquittement d'une dette, et non un simple don, comment expliquer encore ces autres paroles : Vobis donatum est pro Christo, non solùm ut credatis in cum, verùm etiam ut patiamnini pro eo (c'est une grâce qu'il vous a faite, de ce que non-seulement, vous croyez en Jésus-Christ, mais encore vous souffriez pour lui (Philip., I, 29)) ? Car ici l’Apôtre fait une mention expresse de deux dons, l'un qui est de croire en Jésus-Christ, et l'autre qui est de souffrir pour lui. Tandis que nos adversaires revendiquent tellement la vertu de la foi au libre arbitre de l'homme, que la grâce de la foi ne semble plus gratuite, mais plutôt chose due, et que dés-lors ce n'est plus une grâce, puisqu'une grâce ne peut être telle qu’à condition d'être gratuite. "
p.383 fin p.384 début
6. Le même, Serm. XV de verbis Apostoli, c. 2 : " Il a été livré pour nos péchés, et il est ressuscité pour notre justification (Rom., IV, v.
ult.). Votre justification, votre circoncision spirituelle ne vient pas de vous. C'est par la grâce que vous êtes sauvés en vertu de la foi (Ephés., II, 8-9), et cela ne vient pas de vous, mais est un don de Dieu. L'Apôtre dit de même ailleurs (Rom., X, 6) : Si c'est par grâce, ce n'est donc point par les œuvres, sans doute pour que vous ne puissiez alléguer que vous avez mérité ce don, et que c'est pour cela que vous l'avez reçu. Ne pensez pas que vous l'ayez reçu en considération de vos mérites, puisque vous ne pouvez mériter qu'en conséquence de ce que vous avez reçu. C'est la grâce qui a précédé vos mérites, et ce n'est pas elle qui est l'effet de vos mérites, mais ce sont vos mérites qui sont l’effet de la grâce. Car si la grâce était l'effet de vos mérites, vous l'auriez achetée, au lieu de l'avoir reçue gratuitement. Pro nihilo salvos facies illos, a dit le Psalmiste (Ps. LV, 8), vous les sauverez pour rien (Le sens que saint Augustin attribue à ces paroles n'est pas celui que leur prêtent d'ordinaire les commentateurs. Sacy les a traduites de la manière suivante : Vous ne les sauverez en aucune sorte, et c'est là le sens littéral de ce passage). Qu'est-ce que ceci veut dire : Vous les sauverez pour rien ? Cela veut dire : Vous les sauverez, quoique vous ne trouviez en eux-mêmes aucun titre de salut. C'est gratuitement que vous leur donnez, et c'est gratuitement que vous les sauvez. Vous prévenez tous mes mérites, et mes mérites mêmes ne sont qu'une suite de vos dons. Vous donnez tout-à-fait gratuitement, vous sauvez de même, puisque vous ne trouvez rien en nous qui mérite le salut, et que vous trouverez beaucoup en nous, au contraire, qui mérite la damnation. "
7. Le même, de Spiritu et Litterâ, c. 26 : " Tous ont péché, et ont besoin de rendre gloire à Dieu, étant justifiés gratuitement par sa grâce (Rom., III, 23-24). Eh ! comment pourrait-il dire que le Grec qui observe la loi est justifié sans la grâce du Sauveur ? Car on ne peut pas supposer qu'il se soit contredit lui-même, en disant que ceux qui observent la loi seront justifiés (Rom., II, 13), comme s'ils l'étaient par leurs œuvres, et non par la grâce, puisqu'il dit au contraire que l'homme est justifié gratuitement par la foi sans les œuvres de la loi, et que, par ce mot gratuitement, il ne veut faire entendre autre chose, sinon que la justification s'opère indépendamment des œuvres. Car il dit expressément p.384 fin p.385 début dans un autre endroit : Si c'est par grâce, ce n'est donc point par les œuvres ; autrement la grâce ne serait plus grâce (Rom., XI, 6). "
8. S. PROSPER, ad excerpta Genuensium, in responsione ad tria dubia : " Je vois bien que l'écrivain poursuit toujours la même thèse quand il dit qu'il (saint Augustin) pensait mieux dans les premiers temps de sa conversion, en disant alors que la foi par laquelle nous sommes chrétien n'était pas l'effet de la grâce ni d'un don que Dieu nous en eût fait, mais qu'elle venait de l'homme lui-même et de son libre arbitre, et qu'il se trompe au contraire, en affirmant comme il le fait présentement que la foi elle-même est un don de Dieu, et que c'est à la foi comme tout le reste que s'appliquent ces paroles : Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu (I Cor., IV, 7) ? enfin, que c'est sans raison qu'il attribue l’élection de Jacob à un propos formel de Dieu, au lieu de la simple prescience qu'il lui en attribuait autrefois. A cette objection donc il répond qu'il a été dans cette erreur par ignorance, avant qu'il connût la doctrine de la grâce, et qu'on le chargeât de gouverner une église ; mais que dès les premières années de son épiscopat, ayant consulté Simplicien évêque de Milan, de sainte mémoire au sujet de l’élection de Jacob et de la réprobation d'Esaü, il avait étudié avec plus de soin et de succès toute la question relative à ces deux frères, et que tous ses raisonnements l'avaient invinciblement amené à cette conclusion, que l'élection que faisait la grâce n'était précédée d'aucun mérite de la part de l'homme qui en était l'objet, et que la foi, qui est le principe de tous les mérites, était un don de Dieu ; qu'autrement la grâce ne serait plus grâce, si elle était précédée de ce qui doit au contraire être le résultat du don que Dieu en fait l'homme. "
9. HAYMON, in caput III Epist. ad Romanos : " Etant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qu'ils ont en Jésus-Christ (Rom., III, 13). L'Apôtre ajoute ce mot, gratuitement, qui revient à dire, sans aucun mérite qui précède. Par exemple, celui qui se présente pour le baptême n'a jamais fait de bien ; il est baptisé, et sur-le-champ il se trouve justifié. Voilà comment il est justifié gratuitement par la grâce, c'est-à-dire, par l'effet d'un don de Dieu, sans que cela se fasse autrement que par la rédemption que nous avons en Jésus-Christ, au lieu de se faire par les œuvres de la loi. " p.385 fin p.386 début
CHAPITRE XIII. COMBIEN EST VAINE LA CONFIANCE QU’AFFECTENT LES HERETIQUES.
" Or, quoique nous soyons obligés de croire que les péchés ne sont remis et ne l'ont jamais été que par un don gratuit de la divine miséricorde et en vue de Jésus-Christ, il ne faut cependant pas dire que les péchés soient remis ou l'aient jamais été à personne, par cela seul qu'on se flatte d'avoir la certitude de la rémission de ses péchés, et qu'on se repose sur cette confiance vaine et présomptueuse ; puisqu'elle peut se rencontrer dans des hérétiques et des schismatiques, comme elle se rencontre effectivement dans ceux de notre temps, qui s'en font une arme et un sujet de gloire contre l'Eglise catholique. Il faut bien se garder aussi de soutenir que, pour être réellement justifié, il est indispensable d'en avoir une assurance exempte de toute sorte de doute, comme s'il n'y avait personne d'absous de ses péchés et de justifié devant Dieu, que celui qui croit l'être avec certitude, et qu'il n'y eût qu'une foi de cette espèce qui pût pleinement assurer l'absolution et la justification du pécheur ; comme si enfin celui qui n'aurait pas cette croyance doutait par-là même des promesses de Dieu, et de l'efficacité de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. Car autant quiconque a quelques sentiments de piété ne saurait douter de la miséricorde de Dieu, des mérites de Jésus-Christ, de la vertu et de l'efficacité des sacrements, autant doit-on se défier de soi-même, et craindre de n’être pas en état de grâce, quand on considère sa propre faiblesse et l'imperfection de ses dispositions, puisqu'aucun homme, quel qu'il soit, ne peut savoir comme de foi, ou d'une certitude qui exclue tout danger d'erreur, qu'il est effectivement dans la grâce de Dieu. " Conc., Trid., sess. VI, c. 9.
TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE. 1. JOB, IX, 28, 30-32 : " Je tremblais à chacune de mes actions, sachant que vous ne pardonnez pas à celui qui pèche. - Quand j'aurais été lavé dans l'eau de neige, et que la blancheur de mes mains éblouirait les yeux par son éclat, -vous me feriez paraître moi-même tout couvert d'ordures, et mes vêtements m'auraient en horreur. - Je n'aurai pas à répondre à un homme semblable à moi, ni à contester avec lui comme avec mon égal. " p.386 fin p.387 début
2. Psaume XVIII, 13-14 : " Qui est celui qui connaît ses fautes ? Purifiez-moi donc des souillures que je ne vois pas, et préservez votre serviteur de l'orgueil des étrangers. - Si leur séduction ne m'entraîne point, je serai pur, je serai garanti d'un grand crime. "
3. Ecclésiaste, IX, 1-2 : " Il y a des justes et des sages, et leurs œuvres sont dans la main de Dieu, et néanmoins l'homme ne sait pas s'il est digne d'amour ou de haine. - Mais tout est réservé pour l'avenir et demeure ici incertain, parce que tout arrive également au juste et à l'injuste, au bon et au méchant, au pur et à l'impur, à celui qui immole des victimes et à celui qui méprise les sacrifices. L'innocent est traité comme le pécheur, et le parjure comme celui qui jure dans la vérité. "
4. Ecclésiastique, VII, 3, 6, 7 : " Ne soyez point sans crainte au sujet de l'offense qui vous a été remise, et n'ajoutez pas péché sur péché. - Ne dites pas : La miséricorde de Dieu est grande ; il aura pitié de la multitude de mes péchés. - Car son indignation est prompte aussi bien que sa miséricorde, et il regarde les pécheurs dans sa colère. "
6. I Corinthiens, IV, 3-5 : " Pour moi, je me mets fort peu en peine d'être jugé par vous ou par quelque homme que ce soit ; je n'ose pas non plus me juger moi-même. - Car encore que ma conscience ne me reproche rien, je ne suis pas justifié pour cela ; mais c'est le Seigneur qui est mon juge. - C'est pourquoi ne jugez point avant le temps, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, lui qui exposera à la lumière ce qui est caché dans les ténèbres et qui fera voir les plus secrètes pensées des cœurs et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui est due. "
TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.