Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 200)
9. Ibid., VIII, 16-17 : " Et cet esprit rend lui-même témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. - Si nous sommes enfants de Dieu, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu, et cohéritiers de Jésus-Christ, pourvu toutefois que nous souffrions avec lui, afin que nous soyons glorifiés avec lui. "
11. JOB, I, 22 : " Dans tous ces malheurs, Job ne pécha point par ce qui s’échappa de ses lèvres, et il ne dit rien contre Dieu qui fût indiscret. "
12. Ibid., II, 10 : " Vous parlez comme une femme insensée.
Si nous avons reçu les biens de la main du Seigneur, pourquoi n'en recevrions-nous pas aussi les maux ? Dans toutes ces choses, Job ne pécha point par ce qui s'échappa de ses lèvres. "
13. MATTHIEU, VI, 22 : " Votre œil est la lampe de votre corps ;
si votre œil est simple, tout votre corps sera lumineux. " 14. LUC, XI, 24-26 : " Lorsqu'un esprit immonde est sorti d'un homme, il s'en va par des lieux arides, cherchant du repos ; et comme il n'en trouve point, il dit : Je retournerai dans la maison d'où je suis sorti. - Alors il s'en va prendre avec lui sept autres esprits plus méchants que lui ; et entrant dans cette maison, ils en font leur demeure, et le dernier état de cet homme devient pire que le premier. "
15. I Corinthiens, VII, 25-26, 28 : " Quant aux vierges, je n'ai point reçu de commandement du Seigneur, mais voici le conseil que je donne, comme fidèle ministre du Seigneur, par la miséricorde qu'il m'en a faite. - Je crois donc qu'il est avantageux, à cause des nécessités pressantes de cette vie ; je veux dire qu'il est avantageux à l'homme de ne point se marier. - Si néanmoins vous épousez une femme, vous ne péchez point ; et si une fille se marie, elle ne pèche pas ; mais ces personnes souffriront dans leur chair des afflictions et des peines. Or, je voudrais vous les épargner. "
18. Id, V, 18 : " Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais la providence de Dieu le conserve, et le malin esprit ne le touche point. "
19. I Corinthiens, IX, 24-25 : " Ne savez-vous pas que, quand on court dans la carrière, tous courent, mais qu'un seul remporte le prix ? Courez donc de telle sorte que vous remportiez le prix. - Or, tous les athlètes gardent en toutes choses une exacte tempérance ; et cependant ce n'est que pour gagner une couronne corruptible, au lieu que nous en attendons une incorruptible. "
20. Hébreux, XI, 6-8, 10, 24-26 : " Pour s'approcher de Dieu, il faut croire premièrement qu'il est, et qu'il récompense ceux qui le cherchent. - C'est par la foi que celui qui a reçu le nom d'Abraham obéit, en s'en allant dans la terre qu'il devait p.407 fin p.408 début recevoir pour héritage, et qu'il partit sans savoir où il allait. - C'est par la foi qu'il demeura dans la terre qui lui avait été promise, comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, comme firent aussi Isaac et Jacob, qui devaient être héritiers avec lui de cette promesse ; - car il attendait cette cité bâtie sur un fondement, dont Dieu même est le fondateur et l'architecte. - C'est par la foi que Moïse, lorsqu'il fut devenu grand, renonça à la qualité de fils de la fille de Pharaon, et qu'il aima mieux être affligé avec le peuple de Dieu, que de jouir du plaisir si court qui se trouve dans le péché ; - jugeant que l'ignominie de Jésus-Christ était un plus grand trésor que toutes les richesses de l'Egypte, parce qu'il envisageait la récompense. "
21. Id., XIII, 16 : " Souvenez-vous d'exercer la charité, et de faire part de vos biens aux autres : car c'est par de semblables hosties qu'on se rend Dieu favorable. "
22. Colossiens, I, 4-5 : " Depuis que nous avons appris quelle est votre foi en Jésus-Christ et votre charité envers tous les saints, - dans l'espérance de la béatitude qui vous est réservée dans le ciel, et dont vous avez déjà reçu la connaissance par la parole très-véritable de l'Evangile. "
23. Ibid., III, 22 - 24 : " Serviteurs, obéissez en tout à ceux qui sont vos maîtres selon la chair, ne les servant pas seulement lorsqu'ils ont l'œil sur vous, comme si vous ne pensiez qu'à plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur et crainte de Dieu. - Faites de bon cœur ce que vous faites, comme le faisant pour le Seigneur et non pour les hommes ; - sachant que vous recevrez du Seigneur l'héritage du ciel pour récompense. C'est le Seigneur Jésus-Christ que vous devez servir. "
25. Id., V, 11-12 : " Vous serez bienheureux, lorsque les hommes vous maudiront et vous persécuteront, et qu'à cause de moi ils diront faussement toute sorte de mal de vous. - Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense est grande dans les cieux. "
26. Id., X, 41-42 : " Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète, recevra la récompense du prophète ; et celui qui reçoit le juste en qualité de juste, recevra la récompense du juste. - Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide p.408 fin p.409 début à l'un de ces plus petits, parce qu'il est de mes disciples, je vous le dis en vérité, il ne sera point privé de récompense. " 27. LUC, VI, 35-38 : " Aimez vos ennemis ; faites du bien, et prêtez sans rien espérer et alors votre récompense sera très grande, et vous serez les enfants du Très-Haut, parce qu'il est bon lui-même envers les ingrats et les méchants. - Donnez, et on vous donnera ; on versera dans votre sein une bonne mesure bien pressée et entassée, qui débordera ; car on se servira pour vous de la mesure dont vous vous serez servis. " 28. Id., XIV, 13-1 4 : " Lorsque vous faites un festin, conviez-y les pauvres, les estropiés, les boiteux et les aveugles ; - et vous serez heureux de ce qu'ils n'ont pas de quoi vous rendre, car cela vous sera rendu dans la résurrection des justes. "
29. Ibid., XVI, 9 : " Je vous dis aussi : Faites-vous des amis avec les richesses d'iniquité, afin que, lorsque vous viendrez à manquer, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels. "
30. I Timothée, IV, 7-8 : " Exercez-vous à la piété : car les exercices corporels servent à peu de chose ; mais la piété est utile à tout, et c'est à elle qu'ont été promis les biens de la vie présente et ceux de la vie future. "
32. Ecclésiastique, XII, 1-2 : " Si vous faites du bien, sachez qui vous le ferez ; ce que vous ferez de bien plaira beaucoup. - Faites du bien au juste, et vous en recevrez une grande récompense, sinon de lui, au moins du Seigneur. "
33. Ibid., XVIII, 22 : " Que rien ne vous empêche de prier toujours, et ne cessez point de faire des progrès dans la justice jusqu'à la mort, parce que la récompense de Dieu demeure éternellement. "
34. Ephésiens, VI, 7-8 : " Servez vos maîtres avec affection, regardant en eux le Seigneur, et non les hommes ; - sachant que chacun recevra du Seigneur la récompense du bien qu'il aura fait, n'importe qu'il soit esclave ou qu'il soit libre. "
35. II Thessaloniciens, I, 4-5 : " De sorte que nous nous glorifions en vous dans les églises de Dieu, à cause de la patience et de la foi avec laquelle vous demeurez fermes dans toutes les persécutions et les afflictions qui vous arrivent, - qui sont les marques du juste jugement de Dieu, pour nous rendre dignes de son royaume, pour lequel aussi vous souffrez. " p.409 fin p.410 début
36. Galates, VI, 9 : " Ne nous lassons donc point de faire le bien, puisque, si nous ne perdons point courage, nous en recueillerons le fruit en son temps. "
37. Psaume CXVIII, 112 : " Mon cœur se porte constamment à l'observation de vos préceptes, dans l'espoir de la récompensé. "
TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.
1. S. JEROME, in caput ultimum Matthæi : " Leur enseignant à observer tous les préceptes que je vous ai donnés (MATTH., XXVIII, 20). Tel est en effet l'ordre à suivre : les apôtres devaient, premièrement, enseigner tous les peuples ; en second lieu, les admettre au baptême ; en troisième lieu enfin, prescrire les choses à observer à ceux qui croiraient déjà et seraient baptisés. Et pour que vous ne pensiez pas qu'il s'agisse ici de commandements de peu d'importance ou en petit nombre, Notre-Seigneur ajoute : Tous les préceptes que je vous ai donnés, c’est-à-dire, que tous ceux qui auront la foi et qui seront baptisés au nom de la sainte Trinité devront observer tous les préceptes qui nous ont été donnés. "
2. Le vénérable BDED, sur ces mêmes paroles du dernier chapitre de l’Evangile de saint Matthieu : " Il ordonne donc à ses apôtres d'enseigner d'abord les peuples, c'est-à-dire de leur communiquer la science de la vérité, et puis de les baptiser, parce que sans la foi il est impossible de plaire à Dieu (Hébr., XI, 7), et que si l'on ne renaît de l’eau et du Saint-Esprit, on ne saurait entrer dans le royaume de Dieu (JEAN, III, 5). Il ajoute à la fin, qu'ils devront enseigner aux hommes observer tous les préceptes qu'il leur a donnés, parce que, de même qu'un corps sans âme est en état de mort, ainsi en est- il de la foi sans les œuvres. "
3. THEOPHYLACTE, sur ce même passage : " Leur apprenant à observer toutes les choses que je vous ai commandées. Non une ou deux seulement, mais toutes sans exception. Soyons saisis de frayeur et de crainte, mes frères, puisque, si nous négligeons un seul précepte, nous ne serons pas de parfaits serviteurs de Jésus-Christ. Car l'observation de tous ces préceptes est exigée de nous. Admirez comment ces paroles de Notre-Seigneur embrassent à la fois les deux points culminants du christianisme, la vie active et la vie contemplative. En disant qu'il faut conférer le baptême au nom de la Trinité, il nous invite à la vie contemplative ; et en disant qu'il faut enseigner et garder les commandements, il nous initie à la vie active. " p.410 fin p.411 début
4. S. AUGUSTIN, Lib. III contra duas epistolas pelagianorum, c. 4 : " Si l'on excepte les rites de l'ancienne loi, qui n'avaient d'autre raison de leur institution que les mystères dont ils étaient les signes, quoique, à raison même de leur signification spirituelle, la loi qui les prescrivait puisse être appelée spirituelle ; tout le reste qui, intéressant la piété et les bonnes mœurs, ne doit pas être interprété dans un sens figuratif, mais être observé de la manière qu'indique le sens propre de la loi, a sans aucun doute été établi de Dieu pour régler non-seulement la vie de ce peuple, mais aussi la nôtre. Car si Jésus-Christ nous a affranchis du joug onéreux de tant d'observances légales comme de la circoncision charnelle, des sacrifices d'animaux, de la cessation de tout travail même nécessaire au retour de chaque septième jour, et autres semblables, mais a voulu que nous les entendions dans un sens spirituel, et qu'écartant les ombres des figures, nous marchions à la lumière des vérités qu’elles signifiaient ; devrons-nous dire pour cela que ce n'est pas nous que regarde ce qui est écrit, que quiconque aura trouvé une chose perdue, devra la rendre à son maître, et tant d'autres préceptes de cette nature, qui ont pour objet de régler les mœurs, mais particulièrement les dix préceptes du décalogue contenus dans les deux tables, à l’exception de ce qui a trait à l'observation matérielle du sabbat, et qui doit s'entendre de notre sanctification et de notre repos spirituel ? Eh ! qui osera dire que les chrétiens ne sont pas tenus de rendre à Dieu seul le culte religieux, de ne point adorer d'idoles, de ne point prendre en vain le nom de Dieu, d'honorer les auteurs de leurs jours, de ne point commettre d'adultères d'homicides, de larcins, de faux témoignages, de ne désirer ni la femme du prochain, ni rien qui appartienne à autrui ? Qui sera assez impie pour alléguer qu'il n'observe pas ces préceptes par la raison qu'il est chrétien, et qu'il ne vit pas sous la loi, mais sous la grâce ? "
5. S. CYPRIEN, De unitate Ecclesiæ : " Prophétiser, chasser les démons, faire de grands miracles, tout cela est admirable ; et néanmoins, avec tout cela, l'on n'entre point dans le royaume' des cieux, si l'on ne marche dans le droit chemin. C'est ce que Notre-Seigneur déclare quand il dit (MATTH., VII, 22) : " Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en votre nom ? N'avons-nous pas chassé les démons en votre nom ? n'avons-nous pas fait de grands miracles en votre nom ? Alors je leur répondrai : Je ne vous ai jamais connus. p.411 fin p.412 début Retirez-vous de moi, ministres d'iniquité. " Il faut vivre dans la justice, si nous voulons que notre juge nous soit favorable ; il faut obéir à Dieu, si nous prétendons qu'il nous récompense. Notre-Seigneur, dans l'Evangile, voulant abréger le chemin de notre espérance et de notre foi : Le Seigneur votre Dieu, dit-il (MATTH., XXII, 40), est un seul Dieu. Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme et de toutes vos forces. Voilà le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Vous aimerez votre prochain comme vous-même. Toute la loi et les prophètes se rapportent à ces deux commandements. Il a enseigné en même temps l'unité et l'amour, et il a enfermé tous les prophètes et toute la loi en deux commandements (Cf. Les Pères de l'Eglise, trad. de Genoude, t. V). "
6. S. CHRYSOSTOME, Hom. LXX in Matthæum : " Pour apprendre aux gentils convertis à l'Evangile que la foi ne leur suffit pas, il leur parle aussitôt de son jugement et de la sévérité avec laquelle il condamnera tous les coupables, soit ceux qui n'auront pas cru, parce qu'ils n'auront pas voulu recevoir la foi, soit ceux qui auront cru, parce que la conduite de leur vie n'aura pas répondu à la sainteté de leur foi. Ensuite le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et ayant aperçu un homme qui n'avait pus la robe nuptiale, il lui dit : Mon ami, comment êtes-vous entré ici sans avoir la robe nuptiale ? Et celui-ci ne put répondre. Alors le roi dit à ses gens : Liez-lui les pieds et les mains, emportez-le hors d’ici, et jetez-le dans les ténèbres extérieures ; c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents ; car il y en a beaucoup d'appelés, mais peu d’élus (MATTH., XXII, 11-14). Cette robe nuptiale dont parle l’Evangile représente notre vie et la pureté de nos actions. Dieu nous appelle par sa seule grâce, et la vocation vient de sa pure bonté, et non de nos mérites. Mais afin que celui qui est appelé conserve ses vêtements blancs, il faut qu'il agisse et qu'il travaille. Puis donc qu'il nous avait prévenus d’une telle grâce, c'était à nous à la reconnaître et à ne pas témoigner tant d'ingratitude et tant de malice après un si grand honneur reçu. "
" Vous direz peut-être que vous n'avez pas reçu de Dieu tant de grâces que les Juifs. Je vous dirai que vous en avez reçu davantage. Il vous a donné dans un moment ce qu'il leur avait promis en beaucoup de siècles, et il vous l'a donné lorsque vous en étiez tout-à-fait indignes. Aussi saint Paul a-t-il dit : Que les nations glorifient Dieu de la miséricorde qu'il leur a faite (Rom., p.412 fin p.413 début XI, 9), parce qu'elles ont reçu ce qui avait été promis aux Juifs. C'est pourquoi Dieu tirera une effroyable vengeance de ceux qui ne lui auront témoigné que de l'indifférence et du mépris après tant de grâces. Les Juifs ont fait injure à Dieu en refusant de venir au festin de ses noces ; mais vous lui faites encore plus d'outrage lorsque, après y avoir été appelés avec tant de bonté, vous osez vous y présenter avec une vie toute impure et toute corrompue ; car ces habits sales et souillés marquent l'impureté de la vie. Aussi est-il dit dans la parabole que cet homme fut réduit au silence (Cf. Homélies ou Sermons de saint Jean Chrysostôme sur saint Matthieu, t. III, p. 249-251). "
7. Le concile œcuménique de Vienne, tenu sous Clément
V, in Clementinis, lib. V, tit. de hæreticis, c. Ad nostrum, condamne l'erreur donnée dans cet endroit pour la troisième des Bégards et des Béguines, et conçue ainsi : " Que ceux qui sont parvenus à ce degré de perfection, ou qui ont reçu cet esprit de liberté, ne sont plus obligés d’obéir aux hommes, ni tenus de pratiquer les commandements de l’Eglise, parce que, disent-ils, la liberté est là où est l'esprit de Dieu. " 8. On trouvera rapporté plus haut, au chapitre des commandements de Dieu et de l'Eglise, question V du Décalogue et question I des commandements de l'Eglise, t. I, page 266, et t. II, pages 2 et suiv., plusieurs autres témoignages qui concernent le devoir d'observer ces divers commandements.
XVII : " Nous détestons aussi le blasphème de ceux qui prétendent que Dieu a fait à l'homme des commandements impossibles à observer, ou qui ne sont possibles à observer qu'à l'homme en général, et non pas à chaque homme en particulier. " Saint Augustin dit la même chose, Serm. CXCI de tempore : voir cet autre passage rapporté plus haut, question VI du Décalogue, tome I, page 276 (Ce prétendu sermon de saint Augustin n'était autre chose que le Traité des cinq hérésies, comme l'ont remarqué les anciens docteurs de Louvain. V. NAT. ALEX., Hist. eccles., t. V, p. 107). "
10. Le deuxième concile d'Orange, canon 23 (ou pour mieux dire, conclusion de ses décrets) : " Nous croyons aussi que toutes les personnes baptisées peuvent et doivent, avec le secours et la coopération de Jésus-Christ, accomplir ce qui tend au salut de leurs âmes, s'ils veulent travailler fidèlement. " p.413 fin p.414 début