Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 35)

Pierre Canisius · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Grand Catéchisme, trad. Peltier, tomes 1 à 6 · 205 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

2. Ibidem, c. 13 : " Ce qu'une figure qui n'était point com- p.399 fin p.400 début prise cachait sous le voile du jour appelé le jour du Seigneur, a été manifesté par la résurrection de Notre-Seigneur, non aux juifs, mais aux chrétiens, qui, pour cette raison, ont pris l'habitude de solenniser ce jour-là. Car les âmes de tous les saints, en attendant la résurrection des corps, sont en repos, il est vrai, mais sans pouvoir se livrer en même temps à cette action qui sera propre aux corps ressuscités. C’est cette action qui nous est indiquée par le huitième jour, qui sera comme le retour du premier ; de manière toutefois à ne pas troubler le repos dont je parlais tout à l'heure, mais à le rendre glorieux. Car nos corps après la résurrection ne seront plus pour nos âmes un embarras comme ils le sont aujourd'hui, parce qu'ils seront devenus à jamais incorruptibles. Il faut en effet, dit l'Apôtre (I Cor., XV, 53), que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l'immortalité. C'est pourquoi avant la résurrection de Notre-Seigneur, bien que les saints patriarches, remplis qu'ils étaient de l'esprit prophétique n'ignorassent pas le mystère du huitième jour, qui signifie notre résurrection future, comme il paraît, et par les psaumes intitulés pro octavâ, et par la pratique de circoncire les enfants le huitième jour après leur naissance, et par cette parole de l'Ecclésiaste (Ecclés., XI, 2) qui fait allusion aux deux Testaments : donnez sept à ceux-là, et huit à ceux-ci ; ce mystère cependant restait caché et réservé pour nos temps, et il n'était recommandé encore que de célébrer le sabbat, parce que jusque-là il n'était question que du repos des morts : la résurrection n'était pour personne, tant que le Christ n'était pas venu inaugurer l'immortalité et l'empire sur la mort par sa propre résurrection (Rom., VI, 4-5). Mais depuis qu'a eu lieu cette résurrection de notre divin chef, annonce certaine de la résurrection future de tout le corps, qui est son Eglise, et qu'on a commencé à célébrer le dimanche, comme le jour qui est le huitième et le premier tout à la fois, nous voyons aussi la cause pour laquelle la célébration de la pâque, où il était ordonné de tuer et de manger l'agneau, figure évidente de la passion du Sauveur, n'exigeait pas qu'on attendit pour la faire la rencontre du sabbat et sa coïncidence avec la pleine lune du premier mois de l'année, parce que ce même jour devait être bien plutôt marqué par la passion du Sauveur, qui est venu nous dévoiler le mystère du premier et du huitième jour, le même que le dimanche (Cf. Les lettres de saint Augustin, Paris, 1684, t. Ier, p. 539-541.). "

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3. Le même, epist. CXVIII (al. LIV) ad Januarium, c. 1 : "

Les observances que nous gardons, par tradition, sans qu'elles aient été mises par écrit et qu'on garde de même dans tout l'univers, doivent être considérées comme nous ayant été recommandées et même instituées, ou par les apôtres, ou par des conciles pléniers dont l'autorité est si grande dans l'Eglise et à la fois si salutaire ; et c'est ainsi que nous célébrons tous les ans les jours anniversaires de la passion et de la résurrection du Sauveur, de son ascension, de la descente de l'Esprit-Saint ; et nous devons dire la même chose de toute autre pratique observée généralement par toute l'Eglise (Cf. Les lettres de saint Augustin, Paris, 1684, t. Ier, p. 492). "

4. Le même, Serm. CLIV de tempore (Il est douteux, au jugement de Noël-Alexandre, que ce sermon soit de saint Augustin ; mais quel qu'en soit l'auteur, on ne voit pas sur quelles preuves il aurait pu appuyer plusieurs des assertions rapportées ici, par exemple, que ce soit le dimanche qu'ait eu lieu le baptême de Notre-Seigneur.) : " C'est un jour vénérable que ce jour du dimanche, qui est à la fois le premier des jours et le symbole de la perfection, le jour où la lumière a paru pour la première fois (Gen., I, 3). C'est en ce même jour que les enfants d'Israël ont passé la mer Rouge à pied sec (Exod., XIV et XVI) ; que la manne leur est tombée du ciel dans le désert et que le Seigneur a été baptisé dans le Jourdain (MATT., III, 16) ; que l'eau a été changée en vin à Cana de Galilée (JEAN, II, 8) ; que le Seigneur a béni les cinq pains avec lesquels il a nourri cinq mille personnes ; qu’il a triomphé de la mort ; qu'il est entré, portes fermées, dans le cénacle où les apôtres s'étaient renfermés à cause de la crainte qu'ils avaient des juifs (JEAN, XX, 19) ; que le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres, et que nous espérons aussi que le Seigneur viendra prononcer son jugement, jour où toute la création passera à un état meilleur, où le soleil et la lune donneront sept fois plus de lumière (ISAIE, XXX, 26), où enfin les saints recevront du Seigneur la vie éternelle pour prix de leur docile obéissance à ses commandements. "

8. S. LEON-LE-GRAND, epist. LXIII ad Dioscorum, c. 1 : " Le jour de la résurrection du Seigneur a été consacré par de si grands mystères, qu'il faut rapporter à ce jour auguste tout ce qu'il y a de plus remarquable parmi les institutions divines. C'est en ce jour que le monde a commencé ; en ce jour que la résur- p.401 fin p.402 début rection de Jésus-Christ a mis fin à l'empire de la mort, et inauguré celui de la vie ; en ce jour que les apôtres ont reçu l'ordre d'emboucher par tout l'univers la trompette évangélique et de communiquer au monde entier le sacrement de la régénération (MATTH., XXVIII, 19) ; que les disciples étant rassemblés dans un lieu dont ils tenaient les portes fermées, le Seigneur apparut tout-à-coup au milieu d'eux, souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit ; les péchés seront remis a ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez ; en ce jour enfin, que le Saint-Esprit, en descendant sur les apôtres, leur a acquitté la divine promesse. "

6. Le même, Serm. III de Quadragesimâ : " Si c'est une pratique raisonnable et même religieuse en quelque façon de se vêtir plus proprement les jours de fêtes, et de témoigner sa joie intérieure par l'élégance de la tenue ; si nous ornons ce jour-là avec plus d'attention et de pompe la maison même de la prière ; n'est-il pas convenable que l'âme chrétienne, qui est le temple véritable et vivant de Dieu, s'applique en ce même jour à se revêtir elle-même de nouveaux ornements, et que voulant célébrer le mystère de sa rédemption, elle donne tous ses soins à ne pas contracter des taches quelconques d'iniquité, à ne pas perdre les grâces de l'innocence par quelque duplicité coupable ? Car à quoi servirait-il de prendre des dehors honnête et vertueux, si l'on se trouvait souillé dans son intérieur par quelque habitude criminelle ? On doit donc se purifier avec soin de tout ce qui peut ternir la pureté de l'âme ou obscurcir l'éclat de sa beauté et passer comme le rabot sur tout ce qu'on voit en elle de tristement superflu. Que chacun examine sa conscience, et se place soi-même devant soi-même en attitude d'accusé. . . Comme donc nous sommes revêtus d'une chair mortelle ; que l'antique ennemi nous tend des pièges de tous côtés, et qu'il n'est jamais plus furieux contre les membres vivants de Jésus-Christ que lorsqu'il les voit s'apprêter à célébrer les mystères les plus augustes ;

c'est par une juste nécessité que le peuple chrétien a appris de l'Esprit-Saint, son maître intérieur, à se préparer à la fête de Pâques par l'abstinence des quarante jours (Cf. Serm. de saint Léon, pape, pag. 244-247). "

7. S. GREGOIRE-LE-GRAND, epist. Lib. XI, epist. III ad Romanos cives : " Le dimanche on doit s'abstenir du travail corporel, et donner toute son application à la prière afin d'expier par la p.402 fin p.403 début prière en ce jour de la résurrection de Notre-Seigneur, les négligences qu'on a pu commettre les six jours précédents. "

8. S. JEROME, in cap. IV ad Galatas : " Quelqu'un dira peut-être : S'il n'est pas permis d'observer les jours, les mois, les temps et les années, nous tombons donc dans un crime semblable, en observant le quatrième jour de la semaine, le vendredi, le dimanche, le jeûne quadragésimal, la fête de Pâques, la solennité de la Pentecôte, et divers autres temps marqués en chaque pays pour honorer les martyrs. A cette objection il suffit de cette simple réponse que les jours d'observances judaïques ne sont pas les mêmes que les nôtres. Car nous ne célébrons pas, nous autres, la pâque des azymes, mais celle de la résurrection et de la croix. Et nous ne comptons pas, comme les Israélites, sept semaines pour célébrer la Pentecôte ; mais tout notre objet dans cette fête est de rappeler la descente du Saint-Esprit. Et si des jours particuliers ont été désignés pour nos réunions religieuses, c'est afin de prévenir les dommages que la foi pourrait essuyer du défaut d'ordre que présenteraient sans cela les rassemblements du peuple. "

9. S. AUGUSTIN, Lib. contra Adimantum Manichæi discipulum, c. XVI: " Nous aussi nous célébrons solennellement et le dimanche et la pâque, et toutes les autres fêtes établies parmi le peuple chrétien. Mais comme nous en pénétrons la fin spirituelle, ce que nous observons, c'est ce que ces temps nous invitent à célébrer, et non ces temps eux-mêmes. "

10. Le même, Serm. CCLI de tempore (Ce sermon n'est pas de saint Augustin. V. NAT. ALEX., Hist. eccles., V Sæc.) : " Il faut que vous sachiez, mes frères, que nos pères dans la foi ont établi par des règlements stables l'obligation pour les chrétiens de suspendre leurs travaux et toute occupation profane les jours de fêtes des saints et surtout chaque dimanche, pour qu'ils fussent plus en état de s'occuper du culte divin, dont rien alors ne pourrait les distraire, et de méditer avec profit les volontés de Dieu à leur égard. C’est pourquoi le Seigneur lui-même dit par son prophète : Soyez en repos, et voyez que je suis le Seigneur (Ps. XLV, 11). Mais pour ceux qui, embarrassés dans une multitude de soins et d'affaires, méprisent cet avertissement divin, et refusent de vaquer aux contemplations célestes, je crains bien que, dans le siècle à venir, lorsqu'ils frapperont à la porte du Seigneur, et demanderont à entrer, le Seigneur ne leur réponde : En vérité je vous le p.403 fin p.404 début dis, je ne vous connais pas (LUC, XIII, 13) ; retirez-vous de moi vous tous ouvriers d'iniquités. Et ceux qui maintenant négligent de chercher Dieu, seront rejetés de lui à leur tour. Ainsi donc, mes frères, ne craignez pas la peine de vous appliquer au culte divin les jours de dimanches et de fêtes des saints. Les apôtres et les hommes apostoliques ont voulu que le dimanche fût religieusement observé, parce que c'est le jour où Notre-Seigneur est ressuscité d'entre les morts. Et il est appelé de ce nom dominicus, afin que nous abstenant en ce jour des travaux, et des vains soins de ce monde, nous ne nous y occupions que des choses de Dieu, en honorant et révérant ce jour à cause de l'espérance qu'il réveille en nous de notre future résurrection. Car, de même que Notre-Seigneur Jésus-Christ est ressuscité d'entre les morts, ainsi espérons-nous ressusciter nous-mêmes au dernier jour. Les Ecritures elles-mêmes nous témoignent de la solennité du dimanche. Car ce jour est le premier de la création, celui où les anges ont été créés, où le Christ est ressuscité d’entre les morts, où l'Esprit-Saint est descendu du ciel sur les apôtres, où la manne est pour la première fois tombée du ciel dans le désert. Car tels sont les grands événements qui rendent ce jour remarquable entre tous les autres. C'est pour cela que les saints docteurs de l'Eglise ont transféré à ce jour tout l'honneur du sabbat judaïque afin que nous célébrions en vérité ce que l'ancien peuple ne célébrait qu'en figure, à savoir notre repos, qui ne sera véritablement consommé qu'après notre résurrection, époque à laquelle nos corps comme nos âmes recevront la récompense. Observons donc le dimanche, mes frères et sanctifions-le, comme il avait été prescrit aux anciens de sanctifier le sabbat, par ces paroles du divin législateur : Vous célébrerez vos sabbats à compter d'un soir à l'autre soir. Prenons garde que le repos ne dégénère pour nous en oisiveté ; mais depuis le soir du samedi jusqu'au soir du dimanche, laissons là tout travail champêtre, toute affaire temporelle, pour ne nous occuper que du culte divin. C'est ainsi que nous sanctifierons comme il faut le sabbat du Seigneur, suivant cette parole : Vous ne ferez ce jour-la aucune œuvre servile. Que tous ceux donc à qui la chose est possible se rendent à l'office tant du soir que de la nuit, et implorent pendant ce temps-là dans le lieu saint la miséricorde de Dieu. Et quant à ceux qui ne peuvent pas venir, qu'ils prient au moins dans leurs maisons, et qu'ils ne négligent pas d'acquitter leurs vœux au Seigneur, et de lui rendre le culte qu'ils lui doivent. Le jour même que personne p.404 fin p.405 début à se dispenser d'assister à la messe, ou n'ose rester oisif dans sa maison tandis que les autres se rendent l'Eglise ; que personne ne passe ce jour à la chasse, en se mettant ainsi au service du démon, en courant çà et là dans les champs et les forêts, en faisant retentir l'air de ses cris et de ses ris dissolus, au lieu de pousser du fond de son cœur des gémissements et des prières qui s'élèvent jusqu'au trône de Dieu. "

11. Le concile de Mayence, canon 56 ; le second concile de Mâcon, canon 4 ; le concile d'Agde, canons 21 et 47. Nous rapporterons ces divers décrets en traitant des commandements de l’Eglise, question XIV.

Question XII

A quoi se réduisent sommairement les trois premiers commandements de Dieu ? Ces trois premiers commandements, qui sont ceux de la première table, nous apprennent à rendre à Dieu le vrai culte, intérieur et extérieur de cœur de bouche et d'action, en public comme en particulier. Les sept autres qui vont suivre sont appelés les commandements de la seconde table, et ont pour objet d'expliquer nos devoirs a l'égard du prochain.

TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.

1. S. AUGUSTIN, quæst. LXXI super Exodum : " On demande comment doivent se diviser les dix commandements de la loi : s'il faut en compter quatre, y compris celui du sabbat, qui tous regardent Dieu, et six ensuite qui se rapportent aux hommes, et dont le premier est : Honorez votre père et votre mère ; ou s'il ne faut pas plutôt en compter trois seulement pour la première catégorie, et sept pour la seconde. Ceux qui en comptent quatre de la première classe partagent en deux le premier, en comptant pour un commandement à part ces paroles : Vous n'aurez point d'autres dieux devant moi, et pour un second ces autres paroles : Vous ne vous ferez point d'idoles, etc., par lesquelles se trouve p.405 fin p.406 début défend le culte des faux dieux. Ensuite ils ne font qu'un commandement de ces paroles : Vous ne convoiterez point la femme de votre prochain, et de ces autres : Vous ne convoiterez point la maison de votre prochain, et le reste jusqu’à la fin. Ceux au contraire qui ne comptent que trois commandements pour la première catégorie et sept pour la seconde, font un seul commandement de tout ce qui a pour objet de prescrire le culte d'un seul Dieu, et d'interdire ce même culte à l'égard de tout autre que lui. Ensuite ils font des dernières paroles deux commandements séparés comptant pour un commandement à part celles-ci : Vous ne convoiterez point la femme de votre prochain, et pour un autre commandement celles-là : Vous ne convoiterez point la maison de votre prochain, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui lui appartienne. Les uns et les autres cependant admettent dix commandements, parce que l'Ecriture le déclare en termes formels. Pour moi, il me semble plus convenable de compter trois commandements pour la première catégorie et sept pour la seconde, parce que ce qui regarde Dieu paraît insinuer la Trinité, pour peu qu'on en pèse attentivement les expressions. D'ailleurs ces paroles : Vous n'aurez point d'autres dieux devant moi, ne sont qu'expliquées plus amplement par la défense d'adorer des idoles. D'un autre côté, la convoitise qui a pour objet l'épouse d'autrui, et celle qui a pour objet sa maison, sont deux espèces de péchés tellement différents, qu'à ces mots : Vous ne convoiterez point la maison de votre prochain, le texte en ajoute immédiatement plusieurs autres, savoir : Ni son champ, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui lui appartienne. Le texte lui-même semble donc présenter la convoitise qui a pour objet l'épouse du prochain comme un péché différent de celle qui s'exerce sur tout autre objet appartenant à autrui, puisque, au lieu de dire une fois pour tout cela : Vous ne convoiterez point, on le dit deux fois, et deux fois seulement, savoir : Vous ne convoiterez point la femme de votre prochain, et : Vous ne convoiterez point la maison de votre prochain, ni son champ, etc. Ces mots, ni son champ, etc., ne se trouvent pas joints ici au précepte : Vous ne convoiterez point l'épouse de votre prochain, mais au précepte : Vous ne convoiterez point la maison de votre prochain, parce qu'en effet c'est toujours le même précepte ; au lieu que ces mots : Vous ne convoiterez point l’épouse de votre prochain, sont séparés du reste, parce qu'ils expriment un précepte différent. Au contraire, il est évident que ces mots : Vous n'aurez point d’autres p.406 fin p.407 début dieux devant moi, sont simplement expliqués par ceux qui viennent après. Car, à quoi se rapporte : Vous ne vous ferez point d’idoles, ni d'images de ce qu'il y a dans le ciel, ni de ce qu’il y a sur la terre, ni de ce qu’il y a dans les eaux ; vous nem les adorerez point, vous ne les servirez point, sinon à ce qui a été dit : Vous n'aurez point d'autres dieux devant moi ? " Saint Augustin dit un peu plus loin : " Dans ces deux préceptes, Vous ne commettrez point d'adultères, vous ne déroberez point, ce sont les actions de ces sortes de crimes qui sont condamnées dans les deux derniers commandements, c'est le désir même qu'on aurait de les commettre : or, ce sont là des choses tellement différentes qu’il peut arriver que quelqu'un commette un adultère sans convoiter pour cela l'épouse de son prochain, s'il est poussé à cette action par quelque autre motif, et qu'un autre convoite l'épouse de son prochain sans commettre pour cela d'adultère avec elle, s'il en est empêché, par exemple, par la crainte du châtiment ; et peut-être l’Ecriture a-t-elle voulu marquer que le désir d'une pareille action est un péché comme l'action même.

" A la fin de cette même question, saint Augustin dit encore : " Si l'on doit entendre par larcin toute usurpation illicite du bien d'autrui (car celui qui a défendu le larcin, n'a pas permis la rapine, mais il a dit la partie évidemment pour faire entendre le tout, c'est-à-dire toute usurpation d'un bien qui peut appartenir au prochain) ; on doit certainement comprendre aussi sous le nom d'adultère tout commerce charnel illicite, tout usage non légitime des membres destinés à la génération. D'un autre côté, il ne faut pas penser, par rapport au précepte : Vous ne tuerez point, que celui qui en tue un autre agisse contre ce précepte, quand il ne fait en cela qu'obéir à la loi ou à Dieu même. Car, dans ce cas, c'est celui qui commande l'action qui en est responsable, celui même qui la fait ne pouvant refuser son ministère. "

2. Le même, in Psalmum XXXII, concione I : " Lorsque vous portez votre attention sur les dons éminents que Dieu vous a faits, sur les salutaires préceptes qu'il vous a donnés, sur la doctrine céleste dont il a enrichi votre âme, prenez aussi votre harpe, et chantez un cantique au Seigneur sur l'instrument à dix cordes. Car il y a dix commandements dans la loi. Ces dix commandements composent donc pour vous un instrument à dix cordes. Rien de plus parfait. Vous y trouvez l'amour de Dieu en trois, et l'amour du prochain en sept. Et sans doute vous n'ignorez pas ce qu'a dit le Seigneur, que de ces deux commandements p.407 fin p.408 début dépendent et la loi et les prophètes. Dieu vous dit d'en haut : Le Seigneur votre Dieu est un seul Dieu (Deutér., VI, 14) : Voilà une corde pour votre instrument. Ne prenez point en vain le nom du Seigneur votre Dieu : Voilà une seconde corde. Observez le jour du sabbat, non d'une manière charnelle, non dans la mollesse comme les juifs, qui abusent du repos pour prendre leurs voluptés. Car il vaudrait certainement mieux bécher toute cette journée que de la passer tout entière à danser. Mais vous, ne songez à mettre votre repos qu'en votre Dieu, et faisant tout pour trouver ce repos, abstenez-vous ainsi de toute œuvre servile. Car quiconque commet le péché, est esclave (servus) du péché (JEAN, VIII, 34) ; et plût à Dieu qu'au lieu d'être esclave du péché, on le fût simplement d'un homme ! Voici trois choses qui se rapportent à l'amour que vous devez avoir pour Dieu : pensez à son unité, à sa vérité, à sa volonté. Car il y a une volonté en Dieu, et c'est dans cette volonté que se trouve le vrai sabbat, le vrai repos. C'est ce qui a fait dire au Psalmiste (Ps. XXXVI, 4) : Mettez votre joie dans le Seigneur, et il vous accordera les demandes de votre cœur. Car qui peut donner de la joie comme celui qui a fait tout ce qui en donne ? En ces trois choses est l'amour de Dieu ; dans les sept autres est l'amour du prochain, dont l'abrégé est de ne pas faire à autrui ce que vous ne voulez pas qu'on vous fasse à vous même. Honorez votre père et votre mère, puisque vous voulez vous-même être honoré par vos enfants. Vous ne commettrez point l’adultère, puisque vous ne voulez pas que votre épouse s'en rende coupable envers vous. Vous ne tuerez point, puisque vous ne voulez pas vous-même qu'on vous tue. Ne dérobez point, puisque vous ne voulez pas qu'on vous dérobe ce qui est à vous. Ne portez point faux témoignage, puisque vous détestez celui qui porte faux témoignage contre vous. Vous ne convoiterez point l'épouse de votre prochain, puisque vous ne voulez pas que la vôtre soit convoitée par d'autres.

Vous ne convoiterez point le bien de votre prochain, puisque vous n'êtes pas content si l'on convoite le vôtre. Tournez votre langue contre vous-même, quand vous êtes pour vous plaindre de quelqu'un qui vous fait tort. Voilà quels sont tous les commandements de Dieu ; ils sont autant de dons de sa sagesse ; ils vous sont promulgués d'en haut. Prenez votre harpe, accomplissez la loi, que le Seigneur votre Dieu n'est pas venu détruire, mais qu'il est au contraire venu accomplir. Vous accomplirez en effet par amour ce que vous ne pouviez pas accomplir par crainte. "

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Question XIII

Que propose et prescrit le quatrième commandement ? Les enfants apprennent ici ce qu'ils doivent à leurs parents, dont Dieu s'est servi pour leur donner la vie, et qui par leur travail leur procurent le bienfait de l’éducation. Les subordonnés apprennent aussi par le même précepte à s'acquitter de leurs devoirs envers ceux qui sont au-dessus d'eux, c'est-à-dire envers tous ceux qui les surpassent en dignité et en pouvoir, soit dans l'Etat, soit dans l’Eglise. En conséquence, les premiers doivent à leurs parents, et les seconds à leurs supérieurs, le respect tant intérieur qu'extérieur, et de plus les égards, l'assistance et l'obéissance ? Ce commandement défend en outre d'offenser ou de contrister en quelque manière que ce soit, par paroles ou par signes, ou par actions, les parents ou les supérieurs dont il s'agit.

TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

1. Deutéronome V, 10 : " Honorez votre père et votre mère selon que le Seigneur votre Dieu vous l'a commandé, afin que vous viviez longtemps, et que vous soyez heureux sur la terre que le Seigneur votre Dieu doit vous donner. "

3. Ephésiens, VI, 1-3 : " Enfants, obéissez à vos pères et à vos mères, en vue du Seigneur ; car cela est juste. - Honorez votre père et votre mère (c'est le premier des commandements auquel Dieu ait promis une récompense ; - afin que vous soyez heureux, et que vous viviez longtemps sur la terre. "

4. Ecclésiastique, III, 1-3, 5-18 : " Les enfants de la sagesse forment l'assemblée des justes, et le peuple qu'ils composent p.409 fin p.410 début n'est qu'obéissance et qu'amour. - Ecoutez, enfants, les avis de votre père, et suivez-les de telle sorte que vous soyez sauvés. - Car Dieu a rendu le père vénérable aux enfants, et il a affermi sur eux l'autorité de la mère. - Celui qui honore sa mère est comme un homme qui amasse un trésor. - Celui qui honore son père trouvera sa joie dans ses enfants, et il sera exaucé au jour de sa prière. - Celui qui honore son père jouira d'une longue vie, et celui qui obéit à son père assistera sa mère. - Celui qui craint le Seigneur honorera son père et sa mère, et il servira comme ses maîtres ceux qui lui ont donné la vie. - Honorez votre père par vos actions, par vos paroles et par toute sorte de patience, - afin qu'il vous bénisse et que sa bénédiction demeure sur vous jusqu’à la fin. - La bénédiction du père affermit la maison des enfants, et la malédiction de la mère la détruit jusqu'aux fondements. - Ne vous glorifiez point de ce qui déshonore votre, père : car sa honte n'est pas votre gloire. - Le fils tire sa gloire de l'honneur de son père ; un père sans honneur est le déshonneur de son fils. - Mon fils, soulagez votre père dans sa vieillesse, et ne l'attristez pas durant sa vie. - Que si son esprit s'affaiblit, supportez-le, et ne le méprisez pas à cause de l'avantage que vous avez au-dessus de lui, car la charité dont vous aurez usé envers votre père ne sera point mise en oubli. - Dieu vous récompensera aussi pour avoir supporté les défauts de votre mère. - Il vous établira dans sa justice, il se souviendra de vous au jour de l'affliction, où vos péché se fondront comme la glace en un jour serein. - Combien est infâme celui qui abandonne son père, et combien est maudit de Dieu celui qui aigrit l'esprit de sa mère ! "

5. Proverbes, XXIII, 22, 25 : " Ecoutez votre père qui vous a donné la vie, et ne méprisez pas votre mère lorsqu'elle sera dans sa vieillesse. - Que votre père et votre mère soient dans l'allégresse à cause de vous, et que celle qui vous a mis au monde tressaille de joie. "

6. TOBIE, IV, 1-5 : " Tobie croyant donc que Dieu exaucerait la prière qu'il lui avait faite de pouvoir mourir, appela à lui son fils Tobie, - et lui dit : Mon fils, écoutez les paroles de ma bouche, et mettez-les dans votre cœur comme fondement de toute votre conduite à venir. - Lorsque Dieu aura reçu mon âme, ensevelissez mon corps ;

et honorez votre mère tous les jours de sa vie. - Car vous devez vous souvenir de ce qu'elle a souffert, et à combien de périls elle a été exposée, lorsqu'elle vous portait p.410 fin p.411 début dans son sein. - Et quand elle aura aussi elle-même achevé le temps de sa vie, ensevelissez-la auprès de moi. "

7. Romains, XIII, 1-7 : " Que toute personne soit soumise aux puissances supérieures ; car il n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et c'est lui qui a établi toutes celles qui sont sur la terre. - Celui donc qui résiste aux puissances, résiste à l'ordre de Dieu ; et ceux qui résistent à l'ordre de Dieu, attirent la condamnation sur eux-mêmes. - Car les princes ne sont point à craindre, lorsqu'on ne fait que de bonnes actions, mais ils le sont lorsqu'on en fait de mauvaises. Voulez-vous donc ne point craindre les puissances ; faites le bien, et alors elles vous en loueront. - Car le prince est le ministre de Dieu pour votre bien ; mais si vous faites le mal, vous avez raison de craindre, parce que ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée ; car il est le ministre de Dieu pour exécuter sa vengeance, en punissant celui qui fait de mauvaises actions. - Il est donc nécessaire de vous soumettre à lui, non-seulement par la crainte du châtiment, mais aussi par un devoir de conscience. - C'est aussi pour cela que vous payez le tribut aux princes, parce qu'ils sont les ministres de Dieu, toujours appliqués aux fonctions de leur ministère Rendez donc a chacun ce qui lui est dû, le tribut à qui vous devez le tribut ;

les impôts à qui vous devez les impôts ; la crainte à qui vous devez la crainte ; l'honneur à qui vous devez l'honneur. "

8. Hébreux, XIII, 17 : " Obéissez à vos conducteurs, demeurez soumis à leurs ordres, afin qu'ainsi qu'ils veillent pour vos âmes, comme devant en rendre compte, ils s'acquittent de ce devoir avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait pas avantageux. " 9. Tite, III, 1 : " Avertissez-les tous d'être soumis aux princes et aux magistrats, de leur rendre obéissance, d’être prêts à faire toutes sortes de bonnes œuvres, de ne médire de personne. "

10. Ibidem, II, 9- 10 : " Exhortez les serviteurs à être bien soumis à leurs maîtres, à leur complaire en tout, à ne les point contredire. - A ne détourner rien de leurs biens, mais à leur témoigner en tout une entière fidélité, afin qu'en toutes choses ils fassent honneur à la doctrine de Dieu notre Sauveur. "

11. I Timothée, II, 1-3 : " Je vous conjure donc, avant toutes choses, que l'on fasse des supplications, des prières, des demandes et des actions de grâces pour tous les hommes, - pour les rois, et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille dans toute sorte de piété et d'honnêteté. - Car cela est bon, et agréable à Dieu notre Sauveur. " p.411 fin p.412 début

12. I Timothée, VI, 1-2 : " Que tous les serviteurs qui sont sous le joug, sachent qu'ils sont obligés de rendre toute sorte d'honneurs à leurs maîtres, afin de n'être pas cause que le nom et la doctrine de Dieu soient exposés à la médisance des hommes. - Que ceux qui ont des maîtres fidèles ne les méprisent pas à cause qu'ils sont leurs frères, mais qu'ils les servent au contraire encore mieux, parce qu'ils sont fidèles et dignes d'être aimés, comme étant participants de la même grâce qu'eux-mêmes. C'est ce que vous devez leur enseigner, et à quoi vous devez les exhorter. "

13. I PIERRE, II, 13-18 : " Soyez soumis pour Dieu à tout homme : soit au roi, comme au souverain ; soit aux gouverneurs, comme à ceux qui sont envoyés de sa part, pour punir ceux qui font mal, et pour traiter favorablement ceux qui font bien. - Car la volonté de Dieu est que, par votre bonne vie, vous fermiez la boucle aux hommes ignorants et insensés ; - étant libres, non pour vous servir de votre liberté comme d'un voile qui couvre vos mauvaises actions, mais pour agir en serviteurs de Dieu. - Rendez à tous l'honneur, aimez vos frères, craignez Dieu, honorez le roi. - Serviteurs, soyez soumis à vos maîtres avec toute sorte de respect, non-seulement à ceux qui sont bons et doux, mais à ceux qui sont rudes et fâcheux. "

15. Ephésiens, VI, 5-8 : " Vous, serviteurs, obéissez à tous ceux qui sont vos maîtres selon la chair, avec crainte et avec respect, dans la simplicité de votre cœur comme à Jésus-Christ même. -Ne les servez pas seulement lorsqu'ils ont l'œil sur vous, comme si vous ne pensiez qu’à plaire aux hommes ; mais comme étant serviteurs de Jésus-Christ, faisant de bon cœur la volonté de Dieu. - Servez-les avec affection, regardant en eux le Seigneur, et non les hommes ; - sachant que chacun recevra du Seigneur la récompense du bien qu'il aura fait, n'importe qu'il soit esclave, ou qu'il soit libre. "

16. Colossiens, III, 22-24 : " Serviteurs, obéissez en tout à ceux qui sont vos maîtres selon la chair, ne les servant pas seulement lorsqu'ils ont l'œil sur vous, comme si vous ne pensiez qu'à plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur et crainte de Dieu. - Faites de bon cœur tout ce que vous faites, comme le faisant pour le Seigneur et non pour les hommes, - sachant que vous recevrez du Seigneur l’héritage du ciel pour récompense. "

17. Lévitique, XIX, 32 : " Levez-vous devant ceux qui ont les p.412 fin p.413 début cheveux blancs, honorez la personne du vieillard, et craignez le Seigneur votre Dieu. "

19. Genèse, XLIII, 20 : " Joseph étant entré dans sa maison, ils lui offrirent leurs présents qu'ils tenaient en leurs mains, et ils l'adorèrent en se prosternant jusqu'à terre. "

20. I Timothée, VI, 1 : " Que tous les serviteurs qui sont sous le joug sachent qu'ils sont obligés de rendre toute sorte d'honnêtetés à leurs maîtres, afin de n'être pas cause que le nom et la doctrine de Dieu soient exposés à la médisance des hommes. "

23. I Timothée, V, 17-18 : " Que les prêtres qui gouvernent bien soient doublement honorés, principalement ceux qui travaillent à la prédication de la parole et à l'instruction. - Car l’Ecriture dit : Vous ne lierez point la bouche au bœuf qui foule le grain. Et ailleurs : Celui qui travaille est digne du prix de son travail. "

24. I Corinthiens IX, 7-14 : " Qui est-ce qui va jamais à la guerre à ses dépens ? Qui est-ce qui plante une vigne, et se refuse à lui-même d'en manger du fruit ? ou quel est le berger, qui ne mange point du lait de son troupeau ? - Ce que je dis ici n'est-il qu'un raisonnement humain ? Et la loi ne le dit-elle pas de-même ? - Car il est écrit dans la loi de Moïse : Vous ne tiendrez point la bouche liée au bœuf qui foule le grain. Or, Dieu se met-il en peine de ce qui regarde les bœufs ? - Et n'est-ce pas plutôt pour nous-mêmes qu’il a fait cette ordonnance ? Oui, sans doute, c'est pour nous que cela a été écrit ; en effet, celui qui laboure, doit labourer avec l'espérance de recueillir, et celui qui bat le grain doit espérer d’y avoir part. - Si nous avons semé parmi vous des biens spirituels, est-ce trop que nous recueillions tant soit peu de vos biens temporels ? - Si d'autres usent de ce pouvoir à votre égard, pourquoi n'en pourrons-nous pas user plutôt qu'eux ? Mais nous n'avons point usé de ce pouvoir, et nous souffrons au contraire toutes sortes d'incommodités pour n'apporter aucun obstacle à l’Evangile de Jésus-Christ. - Ne savez-vous pas que les ministres du temple mangent de ce qui est offert dans le temple, et que ceux qui servent à l'autel ont part aux oblations de l'autel ? - Ainsi le Seigneur a-t-il ordonné que ceux qui annoncent l'Evangile vivent de l'Evangile. "

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25. MATTHIEU, X, 9-1 0 : " N'ayez ni or ni argent, ni d'autre monnaie dans vos ceintures ; ni de sac pour le voyage, ni deux habits, ni souliers, ni bâton ; car l'ouvrier mérite qu'on le nourrisse. "

27. LUC, X, 7-8 : " Demeurez en la même maison, mangeant et buvant de ce qu'il y aura chez eux ; car l'ouvrier est digne de son salaire. - Et en quelque ville que vous entriez, et où l'on vous aura reçu, mangez ce qu'on vous présentera. "

28. MATTHIEU, XV, 3-6 : " Mais Jésus leur répondit

: Pourquoi vous-mêmes violez-vous le commandement de Dieu pour suivre votre tradition ? car Dieu a dit : Honorez votre père et votre mère et que celui qui dira des paroles outrageantes à son père ou à sa mère soit puni de mort. - Et vous, au contraire, vous dites : Quiconque dira à son père ou à sa mère : Tout don que je fais à Dieu vous est utile, satisfait à la loi, - encore qu'après cela il n'honore ni n'assiste son père et sa mère : et ainsi vous avez rendu vain le commandement de Dieu par votre tradition. "

29. Hébreux, XIII, 17 : " Obéissez à vos conducteurs, et demeurez soumis à leurs ordres, etc., afin qu'ils s'acquittent de ce devoir avec joie, et non en gémissant ; ce qui ne vous serait pas avantageux. "

30. Exode, XXI, 15, 17 : " Celui qui aura frappé son père ou sa mère sera puni de mort. -Celui qui aura maudit son père ou sa mère sera puni de mort. " 31. Ibidem, XXII, 28-29 : " Vous ne parlerez point mal des dieux, et vous ne maudirez point les princes de votre peuple. - Vous ne différerez point de payer les dîmes et les prémices de vos biens. "

32. Lévitique, XX, 9 : " Que celui qui aura outragé de paroles son père ou sa mère, soit puni de mort ; son sang retombera sur lui, parce qu'il aura outragé son père ou sa mère. "

33. Deutéronome, XXI, 18-21 : " Si un homme a un fils rebelle et insolent, qui ne se rende au commandement ni de son père ni de sa mère, et qui en ayant été repris refuse avec mépris de leur obéir, - ils le prendront et le mèneront aux anciens de la ville, et à la porte où se rendent les jugements, - et ils leur diront : Voici notre fils qui est un rebelle et un insolent ; il méprise et refuse d’écouter nos remontrances, et il passe sa vie dans les débauches, dans la dissolution et dans la bonne chère. - p.414 fin p.415 début Alors le peuple de cette ville le lapidera, et il sera puni de mort, afin que vous ôtiez le mal du milieu de vous, et que tout Israël entendant cet exemple soit saisi de crainte. "

36. Ibidem, XXVIII, 24 : " Celui qui dérobe à son père et à sa mère et qui dit que ce n'est pas un péché a part aux crimes des homicides. "

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