Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 49)

Pierre Canisius · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Grand Catéchisme, trad. Peltier, tomes 1 à 6 · 205 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

10. Le premier concile d'Orléans (Cf. LABBE, Conc., t. IV, col. 1408-1410, ad annum 511), canon 28 (al 26) : " Les jours où le peuple se rassemble au nom de Dieu pour assister à l'office divin, personne ne doit sortir de la messe avant qu'elle soit achevée et qu'on ait reçu la bénédiction de l'évêque s'il est présent : Ubi episcopus fuerit, benedictionem accipiat sacerdotis (La bénédiction terminait la messe ; car on ne disait point alors de dernier évangile. C'est une institution assez récente, dit le P. Longueval ; elle doit son origine à la dévotion des fidèles, qui se faisaient souvent réciter le commencement de l'évangile de saint Jean à la fin de la messe. Nous avons suivi pour interpréter ce canon la leçon qu'a suivie aussi le P. Labbe, au lieu de celle qu'a suivie Canisius, qui a lu : Ubi Episcopus NON fuerit, benedictionem accipiat sacerdotis. Cette fausse leçon vient vraisemblablement de ce qu'on a cru devoir distinguer l’episcopus du sacerdos, tandis que c'est le même. Le sens de sacerdos est celui d’évêque pour ces temps reculés). "

11. Le canon 68 des apôtres (Ces canons ne sont pas des apôtres, et il n'y en a d’ailleurs que les cinquante premiers qui aient été insérés dans le canon de l'Eglise romaine) : " Si un évêque, un prêtre, un diacre, un lecteur ou un chantre ne jeûne pas pendant le carême qui précède la fête de Pâques, le quatrième et le sixième jour de chaque semaine, sans en être empêché par quelque infirmité corporelle, qu'il soit déposé ; si c'est un laïque qui commette la même négligence qu'il soit privé de la communion. "

19 : " Si quelqu'un de p.107 fin p.108 début ceux qui font profession de continence (qui exercentur), enfreint par orgueil et sans nécessité les jeûnes observés par tradition dans toute l'Eglise, et fronde ainsi la pratique générale par attachement à ses idées particulières (Perfectà in eo residente ratione. Il y a dans le grec : ???????????? ?? ???? ??????? ????????. Suivant La Bigne, le concile fait allusion dans ce canon aux hérétiques Eustathiens, qui prétendaient, par certaines pratiques de mortification qu'ils s'imposaient à eux-mêmes, parvenir à un état de perfection qui les dispensait d'observer les préceptes faits par l’Eglise pour le commun des fidèles), qu'il soit anathème. "

13. S. IGNACE, Epist. ad Philippenses (Cette lettre, avons-nous déjà dit, est supposée) : " Gardez-vous de mépriser l'observance du carême : car c'est une imitation de ce qu'a fait notre Dieu. Observez aussi la semaine de la Passion. Jeûnez la quatrième et la sixième férie en distribuant aux pauvres le superflu de vos repas. "

14. Le concile de Mayence sous Charlemagne, c. 34 : "

On observera le jeûne des Quatre-Temps la première semaine de mars. . . ., la seconde de juin, la troisième de septembre, et la semaine de décembre qui est avant la vigile de Noël, comme cela se pratique par tradition dans l’Eglise romaine. "

15. Le même, canon 35 : " Celui qui dédaignera par orgueil d'observer avec les autres chrétiens un jeûne indiqué, sera excommunié, ainsi qu'il est ordonné par le concile de Gangres, s'il ne se met en devoir de mener une autre conduite. "

16. Le concile de Sélingstadt (Cf. LABBE, Conc., t. IX, col. 845, ad annum 1022), canon 1 : " Tous les chrétiens feront abstinence de chair et de sang quatorze jours avant la Nativité de saint Jean, à moins d'en être empêché par quelque infirmité ou par la circonstance de quelque solennité particulière à leur diocèse. Ils en useront de même avant la Nativité de Notre-Seigneur, à la vigile de l'Epiphanie, dans toutes les vigiles d'apôtres, à la vigile de l'Assomption, à celle de saint Laurent et à celle de tous les saints ; à chacune de ces vigiles ils ne feront qu'un repas, à moins d'en être dispensés par quelque infirmité ; à moins aussi de s'être engagé par quelque vœu à faire davantage encore. "

17. Le même, canon 2 : " Voici ce que nous statuons pour déterminer les époques jusqu'ici incertaines des Quatre-Temps : Si les calendes de mars tombent à la quatrième férie, le jeûne se fera cette même semaine. Si elles ne tombent qu'à la cinquième p.108 fin p.109 début ou à la sixième férie ou même le samedi, le jeûne sera renvoyé à la semaine suivante.

De même si les calendes de juin tombent avant la quatrième férie ou même ce jour-là, on fera le jeûne la semaine suivante. Si elles tombent un des trois jours qui suivent la quatrième férie, le jeûne sera renvoyé à la troisième semaine. On devra savoir aussi que si le jeûne du mois de juin tombe la veille de la Pentecôte, d'après la règle que nous venons de dire, on ne devra pas le faire ce jour-là, mais on le renverra à la semaine même de la Pentecôte ; et alors, à cause de la fête du Saint-Esprit, les diacres prendront la dalmatique, on chantera l'Alleluia et le flectamus genua ne se dira pas. Il a été de même réglé par rapport au jeûne de septembre, que si les calendes de septembre tombent à la quatrième férie ou dans les jours qui précèdent cette férie, le jeûne se fera dans la troisième semaine, et que si elles n'arrivent au contraire que l'un des trois jours suivants, le jeûne n'aura lieu qu'à la quatrième semaine. En décembre, le jeûne devra se faire le samedi qui précède immédiatement la vigile de Noël : car si cette vigile tombe le samedi même, il ne convient pas de faire un seul et même jour de la vigile et du jeûne (des Quatre-Temps). "

18. S. BERNARD, in vigiliâ S. Andreæ Apostoli

: " Nos pères ont pensé en même temps qu'ils l'ont fait voir par leur exemple, que les principales fêtes des saints devaient être précédées de jeûnes qu'on observerait avec amour. Pratique des plus utiles, et qui nous paraîtra des plus sages, si nous voulons l'étudier comme il faut. Car nous contractons tous les jours bien des souillures, tous tant que nous sommes, nous offensons Dieu en bien des choses, et il y aurait pour nous de l'imprudence à vouloir célébrer des fêtes, surtout s'il s'agit des plus solennelles, sans nous être purifiés par l'abstinence, pour nous rendre plus capables et plus dignes de participer aux joies spirituelles qu'elles doivent nous apporter. . . . . Le jeûne n'est pas seulement une préparation à la solennité qui le suivra ; il renferme de plus une grande instruction et un grave avertissement. Il aide à nous faire comprendre quelle est la véritable voie qui peut nous conduire à la fête de l'éternité.

Pourquoi en effet inaugurer les fêtes par des jeûnes, sinon parce que ce n'est que par beaucoup de tribulations que nous devrons entrer dans le royaume de Dieu ? Ce serait après tout nous montrer indignes de la joie de la fête, que de ne vouloir pas observer comme il nous est ordonné le jeûne de la vigile. Oui, si vous refusez d'affliger votre âme aujourd'hui, vous vous p.109 fin p.110 début serez avec raison jugé vous-même indigne de prendre part demain au repos et à la joie de la fête. Or tout le temps de la vie présente qui est une pénitence continuelle, est pour ainsi dire la vigile de cette grande solennité, de ce sabbat éternel que nous attendons. Et vous ne vous plaindrez pas que cette vigile soit trop longue, si vous considérez que la fête sera éternelle. "

19. BURCHARD, évêque de Wormes, Lib. XIII decretorum. Voir plus bas, article des bonnes œuvres, question IV, témoignages 38-46, les passages des Pères et les décrets de conciles qu'il cite en faveur du jeûne ecclésiastique.

21. TERTULLIEN, Lib. II ad uxorem, c. 4 : " Mais à elle (à la femme chrétienne) de savoir comment elle se conduira à l'égard de son époux (infidèle). Toujours est-il qu'il lui sera impossible de remplir ses devoirs religieux, ayant à ses côtés un esclave du démon, fidèle ministre, chargé par son maître d’arrêter la ferveur et la piété chrétienne. Faudra-t-il se rendre à l'église ; il lui donnera rendez-vous aux bains plus tôt qu’à l'ordinaire. S'agira-t-il de jeûne ; il commandera un festin pour le même jour. Aurez-vous à sortir ; jamais les serviteurs n'auront été plus occupés. Quel époux infidèle permettra à sa femme de visiter nos frères de rue en rue, et d'entrer dans les réduits les plus pauvres ? Qui souffrirait qu'elle s'arrachât la nuit de ses côtés pour assister aux assemblées de la nuit, lorsque la nécessité l'exigera ? Qui la verra d'un œil tranquille découcher à la solennité pascale ? "

22. Le même, Apologétique contre les gentils, c. 2 : " Pline-le-Jeune, gouverneur de Bithynie, après avoir condamné à mort plusieurs chrétiens, et en avoir dépouillé d'autres de leurs emplois, effrayé cependant de leur multitude, sollicita de l'empereur Trajan des instructions pour l'avenir. Il expose dans sa lettre que tout ce qu'il a découvert sur les mystères des chrétiens, outre leur entêtement à ne pas sacrifier, se borne à ceci : " Ils s'assemblent avant le jour pour chanter des hymnes en l'honneur du Christ leur Dieu, et entretenir parmi eux une exacte discipline. Ils défendent l'homicide, la fraude, l'adultère, la trahison, et généralement tous les crimes. " Trajan répondit qu'il ne fallait pas les rechercher, mais les punir quand ils seraient dénoncés. Etrange jurisprudence ! monstrueuse contradiction ! Trajan défend de rechercher les chrétiens parce qu'ils sont innocents, et il p.110 fin p.111 début ordonne de les punir comme coupables ; il épargne et il sévit, il dissimule et il condamne. Pourquoi déposes-tu contre toi-même, ô iniquité ? Si tu condamnes les chrétiens, pourquoi ne pas les rechercher ? Et si tu ne les recherches pas, pourquoi ne pas les absoudre ? "

23. Le quatrième concile œcuménique de Latran, tenu sous le pape Innocent III, canon 21 : " Tous les fidèles parvenus à l'âge de discrétion confesseront tous leurs péchés au moins une fois l'an à leur propre prêtre ; ils accompliront la pénitence qui leur sera imposée et recevront le sacrement de l'Eucharistie avec respect au moins à Pâques, si ce n'est qu'ils croient devoir s'en abstenir pendant quelque temps, pour une cause raisonnable et de l'avis de leur propre prêtre. Ceux qui ne s'acquitteront pas de ce devoir seront condamnés à être privés de leur vivant, de l’entrée de l'église, et après leur mort de la sépulture ecclésiastique ; et ce statut sera publié fréquemment dans les églises afin que personne n'en prétende cause d'ignorance. Que si quelqu'un veut pour une juste cause confesser ses péchés à un prêtre étranger, il devra en demander auparavant et en obtenir la permission de son propre prêtre, puisque autrement cet étranger ne pourrait ni le lier ni le délier. "

24. Le concile de Trente, session XIV, canon 8 : " Si quelqu'un dit que la confession de tous les péchés, telle que l’Eglise la pratique, est impossible, et n'est qu'une tradition humaine que doivent abolir les chrétiens pieux ; ou que tous et chacun des fidèles des deux sexes ne sont pas obligés de s'y soumettre une fois chaque année conformément à la constitution du grand concile de Latran, et qu'il faut en conséquence dissuader les fidèles de se confesser en carême, qu'il soit anathème. "

25. Le grand concile de Latran, canon 21, témoigne en faveur de la communion pascale comme de la confession annuelle. Voir plus haut, témoignage 23.

26. Le concile de Trente, session XIII, canon 9 : " Si quelqu'un nie que tous et chacun des fidèles chrétiens de l'un et de l'autre sexe soient tenus, une fois qu'ils ont atteint l'âge de discrétion, de communier tous les ans, au moins à Pâques, selon le commandement de la sainte Eglise leur mère qu'il soit anathème. p.111 fin p.112 début

Question XV

Quels sont les avantages que procure l’observation de ces divers commandements ? Ces commandements, et autres semblables de l’Eglise, qui ont en leur faveur l'autorité de tant de siècles, le consentement unanime et la pratique universelle des âmes pieuses, et que la raison ne justifie pas moins qu'ils ne répondent aux besoins de la piété sont de nature à produire les plus utiles résultats. Leur observation en effet est un exercice salutaire des vertus chrétiennes, et en particulier de la foi, de l'humilité et de l'obéissance ; elle sert au maintien de la discipline, à l'union qui doit exister parmi le peuple chrétien ; elle est un symbole qui représente au vif la religion, et elle fournit une preuve et un témoignage de notre piété qui pique d'émulation les âmes ferventes, et fait naître des remords dans celles qui sont perverties. En un mot, ces commandements nous sont un puissant secours pour mettre en pratique ce précepte de l’Apôtre, que tout se fasse parmi nous dans la bienséance et avec ordre : Omnia autem honestè et secundùm ordinem fiant.

TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

1. Philippiens, IV, 8 : " Enfin, mes frères, que tout ce qui est véritable et sincère, tout ce qui est honnête, tout ce qui est juste, tout ce qui est saint, tout ce qui peut vous rendre aimables, tout ce qui est d'édification et de bonne odeur, tout ce qui est vertueux, et tout ce qui est louable dans le règlement des mœurs soit l'entretien de vos pensées. "

2. I Corinthiens, XIV, 26-34-40 : " Lorsque vous vous assemblez l'un est inspiré de Dieu pour composer un cantique, l'autre pour instruire, un autre pour révéler les secrets de Dieu, p.112 fin p.113 début un autre pour parler une langue inconnue, un autre pour l’interpréter. Que tout se fasse pour l'édification. - S'il y en a qui aient le don des langues, qu'ils ne parlent que deux ou trois au plus, et l'un après l'autre, et qu'il y ait quelqu'un qui interprète ce qu'ils auront dit. - S'il n'y a point d'interprètes, que celui qui a ce don de parler les langues inconnues se taise dans l'Eglise, et qu'il ne parle qu'à soi-même et à Dieu. - Pour ce qui est aussi des prophètes qu'il n'y en ait pas plus de deux ou trois qui parlent, et que les autres en jugent. - Que s'il se fait une révélation à un autre de ceux qui assistent, que le premier se taise. - Car vous pouvez tous prophétiser l'un après l'autre, afin que tous apprennent, et que tous soient consolés. - Et les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes. - Car Dieu n'est pas un Dieu de trouble et de confusion, mais un Dieu de paix, et c'est ce que j'enseigne dans toutes les églises des saints. - Que les femmes se taisent dans les églises. - Que tout se fasse dans la bienséance et avec ordre. "

3. MATTHIEU, V, 16 : " Que votre lumière luise devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans le ciel. "

5. Philippiens, II, 3-4, 14-15 : " Ne faites rien par un esprit de contention ou de vaine gloire ; mais que chacun, par humilité, croie les autres au-dessus de soi. - Que chacun ait égard, non à ses propres intérêts mais à ceux des autres. - Faites toutes choses sans murmure et sans contestation, - afin que vous soyez exempts de tout reproche, purs de tout crime, et que vous vous conduisiez en tout comme de vrais enfants de Dieu au milieu d'une nation dépravée et corrompue parmi laquelle vous brillez comme des astres dans le monde. "

Question XVI

En quelles occasions avons-nous besoin de l’autorité de l’Eglise ?

Nous avons besoin de l'autorité de l'Eglise : premièrement, pour discerner avec certitude les Ecritures canoniques d'avec celles qui seraient supposées. Ce qui a fait dire à saint Jérôme : " Nous recevons l'Ancien et le Nouveau-Testament dans le nombre de livres qu'admet par tradition la sainte Eglise catholique ; " et p.113 fin p.114 début à saint Augustin : " Je ne croirais pas à l'Evangile, si je n'avais pas pour y croire l'autorité de l'Eglise catholique. "

En second lieu, pour nous assurer du vrai sens de l'Ecriture et de sa légitime interprétation, puisque autrement nous pourrions douter et disputer sans fin sur chaque texte. Tous les hérétiques en effet, comme l'a écrit saint Augustin, s'ingénient à trouver dans les saintes Ecritures quelque appui à leurs opinions fausses et séduisantes. Or, nous dit saint Jérôme à son tour, " il ne s'agit pas de lire l'Ecriture, mais il s'agit de la comprendre. "

Troisièmement, afin que dans les graves questions et les controverses qui peuvent s'élever sur la foi, il y ait un juge dont l'autorité puisse être invoquée. Car si, d'un coté, rien n'est plus vrai que ce qu'enseigne saint Epiphane dans son ouvrage contre les hérésies, qu'il est impossible de trouver tout dans les Ecritures, rien n'est plus juste, de l'autre, que ce qu'affirme saint Augustin, que dans les questions douteuses l'autorité de l’Eglise catholique est d'un très-grand poids pour fixer la croyance et produire la certitude. Jésus-Christ lui-même en a fait la promesse : l'Esprit-Saint ne peut manquer d'être toujours avec l'Eglise pour lui enseigner toute vérité.

De plus, cette autorité est encore nécessaire pour porter des canons, maintenir la discipline et appliquer la loi suivant les personnes, les temps et les lieux. Car Dieu n'a pas donné cette puissance à l’Eglise pour opérer la destruction, mais au contraire pour l'édification de tous.

Enfin, cette autorité est nécessaire pour faire sentir aux plus opiniâtres le pouvoir coercitif établi par Jésus-Christ, et déployé par saint Paul, en les frappant d'excommunications et d'autres peines qui aient pour effet de les corriger ou du moins de les réprimer. De là ce qu'a dit saint Augustin, que " ceux qui sont chargés du gouvernement de l'Eglise ont un pouvoir de répression à exercer contre les méchants autant que le permet le bien de la paix. "

Il est donc incontestable que dans toutes ces circonstances, sans parler de plusieurs autres, l'autorité de l'Eglise est non-seulement utile, mais même nécessaire, en sorte que sans elle la société chrétienne ne serait plus qu'une Babylone. Par conséquent, de même que nous croyons fermement à l’Ecriture et que nous lui attribuons une souveraine autorité à cause du témoignage de l'Esprit de Dieu qui nous parle en elle, ainsi nous devons à l’Eglise une foi entière un respect sans bornes, une obéissance sans p.114 fin p.115 début réserve, parce que c'est ce même Esprit qu'elle a reçu de Jésus-Christ son chef et son époux, qui la dirige et la préserve d’erreur, qui la rend en un mot, comme l'appelle l'Apôtre, la colonne et la base de la vérité.

TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

1. Galates, II, 1-2 : " Quatorze ans après, j'allai de nouveau à Jérusalem avec Barnabé, et je pris aussi Tite avec moi. - Or, j'y allai suivant une révélation et j'exposai aux fidèles et en particulier à ceux qui paraissaient les plus considérables, l'Evangile que je prêche parmi les gentils, afin de ne pas perdre le fruit de ce que j'avais déjà fait ou de ce que je devais faire dans le cours de mon ministère. "

2. ISAIE, LIX, 21 : " Voici l'alliance que je ferai avec eux, dit le Seigneur : mon esprit qui est en vous, et mes paroles que j'ai mises en votre bouche ne sortiront point de votre bouche, ni de la bouche de vos enfants, ni de la bouche des enfants de vos p.115 fin p.116 début enfants, depuis le temps présent jusque dans l’éternité, dit le Seigneur. "

3. Deutéronome, XVII, 8-13 : " Lorsqu'il se trouvera une affaire embrouillée, etc. " Voir ce passage rapporté plus haut, question XI, témoignage de l'Ecriture, n 9, page 63.

6. II Corinthiens, X, 8 : " Car quand je me glorifierais un peu davantage de la puissance que le Seigneur m'a donnée pour votre édification et non pour votre destruction, etc. "

7. Ibidem, XIII, 10 : " Je vous écris ceci étant absent, afin de n'avoir pas lieu, lorsque je serai présent d’user avec sévérité de la puissance que le Seigneur m'a donné pour édifier et non pour détruire. "

8. MATTHIEU, XVIII, 15, 17, 18 : " Si votre frère a péché contre vous, etc. - S'il n'écoute pas l’Eglise, regardez-le comme un païen et un publicain. - Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel ; et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. "

9. I Corinthiens, V, 5-6 : " Pour moi, étant à la vérité absent de corps, mais présent en esprit, j'ai déjà prononcé ce jugement, comme si j'étais présent. - C'est que dans votre assemblée où je me trouverai en esprit avec vous au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, celui qui est coupable de ce crime soit, par la puissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, - livré à Satan pour être puni dans son corps, afin que son âme soit sauvée au jour de Notre-Seigneur Jésus-Christ.-Vous n'avez donc point sujet de tant vous glorifier. Ne savez-vous pas qu'un peu de levain aigrit toute la pâte ? "

10. I Timothée, I, 19-20 : " Conservant la foi et la bonne conscience, laquelle quelques-uns ont renoncé faisant ainsi naufrage dans la foi. - De ce nombre sont Hyménée et Alexandre que j'ai livrés à Satan, afin qu'ils apprennent à ne plus blasphémer. "

11. II PIERRE, I, 19-21 : " Mais nous avons les oracles des prophètes dont la certitude est encore mieux établie, sur lesquels vous faites bien d'arrêter les yeux, comme sur un flambeau qui luit dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour commence à paraître, et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs ; - étant persuadés avant toutes choses que nulle prophétie de l’Ecriture ne s'explique par une interprétation particulière. - Car ce p.116 fin p.117 début n'a point été par la volonté des hommes que les prophéties nous ont été anciennement apportées, mais ç'a été par le mouvement du Saint-Esprit que les hommes suscités de Dieu ont parlé. "

12. II Timothée, III, 16-17 : " Toute Ecriture qui est inspirée de Dieu est utile pour instruire, pour reprendre, pour corriger et pour former à la pratique de la justice ; - afin que l'homme de Dieu soit parfait, et disposé à toutes sortes de bonnes œuvres. "

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