Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 79)
3. De la primauté de Pierre, p.32-38.
Pouvoir de Pierre, p.32 : S. HILAIRE. - Pourquoi ce nom de Pierre - p.502 fin p.503 début Sens de la promesse qui lui avait été faite de devenir le fondement de l’Eglise - Un seul est choisi sur les douze, pour que toute occasion soit enlevée au schisme, p.32-33 : S. JEROME. - L’Eglise bâtie sur cet apôtre comme sur une pierre très solide, p.33 : S. CYRILLE d'Alexandrie. - Pierre est le premier des apôtres - Il représentait l'Eglise tout entière, qui ne saurait être renversée, parce qu'elle est fondée sur la pierre, p.33 : S. AUGUSTIN. - Pierre, chef de tous les apôtres - A lui seul ont été données les clefs de tous les cieux, p.34 : ORIGENE. - Pierre donné pour fondement à l’Eglise - Il n'est la pierre fondamentale que par participation, p.34 : S. BASILE. - Il était comme la bouche et le coryphée des autres apôtres - Le soin de tout l'univers lui a été confié - Il est pour l’Eglise un fondement plus solide que les pierres les plus dures et capable de résister à l'univers entier - Il est la colonne la plus glorieuse du nouveau peuple de Dieu, le pilote spirituel qui conduit l'Eglise à travers les dangers de la mer de ce monde, p.35-36 : S. CHRYSOSTOME. - Pierre l'oracle de tous les apôtres et de tous les docteurs - Pouvoir de Jésus-Christ communiqué à Pierre par participation - Il a été plus spécialement chargé du soin de paître les brebis du Christ - Lui refuser la primauté, c'est se précipiter soi-même dans l'enfer, p.37 : S.
LEON. - Ce qui attachait saint Augustin à l'Eglise catholique - A quelle Eglise on doit principalement s'attacher - Ne pas reconnaître l'autorité suprême de l’Eglise romaine, c'est ou une extrême impiété, ou un téméraire orgueil - Son autorité fondée sur la suite de ses évêques, p.37-38 : S. AUGUSTIN.
4. De l’Eglise romaine, p.38-52.
Vénération de saint Jérôme pour l'Eglise romaine - Nécessité d'être en communion avec cette Eglise - De consulter dans les doutes la chaire de Pierre - Dans cette Eglise seule se trouve intact l'héritage de nos pères - Quiconque mange l’agneau hors de celte maison est un profane, p.38-39 : S. JEROME. - C'est dans l’Eglise romaine qu'a toujours résidé la principauté de la chaire apostolique - Autorité du siège apostolique pour anathématiser les hérésies, p.40-41 : S. AUGUSTIN. - L’évêque de Rome est chargé du soin de toutes les églises - L'antique règle est de consulter Rome dans les questions douteuses - A Pierre, ou à son successeur, appartient le droit de porter une décision qui serve en commun à toutes les Eglises, p.40 : S. INNOCENT I. - Le schisme et l'hérésie n'ont pas de source plus commune que l'oubli de cette vérité, qu'il n'y a dans l’Eglise qu'un pasteur - C'est du siège de Pierre qu'émane l'unité sacerdotale, p.41-42 : S. CYPRIEN. - Le salut de l'Eglise dépend de l'autorité que l'on accorde au souverain pontife, p.42 : S. JEROME. - Parmi les apôtres eux-mêmes il y avait différence d'autorité - C'est sur ce modèle qu'a été établie la distinction contre les évêques - Le gouvernement de l’Eglise universelle concentré dans le siège de Pierre, p.42 : S. LEON. - L'Eglise de Rome modèle des autres Eglises - Communion de tous les évêques catholiques avec l’Eglise romaine, p.43 : S. AMBROISE. - Autorité de l'Eglise de Rome, p.43 : TERTULLIEN. - L’Eglise catholique est sortie de celle de Rome comme de sa racine - L'évêque de Rome évêque de l’Eglise catholique -Unité de l'épiscopat, p.43 : S. CYPRIEN. - La règle de l'Eglise, c'est que les causes des évêques soient déférées au siège de Rome, p.44 : THEODORET et S. BERNARD. - Le pape appelé archevêque universel - Ses légats président dans les conciles comme ses représentants - Il est la p.503 fin p.504 début pierre et la base de l'Eglise catholique - C'est à lui à confirmer les conciles même œcuméniques, p.44-45 : le concile de CHALCEDOINE. Question X. Quelle est la dignité et l'autorité de l’Eglise, p.52-60. Les Ecritures elles-mêmes nous obligent de déférer à la pratique de toute l’Eglise - Rejeter les sentiments que rejette l’Eglise catholique - Les hérétiques poussent à la division - L’Eglise affermie pour jamais, p.57-58 : S. AUGUSTIN. - Quels sont les ennemis de l’Eglise, p.58 : S. AVITE. - Les Ecritures citées à tort et à travers par les hérétiques - Ne pas sortir des limites de l'ancienne tradition telle que l'Eglise la suit - Explication allégorique de ces mots : Le Christ est ici ou là, comme un éclair qui part de l'orient, etc., p.59-60 : ORIGENE. Question XI. Quels sont ceux dont l'Esprit-Saint se sert dans l'Eglise pour nous enseigner la vérité, p.60-88. 1er. Ce sont les évêques, et principalement les souverains pontifes, p.64-65. Les évêques remplacent pour nous les apôtres, p.64 : S. AUGUSTIN. - Utilité des conciles : CANONS DES APOTRES et concile de NICEE.
2. Les laïques ne sont pas jugés en matières ecclésiastiques, p.65-66.
C'est aux chefs du sacerdoce catholique à décider les questions ecclésiastiques, p.65 : THEODOSE le Jeune.
- Un laïque, quelque piété qu'il ait, ne cesse pas d'être brebis - Un évêque, quelque dénué qu'il soit de toutes sortes de vertus, ne perd ni sa qualité de pasteur, ni les privilèges sa dignité, p.65-66 : BASILE le Macédonien.
- Il est faux qu'on ne puisse tenir de concile sans que le prince soit présent, p.66 : le huitième concile général.
- Saint Paul ne s'associait pas ses amis de la maison de César dans les jugements qu'il portait - Un prince qui se constitue le juge des évêques prend la ressemblance de l’Antechrist, p.67 : S. ATHANASE. - Constantin reçut la sentence du concile de Nicée comme venue de Dieu même, p.67 : RUFFIN. - Dignité des évêques - Le schisme et l’hérésie n'ont pas de source plus commune que le refus d'obéir à l'évêque - L’intervention divine n'est pas étrangère à l'élection épiscopale - L'ennemi de Jésus-Christ ne s'acharne contre le pilote que pour mieux consommer le naufrage de l'Eglise - Il n'y a de salut pour personne que dans l'Eglise, p.68-70 : S. CYPRIEN. - Saint Grégoire-le-Grand mettait les quatre premiers conciles généraux sur le même pied que les quatre Evangiles, et il portait le même respect au cinquième, c'est-à-dire au dernier tenu jusqu'à lui - On doit se séparer de tous ceux dont se séparent les conciles généraux, et révérer tous ceux qu'ils révèrent, p.70 : S. GREGOIRE. - De saints moines déterminés à combattre jusqu'au sang pour la défense des conciles généraux, p.71 : NICEPHORE CALLISTE. - Autorité des décrets des anciens conciles et des lettres synodiques des papes, p.71 : le troisième concile de TOLEDE. - Ce que les souverains pontifes ont écrit pour les besoins de l'Eglise doit être reçu avec respect et pris pour règle par tout le monde, p.71-72 : S. NICOLAS I, S. LEON-LE-GRAND et S GELASE. - Les jugements du Saint-Siège sont sans appel, tandis qu'on peut appeler à lui de toutes les parties de l'univers, p.72 : BONIFACE I et GELASE I. - La forme de discipline établie par saint Pierre a fait loi ensuite dans toute l’Eglise - L'Eglise n'avait rien à recevoir du premier concile de Nicée - Ses privilèges ne peuvent recevoir aucune atteinte, p.73 : NICOLAS I. - Décisions de conciles réformées par les papes dans les causes de saint Athanase, de saint p.504 fin p.505 début Chrysostôme et de Flavien, p.74 : GELASE
I. - Recours de saint Jérôme au Saint-Siège dans ses doutes, p.74. -Le concile de Chalcédoine demande au pape saint Léon la confirmation de ses décrets, p.75. - L’Eglise romaine n'a jamais déviée par aucune erreur, de la voie de la vérité - Sa doctrine fait le tourment des hérétiques - L'évêque de Rome a pour mission de confirmer ses frères dans la foi - L'objet constant de la sollicitude du siège apostolique a été de conserver la foi inaltérable - La vraie foi ne sait point varier avec les temps, p.75-76 : S. AGATHON. - Autorité salutaire des conciles, p.77 : S. AUGUSTIN. - Deux moyens de discerner la vraie doctrine - Tous n'expliquent pas l'Ecriture dans le même sens - Suivre ce qui a été cru en tous lieux, en tout temps et par tous les fidèles - Un catholique doit préférer le corps entier de l’Eglise à un membre isolé - Il n'y a de vraiment catholiques que ceux qui aiment l'Eglise -Profanes nouveautés de paroles, combien elles doivent être évitées - Le propre des catholiques, c'est de conserver religieusement le dépôt qui leur a été confié par leurs pères - Il faut expliquer l'Ecriture selon les traditions de l’Eglise universelle - Autorité des Pères quand ils sont unanimes, p.77-82 : VINCENT de Lérins. - Elle ne saurait être suspectée de partialité - Ils n'ont enseignés que ce qu'ils avaient eux-mêmes appris, p.84-85 : S. AUGUSTIN. - Autorité de saint Cyprien, p.85-86 : S. PACIEN.
5. Stabilité des décrets des conciles généraux, p.86-88. Continuer ses recherches après que la vérité a été trouvée, c'est vouloir aboutir au mensonge, p.86 : EDIT de Valentinien III et de Marcien. -Tout ce qui a été décidé une fois doit rester ferme et invariablement déterminé, p.87-88 : S. GELASE I et S. LEON-LE-GRAND. - Présomption de discuter ce qui a été déjà défini, p.88 : S. LEON. Question XII. Quel but s'est proposé la divine Providence, en voulant qu'il y ait dans l'Eglise des pasteurs et des docteurs, p.88-100. Dignité des prêtres - Leur pouvoir surpasse celui des rois - Ne blâmer jamais le sacerdoce, mais seulement l'homme qui en abuse, p.95-97 : S. CHRYSOSTOME. - Personne dans l'Eglise n'est au-dessus de l'évêque, p.97-98 : S. IGNACE. - Aucune comparaison ne peut égaler l'élévation de la dignité épiscopale, p.98-99 : S. AMBROISE. - Un homme honoré du sacerdoce doit appartenir exclusivement à l’autel, p.99 : S. CYPRIEN. Question XIII. Comment pourrons-nous obtenir ces précieux avantages, p.100-103. Il n'importe pas que ce soit par lui-même ou par ses ministres que Dieu fasse connaître aux hommes ses volontés - Nous devons écouter celui qui nous tient la place de Dieu comme Dieu lui-même, en tout ce qui n'est pas ouvertement contraire à la volonté de Dieu, p.102 : S. BERNARD. - Ne pas oublier la loi de notre mère, qui est l'Eglise, p.103 : S. EPIPHANE. Question XIV. Quels sont les commandements de l'Eglise, p.103-112. 1er. Sur la célébration des fêtes, p.104-106. Fêtes ecclésiastiques - Obligation d'observer les jeûnes, p.104 : le premier concile de LYON. - Observer le jour du dimanche, p.104-105 : le deuxième concile de MACON. - Enumération des fêtes, p.105 : le concile de MAYENCE. - Ce qu'il faut faire ou omettre les jours de dimanche, p.106 : le concile de TRIBUR.
2. Sur l'obligation d'assister à la messe, p.106-107. Ne pas sortir de la messe avant qu'un ait reçu la bénédiction de l'évêque, s’il est présent, p.107 : le premier concile d’ORLEANS. p.505 fin p.506 début
3. Sur le jeûne ecclésiastique, p.107-111.
Antiquité du jeûne quadragésimal et celui de la quatrième et de la sixième férie, p.107 : CANON DES APOTRES. - Jeûnes des quatre-temps, p.108 : le concile de MAYENCE. - Excommunication contre ceux qui dédaignent d’observer les jeûnes, p.108 : conciles de GANGRES et de MAYENCE. - Usage de faire abstinence quatorze jours avant la nativité de saint Jean - Jeûnes des vigiles - Epoques pour les jeûnes des quatre-temps, p.108 : concile de SELINGTADT. - Pourquoi on se prépare aux fêtes par le jeûne, p.109 : S. BERNARD. - Stations et jeûnes, p.110 : TERTULLIEN.
4. Sur la confession et la communion pascale, p.111.
Peines prononcées contre ceux qui ne s’acquittaient pas de ce double devoir - Demander à son propre prêtre la permission de se confesser à un autre - se confesser au moins une fois l’année, p.111 : Concile de LATRAN et de TRENTE.
Question XV. Quels sont les avantages que procure l’observation de ces divers commandements, p.112-113.
Question XVI. En quel cas avons-nous besoin de l’autorité de l’Eglise, p.113-131.
On ne doit pas admettre d’autres Ecritures que celle que reçoit l’autorité de l’Eglise, p.117 : Premier concile de TOLEDE. - L’Ecriture n’a pas d’autre autorité que celle que lui reconnaissent les Eglises de Jésus-Christ, p.117-119 : S.
AUGUSTIN. - Livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament, p.119-120 : Troisième concile de CARTHAGE. - Nous devons recevoir les vérités de tradition comme celles que contiennent les livres saints, p.120-121 : Concile de TRENTE. - Saint Augustin ne croirait pas à l’Evangile, s’il n’avait pour le porter à y croire l’autorité de l’Eglise catholique, p.121-122 : Consulter l’Eglise dans ses doutes, p.122-123 : S. AUGUSTIN. - C’est à l’Eglise à juger du vrai sens des Ecritures, p.123 : Concile de TRENTE. - Les hérétiques citent les Ecritures sans en avoir l’intelligence, p.124 : S. HILAIRE. - Affectation ordinaire aux hérétiques de citer les Ecritures - Ils se couvrent des paroles des prophètes et des apôtres comme le loup de la peau de la brebis - ils s’en servent pour se transformer en apôtres - Ils imitent le démon qui citait aussi les Ecritures à Jésus-Christ pour le tenter - Comment le démon nous dit encore aujourd’hui de nous jeter en bas, p.124-126 : VINCENT de Lérins. - Il s’agit bien moins de savoir lire l’Ecriture, que la comprendre - L’Evangile consiste non dans les mots, mais dans les pensées, p.126-127 : S JEROME. - Tout ne se trouve pas dans l’Ecriture, p.127 : S. EPIPHANE. - Nous devons affirmer avec confiance ce que nous voyons confirmé par le consentement de l’Eglise universelle, p.128 : S. AUGUSTIN. - Célébrer les conciles deux fois chaque année, p.128 : Canon des apôtres. - La sentence portée par les hommes est confirmée par la sentence divine, p.129 : S. JEROME. - Ceux à qui est confié le gouvernement de l’Eglise ont le droit de réprimer et de punir autant que le permet le bien de la paix - La rigueur des peines mise en perspective pour imprimer la crainte - Il peut y avoir des raisons de dissimuler et de tolérer les méchants dans l’Eglise, comme de les réprimer et de les punir - Soumettre à l’anathème les pécheurs qui l’ont mérité, pourvu que cela puisse se faire sans danger de schisme, p.129-130 : S. AUGUSTIN. - Les évêques tiennent dans l’Eglise la place des apôtres - soit que le pasteur lie justement, soit qu’il lie à p.506 fin p.507 début tort, le troupeau doit toujours redouter la sentence de son pasteur, p.131 : S. GREGOIRE. - Le lien mis entre les mains des prêtres s'étend à l’âme et produit ses effets jusque dans le ciel, p.131 : S. CHRYSOSTOME.
Question XVII. Quel usage y a-t-il à faire et quel fruit à tirer de toute cette doctrine sur les sacrements de l'Eglise, p.132-136.
On ne trouve pas écrit tout ce qui a été fait, p.136 : S. AUGUSTIN. - Le caractère général des hérésiarques est d'aimer la nouveauté, p.136 : S. VINCENT de Lérins.
Question XVIII. Comment peut se résumer toute la doctrine développée jusqu'ici, p.137-140.
Question XIX. La doctrine chrétienne ne comprend-elle pas quelque autre objet, p.140-141.
On ne saurait sans les sacrements entrer dans la véritable vie - Les hommes ne peuvent se réunir en corps de religion, sans prendre pour points de ralliement certains sacrements ou signes sensibles - Les sacrements de la nouvelle loi sont moins nombreux, mais plus salutaires que ceux de l'ancienne, p.140-141 : S. AUGUSTIN.
Chapitre IV. Des sacrements, p.141.
Question I. Pourquoi les chrétiens ont-ils besoin d'être instruits sur les sacrements, p.141-142.
Question II. Qu'est-ce que le culte divin, et combien en distingue-t-on d'espèces, p.142-147.
Le culte divin est une servitude vouée à Dieu - La piété est la sagesse qui convient à l’homme - Le culte intérieur consiste dans la pratique de la foi, de l’espérance et de la charité -Les sacrements d'aujourd'hui procurent le salut, au lieu que les autres se bornaient à promettre le Sauveur - Les sacrements sont d'une merveilleuse vertu, et on ne peut les mépriser sans sacrilège - Ils ont pour auteur Notre-Seigneur lui-même, et ils nous viennent de tradition apostolique - Sans la grâce de l'Esprit-Saint, les sacrements n'auraient aucune efficacité - Le mépris qu'on ferait de ces signes visibles mettrait un obstacle invincible à la sanctification intérieure, p.144-146 : S. AUGUSTIN. - Vertu des sacrements, p.146-147 : TERTULLIEN. - Tandis que l'homme consacre au dehors, l'Esprit-Saint sanctifie au dedans, p.147 : S. GREGOIRE. - Comme notre âme est unie à son corps, Dieu nous donne les biens spirituels sous des enveloppes sensibles, p.147 : S. CHRYSOSTOME.
Question III. Qu'est-ce qu'un sacrement, p.147-153.
Chaque grâce particulière a son signe particulier, p.150 : S. BERNARD. - Les sacrements sont des signes sacrés, p.150 : S. AUGUSTIN. - Jésus-Christ est l'auteur des sacrements, p.150 : S. AMBROISE. - Les sacrements contiennent et confèrent la grâce, p.150-151 : Les conciles de FLORENCE et de TRENTE. - Ils ont quelque ressemblance avec les choses dont ils sont les sacrements - Ils causent par eux-mêmes le salut - Les actions sacramentelles sont transitoires, mais leur vertu est permanente. - Le baptême de Jésus-Christ est toujours saint, quand bien même il serait administré par des adultères et conféré à des adultères, comme la lumière du soleil ne contracte aucune souillure de la fange sur laquelle elle se porte, p.151-152 : S. AUGUSTIN. - Effets des sacrements : p.152-153 : Le concile de FLORENCE. Question IV. De quelles parties se compose chaque sacrement, p.153-154.
p.507 fin p.508 début Chaque sacrement requiert un élément qui en soit la matière, des paroles qui en soient la forme, et la personne du ministre qui le confère avec l'intention de faire ce que fait l'Eglise, p.153 : Le concile de FLORENCE. Que la parole s'adjoigne au sacrement, et dès-lors le sacrement existe, p.154 : S.
AUGUSTIN. - Tous les chrétiens n'ont pas le pouvoir d'administrer les sacrements - L'intention de faire ce que fait l’Eglise est requise dans les ministres des sacrements, p.154 : le concile de TRENTE. Question V. Combien y a-t-il de sacrements, p.154-157.
Il y en a sept, p.156 : Les conciles de FLORENCE et de TRENTE.
Question VI. Dans quel but les sacrements ont-ils été institués, p.157-160.
Les hommes ne peuvent obtenir sans les sacrements la grâce de la justification, p.158 : Le concile de TRENTE. - Les sacrements peuvent beaucoup par eux-mêmes, p.159 : S. AUGUSTIN. - Ce sont des signes qui indiquent que nous sommes à Dieu, p.160 : S. BASILE.
Question VII. Que devons-nous croire au sujet des ministres des sacrements, p.160-166.
La condition du ministre ne fait rien à la vertu du sacrement - L'image de l’empereur est également gravée, n'importe que ce soit sur un anneau d'or ou sur un anneau de fer, p.165 : S. GREGOIRE de Nazianze. - Le baptême de Jésus-Christ conféré par Judas avait plus de vertu que le baptême de Jean, p.165 : S. AUGUSTIN.
Question VIII. Que faut-il penser des cérémonies, et en particulier de celles qui accompagnent l'administration solennelle des sacrements, p.166-184.
1er. De l’uniformité des cérémonies en général, p.169-170.
Accord nécessaire entre les Eglises, p.169-170 : S. LEON, S. INNOCENT I et le quatrième concile de TOLEDE. - Obligation d'observer les cérémonies reçues et approuvées dans l’Eglise catholique, p.170 : Le concile de TRENTE.
2. Des cérémonies du baptême, p.171-184.
Choix d'un parrain - Interrogations adressées au postulant - Catéchisme - Imposition des mains - Signe de la croix - Enregistrement du nom du postulant et de celui de son parrain - Le postulant tourné d’abord à l'occident - Exorcismes et abjuration - Puis il se tourne à l'orient -Profession de foi - Imposition des mains. - Onctions en forme de croix - Bénédiction des fonts baptismaux - Proclamation du nom du catéchumène et de celui de son parrain - Triple immersion - Robe blanche - Onction du saint-chrême - Communion, p.171-173 : S. Denis l’Aréopagite.- Abjuration - Triple immersion, p.173 : TERTULLIEN et ORIGENE. - Sanctification de l'eau - Profession de foi - Onctions, p.173-174 : S. CYPRIEN. - Consécration de l’eau et de l’huile - Onctions - Triple immersion- Abjuration, p.174 : S. BASILE. - Exorcismes, p.174 : S. CHRYSOSTOME. - Le catéchumène tourné vers l'occident, puis vers l'orient - Profession de foi - Onctions - Exorcismes - Insufflations - Triple immersion - Onction du chrême après le baptême - Transsubstantiation - Onction du front, des oreilles, des narines, de la poitrine - Robe blanche, p.174-176. - Catéchisme - Abjuration - Profession de foi - Insufflations - Signes de croix - Sel bénit - Exorcismes - Salive portée aux narines et aux oreilles - Onction sur la poitrine et entre les épaules - Consécration de l’eau - Triple immersion au nom de la sainte Trinité - p.508 fin p.509 début Onction du saint chrême sur la tête, p.176-178 : RABAN. - Exorcismes - Abjurations - Sel bénit, p.179 :
S. ISIDORE. - Attouchement des oreilles et des narines - Onctions - Abjurations - Bénédiction des fonts - Exorcismes - Forme du baptême - Profession de foi - Paroles qui accompagnent l'onction faite à la suite du baptême - Lavement des pieds - Pourquoi se tourner vers l'orient - Vêtements blancs - Confirmation - Communion, p.179-181 : S. AMBROISE. - Pourquoi les exorcismes et les insufflations, p.181-182 : S. AUGUSTIN. - Certaines choses que tous doivent observer, quoique tous n'en pénètrent pas la raison, p.182 : ORIGENE. - Il nous faut des figures matérielles pour nous élever mieux aux choses intelligibles, p.183 : S. DENIS l’Aréopagite.
- Il vaut mieux être esclave de signes incompris, que de tomber dans les filets de l'erreur en les interprétant à contre-sens, p.183-184 : S. AUGUSTIN.
Article I. Du sacrement de baptême, p.184-231.
Question I. Qu'est-ce que le baptême, et quelle en est la nécessité, p.184-200.
La justification de l'impie ne peut se faire sans le sacrement de la régénération ou le désir de le recevoir - Ce sacrement est nécessaire au salut, p.186 : le concile de TRENTE. - Nécessité du baptême, p.186 : Saint AUGUSTIN. - Nécessité de baptiser les enfants à cause du péché originel, p.188 : le concile de MILEVE. - Le baptême des enfants est de tradition apostolique - Importance des fonctions du parrain, p.188-189 : S. DENIS l’Aréopagite. - L’âge disparaît devant Dieu. - Péché originel dans les enfants, p.189-190 : S. CYPRIEN. - Les enfants doivent être baptisés à cause du péché originel, p.190-191 : S. CHRYSOSTOME et le concile de TRENTE. - Les enfants ne sauraient être vivifiés en Jésus-Christ que par le baptême - Les enfants prévenus par la mort avant d'être baptisés ne peuvent pas recevoir le pardon du péché originel, p.191-192 : S. AUGUSTIN. - Les hérétiques nous tournent en dérision parce que nous baptisons les enfants - L'Eglise, qui est leur mère, leur prête sa foi - Les hérétiques envient aux enfants le Sauveur qui s’est fait enfant pour eux, p.192-194 : S. BERNARD. - Les enfants sont délivrés par le baptême de la puissance des ténèbres - Les exorcismes et les abjurations sont une vérité même pratiqués sur les enfants - Ils périraient éternellement s'ils ne recevaient une nouvelle naissance - Les enfants baptisés doivent être placés parmi les croyants - Ayant péché par un autre qu’eux-mêmes, ils croient aussi par un autre qu'eux-mêmes - Autorité de l’Eglise - Les enfants mêmes des fidèles seraient perdus si on ne les baptisait, p.194-196 : S. AUGUSTIN. - Nous ne reconnaissons qu'un baptême, p.196 : S. BASILE. - Le déluge figure du baptême, p.196 : S. AVITE. - Nous confessons un seul baptême - Réitérer le baptême, c'est crucifier de nouveau Jésus-Christ, p.197 : S. DAMASCENE. - Les rebaptisations défendues, p.197 : le premier concile de CARTHAGE et celui de VIENNE. - Caractère des sacrements de baptême, de confirmation et d'ordre - Les enfants baptisés doivent être mis au rang des fidèles, p.197-198 : le concile de TRENTE. - On ne peut pas plus recommencer le baptême qu'un enfant ne peut rentrer dans le sein de sa mère - Les puissances chrétiennes doivent prendre des mesures contre ceux qui tuent les âmes, p.198 : S. AUGUSTIN. - Réitérer le baptême, ce serait le profaner, p.199 : BEDE, S. AUGUSTIN et S. LEON. - Peines contre les rebaptisants, p.200 : JUSTINIEN.
p.509 fin p.510 début Question II. Qu’y a-t-il à observer en particulier sur ce sacrement, p.200-206.
L’eau matière du baptême, p.201-202 : Le concile de TRENTE et S. CHRYSOSTME. - Forme du baptême chez les Latins et chez les Grecs, p.202 : le quatrième concile de LATRAN et celui de FLORENCE. - Sans ces paroles précises, il ne saurait y avoir de sacrement de baptême, p.202 : S. AUGUSTIN. - Le baptême n’est pas parfait, s’il est donné au nom de deux des trois personnes divines sans mention de la troisième, p.203 : DIDYME d’Alexandrie. - Un laïque et même quelqu’un qui ne serait pas chrétien peut baptiser en cas de nécessité - Ceux-là sont véritablement baptisés qui, de bonne foi et avec une certaine croyance en Jésus-Christ, ont reçu le baptême conféré avec les paroles marquées dans l’Evangile, quelqu’en ait été le ministre, p.204-205 : S. AUGUSTIN. - L’administration du baptême appartient au ministère apostolique, p. 205 : S. HILAIRE. - Validité du baptême donné par les hérétiques, p.206 : le concile de TRENTE.
Question III. Quels fruits et quels effets produit le baptême, p.206-226.
Effets du baptême, p.209 : S. BASILE. - Le baptême procure le pardon de tous les péchés et efface tous les crimes, p.209-210 : S. AUGUSTIN et BEDE. - Les grâces de l’Esprit Saint ne sont distribuées dans le baptême à chacun que selon le degré particulier de sa foi et de ses sentiments de pénitence, p.210 : S. GREGOIRE. - Tous nos crimes nous sont pardonnés dans le baptême - La création, le déluge, le passage de la mer Rouge, figures de baptême, p.211 : S. JEROME. - Effets merveilleux du baptême - Ses divers noms - Le baptême résulte de deux choses, qui sont l’eau et l’esprit, p.212-214 : S. GREGOIRE de Nazianze et CLEMENT d’Alexandrie. - Dix avantages du baptême - Ses divers noms - La grâce du baptême nous rend plus purs que les rayons du soleil, p.214-216 : S. CHRYSOSTOME. - Le baptême est une pâque, p.217 : S. AMBROISE. - Tout ce qu’il y a de péché proprement dit est ôté par le baptême, p.217 : les conciles de FLORENCE et de TRENTE. - Le baptême nous régénère en Jésus-Christ, nous purifie dans tout notre être, change nos dispositions les plus intimes, p.217-218 : S. AUGUSTIN. - Un peu d’eau suffit pour efface tous les crimes, p.218 : LACTANCE. - Le baptême nous fait déposer le vieil homme, p.219 : S. CYPRIEN. - Il nous confère une telle grâce, que la concupiscence ne puisse nous nuire, p.219 : S. BERNARD. - Le péché a souillé toute la race humaine, p.220 : ORIGENE. - Par le baptême nous sommes déchargés des funestes suites de la faute originelle, p.221 : S. RETICE.
2. La concupiscence, p.221-226.
La concupiscence est un péché improprement dit, p.221 : le concile de TRENTE. - Elle n’est pas un péché dans ceux qui sont régénérés, quand ils ne donnent pas leur consentement au mal - Elle est pardonnée dans le baptême, parce que dès-lors elle cesse d’être imputée - Ce qui est imputé, c’est ce qu’on fait, ce qu’on dit ou ce qu’on pense contrairement à la loi- Tous les maux de ce monde restent au chrétien même fidèle pour servir de matière de combat, p.221-226 : S. AUGUSTIN.
Question IV. A quoi nous oblige l’avantage d’avoir reçu un sacrement si salutaire, p.226-231.
Se rappeler souvent les engagements du baptême, p.228-231 : ORIGENE, p.510 fin p.511 début S. AUGUSTIN, S. AMBROISE et S. CYRILLE de Jérusalem.
- Au baptême qu’on a reçu doit répondre une vie toute chrétienne, p.231 : S. AUGUSTIN.
Article II. Du sacrement de confirmation, p.232-261.
Question I. Quel est le sacrement qui vient après le baptême, p.232-237.
Statuts des conciles d’Elvire, d’Orléans de Laodicée, de Meaux, de Florence, de Constance et de Trente, p.232-234. - Zèle de saint Malachie à administrer la confirmation, p.234 :
S. BERNARD. - Différence du baptême et de la confirmation - L’évêque ministre de ce sacrement - Ne pas le différer, p.234 : S. PIERRE DAMIEN. - Onction du chrême - Le droit de confirmer est réservé aux seuls pontifes, p.234-235 : S. ISIDORE. - Pourquoi l’onction faite sur le front par l’évêque, et sur le sommet de la tête par le prêtre - Matière de ce sacrement - Ce que l'huile signifie, p.235-236 : RABAN. Question II. Comment prouver que la confirmation est un sacrement, p.237-242.
Par la confirmation le chrétien devient l'oint de Dieu, p.238 : S. CYPRIEN. - Les sacrements sont toujours saints, quels que soient les ministres qui les confèrent, p.238-239 : S. AUGUSTIN. - L'évêque impose les mains aux enfants pour qu'ils reçoivent le Saint-Esprit, p.239-240 : S. AUGUSTIN et S. CYPRIEN. - L’évêque est le ministre de la confirmation, p.240 : S. JEROME.
Question III. Quelles sont les choses requises pour le sacrement de confirmation, p.242-247.
Baume bénit, p.243 : le deuxième concile de BRAGUE. - Baume mêlé à l'huile pour la confection du chrême, p.244 : S. GREGOIRE. - La matière de la confirmation est le chrême bénit par l’évêque, p.245 : le concile de FLORENCE. - Quoique le signe soit fait sur le front, c’est dans l’âme qu'il imprime son caractère, p.246 : S. AMBROISE. - C'est un droit réservé aux seuls évêques que celui de bénir le chrême et d'en faire l’onction sur le front, p.246 : S. LEON. - Le ministre ordinaire de ce sacrement, c’est l’évêque, p.246 : le concile de FLORENCE et celui de TRENTE. - Les prêtres ne doivent pas se servir d’autre chrême que de celui qui a été consacré par l’évêque, ni se permettre de faire aucune onction sur le front, p.247 : S. INNOCENT I.
Question IV. Pourquoi fait-on aux baptisés l'onction du saint chrême, p.248-254.
L'évêque se sert du chrême dans presque toutes les cérémonies pontificales, p.249-250: S.
DENIS l’Aréopagite.- L'action de l'évêque nécessaire pour que quelqu’un reçoive le Saint-Esprit, p.250 : S. CORNEILLE. - Les novatiens ne donnaient pas le saint chrême à ceux qu'ils baptisaient, p.250 : THEODORET. - Après que nous sommes sortis des eaux du baptême, on nous a donné le chrême - L'huile une fois consacrée n'est simplement de l’huile, mais elle est la grâce même de Jésus-Christ, p.251 : S. CYRILLE de Jérusalem. - L’onction de la grâce figurée par l’huile et le baume, p.251-252 : S. AUGUSTIN. - Le chrême nous communique le Saint-Esprit, p.252 : S. PACIEN. - Nous sommes oints pour être mis en état de lutter contre le démon, p.253 : S.
AUGUSTIN. - Vase contenant le saint chrême miraculeusement conservé, p.254 : S. OPTAT. - Défense aux prêtres de faire le chrême, p.254 : le deuxième et le troisième concile de CARTHAGE. - Ils le demanderont à l’évêque diocésain, p.253 : le quatrième concile de CARTHAGE, le premier de TOLEDE et le premier de VAISON. - Vertus du saint chrême, p.254 : le concile de TRENTE.
p.511 fin p.512 début Question V. Quels sont les avantages comme les effets du sacrement de confirmation, p.255-261.
L’effet de ce sacrement est de fortifier notre âme - Pourquoi l’onction se fait au front, p.259 : le concile de FLORENCE. - Le chrétien une fois confirmé n’a point d’autre Esprit-Saint à recevoir, p.259 : PIERRE le Vénérable. - Dons du Saint-Esprit conférés, p.260 : S. AMRBOISE.
- L’onction du saint chrême donne la perfection au sacrement du baptême, p.261 : S. DENIS l’Aréopagite. - Pourquoi le signe de croix imprimé sur le front, p.261 : S. AUGUSTIN.
Article III. Du sacrement de l’Eucharistie, p.262.
Question I. Que signifie ce nom d’Eucharistie, p.262-274.
C’est le sacrement des sacrements, p.262 : S. DENIS l’Aréopagite. - Le Sauveur y a renfermé le souvenir de toutes ses merveilles - Une nourriture spirituelle - Un antidote - Le gage de notre gloire à venir - Un symbole d’unité, p.263 :
le concile de TRENTE. - Symbole d’actions de grâce, p.264 : ORIGENE. - Nous y voyons Jésus-Christ, nous le touchons, nous le mangeons même - Il nous y nourrit de son propre sang - Désir que ce sacrement doit allumer en nous, p.264-266 : S. CHRYSOSTOME. - Nous y devenons un même corps avec Jésus-Christ - Excellence de ce sacrifice - C’est le même corps de Jésus-Christ qui est maintenant dans le ciel, p.266-268 : S. CHRYSOSTOME. - Ce sacrement l’emporte sur la manne dont se nourrissaient les Hébreux - Nous y recevons le Fils de Dieu lui-même - Nous nous y trouvons unis à lui selon la chair - Nous y devenons un même corps avec lui, p.268-273 : S. CYRILLE d’Alexandrie. - Il y demeure en nous quant à sa nature même, p.273 : S. HILAIRE. - Le pain qui nous y est donné est son corps, p.273-274 : S. IRENEE. - Sous l’espèce du pain on vous donne le corps, et sous l’espèce du vin on vous donne le sang, p.274 : S. CYRILLE de Jérusalem.
Question II. Que contient en particulier ce sacrement, p.275-284.
Recevons avec une entière certitude le corps et le sang de Jésus-Christ - Quoi que les sens puissent vous suggérer là-dessus, consultez simplement votre foi, p.276 : S. CYRILLE de Jérusalem. - Ce n’est pas du pain qui soit la figure de Jésus-Christ, mais il est changé dans ce corps même - Si l’on ne voit pas sa chair, c’est pour ménager notre délicatesse, p.277-278 : THEOPHYLACTE. - Les paroles de bénédiction une fois prononcées conservent toujours leur effet, p.280 : S. CYRILLE d’Alexandrie. - Le pain se change dans le corps de Jésus-Christ, et le vin dans son sang par les paroles de consécration, p.278-279 : S.
AMBROISE. - Efficacité de la parole de Dieu - Pourquoi les symboles du pain et du vin - Sacrifice de Melchisédech - Comment Saint Basile a pu dire que le pain et le vin sont la figure et le corps de Jésus-Christ - Noms divers de l’Eucharistie, p.279-283 : S. DAMASCENE. - Autre chose est le sacrement, autre chose est sa vertu, p.284 : S. DAMASCENE. Question III. Quelles sont les choses dont on doit principalement être instruit au sujet de ce sacrement, p.284.
Question IV. Que faut-il penser de la vérité de l’Eucharistie ou de la présence réelle, p.284-325.
En quel sens grossier les Capharnaïtes prirent les paroles de Jésus-Christ, p.287-288 : S. CYRILLE d’Alexandrie, S. AUGUSTIN et S. CYPRIEN. - Bien loin d’être dures, ces paroles sont pleines de douceur - Elles ne p.512 fin p.513 début sont pas non plus contraires à la raison - Pourquoi les espèces du pain et du vin - L'Eucharistie nous est donnée à adorer, à manger et à boire - L'hérésie des sacramentaires confondue plus de mille ans d'avance - De quelle manière la chair de Jésus-Christ nous est donnée à manger, p.288-291 : PIERRE le Vénérable. - L'Eucharistie est un sacrifice non-sanglant - Nous y recevons la propre chair du Verbe lui-même, p.291 : le concile d'EPHESE. - L'Eucharistie n'est pas simplement l'image de Jésus-Christ - Le nom d'antitype lui convient-il, p.292 : le deuxième concile de NICEE. - Transsubstantiation - Les prêtres seuls peuvent consacrer, p.293 : le quatrième concile de LATRAN. - Les accidents demeurent dans l’Eucharistie sans leur sujet, p.293 : le concile de CONSTANCE. - Jésus-Christ est contenu tout entier sous chaque partie de chaque espèce - Il est dans le ciel et sur l'autel à la fois - Les paroles de Jésus-Christ ont été entendues par les Pères dans leur signification propre - Transsubstantiation et concomitance, p.293-294 : le concile de TRENTE. - L’Eucharistie est la chair de Jésus-Christ, p.295 : S. IGNACE. - Notre chair se nourrit du corps et du sang de Jésus-Christ - C'est lui que nous adorons et que nous touchons dans l'Eucharistie, p.295 : TERTULLIEN. - Donner la communion à des indignes, c'est livrer Jésus-Christ à la profanation de leurs lèvres, p.296 : S. CYPRIEN. - L'intelligence du mystère de la présence réelle figuré par la cinquième partie qu'il était prescrit d'ajouter dans les anciens sacrifices, p.297 : HESYCHIUS. - Qu'est-ce qu'un autel, que le lieu où reposent le corps et le sang de Jésus-Christ - Horrible attentat que celui de briser les calices ou a été déposé le sang de Jésus-Christ, p.298-299 : S. OPTAT. - Au sang des animaux est substitué le sang de la nouvelle victime - Les enfants eux-mêmes confessent la vérité du corps et du sang de Jésus-Christ, p.300-301 : S. LEON. - Après la consécration, c'est le corps et le sang de Jésus-Christ - Ces mêmes signes sont devenus réellement ce qui est l'objet de notre foi, p.301-302 : THEODORET. - Recevez les mystères sans tache de Jésus-Christ, en croyant d'une foi ferme que c'est le corps et le sang de notre Dieu - Le pain consacré par des pécheurs n'en devient pas moins le corps de Jésus-Christ, p.302-303 : S. DAMASCENE. - Avant les paroles de la consécration, c'est un pain commun ; après la consécration, ce n'est plus du pain, c'est la chair de Jésus-Christ - C'est la parole de Jésus-Christ qui opère ce sacrement, la même qui a fait toutes choses - qui a rendu une vierge féconde - qui a partagé les eaux de la mer Rouge - qui a changé des eaux amères en une fontaine d'eau douce - qui a fait surnager le fer sur l'eau - Paroles du canon - Ce que la langue confesse, que le cœur le ratifie, p.303-305 : S. AMBROISE. - Rien n'est impossible à Dieu - Demander à Dieu le comment, c'est dire une parole judaïque - c'est se rendre digne du dernier supplice - Il faudrait aussi demander le comment de tous les miracles rapportés dans la Bible, p.305-307 : S. CYRILLE d'Alexandrie. - Pétrobruisiens, devanciers des sacramentaires - Nier la présence réelle, c'est vouloir enlever Jésus-Christ à son Eglise - Ecrivains ecclésiastiques qui ont soutenu le dogme de la présence réelle - Objection de Bérenger - Jésus-Christ a voulu et a pu faire que le pain fût changé en son corps, et le vin en son sang, p.307-309 : PIERRE le vénérable. - Offrande du saint sacrifice - Action de grâce - Communion portée aux absents - Pourquoi elle est appelée Eucharistie - Ce n'est pas un pain commun - c'est la chair et le sang de Jésus-Christ - Pourquoi choisir le p.513 fin p.514 début dimanche pour l’assemblée des chrétiens, p.309-311 : S. JUSTIN. - Oblation du Nouveau-Testament - Le corps et le sang de Jésus-Christ aliment de notre propre chair - L’Eucharistie composée de deux éléments, l'un terrestre et l'autre céleste, p.311-312 : S. IRENEE. - Il n'y a plus moyen de douter de la présence réelle du corps et du sang de Jésus-Christ, p. 313: S. HILAIRE. - La chair du Verbe de Dieu nous est donnée en toute réalité, p.313-314 : ORIGENE. -Ne pas trop différer de recevoir le corps et le sang de Jésus-Christ, ni le recevoir non plus témérairement, p.314 : le deuxième concile de CHALON-SUR-SAONE. - L’Eucharistie, principe de notre résurrection future, p.314-315 : S. CYRILLE d'Alexandrie. -Le Testament de Jésus-Christ n'a pas été que d'un jour - C'est son corps qu'il nous donne, et non celui d'un autre - Pourquoi il l’appelle la chair du fils de l’homme, p.315-316 : PIERRE le Vénérable. - Forme ronde des espèces eucharistiques - Refuser de croire sur l'Eucharistie ce qu'en a dit Jésus-Christ, c'est se mettre hors de la voie du salut, p.316-317 : S. EPIPHANE et S. CYRILLE de Jérusalem. - Nous devons nous approcher de la sainte table sans former de doute sur la vérité du corps et du sang de Jésus-Christ, p.317 : S. LEON.- Jésus-Christ nous a promis d'être avec nous jusqu'à la fin des siècles d'une présence même corporelle, p.317 : le concile de VIENNE-. Jésus-Christ nous donne à manger cette même chair dont il était revêtu pour converser avec nous - Personne ne s'en nourrit qu'on ne l'ait auparavant adorée - Jésus-Christ se portait lui-même dans ses mains à la dernière cène, p.318 : S. AUGUSTIN. - Le corps que nous recevons en communiant est le même qui a été mis en croix - Pour nous exciter à l'aimer davantage, Jésus-Christ a voulu nous nourrir de sa chair même, p.319-320 : S. CHRYSOSTOME. - Paroles de saint André, p.320 : les prêtres d'ACHAIE.- Principe de l’hérésie de Bérenger - Conciles de Verceil - de Tours - de Rome - Rétractations de Bérenger - Son inconstance, p.321-323 : GUITMOND, LA NFRANC et THOMAS WALDENSIS. - Décret des conciles de CONSTANCE et de TRENTE, p.323.
Question V. Que faut-il croire au sujet de la transsubstantiation, p.325-345.
Les prêtres seuls ont le pouvoir de consacrer, p.327-328 : le grand concile de LATRAN, S. CHRYSOSTOME, S. JEROME, S. JUSTIN, S. IRENEE, S. AMBROISE. - Ce sacrement ne peut exister qu'en vertu des paroles de Jésus-Christ, p.329-331 : BESSARION. - Le pain devient le corps du Verbe parce qu'il est transsubstantié, p.331 : S. GREGOIRE de Nysse. - L'invocation faite, le pain devient le corps de Jésus-Christ et le vin devient son sang, p.333 : S. CYRILLE de Jérusalem. - C'est Notre-Seigneur qui opère dans ce mystère tout le changement, p.333-334 : S. CHRYSOSTOME. - Le pain et le vin sont changés merveilleusement au corps et au sang de Jésus-Christ et ne font plus deux substances, mais une seule, p.334 : S. DAMASCENE. - Exemples de transsubstantiations naturelles - Il faut beaucoup plus de puissance pour créer ce qui n'était pas, que pour opérer un changement dans ce qui était déjà, p.334-338 : PIERRE le Vénérable. - Le pain transsubstantié au corps de Jésus-Christ, p.338 : conciles de LATRAN et de TRENTE. - Changement substantiel, p.338 : concile de ROME.- La substance du pain matériel ne demeure plus dans le sacrement après la consécration - Les accidents demeurent sans sujet dans le sacrement, p.338 : concile de CONSTANCE.- La substance du pain changée en celle du corps de p.514 fin p.515 début Jésus-Christ, 539 : concile de FLORENCE. - Nature de ce changement, p.339 : LANFRANC. - La manne tombait du ciel, le corps de Jésus-Christ est au-dessus du ciel - Les Juifs ne possédaient que l'ombre, et nous, nous possédons la réalité - Exemples de changements - Ce sont les paroles de Jésus-Christ qui opèrent dans ce sacrement - Le corps que nous produisons sur l'autel est ce même corps qui est né d'une vierge - Avant la consécration c'est une autre substance ; après la consécration c'est le corps de Jésus-Christ, p.339-341 : S. AMBROISE. - Le pain transsubstantié - Le Verbe rend tous les fidèles participants de sa chair en s'unissant à leurs corps, p.342-343 : S. GREGOIRE de Nysse. - Absurdité de l'impanation, p.343-345 : GUITMOND. Question VI. Le sacrement de l'Eucharistie doit-il être pour nous un objet de culte et d'adoration, p.345-360.
En quel sens nous adorons l’escabeau des pieds de Dieu - Non-seulement nous ne péchons pas en l'adorant, mais nous pécherions en ne l'adorant pas, p.347-348 : S. AUGUSTIN. - S. AMBROISE. - Culte de Latrie dû à l'Eucharistie - Fête du saint-sacrement, p.349 : concile de TRENTE. - Il est évident qu'on doit adorer la chair de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, p.349-350 : PIERRE le Vénérable. - Ce pain de vie produit l'immortalité, p.350 : EUSEBE. - Les riches mangent et adorent, mais sans être rassasiés, p.351 : S. AUGUSTIN. - C'est ce corps qu'ont révéré les mages, p.352-353 : S. CHRYSOSTOME. - Les anges entourent l'autel, p.356-358 : le même. - Les anges aident les prêtres dans la distribution de l'Eucharistie, p.358 : S. NIL. - Sainte Gorgonie recouvre la santé en s'approchant de l'autel, p.359 : S. GREGOIR de Nazianze.
Question VII. Que faut-il croire au sujet du sacrifice de l'autel, p.360-429.
Ordre du saint sacrifice dans les temps apostoliques - Consécration et élévation, p.366-367 : S. DENIS l'Aréopagite. - Pour remplir les fonctions du sacerdoce, il faut avoir sa conscience exempte de péché -Le sacrifice du corps du Seigneur surpasse incomparablement ceux de béliers et de taureaux, p.368-369 : S. BASILE. - La participation au sacrifice n'exclut pas l'accomplissement des autres devoirs, p.369 : TERTULLIEN. - Jésus-Christ immolé tous les jours - Le saint sacrifice célébré sur les tombeaux des martyrs - Jésus-Christ immolé figurément dans les sacrifices anciens, réellement au moment de sa passion, commémorativement au moyen du sacrement de l'autel, p.369-370 : S. AUGUSTIN. - Ce sacrifice n'est pas offert au Père seulement, p.370-371 : S. FULGENCE. - Désir de saint Maris - Mains de diacres servant d'autel, p.371-372 : THEODORET. - Sacrifice non-sanglant, p.372 : S. DAMASCENE. - L'Eglise ne peut exister sans sacrifice - Le sacrifice est le principal acte du culte divin - le signe auquel Dieu discerne ceux qui le servent d'avec ceux qui ne le servent pas - Jamais le monde n'a été sans sacrifices, p.373-375 : PIERRE le Vénérable. - Nous offrons tous les jours Jésus-Christ par la commémoration de sa mort - C'est toujours le même agneau, toujours le même sacrifice - Motif pressant de bâtir des églises dans les campagnes, p.375-376 : S. CHRYSOSTOME. - Effets du saint sacrifice pour le salut des navigateurs, p.377-378 : S. GREGOIRE. - Le saint sacrifice rompt les liens des péchés légers figurés par les chaînes des captifs, p.378-380 : BEDE.- Oblation usité sous le Nouveau-Testament, p.381 : S. IRENEE. - Sacrifice pour les morts, p.381-382 : S. CHRYSOSTOME, S. DAMASCENE. - Le mystère de la p.515 fin p.516 début nouvelle alliance célébré chez toutes les nations, p.382-383 : EUSEBE. - Pourquoi Jésus-Christ a offert son sacrifice le soir, et pourquoi nous l'offrons le matin, p.383 : S. CYPRIEN-. Jésus-Christ recevant et offrant à la fois le sacrifice - Il a institué au moyen de son corps et de son sang, le sacrifice selon l'ordre de Melchisédech, p.384 : S. AUGUSTIN. - Jésus-Christ but lui-même le premier son sang - Nous prouvons par nos mystères eux-mêmes que le Christ a été immolé - Dieu voulait bien avoir pour agréable la même espèce de sang que les hommes offraient aux idoles, afin de les éloigner des idoles mêmes - Il veut être immolé lui-même à la place des animaux sans raison - Il consent à être mis comme par morceaux, afin de nous rassasier tous, p.384-386 : S. CHRYSOSTOME. - Les hérétiques n’envient aux fidèles le corps et le sang du Rédempteur - Les paroles : Faites ceci en mémoire de moi, prouvent que c'est un présent fait à tous les fidèles jusqu'à la consommation des siècles, p.387-388 : PIERRE le Vénérable. - Les anciens sacrifices étaient autant de figures des nôtres, p.388 : S. AUGUSTIN.
- Le sacrifice des chrétiens sera aboli par l'Antéchrist, p.389-390 : S. CHRYSOSTOME. - L'eau doit être mêlée au vin dans le calice - L'Ecriture nous montre dans le grand-prêtre Melchisédech l’image de l’auguste sacrifice, p.390-391 :
S. CYPRIEN. - Notre Sauveur accomplit encore aujourd'hui, par ses ministres, les rites du sacrifice selon l’ordre de Melchisédech, p.391 : EUSEBE. - Melchisédech figura le Christ - Le sacrifice du pain et du vin plus pur que les sacrifices sanglants, p.391-392 : S. JEROME. - Jésus-Christ institua avec son corps et son sang le sacrifice selon l'ordre de Melchisédech, p.392 : S. AUGUSTIN. - Le pain et le vin offerts par Melchisédech - Symboles mystérieux auxquels font allusion ces paroles : Je suis le pain vivant, p.392-393 : S. EPIPHANE. - Les sacrifices de l'ancienne loi n'étaient que des ombres de celui qui devait s'offrir un jour, p.393-394 : S. AUGUSTIN. - Le sacrifice chrétien est unique pour toute la terre - Il purifie, sanctifie et rend parfaits ceux qui l'offrent - Ce que Jésus-Christ a offert une fois, il a chargé son Eglise de l’offrir de même dans tous les temps, p.394 : PIERRE le Vénérable.
- Notre-Seigneur a enseigné à son Eglise à offrir chaque jour le même sacrifice par toute la terre - Il est naturel que ceux qui nient la résurrection, nient aussi la présence réelle, p.395-396 : S. IRENEE. - On peut reconnaître chez les chrétiens diverses espèces de sacrifices, p.396 : S. CHRYSOSTOME. - Le sacrifice chrétien prédit par Malachie, p.397 : S. AUGUSTIN. -Les diacres n'ont pas le pouvoir d'offrir le saint sacrifice, p.398 : le premier concile de NICEE. - Jésus-Christ, dans la dernière cène, s'est déclaré prêtre établi pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédech - La messe est un sacrifice véritable et proprement dit - Les apôtres ont été établis prêtres, p.398-400 :
le concile de TRENTE. - Ancienneté du nom de messe et origine de ce mot, p.402-404 : deuxième concile de CARTHAGE, concile d’AGDE, S. AMBROISE, S. AUGUSTIN, concile de MILEVE, quatrième de CARTHAGE. - Le saint sacrifice peut être célébré plusieurs fois de suite, p.404 : S. LEON. - Pourquoi l'Eglise a institué des cérémonies, p.405 : le concile de TRENTE. - On fait usage de vases propres pour nous avertir de tenir nos âmes plus pures encore, p.406 : S. CHRYSOSTOME. - Usage d'étendre des linges sur l'autel, p.407 : S. OPTAT. - Vénération que méritent les vases sacrés, p.407-408 : S. JEROME.
- Antiquité des prières de la préface - Mémoire des saints, des défunts -Utilité qui en revient - p.516 fin p.517 début La messe est un sacrifice de propitiation, p.408-409 : S. CYRILLE. - Envoi que fit saint Grégoire-le-Grand en Angleterre d'ustensiles nécessaires au culte - Pallium, p.410 : le V.
BEDE. - Pour quels morts le saint sacrifice ne doit pas être offert, p.410-411 : S. CYPRIEN. - Les morts sont aidés par nos oblations - Il doit leur revenir quelque consolation des sacrifices que nous offrons pour eux - Le saint sacrifice suffit pour expier les péchés de tout l'univers, p.411-412 : S. CHRYSOSTOME. - Ce sont les apôtres qui ont établi qu'on ferait mémoire des fidèles morts en célébrant les divins mystères - Témoignage de saint Athanase en faveur de l'usage de faire brûler l'huile et la cire auprès des tombeaux - L'usage de célébrer des anniversaires pour les défunts remonte aux temps apostoliques, p.412-415 : S. DAMASCENE. - Ne doutons pas que les âmes des morts ne reçoivent du soulagement de nos prières et de nos sacrifices - Sainte Monique demande à ses deux fils qu'ils se souviennent d'elle, après sa mort, à l'autel du Seigneur, p.414 : S. AUGUSTIN. - Réponse aux arguments d'Aërius - Autorité de la tradition, p.415-416 : S. EPIPHANE. - Le sacrifice de la messe est propitiatoire pour les vivants, p.417 : S. BASILE. - Pourquoi il est offert, p.417-418 : S. CHRYSOSTOME, S. JEROME, S. AMBROISE. - Le sacrifice non-sanglant nous communique les fruits de la passion de Jésus-Christ, et nous associe à sa divinité, p.419 : S. GREGOIRE de Nazianze. - Efficacité merveilleuse du saint sacrifice pour la rupture des liens d'un captif, p.419 : S. GREGOIRE-LE-GRAND. - Fruits du sacrifice de la messe, p.421 : le concile de TRENTE. - Sacrifice non-sanglant, p.421-422 : S. GREGOIRE de Nazianze. - Jésus-Christ en même temps prêtre et victime - Lorsqu'il se donna en aliment à ses apôtres, il était déjà mystiquement immolé - Il s'offrit comme un agneau pour le salut de tout le genre humain, p.422-423 : S. GREGOIRE de Nysse. - Quel est le sacrifice non-sanglant qui s'offre dans toutes les églises, p.423-424 : S. CYRILLE d'Alexandrie. - Sacrifice offert par Jésus-Christ dans la dernière cène selon l'ordre de Melchisédech, p.424 : S. JEROME. - Ce sacrifice continue à s'offrir par les mains des prêtres, p.424 : OECUMEMENIUS. - Jésus-Christ est immolé tous les jours, p.425 : S. AUGUSTIN, THEOPHYLACTE. - L'unité du sacrifice n'en est point altéré - Multiplicité des sacrifices anciens, p.426 : THEOPHYLACTE. - Le sacrifice de l'autel n'est point, superflu - Pourquoi il se réitère tous les jours - L'Eucharistie opère ce qu'elle signifie - Elle renouvelle les effets de la rédemption et produit la rémission des péchés - L'esprit de l'homme est plus vivement ému à la vue des symboles eucharistiques qu'au simple récit de ce que Jésus-Christ a souffert, p.427-429 : PIERRR le Vénérable.
Question VIII. Doit-on recevoir l'Eucharistie sous une espèce seulement, telle que celle du pain, ou bien doit-on la recevoir sous les deux espèces du pain et du vin, p.429-458 ?
Autrefois on communiait dans les maisons particulières sous la seule espèce du pain, p.437-438 : TERTULLIEN, S.
CYPRIEN, ORIGENE, S. BASILE. - Qu'on reçoive une simple parcelle ou plusieurs, la vertu en est la même, p.438 : S. BASILE.
- Communion journalière pratiquée à Rome, p.438-439 : S. JEROME. - Miracle opéré sur une ruche d'abeilles, p.439-440 : PIERRE le Vénérable. - Preuve par le sixième chapitre de l’Evangile de S. Jean qu'il suffit de la communion sous une seule espèce, p.440 : le concile de TRENTE. - Ce qu'il faut entendre par la fraction du pain, p.440-441 :
p.517 fin p.518 début S. AUGUSTIN. - Il y eut communion à Emmaüs et de même sur le navire où était saint Paul avec quelques disciples, p.441 : S. CHRYSOSTOME. - C'était le dimanche que les apôtres célébraient l’Eucharistie, p.441-442 : HESYCHIUS. - Communion à Emmaüs, p.442 : THEOPHYLACTE.
- Usage de porter la communion aux mourants - Communion de Sérapion, p.443-444 : EUSEBE. - Soin qu'on prenait de ne rien laisser perdre de l’Eucharistie, et de la conserver dans des linges, p.444 : S. AUGUSTIN. - On emportait l’Eucharistie avec soi dans les voyages sur mer, p.444-445 : S. AMBROISE. - S. Ambroise reçoit le corps de Notre-Seigneur en viatique, p.445 : S. PAULIN. - Eucharistie mise en réserve, p.445 : S. AMPHILOQUE. - Eucharistie apportée à des mourants, p.446 : BEDE. - L'abbé Siméon communie sous une seule espèce, p.446-447 : THEODORET. - Histoire d'un enfant juif de Constantinople, p.447-448 : EVAGRE. - Miracle arrivé à Riom, p.448 : S. GREGOIRE de Tours.
- Communion sous la seule espèce du pain des le temps de saint Bernard, p.448-449 : GUILLAUME de Saint-Thierry. - Loi établie dans l’Eglise de communier sous la seule espèce du pain, p.449 : le concile de TRENTE. - L’Eucharistie mise en réserve pour d'autres jours - Vertu attachée aux moindres parcelles eucharistiques, p.450 : S. CYRILLE d'Alexandrie. - Jésus-Christ est contenu tout entier sous chaque partie d'une hostie, p.450 : le concile de FLORENCE. - Il n'est pas moins entier dans la plus petite partie que dans l'hostie entière, p.450-451 : EUSEBE d’Emèse. - Chaque espèce ne contient pas moins que les deux ensemble, p.451 : le concile de TRENTE. - Il y a folie à mettre en question s'il est permis de faire ce qu'on voit pratiqué par l'Eglise entière, p.452 : S. AUGUSTIN. - On doit considérer comme une loi l'usage de ne communier que sous l'espèce du pain - Enseigner le contraire, c'est se rendre punissable, p.451-452 : le concile de CONSTANCE. - Ceux qui ne consacrent pas eux-mêmes ne sont point tenus de communier sous les deux espèces, p.455-456 : les conciles de BALE et de TRENTE. - C'est obéir à l'Ecriture que de se conformer à une pratique que suit toute l’Eglise - Rompre l'unité c'est se séparer de l'Eglise, p.456-457 : S. AUGUSTIN.
Question IX. Quels sont les fruits d'une communion bien faite, p.458-479.
La communion nous rappelle le sacrifice que Jésus-Christ a fait de sa vie pour nous, p.461-462 : S. BASILE. - Sainte ivresse que cause l'Eucharistie, p.462 : S. AMBROISE. - L'Eucharistie est un témoignage de l'amour divin, un mémorial de la passion de Notre-Seigneur, un aliment spirituel, un gage de la gloire à venir, un symbole d’unité, p.462 : le concile de TRENTE.
- Le corps de Jésus-Christ a une vertu vivifiante, p.463-464 : S. CYRILLE d’Alexandrie. - Autres effets de l'Eucharistie, p.464-465 : le concile de FLORENCE. - Par la communion nous sommes changés en Jésus-Christ même, p.465 : S. LEON. - L'Eucharistie est un antidote - Elle communique l’incorruptibilité, p.465-466 : S. GREGOIRE de Nysse. - Elle est un viatique pour les mourants, p.466 : le premier concile de NICEE. - Saint Lucien, martyr, célébrant les saints mystères dans sa prison - Apparition de saint Pierre et de saint Jean à saint Chrysostôme, p.467-468 : NICEPHORE. - L'empereur Philippique se munit de la communion avant d'aller subir sa sentence de mort - Théodose, fils de l'empereur Maurice, fait de même, p.468 : GEORGE CEDRENUS. - Sainte Romule demande le viatique au lit de la mort, p.469 : S. GREGOIRE. - L'Eucharistie ralentit les mouvements de la concupiscence, p.469-470 : S. BERNARD. - Elle chasse les p.518 fin p.519 début maladies, elle fortifie la piété, p.470 : S. CYRILLE d'Alexandrie. - Stratagèmes dont use le démon pour empêcher les communions fréquentes, p.471-472 : CASSIEN.- La communion fait de la terre un paradis, p.472 : S. CHRYSOSTOME. - Autres exhortations à la fréquente communion, p.473-477 : PIERRE le Vénérable, S. BASILE, S. AMBROISE, S. CHRYSOSTOME. - Quel malheur ce serait d'être éloigné de la communion, p.477-478 : RUFFIN. - Communion de tous les jours usitée à Rome et en Espagne, p.478 : S. JEROME. - Raisons de désirer la communion fréquente, p.478 :
CASSIEN.
Question X. Dispositions requises pour communier dignement et avec fruit, p.479-500.
Nécessité de l'examen de conscience, p.481 : THEOPHYLACTE. - De la confession, p.481 : S. ANSELME. - De la pénitence, p.481-482 : S. GREGOIRE-LE-GRAND, S. GREGOIRE de Nysse, S. AUGUSTIN. - Nécessité de la foi, p.482-483 : S. BASILE. -A quoi on s'expose en communiant indignement, p.483-485 : S. BASILE. - Témérité de ceux qui communient sans avoir expié auparavant leurs péchés, p.485-486 : S. CYPRIEN. - Ce qu'il faut entendre par l'épreuve que prescrit l'apôtre - Nécessité de la confession, p.486-487 : le concile de TRENTE, HESYCHIUS, S. CHRYSOSTOME. - Miracle qui fait rentrer en lui-même un mauvais prêtre - Autre miracle qui convertit également un jeune homme de mœurs dissolues -Autre en faveur d'un moine, p.487-491 : PIERRE le Vénérable- Désir de la communion, p.491-492 : S. CHRYSOSTOME. - Pureté intérieure et extérieure, p.493-495 : S. AUGUSTIN, CASSIEN. - Humilité, p.493 : ORIGENE, CASSIEN. - Châtiment réservé à ceux qui communient avec une conscience coupable, p.495-496 : S. CHRYSOSTOME. - Ceux qui communient indignement imitent Judas, p.496 : THEODORET. - Explication des paroles de saint Paul au sujet de la communion indigne - Impénitence finale d'un prêtre qui s'était fait une habitude de dire la messe en état de péché mortel, p.497-500 : PIERRE le Vénérable.
FIN DE LA TABLE DU TOME DEUXIEME.
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Le Grand Catéchisme
Tome 3
ou Précis de la Doctrine Chrétienne appuyée de témoignages nombreux de l'Ecriture et des Pères
traduction par l'abbé A.-C. Peltier, Besançon et Paris, 1856-1857, 6 volumes, in-8.
édition numérique par JESUSMARIE.com
p.1 début
CHAPITRE IV. Article IV. - DU SACREMENT DE PENITENCE.
Question I
Qu’est-ce que le sacrement de pénitence ?
C’est le sacrement dans lequel on reçoit d'un prêtre l'absolution des péchés qu'on a commis, après qu'on lui en a témoigné son regret en lui en faisant une exacte confession.
Nous avons pour preuve de ce pouvoir de nous absoudre donné à 1'Eglise, la promesse que Notre-Seigneur en a faite à ses apôtres par ces paroles : Recevez le Saint-Esprit, les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez ; et par ces autres paroles : Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.
On voit clairement par ces paroles, combien ce sacrement a d'efficacité et renferme de consolations, puisqu'il remet les péchés, quelque honteux, quelque énormes, quelque diversifiés qu'ils soient, à ceux qui s'en trouvent coupables devant Dieu, et cela par le ministère des prêtres, d'après la divine institution de Jésus-Christ. C'est pourquoi le pouvoir des prêtres de la nouvelle loi est beaucoup plus noble et beaucoup plus vénérable que p.1 fin p.2 début celui des prêtres de l'ancienne, puisque, comme le dit saint Chrysostôme, il leur est donné de prononcer, non sur la lèpre du corps, mais sur 1'état de l'âme qu'a souillée le péché, et je ne dis pas seulement de prononcer sur l'état de l’âme, mais de faire disparaître même ses souillures et de les effacer entièrement. C'est ce qui a fait dire ainsi à saint Augustin : " Que fait l'Eglise, à laquelle il a été dit : ce que vous délierez sera délié ? Elle fait ce que Notre-Seigneur a dit à ses apôtres : Déliez-le et le mettez en liberté (1). "
TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.
3. Lévitique, IV, 22-35 : " Si un prince pèche, et qu'ayant fait par ignorance quelqu'une des choses qui sont défendues par la loi du Seigneur, - il reconnaisse ensuite son péché, il offrira pour hostie au Seigneur un bouc sans tache, pris d'entre les chèvres. - Il lui mettra la main sur la tête, et lorsqu'il l'aura immolé au lieu où l'on a coutume de sacrifier les holocaustes devant le Seigneur, parce que c'est pour le péché - le prêtre trempera son doigt dans le sang de l'hostie offerte pour le péché, il en touchera les cornes de l'autel des holocaustes et répandra le reste au pied de l'autel. - Il fera brûler la graisse sur l'autel, comme on a coutume de faire aux victimes pacifiques ; et le prêtre priera pour lui et pour son péché, et il lui sera pardonné. - Que si quelqu'un d'entre le peuple pèche par igno- p.2 fin p.3 début rance, et qu'ayant fait quelqu'une des choses qui sont défendues par la loi du Seigneur, et étant tombé en faute, - il reconnaisse son péché, il offrira une chèvre sans tache. - Il mettra sa main sur la tête de l'hostie qui sera offerte pour le péché, et il l'immolera au lieu destiné pour l'holocauste. - Le prêtre ayant pris du sang avec son doigt, en touchera les cornes de l'autel des holocaustes, et répandra le reste au pied de l'autel. - Il en ôtera aussi toute la graisse, comme on a coutume de l'ôter aux victimes pacifiques ; il le fera brûler sur l'autel devant le Seigneur, comme une oblation d'agréable odeur ; il priera pour celui qua aura commis la faute, et elle lui sera pardonnée. - Que s'il offre pour le péché un sacrifice de brebis, il prendra une brebis qui soit sans tache ; - il lui mettra la main sur la tête, et il l’immolera au lieu où l'on a coutume d’égorger les hosties des holocaustes. - Le prêtre ayant pris avec son doigt du sang de la brebis, en touchera les cornes de l'autel des holocaustes, et répandra le reste au pied de l'autel. - Il en ôtera aussi toute la graisse, comme on a coutume de l'ôter au bélier qu'on offre pour l'hostie pacifique ; il la brûlera sur l'autel, comme un encens offert au Seigneur ; il priera pour celui qui offre, et pour son péché ; et il lui sera pardonné.
"
4. Lévitique, V, 4-10, 15-19 : " Si un homme ayant juré et de ses lèvres et confirmé par serment et par sa parole, qu'il fera quelque chose de bien ou de mal, l'oublie ensuite, et qu'après cela il se ressouvienne de la faute qu'il a commise : - qu'il fasse pénitence pour son péché et qu'il prenne dans ses troupeaux une jeune brebis, ou une chèvre qu'il offrira ; et le prêtre priera pour lui et pour son péché. - Mais s'il n'a pas le moyen d'offrir ou une brebis, ou une chèvre qu'il offre au Seigneur deux tourterelles, ou deux petits de colombes, l'un pour le péché et l'autre en holocauste : - Il les donnera au prêtre qui, offrant le premier pour le péché, lui fera retourner la tête du côté des ailes, en sorte néanmoins qu'elle demeure toujours attachée au cou, et qu'elle n'en soit pas tout-à-fait arrachée. - Il fera ensuite l'aspersion du sang de l'hostie sur les côtés de l'autel, et il en fera distiller tout le reste au pied, parce que c'est pour le péché. - Il brûlera l'autre, et en fera un holocauste, selon la coutume; et le prêtre priera pour cet homme et pour son péché et il lui sera pardonné. - Si un homme pèche par ignorance coutre les cérémonies dans les choses qui sont sanctifiées au Seigneur, il offrira pour sa faute p.3 fin p.7 début un bélier sans tache pris dans les troupeaux, qui pourra valoir deux sicles, selon le poids du sanctuaire. - Il restituera le tort qu'il aura fait, en y ajoutant par-dessus une cinquième partie, qu'il donnera au prêtre, lequel offrant un bélier, priera pour lui, et son péché lui sera pardonné. - Si un homme pèche par ignorance en faisant quelqu’une des choses qui sont défendues par la loi du Seigneur, et qu'étant coupable de cette faute il reconnaisse ensuite son iniquité, - il prendra du milieu des troupeaux un bélier sans tache, qu'il offrira au prêtre, selon la mesure et l'estimation du péché ; le prêtre priera pour lui, parce qu'il a fait cette faute sans la connaître, et elle lui sera pardonnée, - parce qu'il a péché par ignorance contre le Seigneur. "
5. Lévitique, VI, 4-7 : " Le Seigneur parla à Moïse et lui dit : L'homme qui aura péché en méprisant le Seigneur7 et en refusant à son prochain ce qui avait été commis à sa foi, ou qui aura par violence ravi quelque chose, ou qui l'aura usurpé par fraude et par tromperie ; - ou qui ayant trouvé quelque chose qui était perdu le nie, et y ajoute encore un faux serment, ou qui aura fait quelque autre faute de toutes celles que les hommes ont coutume de commettre ; - cet homme étant convaincu de son péché - rendra en son entier tout ce qu'il aura voulu usurper injustement : il donnera de plus une cinquième partie à celui qui en était le possesseur et à qui il avait voulu faire tort ; - et il offrira pour son péché un bélier sans tache, pris d’entre le troupeau, qu’il donnera au prêtre, selon l’estimation et la qualité de la faute : - le prêtre priera pour lui devant le Seigneur, et tout le mal qu’il aura fait en péchant lui sera pardonné. "
6. Ibidem, XIII, 1-4, 16-17, 37 : " Le Seigneur parla encore à Moïse et à Aaron, et leur dit : - L'homme dans la peau et dans la chair duquel il se sera formé une diversité de couleur, ou une pustule, ou quelque chose de luisant qui ressemble à la plaie de la lèpre, sera amené au prêtre Aaron ou à quelqu'un de ses fils. - Et s'il voit que la lèpre paraisse sur la peau, que le poil ait changé de couleur et soit devenu blanc, que les endroits où la lèpre paraît soient plus enfoncés que la peau et le reste de la chair, c’est la plaie de la lèpre ; et il le fera séparer de la compagnie des autres. - Que s'il paraît une blancheur luisante sur la peau, sans que cet endroit soit plus enfoncé que le reste de la chair, et que le poil soit de la même couleur qu'il a toujours été, etc. - Que si la peau se change p.4 fin p.5 début et devient encore toute blanche, et qu’elle couvre l’homme tout entier, - le prêtre le considéra et déclarera qu’il est pur. - Mais si la tache demeure dans le même état, et si le poil est noir, qu’il reconnaisse par là que l’homme est guéri, et qu’il prononce sans rien craindre qu’il est pur. "
7. Ibidem, XIV, 1-7, 19-20 : " Le Seigneur parla encore à Moïse et lui dit : - Voici ce que vous observerez touchant le lépreux, lorsqu’il doit être déclaré pur. Il sera amené au prêtre. - Et le prêtre étant sorti du camp, lorsqu’il aura reconnu que la lèpre est bien guérie, il ordonnera à celui qui doit être purifié d’offrir pour soi deux passereaux vivants, dont il est permis de manger, du bois de cèdre, de l’écarlate et de l’hysope. - Il ordonnera de plus que l’un des passereaux soit immolé dans un vaisseau de terre sur de l’eau vive. - Il trempera l’autre passereau qui est vivant, avec le bois de cèdre, l’écarlate et l’hysope dans le sang du passereau qui aura été immolé ; - il fera sept fois les aspersions avec ce sang sur celui qu’il purifie, afin qu’il soit légitimement purifié. Après cela il laissera aller le passereau vivant, afin qu’il s’envole dans les champs, etc.- Le prêtre en même temps priera pour lui devant le Seigneur, et il offrira le sacrifice pour le péché ; ensuite il immolera l’holocauste ; - et il le mettra sur l’autel avec les libations qui doivent l’accompagner ; et cet homme sera purifié selon la loi, etc. "
1. Le concile de Trente, Session XIV, Exposition de la doctrine, etc., c. 1 : " Si tous ceux qui sont régénérés par le baptême en conservaient une telle reconnaissance envers Dieu, qu'ils demeurassent constamment dans la justice qu'ils y ont reçue par son bienfait et par sa grâce, il n'y aurait pas eu besoin d'établir d'autres sacrements pour la rémission des péchés.
Mais comme Dieu, qui est si riche en miséricorde, connaît toute la fragilité de notre nature, il a bien voulu accorder aussi un remède pour faire recouvrer la vie à ceux mêmes qui depuis leur baptême se seraient livrés à la servitude du péché et à la p.5 fin p.6 début puissance du démon ; et ce remède c'est le sacrement de pénitence, par lequel le bienfait de la mort de Jésus-Christ est appliqué à ceux qui ont eu le malheur de tomber depuis leur baptême. "
" La pénitence, il est vrai, a de tout temps été nécessaire pour obtenir la grâce et la justice à tous ceux qui se sont une fois souillés de quelque péché mortel, quand même ils auraient d'ailleurs à en être purifiés par le sacrement de baptême parce qu'il faut en tout cas renoncer à ses dispositions perverses et s'en corriger, regretter sincèrement l'offense faite à Dieu, et détester du fond du cœur les péchés qu'on a commis. C'est ce qui a fait dire au prophète : Convertissez-vous et faites pénitence de toutes vos iniquités et votre péché n'entraînera pas votre ruine. Notre-Seigneur a dit aussi : Si vous ne faites pénitence vous périrez tous de la même manière.
Et saint Pierre, prince des apôtres, disait en recommandant la pénitence aux pécheurs qui demandaient à être baptisé : Faites pénitence, et que chacun de vous reçoive le baptême. Néanmoins la pénitence n'était pas un sacrement avant la venue de Jésus-Christ, et elle ne l'est pas non plus, même depuis sa venue, pour ceux qui n'ont pas encore reçu le baptême. "
" Or, Notre-Seigneur Jésus-Christ a particulièrement institué le sacrement de pénitence, lorsqu'après sa résurrection, il souffla sur ses disciples en disant : Recevez le Saint-Esprit, les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. Par cette action si remarquable et par ces paroles si claires, tous les Pères se sont accordés à entendre que la puissance de remettre et de retenir les péchés avait été communiquée aux apôtres et à leurs légitimes successeurs pour qu'ils en usassent à l'égard des fidèles tombés en péché depuis leur baptême.
Et les novatiens, qui refusaient opiniâtrement de reconnaître ce pouvoir de remettre les péchés, ont été condamnés avec beaucoup de raison par l'Eglise, et, comme hérétiques expulsés de son sein. C'est pourquoi le saint concile, approuvant et tenant pour très-véritable ce sens donné aux paroles de Notre-Seigneur, condamne les interprétations imaginaires de ceux qui, pour combattre l'institution de ce sacrement, détournent et appliquent faussement ces expressions à la puissance (qu'a aussi l'Eglise) de prêcher la parole de Dieu et d'annoncer 1'Evangile de Jésus-Christ. "
2. Ibidem, canon 1 : " Si quelqu'un dit que la
Pénitence p.6 fin p.7 début (telle qu'elle est usitée) dans l'Eglise catholique, n'est pas un sacrement véritable et proprement dit, institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour réconcilier les fidèles avec Dieu, toutes les fois qu'ils tombent dans le péché après avoir été baptisés, qu'il soit anathème. "
3. Le même concile, session VI, c. 44 : " Quant à ceux qui ont perdu par le péché la grâce de la justification qu'ils auraient reçue, ils peuvent la recouvrer encore, avec l'aide de Dieu et par les mérites de Jésus-Christ, pourvu qu'ils se mettent en devoir de l'obtenir en recourant au sacrement de pénitence. Tel est en effet le moyen qui leur est laissé de réparer leur chute : moyen que les saints Père ont appelé si à propos la seconde planche après le naufrage que nous a fait essuyer la perte de la grâce. Car c'est en faveur de ceux qui sont tombés dans le péché depuis leur baptême, que Jésus-Christ a institué le sacrement de pénitence lorsqu'il a dit : Recevez le Saint-Esprit, les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. Aussi faut-il bien faire entendre aux fidèles que la pénitence du chrétien, quand il est retombé dans le péché est fort différente de celle du baptême, et qu'elle doit renfermer non-seulement la cessation des péchés commis, ou leur détestation ou un cœur contrit et humilié, mais encore leur confession sacramentelle, ou du moins la volonté de la faire quand on en trouvera l'occasion ; et de plus, l'absolution que doit donner le prêtre, et la satisfaction (qu'on doit acquitter soi-même par les jeûnes, par les aumônes, par les prières, et par les autres pieux exercices de la vie spirituelle) ; non pas, il est vrai, pour la peine éternelle, qui est remise avec le péché lui-même par le sacrement, ou par le vœu du sacrement, mais pour la peine temporelle, qui, comme l’enseignent les livres saints, n'est pas toujours entièrement remise, comme elle l'est dans le baptême, ceux qui, méconnaissant la grâce de Dieu qu'ils ont reçue ont contristé l'Esprit-Saint, et n'ont pas craint de profaner le temple de Dieu. C'est de cette pénitence qu'il est écrit (Apoc., II, 5) : Souvenez-vous de l'état d'où vous êtes déchu ; faites pénitence et reprenez t'exercice de vos première œuvres ; et encore (II Cor., VI, 10) : La tristesse qui est selon Dieu produit pour le salut de l'âme une pénitence solide ; et ces autres paroles (MATTH., III, 2) : Faites pénitence ; et ces autres encore (LUC, III, 8) :
Faites de dignes fruits de pénitence. "
4. Ibidem, canon 20 : " Si quelqu'un dit que celui qui est p.7 fin p.8 début tombé dans quelque péché depuis son baptême ne peut s'en relever avec la grâce de Dieu ; ou bien, qu'il peut à la vérité recouvrer la grâce qu'il avait perdue, mais par la foi toute seule et sans le secours du sacrement de pénitence, contre ce que l’Eglise romaine et universelle, instruite par Jésus-Christ et par ses apôtres, a toujours fait profession de croire, d'observer et d'enseigner jusqu’à ce jour, qu'il soit anathème. "
6. Le concile de Constance, session XV, a condamné entre autres l'article huitième de Jean Iluss, ainsi conçu : " Les prêtres qui vivent mal, de quelque façon que ce soit, pensent infidèlement au sujet des sept sacrements de l'Eglise. "
7. S. GREGOIRE de Nysse, Lib. de vitâ Moysis, sive de vitâ perfectâ : " Moïse a fait sortir de l'eau d'un rocher au point d'en inonder le désert : fait merveilleux qui nous représente la vertu du sacrement de pénitence. Car ceux qui après avoir bu de l'eau du rocher, retournent à leurs appétits grossiers et regrettent les oignons de l'Egypte, quoiqu'ils perdent par là tous leurs avantages et méritent d'être condamnés à périr dans le désert, peuvent néanmoins par la vertu de la pénitence retrouver le rocher qu'ils ont perdu, et rouvrir par le repentir les sources qu'ils ont obstruées par leurs péchés. "
8. S. BERNARD, in Vitâ Malachiæ episcopi
Hyberniæ : " Malachie rétabli l'usage si salutaire de la confession, du sacrement de confirmation, des contrats de mariages, toutes choses que le peuple ignorait ou négligeait. "
9. Le concile de Trente, session XIV, exposition de la doctrine, etc., chapitre 6 : " A l'égard du ministre de ce sacrement (de pénitence), le saint concile déclare fausses, et absolument contraires à la vérité de l'Evangile, toutes ces doctrines funestes qui étendent à d'autres hommes qu'aux évêques et aux prêtres le ministère des clefs confié à ces derniers, comme si ces paroles de Notre-Seigneur : Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel ; et : Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez, avaient été adressées contre l'institution même de ce sacrement, indifféremment et indistinctement à tous les fidèles, de sorte que chacun d'eux aurait la puissance de remettre les péchés, savoir, les péchés publics par la correction, pourvu seulement qu'on y p.8 fin p.9 début acquiesce, et les péchés secrets par l'aveu spontané qu'on en ferait au premier venu.
" Le saint concile déclare aussi que les prêtres de même qui sont en péché mortel ne laissent pas de remettre les péchés, en leur qualité de ministres de Jésus-Christ, par la vertu du Saint-Esprit qu'ils ont reçue dans leur ordination ; et que ceux-là sont dans une grave erreur, qui soutiennent que les mauvais prêtres perdent par cela seul une telle puissance. "
" Or, quoique l'absolution sacerdotale soit la dispensation d'un bienfait dont le prêtre lui-même n'est pas l’auteur, ce n'est pas cependant un ministère pur et simple qu'il exerce, ou la simple commission d'annoncer 1'Evangile ou de déclarer que les péchés sont remis ; mais c'est un acte judiciaire, et dans lequel le prêtre prononce sa sentence en qualité de juge. Et par conséquent, le pénitent ne doit pas tellement se reposer sur la foi qu'il a en Jésus-Christ, qu'il se croie absous véritablement et devant Dieu, en vertu de sa foi toute seule, quand même il n'aurait point de contrition, ou que le prêtre n'aurait pas l'intention d'agir sérieusement ou de l'absoudre véritablement. Car la foi sans la pénitence ne procurerait point la rémission des péchés ; et celui-là serait bien négligent par rapport à son salut, qui, s'apercevant qu'un prêtre ne l'absoudrait que par jeu, ne se mettrait pas en peine d'en chercher un autre qui le fit sérieusement. "
10. Ibidem, canon 10 : " Si quelqu'un dit que les prêtres coupables de péché mortel cessent par cela seul d'avoir la puissance de lier et de délier ; ou que les prêtres ne sont pas les seuls ministres de l'absolution, mais que c'est à tous les fidèles chrétiens et à chacun d'eux en particulier, que s'adressent ces paroles : Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel ; et celles-ci : Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez ; de sorte qu'en vertu de ces paroles chacun ait le pouvoir d'absoudre des péchés publics par la correction seulement, si celui qui en est l'objet y défère des secrets par la confession volontaire qu'on lui en ferait, qu'il soit anathème. "
11. S. AMBROISE, Lib. I de Pænitentiâ, c. 2 : " Ils disent qu'ils font honneur à Jésus-Christ, en lui réservant à lui seul le pouvoir de remettre les péchés. Mais c'est en cela même qu'ils lui font injure, puisqu'ils violent ses commandements. Il a dit p.9 fin p.10 début dans son Evangile : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. Je demande qui l'honore davantage, de celui qui obéit à ses ordonnances, ou de celui qui y résiste ? L'Eglise lui prouve dans les deux cas sa soumission, en liant et en déliant les pécheurs. L'hérésie, par son inflexible rigueur et son défaut d'obéissance veut lier ce qu'elle refusera ensuite de délier et refuser de délier ce qu'elle a lié ; en quoi elle se condamne elle-même. Car le Seigneur a voulu au contraire que le pouvoir de délier fût égal à celui de lier, puisqu'il a mis à l'un et à l'autre une égale condition. Donc celui qui n'a pas le droit de délier, n'a pas non plus celui de lier. Car comme, d'après la déclaration de Notre-Seigneur, celui qui a le pouvoir de lier a aussi celui de délier, nos adversaires se percent pour ainsi dire eux-mêmes de leurs propres traits en refusant le pouvoir de délier puisque, s'il en est ainsi, ils doivent refuser également celui de lier. Comment donc l'un pourrait être permis, tandis que l'autre ne le serait pas ? Ceux à qui l'un et l'autre pouvoir a été accordé également, ou doivent avoir ces deux pouvoirs à la fois, ou bien ils n'ont ni l'un ni l'autre. Eh bien, c'est l'Eglise qui jouit à la fois de ces deux pouvoirs, et c'est l'hérésie qui n'a ni l'un ni l'autre des deux. En effet, c'est un droit réservé aux prêtres seuls. C'est donc à juste titre que l’Eglise revendique ce droit, puisque les véritables prêtres sont ceux qu'elle consacre ; l'hérésie au contraire ne peut pas le revendiquer, parce qu'elle n'a pas de prêtres légitimas. Et comme par le fait elle ne revendique pas ce droit, elle prononce des-lors contre elle-même que, si elle ne doit pas le revendiquer, c'est qu'elle n'a pas de prêtres ; ainsi d'une impudente obstination ressort, comme on le voit, un fort modeste aveu. A cela revient encore ce qu'il me reste à dire, que celui qui a reçu l'Esprit-Saint, a reçu le pouvoir de délier comme de lier les pécheurs. Car il est écrit : Recevez le Saint-Esprit ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. Donc celui qui ne peut pas délier les pécheurs, par-là même n'a pas reçu le Saint-Esprit. Car la fonction du prêtre est un don de l'Esprit-Saint ; or, l'Esprit-Saint a bien le droit de délier comme de lier les pécheurs. Comment donc peuvent-ils s'attribuer les dons de l'Esprit-Saint, ceux qui refusent de reconnaitre son droit et son pouvoir ? Que dis-je ? ils poussent leur témérité plus loin encore : car, tandis que l'esprit de Dieu est plus porté à la miséricorde p.10 fin p.11 début qu'à la sévérité, ils ne veulent pas ce que l'esprit de Dieu déclare vouloir, ils font ce que ce même esprit déclare ne pas vouloir, puisque sévir est l'affaire du juge, et que remettre au contraire est un acte de miséricorde. On te pardonnerait donc plutôt, Novatien, de t'attribuer le droit de remettre, que d'usurper celui de lier. Car aspirer à celui-ci, c'est te montrer sans miséricorde pour le pécheur ; au lieu que t'attribuer celui-là ce serait témoigner de la compassion pour les maux de tes semblables. Mais ils disent pour se défendre qu'ils n'exceptent que les crimes les plus graves, et qu'ils pardonnent aux fautes les plus légères. Ce n'est pourtant pas là ce qu'a dit l'auteur même de votre erreur, ce Novatien qui prétendait qu'on ne devait accorder la pénitence à personne, afin sans doute de ne pas lier ce qu'il ne pourrait délier ensuite, ou de ne pas donner à ses adeptes en les liant l'espoir d'être un jour délivré. Vous désavouez donc votre propre père par votre manière de penser, vous qui distinguez parmi les péchés ceux que vous croyez devoir délier et ceux que vous jugez être sans remède. Mais cette distinction n'a point été posée par Dieu, qui a promis à tout le monde sa miséricorde et qui a donné à ses prêtres le droit illimité de faire grâce. Toutefois, que celui qui a aggravé sa faute, aggrave aussi sa pénitence ; car les crimes, à mesure qu'ils sont plus énormes, demandent des larmes plus amères. Nous ne pouvons donc approuver ni Novatien, qui refusait à tout le monde le pardon, ni vous autres ses disciples, qui l'imitez et en même temps le condamnez, qui diminuez la pénitence là où il faudrait l'exiger plus sévère, la miséricorde de Jésus-Christ nous inspirant plutôt d'apporter les plus grands remèdes aux maux les plus grands. Mais quelle perversité est la vôtre, d'appeler à votre tribunal ce qui est susceptible de pardon, et de réserver au tribunal de Dieu ce qui selon vous n'en est pas susceptible ? N'est-ce pas là choisir pour soi-même le rôle de la miséricorde et renvoyer à Dieu le devoir d'être sévère ? Et où cela est-il écrit ? Il est écrit au contraire que Dieu est véritable et que tout homme est menteur ; selon ce que David dit à Dieu : Afin que vous soyez reconnu fidèle dans vos paroles, et victorieux dans les jugements que les hommes feront de vous (Rom, III, 4 ; Ps. L, 6). Afin donc que nous sachions que Dieu est plus porté à la miséricorde qu'ami de la sévérité, voici ce qu'il a dit lui-même : J'aime mieux la miséricorde que le sacrifice (Os., VI, 6). "
12. Ibidem, c. 7 : " Le Seigneur veut que ses disciples aient p.11 fin p.12 début de l'autorité, il veut qu'ils puissent faire en son nom les mêmes prodiges qu'il faisait lui-même lorsqu'il était sur la terre. Pour dernier mot, voici ce qu'il leur a dit : Vous ferez des prodiges encore plus grands que ceux que je fais. Il leur a donné le pouvoir de ressusciter les morts. Et quoiqu'il pût rendre lui-même à Saul l'usage de la vue, il l'adressa de préférence à son disciple Ananie pour que celui-ci opérât sur ses yeux ce miracle de guérison. Il voulut aussi que Pierre marchât sur la mer comme lui-même ; et comme l'apôtre chancelait, il le reprit d'avoir par la faiblesse de sa foi amoindri le don de la grâce. Lumière du monde par nature, il voulut que ses disciples le fussent par grâce à leur tour. Et parce qu'il devait remonter au ciel après en être descendu, il éleva Elie au ciel, sauf à le rendre à la terre quand le temps en sera venu. Se proposant aussi de baptiser par l'Esprit et par le feu, il inaugura le baptême par l'entremise de Jean. Enfin il a donné tout pouvoir à ses disciples, puisqu'il il dit d'eux : Ils chasseront les démons en mon nom, etc. (MARC, XVI, 17). Il leur a donc donné tout pouvoir ; mais ce pouvoir n'est pas de l'homme ; il est tout entier l'effet des divines largesses. Eh ! pourquoi imposez-vous les mains, et attribuez-vous à vos paroles de bénédiction des guérisons qui peuvent se déclarer à la suite ? Pourquoi vous flattez-vous que les possédés du démon puissent être délivrés par votre ministère ? Pourquoi baptisez-vous, si les péchés ne peuvent pas être remis par le ministère de l'homme ? Dans le baptême assurément se fait la rémission de tous les péchés. Qu'importe que les prêtres prétendent user de ce pouvoir par la pénitence ou par l'eau du baptême ? Quel que soit le moyen employé, c'est toujours le même ministère. Vous direz peut-être que la grâce des sacrements opère dans l'eau baptismale ; mais pourquoi pas aussi dans la pénitence ? Le nom de Dieu qui y est invoqué y est-il inefficace ? Qu'est-ce donc à dire ? Que vous revendiquez la grâce de Dieu, ou que vous la répudiez au gré de votre caprice. Mais c'est orgueil intolérable, plutôt que crainte religieuse, de rebuter des gens qui ne demandent que d'être admis à la pénitence. Vous ne pouvez pas apparemment supporter le spectacle de leurs larmes. Vos yeux seraient blessés de la vue de leurs haillons et de la cendre répandue sur leurs vêtements. "
13. Le même, Lib. II de Pænitentiâ, c. 2 : " Je pourrais encore dire à celui qui croit que ce qui se lit dans l'Epître aux Hébreux (VI, 4) doit s'entendre de la pénitence, que ce qui est p.12 fin p.13 début impossible aux hommes est possible à Dieu, et que Dieu peut, quand il le veut, nous pardonner des péchés dont nous regardons nous-mêmes le pardon comme impossible. Ainsi donc Dieu peut accorder ce qui nous paraît impossible à obtenir. Il paraissait impossible, par exemple, que l'eau lavât les péchés. Naaman le Syrien n'imaginait pas non plus que la lèpre pût être guérie par un peu d'eau ; mais ce qui était impossible, Dieu l'a rendu possible en nous confiant par le fait une si grande grâce. De même il ne paraissait pas possible que les péchés fussent remis par la pénitence. Mais Jésus-Christ a donné à ses apôtres ce pouvoir, qui de leurs mains a passé celles des prêtres. Voilà donc comment ce qui paraissait impossible est devenu possible. "
14. S. CYRILLE d'Alexandrie, in Joannem lib. XII, c. 56 : " Comment donc, dira quelqu'un, si Thomas était absent au moment où Jésus-Christ souffla sur ses apôtres en disant : Recevez le Saint-Esprit, a-t-il reçu lui-même le Saint-Esprit ? Nous répondrons à cela que, d'après l'intention de Jésus-Christ, la vertu de l'Esprit-Saint s'est transmise à tous les apôtres ; car ce n'est pas à quelques-uns seulement, mais à tous qu'il l'a donnée. Ainsi donc, soit présents soit absents, les apôtres ont reçu l'Esprit-Saint comme l'a entendu celui qui nous l'a envoyé. Que cette réponse que nous donnons ne fasse pas violence au texte, mais qu'elle soit fondée en vérité, c'est ce que nous démontrerons par l'autorité de 1'Ecriture. Dieu ordonna autrefois à Moïse de faire choix de soixante-dix vieillards de toutes les tribus. A cette occasion, il dit qu'il prendrait de l'esprit de Moïse et qu'il le répartirait entre les soixante-dix. Mais comme deux de ces soixante-dix, Eldad et Médad, etc. (Nom., XI, 26 et suiv.) "
" Comment donc se fait-il que le Sauveur ait fait part à ses disciples d'un pouvoir et d'une autorité qui ne convient originairement qu'à la nature divine ? C'est qu'en effet il n'y a rien d'étrange à ce que ceux qui possèdent l'Esprit-Saint en eux-mêmes puissent remettre les péchés. Car lorsqu'ils les remettent ou les retiennent, c'est alors l'Esprit-Saint qui les remet ou les retient par leur ministère. Or c'est ce qui peut avoir lieu, pensons-nous, de deux manières, savoir, par le baptême et par la pénitence. Car, ou nous admettons au baptême après avoir éprouvé leurs dispositions ceux qui renoncent à l'infidélité, comme nous en éloignons ceux que nous en trouvons indignes, ou nous frappons de nos censures les enfants de 1'Eglise qui tombent en faute p.13 fin p.14 début et nous les recevons à pénitence. C'est ainsi que Paul, écrivant aux Corinthiens, livrait le fornicateur à Satan pour mortifier sa chair, afin de sauver son âme (I Cor., V, 5), et que plus tard il le reçut en grâce de peur que cet homme ne se laissât accabler par un excès de tristesse (II Cor., II, 7). Puis donc que l'Esprit de Jésus-Christ habitant en nous, accomplit par nous des œuvres qu'il n'appartient qu'à Dieu de faire, comment ne serait-il pas Dieu par nature, celui qui possède en lui-même le pouvoir propre à la nature divine, et qui ordonne avec autorité la dispense des lois dont Dieu est l'auteur ? "
15. S. GREGOIRE, Hom. XXVI in Evangelia, sur ces paroles, Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, etc. : " Ainsi non-seulement ils ont l'assurance de leur paix avec Dieu, mais de plus ils reçoivent le pouvoir de remettre aux autres les obligations contractés envers la justice divine, et ils deviennent à cet égard les dépositaires du pouvoir d'en haut, en sorte qu'ils ont le droit, comme représentants de Dieu, de retenir aux uns leurs péchés, et de les remettre aux autres. Ainsi convenait-il que Dieu élevât en honneur ceux qui avaient accepté tant d'humiliations pour l'intérêt de sa gloire. Ceux qui craignent pour eux-mêmes la sévérité des jugements de Dieu, sont établis juges des âmes, et tout en appréhendant de se voir eux-mêmes condamnés, ils condamnent ou absolvent les autres. Or les évêques tiennent aujourd'hui la place des apôtres dans l'Eglise. C'est à ceux à qui est échue cette dignité qu'appartient aussi à leur tour le pouvoir de lier et de délier. Honneur sublime, sans doute, mais fardeau redoutable. Comment celui qui ne sait pas se conduire lui-même, pourra-t-il se faire juge de la conduite d'autrui ? "
16. S. CHRYSOSTOME, in Joannem Hom. LXXXV : " Jésus-Christ ne dit pas : Vous avez reçu mais : Recevez le Saint-Esprit. On ne se tromperait pourtant pas en disant que les apôtres reçurent en ce moment un pouvoir et une grâce spirituelle, non pas, si l'on veut, pour ressusciter les morts et faire des miracles sensibles, mais pour remettre les péchés ; car les dons de l'Esprit-Saint sont de différentes sortes ; c'est pourquoi il a ajouté : Les péchés seront remis, etc., montrant par là quelle sorte de puissance il leur accordait. Ce fut cinquante jours après qu'ils reçurent le pouvoir de faire des miracles, aussi leur dit-il : Vous recevrez la vertu de l’Esprit qui surviendra en vous, et vous me rendrez témoignage, à savoir par les miracles qu'ils opérèrent tant il est vrai p.14 fin p.15 début que les grâces et les dons du Saint-Esprit sont de bien des sortes et au-dessus de toute expression. "