Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 8)
16. S. CYRILLE de Jérusalem, Catech. IV illuminatorum
: " Tant d'autres ont subi en divers temps et en divers lieux le supplice de la croix : en a-t-on jamais vu dont le nom, invoqué par ses disciples, ait mis en fuite les démons ? Ne rougissons donc pas de la croix de Jésus-Christ. Imprimez-la sur votre front, afin que les démons voyant ce royal étendard, s'enfuient en tremblant. Armez-vous de ce signe en toutes circonstances, soit que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quelque autre chose que vous fassiez. "
17. Le même, Catech. XIII illuminatorum :
" Cet arbre de vie a donc été planté en terre, pour que cette terre maudite pût désormais être en bénédiction, et les morts être rendus à la vie. N'ayons donc point de honte de confesser Jésus crucifié, mais imprimons sans crainte le signe de la croix sur nos fronts, et qu'il en soit de même dans tout le reste : imprimons partout la croix, et sur les choses que nous mangeons, et sur celles que nous buvons, et en entrant dans un lieu, et en sortant de ce lieu, et avant le sommeil, et quand nous sommes au lit, et quand nous nous levons, et en mouvement, et en repos. Cette puissante sauvegarde ne coûtera rien aux pauvres, elle est toute gratuite ; elle ne doit point effrayer les infirmes, car elle n'exige aucune fatigue ; signe de salut pour les fidèles, objet de terreur pour les démons, c'est une grâce dont nous sommes purement redevables à la bonté divine. C'est par ce signe que l'empire des démons a été renversé. Montrez-le leur donc sans crainte. Toutes les fois qu'ils voient la croix, ils se rappellent celui qui a été crucifié. Ils redoutent celui qui a écrasé la tête du dragon. Et si l'impression de ce signe ne vous coûte rien, ne le regardez pas pour cela comme peu de chose ; n'en ayez au contraire que plus de vénération pour le bienfaiteur. " p.53 fin p.54 début
18. S. JEAN CHRYSOSTOME, Demonst. adv. Gentiles quod
Christus sit Deus : " Cet objet de malédiction et d'infamie, ce signe odieux du dernier supplice, le voilà proposé à tous les hommages comme à tous les vœux. La couronne des monarques est pour leurs têtes un ornement moins illustre que cette croix, plus précieuse que le monde entier. Et ce que naguère on n'envisageait qu'avec horreur, on en fait aujourd'hui sa plus riche parure. Tous, depuis celui qui porte le sceptre jusque dans les dernières classes de la société, en impriment le signe sur leur front ; ils en décorent la plus noble partie d'eux-mêmes, et l'y gravent à tous les moments du jour, comme une inscription sur une colonne. On la porte au banquet sacré, dans l'imposition des mains que fait le prêtre dans la participation au pain eucharistique qui nous incorpore la chair de Jésus-Christ. Elle se montre en triomphe dans les maisons, dans les places publiques, dans les solitudes, dans les chemins, au milieu des montagnes, sur le sommet des collines et dans le fond des vallons, sur les eaux et dans la navigation, dans les îles les plus reculées. Elle se produit dans tous les actes de la vie, tant généraux que particuliers ; sur les murailles des édifices, mêlée aux pierres les plus précieuses, appliquée sur les corps des animaux malades et des hommes possédés du démon, dans les assemblées des riches fastueux et dans les paisibles retraites des solitaires. Tant est vif l'empressement avec lequel chacun recherche à l'envi l'un de l'autre cet admirable présent. Chose admirable ! personne n'en rougit, personne n'en a honte, quoiqu'on sache bien que c'est là le symbole d'une mort ignominieuse ; et cela n'empêche personne de s'en orner avec plus d'orgueil qu'on ne le ferait d'un diadème d'une couronne, d'un collier ou de bracelets de prix. Non-seulement on n'en a aucune aversion, mais on le désire et on le recherche avec ardeur ; et partout on le fait briller, et sur les murailles, et sur les faites des maisons, et sur les livres, dans les villes et dans les bourgs, et dans les lieux habités et dans les déserts. . . Pourquoi donc tout l'univers est-il tellement jaloux de posséder ce bois où a été crucifié le corps sacré du Sauveur, que ceux qui peuvent en avoir la moindre parcelle, hommes ou femmes, l'incrustent dans de l'or, rattachent à leurs cous, et s'en font honneur et gloire, encore bien que ç'ait été un bois maudit ? "
19. S. ATHANASE, dans la Vie qu'il a écrit de saint Antoine, rapporte que ce saint solitaire disait aux démons : " Si vous pouvez quelque chose, si Dieu vous a donné pouvoir sur moi, me voici, p.54 fin p.55 début dévorez-moi si cela vous plaît. Mais si vous ne le pouvez pas, pourquoi faire des efforts inutiles ? En effet, le signe de la croix et la foi au Seigneur est pour nous un rempart inexpugnable. " Et dans un discours adressé à ses moines, il disait : " Les démons ont coutume de venir la nuit nous surprendre, en se donnant pour les anges de Dieu, et en louant à dessein notre régularité, admirant notre persévérance, nous promettant les récompenses à venir. Lorsqu'ils se présenteront à vous, armez-vous, armez vos cellules du signe de la croix, et aussitôt ils s'évanouiront comme de vains fantômes : car ils redoutent par-dessus tout le trophée avec lequel le Sauveur, après avoir désarmé les puissances de l'air, en a triomphé à la face du monde. "
20. S. JEROME, Vita S. Hilarionis : " Il (Hilarion)
entendit une nuit comme des cris de petits enfants, des plaintes de femmes, des bêlements de brebis, des mugissements de bœufs, des rugissements de lions, le bruit d'une armée, et le son horrible de plusieurs voix affreuses mêlées ensemble, afin qu'étant épouvantés de ce qu'il entendait, il se rendît même avant d'avoir rien vu. Mais il reconnut aussitôt que tout cela n'était qu'une illusion du démon et s'étant mis à genoux, il fit le signe de la croix, et armé de ce casque d'un nouveau genre, en même temps que du bouclier de la foi, il combattit avec d'autant plus de courage qu'il mettait moins sa confiance en lui-même. Ayant eu cependant quelque curiosité de voir ce qu'il avait horreur d'entendre, il jeta soigneusement les yeux de côté et d'autre, et aperçu tout d'un coup à la lueur de la lune un chariot, dont les chevaux étaient enflammés qui venait fondre sur lui. Alors, dès qu'il eut invoqué Jésus-Christ, la terre s'ouvrit en sa présence, et engloutit tout cet échafaudage ; ce qui lui fit dire comme à Moïse : Il a précipité dans la mer le cheval et le cavalier ; et cet autre passage de l'Ecriture : Ils se glorifient en leurs chariots et en leurs chevaux ; nous, au contraire, nous ne nous glorifions que dans le nom du Seigneur. Vers ce même temps, le grand tremblement de terre qui arriva après la mort de Julien, ayant fait dépasser à la mer ses limites accoutumées, il semblait que Dieu menaça les hommes d'un second déluge, ou que la nature fût sur le point de rentrer dans son ancien chaos ; car on voyait jusqu’à des vaisseaux s'accrocher au sommet des montagnes. Les habitants d'Epidaure entendant les horribles mugissements des vagues, et voyant ces montagnes d'eau s'avancer vers leurs habitations, eurent peur que leur ville ne fût entièrement submergée, comme cela était autrefois arrivé.
p.55 fin p.56 début Ils vinrent donc trouver le vieillard, et comme s'ils eussent voulu engager une bataille, le mirent à leur tête sur le rivage. Hilarion fit trois signes de croix sur le sable et étendit les mains contre cette inondation, comme pour en arrêter le cours. Alors la mer s'enfla on ne saurait croire jusqu'à quelle hauteur, en se tenant ainsi élevée devant lui sans avancer davantage.
Enfin, après avoir longtemps mugi, indignée de l'obstacle qui lui était opposé, elle s'abaissa peu à peu et rentra dans son lit. La ville d'Epidaure et toute la contrée d'alentour font encore aujourd'hui de ce miracle l'objet de leurs récits, et les mères le racontent à leurs enfants, afin d'en transmettre ainsi la mémoire à la postérité. "
21. S. IGNACE, Epist. ad Philippenses (Au jugement de Noël-Alexandre (Hist. eccl. sæc. I et II, c. XII, art. XVI) et des meilleurs critiques, cette épître est controuvée) : " Le signe de la croix est un trophée élevé contre la puissance du prince de ce monde, qui s'effraie à sa vue, et craint même d'en entendre parler. "
22. S. AMBROISE, Serm. 43 (Ce sermon, comme la plupart des autres attribués à saint Ambroise, n'est pas de ce Père. - Voir NOEL-ALEXANDRE, ibidem, sæc. III, c. VI, art. XXVII, 1) : " Nous devons donc dès notre lever rendre grâces à Jésus-Christ, et sanctifier avec le signe du Sauveur tout ce que nous ferons dans la journée. Eh quoi ! lorsque vous étiez païen, n’aviez-vous pas coutume de consulter les signes, de chercher avec inquiétude ceux qui pouvaient amener la prospérité dans vos affaires ? Maintenant vous n'avez point à craindre de vous tromper sur le nombre : un signe seulement, celui du Christ, assurera le succès de toutes vos entreprises. Celui qui sèmera sons ce signe, recueillera sûrement la vie éternelle. Celui qui entreprendra un voyage en s'armant de ce signe, ne pourra manquer d'arriver jusqu'au ciel. "
23. EUSEBE de Césarée, De vitâ
Constantini Magni, lib. I, c. 22 : " Comme l'empereur était en prières, il eut une vision divine et tout-à-fait surprenante, qu'on aurait peine à croire, si c'en était un autre qui l'eût rapporté ; mais puisque c'est l'empereur qui nous l'a racontée à nous-mêmes qui écrivons cette histoire, et qu'il nous l'a racontée longtemps déjà après l’événement, et depuis que nous avons été admis à son intimité, qu'il nous l'a même assuré par serment, qui pourra hésiter d'y ajouter foi, après surtout que les faits eux-mêmes en ont si hautement confirmé la vérité ? Il nous a dit que le soleil ayant déjà achevé plus de la moitié de sa course, c'est-à-dire comme il était un peu après midi, p.56 fin p.57 début il avait vu très-clairement au-dessus du soleil l'image de la croix toute formée de ses rayons les plus brillants, et sur cette croix une inscription contenant ces mots : In hoc vinces (vous vaincrez par ce signe). L'admiration le saisit en même temps, lui et toute son armée qui l'accompagnait en ce moment, et qui fut par conséquent spectatrice comme lui de ce prodige. " Ibidem, c. 23 : " Il m'a ajouté que, comme il était fort occupé de savoir ce que pouvait signifier ce prodige, la nuit l'avait surpris au milieu de ces pensées, et que, tandis qu'il dormait, l'Oint de Dieu lui avait apparu avec le même signe qui avait brillé au ciel, et qu'il lui avait ordonné de faire faire un étendard de la même forme, dont il se ferait accompagner ensuite pour le protéger dans tous les combats. " Ibidem, c. 24 : " Dès que le jour eut paru de nouveau, Constantin se leva, et après avoir dit à ses amis la vision qu'il avait eue, il manda les plus habiles orfèvres et les plus industrieux lapidaires, se plaça au milieu d'eux, leur décrivit la forme du signe même, et leur donna l'ordre de disposer d'après ce modèle leurs dorures et leurs pierreries. Nous avons eu un jour le bonheur de voir de nos propres yeux cette image, que, grâces à Dieu, l'empereur lui-même a daigné nous montrer. " Ibidem, c. 25, l'historien donne la description de l'étendard fabriqué en forme de croix, que les Romains appellent aujourd'hui labarum. Puis il ajoute : " En conséquence l’empereur, à partir de ce moment, s'est toujours fait accompagner de ce signe, qui lui servait de rempart contre toutes les agressions de ses ennemis ; et il a voulu que de semblables étendards fussent toujours portés en tête de toutes ses troupes. " Ibidem, c. 33 : " Il a fait dresser au milieu de la ville (de Rome), c'est-à-dire sur la place la plus fréquentée, ce magnifique trophée de ses victoires ; et sur ce trophée, il a fait graver en caractères ineffaçables ce signe salutaire, pour qu'il soit exposé en vue à tout le monde et serve de boulevard à tout l'empire romain. Et la statue qui le représente lui-même tenant en main l'étendard fait en forme de croix, n'a pas plus tôt été dressé à Rome dans un des lieux les plus fréquentés de la ville, qu'il a fait mettre au bas cette inscription écrite en latin : Hoc salutari signo, vero fortitudinis indicio, civitatem vestram tyrannidis jugo liberans, pristinæ amplitudini et splendori restitui ; c'est-à-dire : " C'est par ce signe salutaire, indice non trompeur du courage, que j'ai délivré votre ville du joug de la tyrannie, et l'ai rendue à son ancienne grandeur et à son ancienne gloire. "
24. Le même, De vitâ Constantini Magni, lib. II, c. 7 : p.57 fin p.58 début " Ainsi l'étendard glorieux du Sauveur marchant en tête de son armée, il obtint des victoires de plus en plus éclatantes. Car partout où paraissait cette image salutaire de la croix, les ennemis prenaient la fuite devant nos soldats victorieux. L'empereur s'étant assuré de ce phénomène singulier, prit dès lors le parti de faire porter l'illustre étendard comme un renfort puissant et un gage de victoire, partout où il voyait ses soldats plier. Par ce moyen il eut bientôt obtenu la victoire, les combattants se sentant tout particulièrement soutenus par la toute-puissance divine. " Au chapitre 8 de ce même livre, Eusèbe rapporte que cinquante hommes d'élite furent désignés pour porter la croix. Puis il raconte au chapitre 9, qu'un de ces hommes choisis ayant pris la fuite fut tué sur-le-champ, tandis que son compagnon resté ferme au poste ne reçut aucune atteinte : chose d'autant plus surprenante, ajoute l'historien, que tous les traits des ennemis étant dirigés vers cet étendard choisi par eux comme point de mire et qui s'en trouva bientôt tout criblé, celui-là même qui le portait échappa à la mort ; et en général tous ceux qui le secondaient dans ce ministère, ne reçurent aucun mal, pas même une égratignure. Et ici ce n'est pas nous seul qui parlons ; c'est l'empereur lui-même qui, entre bien d'autres particularités, nous a rapporté cette circonstance.
25. NICEPHORE CALLISTE, Hist. eccles., lib. VIII, c. 3, rapporte comme Eusèbe, l'apparition de la croix faite à Constantin, dans le temps où ce prince était en guerre contre Maxence.
26. Ibidem, lib. VII, c. 47, le même auteur dit que Constantin eut une nouvelle vision de ce même signe qui lui parut dans le ciel avec cette inscription : In hoc signo hostes omnes vinces ; c'est-à-dire : Par ce signe vous vaincrez tous vos ennemis, dans la guerre qu'il eut à soutenir contre les Byzantins.
27. Enfin, au chapitre 49, il raconte que le même signe apparut une troisième fois à Constantin, comme il faisait la guerre aux Scythes.
Question XIII
Que nous propose à croire le cinquième article, Est descendu aux enfers, et le troisième jour est ressuscité d’entre les morts ? Cet article a pour objet de nous enseigner qu'après que Jésus-Christ fut mort sur la croix, son âme pénétra jusqu'aux enfers, tant pour y proclamer sa victoire sur la mort et sur Satan, que pour délivrer les âmes des patriarches détenus dans les limbes ; p.58 fin p.59 début et que son corps même, après avoir reposé dans le sépulcre, en sortit le troisième jour vivant et ressuscité, et désormais glorieux et immortel, à la suite de ce triomphe obtenu dans les enfers. Mystère admirable, et rempli pour nous de consolation comme d'instruction. Nous y voyons les élus délivrés de la tyrannie de Satan, de la mort et de l'enfer, et tous les vrais fidèles en général, mis à même de recevoir la grâce si précieuse de la résurrection, qui doit consister pour eux à ressusciter du vice à la vertu, ou de la mort du péché à la vie de la grâce, en attendant qu’à la fin de tous les siècles ils passent, même quant à leurs corps, de l'état de mort à une vie impérissable, suivant ce que nous a dit l’Apôtre que Celui qui a ressuscité Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus.
TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.
1. Psaume XV, 9-10 : " Ma chair se reposera dans l'espérance ; parce que vous ne laisserez pas mon âme dans l'enfer, et vous ne souffrirez point que votre saint éprouve la corruption. "
2. ZACHARIE, IX, 11 : " C'est vous aussi qui par le sang de votre alliance, avez fait sortir vos captifs du fond du lac qui était sans eau. "
3. I PIERRE, III, 18-20 : " Jésus-Christ a souffert une fois la mort pour nos péchés, le juste pour les injustes, afin qu'il pût nous offrir à Dieu, étant mort en sa chair, mais vivifié néanmoins par l'esprit, - par lequel aussi il alla prêcher aux esprits qui étaient retenus en prison, - qui autrefois avaient été incrédules lorsqu'au temps de Noé la patience de Dieu les attendait pendant qu'on préparait l'arche. "
4. Colossiens, II, 14-15 : " Il a effacé la cédule qui nous était contraire, il a entièrement aboli le décret de notre condamnation en l'attachant à sa croix. - Et ayant désarmé les principautés p.59 fin p.60 début et les puissances, il les a menées hautement en triomphe à la face de tout le monde, après les avoir vaincues en lui-même. "
5. Ecclésiastique, XXIV, 115 : " Je pénétrerai jusqu'au plus profond de la terre, je lancerai mes regards sur tous ceux qui dorment, et j'éclairerai tous ceux qui espèrent au Seigneur. "
6. Actes, II, 24-25, 31 : " Mais Dieu l'a ressuscité en arrêtant les douleurs de l'enfer où il était impossible qu'il fût retenu. - Car David dit de lui : j'ai toujours le Seigneur présent devant moi ; car, etc. - Dans cette connaissance qu'il avait de l'avenir, David ; a parlé de la résurrection du Christ, en disant que son âme n'a point été laissée dans l'enfer, et que sa chair n'a point éprouvé la corruption du tombeau. "
7. OSEE, XIII, 14 : " Je les délivrerai de la puissance de la mort, je les rachèterai de la mort. O mort ! je serai ta mort ; ô enfer, je serai ta ruine. "
8. MATTHIEU, XII, 29 : " Comment quelqu'un peut-il entrer dans la maison d'un fort armé pour lui enlever ses meubles, si auparavant il ne le lie pour pouvoir ensuite piller sa maison ? "
9. Hébreux, II, 14-15 : " Afin de détruire par sa mort celui qui était le prince de la mort, c'est-à-dire le diable, - et de mettre en liberté ceux que la crainte de la mort tenait dans une continuelle servitude pondant leur vie. "
10. MARC, XVI, 9 : " Il est ressuscité, il n'est point ici. - Or, -Jésus étant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut premièrement à Marie-Madeleine. "
11. Apocalypse, I, 5, 17-18 : " Jésus-Christ qui est le témoin fidèle, le premier-né d'entre les morts. - Je suis le premier et le dernier, - et celui qui vit ; j'ai été en état de mort, mais voilà que je suis vivant dans les siècles des siècles, et j'ai les clefs de la mort et de l'enfer. "
13. Colossiens, I, 18-20 : " Il est le chef et la tête du corps de l'Eglise, il est comme les prémices et le premier-né d'entre les morts ; en sorte qu'il est le premier en tout ; - parce qu'il lui a plu de le faire le centre de tout, - et de réconcilier par lui toutes choses avec lui-même ; ayant pacifié par le sang qu'il a répandu sur la croix, tant ce qui est sur la terre, que ce qui est dans le ciel. "
14. I Corinthiens, XV, 3-8, 13-21 : " Car premièrement je vous ai transmis ce que j'avais moi-même reçu par tradition, p.60 fin p.61 début savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures, - qu’il a été enseveli, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures ; - qu'il s'est fait voir à Céphas, puis aux onze apôtres. - Après cela il a été vu en une seule fois par plus de cinq cents frères, dont il y a plusieurs qui vivent encore aujourd'hui, et quelques autres sont morts. - Ensuite il s'est fait voir à Jacques, puis à tous les apôtres. -Enfin, après tous les autres, il s'est fait voir à moi-même qui ne suis qu'un avorton. - Si les morts ne ressuscitent point, Jésus-Christ n'est donc point ressuscité. - Et si Jésus-Christ n'est point ressuscité, notre prédication est vaine, et votre foi est vaine aussi. - Nous serons même convaincus d'avoir été de faux témoins à l'égard de Dieu, puisque nous aurions rendu témoignage contre Dieu, en témoignant qu'il a ressuscité Jésus-Christ, qu'il n'aurait pas néanmoins ressuscité, si les morts ne ressuscitent point. - Car si les morts ne ressuscitent point, Jésus-Christ n’est pas non plus ressuscité. - Si Jésus-Christ n'est point ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés.
- Ceux qui sont morts en Jésus-Christ sont donc anéantis pour toujours. - Si nous n'avions d'espérance en Jésus-Christ que pour cette vie, nous serions les plus misérables de tous les hommes. - Mais Jésus-Christ étant ressuscité d'entre les morts, est devenu les prémices de ceux qui dorment. - Car comme la mort est venue par un seul homme, la résurrection des morts doit venir aussi par un seul. "
13. Romains, VI, 4-13 : " Car nous avons été ensevelis avec lui par le baptême pour mourir au péché, afin que comme Jésus-Christ est ressuscité d'entre les morts pour la gloire de son Père, nous marchions aussi dans les sentiers d’une vie nouvelle. - Car si nous avons été entés dans la ressemblance de sa mort, nous le serons aussi dans la ressemblance de sa résurrection, - sachant que notre vieil homme a été crucifie avec lui, afin que le corps du péché soit détruit et que désormais nous ne soyons plus asservis au péché. - Car celui qui est mort est délivré du péché. - Si donc nous sommes morts avec Jésus-Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec Jésus-Christ, sachant que Jésus-Christ étant ressuscité d'entre les morts, ne mourra plus, et que la mort n'aura plus d'empire sur lui.- Car quant à ce qu'il est mort pour le péché, il est mort seulement une fois ; mais quant à ce qu'il vit, il vit pour Dieu. - Considérez-vous de même comme étant aussi morts au péché, et ne vivant plus que pour Dieu en Jésus-Christ Notre-Seigneur. - Ainsi donc, que le péché ne règne point dans votre p.61 fin p.62 début corps mortel, en sorte que vous obéissiez à ses désirs déréglés. - N'abandonnez point au péché les membres de votre corps comme si c'étaient des armes d'iniquité ; mais donnez-vous à Dieu comme vivants, de morts que vous étiez, et consacrez-lui les membres de votre corps pour être entre ses mains des instruments de justice. "
16. Colossiens, III, 1-2, 5-8, 10-12 : " Si donc vous êtes ressuscités avec Jésus-Christ, recherchez ce qui est dans le ciel, où Jésus-Christ est assis à la droite de Dieu. - N'ayez de goût que pour les choses du ciel, et non pour celles de la terre. - Faites donc mourir les membres de l'homme terrestre qui est en vous, la fornication, l'impureté, etc. - Mais maintenant quittez aussi vous-mêmes tous ces péchés, la colère, l'aigreur, la malice, la médisance, que les paroles déshonnêtes soient bannies de votre bouche. N'usez point de mensonge les uns envers les autres, dépouillez-vous du vieil homme avec ses œuvres et revêtez-vous de cet homme nouveau, qui se renouvelle pour connaître Dieu, selon l'image de celui qui l'a créé. - Revêtez-vous donc, comme élus de Dieu, saints et bien-aimés, de tendresse, d'entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, etc. "
17. Philippiens, III, 20-21 : " Mais pour nous, nous vivons déjà dans le ciel, comme si nous en étions dès à présent citoyens. C'est de là aussi que nous attendons le Sauveur, Notre-Seigneur Jésus-Christ, - qui transformera notre corps tout vil et abject qu'il est, afin de le rendre conforme à son corps glorieux par cette vertu efficace par laquelle il peut s'assujettir toutes choses. "
18. Ephésiens, IV, 22-28, 52 : " Dépouillez-vous du vieil homme selon lequel vous avez vécu dans votre première vie, qui se corrompt, en suivant l'illusion de ses passions ; - renouvelez-vous dans l'intérieur de votre âme et revêtez-vous de l'homme nouveau qui a été créé selon Dieu, dans une justice et une sainteté véritable. - C'est pourquoi en vous éloignant de tout mensonge, que chacun parle de son prochain dans la vérité, etc. - Mais soyez bons les uns envers les autres, etc. "
19. I PIERRE, I, 3-4 : " Béni soit le Dieu et le
Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui, selon la grandeur de sa miséricorde nous a régénérés par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts pour nous donner la vive espérance - de cet héritage où rien ne peut ni se détruire, ni se corrompre, ni se flétrir, qui vous est réservé dans le ciel, etc. "