Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 9)

Pierre Canisius · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Grand Catéchisme, trad. Peltier, tomes 1 à 6 · 205 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

21. I Corinthiens, XV, 22-23 : " Et comme tous meurent en Adam, tous revivront aussi en Jésus-Christ ; - et chacun en son p.62 fin p.63 début rang : Jésus-Christ comme les prémices ; puis ceux qui sont à lui, qui auront cru en son avènement. "

23. I Thessaloniciens, IV, 13-16 : " Si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, Dieu aussi amènera avec Jésus ceux qui se seront endormis en lui. - Car nous vous déclarons comme l'ayant appris du Seigneur, que nous, qui vivons, et qui sommes réservés pour son avènement, nous ne préviendrons point ceux qui sont déjà dans le sommeil. - Car aussitôt que le signal aura été donné par la voix de l'archange et par le son de la trompette de Dieu, le Seigneur même descendra du ciel, et ceux qui seront morts en Jésus-Christ ressusciteront les premiers. - Puis nous autres, qui sommes vivants, et qui serons demeurés nous serons emportés avec eux dans les nues, pour aller au-devant du Seigneur au milieu de l'air, et ainsi nous serons pour jamais avec le Seigneur. "

TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.

1. S. IRENEE, Lib. V adv. hær., c. 31 : "

Il est constant que Notre-Seigneur est resté durant trois jours dans le lieu où sont les âmes des morts, comme dit le Prophète : Dieu s'est souvenu de ceux qui sont morts et qui dorment dans la terre de la sépulture ; il est descendu vers eux pour les conduire dans les cieux et les faire jouir du salut. " De même encore Notre-Seigneur Jésus-Christ a dit : " Car, comme Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre de la baleine, ainsi le Fils de l'Homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. " L'Apôtre à son tour ajoute : " Et pourquoi est-il dit qu'il est monté, sinon parce qu'il était descendu auparavant dans les parties les plus basses de la terre ? " David, en prédisant cet événement, avait dit : " Et vous avez tiré mon âme des abîmes de l'enfer. " Il ressuscita donc le troisième jour, et voici ce qu'il dit à Marie, qui le vit la première et qui se prosterna devant lui : " Ne me touchez pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père mais allez vers mes frères et dites-leur : Je monte vers mon Père et votre Père. " Il est donc vrai que Notre-Seigneur est descendu dans le séjour des morts, afin de devenir ensuite le premier-né d'entre les morts ; qu'il y est demeuré pendant trois jours ; qu'il est ensuite ressuscité avec le même corps qu'il avait eu sur la croix, et sur lequel ses disciples virent la marque des clous de sa Passion, et que de là p.63 fin p.64 début il est monté vers son Père. S'il en est ainsi, comment pourrait-on écouter ceux qui veulent que les enfers soient ce monde même que nous habitons, et que l'âme des justes après la mort monte aussitôt dans le ciel ? Puis donc que le Christ, après être allé au sein des ombres de la mort, est ressuscité et monté au ciel, etc. "

2. S. AUGUSTIN, Epist. 99 ad Evod. : " Il est suffisamment démontré que Notre-Seigneur est descendu aux enfers après avoir subi la mort selon la chair. Car comment contredire le Prophète qui a dit (Ps. XV, 10) : Vous ne laisserez pas, ô Dieu, mon âme dans l'enfer ? Paroles qui, de peur que quelqu'un n'osât les détourner à un autre sens, ont été expliquées dans celui-ci par l'apôtre saint Pierre. Ou comment contredire cet apôtre lui-même qui nous a assuré (Act., II, 24) que les douleurs de l'enfer s'étaient arrêtées pour Jésus-Christ, parce qu'il était impossible qu'il y fût retenu ? Personne donc, si ce n'est un infidèle, ne peut nier que Jésus-Christ ait été aux enfers. Que si l'on est en peine de savoir en quel sens on peut dire que les douleurs de l'enfer ont été arrêtées pour lui, puisque n'ayant jamais été détenu dans ces douleurs comme dans des liens, il n'a pas pu s'en débarrasser comme de chaînes dont il aurait été d'abord chargé, on comprendra sans peine qu'il en a été délivré de la manière que des oiseaux peuvent l'être de filets auxquels, sans s'y laisser prendre, ils ont su échapper. On peut encore entendre par là qu'il a arrêté les douleurs de l'enfer moins pour lui-même que pour les autres, qu'il savait bien devoir en être délivrés par son entremise. Si l'on demande pourquoi il a voulu descendre dans l'enfer, où il n'y a point de douleurs qui pussent avoir de prise sur lui, puisqu'il était, comme l'affirme le Psalmiste (Ps. LXXXVII, 6), libre entre les morts, et que le prince ou le premier ministre de la mort n'a rien trouvé en lui qui méritât le supplice, ces paroles, il a arrêté les douleurs de la mort, peuvent être entendues non de tous, mais seulement de quelques-uns, savoir de ceux qu'il jugeait dignes d'en être délivrés. C’est ainsi que l’Eglise à peu près tout entière s'accorde à penser que le premier homme ou le premier père du genre humain en a été délivré dans ce moment solennel ; et gardons-nous bien de croire que cette croyance, quelle qu'en soit l'origine, ne soit appuyée sur rien de solide, bien qu'on ne puisse produire à son appui aucun texte formel des Ecritures canoniques : Et de illo quidem primo homine patre generis humani, qu d eum ibidem solverit, Ecclesia ferè tota, consentit ; quod eam non inaniter credidisse credendum est, undecumque hoc traditium sit, etiamsi p.64 fin p.65 début canonicarum scripturarum hinc expressa non proferatur auctoritas. "

3. Le même, Epist. 57 ad Dardanum, ad quæst. primam, ayant à expliquer ces paroles : Vous serez aujourd'hui avec moi dans le paradis (LUC, XXIII, 43), s'exprime ainsi : " Il ne faut pas en conclure que le paradis soit dans le ciel. Car Jésus-Christ lui-même, en sa qualité d'homme, devait être ce jour-là non dans le ciel, mais plutôt dans les enfers quant à son âme, et dans un sépulcre quant à son corps. Que son corps, en effet, ait été ce jour-là dans le sépulcre, c'est ce qui est on ne peut plus clair d'après l’Evangile. Et que son âme soit descendue aux enfers, c’est aussi ce que nous prêche la doctrine venue des apôtres. Car c'est en preuve de cette vérité que saint Pierre invoque le témoignage du Psalmiste, dont il applique à Jésus-Christ les paroles qui suivent : Parce que vous ne laisserez point mon âme dans l'enfer, et ne souffrirez point que votre Saint soit sujet à la corruption (Ps. XV, 40). La première partie de ce passage regarde l'âme, qui n'a pas été laissé dans les enfers, puisqu'elle en est sitôt sortie ; et la seconde regarde le corps, auquel la promptitude de sa résurrection n'a pas donné le temps de se corrompre dans le sépulcre où il avait été déposé.

Mais personne ne prétendra que dans cet endroit le paradis veuille dire le sépulcre. Il ne reste donc plus d'autre parti à prendre, que de dire que, si ces paroles : Vous serez aujourd'hui avec moi dans le paradis, se rapportent à l'humanité de Jésus-Christ, on doit entendre par le paradis les enfers où il a été ce jour-là quant à son âme humaine. "

4. Le même, Lib. XX, de civit. Dei, c. XV

: " S'il est au fond assez vraisemblable que les saints de l'ancien Testament qui ont cru à l'avènement futur du Christ, ont été après leur mort loin sans doute de l'enfer des impies, mais pourtant dans les enfers, jusqu'à ce qu'ils en fussent tirés par la vertu du sang du Sauveur, et de la descente qu'il fit dans ces lieux, il est certain que désormais les justes rachetés par l'effusion de ce sang divin, sont exemptés d'aller dans ces même lieux, et qu'ils n'attendent plus que le jour où, réintégrés dans leurs corps, ils recevront la récompense qu'ils ont méritée. "

V. NAT. ALEX, Hist. eccles. sæc. V, c. IV, art. III,

IX) : " Ce n'est par l'effet d'aucune nécessité mais uniquement par sa propre volonté qu'il p.65 fin p.66 début s'est laissé attacher sur le bois, qu'il a souffert qu'on perçât ses membres avec des clous, qu'il a subi la mort en rendant le dernier soupir, que son corps a été porté au tombeau, et que son âme toujours unie à sa divinité, est descendue aux enfers. C'est cette âme qui a rappelé aux délices du paradis la troupe des élus qui jusque-là étaient détenus dans les enfers, quoique jouissant dès lors d'un parfait repos. Ce que Notre-Seigneur avait dit avant sa passion, il l'a accompli dans sa résurrection : Si je suis élevé de terre, avait-il dit (JEAN, XII, 52), j’attirerai tout à moi. Car celui-là a tout attiré, qui n'a pas laissé dans les enfers un seul de ses élus. Il a tout entraîné avec lui ; tout, c'est-à-dire tout ce qui a été l'objet de son élection. Car pour les infidèles et pour tous ceux que leurs crimes ont fait condamner à d'éternels supplices, il ne les a certes pas rétablis en grâce à l'époque de sa résurrection ; mais il a emmené avec lui hors des cachots des enfers ceux que leur foi et leurs œuvres lui ont fait reconnaître pour être à lui. C'est ainsi qu'a été accomplie cette parole des prophéties d’Osée : Je serai ta mort, ô Mort ; ô Enfer, je serai ta ruine (Os., XIII, 14). Il dit donc : O Mort, je serai ta mort ; c'est-à-dire, je te détruirai dans la personne de mes élus ; et : O Enfer, je serai ta ruine, c'est-à-dire, je t'abolirai en partie en t'enlevant ceux qui sont à moi. Alors, en effet, le Seigneur Jésus a enchaîné le prince de la mort et des ténèbres ; alors il a jeté le désordre dans ses légions, rompu les barrières de fer des portes infernales, absous tous les justes qui se trouvaient toujours liés par le péché originel, rendu ces heureux captifs à la liberté primitive, et dissipé par son éclatante lumière les ténèbres d’aveuglement que le péché avait répandues. Vous l'avez entendu : notre défenseur, le Seigneur des vengeances a agi avec liberté (Ps. XCIII, 1) ; car, pour le rappeler en peu de mots, après qu'il a été élevé, c'est-à-dire suspendu sur la croix par les juifs, et aussitôt qu'il a eu rendu l'esprit, son âme unie à sa divinité est descendue dans les profondeurs des enfers. Et lorsqu'il parcourait l'empire des ténèbres comme un glorieux conquérant qui jette la terreur tout autour de lui, les légions impies du tartare, tremblantes à sa vue, se demandaient avec effroi : Quel est donc cet ennemi terrible, dont l'éclat surpasse celui de la neige ? Jamais personnage de cette espèce n'a pénétré jusqu'ici dans ces lieux obscurs, jamais le monde ne nous en a envoyé un seul qui lui ressemblât. C'est un ravisseur qui vient nous enlever notre bien, et non un débiteur qui vient nous payer sa dette ; ce n'est pas un pécheur, c’est un explorateur du péché ;

p.66 fin p.67 début ce n'est pas un suppliant, c'est un juge ; il vient donner ses ordres, et non recevoir la loi ; se charger de nos dépouilles, et non nous laisser les siennes, etc. "

6. S. JEROME, in c. IV ad Ephesios : " Par les lieux bas de la terre il faut entendre les enfers, où le Sauveur est descendu, pour en retirer les âmes des saints qui y étaient détenues et les emmener avec lui en triomphe dans le ciel. De là vient qu’après sa résurrection, on vit dans la ville sainte beaucoup de justes qui étaient ressuscités. Or, que les enfers soient situés dans les lieux bas de la terre, nous n'avons besoin pour nous en assurer que du témoignage suivant des psaumes (Ps. CV, 17) : La terre s'ouvrit, et dévora Dathan, et elle engloutit de même la famille d’Abiron. Ce fait lui-même se trouve rapporté plus complètement dans le livre des Nombres (Nom., XVI). Nous lisons encore dans un autre endroit : Que la mort fonde sur eux, et qu'ils descendent tout vivants dans les enfers (Ps. LIV, 16). "

7. Le même, in cap. XIII Osée : "

Le Seigneur les a tous délivrés et les a rachetés par sa mort endurée sur la croix, comme par son sang qu'il y a répandu ; alors que son âme est descendue aux enfers, en même temps que son corps n'a point éprouvé la corruption ; alors qu'il a dit à la mort et à l'enfer : Je serai ta mort, ô Mort. Si je suis mort, c'est pour te donner la mort par la mienne. O Enfer, je serai ta ruine, toi qui jusqu'ici faisais entrer dans ta gueule ouverte tout le genre humain. "

8. TERTULLIEN, Lib. II adversùs Marcionem, c. 4, après avoir décrit la passion et la mort de Jésus-Christ, ajoute : " Lorsqu'il fut arrive à ces fleuves des enfers qui roulent dans les abîmes et que, vainqueur, il eut fait se réfléchir sur son captif la lumière dont il était resplendissant, qu'il eut exécuté avec courage les ordres de son Père, il reprit le corps qu'il avait quitté de son plein gré (1). "

Question XIV

Que nous apprend le sixième article, Est monté aux cieux ? Il nous apprend que Notre-Seigneur Jésus-Christ, après avoir achevé l'œuvre de notre rédemption, après être apparu vivant à (1) Post ubi secretas inferni venit ad undas, Atque suum victor captivum luce retexit Astanti, jussumque patris virtute peregit, Sponte suum corpus quod liquerat, ipse recepit. Ce poème contre Marcion n'est pas de Tertullien, au jugement des meilleurs critiques. V. NOEL-ALEXANDRE, Hist. eccl. sæc. II, c. VIII, art. IV. p.67 fin p.68 début ses disciples, et leur avoir donné bon nombre de preuves de la vérité de sa résurrection, monta enfin au ciel le quarantième jour, pour être élevé dans son humanité au-dessus de tout, et être l'objet des louanges de toutes les créatures. Notre-Seigneur est donc dans le ciel, assis à la droite de la vertu de Dieu, exerçant un pouvoir égal à celui de son Père, gouvernant tout, et remplissant tout de l'éclat de sa divine majesté : c'est là ce que nous appelons être assis à la droite du Père. Cette joyeuse ascension de Jésus-Christ est l'affermissement de notre foi et de notre espérance ; car nous devons avoir confiance, nous qui sommes les membres de ce divin chef, de parvenir un jour la où il est arrivé le premier après avoir terrassé ses ennemis et les nôtres, pourvu que nous lui soyons soumis et que nous nous attachions fidèlement à le suivre : Je m'en vais, nous a-t-il dit, vous préparer une place.

TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

1. Psaume LXVII, 33-34, 19, 25-26 : " Royaumes de la terre, chantez les louanges de Dieu, faites retentir des cantiques au Seigneur ; chantez en l'honneur de Dieu, - qui est monté au-dessus de tous les cieux vers l'orient ; - vous êtes monté en haut, vous avez pris un grand nombre de captifs, vous avez fait des présents aux hommes. - Ils ont vu, ô Dieu, votre entrée, l'entrée de mon Dieu, et de mon roi qui réside dans son sanctuaire. - Les princes, conjointement avec ceux qui chantent de saints cantiques, se hâtèrent de venir au-devant de lui, au milieu des jeunes filles qui jouaient des instruments et qui battaient du tambour. "

4. MARC, XVI, 19 : " Le Seigneur Jésus, après leur avoir ainsi parlé, fut élevé dans le ciel, et il est assis à la droite de Dieu. "

6. Actes des Apôtres, I, 1-3, 9 : " J’ai parlé dans mon premier livre, ô Théophile, de tout ce que Jésus a fait et enseigné - depuis le commencement de sa vie jusqu'au jour où il fut élevé dans le ciel, après avoir instruit, par le Saint-Esprit, les apôtres qu'il avait choisis ; - auxquels aussi il s'était montré depuis sa passion, leur faisant voir par beaucoup de preuves qu'il était vivant ; leur apparaissant durant quarante jours, et leur parlant du royaume de Dieu. - Ils le virent s'élever, et il entra dans une nuée qui le déroba leurs yeux. "

7. Ephésiens, IV, 8-10 : " Etant monté au plus haut des cieux, il a mené en triomphe une grande multitude de captifs, et il a répandu ses dons sur les hommes. - Mais pourquoi est-il monté, sinon parce qu'il était descendu auparavant dans les parties les plus basses de la terre ? - Celui qui est descendu est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. "

8. Ephésiens, II, 5-6 : " Lorsque nous étions morts par nos péchés, Dieu nous a rendu la vie en Jésus-Christ par la grâce duquel vous êtes sauvé ; - et il nous a ressuscités avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ. "

9. Ephésiens, I, 20-23 : " Le ressuscitant d'entre les morts, et le faisant asseoir à sa droite dans le ciel, - au-dessus de toutes les principautés et de toutes les puissances, de toutes les vertus, de toutes les dominations et de tous les noms de dignité qui peuvent être non-seulement dans le siècle présent, mais encore dans celui qui est à venir. - Car il a mis toutes choses sous ses pieds, et il l'a donné pour chef à toute l'Eglise, - qui est son corps, et dans laquelle celui qui accomplit tout en tous, trouve la perfection et l'intégrité de tous ses membres. "

10. Colossiens, III, 1-2 : " Si donc vous êtes ressuscités avec Jésus-Christ, recherchez ce qui est dans le ciel, où Jésus-Christ est assis à la droite de Dieu. - N'ayez de goût que pour les choses du ciel, et non pour celles de la terre. "

11. Hébreux, I, 3-4, 13 : " Il est assis au plus haut des cieux à la droite de la Majesté. - Etant d'autant plus élevé au-dessus des anges, que le nom qu'il a reçu est plus glorieux que le leur. p.69 fin p.70 début - Car quel est l'ange à qui le Seigneur ait jamais dit : Asseyez-vous à ma droite ? "

12. I PIERRE, II, 4 : " Et vous approchant de lui comme de la pierre vivante que les hommes à la vérité ont rejetée, mais que Dieu a choisie et mise en honneur. "

13. I JEAN, II, 1-2 : " Si quelqu'un pèche, nous avons pour avocat auprès du Père Jésus-Christ qui est juste ; - car c'est lui qui est la victime de propitiation pour nos péchés ; et non-seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux de tout le monde. "

14. JEAN, XX, 17 : " Allez trouver mes frères, et dites-leur ceci de ma part : Je monte vers mon Père et votre Père vers mon Dieu et votre Dieu. "

15. Psaume CIX, 1-2 : " Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Asseyez-vous à ma droite, - jusqu'à ce que je réduise vos ennemis à vous servir de marchepied. "

16. Actes, VII, 55 : " Mais Etienne étant rempli du Saint-Esprit, et levant les yeux au ciel, vit, la gloire de Dieu, et Jésus qui était debout à la droite de Dieu ; et il dit : Je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'Homme qui est debout à la droite de Dieu. "

18. I Corinthiens, XV, 23 : " Car Jésus-Christ doit régner jusqu'a ce que son Père lui ait mis tous ses ennemis sous les pieds. "

21. Hébreux V, 8-9 : " Car, quoiqu'il fût le Fils de Dieu, il a appris l'obéissance par tout ce qu'il a souffert : - et ayant consommé son œuvre, il est devenu l'auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. "

22. Romains, VIII, 16-17 : " Et cet Esprit rend lui-même témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. - Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritier de Dieu, et cohéritiers de Jésus-Christ, pourvu toutefois que nous souffrions avec lui, afin que nous soyons glorifiés avec lui. "

23. II Timothée, II, 11-12 : " Car c'est une vérité très-assurée que si nous mourons avec Jésus-Christ, nous vivrons aussi avec h à ; - si nous souffrons avec lui, nous régnerons aussi avec lui. "

24. JEAN, XV, 6-7 : " Celui qui ne demeure pas en moi sera jeté dehors comme un sarment inutile, il sèchera et on le ramas- p.70 fin p.71 début sera, et on le jettera au feu, et il brûlera. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. "

25. JEAN, XIV, 2 : " Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n'était, je vous l'aurais dit, car je m'en vais vous préparer une place. "

TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.

S. AUGUSTIN, De fide et symbolo, c. 7 : " Nous croyons qu'il est assis à la droite de Dieu le Père ; mais on ne doit pas penser pour cela que Dieu le Père ait une forme humaine, qu'il ait un côté droit et un côté gauche, ou qu'il soit assis comme nous nous asseyons nous autres en ployant les genoux : car ce serait là tenir un langage sacrilège, et encourir le reproche que faisait saint Paul à ceux qui avaient transféré l'honneur qui n’est dû qu’au Dieu incorruptible, à l’image d'un homme corruptible (Rom., I, 23). Car un chrétien ne saurait sans crime élever à l'honneur de Dieu un simulacre semblable dans un temple, et bien moins encore dans son cœur, qui est le vrai temple que Dieu aime à se choisir, pourvu qu'il soit pur de toute erreur comme de toute affection terrestre. Il faut donc entendre par être placé à la droite, la même chose qu'être élevé au comble de la souveraine félicité, là où règnent la justice, la paix et la joie de même qu'être placé à la gauche avec les boucs, c'est être plongé dans la souveraine misère, en proie aux tourments et à toutes les suites malheureuses du péché. Par conséquent, dire que Dieu est assis, ce n'est pas non plus marquer une situation corporelle, mais indiquer la puissance de juger qui lui appartient essentiellement et qu'il exerce en rendant à chacun selon ce qu'il mérite ; mais ce sera surtout au jugement dernier que le Fils unique de Dieu fera éclater sa justice aux yeux de tous les hommes en sa qualité de juge souverain des vivants et des morts. "

Question XV

Que nous présente à croire le septième article, De là il viendra juger les vivants et les morts ? Cet article nous propose le jugement du dernier jour, alors que le Fils de Dieu redescendra du ciel avec le corps qu'il a pris, exercera sur le monde entier sa redoutable autorité de juge, et rendra publiquement à chacun selon ses œuvres. Il jugera donc p.71 fin p.72 début sur le trône de sa majesté tous les bons et tous les méchants sans en excepter un seul, aussi-bien ceux que ce grand jour trouvera encore vivants, que tous les autres qui seront morts jusque-là. Cela doit nous engager à mettre d'autant plus de circonspection et de régularité dans toutes nos démarches, que nous sommes plus assurés que toutes nos actions, toutes nos pensées, tous les accidents de notre vie se passent sous les yeux d'un Dieu qui voit tout, et qui juge tout avec une souveraine équité. Car il est le scrutateur des cœurs, le vengeur des impiétés, et il faut que nous comparaissions tous à son tribunal pour recevoir de lui la juste rétribution du bien ou du mal que nous aurons fait ici-bas. Il ne laissera aucune de nos bonnes actions sans récompense, pas plus qu'il ne pourra souffrir qu'aucune mauvaise reste sans châtiment.

TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

1. Psaume XCVI, 2-6 : " Une nuée est autour de lui, et l’obscurité l'environne. La justice et le jugement sont le soutien de son trône. - Le feu marchera devant lui, et embrasera tout autour de lui ses ennemis. - Ses éclairs ont brillé par toute la terre ; elle les a vus et en a été toute émue. - Les montagnes se sont fondues comme la cire à la présence du Seigneur : la présence du Seigneur a fait fondre toute la terre. - Les cieux ont annoncé sa justice, et tous les peuples ont vu sa gloire. "

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