Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 83)
5. Le même, Epist. X (al. IX) ad presbyteros et decanos : " Dissimuler ces vérités à ses frères c'est jeter dans l'illusion ces infortunés. Ils pourraient, en faisant une véritable pénitence, satisfaire à Dieu et au Père des miséricordes par la prière et les bonnes œuvres ; mais non, on les trompe afin de mieux les perdre ; ils pourraient se relever, on les précipite dans un abîme plus profond. Quoi ! tandis que des pécheurs souillés de fautes moins graves sont assujettis à une pénitence dont la durée est fixée, sont condamnés à l'exomologèse suivant les prescriptions de la discipline, et ne sont réintégrés dans la communion que par l'imposition des mains épiscopales et de celles du clergé ; aujourd'hui, quand les plaies saignent encore, quand la persécution est encore allumée, avant que la paix soit rendue à l’Eglise elle-même, des pénitent publics sont admis à la communion, p.63 fin p.64 début on prie pour eux à voix haute ; et avant qu'ils aient fait pénitence, sans qu'ils aient confessé leurs iniquités, sans que l'évêque et le clergé leur aient imposé les mains, on leur donne l'Eucharistie ! Tandis qu'il est écrit : Celui qui mangera indignement le pain du Seigneur, ou boira indignement son calice, sera coupable du corps et du sang de Jésus-Christ. "
6. Le même, Epist. LV (al. LIV) ad Cornelium
: " Je le demande, rendent-ils hommage à Dieu, ces sacrilèges qui, insultant à sa justice comme à sa majesté, osent dire aux prévaricateurs, en présence des menaces et des châtiments éternels prononcés contre les idolâtres : " Que vous importe la colère de Dieu ? Ne craignez point les jugements du Seigneur ; n'allez pas frapper aux portes de l'Eglise. " Est-ce pour rendre hommage à Dieu que des prêtres suppriment les épreuves de la pénitence, dispensent de la confession, foulent aux pieds l'autorité épiscopale, distribuent une paix frauduleuse, et que des excommuniés offrent la communion, afin d'empêcher ceux qui sont tombés de se relever, ou ceux qui sont hors de l’Eglise de rentrer dans son sein?. . . mais il ne leur a pas suffi de répudier l'Evangile, de soustraire aux criminels l'espérance de la satisfaction et de la pénitence, d'ôter jusqu'au sentiment, jusqu'au fruit du repentir tous ces hommes souillés de vols, d'adultères et d'idolâtrie, ni enfin de les dispenser de la prière et de l'exomologèse. Que font-ils ? En dehors de l'Eglise et contre l’Eglise, ils ouvrent un conciliabule séparé, où ils appellent tous les pervers que leur conscience accuse, et qui ne veulent ni de pénitence à accomplir, ni de Dieu à désarmer par leurs supplications. "
8. Le même, Hom. XLI : " Ce n'est pas seulement après que la pénitence a été imposée que l'on doit s'abstenir de ces désordres, c'est aussi avant qu'on ait mérité de l'encourir ; car si l'on attend au dernier moment, on ne sait pas si l'on pourra seulement recevoir la pénitence, ou confesser ses péchés à Dieu et à son ministre. "
9. Le même, Hom. L, c. 9 : " Celui qui tombe dans le péché après son baptême est-il donc assez ennemi de soi-même pour ne pas changer de vie, tandis qu'il en a le temps ? En persévérant au contraire dans le péché, que fait-il autre chose que de s'amasser un trésor de colère pour le jour de la manifestation du juste jugement de Dieu ? Si Dieu lui conserve la vie, c'est l'effet de sa p.64 fin p.65 début patience qui invite le pécheur à faire pénitence de son péché. Qui donc se trouvant engagé dans les funestes liens du péché peut refuser, ou différer ou balancer de demander à l'Eglise qu'elle le délie ici-bas, pour qu'il soit délié dans le ciel ? Qui donc ose se promettre le salut par cette unique raison qu'il porte le nom de chrétien? . . . Que l'homme se juge donc là-dessus de son propre mouvement ; qu'il s'empresse de changer sa conduite en mieux, tandis qu'il le peut, de crainte que, lorsque le temps sera passé pour lui de le faire, il ne soit jugé bon gré malgré par le Seigneur, etc., " comme plus haut, question IV, témoignage 14, page 39.
10. Ibidem, c. 5 : " Mais supposons qu'il ne soit pas certain que Dieu pardonne au repentir. Que perdra, en implorant sa miséricorde celui qui n'a pas craint de se perdre éternellement en offensant sa justice ? Quel est le coupable qui puisse être certain que l'empereur lui pardonnera ? Et cependant, pour obtenir ce pardon, on prodiguera les sommes d'argent, on traversera les mers, on bravera les tempêtes en s'exposera à mille morts, pour échapper à une seule mort. Ensuite c'est un homme qu'on implore, et par l'intermédiaire d'autres hommes ; on le fait sans hésiter, quoiqu'on en ignore le succès. Combien cependant le pouvoir de l'Eglise n'est-il pas plus assuré que le pouvoir ou la volonté des rois, puisqu'il est promis a ses pasteurs que tout ce qu'ils délierons sur la terre sera délié dans le ciel ! Et l'humilité qui se soumet à l'Eglise de Dieu a quelque chose de bien plus honorable, de bien moins pénible et de bien plus avantageux surtout, puisque par-là on se soustrait à la mort éternelle sans avoir rien à craindre de ces supplices que peuvent infliger les empereurs. "
11. Le même, Lib. II de visitatione infirmorum, c. 4 : " Il en est qui se persuadent qu'il leur suffit pour le salut de confesser leurs crimes à Dieu seul, à qui rien n'est caché et pour qui toutes les consciences sont à nu, etc. . . . . Faites venir le prêtre auprès de vous, et faites-lui part des secrets de votre conscience. Ne vous laissez point séduire par cette fausse idée, qu'il suffit pour être sauvé de faire à Dieu la confession de ses péchés sans recourir aux prêtres. Je ne nie pas après tout qu'on ne doive souvent redire à Dieu l'aveu des péchés qu'on a commis. Car, heureux est celui qui prendra ses péchés, petits ou grands, et qui les brisera contre la pierre (Ps. CXXXVI, 9). Or, la pierre c'est le Christ. Mais je vous conjure, en vous rappelant à ce sujet la saine doctrine, p.65 fin p.66 début de ne pas vous laisser endormir par les flatteurs ; car il vous faut avant tout consulter le prêtre pour qu'il soit votre médiateur auprès de votre Dieu. Autrement, comment aurait son accomplissement cet oracle divin, tant de la loi écrite que de la loi de grâce : Allez, montrez-vous aux prêtres ; et cet autre : Confessez vos péchés les uns aux autres ? Etablissez donc vous-même le prêtre juge, à la place de Dieu, des plaies de votre âme ; mettez-lui à découvert toutes vos voies, et il vous appliquera le remède de la réconciliation. "
Ibidem, c. 5 : " Voyez dans le prêtre l'ange de Dieu lui-même. Car les lèvres du prêtre, dit Malachie, sont les dépositaires de la science, et c'est de sa bouche que l'on recherche les prescriptions de la loi, parce qu'il est l'ange du Seigneur des armées (MALACH., II, 7). Et avec quel respect un serviteur de Dieu ne doit-il pas parler à Dieu et à son ange ! Révélez-lui tous les secrets de votre cœur ; qu'aucune barrière ne l'empêche de pénétrer dans le sanctuaire de votre conscience. N'ayez pas honte de dire en présence d'un seul ce que vous n'avez pas eu honte de faire en présence d'une multitude. Pécher, c'est le fait de l'homme ; se retirer du péché c'est le devoir du chrétien ; y persévérer c'est le propre du démon. Découvrez donc à l'ange de Dieu les péchés qui vous inquiètent le plus ; ne cherchez pour les dire ni voiles, ni équivoques, ni détours. Vous indiquerez aussi les lieux où vous avez péché, à quelles époques, avec quelles personnes, sans toutefois les nommer ; votre négligence à reprendre vos amis pour qu'ils se retirent du péché ; l'âge que vous aviez lorsque vous avez fait telle chute, le rang que vous occupiez dans l'Eglise, le nombre de fois, si c'est une ou deux fois seulement, ou si c'est d'habitude ; si vous l'avez fait par contrainte, ou bien de votre plein gré. Car toutes ces diversités de circonstances modifient le jugement qu'on doit en porter. Or, si on les supprime ou qu'on les déguise par artifice, on donne la mort à son âme ; si on les découvre avec simplicité, on en obtient la guérison à l'aide de la pénitence. Exposez-les dans un ordre convenable, dites-les sans détour, multipliez vos efforts pour vous en corriger. Pourquoi rougir de confesser ce que vous n'avez pas rougi de faire ? Il vaut mieux essuyer un peu de confusion devant un homme seulement, que de se voir flétri au jour du jugement sous les yeux de tant de millions d'hommes. Confessez donc nominativement tous les crimes qui vous causent du remords ; dites la malice spéciale qu'en renferment quelques-uns à votre connaissance, p.66 fin p.67 début confessez au moins en gros les péchés journaliers dont vous n'êtes pas encore purifié. Si vous prenez ces précautions, vous pourrez compter sur l'indulgence de votre juge. "
12. S. LEON, Epist. 91 ad Theodorum Forojuliensem episcopum : " Pour lever les scrupules de celui qui vous consulte, je vous ferai part de ce que prescrit la règle ecclésiastique par rapport aux pénitents. La miséricorde infinie. . . .
. la porte de la réconciliation (voir ce passage dans le corps de la réponse, p.61-62). Le Sauveur lui-même intervient dans cette œuvre et ne saurait être étranger à ce qu'il a chargé ses ministres de faire de sa part, puisqu'il nous a dit : Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la consommation des siècles ; de sorte que, s'il se fait quelque chose de louable par notre ministère, nous ne devons pas douter que nous n'en soyons redevables à la grâce de l'Esprit-Saint. Mais si quelqu'un de ceux en faveur desquels nous implorons le Seigneur se trouve empêché par un obstacle quel qu'il soit de prendre sa part de l'indulgence offerte ici-bas, et qu'il meure avant d'avoir par ce moyen obtenu sa guérison, il ne pourra pas, une fois enlevé de ce monde, obtenir une grâce accordée seulement pour ce monde-ci. Et nous n'avons point à discuter les mérites et les actes de ceux qui meurent dans ces conditions, puisque le souverain maitre, dont les jugements sont incompréhensibles, a réservé à sa justice ce que le ministère sacerdotal laisse ainsi imparfait, voulant imprimer par ce moyen la crainte que nous devons avoir de sa puissance, et porter chacun de nous, par ces châtiments infligés à la paresse ou à l'indifférence, à appréhender pour soi- même un semblable malheur.
Car il est fort utile et même nécessaire que les péchés soient remis avant le dernier jour par le ministère des prêtres. Quant à ceux qui demandent la pénitence et la réconciliation tout à la fois dans un cas de nécessité ou de danger imminent, on ne doit ni leur interdire les moyens de satisfaire, ni refuser de les réconcilier sur-le-champ : car nous ne pouvons marquer des bornes ou fixer des délais à la miséricorde de Dieu, qui ne fait jamais attendre son pardon à celui qui se convertit sincèrement puisqu'il nous a dit par son Prophète : Si vous vous convertissez et que vous gémissiez de vos fautes, vous serez sauvé (EZECH., XXXIII, 12) ; et ailleurs : Confessez le premier vos iniquités et vous serez justifié (Is., XLIII, 26, selon les Septante) ; et encore: Il y a en Dieu de la miséricorde et on peut attendre de lui une rédemption abondante (Ps.
CXXIX, 7). C'est pourquoi nous ne devons pas nous montrer difficiles à faire part aux hommes des libéralités p.67 fin p.68 début de Dieu, ni voir d'un œil indifférent les larmes et les gémissements de ceux qui s'accusent, puisque nous devons croire que la pénitence elle-même est un don de Dieu, suivant cette parole de l’Apôtre : Dans l'espérance que Dieu pourra leur donner un jour l'esprit de pénitence et qu'ainsi ils sortiront des pièges du diable, qui les tient captifs pour en faire ce qu'il lui plaît (II Tim., II, 25 -26). Chaque chrétien doit donc examiner sérieusement sa conscience, et ne pas remettre d'un jour à l'autre à se convertir à Dieu, de peur qu'en renvoyant à la fin de sa vie le moment de satisfaire, il ne compte sur un temps qui lui sera refusé : au lieu de courir ainsi les risques de sa fragilité et de son ignorance, qu'il profite des moyens qui lui sont offerts actuellement de mériter son plein pardon par une satisfaction pleine et entière et qu'il n'attende pas ce moment fatal où il trouverait à peine le temps, soit de faire la confession de ses péchés, soit d'être réconcilié à Dieu par le ministère du prêtre. Néanmoins, comme je l'ai dit, il faut venir en aide même à ces chrétiens négligents et ne leur refuser ni la pénitence, ni le bienfait de la communion, si, quand même ils auraient perdu l'usage de la parole, ils paraissent en faire la demande par quelque signe. Que s'ils sont tellement abattus par la violence de leur mal, qu'ils ne puissent plus témoigner en présence du prêtre ce désir qu'ils auraient exprimé avant son arrivée, on se contentera du témoignage des fidèles présents et on leur accordera le bienfait de la pénitence et de la réconciliation, en prenant soin toutefois d'observer la règle des anciens canons par rapport à ceux qui auraient péché contre Dieu en renonçant à leur foi. "
13. Le même, Epist. 80 ad episcopos per Campaniam,
Samnium et Picenum constitutos, c. 2 : " Je veux qu'on prenne tous les moyens pour faire cesser un usage contraire aux règle apostoliques, et que je sais s'être introduit dernièrement par l’effet d'une coupable présomption, qui est de faire lire publiquement par chacun le détail mis par écrit de tous ses péchés tandis qu'il suffit d'en faire aux prêtres seuls la confession secrète. Car, bien qu'il puisse sembler louable, et conforme à la piété de ne pas rougir, par la crainte qu'on doit avoir de Dieu, de confesser ainsi ses péchés devant les hommes ; comme cependant il y a certains péchés que ceux qui demandent à en faire pénitence doivent craindre de rendre publics, nous devons faire disparaître au plus tôt une pratique aussi blâmable, de peur que bien des personnes ne soient détournées de recourir au remède de la p.68 fin p.69 début pénitence, soit par l'effet de la honte, soit par la crainte de donner à leurs ennemis personnels les moyens de provoquer contre elles toute la rigueur des lois. Car il suffit de faire cette confession à Dieu premièrement et ensuite au prêtre chargé d'intercéder en faveur des pénitents pour leur obtenir le pardon de leurs péchés. Plusieurs même pourront être invités par-là à faire pénitence de leurs fautes, s'ils voient que la confession qu'ils en feront restera secrète par rapport au peuple. "
Question VII
Que sommes-nous obligés de croire par rapport à la satisfaction ? Nous sommes obligés de croire, qu'autre est la satisfaction de Jésus-Christ notre rédempteur, autre est celle que les fidèles pénitents doivent acquitter eux-mêmes. La première a été accomplie uns fois dans la personne de Jésus-Christ crucifié lorsque ce divin agneau a effacé les péchés du monde, en réconciliant à Dieu ceux qui étaient par nature des enfants de colère ; la seconde, qui est l'œuvre des pénitents eux-mêmes s'accomplit tous les jours dans le sein de l'Eglise, dans la personne des membres de Jésus-Christ lorsque ceux-ci, après avoir fait la confession de leurs péchés acquittent la pénitence que le prêtre leur a imposée en leur donnant l'absolution ; ou bien lorsqu'ils se portent d'eux-mêmes à faire de dignes fruits de pénitence pour réparer au moins en partie les fautes de leur vie passée. Cette satisfaction a pour objet de venger la justice de Dieu et tout à la fois de corriger le pécheur, et bien loin d'obscurcir le bienfait de la satisfaction de notre divin rédempteur, elle en relève l'éclat et le mérite. Car ce n'est que parce que la satisfaction de Jésus-Christ a précédé, et surtout qu'elle aide la nôtre, que nous pouvons, suivant l'expression de l'écrivain sacré, faire des œuvre d'équités et de justice, en nous punissant nous-mêmes de nos crimes, en effaçant en nous les restes de nos péchés et en nous procurant des grâces de Dieu plus abondantes, en témoignant enfin par de tels actes que nous embrassons de notre plein gré la croix de Jésus-Christ, que nous renonçons à nous-mêmes que nous mortifions notre chair, que nous voulons détruire en nous le vieil homme pour mener une vie plus parfaite, en combattant avec ardeur et courage nos passions et nos penchants contraires à la règle. C'est ainsi que la satisfaction a été pratiquée, et par David, et p.69 fin p.70 début par les Ninivites, et par tant d'autres, qui ont fait pénitence sous le cilice et sur la cendre, dans les gémissements, les larmes, les jeûnes et les autres macérations de la chair, et qui, comme le témoigne l'Esprit-Saint, se sont rendus agréable à Dieu par ce moyen. L’Ecriture, pour nous inculquer et nous recommander mieux cette partie de la pénitence nous crie : Convertissez-vous à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et les gémissements. Et ailleurs : Convertissez-vous, et faites pénitence de toutes vos prévarications et l'iniquité ne vous attirera plus votre ruine. Saint Paul nous enseigne aussi que la tristesse qui est selon Dieu opère en nous l'ardeur à venger contre nous-mêmes sa justice, et il nous avertit en général que, si nous nous jugions nous-mêmes, nous n'aurions pas à redouter les jugements de Dieu. Ainsi nous ne nous arrêterons pas à disputer sur ce mot de satisfaction, qui du reste est fréquemment répété dans les écrits des Pères puisque les Ecritures nous montrent si clairement la nécessité de la chose même. p.70 fin p.71 début TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.
1. Hébreux, IX, 25-28 : " Il n'y est pas entré non plus pour s'offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand-prêtre entre tous les ans dans le sanctuaire, portant en offrande du sang autre que le sien ; - car autrement il eût fallu qu'il souffrit plusieurs fois depuis la création du monde ; au lieu qu'il n'a paru qu'une fois vers la fin des siècles pour abolir le péché en s'offrant lui-même pour victime. - Et comme il est arrêté que les hommes meurent une fois, et qu'ensuite ils soient jugés - ainsi le Christ a été offert une fois pour effacer les péchés de plusieurs, et la seconde fois il apparaîtra, sans avoir rien du péché pour le salut de ceux qui l'attendent. "
2. Ephésiens, V, 2, 25-26 : " Jésus-Christ nous a aimés et s'est lui-même livré pour nous, en s'offrant à Dieu comme une oblation et une victime d'agréable odeur. - Jésus-Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle, - afin de la sanctifier, après l'avoir purifiée dans le baptême de l'eau, etc. "
3. Ibidem, IV, 32 : " Pardonnez-vous mutuellement, comme Dieu aussi vous a pardonné en Jésus-Christ. " 4. I JEAN, II, 2 : " C'est lui qui est la victime de propitiation pour nos péchés ; et non-seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux de tout le monde. "
6. Ephésiens, II, 3-6 ; " Nous étions, par la corruption de notre nature, enfants de colère aussi bien que les autres hommes. - Mais Dieu qui est riche en miséricorde, poussé par l'amour extrême dont il nous a aimés - lorsque nous étions morts par nos péchés, nous a rendu la vie en Jésus-Christ, par la grâce duquel vous êtes sauvé; - et il nous a ressuscité avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ. "
7. II Corinthiens, V, 18 : " Le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui-même par Jésus-Christ et qui nous a confié le ministère de cette réconciliation. - Car Dieu a réconcilié les hommes avec lui-même en Jésus-Christ ne leur imputant point leurs péchés et il a mis en nous la parole de cette réconciliation. - Nous faisons donc la charge d'ambassadeurs de Jésus-Christ, et c'est Dieu même qui vous exhorte par notre bouche. Ainsi nous vous conjurons, au nom de Jésus-Christ, de vous réconcilier avec Dieu, - qui, pour l'amour de nous, a p.71 fin p.72 début traité celui qui ne connaissait point le péché comme s'il eût été le péché même afin qu'en lui nous devinssions justes de sa justice. "
8. Exode, XXXII, 31-35 : " Moïse retourna vers le Seigneur, et lui dit : Ecoutez-moi, je vous supplie. Le peuple a commis un très-grand péché, puisqu'il s'est fait des dieux d'or ; mais pardonnez-lui cette faute, - ou effacez-moi maintenant de votre livre que vous avez écrit. - Le Seigneur lui répondit : J'effacerai de mon livre celui qui aura péché contre moi. - Mais toi, va, conduis ce peuple où je t'ai dit : mon ange marchera devant toi ; mais, au jour de la vengeance, je les punirai du crime qu'ils ont commis. - Le Seigneur frappa donc le peuple, parce qu'il avait sacrifié au veau d'or qu'Aaron lui avait fait. "
9. Nombres, XII, 9-15 : " (Le Seigneur) irrité contre eux (Aaron et Marie), s'en alla. - Or, la nuée qui étai sur le tabernacle se retira : et voilà que Marie fut couverte d'une lèpre semblable à la neige. Et Aaron l'ayant regardée, et l’ayant vue blanchie par la lèpre - dit à Moïse : Je vous prie, mon Seigneur, ne nous faites point porter le péché que nous avons commis follement ; - et que celle-ci ne devienne pas comme les morts, ou comme l'enfant qui est jeté hors du sein de sa mère : voilà déjà la moitié de son corps qui est dévoré par la lèpre. - Or, Moïse cria vers le Seigneur, disant : O Dieu, je vous conjure, guérissez-la. - Le Seigneur répondit : Si son père eût frappé son visage, n'eût-elle pas été dans la confusion au moins durant sept jours ? Qu'elle soit séparée pendant sept jours hors du camp, et après on la rappellera. - Marie fut donc éloignée du camp pendant sept jours ; et le peuple ne quitta point ce lieu, jusqu'à ce que Marie fût rappelée. "
10. Ibidem, XIV, 19-39 : " (Moïse dit au Seigneur)
: Pardonnez donc, je vous prie, le péché du peuple, selon la grandeur de votre miséricorde comme vous lui avez été propice depuis sa sortie d’Egypte jusqu'à ce jour. Et le Seigneur dit : J'ai pardonné selon la parole. - Comme il est vrai que je vis, toute la terre sera remplie de la gloire du Seigneur. - Mais tous les hommes qui ont vu ma majesté et les miracles que j'ai faits en Egypte et au désert, qui m'ont déjà tenté par dix fois, et n'ont point obéi à ma parole, - ne verront pas la terre que j'ai promise à leurs pères ; tous ceux aussi qui m'ont mépris n'y entreront point. - Mais pour mon serviteur Caleb, qui, plein d'un autre esprit, m'a toujours suivi, je l'introduirai dans la p.72 fin p.73 début terre qu'il a parcourue, et sa race la possédera.
- Et parce que les Amalécites et les Chananéens habitent dans les vallées, demain mettez-vous en marche, et retournez au désert par le chemin de la Mer Rouge. - Or, le Seigneur parla à Moïse et à Aaron, disant : - Jusqu'à quand cette multitude perverse murmurera-t-elle contre moi ? J'ai entendu les plaintes des enfants d'Israël. - Dis-leur donc : J'en jure par moi-même, dit le Seigneur ; comme vous avez parlé en ma présence, ainsi j'agirai envers vous. - Vos corps seront gisants dans le désert. Vous tous qui avez été comptés depuis l'âge de vingt ans et au-dessus, et qui avez murmuré contre moi, - vous n'entrerez point dans la terre sur laquelle j'ai levé ma main en signe que je vous y ferais habiter, excepté Caleb, fils de Jéphoné et Josué fils de Nun ; - et j'y introduirai vos enfants, dont vous avez dit qu'ils seraient en proie aux ennemis, afin qu'ils voient la terre que vous avez méprisé. - Vos cadavres resteront étendus dans cette solitude. - Et vos enfants seront errants dans le désert durant quarante ans, et ils porteront la peine de votre rébellion jusqu'à ce que les cadavres de leurs pères soient consumés dans le désert. - Selon le nombre des quarante jours que vous avez considéré cette terre, un jour comptant pour un an, vous porterez la peine de vos iniquités durant quarante ans, et vous connaîtrez ma vengeance. - Car, comme je l'ai dit, j'agirai contre cette multitude perverse de même qu'elle s'est élevée contre moi ; elle sera consumée et mourra dans ce désert. - Et tous ceux que Moïse avait envoyés pour reconnaître la terre, et qui, étant de retour, excitèrent les murmures de toute l’assemblée en représentant cette terre comme funeste, furent frappés et moururent devant le Seigneur. - Mais Josué fils de Nun, et Caleb, fils de Jéphoné survécurent seuls de tous ceux qui étaient allés visiter la terre. - Or, Moïse raconta ces paroles à tous les enfants d'Israël et le peuple en fut contristé. "
11. Ibidem, XX, 9-12, 23-30 : " Moïse prit donc la verge qui était en la présence du Seigneur, selon l'ordre qu'il en avait reçu, - et assemblant la multitude devant la pierre, il leur dit : Ecoutez, incrédules et rebelles : pourrons-nous vous faire sortir de l'eau de cette pierre ? - Et quand Moïse eut élevé la main, il frappa deux fois la pierre de sa verge, et il en sortit une grande abondance d'eau, dont le peuple but, ainsi que les troupeaux. - Or, le Seigneur dit à Moïse et à Aaron : Puisque vous n'avez point cru en moi, et que vous ne m'avez point rendu p.73 fin p.74 début la gloire qui m'est due devant les enfants d'Israël, vous n'introduirez point ces peuples dans la terre que je leur donnerai. . . . . Le Seigneur dit à Moïse : - Qu'Aaron s'en aille se réunit à son peuple ; car il n'entrera pas dans la terre que j'ai donné aux enfants d'Israël, parce qu'il a été incrédule à ma parole aux eaux de contradiction. - Prends Aaron et son fils avec lui, et tu les conduiras sur la montagne de Hor. - Et, quand tu auras dépouillé le père de ses vêtements, tu en revêtiras Eléazar son fils ; Aaron sera réuni à ses pères et mourra en ce lieu. - Moïse fit comme le Seigneur lui avait commandé et ils montèrent sur la montagne de Hor devant toute la multitude. - Et lorsqu’Aaron eut déposé ses vêtements, il en revêtit Eléazar son fils. Aaron étant mort au sommet de la montagne, Moïse et Eléazar descendirent. - Or, toute la multitude, voyant qu'Aaron était mort, pleura trente jours sur lui dans toutes les familles. "
12. Psaume XCVIII, 6-8 : " Moïse et Aaron ont été au nombre de ses prêtres, et Samuel fut un de ses adorateurs : ils invoquaient le Seigneur, et il les exauçait. - Il leur parlait du sein de la colonne que formait la nue ; et eux, ils gardaient ses ordonnances et les lois qu'il leur avait données. - Seigneur, qui êtes notre Dieu, vous les exauciez ; vous étiez pour eux un Dieu propice, lors même que vous punissiez en eux tout ce qui pouvait vous y déplaire. "
13. II Samuel, XII, 7-17 : " Nathan dit à
David : Vous êtes cet homme. Voici ce que dit le Seigneur Dieu d'Israël : Je t'ai sacré roi sur Israël, et je t'ai délivré de la main de Saül et je t'ai donné la maison de ton seigneur et les femmes de ton seigneur ; et je t'ai donné la maison d'Israël et celle de Juda; et si cela te paraît peu, j'y ajouterai beaucoup encore. - Pourquoi donc as-tu méprisé la parole du Seigneur jusqu'à faire le mal en ma présence. Tu as fait périr par l'épée Urie l’Héthéen et tu as pris pour femme sa femme, et tu l'as tué par l'épée des enfants d'Ammon. - C'est pourquoi l'épée ne sortira jamais de ta maison, parce que tu m'as méprisé, et que tu as pris pour ta femme la femme d'Urie l'Héthéen. - Voici ce que dit le Seigneur : Je susciterai le mal contre toi ; il naîtra de ta propre maison ; et je prendrai tes femmes devant tes yeux, et je les donnerai à un autre qui dormira avec elles à la face du soleil. - Et David dit à Nathan : J'ai péché contre le Seigneur, etc. " Et le reste comme plus loin, même question, témoignage 27.
14. II Samuel, XXIV, 10-17 : " Le cœur de David fut frappé p.74 fin p.75 début après que le peuple eut été compté, et David dit au Seigneur : j'ai péché en cette action; mais, Seigneur, je vous prie, remettez l'iniquité de votre serviteur, car j'ai agi comme un insensé. - Et David se leva dès le matin, et le Seigneur parla à Gad le prophète et voyant de David, et lui dit : Va, et parle à David : Voici ce que dit le Seigneur : L'option de trois fléaux t'est donnée ; choisis celui que tu voudras, et je te l'enverrai. - Et quand Gad fut venu vers David, il lui parla en ces termes : Ou la famine viendra sur la terre durant l'espace de sept ans, ou tu fuiras tes ennemis durant trois mois, et ils te poursuivront ; ou la peste sera pendant trois jours dans ton royaume. Maintenant donc délibère et vois ce que je répondrai à celui qui m'a envoyé. - Et David dit à Gad - Je suis dans une trop grande angoisse : il vaut mieux que je tombe entre les mains du Seigneur (car ses miséricorde sont grandes), qu'entre les mains des hommes. - Et le Seigneur envoya la peste en Israël depuis le matin jusqu'au temps marqué ; et depuis Dan jusqu'à Bersabée soixante-dix mille hommes moururent. - Et, comme l'ange du Seigneur étendait sa main sur Jérusalem pour en faire périr les habitants, le Seigneur eut pitié de son affliction, et dit à l'ange qui frappait le peuple : Il suffit, retire ta main. Et l'ange du Seigneur était alors près de l'aire d'Aréuna le Jébuséen.
- Et David dit au Seigneur, quand il vit l'ange qui frappait le peuple : C'est moi qui ai péché et qui ai agi injustement. Ceux-ci, qui ne sont que les brebis, qu'ont-ils fait ? Je vous prie, que votre main se tourne contre moi, et contre la maison de mon père. "
16. Ecclésiastique, V, 2-5 : " Ne suis pas dans ta force les mauvais désirs de ton cœur - et ne dis pas : Que je suis puissant ! ou : Qui me forcera à rendre compte de mes actions ? Car le Dieu vengeur appesantira le poids de ses vengeances. - Ne dis pas : J'ai péché et que m'est-il pour cela arrivé de funeste ? Car le Très-Haut est lent à punir les crimes. - Ne sois pas sans crainte sur le péché pardonné et n'ajoute pas péché sur péché. "
17. ISAIE, LVI, 1 : " Voici ce que dit le Seigneur : Gardez les règles de l'équité et agissez selon la justice, parce que le salut que je dois envoyer est proche, et que ma justice sera bientôt manifestée. "
18 EZECHIEL, XVIII, 21-22, 27 : " Si l’impie fait pénitence de tous les péchés qu'il a commis, s'il garde tous mes préceptes, p.75 fin p.76 début et qu'il agisse selon l'équité et la justice, il vivra certainement ; non, il ne mourra point. - Je ne me souviendrai plus de toutes les iniquités qu'il a commises ; il vivra dans les œuvres de justice qu'il aura faites. - Et lorsque l'impie se sera détourné de l'impiété où il avait vécu et qu'il agira selon l'équité et la justice, il rendra aussi la vie à son âme. "
20. II Corinthiens, VII, 9-44 : " Maintenant j'ai de la joie, non de ce que vous avez eu de la tristesse, mais de ce que votre tristesse vous a porté à la pénitence. La tristesse que vous avez eue a été selon Dieu ; et ainsi la peine que nous vous avons causée ne vous a été nullement désavantageuse. - Car la tristesse qui est selon Dieu, produit pour le salut une pénitence sans fâcheux retour ; au lieu que la tristesse de ce monde produit la mort. - Considérez donc combien cette tristesse selon Dieu, que vous avez ressentie, a produit en vous, non-seulement de vigilance sur vous-mêmes, mais de soin de vous justifier auprès de nous, d'indignation contre cet incestueux, de crainte de la colère de Dieu, de désir de nous revoir, de zèle pour nous défendre, d'ardeur à venger ce crime ; vous avez fait voir, par toute votre conduite, que vous étiez purs et irréprochables dans cette affaire. "
21. Psaume L, 1-5 : " Ayez pitié de moi, ô mon Dieu, selon votre grande miséricorde, - et effacez mon iniquité, selon la multitude de vos bontés. - Lavez-moi de plus en plus de mon iniquité, et purifiez-moi de mon péché. - Parce que je connais mon iniquité et que j'ai toujours mon péché présent devant les yeux. - J'ai péché devant vous seul, j'ai fait le mal en votre présence ainsi vous serez toujours juste, quelque sentence que vous prononciez sur moi : vous serez irrépréhensible dans tous vos jugements, etc. "
22. LUC, IX, 23 : " Il disait aussi à tout le monde
: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il porte sa croix tous les jours, et qu'il me suive. "
24. Romains, VI, 3, 6, 7 : " Car étant une fois morts au péché, comment vivrons-nous encore dans le péché ? - Notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit détruit et que désormais nous ne soyons plus asservis au péché. - Car celui qui est mort est délivré du péché. " p.76 fin p.77 début
25. Ephésiens, IV, 22-24 : " Dépouillez-vous du vieil homme, selon lequel vous avez vécu autrefois, et qui se corrompt en suivant l'illusion de ses passions. - Renouvelez-vous dans l'intérieur de votre âme, - et revêtez-vous de l'homme nouveau qui est créé à la ressemblance de Dieu, etc. "
26. Colossiens, III, 9-10 : " N'usez point de mensonge les uns envers les autres ; dépouillez-vous du vieil homme et de ses œuvres - et revêtez-vous de cet homme nouveau qui, par la connaissance de la vérité qu'il a reçue, se renouvelle selon l'image de celui qui l'a crée, etc. "
27. II Samuel, XII, 13-17 : " David dit à
Nathan : J’ai péché contre le Seigneur. Nathan lui répondit : Le Seigneur vous a remis aussi votre péché : vous ne mourrez point. - Mais néanmoins, comme vous avez été cause que les ennemis du Seigneur ont blasphémé, assurez-vous que le fils qui vous est né va perdre la vie. - Nathan retourna ensuite en sa maison. Le Seigneur frappa l'enfant que la femme d'Urie avait eu de David, et on désespéra bientôt de le sauver. - David pria le Seigneur pour l'enfant, il jeûna il se retira à part, et se coucha sur la terre. - Les principaux de sa maison vinrent le trouver, et lui firent de grandes instances pour l'obliger à se lever de terre ; mais il refusa, et ne mangea point avec eux. "