Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 89)

Pierre Canisius · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Grand Catéchisme, trad. Peltier, tomes 1 à 6 · 205 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

1. Le vénérable BEDE, in caput VI Marci, sur ces paroles, Dæmonia multa ejiciebant, et ungebant oleo multos ægrotos et sanabantur : " L'apôtre saint Jacques dit ces paroles : Quelqu'un parmi vous est-il malade, qu'il fasse venir les prêtres de l'Eglise, et que ceux-ci prononcent sur lui des prières en l'oignant d'huile en même temps au nom du Seigneur, et s'il a des péchés ils lui seront pardonnés. Il est évident d'après ce passage que c'est de tradition apostolique que vient la coutume observée dans l'Eglise de faire certaines onctions sur les énergumènes et les autres infirmes, avec de l'huile consacrée par la bénédiction épiscopale. "

2. Le même, in caput VIII Lucæ : "

Il m'a été rapporté par p.146 fin p.147 début un prêtre voisin de notre monastère, qu'il avait voulu délivrer du démon une femme consacrée à Dieu, mais qu'il n'avait pu y réussir, tant que la chose était demeurée secrète ; qu'aussitôt, au contraire, que cette femme eut confessé les imaginations dont sa tête était travaillée, il avait dissipé les illusions de l'esprit malin au moyen des prières et des autres cérémonies prescrites en pareil cas, en même temps qu'il avait guéri cette femme des ulcères incorporels qu'elle avait contracté par son commerce avec le démon en employant divers remèdes accompagnés de sel bénit. Mais comme il ne pouvait réussir (Il faut ici se reporter aux mœurs de ces temps-là. On sait qu’aujourd'hui le Rituel romain interdit strictement de faire l’onction des reins aux personnes du sexe) à fermer un de ces ulcères, plus profond que les autres, qu'elle avait au côté sans qu'il se rouvrît aussitôt, il avait appris de celle-là même dont il cherchait la guérison le moyen de l'en guérir. Si vous mêlez, lui dit-elle, de l'huile consacrée pour les infirmes au médicament que vous employez, je serai aussitôt rendue à la santé ; car j'ai contemplé une fois en esprit, dans une ville lointaine que je n'ai d’ailleurs jamais vue des yeux du corps, une jeune fille affligée de la même manière que moi, qui avait été guérie de cette façon par un prêtre. Le prêtre dont je parle lui fit ce qu'elle lui avait demandé, et sur-le-champ l'ulcère obéit au remède auquel il avait résisté jusque-là.

"

5. Le concile de Meaux, canon 4 (Ce canon ne se trouve pas dans les collections ordinaires. Peut-être appartient-il à un autre concile de Meaux que celui qui a été tenu l'an 845, le seul dont. il nous reste aujourd'hui les actes), cité par Burchard, lib. IV, c. 78, et par Ives de Chartres, part. 1, c. 269 : " Chaque prêtre le jour du jeudi-saint, doit prendre avec lui trois petits vases, l'un pour le chrême un autre pour l'huile qui servira à oindre les catéchumènes et le troisième pour l'huile des malades, conformément ces paroles de l'Apôtre : Quelqu'un est-il malade, qu'il fasse venir les prêtres de l'Eglise, etc. "

6. THEOPHYLACTE, in caput VI Evangelii secundùm

Marcum : " De tous les évangélistes, saint Marc est le seul qui raconte que les apôtres faisaient des onctions, usage que recommande d’ailleurs l'apôtre saint Jacques dans l'épître qu’il nous a laissée, et dans p.147 fin p.148 début laquelle il s'exprime ainsi : Quelqu'un parmi vous est-il malade, qu'il appelle près de lui les prêtres de l'Eglise, et que ceux-ci prononcent sur lui des prières en lui faisant en même temps certaines onctions avec de l'huile. Or l'huile, comme on le sait, fortifie nos membres pour le travail, en même temps qu'elle sert pour nous éclairer, et qu'elle dissipe la tristesse lorsque nous la mêlons à nos aliments ; elle est donc propre à signifier les effets de la miséricorde de Dieu, et la grâce de l'Esprit-Saint, qui nous rend le travail léger, éclaire nos esprits et répand une joie spirituelle dans nos cœurs. "

7. S. CHRYSOSTOME, liv. III du Sacerdoce : " Ce n'est pas seulement en nous engendrant en Jésus-Christ, c’est encore après notre régénération qu'ils (les prêtres) peuvent nous remettre nos péchés. Quelqu'un parmi vous est-il malade ; qu'il appelle les prêtres de l'Eglise, et qu'ils fassent sur lui des prières en l’oignant d'huile au nom du Seigneur, etc. "

8. ORIGENE, Hom. II in Leviticum : " Vous avez vu combien il y avait dans la loi de sacrifices prescrits pour les péchés ; voyez maintenant combien il y a dans l'Evangile de moyens destiné à les remettre. Le premier, c'est le baptême. Le second, c'est le martyre. . . . . Il en est un septième, quoique laborieux et pénible, qui est la pénitence, et qui consiste en ce que le pécheur lave son lit de ses larmes, et qu'il s'en nourrit nuit et jour, et qu'enfin il ne rougit pas de déclarer son péché au prêtre du Seigneur, et de lui en demander le remède à l'exemple de celui qui a dit : Je l’ai juré, je confesserai contre moi-même mon iniquité au Seigneur, et vous m'avez pardonné l'impiété dont mon cœur s'était rendu coupable. Par là s'accomplit ce que dit l'Apôtre : Si quelqu'un est malade, qu'il appelle près de lui les prêtres de l'Eglise, etc. "

11. PIERRE le Vénérable, abbé de

Cluny, Lib. I de Miraculis, c. XX, dit en parlant d'un malade nommé Benoît : " Cet homme de Dieu se trouvant malade, on eut soin de le mettre en état, au moyen de l'onction de l'huile sainte et de la participation salutaire au corps de Notre-Seigneur, d'accomplir le voyage de la terre au ciel, et bientôt arriva le jour de la fin de ses peines. "

12. Le même, Lib. II, c. ultimo : " Après que ce bon frère (malade) eut fait sa confession avec autant de sincérité que de ferveur, et qu'il eut été oint de l'huile sainte, qu'il eut pris enfin dans la communion de nouvelles forces pour conquérir la vie p.148 fin p.149 début éternelle, je le recommandai avec sollicitude à la bonté de Dieu et aux prières de la communauté. "

Question III

Quel est l’effet ou le fruit de ce sacrement ?

Premièrement, ce sacrement confère le pardon des péchés dont le malade ne se serait pas suffisamment déchargé au moyen de la pénitence, et dont il importe avant tout qu'il obtienne la guérison.

En second lieu, il sert à expulser la maladie même corporelle, ou du moins à la rendre plus supportable, selon que cela peut être plus avantageux au malade lui-même. Enfin, il procure au malade la consolation et la confiance dont il a surtout besoin dans ce dernier et terrible combat qu'il lui faut soutenir au sortir de la vie, et contre les douleurs aigües qui le tourmentent, et contre les puissances infernales qui redoublent contre lui en ce moment l'impétuosité de leurs attaques. Ainsi, quoique la santé ne lui soit pas toujours rendue par ce moyen, puisque souvent il succombe après avoir reçu ce sacrement, il n'en obtient pas moins des grâces toutes spéciales pour supporter avec plus de constance la violence de ses maux, et accepter avec plus de résignation la mort elle-même. Et c'est là ce que Dieu promet à chacun de nous par ces paroles de son apôtre : La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur lui donnera du soulagement, et s'il a des péchés, ils lui seront remis.

L'huile, par ses qualités naturelles, est très propre aussi, comme l'a expliqué Théophylacte (Voir question précédente, témoignage 6, page 147), a désigné ces divers effets. C'est pourquoi nous devons nous appliquer à retenir ce salutaire avertissement de saint Augustin : " Toutes les fois qu'il survient à quelqu'un une maladie, qu'il s'empresse de participer au corps et au sang de Jésus-Christ, et ensuite de recevoir les onctions sur ses membres, pour qu'on voie en lui l'accomplissement de ces paroles de l’Apôtre : Quelqu'un parmi vous est-il malade, qu'il fasse venir les prêtres qui prononceront sur lui des prières et lui feront des onctions, et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur lui donnera du soulagement, et s'il a des péchés ils lui seront remis.

p.149 fin p.150 début TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

S. JACQUES, Epist. V, 14, comme dans le corps de la réponse.

TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.

3. PIERRE le Vénérable, abbé de Cluny,

Lib. VI, epist. 1 ad Theobaldum abbatem, cherche ainsi à expliquer pourquoi l'onction des malades peut se réitérer, tandis que celles de la confirmation et de l'ordre ne se réitèrent jamais : " L'onction des infirmes doit être réitérée, parce que la rémission des péchés, qui rend cette onction nécessaire, a besoin aussi de l'être. C'est ce qu'indiquent ces paroles impératives de l'Apôtre : Quelqu'un parmi vous est-il malade, qu'il appelle auprès de lui les prêtres de l'Eglise, et que ceux-ci prient sur lui, et lui fassent, des onctions avec de l'huile au nom du Seigneur. L'Apôtre ajoute : Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur lui accordera du soulagement, et s’il a des péchés, ils lui seront pardonnés.

Ainsi, puisqu'il est certain que cette onction a pour but, de sauver le malade par la prière animée de foi dont elle est accompagnée, de lui procurer du soulagement et la rémission de ses péchés, pourquoi serait-il défendu de réitérer cette onction, lorsque la cause pour laquelle on y a recours se reproduit elle-même ? Si, après avoir recouvré une fois la santé, on ne retombait jamais dans aucune maladie ; si, après avoir reçu l'extrême-onction une première fois, on ne retombait jamais dans aucun péché, j'avoue qu'il ne serait pas permis de réitérer jamais cette onction. Mais si au contraire il arrive, et p.150 fin p.151 début raison y aura-t-il alors de refuser à ce malheureux une onction qui le soulagerait de nouveau, qui lui remettrait de nouveau ses péchés ? L'Apôtre lui-même ne semble-t-il pas vouloir nous faire entendre qu'il faut administrer cette onction à une personne, toutes les fois que cette personne se trouve malade ? Ces paroles en effet : Quelqu'un parmi vous est-il malade, qu'il appelle près de lui les prêtres de l'Eglise ; ces paroles, dis-je, peuvent-elles avoir un autre sens ? Car remarquez qu'il ne dit pas : Quelqu'un est-il malade une fois ; remarquez qu'il ne dit pas : Qu'il appelle une fois près de lui les prêtres de l’Eglise ; mais sans dire si l'on fera une ou plusieurs onctions, sans fixer aucun nombre pour ces onctions, il ordonne qu'on fasse venir auprès du malade les prêtres de l’Eglise, qu'on fasse sur lui les prières recommandées par la religion, et qu'on l'oigne d'huile sainte pour lui procurer son soulagement et la rémission de ses péchés. Je ne crois donc pas pouvoir me permettre de dire une parole dont l'Apôtre s'est abstenu lui-même, d'ajouter à ce qu'il a écrit de penser ce que ses propres expressions nous insinuent qu'il n'a pas pensé. Il ne paraît pas du tout par ces paroles que l’Apôtre n’ait eu en vue, ou n'ait ordonné qu'une seule onction, puisqu'il savait bien que les hommes ne tombent pas seulement une fois malades, mais qu'ils sont sujets à retomber souvent, soit dans la même maladie, soit dans des maladies différentes, même après avoir recouvre la santé ; puisqu'il savait qu'après avoir obtenu une première fois le pardon de leurs péchés, il arrive trop souvent aux pauvres mortels de pécher de nouveau, et de pécher encore. Car c'est ce même apôtre qui a dit : Nous manquons tous en bien des choses (JAC., III, 2). Celui donc qui a établi une onction médicinale pour nos premières maladies et nos premières chutes, aurait-il refusé de remédier à nos maladies subséquentes et à nos chutes nouvelles ? Telle n'est pas assurément la croyance de l'Apôtre, tel n'est pas le sens de la prédication apostolique ; jamais un apôtre n'a voulu dire qu'on doive refuser à un malade le remède qui lui convient, à un pécheur pénitent la rémission de ses péchés. Or, quoique cette absolution soit souvent accordée sans être accompagnée d'aucune onction par les ministres de l’Eglise, soit aux personnes en santé, soit aux malades, on ne doit pas cependant refuser à ces derniers l'onction sainte, pas plus que l'absolution, puisque, par les paroles que nous venons d'expliquer, l'Apôtre ordonne de leur accorder l'une et l'autre toutes les fois qu'ils se trouvent dans cet état. "

p.151 fin p.152 début

4. S. CYRILLE d'Alexandrie, in Oratione de exitu animæ

: " Je crains pour moi-même cet enfer, dont la durée n'aura point de fin. Je redoute ces flammes, dont il m'est impossible de calculer l'ardeur. J'ai horreur de ces ténèbres, que ne viendra tempérer aucune lumière. Je frémis à la pensée de ce ver rongeur qui ne mourra point. Je tremble à la vue des anges du jugement, parce qu'ils seront sans miséricorde. Je me sens saisi de terreur en me représentant la sentence irréformable qui sera portée en ce dernier jour, ce tribunal sévère, ce juge inexorable. J'envisage avec effroi ce fleuve de feu embrasé sous les yeux de ce juge, et ces flammes pétillant avec furie, etc. . . . . Quelle épouvante, quels frissons, quel tremblement, quel combat livrer pour une âme qui vient de quitter son corps, et qui se voit cernée d'un côté par les puissances célestes, de l'autre par les princes des ténèbres, par les instigateurs du mal, par ces terribles exacteurs qui ne feront grâce d'aucune peine, par tous ces esprits répandus dans l'air, par le chef même des démons, le premier de tous les homicides, dont la langue est comme un glaive acéré et dont le Prophète a dit ces paroles : Les flèches du puissant sont pénétrantes et portent avec elles des charbons allumés ; il est là embusqué comme un lion dans son repaire, cet horrible dragon, cet apostat, ce monstre, ce roi des ténèbres, ce dominateur de la mort ; il suppute malignement tout ce que j'ai fait pendant ma vie, tous mes péchés commis par actions, par paroles, par ignorance ou de propos délibéré depuis mes premières années jusqu'à ce moment où je serai surpris par la mort. De quelle crainte, de quelle frayeur ne pensez-vous pas qu'une âme doive être saisie dans ce jour, où elle verra ces cruels démons, ces immortels ennemis du salut des hommes, se tenir devant elle comme ces éthiopiens couleur d’ébène dont le seul aspect sera pour elle un intolérable tourment ! A leur vue, l'âme recule d'effroi, se trouble, se déconcerte, et demande asile aux anges du ciel qui consentent à la recevoir dans leurs rangs ; mais au moment où elle est pour s'envoler avec eux, voilà qu'elle est arrêtée au passage où chaque âme est obligé de rendre compte de tous les actes de sa vie. Ce passage est distribué en manière d'échelons, à chacun desquels il faut répondre sur une espèce particulière de péché. Au premier on a à répondre au sujet des péchés de la bouche, tels que mensonges, jurements, parjures, paroles oiseuses, ou bouffonnes, ou vaines, excès des viandes, abus du vin, débauche de table, ris immodérés et indécents, chansons et conversations déshonnêtes p.152 fin p.153 début Mais de leur côté les saints anges, dont cette âme n'est pas du tout abandonnée, font valoir tout ce qu'elle a pu dire de bien, ses prières, ses actions de grâces, les psaumes, les hymnes et les autres chants sacrés, les cantiques spirituels, les lectures faites dans l'Ecriture sainte, en un mot, toutes les diverses manières dont la bouche de l'homme peut s'employer à honorer Dieu. Au deuxième échelon, il faut répondre sur tous les péchés de la vue, regards impudiques, curieux, immodestes, séducteurs. Au troisième, il s'agit des péchés de l'ouïe ou de tout ce qui peut introduire par ce sens les esprits immondes dans notre âme. Au quatrième, des péchés de l'odorat, et des actes de sensualité de ce genre ordinaires aux femmes mondaines, aux prostituées et aux actrices de théâtre. Au cinquième, on a à répondre de tout le mal qu'on a pu commettre par attouchement. Plus loin, et à des postes divers, on se trouve interrogé sur les péché d'envie, de jalousie, de vaine gloire, de faste et de luxe, de cruauté, d'emportement, de colère, de fornication, d'adultère, de mollesse, de perfidie, d'empoisonnement, et sur tant d'autres non moins détestables, non moins détestés de Dieu. Ainsi chaque vice, chaque crime a ses examinateurs qui les discutent et en pèsent la gravité. Combien l'âme soumise à tous ces examens ne doit-elle pas trembler et s'inquiéter tant qu'elle ne se voit pas acquittée par le jugement final ! Quelle heure pénible, douloureuse, critique et désolante que celle qu'il lui faut passer ainsi en attendant son acquittement ! Car, en face des esprits malins, les puissances célestes font valoir à leur tour en faveur de cette âme tous ses actes méritoires et vertueux, toutes les actions, toutes les paroles, toutes les pensées qu'elle peut avoir pour recommandation. Et ainsi, placée entre ces deux armées qui se combattent, elle reste glacée d'effroi, jusqu'à ce qu'elle se voie, ou jetée dans l'affreuse prison, ou heureusement délivrée pour ce qu'elle a fait ou dit de bien pendant la vie. Chacun n'aura pas besoin d'autres chaînes pour le lier, que de la chaîne de ses péchés personnels. "

5. S. GREGOIRE-LE-GRAND, Lib. XXIV Moralium, c.

17 et 18 (al. 8) : " Il se glisse donc souvent dans l'esprit des élus contre leur gré des pensées qu'ils notent en eux-mêmes avec soin, et dont ils considèrent la malice devant Dieu ; et s'ils redoutent en tout temps le jugement sévère que Dieu en portera, ils l’appréhendent encore bien davantage, lorsqu'obligés de payer le tribut que notre nature doit à la mort, ils se voient sur le point de comparaître au tribunal du souverain juge. La crainte est alors p.153 fin p.154 début d'autant plus vive, que l'éternité, dont les conditions sont encore incertaines, paraît plus proche. Alors il ne passe plus de pensées inutiles, ni de fantômes vains devant les yeux de leur âme, parce que, tout le reste leur échappant, ils n'ont plus à regarder qu'eux-mêmes, et celui qui est prêt à les juger. L'épouvante croît à l’approche de ce jugement terrible, et, témoin de la décomposition d'organes qui déjà s'opère en eux, plus ils touchent de près au moment où ils auront à rendre compte de toute leur vie, plus leurs alarmes prennent de corps et d'intensité. Quand même ils ne se souviendraient pas d'avoir péché dans les choses qu'ils connaissent, toujours est-il qu'ils craignent pour ce qui a pu échapper à leur connaissance, parce qu'ils savent bien qu'ils ne peuvent ni se connaître ni se juger parfaitement eux-mêmes. Et c'est ainsi que, plus leur mort approche, plus leur conscience est en quelque sorte ingénieuse à les tourmenter. "

" C'est pour cela que notre divin Rédempteur, à la veille de rendre son dernier soupir pour le salut du monde, voulant subir jusqu’à la fin les conditions de notre nature devenue la sienne, tomba en agonie, et dans cet état redoubla ses prières (LUC, XXII, 43). Eh ! qu'est-ce qu'avait à demander pour lui-même dans son agonie, celui qui pendant sa vie mortelle distribuait déjà en souverain les dons célestes ? C’est qu'aux approches de sa mort, il a voulu exprimer en lui-même le combat que nous aurons, nous autres, à soutenir, et la frayeur inévitable dont nous serons saisis, lorsque la dissolution de nos organes sera pour nous l'annonce de notre prochain appel au divin tribunal. Et ce n'est pas sans sujet qu'une âme alors, quelle qu'ait été sa vie, se sente frappée d’épouvante puisque dans un instant il lui faudra passer à un état que rien désormais ne pourra changer. "

" Alors cette âme voit clairement qu’elle n'a pas pu parcourir la carrière de la vie présente sans commettre bien des fautes, et que même les meilleures actions qu'elle a faites n'en sont pas exemptes, si Dieu les juge sans miséricorde. Car qui d'entre nous pourrait surpasser, ou seulement égaler la vertu de nos pères ? Et cependant David lui-même dit dans un de ses psaumes : N'entrez point en jugement avec votre serviteur, puisque nul homme vivant ne peut se justifier en votre présence (Ps.

CXLII, 2). Saint Paul, tout en déclarant que sa conscience ne lui reproche rien, ne manque pas non plus d'ajouter qu'il n'est pas justifié pour cela (I Cor., IV, 4), et saint Jacques reconnaît de même, que nous faisons tous beaucoup de fautes (JAC., III, 2). Saint Jean déclare p.154 fin p.155 début à son tour que, si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous faisons illusion à nous-mêmes, et que la vérité n’est point en nous (I JOAN., I, 8).

Que ferons-nous donc, nous qui ne sommes que comme du bois fragile, si les colonnes elles-mêmes tremblent ainsi ? Et comment de faibles roseaux seraient-ils fermes, tandis que les cèdres eux-mêmes sont ébranlés par cette tempête ? "

" Il est donc vrai que même les âmes justes, lorsqu'elles voient se dissoudre leur chair mortelle, sont troublées quelquefois par la crainte du jugement qu'elles auront à subir. Et quoiqu'elles aient pu jouir de quelque calme durant cette vie, ce trouble est en quelque façon inévitable pour elles au moment de la mort, de sorte qu'on peut dire d'elles aussi, qu'elles n'ont plus que de l’aversion pour le pain, et pour tous ces mets dont elles étaient auparavant si arides (JOB, XXXIII, 20) ; ou bien encore, en considérant la frayeur qu'elles éprouvent, ce qu'on lit à la suite de ces premières paroles, qu'elles sentent déjà la corruption, et que leur vie ressemble à la mort (Ibid., 3) (Cf. Les morales de saint Grégoire, pape, sur le livre de Job, tome III, pag. 603-605). "

6. Le même, Hom. XXXIX in Evangelia : " Nous devons considérer attentivement combien sera terrible pour nous le moment de notre mort, quelle sera alors notre inquiétude, combien le mal que nous aurons fait reviendra alors fortement à notre mémoire, combien notre bonheur passé s'échappera de notre souvenir, quelle terreur s'élèvera dans notre âme à la pensée de notre juge. Alors les esprits malins demanderont, au départ de cette âme, le salaire du mal qu'ils lui auront fait faire. Ils rappelleront tout ce qu'elle aura fait d'après leur suggestion, et réclameront pour elle la société de leurs tourments.

Mais pourquoi parler seulement des âmes perverties, puisque ces mauvais esprits s'attaqueront en ce moment aux élus eux-mêmes, et ne se donneront pas de repos qu'ils n'aient trouvé en eux quelque méfait, dont ils demanderont aussi la rétribution ? Il n'y en a jamais eu qu'un parmi les hommes qui ait pu dire sans crainte avant de quitter la terre : Je n’ai plus beaucoup de choses à vous dire, car le prince de ce monde est venu, et il n'a rien trouvé en moi qui lui appartienne (JEAN, XIV, 30). Comme le prince de ce monde voyait en lui un mortel, il croyait trouver en lui quelque chose à revendiquer. . . . . Songeons donc un peu, et représentons-nous avec larmes de quelle fureur le prince de ce monde sera animé contre nous au jour de notre mort, p.155 fin p.156 début et avec quelle passion il cherchera à trouver en nous quelque chose qui lui appartienne, puisqu'il aurait voulu avoir à réclamer quelque chose dans les actions de Dieu même revêtu de notre nature. Qu'aurons-nous dire ou à faire pour nous défendre, nous, hélas ! qui avons commis tant de crimes ? Qu'aurions-nous à opposer à notre ennemi, comment pourrions-nous nous défendre de ses poursuites, si nous n'avions pas une ressource assurée dans notre union avec celui en qui le prince de ce monde n'a pu rien trouver qui lui appartint ? Mais à quoi nous servirait-il d'être unis par la foi à notre rédempteur, si nous lui étions opposés par notre conduite ? Car il a déclaré lui-même que tous ceux qui disent, Seigneur, Seigneur, n'entreront pas pour cela dans le royaume des cieux. Il est donc nécessaire de joindre la sainteté des œuvres à la pureté de la foi. "

8. S. JEAN CLIMAQUE, in Libro de 30 gradibus, gradu 7 : " Un religieux nommé Etienne, qui demeurait en ce lieu, et avait passé plusieurs années dans le monastère, s'y était rendu éminent par ses jeûnes et par ses larmes, et y avait enrichi son âme de plusieurs autres insignes vertus. Mais ayant un grand amour pour la vie solitaire et érémitique, il se retira dans une cellule vers la descente de la montagne sainte de Coreb (Horeb), où le prophète Elie fut autrefois honoré de la vue de Dieu (I Rois, XIX, 8). Et depuis, cet homme vraiment illustre, voulant embrasser une pénitence encore plus austère et plus laborieuse que celle qu'il pratiquait, se retira au quartier des anachorètes nommé Siden, et y vécut durant plusieurs années dans la plus étroite et la plus sévère discipline. Car ce lieu était dépourvu de toute consolation humaine, et presque inaccessible à tous les hommes, étant éloigné d'environ soixante-dix milles de toute bourgade.

Mais ce bon vieillard revint vers la fin de sa vie à sa première cellule, qui était en la sainte montagne de Coreb, dont nous venons de parler, où il avait avec lui deux disciples de Palestine qui étaient fort pieux, et qui s'y étaient retirés un peu avant qu'il y retournât. Quelques jours après il tomba malade de la maladie dont il mourut. La veille du dernier jour de sa vie, il eut un ravissement d'esprit, et ayant les yeux ouverts il regardait à droite et à gauche des deux côtés de son lit ; et, comme s'il eût vu des personnes qui lui fissent rendre compte de ses actions, il répondait si haut que tous ceux qui étaient présents l’entendaient, et tantôt il leur disait : Oui, je le confesse, cela est vrai ; mais j'ai jeûné tant d'années pour p.156 fin p.157 début expier cette faute. Tantôt il disait : Cela n'est pas vrai ; il est certain que vous mentez : je ne l'ai point fait. Et tantôt : Pour cela, je le confesse ; vous dites vrai ; mais j'en ai pleuré, mais j'en ai fait pénitence par plusieurs services que j'ai rendus aux religieux. Puis il disait de nouveau : Cela n'est point vrai ; vous êtes des imposteurs. Mais sur d'autres accusations il disait : Cela est vrai, et je n'ai rien à dire touchant ce point ; mais Dieu est miséricordieux. Certes ce jugement invisible et si sévère était un spectacle qui causait de l'horreur et de l'effroi. Et ce qu'il y avait de plus terrible, c'est qu'ils l'accusaient même des choses qu'il n'avait point faites. O mon Dieu ! Si un solitaire et un anachorète déclara qu'il n'avait rien à répondre touchant quelques-uns de ses péchés dont on l'accusait, quoiqu'il eût passé environ quarante ans dans la vie religieuse et solitaire, et qu'il eût le don des larmes, malheur sur moi, malheur sur moi, misérable ! Mais d'où vient qu'il n'objectait pas alors aux démons cette parole d'Ezéchiel (VII, 3, 8) : Je vous jugerai selon l’état où je vous trouverai, dit le Seigneur ? Certes il ne put alléguer rien de semblable pour sa défense. Gloire soit rendue à Dieu, qui seul en sait la raison. Au reste quelques-uns m'assurèrent comme une chose très-véritable que lorsqu'il était dans le désert il donnait à manger de sa propre main à un léopard. Durant ce compte qu'on lui faisait rendre, son âme se sépara de son corps, ayant laissé entièrement incertain quelle avait été la conclusion de ce jugement, et la sentence qui avait été prononcée (L'Echelle sainte, ou les degrés pour monter au ciel, traduction d'Arnaud d’Andilly. Nous avons laissé subsister ce morceau à cause de la naïveté du récit, et pour répondre à notre engagement de reproduire Canisius en entier, quoiqu'on ne voie pas qu'il y soit question le moins du monde du sacrement de l'extrême-onction). "

9. EUSEBE, d’Emèse, Hom. I ad monachos :

" Trouvons-nous tout préparé pour notre dernière heure, au lieu de nous en laisser surprendre comme tant d'autres qui négligent de s'y préparer. Que l'incertitude même du sort qui nous attend assure nos précautions ; tenons-nous tous les jours en garde contre un péril, qui tous les jours peut nous surprendre. Il sera trop tard pour une âme de se repentir des fautes commises pendant la vie, si elle attend le dernier jour où elle se verra séparée de son corps, et investie aussitôt par la nuit éternelle qui l'enveloppera de ses ombres ; lorsqu'elle sera forcé de laisser étendre sans mouvement ce triste compagnon, ou plutôt ce provocateur de p.157 fin p.158 début ses désordres, cet auteur de ses égarements, et auquel elle aura été ses défaites dans les combats qu'elle avait à soutenir ; lorsque, réduit à le quitter, elle poussera sur lui ces gémissements lamentables : Qu'as-tu gagné avec ces passions dont tu brûlais et qui ont allumé un feu que rien ne pourra éteindre ? Tout cela est passé comme une ombre ; les plaisirs se sont enfuis, et il ne te reste qu'un opprobre éternel pour les crimes dont tu demeureras éternellement coupable. Malheur à moi, à qui il faudra bon gré mal gré rentrer dans ce vase de corruption, pour brûler éternellement avec lui en expiation de quelques plaisirs fugitifs ! Que dirons-nous de ce fatal moment où elle entendra prononcer sur elle une sentence irrévocable, en même temps que les spectres infernaux insulteront à son malheur ? Que fera-t-elle, lorsque les ministres de la mort l'entraîneront dans le vide de l'air, et la transporteront par des sentiers ténébreux au-delà des régions que le jour éclaire, dans d'autres régions où la lumière ne saurait atteindre ? lorsqu'accompagnée du triste cortège de ses péchés, et parvenue aux derniers confins de ce monde, elle tombera dans le vide immense ; dans le chaos illimité qui sépare la région de la vie de celle de la mort, et où, exilée de la nature même, elle cessera de respirer l'air qui entretient la vie ? lorsque, disant au monde le dernier adieu, et ayant la mort devant soi, en même temps qu'elle laissera la vie derrière elle, elle se sentira entraînée dans l'épouvantable abîme, enchaînée qu’elle sera par tous les crimes dont elle se sera rendue coupable, et condamnée à un supplice auquel ne peut être égalé que le bien même qu'elle aura perdu ? "

10. SULPICE-SEVERE, de transitu sancti Martini

: " Il dit ensuite au démon qu'il aperçut autour de lui : Que fais-tu là, monstre sanguinaire ? Tu ne trouveras rien en moi qui t'appartienne, et je serai reçu dans le sein d'Abraham. Ayant dit ces mots, il rendit son esprit à Dieu, accompagné qu'il était de l'immense cortège de ses bonnes œuvres. "

11. THEOPHYLATE, in caput sextum Marci : " L'huile est utile pour le travail ; elle sert à éclairer ; elle produit la joie ; elle signifie en conséquence la miséricorde de Dieu, et la grâce de l'Esprit-Saint qui nous rend le travail léger, éclaire nos esprits et répand dans nos âmes une joie spirituelle. "

12. S. AUGUSTIN, Serm. CCXV de tempore : " Toutes les fois qu'on se trouve malade, on doit recevoir le corps et le sang de Jésus-Christ, et se fortifier par l'onction sainte, pour se conformer p.158 fin p.159 début à cette prescription de l'Apôtre : Quelqu'un, de vous est-il malade qu'il appelle près de lui les prêtres de l’Eglise, etc. Considérez, mes frères, que celui qui recourra à l'Eglise dans la maladie, méritera de recouvrer la santé du corps et d'obtenir la rémission de ses péchés. "

13. Le même, in Tractatu de rectitudine catholicæ conversationis : " Toutes les fois que quelqu'un tombera malade, qu'il ne s'adresse pas aux magiciens, aux sorciers, aux devins ; qu'il ne consulte ni les fontaines, ni les arbres, ni les chiffres ; mais qu'il mette sa confiance uniquement dans la miséricorde de Dieu, qu'il reçoive l'eucharistie avec foi et piété, qu'il demande dévotement à l'Eglise l'onction de l'huile sainte, et comme l'a dit l'Apôtre, la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur lui accordera du soulagement. Il recouvrera non-seulement la santé du corps, mais aussi celle de l'âme, et on verra s'accomplir dans sa personne cette promesse de Notre-Seigneur : Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom par une prière faite avec foi, vous le recevrez. "

14. Le même, in libro II de visitatione infirmorum, c. 4 : " On ne doit pas négliger d'observer ce précepte de l'apôtre saint Jacques : Quelqu'un de vous est-il malade, qu'il fasse venir les prêtres de l’Eglise, afin que ceux-ci fassent sur lui des prières et qu'ils l’oignent de l'huile sainte au nom de Jésus, et la prière de la foi sauvera le malade. Demandez qu'on fasse ainsi à votre sujet, et pour le bien de votre âme, ce qu'a prescrit saint Jacques, ou pour mieux dire, Notre-Seigneur par l'organe de son apôtre. Car cette onction de l'huile consacrée est le signe de l'onction de l'Esprit-Saint lui-même. Ne refusez pas non plus, ô mon fils, de recevoir pour votre renfort la chair vivifiante de notre Dieu ; ce sera pour vous un viatique salutaire. "

15. Le même, in Speculo, in præfatione

: " Qui ne sait que dans l'Ecriture sainte, je veux dire les Ecritures canoniques, telles que les prophéties, les évangiles, les écrits des apôtres, il se trouve des choses écrites simplement pour qu'on les sache et qu'on les croie, etc. ; d'autres aussi qui le sont pour qu'on les observe et les mette en pratique, si elles sont ordonnées, ou pour qu'on se garde de les faire, si elles y sont marquées comme défendues ? Ensuite, parmi les choses soit prescrites soit défendues, les unes consistent en des signes ou en des sacrements qui servent comme d'enveloppe à des mystères, et qui pouvaient être obligatoires pour le peuple de l'ancienne alliance, mais p.159 fin p.160 début qu'aujourd'hui le peuple chrétien n'a point à observer : il suffit qu'il en garde la mémoire et qu'il en ait l'intelligence. D'autres sont des préceptes à observer encore aujourd'hui, tant pour ce qui est à faire, que pour ce qui est à éviter.

Or, c'est pour traiter des choses de cette dernière espèce, c'est-à-dire, qui restent commandées, ou défendues, ou simplement permises encore aujourd'hui, comme elles l'étaient dans l'ancienne loi, que j'ai entrepris cet ouvrage, où mon dessein est de montrer comme dans un miroir, autant que Dieu m'en donnera la faculté, toutes les choses de cette nature que je pourrai recueillir dans les livres canoniques, et qui peuvent servir à régler les mœurs et édifier la piété du peuple chrétien. " Puis, dans le cours de l'ouvrage, saint Augustin fait valoir l'autorité de l'apôtre saint Jacques, et en particulier les paroles de cet apôtre déjà si souvent rapportées, Quelqu'un de vous est-il malade, qu'il fasse venir les prêtres de l’Eglise, et que ceux-ci fassent sur lui des prières en l'oignant d'huile au nom du Seigneur, etc.

ARTICLE VI. - DU SACREMENT DE L’ORDRE.

Question I

Qu’est-ce que le sacrement de l’ordre ? C'est celui dans lequel on reçoit des grâces spéciales et un pouvoir spirituel, pour remplir d'office quelque fonction dans l’Eglise. C'est ce sacrement qui est comme la porte par laquelle doivent nécessairement entrer tous ceux qui veulent être de légitimes dispensateurs des mystères aussi bien que de la parole de Dieu, les ministres de Jésus-Christ et de son Eglise, les évêques, les prêtres, les diacres, tous ceux enfin qui ont à exercer selon les saints canons et avec autorité des fonctions sacrés. Car personne, comme le dit l’Ecriture, ne s'attribue ou ne doit s'attribuer cet honneur, c'est-à-dire celui d'exercer le ministère ecclésiastique, s’il n'y est appelé de Dieu comme Aaron, ou s'il n'y est initié par le signe visible de l'ordination qu'il aura reçue et s'il n'est légitimement ordonné par son évêque, et envoyé pour accomplir l'œuvre d'un ministère déterminé, qu'il doit exercer p.160 fin p.161 début suivant la place qu'il occupe et conformément aux règles de la tradition divine et apostolique.

TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

1. I Corinthiens, IV, 1 : " Que les hommes nous regardent comme les ministres de Jésus-Christ et les dispensateurs des mystères de Dieu. "

2. MALACHIE, II, 7 : " Les lèvres d u prêtre seront les dépositaires de la science, et c'est de sa bouche que l'on demandera à recevoir la connaissance de la loi, parce qu'il est l'ange du Seigneur des armées. "

3. I Timothée, III, 1-2, 8 : " Si quelqu'un souhaite l'épiscopat, il désire une œuvre sainte. - Il faut qu'un évêque soit irrépréhensible, que les diacres aussi soient chastes. "

4. Ibidem, V, 17 : " Que les prêtres qui gouvernent bien soient doublement honorés, surtout ceux qui travaillent à la prédication de la parole et à l'instruction. "

5. Ephésiens, IV, 11-1 4 : " Lui-même il a donné à son Eglise quelques-uns pour être apôtres, d'autres pour être prophètes, d'autres pour être prédicateurs de l'Evangile, et d'autres pour être pasteurs et docteurs ; - afin qu'ils travaillent tous à la perfection des saints, aux fonctions de leur ministère, à l'édification du corps de Jésus-Christ ; - jusqu’à ce que nous parvenions tous à l'unité d'une même foi et d'une même connaissance du Fils de Dieu, à l'état d’un homme parfait, à la mesure de l'âge et de la plénitude selon laquelle Jésus-Christ doit être formé en nous ; - afin que nous ne soyons plus comme des enfants, comme des personnes inconstantes qui se laissent emporter à tous les vents des opinions humaines, par la malice des hommes, et par l'adresse qu'ils ont à engager artificieusement dans l'erreur, etc. " p.161 fin p.162 début

6. I Corinthiens, XIV, 2-3, 19, 34 : " Celui qui parle une langue inconnue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, puisque personne ne l'entend, quoiqu'il dise par inspiration des choses pleines de mystères. - Mais celui qui prophétise parle aux hommes pour les édifier, les exhorter et les consoler. - J'aimerais mieux ne dire dans l’Eglise que cinq paroles dont j'aurais l'intelligence pour en instruire aussi les autres, que d'en dire dix mille en une langue inconnue. - Que les femmes se taisent dans les églises, etc. "

7. I Corinthiens, XII, 28-30 : " Dieu a établi dans son Eglise, premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs ; ensuite ceux qui ont la vertu de faire des miracles, puis ceux qui ont la grâce de guérir les maladies, ceux qui ont le don d'assister les frères, ceux qui ont le don de gouverner, ceux qui ont le don de parler diverses langues, ceux qui ont le don de les interpréter. - En effet, tous sont-ils apôtres, tous sont-ils prophètes, tous sont-ils docteurs ?- Tous ont-ils le don d'interpréter les langues ? "

9. Actes, I, 24-26 : " Seigneur, vous qui connaissez les cœurs de tous les hommes, montrez-nous lequel des deux vous avez choisi - pour remplir ce ministère et l'apostolat dont Judas est déchu par son crime pour s'en aller en son lieu. - Alors ils les tirèrent au sort, et le sort tomba sur Mathias qui fut associé aux onze apôtres. "

10. MATTHIEU, X, 1, 5-8 : " Ayant assemblé ses douze disciples, il leur donna pouvoir sur les esprits immondes, etc. - Jésus envoya ces douze en leur disant : N'allez point vers les nations, et n'entrez pas dans les villes des Samaritains, mais allez plutôt aux brebis perdues de la maison d'Israël. - Et en allant, prêchez-leur en disant : Le royaume des cieux est proche. - Guérissez les malades, etc. "

11. LUC, IX, 1-2 : " Jésus ayant rassemblé ses douze apôtres, leur donna puissance et autorité pour chasser les démons et pour guérir les maladies ; - et il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et rendre la santé aux malades. "

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