Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 91)
18. MATTHIEU, XXIII, 2-3 : " Les scribes et les pharisiens sont assis sur la chaire de Moïse. - Observez donc ce qu'ils vous disent ; mais ne faites pas ce qu'ils font. "
19. LUC, X, 16 : " Celui qui vous écoute, m’écoute
; celui qui vous méprise, me méprise ; et celui qui me méprise méprise celui qui m'a envoyé. "
20. I JEAN, IV, 6 : " Celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'est point de Dieu ne nous écoute point. C'est par-là que nous discernons l'esprit de vérité et l'esprit de l'erreur. "
21. Ephésiens, I, 20-21 : " Le ressuscitant d'entre les morts, et le faisant asseoir à sa droite dans le ciel, - au-dessus de toutes les Principautés, de toutes les Puissances, de toutes les Vertus, de toutes les Dominations et de tous les noms de dignité qui peuvent être non-seulement dans le siècle présent mais encore dans le siècle à venir. "
22. Colossiens, I, 16 : " Car tout a été créé par lui dans le ciel et sur la terre : les choses visibles et les invisibles, soit les Trônes, soit les Dominations, soit les Principautés, soit les Puissances, tout a été créé par lui et pour lui. "
23. DANIEL, VII, 10, 9 : " Un million d'anges le servaient, et mille millions assistaient devant lui : le jugement se tint, et les livres furent ouverts. - J'étais attentif à ce que je voyais, jusqu’à ce que les trônes fussent placés et que l'Ancien des jours s'assît. "
24. I Timothée, III, 15 : " Afin que vous sachiez comment vous devez vous conduire dans la maison de Dieu, qui est l'Eglise du Dieu vivant, la colonne et la base de la vérité. "
25. Cantique des cantiques, VI, 9 : " Quelle est celle qui s'élève brillante comme l'aurore, belle comme la lune, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille. "
26. Hébreux, V, 1 : " Tout pontife est pris d'entre les hommes, et est établi pour les hommes, en ce qui regarde le culte de Dieu, afin d'offrir des dons et des sacrifices pour les péchés. "
29. II Corinthiens, V, 20, 18 : " Nous remplissons la charge d'ambassadeurs de Jésus-Christ, et c'est Dieu même qui vous exhorte par notre bouche. - Le tout vient de Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Jésus-Christ, qui nous a confié le ministère de cette réconciliation. "
TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.
1. S. BASILE, Lib. II de Baptismo, c. 8 : " Si quelqu'un nous fait cette objection : Que signifie donc ce que dit l’Apôtre, Je veux que les hommes prient indifféremment en tout lieu (I Tim, II, 8), le Seigneur lui-même nous ayant donné le droit d'adorer Dieu en tous lieux, quand il a dit : Ce est ni à Jérusalem, ni sur cette montagne, qu'on sera désormais obligés d’adorer le Père (JEAN, IV, 21) ? nous répondrons que cette expression, en tout lieu, ne comprend pas les lieux destinés par l'usage aux actes grossiers et profanes, mais que cela veut dire seulement que l'adoration du vrai Dieu, au lieu d'être concentrée dans l’étroite enceinte de Jérusalem, devait désormais s’étendre à tous les pays du monde, et spécialement, comme le fait entendre la prophétie, à tous les lieux proprement destinés pour y offrir des sacrifices, et où désormais serait seule immolée l'adorable victime. Car, encore bien que le Prophète ait dit, Vous serez tous appelés prêtres de Dieu (Is., LXI, 6), nous ne devons cependant pas tous indistinctement usurper cette fonction, et personne n'a le droit de s'adjuger à soi-même un ministère accordé à un autre, mais chaque fidèle doit se contenter des dons qu'il a reçus de Dieu, conformément à la doctrine de l’Apôtre, qui, après avoir dit à tous : Je vous conjure, par la miséricorde de Dieu, d'offrir vos personnes comme des hosties vivantes, etc. (Rom., XII, 1), nous apprend par la comparaison qu'il fait de l'harmonie qui règne entre les divers membres d'un corps, et qui contribue si puissamment à sa beauté et à son bien-être, la nécessité et tous les avantages de la charité que nous garderons entre nous et en Notre-Seigneur Jésus-Christ, en n'enviant point aux autres les dons qui leur sont particulièrement destinés. "
10 : " Mais ils seront prêtres de Dieu et de Jésus-Christ, et ils règneront mille ans avec lui. Il ne faut pas entendre ces paroles des seuls évêques ou des seuls prêtres, qui forment dans l'Eglise, à propre- p.182 fin p.183 début ment parler, le véritable corps sacerdotal, mais de tous les fidèles, qu'il nomme ainsi, parce qu'ils sont tous membres d'un seul grand-prêtre, comme on les appelle tous chrétiens, à cause du chrême mystique auquel ils ont tous part. Et c'est d'eux que l'apôtre saint Pierre a dit : Le peuple saint et le sacerdoce royal. "
3. Le pape S. LEON, Serm. III in anniversario assumptionis suæ ad ponlificatum : " Bien qu'il y ait des degrés différents dans l'Eglise de Dieu, et qu'elle soit comme un corps composé de plusieurs membres, tous cependant nous ne sommes qu'un en Jésus-Christ (I Cor., XII, 13). La différence des emplois n'empêche pas que nous ne soyons tous, petits et grands, réunis sous le même chef. L'unité de la foi et du baptême est le lien de notre société : c'est ce qui fait notre gloire, et cette gloire se répand sur tous, selon cet oracle de l'apôtre saint Pierre : Vous entrez vous-mêmes dans la structure de l'édifice, comme étant des pierres vivantes pour composer une maison spirituelle, et un ordre de saints prêtres, afin d'offrir à Dieu des sacrifices spirituels, qui lui soient agréables par Jésus-Christ (I PIER., II, 5). Le même apôtre ajoute : Vous êtes la race choisie, l'ordre des prêtres-rois, la nation sainte, le peuple conquis, afin que vous publiiez les grandeurs de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière (ibid., 9). Le signe de la croix fait autant de rois de tous ceux qui ont été régénérés en Jésus-Christ. L'onction du Saint-Esprit consacre les prêtres ; tous les chrétiens sont de race royale, et participent à la dignité sacerdotale ; cet honneur, quoiqu'il nous appartienne à nous-mêmes spécialement, n’est point exclusivement attaché à notre seule personne, ni à notre seul ministère. Car qu'y a-t-il de plus noble, de plus royal en quelque sorte, qu'un esprit parfaitement soumis à Dieu, et qui règle tous les mouvements du corps ? Et quoi de plus saint et de plus sacerdotal, que de conserver son innocence, et d'offrir à Dieu une conscience pure ; de faire de son cœur une espèce d'autel, pour y immoler l'holocauste d'une piété consommée ? Tous ont cet avantage, par la grâce de Dieu ; mais moi, je suis particulièrement obligé d'avoir une religieuse reconnaissance de mon exaltation, comme d'un honneur qui me regarde personnellement. Mais cette bénédiction, qui se répand sur le chef avec plus d'abondance, ne s'en communique pas moins suffisamment à tous les membres, par une espèce d'écoulement (Cf. Sermons de saint Léon, pag. 13-14). "
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4. S. AMBROISE, Lib. IV de sacramentis, c. 1 :
" Quelqu'un dira peut-être : Qu'est-il revenu au peuple de ce que la verge da grand-prêtre a refleuri toute desséchée qu'elle était (Nom., XVII) ? Mais ce peuple, qu'est-il autre chose qu'un peuple de prêtres ce peuple à qui il a été dit : Vous êtes la race choisie, l'ordre des prêtres-rois, la nation sainte, ainsi que s'est exprimé l'apôtre saint Pierre (I PIER., II, 9) ? Chacun de nous a reçu l’onction sacerdotale et royale en même temps. Mais la royauté et le sacerdoce dont il s'agit, sont une royauté et un sacerdoce spirituels. Nous lisons encore que dans le second tabernacle il y a l'autel des parfums. L'autel des parfums est celui d'ou se répand une bonne odeur. Et vous aussi, vous êtes la bonne odeur de Jésus-Christ ; il n'y a plus en vous de ces souillures que le péché laisse après lui, plus rien de cette infection que répandent les erreurs dont la contagion est si funeste. "
5. S. IGNACE, Epist. ad Heronem Ecclesiæ Antiochenum diaconum : " Ne faites rien sans avoir consulté les évêques. Car à eux le pontificat ; à vous, d'exercer sous eux votre ministère. C'est à eux qu'il appartient de baptiser, d'offrir le saint sacrifice, d'ordonner les prêtres, d'imposer les mains ; à vous, il appartient de les servir, comme nous voyons que saint Etienne servait Jacques et les autres prêtres présents à Jérusalem (Cette lettre de saint Ignace. V. NAT. ALEX., Hist. eccl. II sæc). "
7. Le même, ibidem, liv. VI : " Quel doit être le prêtre qui a mission de prier Dieu pour toute une ville, que dis-je ? pour le monde entier, et de le conjurer d'être indulgent pour les péchés des vivants et des morts ? Quel doit être, je vous le demande, un évêque à qui la sainte assurance de Moïse et d'Elie ne suffirait pas, selon moi, pour adresser au Seigneur de semblables prières ? En effet, comme si le monde tout entier eût été remis à sa garde, comme s'il était le père commun de tous les hommes, il s'approche de la majesté souveraine pour la supplier d'éteindre le feu de la guerre qui dévore la terre, d'apaiser les troubles qui l'agitent, pour y faire régner la paix et le bonheur, et d'arrêter le cours de ces fléaux qui désolent les citoyens et les empires. Il faut en conséquence que celui qui prie pour tous l'emporte autant sur chacun d'eux, qu'il est juste que le protecteur l'emporte sur le protégé. Mais quand sa voix invoque l'Esprit-Saint, quand il p.184 fin p.185 début offre le redoutable sacrifice, quand dans ses mains repose le maître de la nature, à quel rang, dites-moi, nous convient-il de le placer ? Quelle pureté, quelle piété n’exigeons-nous pas de lui ? Quelles doivent être ces mains ? Quelle doit être cette langue qui prononce de telles paroles ? Y a-t-il rien au monde qui doive être plus pur, plus saint qu'une âme où l'Esprit-Saint se plaît à habiter ? Voyez alors, voyez les anges se presser autour de lui ; le chœur des célestes Vertus descendu dans le sanctuaire qu'il remplit, chanter des hymnes saints en l'honneur du grand roi qui est assis sur l'autel ! " Et le reste comme plus haut, article de l'Eucharistie, question VI, témoignage 14, tome II, page 385.
8. Le même, Hom. LXXXIII (al. 82) sur saint
Matthieu : " Ce n'est point la puissance des hommes qui agit sur les choses que l'on offre sur l'autel. C'est Jésus-Christ qui opéra autrefois ces merveilles dans la dernière cène et qui les opère encore aujourd'hui. Nous, nous tenons ici la place de ses ministres ; mais il n'y a que lui qui sanctifie ces offrandes, et qui fasse en elles tout le changement. Que nul Judas, nul avare n'ait donc la hardiesse d'approcher. . . . . Ce n'est pas seulement à vous qui participez simplement aux saints mystères que j'adresse cette exhortation, mais c'est à vous aussi qui en êtes les dispensateurs et les ministres, puisque, la dispensation de ces dons divins vous étant confiée, il est important de vous avertir de vous en acquitter avec zèle (Cf. Sermons de saint Jean Chrysostôme, trad. par P. A. de Marsilly, tome III, pag. 561-562). "
9. Ibidem, Hom. LI (al. 80) : " Quand vous voyez le prêtre vous présenter cette nourriture sacrée, ne pensez pas que ce soit la main du prêtre qui vous la donne ; croyez plutôt que c'est Jésus-Christ même qui vous tend la main pour vous la donner. Car, comme dans votre baptême ce n'est point le prêtre qui vous baptise, mais que c'est Dieu dont la grâce toute-puissante vous purifie alors invisiblement, sans qu'aucun ange ou archange, ou quelque autre que ce soit, ait la hardiesse de s'approcher de vous et de vous toucher, vous devez croire de même que c'est Jésus-Christ qui vous communie de sa propre main. Lorsque Dieu vous engendre pour être du nombre de ses enfants, il le fait lui seul, et cette régénération est un don qui vient tout entier de lui (Cf. ibidem, tome II, page 467). " p.185 fin p.186 début
10. S. JEROME, Epist. I ad Heliodorum, c. 7 : "
A Dieu ne plaise que je parle mal de ceux qui tiennent dans l'Eglise la place des apôtres ; qui consacrent le corps de Jésus-Christ par la vertu des paroles qu'ils prononcent ; qui nous ont faits nous-mêmes chrétiens ; qui, ayant les clefs du royaume du ciel, jugent en quelque façon avant le jour du jugement (Cf. Lettres de saint Jérôme, trad. par D. Roussel, t. I, p. 15-16). "
8 : " Hilaire, n'étant que diacre à l'époque où il s'est séparé de l’Eglise, en se croyant apparemment être à lui seul le monde entier, n'a le pouvoir ni de consacrer l'Eucharistie, puisqu'il n'a ni évêque ni prêtres dans son parti, ni celui de donner le baptême, qui ne s'administre point sans l’Eucharistie. Et comme il est mort à l'heure qu'il est, sa secte est également morte avec lui : car, étant simple diacre, il n'a pu ordonner aucun clerc. Mais une Eglise qui n'a pas de prêtres ou de ministres, n'est pas une Eglise. Laissant donc de côté ces pauvres gens, qui cumulent dans leurs personnes la double qualité de laïque et d'évêques, apprenez ici ce qu'il faut penser d'une Eglise quelle qu'elle soit, etc. "
12. Le même, Epist. 85 ad Evagrium
: " Qui pourrait tolérer le spectacle de ces ministres des tables et des vases (il veut parler des diacres), qui s'élèvent avec orgueil au-dessus de ceux-là mêmes, qui par leurs prières produisent sur les autels le corps et le sang de Jésus-Christ ? "
13. VICTOR Africain, Lib. II de persecutione Wandalirâ
: " Que des foules sans nombre aient afflué de toutes les villes et de tous les pays pour visiter les martyrs de Dieu, c'est de quoi témoignent toutes les routes et tous les chemins, qui n'ont plus suffi à cette immense multitude, en sorte qu'obligés de s'épar piller sur les montagnes et les collines, on en voyait descendre tous ces fidèles portant des cierges dans leurs mains ; et plusieurs déposant leurs petits enfants sur les tombeaux des martyrs, laissaient échapper ce cri : A qui nous laissez-vous en garde, en allant vous-mêmes recueillir vos couronnes ? Qui baptisera ces petits dans les eaux vivifiantes ? Qui nous admettra à la pénitence, et, en nous réconciliant avec Dieu, nous délivrera de nos péchés ? Car c'est à vous qu'il a été dit : Ce que vous délierez sur la terre sera délié dans les cieux. Qui, lorsque nous serons morts, prononcera sur nos corps les prières solennelles ? Qui offrira sur nos p.186 fin p.187 début autels le saint sacrifice ? Nous quitterions volontiers ce monde avec vous, si par ce moyen nous pouvions obtenir de ne pouvoir être séparés de vous, pas plus que des enfants de leurs pères. "
14. S. CYPRIEN, Epist. LIV (al. 53) ad Cornelium
: " Il sera glorieux à des évêques d’avoir accordé la paix à des martyrs. Prêtres du Seigneur, occupés tous les jours à lui offrir des sacrifices, nous lui aurons préparé des hosties vivantes. "
15. TERTULLIEN, des Prescriptions contre les hérétiques, c. 41 ; nous rapporterons ce passage plus bas, question VII, dans le corps de la réponse.
42 : " Marcion permet aux femmes de conférer le baptême. Car chez ces hérétiques, tout est dérisoire, et n'est rien que cela, puisqu'ils ne font pas même difficultés de célébrer leurs mystères sous les yeux de leurs catéchumènes (cf. S. Epiphanii opera omnia græcè-latina, tom. 1, pag. 305). "
49 : " Chez eux aussi les femmes sont évêques, prêtres, tout ce qu'on voudra, sans que leur sexe puisse faire obstacle ; attendu qu'en Jésus-Christ il n'y a plus de différence d’homme et de femme (Gal., III, 28). "
18. S. LEON, Epist. LXII ad Maximum episcopum Antiochenum
: " Il convient aussi que votre fraternité à veiller avec attention à ce que personne, excepté les prêtres du Seigneur, ne s'arroge le droit d'enseigner et de prêcher, que l'on soit moine ou que l'on soit laïque, ou quelle que soit la science dont on se glorifie. Car, quoiqu'il soit à désirer que tous les enfants de l'Eglise aient assez d'instruction pour pouvoir la communiquer aux autres, on ne doit permettre a personne, en dehors de l'ordre sacerdotal, de s'ingérer de soi-même dans l'office de la prédication, puisque tout doit être fait avec ordre dans l'Eglise de Dieu, et qu'il convient que dans ce corps de Jésus-Christ, les membres principaux remplissent eux-mêmes leur office, et que les moins élevés en dignité ne s'insurgent pas contre les plus dignes. "
19. S. DENIS l’Aréopagite, de cælesti hierarchiâ, c. 10 : " Tous les esprits sont les interprètes et les envoyés d'une puissance supérieure. Les premiers portent les volontés immédiates de la Divinité, que d'autres reçoivent pour les transmettre à ceux qui viennent ensuite. Car notre Dieu, en qui toutes choses forment une harmonie sublime, a tellement constitué la nature des êtres, p.187 fin p.188 début soit raisonnables, soit purement intellectuels, et réglé leur perfectionnement, que chaque hiérarchie forme un tout parfaitement organisé et comprend des puissances de trois degrés divers. Même, à vrai dire, chaque degré offre en lui ce merveilleux accord : c'est pour cela sans doute que la théologie représente les pieux séraphins comme s'adressant l'un à l'autre (ISAIE, VI, 3) : enseignant ainsi avec une parfaite évidence, selon moi, que les premiers communiquent aux seconds la connaissance des choses divines (Cf. Les Œuvres de saint Denis l'Aréopagite, trad. de M. l'abbé Darboy ; id. trad. du frère Jean de saint François, p. 35 ; ??? ???????? ????????? ??? ??????????? ????? ??????, pag. 61-62). "
20. S. ANACLET, pape et martyr, ou l'auteur de la lettre adressée sous le nom de ce pape à tous les évêques et à tous les fidèles (Celte lettre ou décrétale n’est pas du pape S. Anaclet, V. NAT. ALEX., Hist. eccl. I Sæc) : " Comme l'a dit le bienheureux Clément notre prédécesseur (Epist. (C'est une autre décrétale supposée)
I ad fratrem Domini), l'Eglise entière est comme un grand vaisseau, qui transporte à travers la mer orageuse une multitude de gens de divers pays, qui tous se hâtent d'arriver à la capitale d'un puissant royaume. Que le constructeur de ce navire soit donc à vos yeux le Seigneur Dieu tout-puissant ; que le pilote soit Jésus-Christ, et que l’évêque soit celui qui en dirige la proue. Que les prêtres y fassent l'office de nautoniers, les diacres celui de pourvoyeurs, ceux qui s'occupent de catéchiser, une fonction analogue dans le navire, et que tous les fidèles en soient les passagers. Que cette mer enfin représente le monde entier. "