Catechismus Romanus

Concile de Trente · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org · 10 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Concile de Trente

Catéchisme du concile de Trente

Traduction par Emmanuel Marbeau.

Desclée, Lefebvre et Cie, 1905.

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TABLE DES MATIÈRES

CONTENUES DANS CET OUVRAGE.

CATÉCHISME

du Saint Concile de Trente.

TRADUCTION NOUVELLE ET INTÉGRALE, À L’USAGE

DU CLERGÉ ET DES FIDÈLES.

Préliminaires

I-III

Lettre de Monsieur Marbeau, Curé de S. Honoré d'Eylau, à son Eminence le Cardinal Merry del Val, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté au Vatican.

IV

Bref (en latin) de Sa Sainteté Pie X à Monsieur Marbeau, Curé

V

Traduction française du bref de sa Sainteté

V

Lettre encyclique « Acerbo nimis » de Sa Sainteté Pie X, en date du 15 Avril 1905. — Traduction française

VI

Avant-Propos du traducteur du catéchisme

XX

Tableau des Tables

XXVII-XXIX

Exercice de la vie chrétienne

1*-24*

INTRODUCTION.

Préface des auteurs du Catéchisme

1

§ i. —

Du besoin des Pasteurs dans l' Eglise

1

§ ii. —

De l'autorité des Pasteurs

2

§ iii. —

Des Fonctions des Pasteurs

3

§ iv. —

De la manière d'instruire les Fidèles

7

§ v. —

Des principaux articles de la Doctrine - Chrétienne

10

PREMIÈRE PARTIE.

DU SYMBOLE DES APÔTRES.

Chapitre I.

De la Foi et du Symbole en général

12

§ i. —

De la Foi

12

§ ii. —

Du Symbole

13

§ iii. —

Articles du Symbole

14

Chapitre 2.

Du premier article du Symbole : Je crois en Dieu le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre

15

§ i. —

Je crois

15

§ ii. —

En Dieu

17

§ iii. —

Le Père

22

§ iv. —

Tout-Puissant

26

§ v. —

Créateur du ciel et de la terre

30

§ vi. —

De la Providence

33

Chapitre 3.

Du second article du Symbole : Et en Jésus-Christ, son Fils unique, Notre-Seigneur

34

§ i. —

Péché originel

35

§ ii. —

En Jésus-Christ

38

§ iii. —

Son Fils Unique

42

§ iv. —

Notre-Seigneur

44

Chapitre 4.

Du troisième article du Symbole : Qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie.

47

§ i. —

Qui a été conçu du Saint-Esprit

48

§ ii. —

Qui est né de la Vierge Marie

52

Chapitre 5.

Du quatrième article du Symbole : Qui a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, et a été enseveli

57

§ i. —

Qui a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié

57

§ ii. —

Il est mort, a été enseveli

61

§ iii. —

Causes de la Mort de Jésus-Christ

64

§ iv. —

Douleurs de Jésus-Christ, en son Corps et en son Ame

67

§ v. —

Fruits de la Mort de Jésus-Christ

69

Chapitre 6.

Du cinquième article du Symbole : Qui est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts.

72

§ i. —

Il est descendu aux enfers

72

§ ii. —

Il est ressuscité des morts

77

§ iii. —

Le troisième jour

79

§ iv. —

Causes, fins et fruits de la Résurrection

81

Chapitre 7.

Du sixième article du Symbole : Il est monté aux cieux. Il est assis à la droite de Dieu le Père Tout-Puissant

86

§ i. —

Il est monté aux cieux

86

§ ii. —

Il est assis à la droite du Père Tout-Puissant

87

§ iii. —

Causes et raisons de l’Ascension de Notre-Seigneur

89

Chapitre 8.

Du septième article du Symbole : D’où il viendra juger les vivants et les morts

94

§ i. —

Certitude du jugement

94

§ ii. —

Deux jugements, l’un particulier et l’autre général

95

§ iii. —

Raisons du jugement général

96

§ iv. —

Pourquoi le jugement est donné à Jésus-Christ

99

§ v. —

Signes précurseurs du jugement

100

§ vi. —

Sentence des bons et des méchants

101

Chapitre 9.

Du huitième article du Symbole : Je crois au Saint-Esprit

104

§ i. —

Nécessité de la Foi au Saint-Esprit

104

§ ii. —

Ce que c’est que le Saint-Esprit

105

§ iii. —

Des choses qui sont spécialement attribuées au Saint-Esprit

111

Chapitre 10.

Du neuvième article du Symbole : Je crois la sainte Eglise catholique, et la Communion des saints.

113

§ i. —

Ce que c’est que l’Eglise

114

§ ii. —

Deux parties de l’Eglise, l’une triomphante, l’autre militante

117

§ iii. —

Qui sont ceux qui n’appartiennent pas à l’Eglise

119

§ iv. —

Caractères propres de l’Eglise : Unité .

121

§ v. —

Sainteté de l’Eglise

124

§ vi. —

L’Eglise est Catholique

126

§ vii. —

L’Eglise est Apostolique

127

§ viii. —

Figures de l’Eglise dans l’Ancien Testament

128

§ ix. —

Comment la vérité de l’Eglise est un article de Foi

129

§ x. —

La Communion des saints

131

Chapitre 11.

Du dixième article du Symbole : Je crois à la Rémission des péchés

135

§ i. —

Il y a dans l’Eglise un pouvoir de remettre les péchés

136

§ ii. —

A qui a été confié, dans l’Eglise, le pouvoir de remettre les péchés

136

§ iii. —

Le pouvoir de remettre les péchés est un grand bienfait

138

§ iv. —

Comment les Fidèles doivent faire usage du pouvoir de la rémission des péchés.

142

Chapitre 12.

Du onzième article du Symbole : Je crois la Résurrection de la chair

143

§ i. —

Preuves de la Résurrection

143

§ ii. —

Etats des corps ressuscités

149

§ iii. —

Qualités des corps ressuscités

152

§ iv. —

Fruits à tirer de cet article

156

Chapitre 13.

Du douzième et dernier article du Symbole : Je crois la Vie Eternelle

157

§ i. —

Qu’est-ce que la Vie éternelle

158

§ ii. —

Nature du bonheur éternel

158

DEUXIÈME PARTIE.

DES SACREMENTS.

Chapitre 14.

Des Sacrements en général

169

§ i. —

Explication du mot Sacrement

169

§ ii. —

Définition du Sacrement

171

§ iii. —

Ce qui est signifié par les Sacrements

175

§ iv. —

Des raisons qui ont fait instituer les Sacrements

177

§ v. —

Matière et forme des Sacrements

181

§ vi. —

Cérémonies employées dans l’administration des Sacrements

182

§ vii. —

Du nombre des Sacrements

183

§ viii. —

De l’auteur et du ministre des Sacrements

186

§ ix. —

Effets des Sacrements

189

§ x. —

Caractère imprimé par trois Sacrements

192

Chapitre 15.

Du sacrement de Baptême

194

§ i. —

Ce que c’est que le Baptême pour le nom et pour la chose

195

§ ii. —

De l’institution du Baptême

205

§ iii. —

Des ministres du Baptême

208

§ iv. —

Des Parrains et Marraines

210

Chapitre 16.

Continuation du même sujet

214

§ i. —

Nécessité du Baptême

214

§ ii. —

Des dispositions nécessaires pour recevoir le Baptême

218

§ iii. —

Des effets du Baptême

221

§ iv. —

Des prières et des cérémonies du Baptême

232

Chapitre 17.

Du sacrement de Confirmation

239

§ i. —

La Confirmation est un vrai Sacrement

239

§ ii. —

Matière et forme de la Confirmation

243

§ iii. —

Des Ministres de la Confirmation

246

§ iv. —

Nécessité de la Confirmation

248

§ v. —

Des effets du sacrement de Confirmation

250

§ vi. —

Des cérémonies du sacrement de Confirmation

253

Chapitre 18.

Du sacrement de l’Eucharistie

255

§ i. —

Institution de l’Eucharistie, ses différents noms

255

§ ii. —

L’Eucharistie est un vrai Sacrement, sa matière

258

§ iii. —

Forme de l’Eucharistie

267

Chapitre 19.

Continuation du même sujet

273

§ i. —

De la Présence réelle

273

§ ii. —

Jésus-Christ tout entier dans l’Eucharistie

279

§ iii. —

De la transsubstantiation

282

§ iv. —

Comment s’opère la transsubstantiation

285

§ v. —

Des accidents du pain et du vin

287

Chapitre 20.

Continuation du même sujet. De la Communion et du Sacrifice de la Messe

289

§ i. —

De la vertu et des fruits de l’Eucharistie

289

§ ii. —

Trois manières de participer à l’Eucharistie

294

§ iii. —

Des dispositions nécessaires pour communier

295

§ iv. —

De l’obligation de communier

299

§ v. —

De la Communion sous les deux espèces

302

§ vi. —

Du Ministre du sacrement de l’Eucharistie

304

§ vii. —

De l’Eucharistie considérée comme Sacrement

305

§ viii. —

Le Sacrifice de la Messe est le même que celui de la Croix

309

§ ix. —

Des cérémonies de la Messe

311

Chapitre 21.

Du Sacrement de Pénitence

312

§ i. —

Du nom et de la vertu de Pénitence

313

§ ii. —

De là Pénitence considérée comme Sacrement

313

§ iii. —

De la matière et de la forme du sacrement de Pénitence

321

§ iv. —

Des effets du sacrement de Pénitence

324

Chapitre 22.

Continuation du même sujet. De la Contrition

328

§ i. —

Qu’est-ce que la Contrition ?

328

§ ii. —

Qualités de la Contrition

331

§ iii. —

Des effets de la Contrition et des moyens de l’exciter

337

Chapitre 23.

Continuation du même sujet

339

§ i. —

De la Confession

339

§ ii. —

Utilité et nécessité de la Confession

339

§ iii. —

Jésus-Christ auteur de la Confession

342

§ iv. —

De l’obligation de se confesser

345

§ v. —

Des qualités de la Confession

346

§ vi. —

Du ministre du Sacrement de Pénitence

351

Chapitre 24.

Continuation du même sujet. De la Satisfaction

357

§ i. —

Qu’est-ce que la Satisfaction ?

357

§ ii. —

Nécessité de la Satisfaction

359

§ iii. —

Effets et avantages de la Satisfaction

362

§ iv. —

Diverses espèces d’œuvres satisfactoires

366

Chapitre 25.

Du sacrement de l’Extrême-Onction

370

§ i. —

De l’existence et de la nature du sacrement de l’Extrême-Onction

371

§ ii. —

Qui sont ceux à qui l’Extrême-Onction doit être administrée

375

§ iii. —

Des dispositions nécessaires pour bien recevoir l’Extrême-Onction

378

§ iv. —

Quels sont les ministres de ce Sacrement

378

§ v. —

Des effets de l’Extrême-Onction

379

Chapitre 26.

Du sacrement de l’Ordre

382

§ i. —

Il est utile d’expliquer aux Fidèles le sacrement de l’Ordre

382

§ ii. —

De la puissance ecclésiastique

387

§ iii. —

L’Ordre est un vrai Sacrement

389

§ iv. —

De la Tonsure

391

§ v. —

Des Ordres mineurs

392

§ vi. —

Des Ordres majeurs

394

§ vii. —

Du Sacerdoce

397

§ viii. —

Degrés et fonctions du Sacerdoce

399

§ ix. —

Des dispositions nécessaires pour recevoir les Ordres

403

§ x. —

Des effets de l’Ordre

405

Chapitre 27.

Du sacrement de Mariage

407

§ i. —

Qu’est-ce que le Mariage ?

408

§ ii. —

Du Mariage considéré par rapport à la nature

412

§ iii. —

Des motifs et des fins du Mariage

414

§ iv. —

Du sacrement de Mariage

416

§ v. —

Des avantages et des biens du Mariage

421

§ vi. —

Devoirs réciproques des Époux

424

§ vii. —

Des formalités du Mariage

426

TROISIÈME PARTIE.

DU DÉCALOGUE.

Chapitre 28.

Des Commandements de Dieu en général

430

§ i. —

Nécessité d’étudier et d’expliquer le Décalogue

430

§ ii. —

Dieu auteur du Décalogue

431

§ iii. —

Nécessité de garder les Commandements

435

§ iv. —

Avantages de la Loi de Dieu

436

Chapitre 29.

Du premier Commandement : Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai tiré de la terre d’Égypte, etc.

438

§ i. —

Récit abrégé de l’histoire sacrée

438

§ ii. —

Application de cette Histoire aux Chrétiens

441

§ iii. —

Objet du premier Commandement

443

§ iv. —

Du culte et de l’invocation des Anges et des Saints

445

§ v. —

Qu’est-ce qui est défendu par le premier Commandement

450

§ vi. —

On peut chez les Chrétiens, représenter la Divinité par des Symboles

452

§ vii. —

Les images de Jésus-Christ, de la Sainte Vierge, et des Saints sont permises

453

§ viii. —

Motifs d’observer la loi, récompenses, châtiments

455

Chapitre 30.

Du second Commandement : Vous ne prendrez point en vain le Nom du Seigneur votre Dieu

461

§ i. —

Ce qui est ordonné par le second Commandement

462

§ ii. —

Du serment

466

§ iii. —

Conditions nécessaires pour que le serment soit permis

467

§ iv. —

Ce qui est défendu par le second Commandement

473

§ v. —

Châtiments de ceux qui violent le second Commandement

476

Chapitre 31.

Du troisième Commandement : Souvenez-vous de sanctifier le jour du Sabbat, etc.

478

§ i. —

Comparaison du troisième Commandement avec les autres

479

§ ii. —

Souvenez-vous de sanctifier le jour du Sabbat

482

§ iii. —

Vous travaillerez pendant six jours

484

§ iv. —

Le Dimanche substitué au Sabbat. — Fêtes de l’Église

486

§ v. —

Des œuvres serviles

488

§ vi. —

Quelles sont les œuvres commandées le Dimanche

489

§ vii. —

Principaux avantages de la sanctification du Dimanche

490

Chapitre 32.

Du quatrième Commandement : Honorez votre père et votre mère, afin que vous viviez longtemps, etc.

493

§ i. —

Différence des trois premiers Commandements et des suivants

494

§ ii. —

Honorez votre père et votre mère

497

§ iii. —

En quoi consiste l’honneur dû aux pères et mères

499

§ iv. —

Qui sont ceux que l’on doit encore honorer avec les pères et mères, et comment ?

502

§ v. —

Récompense attachée au quatrième Commandement

505

§ vi. —

Châtiment réservé à ceux qui violent le quatrième précepte

506

§ vii. —

Devoirs des parents et des supérieurs envers leurs enfants et leurs inférieurs

507

Chapitre 33.

Du cinquième Commandement : Vous ne tuerez point

509

§ i. —

Quels sont les meurtres qui ne sont point ici défendus

510

§ ii. —

Homicides défendus

513

§ iii. —

Autres choses défendues par ce précepte

514

§ iv. —

Moyen d’éviter les fautes contraires au cinquième Commandement

515

§ v. —

Ce qui est commandé par ce précepte

516

Chapitre 34.

Du sixième Commandement : Vous ne commettrez point d’adultère

523

§ i. —

De l’adultère

524

§ ii. —

Ce qui est ordonné par le sixième Commandement

526

§ iii. —

Remèdes contre les mauvaises pensées

526

§ iv. —

Autres remèdes contre l’impureté

529

Chapitre 35.

Du septième Commandement : Vous ne déroberez point

532

§ i. —

Qu’est-ce que le vol ?

534

§ ii. —

Le vol est un grand péché

535

§ iii. —

Diverses espèces de vols

536

§ iv. —

De la rapine

538

§ v. —

De la restitution

541

§ vi. —

Des œuvres de miséricorde

543

§ vii. —

Il faut se mettre en état de faire l’aumône

544

§ viii. —

Châtiment du vol ; récompense des œuvres de miséricorde

545

§ ix. —

Excuses des voleurs

546

Chapitre 36.

Du huitième Commandement : Vous ne porterez point faux témoignage contre votre prochain.

550

§ i. —

Du faux témoignage

551

§ ii. —

De la médisance et de la calomnie

555

§ iii. —

La flatterie, le mensonge et la dissimulation

557

§ iv. —

A quoi nous sommes obligés par ce Commandement

559

§ v. —

Motifs de détester le mensonge

562

§ vi. —

Vaines excuses des menteurs

564

Chapitre 37.

Des neuvième et dixième Commandements : Vous ne désirerez point la maison de votre prochain, et vous ne désirerez point sa femme, ni son serviteur, etc.

566

§ i. —

Différence et nécessité de ces deux Commandements

567

§ ii. —

Qu’est-ce que la concupiscence ?

570

§ iii. —

Quelle est la convoitise qui est ici défendue ?

572

§ iv. —

Des différentes espèces de biens d’autrui que l’on ne doit point désirer

573

§ v. —

Il est défendu de désirer la femme de son prochain

575

§ vi. —

Ce que Dieu ordonne par ces deux Commandements

576

§ vii. —

Qui sont ceux qui pèchent contre ces deux Commandements

578

QUATRIÈME PARTIE.

DE LA PRIÈRE.

Chapitre 38.

De la Prière en général

580

§ i. —

De la nécessité de la Prière

581

§ ii. —

Utilité et fruits de la Prière

582

§ iii. —

Des diverses parties de la Prière

588

§ iv. —

Ce qu’il faut demander dans la Prière

592

§ v. —

Pour qui faut-il prier ?

594

§ vi. —

A qui doit-on adresser des Prières ?

598

§ vii. —

De la préparation à la Prière

600

§ viii. —

Manière de prier ; qualités de la Prière

605

Chapitre 39.

De l’Oraison Dominicale

609

§ i. —

Notre Père

610

§ ii. —

Pourquoi chacun dit-il : Notre Père ?

618

§ iii. —

Qui êtes dans les cieux

623

Chapitre 40.

Première demande de l’Oraison Dominicale : Que votre Nom soit sanctifié

625

§ i. —

Pourquoi cette demande est la première

625

§ ii. —

Qu’est-ce que la Gloire de Dieu ?

626

§ iii. —

Objet de la première demande

628

§ iv. —

Un vrai Chrétien doit honorer le Nom de Dieu par ses actions

630

Chapitre 41.

Seconde demande de l’Oraison Dominicale : Que votre Royaume arrive !

632

§ i. —

Du Royaume de Dieu

632

§ ii. —

Ce qui est compris dans cette demande

633

§ iii. —

Des misères de cette vie

634

§ iv. —

Quel est l’objet de la deuxième demande

636

§ v. —

Dans quels sentiments il faut faire cette demande

642

Chapitre 42.

Troisième demande de l’Oraison Dominicale : Que votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

644

§ i. —

Misères du genre humain, leur cause

645

§ ii. —

Nous demandons le remède à nos misères par ces mots : Que votre Volonté, etc.

648

§ iii. —

Ce que c’est que la volonté de Dieu

650

§ iv. —

Sur la terre comme au ciel

655

Chapitre 43.

Quatrième demande de l’Oraison Dominicale : Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien.

658

§ i. —

De quelle manière il faut demander les biens de la vie

659

§ ii. —

Notre pain quotidien

663

§ iii. —

Donnez-nous aujourd’hui

668

§ iv. —

Du Pain spirituel

670

Chapitre 44.

Cinquième demande de l’Oraison Dominicale : Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons, etc.

673

§ i. —

Des dispositions nécessaires pour faire cette prière. — Repentir

674

§ ii. —

Confiance en Dieu

679

§ iii. —

Ce qu’on entend par le mot dettes

681

§ iv. —

Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés

683

§ v. —

Motifs et manière de pardonner au prochain

685

§ vi. —

Dispositions nécessaires pour faire cette prière avec fruit

687

Chapitre 45.

Sixième demande de l’Oraison Dominicale : Et ne nous induisez point en tentation

690

§ i. —

Pourquoi Jésus-Christ nous a ordonné cette sixième demande

691

§ ii. —

Des tentations ; de leurs causes

692

§ iii. —

Des démons

693

§ iv. —

Qu’est-ce qu’être tenté et induit à la tentation ?

696

§ v. —

Qu’est-ce qu’on demande à Dieu par ces paroles : Ne nous induisez point en tentation

700

§ vi. —

Motifs et moyens de résister au démon

702

Chapitre 46.

Septième demande de l’Oraison Dominicale : Délivrez-nous du mal

706

§ i. —

Comment on doit demander d’être délivré du mal

706

§ ii. —

Quels sont les maux dont nous demandons ici d’être délivrés

711

§ iii. —

De la patience nécessaire dans les maux

714

§ iv. —

Conclusion de l’Oraison Dominicale Amen

716

Application et distribution des matières contenues dans le Catéchisme du Concile de Trente, selon les Evangiles de tous les Dimanches et Fêtes de l’année, pour les Prônes et les Instructions particulières.

722

Tableau des Tables

738

Table des Matières

740

Table Analytique

753

Table Alphabétique générale

807

TABLE ANALYTIQUE

_____

PREMIERE PARTIE.

DU SYMBOLE DES APÔTRES.

Chapitre 1.

De la Foi et du Symbole en général

§ i. —

De la Foi

Nécessité de la Foi pour le Salut

12

§ ii. —

Du Symbole en général

13

§ iii. —

Articles du Symbole.

Division du Symbole en trois parties :

1° La Création, œuvre admirable du Père ;

2° La Rédemption, œuvre accomplie par le Fils ;

3° La Sanctification, attribuée particulièrement au Saint-Esprit

14

Chapitre 2.

Premier article du Symbole :

Je crois en Dieu le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre

§ i. —

Je crois.

Ce que c’est que croire. — Certitude de la Foi. — Croire sans aucun doute. — Avouer et publier l’assentiment intime de son esprit et les sentiments de son cœur avec joie.

17

§ ii. —

En Dieu.

Excellence et dignité de la sagesse chrétienne. — Témoignage que Dieu donne de lui-même. — Témoignage des Saintes Écritures. — Le Symbole contient tout ce que la Foi nous enseigne sur Dieu : l’unité dans l’essence et la distinction dans les trois Personnes.

17-22

§ iii. —

Le Père

Raisons qui font donner à Dieu le nom de Père. — Ancien et Nouveau Testament. — Eviter les recherches curieuses sur la Sainte Trinité.

22-26

§ iv. —

Tout-Puissant

Perfection plus ordinairement attribuée au Père : la toute-puissance. — Rien n’est impossible à Dieu. — Dans les œuvres difficiles, cette croyance soutiendra notre courage. — Elle nous fera pratiquer l’humilité ; elle nous affermira et ne nous fera craindre que Dieu seul ; elle nous servira à nous rappeler les bienfaits de Dieu envers nous.

26-30

§ v. —

Créateur du ciel et de la terre

Dieu a tiré l’univers du néant par pure bonté. — Il créa également les Anges avec une volonté droite. — Chute des mauvais Anges. — Création de l’homme dans la justice originelle. — Création des choses visibles et invisibles.

30-33

§ vi. —

Providence

Dieu conserve son œuvre avec la même force qu’il a employée pour la former. — La Providence est une vertu cachée qui s’étend à tout. — L’œuvre créatrice commune aux trois Personnes divines.

33-34

Chapitre 3.

Second article du Symbole.

Et en Jésus-Christ son Fils unique, Notre-Seigneur

Avantages merveilleurx que trouve le genre humain dans le Confession de cette vérité

34

§ i. —

Péché originel

Désobéissance de nos premiers parents, leur condamnation et celle de toute leur postérité. — Promesse d’un Rédempteur plusieurs fois réitérée. — Naissance du Messie annoncée par les prophètes.

34-38

§ ii. —

En Jésus-Christ

Signification de ce nom. — Personnages qui ont porté le nom de Jésus. — Signification du nom de Christ ajouté à celui de Jésus. — Fonctions diverses de Jésus-Christ : Prophète, Prêtre et Roi.

38-42

§ iii. —

Son Fils unique

Jésus, Fils de Dieu, seconde Personne de la Sainte Trinité, égale aux deux autres. — Deux natures en Lui et une seule Personne. — Du côté de la nature divine, il est Fils unique. — Du côté de la génération humaine, il traite comme frères ceux qui l’ont reçu par la Foi.

42-44

§ iv. —

Notre-Seigneur

Titre qui lui convient. — Il a été notre Rédempteur. — Il a réuni en Lui dans une seule Personne la nature divine et la nature humaine. — C’est de Lui que nous est venu le nom de chrétiens.

44-47

Chapitre 4.

Troisième article du Symbole : Qui a été conçu du St-Esprit, est né de la Vierge Marie

Jésus a été conçu du St-Esprit. — La même Personne, demeurant Dieu, est devenue homme, ce qu’elle n’était pas.

§ i. —

Qui a été conçu du St-Esprit

Les trois Personnes divines ont eu part à ce mystère, attribué spécialement au St-Esprit. — Jésus, fils de la Vierge Marie, Dieu parfait et homme parfait, dès le premier instant. — Marie Mère de Dieu et mère d’un homme. — Jésus, Fils de Dieu par nature. — Adorer ce mystère sans chercher à le comprendre.

47-52

§ ii. —

Qui est né de la Vierge Marie

Marie, Mère toujours vierge. — Ève et Marie. — Application de plusieurs textes de la Sainte Écriture à ce mystère. — Humilité du Fils de Dieu. — Il nous élève par ses abaissements et souhaite ardemment de prendre naissance en nous.

52-56

Chapitre 5.

Du quatrième article du Symbole

Qui a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, et a été enseveli

Importance de se rappeler la Passion du Sauveur.

57

§ i. —

Qui a souffert sous Ponce-Pilate

Souffrances de J.-C. dans la partie inférieure de son âme. — Raisons du choix qu’il fit du supplice de la croix. — Prophéties touchant la Passion de J.-C. — Profondeur du mystère de la Croix.

57-61

§ ii. —

Est mort et a été enseveli

Authenticité de la mort de J.-C. — Il mourut précisément au temps qu’il avait marqué. — Charité de J.-C. envers nous. — Sa sépulture. — Incorruptibilité de son corps dans le tombeau.

61-64

§ iii. —

Causes de la mort de Jésus-Christ

Outre le péché de nos premiers parents, les péchés et les crimes de tous les hommes. — Péchés des chrétiens plus grands que ceux des Juifs. — J.-C. livré à la mort par son Père.

64-67

§ iv. —

Douleurs de J.-C. dans son corps et dans son âme

La pensée des tourments qui le menaçaient excite en Lui une sueur de sang. — Chaque partie de son corps eut son supplice. — Les hommes de toutes conditions conspirèrent contre Lui. — Ignominie du supplice de la croix. — La délicatesse de sa constitution augmentait ses souffrances. — N.-S. but le calice de sa Passion, sans mélange d’aucune consolation.

67-69

§ v. —

Fruits de la mort de J.-C.

J.-C. par ses souffrances nous a délivrés du péché et arrachés à la tyrannie du démon. — Il nous a réconciliés avec son Père. — Il nous a ouvert la porte du ciel. — Sa mort fut une satisfaction pleine et entière pour payer à Dieu toute la dette de nos péchés. — Le sacrifice de la croix fut infiniment agréable à Dieu le Père. — La Passion de J.-C. met sous nos yeux les exemples les plus frappants de toutes les vertus.

69-71

Chapitre 6.

Du cinquième article du Symbole

Qui est descendu aux enfers, et le troisième jour est ressuscité des morts

§ i. —

Il est descendu aux enfers

L’âme de J.-C. aux enfers. — Ce que l’on entend par cette expression : les enfers. — Motifs de sa descente.

cente aux enfers : briser les chaînes des Patriarches et des autres Justes, enlever aux démons leurs dépouilles, manifester dans ce lieu sa force et sa puissance comme au ciel et sur la terre

77-79

§ ii. —

Il est ressuscité des morts

Fait de la Résurrection de J.-C. — Il s’est ressuscité Lui-même. — Il est le premier-né d’entre les morts et, par sa Résurrection, il dompta la mort.

77-79

§ iii. —

Le troisième jour

Ce que l’on entend par ces mots. — Témoignage des Saintes Écritures.

79-81

§ iv. —

Causes, fin et fruits de la Résurrection

J.-C. ressuscité fait éclater la justice de Dieu. — La Résurrection de J.-C. fortifie notre Foi. — Elle nourrit et soutient notre espérance. — Elle achève le mystère de Notre Rédemption et nous rend les biens que le péché nous avait fait perdre. — La Résurrection de J.-C. nous mérite et nous assure notre propre résurrection. — Imiter la Résurrection de J.-C. en menant une vie nouvelle. — Marques principales de cette résurrection spirituelle.

81-85

Chapitre 7.

Du sixième article du Symbole

Il est monté aux cieux, Il est assis à la droite de Dieu, le Père Tout-Puissant.

§ i. —

Il est monté au ciel

J.-C. monte au ciel comme homme, en corps et en âme par sa propre vertu.

86-87

§ ii. —

Il est assis à la droite du Père Tout-Puissant

Ce que signifient ces mots, appliqués aux choses spirituelles. — L’Ascension de N.-S. est le complet achèvement de tous ses mystères qui s’y rapportent comme à leur fin. — Triomphe des prodigieux abaissements de J.-C.

87-89

§ iii. —

Causes et raisons de l’Ascension de N.-S.

1° Le corps de N.-S. devenu glorieux ne pouvait demeurer sur la terre. — 2° Il devait prouver que son royaume n’était pas de ce monde. — 3° Il voulait

exciter dans nos cœurs la pensée et le désir de Le suivre. — J.-C. est monté au ciel pour nous envoyer le St.-Esprit, remplir près de son Père l’office d’avocat et nous préparer la place qu’il nous y avait promise.

L’Ascension met le comble au mérite de notre Foi : elle confirme en nous la vertu d’Espérance ; elle entraîne vers le ciel l’amour de notre cœur. — Elle a marqué le développement de l’Église de J.-C.

89-94

Chapitre 8.

Du septième article du Symbole

D’où Il viendra juger les vivants et les morts.

Trois ministères de J.-C. : Rédempteur, Avocat, Juge.

§ i. —

Certitude du Jugement

Deux avènements du Fils de Dieu. — Le dernier avènement est appelé le Jour du Seigneur. — Les Patriarches ont soupiré après le premier avènement ; aujourd’hui nos désirs doivent être pour cet autre Jour du Seigneur.

94-95

§ ii. —

Deux Jugements, l’un particulier, l’autre général

Deux temps différents où chacun de nous doit paraître devant Dieu : 1° lorsque nous venons de quitter la vie, et c’est le jugement particulier ; 2° à la fin du monde, et c’est le jugement général.

95-96

§ iii. —

Raisons du Jugement général

Influence bonne ou mauvaise exercée après la mort. — La Justice divine veut que les bons recouvrent leur réputation souvent attaquée par les méchants, pendant que ceux-ci reçoivent des louanges. — Le corps doit, aussi bien que l’âme, recevoir le châtiment ou la récompense qu’il mérite. — Le Jugement général obligera tous les hommes à rendre à la Justice de Dieu et à sa Providence les louanges qui leur sont dues. — Il est utile de proposer ce Jugement aux bons et aux méchants. — Paroles de J.-C. lui-même touchant le Jugement général.

96-99

§ iv. —

Pourquoi le Jugement donné à J.-C.

1° Parce qu’il est le Fils de l’homme et qu’il s’agit de juger des hommes. — 2° Parce qu’il a été lui-même jugé injustement par des juges pervers.

99-100

§ v. —

Signes précurseurs du Jugement

Trois signes d’après la Sainte Écriture : la prédication de l’Évangile par toute la terre, l’apostasie et l’Antéchrist.

100

§ vi. —

La sentence des bons et celle des méchants

Termes dont se servira le Souverain Juge. — Rien de plus agréable à entendre pour les Justes : l’appel à la possession du Bien Souverain, au repos, à la béatitude éternelle. — Rien de plus épouvantable pour les méchants : l’éloignement, la malédiction, le feu éternel.

100-103

Chapitre 9.

Du huitième article du Symbole

Je crois au Saint-Esprit.

§ i. —

Nécessité de la Foi au Saint-Esprit.

104

§ ii. —

Ce que c’est que le Saint-Esprit

Troisième Personne de la Sainte Trinité, égale en toutes choses au Père et au Fils. — Témoignage de la Sainte Écriture. — Déclaration formelle du 1er Concile de Constantinople. — Témoignage de N.-S. Lui-même.

105-111

§ iii. —

Des choses qui sont spécialement attribuées au St.-Esprit

Les effets qui lui sont spécialement attribués doivent découler de l’Amour infini que Dieu a pour nous. — Ce qu’on appelle don. — Effets du St.-Esprit (ou les dons). — Grâce sanctifiante qui nous marque du sceau du St.-Esprit.

111-113

Chapitre 10.

Du neuvième article du Symbole

Je crois la sainte Église catholique, la Communion des Saints.

Les Prophètes ont parlé plus clairement et plus longuement de l’Église que de Jésus-Christ. — Celui qui aura gravé profondément dans son cœur la Foi à la vérité de l’Église ne tombera pas dans le danger.

La sainteté qui est dans l’Église ne peut venir que de l’Esprit-Saint.

113-114

§ i. —

Ce que c’est que l’Église

Sens du mot Église, anciennement et aujourd’hui. — Différence entre l’Église et les autres sociétés. — Autres noms qui désignent la Société des chrétiens.

114-117

§ ii. —

Deux parties de l’Église : l’une triomphante, l’autre militante

L’Église triomphante est la société des esprits célestes et de tous ceux qui ont remporté la victoire sur l’ennemi du salut. — L’Église militante est la société des Fidèles qui vivent sur la terre. — L’Église est une, mais composée de deux parties. — L’Église militante renferme deux sortes de personnes : les bons et les méchants. — Différence qui existe entre eux.

117-119

§ iii. —

Qui sont ceux qui n’appartiennent pas à l’Église ?

Les infidèles, les hérétiques, les schismatiques et enfin les excommuniés. — Le nom d’Église donné parfois à de simples parties de l’Église universelle. — Quelquefois seulement aux Prélats et aux Pasteurs ; d’autres fois au lieu où s’assemblent les Fidèles pour accomplir les devoirs religieux.

119-121

§ iv. —

Caractères propres de l’Église : Unité

Un seul Chef invisible : N.-S. Jésus-Christ, pour toute l’Église qui est son corps. — Un seul Chef visible, successeur légitime de S. Pierre. — S. Irénée, S. Cyprien, S. Jérôme, S. Basile, S. Ambroise, S. Paul parlent dans le même sens. — Il n’y a également qu’une Espérance, une Foi, un Baptême.

121-124

§ v. —

Sainteté de l’Église

1o L’Église est sainte parce qu’elle est consacrée à Dieu. — Les Fidèles sont saints, bien qu’il y ait des pécheurs parmi eux. — 2o L’Église est sainte parce qu’elle est unie à un Chef saint dont elle est le corps. — 3o Elle est sainte parce qu’elle possède seule le culte du sacrifice légitime et l’usage des Sacrements par lesquels Dieu nous communique la sainteté.

124-126

§ vi. —

L’Église est Catholique

Elle n’est pas bornée aux frontières d’un État ou à une race d’hommes. — Tous ceux qui professent la

vraie Foi appartiennent à cette même Église. — Ceux qui désirent leur salut éternel doivent s’attacher à elle.

126-127

§ vii. —

L’Église est Apostolique

Sa doctrine nous a été transmise par les Apôtres et leurs successeurs légitimes. — Elle est la seule Église conduite par le Saint-Esprit et la seule qui soit infaillible dans la Foi et la règle des mœurs.

127-128

§ viii. —

Figures de l’Église dans l’Ancien Testament

1o L’Arche de Noé : ceux qui s’y trouvaient renfermés échappèrent au déluge universel. — 2o La grande cité de Jérusalem où il était permis seulement d’offrir des sacrifices à Dieu.

128-129

§ ix. —

Comment la vérité de l’Église est un article de Foi

Ce n’est pas par l’intelligence que l’on peut connaître l’excellence de l’Église, mais par les lumières de la Foi. — N.-S. lui a remis les clefs du royaume des cieux.

129-130

§ x. —

La Communion des Saints

Un seul et même Esprit gouverne l’Église ; tous les biens qu’elle a reçus deviennent nécessairement un fonds commun. — Le fruit des Sacrements appartient à tous. — La charité, principe de la Communion des Saints. — Fonction différente de chacun des membres, mais à l’avantage du corps entier. — À qui vont ces biens précieux ? Que revient-il aux pécheurs ? Grâces gratuites accordées pour le bien du prochain.

131-135

Chapitre 11.

DU DIXIÈME ARTICLE DU SYMBOLE.

Je crois la rémission des péchés.

Paroles de N.-S. avant son Ascension.

§ i. —

Il y a dans l’Église un pouvoir de remettre les péchés

Le Baptême purifie de toute faute et remet toute peine. — L’Église a en outre le pouvoir de remettre les péchés commis après le Baptême. — Pouvoir sans limites, quant au temps et aux fautes commises, pourvu que le repentir soit sincère.

136-138

§ ii. —

A qui a été confié dans l’Église le pouvoir de remettre les péchés ?

Les Évêques et les prêtres en sont chargés uniquement. — Pouvoir limité aussi dans la manière de l’exercer.

138

§ iii. —

Le pouvoir de remettre les péchés est un grand bienfait

Miséricorde infinie de Dieu envers son Église. — Grandeur de la puissance qui opère la rémission des péchés. — N.-S. J.-C. est le premier qui ait reçu ce pouvoir comme homme. — Avant de monter au ciel, il le laisse à ses Apôtres, aux Évêques et aux Prêtres. — Rien de plus salutaire que cette faculté. — Facilité de rentrer en grâce avec Dieu après l’avoir offensé.

138-141

§ iv. —

Comment les Fidèles doivent faire usage de la rémission des péchés

Nul ne peut recouvrer la grâce du Baptême qu’en recourant au Sacrement de Pénitence. Ne pas s’autoriser de la facilité du pardon pour commettre le péché. — Ne pas attendre non plus indéfiniment à se repentir, de crainte d’être surpris par la mort.

142

Chapitre 12.

IIe ARTICLE DU SYMBOLE.

Je crois la résurrection de la chair.

§ i. —

Preuve de la résurrection de la chair

La résurrection de la chair confirme cette vérité que l’âme est immortelle. — Le corps seulement sujet à la corruption. — Élie, Élisée, les Apôtres, et surtout N.-S., rappellent des morts à la vie. — Témoignage de la Sainte Écriture. — Comparaison de S. Grégoire. — N.-S. combat la doctrine des Sadducéens. — La justice de Dieu veut que le corps soit puni ou récompensé. — L’entière félicité de l’âme demande que le corps ressuscite. — Tous les hommes doivent mourir.

143-149

§ ii. —

État des corps ressuscités

Nous ressusciterons avec le même corps que nous avons sur la terre, sans rien de défectueux, ni de souillé.

149

perflu. — Tout a été créé dans un état parfait au commencement, il en sera de même à la résurrection. — Les méchants retrouveront aussi leur corps, mais pour souffrir davantage. — Souffrir patiemment les misères de la vie, avec l’espérance de la résurrection glorieuse.

149-152

§ iii. —

Qualités des corps ressuscités

Immortalité des corps après la résurrection. — Paroles de S. Paul, de S. Jean — Immortalité commune aux bons et aux méchants. — Qualités des corps des saints : 1° l’impassibilité, 2° la clarté, 3° l’agilité, 4° la subtilité.

152-156

§ iv. —

Fruits à tirer de cet article

Reconnaissance envers Dieu. — Se consoler dans cette pensée de la résurrection, à la perte de ceux que nous aimons. — Supporter patiemment les afflictions de cette vie, avec l’espérance de voir Dieu un jour. — S’efforcer de mener une vie sainte en se détournant du péché qui pourrait nous conduire à la damnation.

156-157

Chapitre 13.

DU DOUZIÈME ARTICLE DU SYMBOLE.

Je crois la vie éternelle.

§ i. —

Qu’est-ce que la vie éternelle ?

Ce que signifient ces mots : la vie éternelle. — Ce bonheur une fois acquis ne peut se perdre. — Impossibilité de s’en faire une juste idée.

158-161

§ ii. —

Nature du bonheur éternel

Délivrance de tous les maux, possession de tous les biens. — Biens essentiels. — Biens accidentels. — Béatitude essentielle : vision de Dieu ; — accidentelle : la gloire, l’honneur, l’immortalité. — Moyens d’acquérir la vie éternelle.

161-168

Chapitre 14.

DES SACREMENTS EN GÉNÉRAL.

§ i. —

Explication du mot Sacrement

Différentes acceptions de ce mot chez les auteurs profanes et chez les auteurs ecclésiastiques. — Opinion des Docteurs latins.

169-170

§ ii. —

Définition du Sacrement

Nature et propriétés du Sacrement. — Définition de S. Augustin. — Signes naturels ou conventionnels. — Signes d’institution divine.

171-177

§ iii. —

Ce qui est signifié par les Sacrements

Trois significations différentes : rappeler une chose passée, exprimer une chose présente, annoncer une chose future. — Les Sacrements figurent quelquefois aussi plusieurs choses présentes et actuelles.

175-177

§ iv. —

Des raisons qui ont fait instituer les Sacrements

1° La faiblesse de l’esprit humain. — 2° La difficulté de notre esprit à croire les choses qui ne sont que promises. — Confirmation des promesses de Dieu par les miracles. — 3° Les Sacrements remèdes ou préservatifs pour les âmes. — 4° Ils distinguent les chrétiens des infidèles et unissent les Fidèles entre eux. — 5° Par eux nous professons extérieurement notre foi et ils excitent en nous la charité. — Ils domptent l’orgueil de l’esprit.

177-181

§ v. —

Matière et forme des Sacrements

Un sacrement se compose de deux choses : la matière ou l’élément et les paroles. — Supériorité des Sacrements de la Loi nouvelle sur ceux de l’ancienne Loi.

181-182

§ vi. —

Cérémonies employées dans l’administration des Sacrements

Ancien usage d’administrer les Sacrements avec solennité. — Ne pas omettre les cérémonies sans de graves raisons. — Elles font mieux connaître les effets de chaque Sacrement.

182-183

§ vii. —

Du nombre des Sacrements

Pourquoi sont-ils au nombre de Sept ? — Différence qui existe entre eux, quant à la nécessité et à la dignité.

183-186

§ viii. —

De l’Auteur et du Ministre des Sacrements

Témoignage de J.-C. lui-même. — Office du Ministre aussi nécessaire que la matière et la forme. — Les Sacrements ne tirent pas leur vertu de la Sainteté des Ministres, mais de J.-C. — Paroles de S. Augustin. — Soin que doivent avoir les Ministres d’acquérir la Sainteté.

186-189

§ ix. —

Effets des Sacrements

Grâce sanctifiante. — Efficacité supérieure à celle des Sacrements de l’Ancienne Loi ; ils opèrent par la vertu du sang de J.-C.

189-191

§ x. —

Caractère imprimé par trois Sacrements

Effet particulier propre à trois Sacrements : le Caractère qu’ils impriment dans l’âme. — Double effet de ce caractère : rendre capable de faire et de recevoir certaines choses du domaine de la religion ; distinguer des autres ceux qui en sont marqués. — Honneur et respect dû aux Sacrements. — Désir de les recevoir. — Ils sont les soutiens de l’édifice de la religion.

191-194

Chapitre 15.

du sacrement de baptême.

§ i. —

Ce que c’est que le Baptême, pour le nom et pour la chose

Sens du mot Baptême : Illumination, Sacrement de Foi, purification, sépulture, plantation, Croix de J.-C., principe des saints Commandements. — Définition de la chose : Sacrement de la Régénération par l’eau et la parole. — Matière du Baptême : l’eau naturelle et rien de plus. — Figures du Sacrement de Baptême. — Forme du Baptême : les paroles : Je te baptise, etc. — Trois manières d’employer l’eau.

194-205

§ ii. —

De l’institution du Baptême

Vertu que l’eau reçut lors du Baptême de N.-S. — Paroles de N.-S. à ses Apôtres après la Résurrection.

205-208

§ iii. —

Des ministres du Baptême.

1o Les Evêques et les Prêtres. — 2o Les diacres. — 3o Tous les humains de quelque religion qu’ils soient, dans le cas de nécessité.

208-210

§ iv. —

Des parrains et marraines.

Raisons qui les ont fait établir. — Liens qui existent entre les répondants et celui qui est baptisé. — Quels sont ceux qui ne peuvent être parrains et marraines. — On ne peut avoir plusieurs parrains ou marraines.

210-214

Chapitre 16.

(suite.)

§ i. —

Nécessité du Baptême.

La Circoncision, figure du Baptême. — Ne pas différer le Baptême des enfants qui reçoivent alors le don mystérieux de la Foi. — Les adultes doivent être instruits des vérités de la Foi chrétienne. — Leur désir de recevoir le Baptême, joint à la contrition de leurs péchés, les justifierait si un accident les empêchait de recevoir le Sacrement.

214-218

§ ii. —

Des dispositions nécessaires pour recevoir le Baptême.

Le désir et la volonté ferme d’être baptisé. — La Foi et le repentir sincère de tous les péchés que l’on a commis. — Quels sont ceux à qui l’on ne peut conférer le baptême. — Conduite à tenir à l’égard des insensés et de ceux qui sont en enfance.

218-221

§ iii. —

Des effets du Baptême.

Tous les péchés et toute la peine qui leur est due sont remis et pardonnés. — La faute de la concupiscence est remise, mais la concupiscence ou la tendance au péché subsiste. — Raisons pour lesquelles nos corps restent sujets aux misères qui sont la suite du péché. — Le Baptême nous délivre des vrais maux et nous enrichit des dons les plus précieux. — Il imprime dans l’âme un caractère ineffaçable. — Baptême sous condition. — Le Baptême nous ouvre la porte du ciel et nous confère les dons du Saint-Esprit.

221-232

§ iv. —

Des prières et des cérémonies du Baptême

On peut les ramener à trois catégories : Celles qui ont lieu avant que l’on soit arrivé aux Fonts. — Celles qui se pratiquent aux Fonts mêmes et celles qui suivent l’administration du Sacrement. — Bénédiction de l’eau. — Questions et réponses. — Exorcisme. — Abrégé des obligations imposées au chrétien. — Baptême, onctions, cierge allumé, nom donné au baptisé.

232-239

Chapitre 17.

DU SACREMENT DE CONFIRMATION.

§ i. —

La Confirmation est un vrai Sacrement

Témoignage de plusieurs Papes, de S. Denys l’Aréopagite, de plusieurs Conciles.

241-243

§ ii. —

Matière et forme de la Confirmation

Matière : le saint Chrême. — Significations du mot Chrême. — Composition du saint Chrême. — Ce que représentent l’huile et le baume. — Consécration du saint Chrême. — Institution divine du Sacrement de Confirmation. — Forme du Sacrement : les paroles que prononce l’Evêque en le conférant.

243-246

§ iii. —

Des ministres de la Confirmation

Quels sont les véritables ministres du Sacrement de Confirmation. — Témoignage de la Sainte Ecriture, des Saints Pères, des Souverains Pontifes. — Raisons qui font réserver aux Évêques cette fonction. — Parrains comme pour le Baptême.

246-248

§ iv. —

Nécessité de la Confirmation

Qui sont ceux à qui l’on doit donner la Confirmation. — Dispositions avec lesquelles on doit la recevoir. — Ce Sacrement n’est pas d’une nécessité absolue, mais personne ne doit s’en abstenir. — Il achève et perfectionne le chrétien. — Ceux qui n’ont pas l’âge de raison ne sont pas capables de le recevoir. — L’état de grâce exigé pour recevoir la Confirmation.

248-250

§ v. —

Des effets du Sacrement de Confirmation

La Confirmation perfectionne la grâce du Baptême. Elle fortifie la Foi dans les cœurs et augmente en nous la grâce. — Divine efficacité de ce Sacrement sur les

Apôtres. — Il imprime, comme le Baptême, un caractère ineffaçable

250-253

§ vi. —

Des cérémonies du Sacrement de Confirmation

Onction du Saint Chrême sur le front. — Paroles prononcées par l’Evêque. — Léger soufflet qu’il donne au nouveau confirmé ; ensuite, il lui donne la Paix

253-254

Chapitre 18.

du sacrement de l’eucharistie.

Majesté du sacrement de l’Eucharistie. — Crime énorme de ceux qui ne discernent pas le Corps du Seigneur

255

§ i. —

Institution de l’Eucharistie : ses différents noms

Manière dont J.-C. institua ce sacrement. Grâce excellente ou Action de grâces — Sacrifice — Communion — Sacrement de la Paix et de la Charité — Viatique — Cène — Recevoir l’Eucharistie à jeun

255-258

§ ii. —

L’Eucharistie est un vrai sacrifice. — Sa matière

Un des sept sacrements, appelé le mystère de la Foi. — Signes extérieurs et sensibles. — Grâce figurée et produite. — J.-C. en est l’Auteur. — Différence qui existe entre l’Eucharistie et les autres Sacrements. — L’Eucharistie exprime principalement trois choses : une chose passée, une chose présente ; la troisième regarde l’avenir. — Deux matières : le pain de pur froment, sans levain ; 2° le vin auquel il faut mêler un peu d’eau. — Ce que représentent ces deux symboles.

258-267

§ iii. —

Forme de l’Eucharistie

Paroles prononcées par N.-S. Jésus-Christ lui-même sur le pain et sur le vin. — Mystère de la Foi. — Le sang consacré séparément rappelle la Passion de N.-S., sa mort et ses souffrances.

267-272

Chapitre 19.

du sacrement de l’eucharistie (suite).

§ i. —

La Présence réelle

Trois effets admirables des paroles de la Consécration. — Témoignages de S. Paul et des Pères de

l’Église. — Doctrine de l’Église exprimée dans plusieurs Conciles. — Preuve de l’amour de J.-C. pour nous.

272-279

§ ii. —

Jésus-Christ est tout entier dans l’Eucharistie.

Au ciel, l’humanité de J.-C. est unie à la divinité — dans l’Eucharistie la divinité de N.-S. est unie à son corps. — Lorsque deux choses sont absolument liées entre elles, il faut que l’une soit partout où l’autre se trouve. — Raisons pour lesquelles l’Église fait séparément les deux Consécrations. — J.-C. présent tout entier dans la moindre parcelle de chaque espèce.

279-282

§ iii. —

De la Transsubstantiation.

Après la Consécration, le Corps et le Sang de J.-C. sont réellement présents sous les espèces du pain et du vin dont la substance est complètement détruite. — Définitions des Conciles et des Pères de l’Église. — Les apparences et les propriétés naturelles subsistent.

282-285

§ iv. —

Comment s’opère la Transsubstantiation.

Efficacité de la parole de J.-C. — Témoignage des Pères de l’Église. — Éviter une curieuse recherche sur la manière dont s’accomplit ce changement de substance. — Rien n’est impossible à Dieu. — Une substance est renfermée dans un petit espace aussi bien que dans un grand.

285-287

§ v. —

Des accidents du pain et du vin.

Les espèces du pain et du vin subsistent sans être soutenues d’aucun sujet, contre toutes les lois de la nature. — Admirer la Providence de Dieu qui a voulu que ces sacrés mystères soient administrés sous les espèces du pain et du vin. — Deux avantages que nous y trouvons.

287-289

Chapitre 20.

du sacrement de l’eucharistie (suite).

De la Communion et du Sacrifice de la Messe.

§ i. —

De la Vertu et des Fruits de l’Eucharistie.

L’Eucharistie source de tous les Sacrements. — Le Sacrement ne se convertit pas en notre substance

Dans la Communion, mais c’est nous qui sommes changés pour ainsi dire en sa nature. — Paroles de St. Augustin, de St. Cyrille et de N.-S. Lui-même. — Nécessité de posséder la grâce pour recevoir ce Sacrement. — Il l’augmente, la fortifie et remet les péchés véniels dont le sentiment et l’attrait n’émeuvent plus l’âme ; il est une sauvegarde contre les attaques des tentations et augmente l’amour de Dieu dans les cœurs. — Il fait jouir les Fidèles de la paix pendant cette vie et par sa vertu, ils s’élèvent à la béatitude éternelle.

289-294

§ ii. —

Trois manières de participer à l’Eucharistie.

1° Recevoir seulement le Sacrement comme font les pécheurs qui mangent et boivent leur condamnation. 2° Recevoir l’Eucharistie spirituellement par des désirs et des vœux ardents. — 3° Participer à l’Eucharistie réellement et spirituellement, tout à la fois.

294-295

§ iii. —

Des dispositions nécessaires pour communier.

Nécessité de se préparer à recevoir l’Eucharistie. — L’Arche d’Alliance, figure de l’Eucharistie. — Savoir discerner ce pain céleste du pain ordinaire. — Seconde disposition : la charité fraternelle. — En 3e lieu examiner sa conscience de peur qu’elle ne soit souillée de quelque faute mortelle. — 4e disposition : Sentiments d’une profonde humilité. — Dispositions du corps.

295-299

§ iv. —

De l’obligation de communier.

Obligation de communier une fois chaque année au temps de Pâques (Concile de Latran). — Vivre de manière à pouvoir communier tous les jours. — Exemple des premiers chrétiens. — Quels sont ceux qui ne peuvent recevoir la Sainte Eucharistie.

299-302

§ v. —

Communion sous les deux espèces.

Motifs qui ont déterminé l’Église à ne donner la communion que sous une seule espèce. — Paroles de Notre-Seigneur.

302-304

§ vi. —

Ministre du Sacrement de l’Eucharistie.

Les Prêtres ont seuls reçu le pouvoir de consacrer l’Eucharistie. — L’effet du Sacrement ne dépend pas de celui qui l’administre, mais de la puissance et des mérites de N.-S. Jésus-Christ.

304-305

§ vii. —

De l’Eucharistie, considérée comme sacrifice.

Supériorité de ce sacrifice sur ceux de l’ancienne Loi. — Raisons pour lesquelles N.-S. institua l’Eucharistie. — Différence entre le Sacrement et le Sacrifice. — Temps auquel N.-S. institua ce sacrifice. — À qui l’offre-t-on ? — Pouvoir donné aux Apôtres et à leurs successeurs. — Figures et prophéties de l’Ancien Testament.

305-309

§ viii. —

Le Sacrifice de la Messe est le même que celui de la Croix.

Une seule victime dans l’un et dans l’autre. — Un seul Prêtre : Jésus-Christ. — Sacrifice de louanges, d’action de grâces, de propitiation. — Il profite à tous les Fidèles qui sont sur la terre et à ceux qui sont morts sans avoir suffisamment expié leurs péchés.

309-311

§ ix. —

Cérémonies de la Messe.

Il n’en est aucune d’inutile ou de superflue, et elles ont toutes pour but de faire briller la majesté de ce grand sacrifice.

311-312

Chapitre 21.

du sacrement de pénitence.

Nécessité du Sacrement de Pénitence toutes les fois que l’on tombe dans le péché après le Baptême. — Bonté de Dieu qui guérit comme un bon Pasteur les plaies de ses brebis.

312-313

§ i. —

Du nom et de la vertu de Pénitence.

Différents sens du mot Pénitence. — Trois sortes de repentir. — La première est un défaut, — la seconde n’est que l’affliction d’une âme troublée, — la troisième est une vertu et un sacrement. — Pénitence intérieure, ou vertu de Pénitence, avec l’espérance que Dieu nous pardonnera si nous détestons le péché. — Douleur, tristesse. — La Foi doit précéder la Pénitence. — Fins que se propose celui qui se repent. — Degrés par lesquels on peut s’élever jusqu’à la vertu de Pénitence.

313-318

§ ii. —

De la Pénitence, considérée comme Sacrement.

Raison pour laquelle N.-S. a placé la Pénitence au nombre des Sacrements. — Comment la Pénitence est mise en œuvre dans l’Église. — Témoignages des Pères et des Conciles. — Différence entre la vertu de Pénitence et le Sacrement. — La Pénitence nécessaire après le Baptême. — Forme du Sacrement : paroles de l’absolution prononcées par le prêtre. — Matière du Sacrement : les actes du pénitent, la contrition, la confession et la satisfaction.

318-322

un véritable Sacrement. — Elle est au nombre des Sacrements qui peuvent se réitérer.

318-321

§ iii. —

Matière et forme du Sacrement de Pénitence.

La Contrition, la Confession et la Satisfaction sont comme la matière de ce Sacrement. — À la différence des autres Sacrements, la matière n’est pas prise au dehors comme l’eau dans le Baptême, etc. — La forme du Sacrement : les paroles du Prêtre : « Je vous absous. » — Actions de grâces pour un si grand pouvoir donné aux Prêtres. — Sentiments d’humilité que doit avoir le Pénitent.

321-324

§ iv. —

Des effets du Sacrement de Pénitence.

La Pénitence nous rétablit dans la grâce de Dieu ; elle produit une paix profonde et les joies ineffables de l’Esprit-Saint. — Tous les péchés, sans exception, peuvent être effacés par le Sacrement de Pénitence. — Le seul obstacle au pardon. — Nécessité de la Contrition, de la Confession et de la Satisfaction.

324-328

Chapitre 22.

du sacrement de pénitence (suite).

De la Contrition.

§ i. —

Qu’est-ce que la Contrition.

Définition. — Sentiments des Saints. — Signification du mot Contrition.

328-331

§ ii. —

Qualités de la Contrition.

Elle doit être souveraine et ne doit avoir d’autre mesure que la Charité elle-même. Elle ne peut avoir de limites. — Elle doit exclure toute négligence et toute paresse. — Détestation de chaque péché mortel en particulier. — Ne jamais désespérer de la bonté et de la clémence infinie de Dieu. — Règles pour discerner jusqu’à quel point on est éloigné de la véritable Contrition : — Détester tous ses péchés ; avoir la volonté de s’en confesser et de satisfaire ; prendre la résolution de réformer sa conduite.

331-336

§ iii. —

Des effets de la Contrition et des moyens de l’exciter.

Dès que nous avons conçu la Contrition dans notre cœur, Dieu nous accorde la rémission de nos péchés.

336-339

— Figure de cette vérité dans l’Évangile : la guérison des dix lépreux. — Manière d’exciter cette contrition dans son cœur.

336-339

Chapitre 23.

du sacrement de pénitence (suite).

§ i. —

De la Confession.

Heureux effets de la Confession. — Efforts du démon pour la détruire.

339

§ ii. —

Utilité et nécessité de la Confession.

La Contrition efface les péchés dans le cas où la violence de la douleur est parfaite. — Dans celui où elle n’est pas suffisante, les péchés sont pardonnés par le pouvoir des clefs lorsqu’on les confesse à un prêtre approuvé. — La Confession est un remède aux maladies de l’âme et retient les plus pervertis. — Définition de la Confession.

339-342

§ iii. —

Jésus-Christ, auteur de la Confession.

Paroles de N.-S. après sa Résurrection. — Figures de l’Ancien Testament : les sacrifices si variés offerts par les Prêtres pour expier les différentes sortes de péchés. — Guérison des lépreux à qui N.-S. avait ordonné d’aller se montrer aux prêtres. — Cérémonies ajoutées par l’Église pour faire ressortir la dignité et l’excellence de la Confession. — Elle est la Clef du Royaume des cieux. — Témoignages de S. Augustin et de S. Ambroise.

342-345

§ iv. —

De l’obligation de se confesser.

Il n’y a pas d’âge fixé. — Règle pour la Confession des enfants. — Temps auquel l’Église ordonne à tous les Fidèles de se confesser au moins une fois chaque année, — lorsqu’on est en danger de mort et avant de recevoir les Sacrements.

345-346

§ v. —

Des qualités de la Confession.

Elle doit être entière et complète relativement aux péchés mortels. — Il est bon de confesser les fautes véniennes, mais on peut les expier par d’autres moyens. — Obligation de faire connaître les circonstances qui ont accompagné les fautes graves et en augmentent ou en diminuent notablement la malice.

346-349

oubliés, après un examen sérieux, ils devront être déclarés plus tard s’ils reviennent à la mémoire. — Dans quel cas devrait-on recommencer la Confession. — Accusation claire, simple et sincère. — Secret de la Confession. — Purifier souvent sa conscience par la Confession.

346-351

§ vi. —

Du Ministre du Sacrement de Pénitence.

Le Ministre de ce Sacrement, c’est le Prêtre qui a non seulement le pouvoir d’Ordre, mais celui de juridiction. — Paroles de N.-S. — Décrets des Pères. — Enseignement de l’Église, quand il y a danger de mort. — Secret absolu de la Confession. — Devoir du Prêtre vis-à-vis du pénitent.

351-357

Chapitre 24.

du sacrement de pénitence (suite).

De la Satisfaction.

§ i. —

Qu’est-ce que la Satisfaction ?

Réparation de l’injure faite à quelqu’un. — Compensation qui s’établit lorsque l’homme paye quelque chose à Dieu pour les péchés commis. — Plusieurs sortes de Satisfaction : — Celle de J.-C. pleine et complète. — La Satisfaction canonique — et enfin toutes les peines que nous subissons pour l’expiation de nos péchés. — La Pénitence imposée par le Prêtre fait seule partie du Sacrement.

357-359

§ ii. —

Nécessité de la Satisfaction.

Le péché entraîne après lui deux choses : la tache et la peine. — Après la peine éternelle remise, il reste souvent une peine temporelle à subir. — Exemples tirés de l’Écriture Sainte. — Explication donnée par le S. Concile de Trente. — Témoignage public de la douleur de nos péchés.

359-362

§ iii. —

Effets et avantages de la Satisfaction.

Pénitence publique imposée dans la primitive Église pour les fautes publiques. — Effet salutaire qu’elle produisait sur les Fidèles. — Les peines satisfactoires nous font ressembler à J.-C. notre Chef qui a souffert pour nos péchés. — Le péché imprime à l’âme une tache que la miséricorde de Dieu enlève, mais il reste…

362-365

Une plaie qui se guérit par la Pénitence. — Comparaison de S. Jean Chrysostôme. — Efficacité de la Pénitence tirée des mérites de la Passion de N.-S. J.-C. — Deux choses nécessaires dans la Satisfaction.

365-366

§ iv. —

Diverses espèces d’œuvres satisfactoires.

Trois sortes d’œuvres : la prière, le jeûne et l’aumône qui sont les remèdes des trois sources de nos maladies spirituelles. — Par la prière, nous apaisons Dieu ; par l’aumône, nous donnons satisfaction au prochain ; par le jeûne, nous nous mortifions nous-mêmes. — Le support des peines de cette vie est une source de satisfactions et de mérites. — Propriété spéciale de la Satisfaction : payer à Dieu, au nom d’un autre, ce qui lui est dû. — Communion des saints. — Devoir des confesseurs par rapport à la Satisfaction.

366-370

Chapitre 25.

du sacrement de l’extrême-onction.

§ i. —

L’Extrême-Onction rappelle le souvenir des fins dernières.

Chemin sûr et facile pour aller au ciel.

370-371

§ ii. —

De l’existence et de la nature du sacrement de l’Extrême-Onction.

Onction des malades. — Sacrement des mourants. — Exhortation de l’Apôtre S. Jacques. — L’Extrême-Onction, Sacrement véritable. — Matière de ce Sacrement : l’huile consacrée par l’Évêque. — Symboles qui représentent les effets de l’Extrême-Onction. — Forme qui est propre à ce Sacrement : les paroles et les prières prononcées par le Prêtre. — Cérémonies particulières qui accompagnent l’administration de ce Sacrement. — Témoignage de S. Denys et des Pères de l’Église sur l’institution du Sacrement de l’Extrême-Onction.

371-375

§ iii. —

Qui sont ceux à qui l’Extrême-Onction doit être administrée.

Il n’y a que les malades en danger de mort à qui l’on puisse administrer ce Sacrement. — Ne pas attendre que tout espoir de guérison soit perdu. — On ne pourrait le donner à ceux qui, sans être malades, courent quelque péril pour leur vie, ni aux condamnés à mort.

375-376

mort, les insensés, les furieux, ni les petits enfants qui n’ont pas l’usage de la raison. — Parties du corps sur lesquelles on peut faire les onctions. — L’Extrême-Onction peut se réitérer autant de fois que l’on retombe en danger de mort après avoir recouvré la santé.

375-378

§ iii. —

Des dispositions nécessaires pour recevoir l’Extrême-Onction.

Usage de l’Église d’administrer l’Extrême-Onction après les sacrements de Pénitence et d’Eucharistie. — Demander d’abord la santé de l’âme, puis celle du corps.

378

§ iv. —

Quels sont les ministres de ce Sacrement.

Les Prêtres en sont les Ministres, mais non tous indistinctement. — Le Pasteur qui a juridiction sur le malade, ou un autre Prêtre délégué par lui.

378-379

§ v. —

Des effets de l’Extrême-Onction.

Elle remet les péchés et même directement les péchés véniels. — Elle fait rentrer l’âme dans la tranquillité à l’heure de la mort ; elle donne des armes et des forces pour surmonter les assauts du démon. — Enfin, elle rétablit la santé du corps quand cela est avantageux aux malades.

379-382

Chapitre 26.

du sacrement de l’ordre.

§ i. —

Tous les Sacrements dépendent du Sacrement de l’Ordre.

Respect dû aux Prêtres. — Les Prêtres du Nouveau Testament plus honorés que ceux de l’Ancienne Loi. — Pouvoir de consacrer et d’offrir le Corps et le Sang de N.-S. J.-C., de remettre les péchés. — Il faut être appelé de Dieu à ce ministère. — N’avoir en vue aucun motif humain, mais seulement la gloire de Dieu et le salut des âmes.

382-387

§ ii. —

De la puissance ecclésiastique.

Double : 1° pouvoir d’Ordre, 2° pouvoir de juridiction. — Le pouvoir d’Ordre s’étend à tout ce qui peut être accompli dans l’administration des Sacrements.

387-389

avoir quelque rapport avec l’Eucharistie. — Pouvoir sacerdotal supérieur chez les Juifs à celui des Prêtres sous la loi de Nature, mais moins excellent que la puissance spirituelle sous la Loi évangélique. — Degrés différents dans le ministère ecclésiastique.

387-389

§ iii. —

L’Ordre est un vrai Sacrement.

Cérémonies qui accompagnent l’Ordination. — Ordres majeurs, Ordres mineurs, au nombre de sept.

389-390

§ iv. —

De la Tonsure.

Préparation à la réception des Ordres. — Signification du nom de Clerc que reçoit la Tonsure. — Signification de la Tonsure. — Elle a été en usage dès les commencements de l’Église.

390-392

§ v. —

Des Ordres mineurs.

1° L’Ordre des Portiers. — Leurs fonctions. — 2° L’Ordre des Lecteurs. — Leurs fonctions. — 3° L’Ordre des Exorcistes. — Leurs pouvoirs. — 4° L’Ordre des Acolytes. Leur ministère.

392-394

§ vi. —

Des Ordres majeurs.

1° Le Sous-Diaconat. — Obligations imposées aux Sous-Diacres ; leurs fonctions. — 2° Le Diaconat. — Fonctions des Diacres.

394-397

§ vii. —

Du Sacerdoce.

Deux Sacerdoces dont parlent les saintes Lettres : l’un intérieur, l’autre extérieur. — Les Fidèles purifiés par le Baptême sont appelés prêtres ; ils immolent sur l’autel de leur cœur des hosties spirituelles ; c’est le Sacerdoce intérieur. — Le Sacerdoce extérieur n’appartient qu’à ceux qui ont été ordonnés et consacrés à Dieu par les cérémonies solennelles de l’Église. — Distinction de ces deux Sacerdoces dans l’ancienne Loi.

397-399

§ viii. —

Degrés et Fonctions du Sacerdoce.

1° Fonctions du Prêtre. — Cérémonies que fait l’Évêque dans l’Ordination des Prêtres. — Différents degrés dans l’Ordre Sacerdotal. — 2° L’Episcopat :

S. Pierre lui-même et S. Paul ont tracé les devoirs et les fonctions que doit remplir l’Evêque, — 3° Les Archevêques ou Métropolitains. — 4° Les Patriarches

autrefois au nombre de quatre. — Au-dessus de tous, le Pontife Romain Père et Guide de tous les Fidèles,

De tous les Évêques et de tous les autres Prélats. Vicaire de N.-S. J.-C., il gouverne l’Église entière. — Pouvoir des Évêques.

399-403

§ ix. —

Des dispositions nécessaires pour recevoir les Ordres.

Précautions à prendre pour administrer l’Ordination. — Jours spécialement marqués pour les ordinations. — Qualités requises dans celui qui aspire au Sacerdoce. — Quels sont ceux qui ne peuvent recevoir le Sacrement de l’Ordre ? — Âge requis pour chacun des Ordres.

403-405

§ x. —

Des effets de l’Ordre.

L’Ordre destiné au bien et à l’avantage de l’Église produit dans l’âme de celui qui le reçoit la grâce de la Sanctification qui le rend propre à remplir les fonctions sacrées. — La grâce de l’Ordre est une puissance particulière pleine et parfaite dans le Prêtre et plus ou moins grande dans les Ordres inférieurs.

405-406

Chapitre 27.

DU SACREMENT DE MARIAGE.

Un des sept Sacrements de l’Église catholique. — S. Pierre et S. Paul ont dans leurs écrits tracé les devoirs et la dignité du Mariage.

407

§ i. —

Qu’est-ce que le Mariage ?

Nature et propriétés du Mariage. — Quels sont ceux qui ne peuvent le contracter validement. — Obligations des époux. — Consentement mutuel en des termes qui indiquent le présent. — Double caractère du mariage.

407-412

§ ii. —

Du Mariage considéré par rapport à la nature.

Le Mariage institué par Dieu. — La virginité supérieure à l’état du Mariage.

412-413

§ iii. —

Des motifs et des fins du Mariage.

414-416

§ iv. —

Du Sacrement de Mariage.

L’union sainte de l’homme et de la femme donnée par N.-S. J.-C. comme le signe visible de l’union qui existe entre Lui et l’Église. — S. Paul nomme le Mariage un grand Sacrement. — Mariage chrétien.

supérieur aux unions qui se faisaient sous la loi de Moïse. — Le divorce ne saurait rompre le lien du Mariage.

416-420

§ v. —

Des avantages et des biens du Mariage.

La vertu et la conformité de mœurs doivent être considérées plutôt que les richesses et la beauté. — Biens particuliers propres au Mariage.

420-424

§ vi. —

Devoirs réciproques des époux.

Devoirs du mari à l’égard de sa femme et de sa famille. — Obligations de la femme.

424-425

§ vii. —

Formalités du Mariage.

Il doit être contracté en présence du propre Curé ou d’un autre Prêtre délégué par lui, ou par l’Ordinaire et devant un certain nombre de témoins. — Empêchements du Mariage. — Respecter la volonté de ses parents. — Recourir à la prière pour obtenir du Seigneur sa bénédiction dans la vie présente et la félicité éternelle.

426-429

TROISIÈME PARTIE.

DU DÉCALOGUE.

Chapitre 28.

DES COMMANDEMENTS DE DIEU EN GÉNÉRAL.

Le Décalogue est le sommaire et l’abrégé de toutes les lois. — Les Commandements dépendent eux-mêmes des deux préceptes de l’amour de Dieu et du prochain.

430

§ i. —

Nécessité d’étudier et d’expliquer le Décalogue.

Les Prêtres, dépositaires de la science, doivent être la « lumière » de ceux qui sont dans les ténèbres et relever ceux qui tombent. Au tribunal de la Pénitence, ils sont juges. Nécessité pour eux d’étudier la loi de Dieu pour rendre des jugements conformes à la « saine Doctrine ».

430-431

§ ii. —

Dieu auteur du Décalogue.

Dieu, auteur de la Loi de nature, l’est également de la Loi écrite qui ne diffère pas de la première. La Loi

intérieure, obscurcie par la dépravation des hommes, avait besoin d’être renouvelée. — Remercier Dieu de nous avoir fait connaître ses volontés. — Soumission que nous devons avoir pour les accomplir. — Manière dont le Seigneur donna sa Loi. — Facilité que l’on rencontre dans l’observation de cette Loi

431-435

§ iii. —

Nécessité de garder les Commandements.

Doctrine impie de ceux qui prétendent que cette Loi n’est pas nécessaire au Salut. — Témoignage de la Sainte Écriture et de N.-S. lui-même.

435-436

§ iv. —

Avantages de la Loi de Dieu.

Elle révèle la gloire de son Auteur ; elle « élève et convertit les âmes à Dieu » ; « elle donne la sagesse aux petits ». — Récompenses abondantes promises à ceux qui observent la Loi.

436-438

Chapitre 29.

DU PREMIER COMMANDEMENT.

Je suis le Seigneur ton Dieu, etc. — Termes dans lesquels la Loi de Dieu fut promulguée par Moïse.

438

§ i. —

Récit abrégé de l’Histoire sacrée.

Histoire des premiers patriarches. — Les Hébreux en Égypte. — Dieu suscite Moïse pour délivrer son peuple. C’est de cette délivrance que Dieu fait mention au commencement de la Loi. — Bonheur qu’il y a dans le service de Dieu. — La fuite du monde est la meilleure disposition pour recevoir les vérités divines.

438-441

§ ii. —

Application de cette histoire aux chrétiens.

Dieu est à la fois notre Créateur et notre Législateur. — Il nous a tirés, non de l’Égypte, mais de la région du péché, pour nous introduire dans le royaume de son Fils bien-aimé. — Il nous a achetés au prix de son sang.

441-443

§ iii. —

Objet du premier Commandement.

Il renferme deux préceptes : l’un a pour but de commander, l’autre de défendre. — Le premier de ces préceptes embrasse la Foi, l’Espérance et la Charité. — Le second défend de rendre des hommages à une multitude de divinités comme les nations païennes. —

§ iv. —

Du culte et de l’invocation des anges et des saints.

Ce culte et cette invocation ne sont nullement contraires au premier Commandement. — Ils diffèrent essentiellement du culte dû à Dieu. — Respect dû aux Anges comme aux ministres de Dieu, comme à nos gardiens. — Les honneurs rendus aux Saints et à leurs reliques augmentent la gloire de Dieu, confirment les espérances des hommes et les excitent à marcher sur leurs traces. — Culte approuvé par l’Église. — Coutume qui remonte aux Apôtres. — Bienfaits que Dieu nous accorde à la prière des Saints. — Exemple de S. Paul. — Merveilles opérées sur les tombeaux des Saints.

445-450

§ v. —

Choses défendues par le premier Commandement.

Adorer des idoles et des images comme on adore Dieu ; mettre en elles sa confiance. — Dieu ne défend pas par ce Commandement la peinture, la sculpture et la gravure puisque les Hébreux sur son ordre firent des figures de Chérubins et un serpent d’airain. — Dieu défendit aux Israélites portés à l’idolâtrie de représenter des images de la Divinité qui n’a pas de forme sensible.

450-452

§ vi. —

On peut cependant chez les chrétiens représenter la divinité par des symboles.

Les images sous lesquelles on représente quelqu’une des Personnes de la Sainte Trinité servent seulement à rappeler certaines opérations qu’on attribue à Dieu. — Il en est de même des Anges à qui l’on donne une forme humaine, avec des ailes.

452-453

§ vii. —

Les images de Jésus-Christ, de la Ste Vierge et des Saints sont permises.

Les monuments des temps apostoliques, les Conciles, les saints Pères et les Docteurs autorisent le culte des images. — Avantages procurés aux Fidèles par cette pratique. — Motifs pour lesquels on place les images dans les églises.

453-455

§ viii. —

Motifs d’observer la Loi : Récompenses et châtiments.

Seconde partie du premier Commandement. — La menace accompagne justement le précepte. — Manière différente dont les hommes parfaits et les hommes charnels la reçoivent. — Deux aiguillons pour exciter les uns et les autres à l’observation de la Loi : La force même de Dieu et la jalousie de Dieu. — Dieu fort, Dieu jaloux. — La jalousie de Dieu est l’amour qu’il a pour nous. — Les Fidèles doivent, de leur côté, être passionnés pour tout ce qui regarde l’honneur de Dieu. — Dieu ne laissera pas les pécheurs impunis. — Paroles de S. Grégoire. — La bonté et la miséricorde de Dieu l’emportent sur sa justice. — Grandeur du péché de ceux qui transgressent le premier Commandement. — La Charité est le motif qui doit nous porter à l’accomplissement de la Loi.

455-461

Chapitre 30.

DU SECOND COMMANDEMENT.

Vous ne prendrez point en vain le Nom du Seigneur votre Dieu.

461

§ i. —

Honneur qui est dû à Dieu et à son saint Nom.

Crime de ceux qui le maudissent et cherchent à l’avilir par leurs blasphèmes ; de ceux qui pour des choses les plus frivoles prennent en vain le Nom du Seigneur. — 1° Choses que la Loi commande : 2° Celles qu’elle défend.

461-462

§ ii. —

Ce qui est ordonné par le second Commandement.

Ce n’est pas le Nom en lui-même qu’il faut considérer, mais la chose exprimée par ce Nom. Plusieurs Noms donnés à Dieu dans la Sainte Écriture. — Différentes manières de louer le saint Nom de Dieu : Confesser hardiment qu’il est notre Seigneur et notre Dieu ; étudier sa Parole et la méditer ; célébrer ses louanges et le bénir dans l’adversité ; implorer son secours ; le prendre à témoin pour faire croire à notre parole. — L’usage fréquent du serment ne peut être louable.

462-466

§ ii. —

Du Serment.

Ce que c’est que jurer. — Serment fait par imprécation. — Deux sortes de serments : 1° serment d’affirmation, 2° serment de promesse ou de menace.

466-467

§ iii. —

Conditions nécessaires pour que le serment soit permis.

Énumération faite par le prophète Jérémie : « Vous jurerez par cette parole : Vive le Seigneur ! mais avec vérité, avec jugement et avec justice. » — 1° Condition : la vérité. — Même condition pour le serment qui accompagne une promesse. — 2° Le jugement. — Recourir au serment après examen et mûre réflexion quand il y a nécessité. — Serments sacrilèges. — Défense d’exiger le serment des enfants avant l’âge de quatorze ans. — 3° La justice. Ne jamais promettre avec serment une chose injuste : double faute si on accomplit ensuite sa promesse. — Exemple d’Hérode. — On peut jurer en sûreté de conscience quand on observe toutes les conditions exigées. — Exemple des Apôtres, de S. Paul, de Dieu lui-même.

467-473

§ iv. —

Ce qui est défendu par le second Commandement.

Prendre en vain le Nom du Seigneur. — De jurer contre la vérité ou lorsque l’on affirme par serment une chose que l’on croit fausse alors même qu’elle est vraie au fond. — Il y a aussi violation du précepte quand on assure par serment une chose que l’on croit vraie et qui est fausse, si l’on n’a pas mis ses soins à s’assurer de la vérité. — Jurer contre la justice — par mépris, comme jurer de ne pas obéir à l’Évangile. — Jurer contre le jugement en ne s’appuyant que sur de faibles conjectures. — Jurer par les faux dieux. — Négligence dans nos devoirs en ce qui concerne la Parole de Dieu ou l’Écriture Sainte, les détournant de leur vrai sens. — Blasphémer et maudire le nom adorable de Dieu, ainsi que celui des Saints.

473-476

§ v. —

Châtiments de ceux qui violent le second Commandement.

Menaces de Dieu contre ceux qui violent ce Commandement. — Facilité qu’ont les hommes de le violer. — Les maux dont nous souffrons chaque jour sont la punition de nos désobéissances en cette matière.

476

matière. — Au jugement dernier on devra rendre compte d’une parole oiseuse, que sera-ce de ce mépris du Nom adorable de Dieu ?

476-478

Chapitre 31.

DU TROISIÈME COMMANDEMENT.

Souvenez-vous de sanctifier le jour du Sabbat, etc.

Culte extérieur que nous devons à Dieu. — Fruits et avantages que nous retirons de l’observation de ce Commandement. — Obligations que les Fidèles ont à remplir aux jours de Fêtes.

478-479

§ i. —

Comparaison du troisième Commandement avec les autres.

En quoi il ressemble aux autres Commandements et en quoi il en diffère. — Raisons qui nous obligent à sanctifier le Dimanche depuis la Résurrection de N. S. Jésus-Christ. — Ce Commandement regarde directement le culte et les Cérémonies. — Il se rapporte aussi à la morale et au droit naturel.

479-482

§ ii. —

Souvenez-vous de sanctifier le jour du Sabbat.

Sens précis de ces paroles. — De quelle manière nous devons travailler pendant la semaine. — Signification du mot Sabbat. — Sanctification du Sabbat. — Sens précis de ce Commandement.

482-484

§ iii. —

Vous travaillerez pendant six jours, etc.

Le Sabbat, Mémorial du repos du Seigneur. — Signe de la Sainteté de ce jour et de la Sanctification des hommes devant Dieu. — Signe destiné à rappeler aux Israélites leur délivrance de la servitude d’Égypte. — Signe du Sabbat spirituel et céleste. — Autres jours de Fête chez les Juifs.

484-486

§ iv. —

Le Dimanche substitué au Sabbat. — Fêtes de l’Église.

Raisons pour lesquelles l’Église a transporté le culte et la solennité du Sabbat au Dimanche. — Fêtes solennelles instituées dès les premiers temps de l’Église et dans les âges suivants. — Exhortation au travail pendant six jours de la semaine. — Ne pas faire le Dimanche ce qui pourrait détourner de l’attention aux choses divines.

486-488

§ v. —

Des œuvres serviles.

Elles sont défendues pour éviter tout ce qui peut entraver le culte divin. — Éviter à plus forte raison le péché. — Œuvres quoique serviles permises, quand elles intéressent le culte ou encore quand elles sont entreprises pour sauver des choses qui seraient en danger de se perdre. — Épargner aux personnes à notre service un travail qui les empêcherait de sanctifier le jour du Seigneur.

488-489

§ vi. —

Quelles sont les œuvres commandées le Dimanche.

L’Assistance au saint Sacrifice de la Messe. — La réception des Sacrements de Pénitence et d’Eucharistie. — Il faut également écouter la Parole de Dieu, s’instruire de ses devoirs, faire l’aumône aux pauvres, consoler les affligés. — Paroles de saint Jacques.

489-490

§ vii. —

Principaux avantages de la Sanctification du Dimanche.

Nécessité de consacrer certains jours au culte divin. — Excellence de ce Commandement : Contemplation de la Majesté divine ; Adoration de N. S. Jésus-Christ présent sur l’autel ; Écouter la Parole de Dieu par l’organe des Prédicateurs. — Châtiment de ceux qui négligent ces importants devoirs.

490-492

Chapitre 32.

DU QUATRIÈME COMMANDEMENT.

Honorez votre père et votre mère, etc.

Le précepte d’aimer Dieu et le précepte d’aimer le prochain sont deux Commandements semblables. — Application très étendue de ce quatrième Commandement. — Parents, Supérieurs, dignité de ceux qui ont autorité sur nous.

493-494

§ i. —

Différence des trois premiers Commandements et des suivants.

Le Décalogue gravé sur deux Tables différentes. — L’amour de Dieu et l’amour du prochain, voilà le fond de toutes les prescriptions de la Loi divine.

494

Les trois premiers Commandements ont Dieu pour objet ; les sept autres, le prochain. — L’amour de Dieu ne dépend que de lui-même ; l’amour du prochain a sa source dans l’amour de Dieu. — L’honneur rendu au prochain se rapporte à Dieu : « Celui qui vous reçoit, me reçoit. » — L’amour que nous devons à Dieu n’a pas de limites, celui que nous devons au prochain a les siennes. — Nous sommes obligés d’aimer nos parents et de les respecter, mais nous devons préférer la volonté de Dieu à la leur quand ils commandent des choses contraires à la Loi de Dieu.

494-497

§ ii. —

Honorez votre père et votre mère.

Qu’est-ce qu’honorer quelqu’un ? — Pourquoi Dieu se sert-il dans la Loi de ce mot : honorez ? — Quels sont ceux qui sont désignés par ce nom de pères. — Honneur particulier à ceux dont, avant tout, parle la Loi. — Bienfaits dont nous sommes redevables à nos mères.

497-499

§ iii. —

En quoi consiste l’honneur dû aux parents ?

Cet honneur doit procéder d’un sentiment sincère et profond de l’âme. — Exemples de Joseph et de Salomon. — Prier pour nos parents ; régler nos dispositions sur leur volonté ; imiter leurs bonnes actions ; suivre leurs avis ; subvenir à leurs besoins, mais surtout dans leurs maladies graves ; veiller alors à ce qu’ils reçoivent les Sacrements. Après leur mort leur donner une sépulture convenable, faire célébrer le saint Sacrifice pour eux et exécuter leurs dernières volontés.

499-502

§ iv. —

Qui sont ceux que l’on doit encore honorer ?

Les devoirs ci-dessus énoncés sont dus à ceux qui portent le nom de Pères, mais pas au même degré. — Affection des Galates pour l’Apôtre S. Paul. — Obéissance due aux Prêtres, aux rois, aux magistrats, etc. — Paroles de S. Pierre. — La perversité des hommes qui ont l’autorité ne dispense pas de l’obéissance ; cependant s’ils ordonnaient quelque chose de mauvais ou d’injuste, on n’est plus obligé d’obéir.

502-504

§ v. —

Récompense attachée au 4e Commandement.

Le premier fruit est une longue vie. — Vie éternelle et bienheureuse, longue vie terrestre même. — Raisons pour lesquelles le respect des parents nous garantit ces récompenses.

504

Raisons pour lesquelles Dieu permet que des enfants distingués par leur piété filiale meurent jeunes.

504-506

§ vi. —

Châtiment réservé à ceux qui violent le quatrième précepte.

Peines terribles que Dieu réserve aux enfants dénaturés et à ceux qui n’obéissent pas aux Prêtres.

506-507

§ vii. —

Devoirs des Parents et des Supérieurs envers leurs enfants et leurs inférieurs.

Obligation aux parents d’élever leurs enfants dans des principes parfaits et des mœurs pures ; de les habituer à la pratique des devoirs de la Religion. — Leçons de vertu. — Eviter de les traiter trop durement soit en paroles, soit en actions ; second défaut : user d’une molle indulgence après quelque faute. — Exemple d’Héli. — Troisième défaut : chercher plutôt à les rendre riches et opulents que vertueux. — Imiter le saint homme Tobie.

507-509

Chapitre 33

DU CINQUIÈME COMMANDEMENT.

Vous ne tuerez point.

§ i. —

Quels sont les meurtres qui ne sont point ici défendus.

Il n’est pas défendu de tuer les bêtes ; Dieu nous a permis de nous en nourrir. — Les magistrats ont droit de vie et de mort pour sévir contre les criminels et pour protéger les innocents. — Ceux qui ôtent la vie à leurs ennemis dans une guerre juste et qui n’obéissent point à la cruauté et à la cupidité, ne pèchent pas non plus. Ceux qui donnent la mort à quelqu’un sans préméditation ne sont pas coupables, à moins qu’ils ne viennent à tuer en faisant une action injuste. — Celui qui en défendant sa propre vie tue.

509-510

Son agresseur n’est nullement coupable d’homicide.

510-513

§ ii. —

Meurtres défendus.

La Loi défend le meurtre à tout le monde. — La loi défend de tuer qui que ce soit ; elle défend aussi de se tuer soi-même. — Différentes manières de commettre un meurtre, toutes interdites.

513-514

§ iii. —

Autres choses défendues par ce précepte.

La colère renfermée dans le cœur ; celle qui éclate au dehors ; les mauvais traitements et les injures. — Colère légitime et selon Dieu. — Observation parfaite du cinquième Commandement.

514-515

§ iv. —

Moyens d’éviter les fautes contraires au cinquième Commandement.

Considérer combien l’homicide est un crime énorme. — Haine de Dieu contre ce crime. — Injure insigne faite à l’image de Dieu. — Méditer devant Dieu l’énormité de l’homicide et la cruauté insensée de ceux qui le commettent.

517-518

§ v. —

Ce qui est commandé par ce précepte.

Vivre en paix avec tout le monde. — La charité envers le prochain sans exception. — Vertus qui découlent de la charité : la patience, la bienfaisance. — Mérite de ces œuvres lorsqu’elles s’exercent à l’égard des ennemis. — Pardonner les injures. — Rémission des péchés promise à ceux qui remplissent ce devoir qui nous élève à un haut degré de perfection. — Quel est le véritable auteur des maux qu’on nous fait souffrir. — Dommage que causent à leur âme ceux qui la souillent par la haine, la cupidité et la jalousie. — Inconvénients nombreux que la haine entraîne après elle. — Remèdes à ce crime : L’exemple de N.-S. Jésus-Christ ; la pensée de la mort et du jugement.

518-522

Chapitre 34

DU SIXIÈME COMMANDEMENT.

Vous ne serez point adultères.

Commandement fort étendu. — D’un côté, Dieu défend l’adultère et, de l’autre, il commande implicitement la chasteté de l’âme et du corps.

523

§ i. —

De l’Adultère.

L’Ancien et le Nouveau Testament remplis de défenses semblables contre ce crime. — Dieu défend en même temps toute sorte d’impureté de corps et de cœur. — Loi essentiellement spirituelle.

524-526

§ ii. —

Ce qui est ordonné par le sixième Commandement.

Pratiquer avec tout le soin possible la vertu de pureté. — La vertu de chasteté peut être pratiquée dans tous les états.

526

§ iii. —

Remèdes contre les mauvaises pensées.

Deux sortes de remèdes. — 1° Ceux qui sont du domaine de la pensée : avoir une grande horreur du vice de l’impureté ; châtiments réservés à ceux qui violent le sixième Commandement.

526-529

§ iv. —

Autres remèdes contre l’impureté.

2° Remèdes du domaine de l’action. — Fuir l’oisiveté ; éviter l’intempérance, la curiosité mauvaise des regards, les parures trop élégantes, les entretiens déshonnêtes, les danses, les livres licencieux, etc. — Confession et communion fréquentes, prières assidues, aumône, jeûne : moyens puissants de conserver la chasteté. — Exercer le corps par les jeûnes, spécialement par ceux que l’Église prescrit, par les veilles et autres mortifications.

529-532

Chapitre 35

DU SEPTIÈME COMMANDEMENT.

Vous ne déroberez point.

Amour immense de Dieu pour nous : il met non seulement notre vie, notre corps ou notre honneur, notre réputation en sûreté, mais encore nos biens extérieurs. — Distinguer deux parties dans ce Commandement : Dans la première, Dieu défend le vol ; Il nous ordonne implicitement dans la seconde d’être bienfaisants et généreux envers nos semblables.

532-534

§ i. —

Qu’est-ce que le vol ?

Voler ne signifie pas seulement prendre quelque chose à quelqu’un, mais aussi retenir une chose contre la volonté de celui à qui elle appartient. — Différents.

534

Noms que prend le vol suivant la diversité des choses soustraites à leurs propriétaires.

Le péché le plus énorme en cette matière est le sacrilège de ceux qui dérobent une chose sacrée absolument destinée au service divin, aux Ministres de l’Église ou au soulagement des pauvres. — Ce Commandement défend également le désir et la volonté du vol.

534-535

§ ii. —

Le vol est un grand péché.

Il est contraire à la justice. La propriété reconnue par les lois divines et humaines est chose inviolable. — Suites funestes que ce péché entraîne après lui. — Obligation rigoureuse de réparer le dommage causé, restitution quelquefois très difficile.

535-536

§ iii. —

Différentes espèces de vol.

Acheter des choses volées ou garder des choses trouvées. — Fraude ou paroles mensongères dans la vente ou l’achat des marchandises. — Ouvriers, serviteurs ou gardiens infidèles. — Feinte pauvreté. — Négligence dans l’accomplissement des fonctions rétribuées.

536-538

§ iv. —

De la rapine.

Retenir le salaire des ouvriers. — Ne pas payer à l’Église et à l’État ce qui leur est légitimement dû ou le détourner à son profit. — Sont aussi coupables de rapine : les usuriers, les juges qui vendent la justice, ceux qui trompent leurs créanciers, qui achètent sans payer, qui poursuivent des débiteurs insolvables en leur retenant pour gage les choses les plus nécessaires ; ceux qui cachent, en temps de disette, les choses nécessaires à la subsistance.

538-541

§ v. —

De la restitution.

Sont obligés à la restitution tous ceux qui ont participé en quelque manière au vol. — Sept catégories de personnes peuvent participer au vol. — Il est difficile d’exempter entièrement de péché ceux qui louent ou approuvent le vol ; les enfants ou les femmes qui dérobent de l’argent à leurs parents ou à leurs maris.

541-542

§ vi. —

Des œuvres de miséricorde.

Nécessité de faire l’aumône. — Double sentence prononcée par Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même.

542

Promesses et conseils du Sauveur dans l’Évangile.

543-544

§ vii. —

Il faut se mettre en l’état de faire l’aumône.

Soulager la détresse des pauvres en travaillant pour eux. — Vivre avec frugalité et faire en sorte d’épargner le bien d’autrui afin de n’être à charge à personne. — Tempérance de St Paul.

544-545

§ viii. —

Châtiments du vol ; récompense des œuvres de miséricorde.

Menaces effrayantes que Dieu fait par la bouche des Prophètes à ceux qui commettent le vol. — Splendides récompenses que Dieu réserve en cette vie et en l’autre à ceux qui sont charitables envers les pauvres.

545-546

§ ix. —

Excuses des voleurs.

Excuses des riches, de ceux qui recherchent les douceurs de la vie ; des pauvres. — Fausses excuses : l’habitude, l’occasion, la vengeance, le besoin, etc.

546-550

Chapitre 36

DU HUITIÈME COMMANDEMENT.

Vous ne porterez point de faux témoignage contre votre prochain.

Le péché de la langue est extrêmement répandu. — Il est la source de maux innombrables. — Deux prescriptions distinctes : l’une qui défend le faux témoignage ; l’autre qui nous ordonne d’éviter toute dissimulation, tout mensonge.

550-551

§ i. —

Du faux témoignage.

Ce que l’on entend par faux témoignage. — Ce qu’il faut entendre par le prochain. — Défense de porter aussi faux témoignage contre soi-même ; d’être parjure pour rendre service à nos amis. — Le mensonge mis au nombre des faux témoignages. — Dangereux effets des faux témoignages. — La fausseté, le mensonge, le parjure défendus aux témoins, aux accusateurs, aux accusés, aux parents, aux protecteurs, aux avocats, aux procureurs, non seulement devant les juges, mais partout ailleurs.

551-555

§ ii. —

De la Médisance et de la Calomnie.

La Médisance est une véritable peste qui entraîne des maux de toute sorte. — La réputation du prochain blessée non seulement par la calomnie mais en augmentant ses fautes réelles et aussi par la révélation d’un secret dont la connaissance doit préjudicier à son honneur. — La Calomnie la plus coupable est celle qui s’attaque à la Doctrine catholique et à ceux qui la prêchent. — Même faute pour ceux qui propagent des erreurs et des mauvais principes, pour ceux qui écoutent avec plaisir la médisance ou la calomnie. — On pèche encore contre le huitième Commandement lorsqu’on met la désunion entre les hommes et que l’on cause des inimitiés.

556-557

§ iii. —

La flatterie, le mensonge et la dissimulation.

Quels sont encore ceux qui pèchent contre le huitième Commandement. — Flatterie la plus coupable. — Mensonge plus pernicieux encore : tromper un mourant sur la gravité de son état et le détourner de la confession. — Eviter de répandre des libelles diffamatoires, les mensonges officieux qui ne nuisent à personne, les mensonges joyeux, en un mot toute espèce de dissimulation en paroles, comme en actions.

557-559

§ iv. —

A quoi nous sommes obligés par ce Commandement.

Les tribunaux doivent juger avec équité et conformément aux Lois. — Les juges ne doivent pas se laisser séduire par les présents, par la haine ou par l’amitié. — Les accusés et les criminels doivent confesser la vérité. — Obligation de faire connaître la vérité tout entière en justice. — Autres personnes que ce précepte oblige. — Conseils aux âmes pieuses.

559-561

§ v. —

Motifs de détester le mensonge.

Haine de Dieu pour le mensonge. — Maladie de l’âme presque incurable. — Châtiments éternels qui attendent ceux qui se laissent aller à ce vice. — Les suites du mensonge s’étendent très loin. — Eviter de trop parler.

561-564

§ vi. —

Vaines excuses des menteurs.

S’autoriser du mauvais exemple. — Mentir parce que l’on a été soi-même trompé. — S’excuser sur sa fragilité naturelle ou à cause des ennuis que l’on a éprouvés pour avoir dit la vérité. — Deux sortes de personnes qui veulent excuser leurs mensonges.

564-566

Chapitre 37

DU NEUVIÈME ET DU DIXIÈME COMMANDEMENT.

Vous ne convoiterez point la maison de votre prochain, etc.

Ces Commandements ont pour but de réprimer les désirs déréglés. — Moyen de garder tous les autres Commandements. — La convoitise racine de tous les maux. — Différence réelle de ces deux préceptes.

566-567

§ i. —

Différence et nécessité de ces deux Commandements.

Double raison de ces deux Commandements : 1° expliquer le sens du sixième et du septième précepte ; 2° expliquer distinctement jusqu’où va le précepte. — Actions de grâces à Dieu qui nous garde contre nos convoitises mauvaises. — Excellence de la Loi de Dieu.

567-570

§ ii. —

Qu’est-ce que la Concupiscence ?

Ce que l’on entend en général par ce mot. — Dans quels cas la concupiscence nous est utile.

570-572

§ iii. —

Quelle est la convoitise qui est ici défendue ?

Il n’est pas permis de désirer ce qu’il ne nous est pas permis d’avoir. — Ne pas désirer les choses qui appartiennent à autrui.

572-573

§ iv. —

Différentes espèces de bien d’autrui que l’on ne doit point désirer.

Ce que l’on entend par le mot maison. — Il est même défendu de convoiter les choses moins considérables. — Nous ne devons pas non plus convoiter le serviteur d’un autre. — Quels sont les cas où l’on peut désirer le bien du prochain.

573-575

§ v. —

Il est défendu de désirer la femme de son prochain.

Il est défendu d’épouser une femme tant que son mari n’est pas mort. — Jusqu’où s’étend cette défense.

575-576

§ vi. —

Ce que Dieu ordonne par ces deux Commandements.

Être prêt à sacrifier ses biens dans l’intérêt de la Foi et de notre Salut. — Venir en aide à la détresse du pauvre. — Supporter de bon cœur l’indigence. — Désirer l’accomplissement de la volonté de Dieu et réprimer tout sentiment qui serait une occasion funeste pour nos convoitises. — Inconvénients d’obéir à ses convoitises déréglées.

576-578

§ vii. —

Qui sont ceux qui pèchent contre ces deux Commandements.

Ceux qui se plaisent à des divertissements défendus, ou qui se livrent sans modération aux jeux qui sont permis. — Tous ceux qui cherchent leur propre intérêt aux dépens du prochain.

578-579

QUATRIÈME PARTIE

DE LA PRIÈRE.

Chapitre 38

de la prière en général.

Toutes les qualités de la Prière parfaite sont réunies dans l’Oraison Dominicale.

580

§ i. —

De la nécessité de la Prière.

Précepte rigoureux et formel. — Exemple de Notre-Seigneur lui-même, des Apôtres. — Besoins nombreux de l’âme et du corps qui nous font une nécessité de la Prière. — Elle chasse les démons. — Prière persévérante.

580-582

§ ii. —

Utilité et fruits de la Prière.

La Prière honore Dieu qui se plaît à l’exaucer. — Par elle, nous obtenons la plénitude des dons célestes. — Choses que Dieu refuse dans sa bonté et qu’il.

582

§ iii. —

Accorde dans sa colère.

Éviter de prier sans attention. — Dieu accorde à la Prière fervente beaucoup plus qu’on ne lui demande. — Il exauce même quelquefois nos désirs. — La Prière est un exercice de toutes les vertus, en particulier de la Foi. — Elle augmente aussi la Charité. — Elle est une arme contre les ennemis de notre nature. — Elle apaise la colère de Dieu. — Prière de Moïse.

582-587

§ iv. —

Des diverses parties de la Prière.

Deux parties principales : la demande et l’action de grâces. — Différents degrés dans la Prière : le plus élevé est celui des âmes pieuses et justes, le second, celui des âmes que le péché mortel écrase et qui font tous leurs efforts pour remonter jusqu'à Dieu ; le troisième, de ceux qui n’ont pas encore la Foi ; enfin le dernier degré est celui des pécheurs qui ne veulent pas quitter leurs péchés et qui cependant en demandent le pardon.

587-592

§ v. —

Ce qu’il faut demander dans la Prière.

Des choses justes et honnêtes qu’on peut désirer légitimement. — Demander ce qui doit nous unir le plus étroitement à Dieu. — Réduire la demande des biens extérieurs à ceux qui sont nécessaires. — Demander les biens de l’esprit à la condition qu’ils tourneront à la gloire de Dieu et au salut de notre âme.

592-594

§ vi. —

Pour qui faut-il prier ?

Pour tous les hommes sans exception, car tous sont notre prochain, à quelque religion qu’ils appartiennent. — Pour les Âmes du Purgatoire. — Seconde partie de la Prière : l’Action de grâces à Dieu pour les bienfaits dont il comble le genre humain, et pour la victoire qu’il a fait remporter aux Saints. — Remercier Dieu des grâces qu’il a accordées à la Très Sainte Vierge. — La Salutation Angélique. — Recourir à Marie comme à notre avocate avec une pieuse confiance et une profonde humilité.

594-598

§ vii. —

A qui doit-on adresser des Prières ?

A Dieu et aux Saints qui sont au ciel. — Différence qui existe entre la prière que l’on fait à Dieu et celle que l’on adresse aux Saints.

598-599

§ vii. —

De la préparation à la Prière.

Règles de la Prière : Une véritable humilité, Exemple du publicain. — Avoir une grande douleur de nos fautes. — Fuir la colère et la discorde. — Pardonner à ceux qui ont eu des torts envers nous. — Être charitable à l’égard des pauvres. — Demeurer ferme, et inébranlable dans la Foi. — Motifs capables d’exciter en nous la confiance dans la Prière. — Promesse de N. S.

599-605

§ viii. —

Manière de prier ; qualités de la Prière.

Règles de la Prière chrétienne d’après N. S. Jésus-Christ lui-même : prier en esprit et en vérité. — Prière vocale utile, et même nécessaire. — Deux sortes de Prière : l’une privée, l’autre publique. — Éviter l’hypocrisie et fermer la porte de son cœur pour prier, afin que rien n’altère la pureté de la Prière. — Persévérance dans la Prière. — Prier au nom de Jésus-Christ. — Imiter la ferveur des Saints. — Ajouter à la prière le jeûne et l’aumône. — Trois remèdes que Dieu a préparés pour sauver les hommes.

605-609

Chapitre 39

de l’oraison dominicale.

Prière qui nous vient de N. S. lui-même. — Importance des paroles par lesquelles elle commence et qui servent comme de préface.

609-610

§ i. —

Notre Père.

Pourquoi Notre-Seigneur emploie-t-il cette expression ? — Providence de Dieu à l’égard des hommes. — Anges gardiens chargés de nous protéger sans cesse ; intermédiaires entre Dieu et nous. — Raphaël et Tobie. — L’Ange de S. Pierre. — Bienfaits que nous recevons par le ministère des Anges. — Infinie bonté de Dieu envers les hommes : il ne les oubliera jamais. — L’iniquité humaine n’épuisera jamais cette bonté, car Dieu veut la miséricorde. — La Rédemption, comble des bienfaits de Dieu pour nous. — Elle fait de nous les enfants adoptifs de Dieu. — Reconnaissance que nous lui devons. — Dieu ne nous frappe jamais en ennemi, mais en Père.

610-618

§ ii. —

Pourquoi chacun dit-il : Notre Père ?

Tous les Fidèles sont frères en vertu de l’adoption divine. — N. S. lui-même donne ce nom après sa Résurrection à ceux qu’il invitait à venir le voir en Galilée. — Nous sommes les cohéritiers de J.-C. — Paroles de S. Jean Chrysostôme. — Variété des fonctions de chaque membre de la société chrétienne, mais union fraternelle qui doit exister entre eux. — Tous participent aux mêmes Sacrements, tous attendent le même héritage. — Vérité propre à encourager les malheureux et à réprimer l’arrogance des puissants.

618-623

§ iii. —

Qui êtes dans les Cieux.

Dieu présent partout sans être borné par aucune limite. — Les cieux étant la plus noble partie du monde, la Sainte Écriture, pour exciter les hommes à contempler la puissance infinie de Dieu, nous dit que le Ciel est son séjour. — Sentiments d’espoir et de confiance en nommant Dieu Notre Père ; sentiments d’humilité et de respect à la vue de la Majesté infinie de Notre Père qui est dans les cieux. — Ces paroles nous engagent à chercher les choses d’en haut et non plus seulement celles de la terre.

623-625

Chapitre 40

PREMIÈRE DEMANDE DE L’ORAISON DOMINICALE.

Que votre nom soit sanctifié.

§ i. —

Pourquoi cette demande est la première.

Nos vœux et nos désirs doivent suivre l’ordre dans lequel les choses sont désirables. — La demande du Souverain Bien doit être la première de nos requêtes.

625-626

§ ii. —

Qu’est-ce que la gloire de Dieu ?

Rien ne manque à Dieu. Cette demande n’intéresse que sa gloire extérieure. — Le nom de Dieu est Saint, mais sur la terre il est souvent outragé par des blasphèmes. — Désirer qu’il soit ici-bas loué, honoré, glorifié comme au ciel.

626-628

§ iii. —

Objet de la première demande.

Nous souhaitons que le genre humain tout entier reconnaisse la vertu de ce Nom et cherche en Lui la véritable sainteté. — Que les pécheurs souillés de crimes redeviennent le Temple de Dieu. — Qu’il éclaire tous les esprits de sa lumière. — Que tous reconnaissent et révèrent l’Église notre Mère, source surnaturelle d’où jaillissent tous les Sacrements de la Sanctification et du Salut.

628-630

§ iv. —

Un vrai chrétien doit honorer ce saint Nom par ses actions.

Les chrétiens qui déshonorent Dieu par leurs actions sont quelquefois cause des malédictions que prononce contre lui la multitude ignorante. — Ceux au contraire qui pratiquent la vertu portent tous les hommes à glorifier le saint nom de Dieu. — Paroles de Notre-Seigneur dans l’Évangile. — Conseils de S. Pierre.

630-632

Chapitre 41

Seconde demande de l’oraison dominicale.

Que votre règne arrive.

§ i. —

Du royaume de Dieu.

Le royaume de Dieu, but et fin de toute la Prédication évangélique. — Sermon sur la montagne : le Royaume des cieux est le sujet fondamental de ce discours. — Importance et nécessité de cette seconde demande. — N. S. nous recommande de chercher avant toute chose le Royaume de Dieu.

632-633

§ ii. —

Ce qui est compris dans cette demande.

Providence paternelle de Dieu qui fait cette promesse à ceux qui cherchent d’abord son royaume : « Tout le reste vous sera donné par surcroît. » — Prendre les moyens nécessaires pour chercher et trouver le royaume de Dieu. — Inutile prière des Vierges folles. — Sentence de N. S. dans l’Évangile.

633-634

§ iii. —

Des misères de cette vie.

Ici-bas nous sommes des exilés. — Ennemis intérieurs et extérieurs. — Les créatures privées de raison ne s’éloignent pas de la fin qui leur a été assignée.

634-636

§ iii. —

Chutes fréquentes et profondes de l’homme.

Mépris de l’inspiration divine, cause de cette inconstance. — Imiter l’Enfant prodigue dans son retour.

634-636

§ iv. —

Quel est l’objet de la deuxième demande ?

Plusieurs significations de ces mots : le Royaume de Dieu. — La Providence qui dirige toutes choses ; la Providence particulière qui couvre de sa protection les âmes pieuses et fidèles. — Le Royaume de Dieu est la justice, la paix, et la joie dans le Saint-Esprit. — J.-C. règne en nous par les vertus de Foi, d’Espérance et de Charité. — Le Royaume de Dieu est aussi le royaume de la Gloire. — Paroles de N. S. — Prière du Bon Larron sur la Croix. — Nécessité pour entrer dans le royaume des cieux que le règne de la grâce soit établi dans nos âmes. — Nous demandons que l’Eglise qui est le royaume de J. C. s’étende au loin. — Que les infidèles, les juifs et ceux qui sont séparés viennent à la Communion de l’Eglise ; — que les pécheurs rentrent en grâce et que Dieu seul vive et règne en nous. — Richesses que nous possédons en J. C. — Perle précieuse de l’Evangile.

636-642

§ v. —

Dans quels sentiments il faut faire cette demande.

Se pénétrer du sentiment de notre abjection. — Exemple du Publicain de l’Evangile. — Eviter la paresse et l’oisiveté ; observer les Commandements. — Travailler avec zèle à mériter d’entrer dans le Royaume de Dieu. — Secours de Dieu assuré. — Demander au Saint-Esprit qu’il nous enseigne à faire toutes choses selon sa volonté.

642-644

Chapitre 42

Troisième demande de l’oraison dominicale.

Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

§ i. —

Nécessité de faire la volonté de Dieu pour parvenir au royaume céleste.

Misères du genre humain, leur cause. L’homme a été créé dans la justice originelle. Il la perdit en péchant et le goût de la vertu s’affaiblit dans son cœur. — Par lui-même il est porté au mal.

644

Et a besoin, pour faire son salut, de la grâce de Dieu, d’une règle sûre pour y conformer la conduite de sa vie.

...

644-648

§ ii. —

Nous demandons le remède à nos misères par ces mots :

Que votre volonté soit faite, etc. — L’obéissance est l’unique remède à tous nos maux. — Les justes doivent eux-mêmes demander la soumission à la volonté divine pour persévérer.

648-650

§ iii. —

Ce que c’est que la Volonté de Dieu.

Tout ce qui a été établi dans l’ordre de la Foi ou dans l’ordre des mœurs pour nous procurer le bonheur céleste. — Tout ce que N. S. J. C. nous a ordonné ou défendu par Lui-même ou par son Église. — Diversité de prières sur ce sujet dans les Psaumes. — Se renoncer soi-même. — N. S. dans l’Évangile reprend ses apôtres de sentiments trop humains. — L’imiter dans sa soumission parfaite à la volonté de son Père.

650-655

§ iv. —

Sur la terre comme au ciel.

Les récompenses que nous espérons pour nos bonnes actions seront accordées à notre amour pour Dieu. — Nous devons nous efforcer d’observer les Commandements par l’amour que nous inspire la bonté de Dieu, comme les Anges et les Saints font sa volonté dans le ciel. — Différentes acceptions des mots terre et ciel. — Actions de grâces pour les bienfaits de Dieu. — S’humilier en réfléchissant à nos révoltes et à la violence de nos passions, si opposées à la volonté divine. — Se reposer absolument dans la volonté de Dieu. — Demeurer dans l’état où il nous a placés. — Rien ne nous arrive sans la volonté de Dieu. — Supporter avec courage les peines de la vie. — Exemple de Job.

655-658

Chapitre 43

Quatrième demande de l’oraison dominicale.

Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien.

§ i. —

Nous devons rapporter exclusivement à Dieu et à sa gloire toutes nos demandes, en ce qui regarde le corps et les biens de la vie présente.

...

658

§ i. —

De quelle manière il faut demander les biens de la vie.

Nous devons diriger notre cœur et nos désirs d’après les prescriptions de Dieu. — La prière bonne ou mauvaise dépend de l’intention. — Nécessité où nous sommes depuis le péché de demander à Dieu ce qui est nécessaire à la conservation de notre vie. — Nécessité du travail. — Efforts inutiles, si Dieu ne bénit nos travaux. — Exemple de l’Enfant prodigue. — Bonté infinie de Dieu, attentif à la prière de ses enfants.

658-663

§ ii. —

Notre pain quotidien.

Différentes significations du mot pain. — Il est permis aux chrétiens de demander les biens matériels. — Exemples de Jacob, de Salomon, de Notre-Seigneur Lui-même. — Le pain quotidien comprend toute sorte de nourriture, et ce qui nous est nécessaire pour le vêtement. — Eviter la recherche en tout cela. — Notre pain parce qu’il nous est nécessaire ; parce que nous ne devons nous le procurer que par des moyens légitimes. — Quotidien. Ce mot rappelle la frugalité, bannit l’avidité insatiable. — Nous devons le demander tous les jours.

663-668

§ iii. —

Donnez-nous aujourd’hui.

Donnez-nous. Dieu dispose de tout absolument. — Les riches sont obligés comme les pauvres de faire à Dieu cette prière. — La charité chrétienne veut que nous priions pour les besoins de notre prochain. — Les riches doivent donner aux autres leur superflu. — Aujourd’hui. Dieu veut que nous n’ayons aucune confiance en nous-mêmes.

668-670

§ iv. —

Du pain spirituel.

Ce pain comprend tout ce dont nous avons besoin pour la sanctification et le salut de notre âme. — La Parole de Dieu, nourriture de l’âme. — N.-S. J.-C. Lui-même est le Pain descendu du ciel. — Bonheur que ce pain surnaturel procure aux âmes pieuses. — L’Eucharistie. — Notre Pain, le pain des Fidèles. — Quotidien : on le distribue tous les jours à ceux qui le demandent avec innocence et avec piété. — Régler ses désirs sur la volonté de Dieu. — Les riches doivent...

670-...

Rapporter à Dieu leur fortune et en faire part aux indigents.

670-673

Chapitre 44

Cinquième demande de l’oraison dominicale.

Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.

§ i. —

Des dispositions nécessaires pour faire cette prière.

Reconnaître ses propres fautes et en ressentir une véritable douleur. — Être bien persuadé que Dieu veut nous les pardonner dans sa miséricorde. — Témoignage de cette vérité, par la bouche des Prophètes. — Décret du Concile de Milève. — Souvenir amer des péchés commis et douleur sincère. — Se jeter ensuite dans les bras de Dieu notre Père. — Motifs de contrition. — Modèle de douleur que David nous donne dans le Psaume 50. — Les pécheurs qui ne reconnaissent point leurs péchés et n’en éprouvent point un sincère repentir comparés à la pierre et au diamant.

674-679

§ ii. —

Confiance en Dieu.

N.-S. J.-C. a donné à son Église le pouvoir de remettre les péchés. — Il est toujours prêt à pardonner à ceux qui se repentent. — Il nous apprend Lui-même la manière de solliciter notre pardon. — Exemples de grands pécheurs à qui Dieu a remis leurs crimes.

679-681

§ iii. —

Ce qu’on entend par le mot dettes.

Il y a des dettes dont nous serons toujours redevables envers Dieu : l’amour, l’obéissance, le culte, l’adoration, etc. — S. Luc se sert du mot péché au lieu de dette. — Le péché nous rend débiteurs insolvables envers Dieu. — La Prière et la Passion de J.-C. principe et source de toutes nos satisfactions. — Nous disons nos dettes, car c’est notre volonté qui fait nos péchés ce qu’ils sont. — N’accuser que nous-mêmes, sans nous excuser.

681-683

nez-nous ; la charité fraternelle nous fait un devoir de prier pour tous les hommes. — Exemples de Moïse et de S. Paul

681-683

§ iv. —

Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.

Deux manières d’entendre le mot comme. Deux choses également nécessaires pour obtenir le pardon de nos péchés : l’oubli des injures et la charité mutuelle. — Paroles de N.-S. dans S. Marc et dans S. Luc.

683-685

§ v. —

Motifs et manière de pardonner au prochain.

La meilleure preuve que l’on est enfant de Dieu, c’est de pardonner facilement les injures. — L’amour des ennemis nous fait ressembler à Dieu notre Père qui nous a rachetés par la mort de son propre Fils. — Opposition constante de la chair et de l’esprit. — Lorsque l’esprit persiste dans le devoir et dans la volonté sincère de pardonner les injures et d’aimer le prochain, il n’y a rien à craindre pour le Salut. — Réciter souvent l’Oraison Dominicale pour obtenir la grâce de pardonner à ceux qui nous offensent et d’aimer même nos ennemis.

685-687

§ vi. —

Dispositions nécessaires pour faire cette prière avec fruit.

Avoir le cœur rempli de cette charité et de cette piété qui vont si bien avec le repentir. — Prendre certaines précautions pour éviter à l’avenir les occasions de péché. — Demander son pardon avec des désirs ardents. — Exemples du Publicain, de Madeleine, de S. Pierre. — Usage fréquent des Sacrements de Pénitence et d’Eucharistie. — L’Aumône, autre remède pour guérir les plaies de l’âme. — Exercer encore la miséricorde en oubliant les injures et en souhaitant du bien à ceux qui ont des torts envers nous.

687-690

Chapitre 45

Sixième demande de l’oraison dominicale.

Et ne nous induisez point en tentation.

§ i. —

Après avoir obtenu la Rémission des péchés, les enfants de Dieu sont disposés à remplir tous leurs devoirs.

690-692

devoirs. — C’est alors que l’ennemi du genre humain met tout en œuvre pour les attaquer

690

§ i. —

Pourquoi Jésus-Christ nous a ordonné cette sixième demande.

N. S. Jésus-Christ nous a, par deux fois, fait ce commandement dans l’Évangile. — Le démon sème à toute heure des dangers sous nos pas ; nécessité aussi de nous adresser souvent à Dieu pour lui demander son secours. — Gravité de nos chutes si Dieu ne nous soutient. — Exemple des Apôtres eux-mêmes.

690-692

§ ii. —

Des tentations ; de leurs causes.

Dangers auxquels nous sommes exposés. — Combats intérieurs. — Attaques des démons.

692-693

§ iii. —

Des démons.

Excellence de leur nature. — Noms que leur donne l’Apôtre St Paul. — Force de nos ennemis invisibles. — Ils n’attaquent pas ceux qui se sont volontairement donnés à eux. — Leur haine contre les Fidèles consacrés à Dieu. — Grands personnages qui ont été victimes de leurs ruses et de leur perfidie. — La Prière est le port où nous devons nous réfugier pour résister à la tentation. — Le pouvoir de Satan subordonné au bon plaisir de Dieu.

693-696

§ iv. —

Qu’est-ce qu’être tenté et induit en tentation ?

Tenter, c’est mettre quelqu’un à l’épreuve pour connaître la vérité. — Dieu ne peut nous tenter en ce sens. — Il nous éprouve pour nous récompenser ensuite. — Le démon nous tente en vue du mal, pour nous perdre ; il est vraiment le tentateur. — Différentes manières par lesquelles il nous attaque. — Être induit en tentation, c’est succomber à la tentation. — Deux manières d’être induit en tentation : 1° Lorsque nous tombons dans le mal où veut nous jeter le tentateur. — 2° Nous sommes induits en tentation par quelqu’un qui pour nous éprouver n’empêche ni la tentation ni la victoire de la tentation sur nous ; c’est ainsi que Dieu permet que les bons et les justes soient tentés et il les soutient de sa grâce. — Bien se garder d’abuser des bienfaits de Dieu. — Exemple de Jérusalem. — Passage du Livre de l’Exode.

692-700

§ v. —

Qu’est-ce qu’on demande à Dieu par ces paroles : Ne nous induisez point en tentation ?

Nous ne demandons point de n’être jamais tentés. — Avantages de la tentation. — Nous demandons d’être toujours assistés du secours divin. — Dans la violence de la tentation, recourir à la Prière d’une manière très expresse.

700-702

§ vi. —

Motifs et moyens de résister au démon.

Mettre en Dieu seul l’espérance de notre Salut. — Exemples tirés de la Sainte Écriture qui peuvent nous encourager à la confiance. — Victoires nombreuses des fidèles serviteurs de Dieu. — La vigilance, la Prière, le travail, la tempérance et la vertu de pureté triomphent de Satan. — Se garder de la présomption ; rendre grâces à Dieu de ses victoires. — Récompenses magnifiques réservées aux vainqueurs dans l’éternité.

702-706

Chapitre 46.

Septième demande de l’Oraison dominicale.

Délivrez-nous du mal.

Cette demande est l’abrégé qui renferme en substance toutes les autres demandes. — N.-S. l’employa Lui-même la veille de sa mort.

706

§ i. —

Comment on doit demander d’être délivré du mal.

Dans cette demande, nous prions Dieu de nous délivrer de la peine. — Calamités qui accablent les hommes. — Recourir à Dieu au jour de la tribulation. — Tout rapporter à sa gloire. Différence entre la prière des infidèles et celle des chrétiens. — Mettre sa confiance en Dieu plutôt que dans la science des médecins.

706-710

§ ii. —

Quels sont les maux dont nous demandons d’être délivrés ?

Sens et étendue de cette demande : la délivrance du péché, du danger des tentations, de tous les maux tant intérieurs qu’extérieurs qui désolent la vie humaine. — Nous demandons aussi que les choses qu’on regarde comme des biens ne tournent pas à la perte.

710

de notre âme. — Nous demandons d’être préservés d’une mort subite, de ne pas passer par le Purgatoire et de délivrer les âmes qui y sont détenues. — Prière de l’Église à la Messe et dans ses Litanies. — Différentes manières dont Dieu nous délivre des calamités qui nous menacent. — Consolations qu’il accorde à ceux que l’adversité accable. — Le mal est encore le démon. — Pourquoi nous disons du mal et non pas des maux.

710-714

§ iii. —

De la patience nécessaire dans les maux.

Supporter avec patience les maux que nous souffrons et les regarder comme choses utiles et salutaires. — Paroles de la Sainte Écriture et des Saints Pères sur ce sujet. — Imiter les Apôtres qui se réjouissaient d’avoir été trouvés dignes de souffrir des affronts pour Jésus-Christ.

714-716

§ iv. —

Conclusion de l’Oraison Dominicale. Amen (Ainsi soit-il !)

Fruits nombreux de l’Oraison Dominicale. — Le meilleur et le plus agréable de tous, c’est l’assurance que nous obtiendrons ce que nous avons demandé. — Effets admirables de la Prière. — Défiance de nous-mêmes et confiance entière en la Bonté de Dieu. — Presque toutes les Prières des Saints commencent par la crainte et finissent par l’espérance et la joie. — N.-S. se sert souvent de ce mot Amen dans l’Évangile. — Il est comme la réponse de Dieu à celui qui priait en lui accordant ce qu’il demandait. — L’Oraison Dominicale à la Messe. — C’est le Prêtre, médiateur entre Dieu et les hommes, qui répond : Amen. — Diverses traductions de ce mot. — Il est la confirmation de nos demandes. — Nous demandons avec une ardeur instante que tout ce que nous venons de solliciter soit fait.

716-720

Préliminaires

Concile de Trente

Catéchisme du concile de Trente

Traduction par Emmanuel Marbeau.

Desclée, Lefebvre et Cie, 1905 (p. 740).

Préliminaires

I-III

Lettre de Monsieur Marbeau, Curé de S. Honoré d'Eylau, à son Eminence le Cardinal Merry del Val, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté au Vatican.

IV

Bref (en latin) de Sa Sainteté Pie X à Monsieur Marbeau, Curé

V

Traduction française du bref de sa Sainteté

V

Lettre encyclique « Acerbo nimis » de Sa Sainteté Pie X, en date du 15 Avril 1905. — Traduction française

VI

Avant-Propos du traducteur du catéchisme

XX

Tableau des Tables

XXVII-XXIX

Exercice de la vie chrétienne

1*-24*

Post triduum inbenerunt illum in templo sedentem in medio doctorum. (Luc. ii.)

Après trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs.

Lettre de Monsieur Marbeau

Concile de Trente

Catéchisme du concile de Trente

Traduction par Emmanuel Marbeau.

Desclée, Lefebvre et Cie, 1905 (p. 740).

Préliminaires

I-III

Lettre de Monsieur Marbeau, Curé de S. Honoré d'Eylau, à son Eminence le Cardinal Merry del Val, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté au Vatican.

IV

Bref (en latin) de Sa Sainteté Pie X à Monsieur Marbeau, Curé

V

Traduction française du bref de sa Sainteté

V

Lettre encyclique « Acerbo nimis » de Sa Sainteté Pie X, en date du 15 Avril 1905. — Traduction française

VI

Avant-Propos du traducteur du catéchisme

XX

Tableau des Tables

XXVII-XXIX

Exercice de la vie chrétienne

1*-24*

ÉMINENCE,

J’ai l'honneur de soumettre à la Paternelle Bénédiction de Sa Sainteté, en même temps qu’à votre haute Bienveillance, la Pensée qu’inspira la récente Encyclique du Souverain Pontife, et à la réalisation de laquelle nous nous appliquons activement en ce moment.

Il s’agit de la publication mise à la portée de tous, grâce à des conditions pratiques, du « Catéchisme du Concile de Trente » traduction nouvelle et intégrale à l’usage du Clergé et des Fidèles conformément à la Lettre Encyclique de Sa Sainteté le Pape Pie X en date du 15 avril 1905.

La pensée de ce travail qui sera bientôt terminé, a été encouragée par Son Éminence le Cardinal Archevêque de Paris qui daigna l'approuver pleinement.

J’ai grandement à cœur, ainsi que mon docte et zélé collaborateur M. l'abbé Carpentier qui a consacré tous ses soins à la traduction fidèle de cet ouvrage, de le soumettre, avec la plus entière subordination d’esprit et de jugement, à l’autorité du Souverain Pontife.

J’ose espérer, en rendant ce petit volume accessible à tous et en facilitant sa diffusion pour le bien des âmes, répondre plus filialement aux intentions exprimées par Notre Saint Père le Pape Pie X glorieusement régnant.

Que votre Éminence daigne agréer, je vous prie, le plus respectueux hommage de mon entier dévouement et de ma religieuse reconnaissance en N. S.

Emmanuel Marbeau

Ch. Hon. Curé de St-Honoré d’Eylau.

Paris, le 1er Mai 1905.

A son Éminence le Cardinal Merry del Val

Secrétaire d’État de Sa Sainteté au Vatican.

Bref (en latin) de Sa Sainteté Pie X à Monsieur Marbeau

Concile de Trente

Catéchisme du concile de Trente

Traduction par Emmanuel Marbeau.

Desclée, Lefebvre et Cie, 1905 (p. 740).

Préliminaires

I-III

Lettre de Monsieur Marbeau, Curé de S. Honoré d'Eylau, à son Eminence le Cardinal Merry del Val, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté au Vatican.

IV

Bref (en latin) de Sa Sainteté Pie X à Monsieur Marbeau, Curé

V

Traduction française du bref de sa Sainteté

V

Lettre encyclique « Acerbo nimis » de Sa Sainteté Pie X, en date du 15 Avril 1905. — Traduction française

VI

Avant-Propos du traducteur du catéchisme

XX

Tableau des Tables

XXVII-XXIX

Exercice de la vie chrétienne

1*-24*

Traduction française du bref de sa Sainteté

Concile de Trente

Catéchisme du concile de Trente

Traduction par Emmanuel Marbeau.

Desclée, Lefebvre et Cie, 1905 (p. 740).

Préliminaires

I-III

Lettre de Monsieur Marbeau, Curé de S. Honoré d'Eylau, à son Eminence le Cardinal Merry del Val, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté au Vatican.

IV

Bref (en latin) de Sa Sainteté Pie X à Monsieur Marbeau, Curé

V

Traduction française du bref de sa Sainteté

V

Lettre encyclique « Acerbo nimis » de Sa Sainteté Pie X, en date du 15 Avril 1905. — Traduction française

VI

Avant-Propos du traducteur du catéchisme

XX

Tableau des Tables

XXVII-XXIX

Exercice de la vie chrétienne

1*-24*

Reproduction et Traduction de la Lettre

Autographe de Notre St Père le Pape Pie X.

Dilecto filio Emmanueli Marbeau, parocho

Qui de Christianœ doctrinœ institutione, litteras encyclicas paulo ante dedimus, initum a te consilium, ab Archiepiscopo Parisiensi jam adprobatum, in lucem edendi Catechismum Concilii Tridentini, gallice ex integro reddition, ad usum cleri et fidelium, peculiari laudis commendatione prosequimur, spetatæque industriæ tuæ uberes in animarum bonum fructus ex animo adprecantes, Apostolicam Benedictionem tibi peramanter impertimus.

Ex Ædibus Vaticanis die 19 mensis Marialis Anna 1905.

PIUS PP. X.

A notre cher fils, Emmanuel Marbeau, curé.

Après Nos récentes lettres encvcliques, sur l’enseignement de la doctrine chrétienne. Nous ne pouvons que louer et recommander tout particulièrement, comme l’a déjà fait l’Archevêque de Paris, le travail que vous avez entrepris, de traduire intégralement en français et de publier, à l’usage du Clergé et des Fidèles, le Catéchisme du Concile de Trente ; et, souhaitant de tout cœur que votre zèle si connu porte des fruits abondants, pour le bien des âmes, Nous vous accordons très affectueusement Notre Bénédiction Apostolique.

Palais du Vatican, le 19 du mois de Marie, 1905.

PIE X, Pape.

Lettre encyclique Acerbo nimis

Concile de Trente

Catéchisme du concile de Trente

Traduction par Emmanuel Marbeau.

Desclée, Lefebvre et Cie, 1905 (p. 740).

Préliminaires

I-III

Lettre de Monsieur Marbeau, Curé de S. Honoré d'Eylau, à son Eminence le Cardinal Merry del Val, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté au Vatican.

IV

Bref (en latin) de Sa Sainteté Pie X à Monsieur Marbeau, Curé

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Traduction française du bref de sa Sainteté

V

Lettre encyclique « Acerbo nimis » de Sa Sainteté Pie X, en date du 15 Avril 1905. — Traduction française

VI

Avant-Propos du traducteur du catéchisme

XX

Tableau des Tables

XXVII-XXIX

Exercice de la vie chrétienne

1*-24*

LETTRE ENCYCLIQUE « ACERBO NIMIS »

DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE X

sur l’enseignement de la Doctrine Chrétienne.

———

A nos Vénérables Frères les Patriarches, Primats, Archevêques, Evêques et autres Ordinaires en paix et communion avec le Siège Apostolique.

PIE X, PAPE

Vénérables Frères, Salut et Bénédiction Apostolique.

C’est dans un temps bien ingrat et difficile que les secrets desseins de Dieu ont appelé Notre petitesse à exercer la charge de suprême Pasteur sur tout le troupeau du Christ. L’homme ennemi rôde depuis longtemps autour de la bergerie et l’assiège d’embûches si perfidement calculées qu’on croit voir réalisée, maintenant plus que jamais, la prédiction de l’Apôtre aux anciens de l’Eglise d’Ephèse : Je sais que parmi vous pénétreront des loups ravisseurs, qui épargneront pas le troupeau[1].

De cet amoindrissement des choses religieuses, tous ceux qui ont encore le zèle de la gloire divine recherchent les causes et les raisons ; les uns en donnent une, les autres une autre, et chacun selon son opinion propose des moyens différents pour défendre ou rétablir le règne de Dieu sur terre. Quant à Nous, Vénérables Frères, sans désapprouver le reste, Nous croyons qu’il faut adhérer au jugement de ceux qui attribuent le relâchement actuel des âmes et leur faiblesse, avec les maux si graves qui en résultent, principalement à l’ignorance des choses divines. C’est exactement ce que Dieu disait par la bouche du Prophète Osée : Il n’y a plus de science de Dieu sur la terre. La calomnie, le mensonge, l’homicide, le vol et l’adultère débordent, et le sang suit le sang. Voilà pourquoi la terre gémira et tous ceux qui l’habitent seront affaiblis[2]. Et en effet, qu’il y ait actuellement dans le Peuple chrétien bon nombre d’hommes absolument ignorants des choses qu’on doit connaître pour son Salut éternel, c’est une plainte générale et malheureusement trop fondée. Et quand Nous parlons du Peuple chrétien, Nous n’entendons pas seulement le petit peuple ou les gens de la classe inférieure, qui souvent trouvent encore une sorte d’excuse à leur ignorance, parce qu’ils dépendent de maîtres durs et ne sont guère libres de songer à eux-mêmes et à leurs intérêts. Il s’agit aussi et surtout de ceux qui, ne manquant ni de talent ni de culture, possèdent abondamment la science profane, mais qui, pour ce qui regarde la Religion, vivent absolument à l’aventure et sans réflexion. On peut à peine dire de quelles épaisses ténèbres ils sont enveloppés, et, chose plus affligeante, ils y demeurent tranquillement plongés ! Dieu, le souverain Auteur et Maître de toutes choses, la Sagesse de la Foi chrétienne, ils n’y pensent presque jamais. L’Incarnation du Verbe de Dieu, la Rédemption du genre humain accomplie par Lui, ils n’en savent rien ; rien non plus de la Grâce, qui est le grand moyen d’acquérir les biens éternels ; rien de l’auguste Sacrifice ni des Sacrements, par lesquels nous obtenons et gardons en nous cette Grâce. Quant au péché, on ne tient nul compte de ce qu’il renferme de malice ou de honte ; par suite, nul souci de l’éviter ou de s’en débarrasser ; et ainsi l’on arrive au dernier jour. Alors, quand il ne reste à l’agonisant que quelques instants qui devraient être consacrés à des Actes d’amour pour Dieu, le Prêtre, afin de ne pas laisser perdre tout espoir de salut, est contraint de les employer à un enseignement sommaire de la Religion : trop heureux encore si le moribond n’est pas tellement dominé par une coupable ignorance, comme il arrive trop souvent, qu’il juge inutile toute intervention du prêtre et croie pouvoir, le cœur léger, sans avoir rien fait pour apaiser Dieu, entrer dans le redoutable chemin de l’Eternité. Aussi Notre prédécesseur Benoît XIV a eu raison d’écrire : Nous affirmons qu’une grande partie de ceux qui sont condamnés aux supplices éternels doivent cet irréparable malheur à l’ignorance des Mystères de la Foi, qu’on doit nécessairement savoir et croire pour être admis au nombre des élus[3].

Les choses étant ainsi, comment s’étonner, Vénérables Frères, si l’on voit régner en ce moment et se développer de jour en jour, non point chez les nations barbares, mais parmi les peuples qui portent le nom de Chrétiens, une telle corruption de mœurs et une telle dépravation des habitudes ? L’Apôtre Paul, écrivant aux Ephésiens, disait : Que la fornication et tout genre dé impureté, ainsi qzte l’avarice, ne soient même pas nommés parmi vous, comme il convient à des Saints, et qiéil n’y ait aussi ni turpitude ni sots discours[4]. Mais à cette sainteté et à cette pudeur qui refrène les passions, il donne pour fondement l’intelligencedes choses divines : Prenez donc garde. Frères, de marcher avec précaution, non comme des insensés, mais comme des sages. Ne devenez pas des imprévoyants, mais des hommes qui comprennent la Volonté de Dieu[5].

Et c’est avec grande raison. Car la volonté de l’homme garde à peine un reste de cet amour de l’honnête et du juste, que Dieu son Créateur avait mis en lui et qui l’entraînait en quelque sorte vers le bien, non pas apparent, mais réel. Dépravée parla corruption du péché originel et ne connaissant plus, pour ainsi dire, Dieu son Créateur, elle dirige toutes ses intentions vers l’amour de la vanité et la recherche du mensonge. Cette volonté égarée et aveuglée par les mauvaises passions a donc besoin d’un guide qui lui montre le chemin, pour la faire rentrer dans les sentiers de la justice qu’elle a eu le tort d’abandonner. Ce guide, nous n’avons pas à le chercher au dehors, il nous est donné par la nature : c’est notre intelligence. S’il lui manque la vraie Lumière, c’est-à-dire la connaissance des choses divines, ce sera l’histoire de l’aveugle conduisant un aveugle : tous deux tombent dans le fossé. Le saint roi David, louant Dieu d’avoir mis la lumière de la Vérité dans l’intelligence humaine, disait : La lumière de votre face, ô Seigneur, est empreinte sur nous[6]. Et l’effet de cette communication de la Lumière, il l’indique en ajoutant : Vous m’avez mis la joie dans mon cœur, — cette joie qui, dilatant notre cœur, nous fait courir dans la voie des divins Préceptes.

Un peu de réflexion éclaircira ce point. La Doctrine chrétienne nous manifeste Dieu et ses infinies perfections bien plus clairement que ne le font les facultés naturelles. Cette Doctrine nous oblige à honorer Dieu par la Foi, qui vient de l’intelligence; par l’Espérance, qui vient de la volonté ; par la Charité, qui vient du cœur, et ainsi elle soumet tout l’homme au souverain Créateur et Maître. De meme, la doctrine de Jésus-Christ est la seule qui nous révèle la véritable et haute dignité de l’homme : car elle nous le présente comme Fils du Père qui est aux cieux, fait à son image et destiné à vivre avec Lui dans l’Eternité bienheureuse. De cette dignité et de sa connaissance, le Christ déduit pour les hommes l’obligation de s’aimer les uns les autres comme des Frères, et de vivre icibas comme il sied à des enfants de lumière, non dans les festins et les orgies, non dans la débauche et l'impudicité, non dans les disputes et les rivalités[7]; Il veut aussi que nous jetions dans le sein de Dieu tous nos soucis, parce qu’Il a soin de nous; Il nous commande de donner aux pauvres, de faire du bien à ceux qui nous haïssent, de préférer les intérêts éternels de l’âme aux biens passagers de ce monde. Et sans toucher à tous les détails, n’est-ce pas l’enseignement du Christ qui, à l’homme aux prétentions orgueilleuses, conseille et prescrit cet abaissement de soi qui conduit à la véritable gloire ? Quiconque s'humiliera... sera le plus grand dans le Royaume des cieux[8]. La même Doctrine nous enseigne la prudence de l’esprit, qui nous met en garde contre la prudence de la chair ; la justice, qui nous fait accorder à chacun son droit ; la force, qui nous dispose à tout souffrir, le cœur haut, pour Dieu et pour l’éternelle béatitude ; enfin la tempérance, qui nous porte à chérir même la pauvreté, pour le Royaume de Dieu, et à nous glorifier jusque dans la croix, sans souci de l'humiliation. Il est donc établi que non seulement notre intelligence emprunte à la Doctrine chrétienne la lumière qui lui permet d’acquérir la vérité, mais aussi que notre volonté y puise l’ardeur qui nous élève à Dieu et nous unit à Lui par l’exercice de la vertu.

Loin de nous, toutefois, d’en conclure que la perversité du cœur et la corruption des mœurs ne puissent se rencontrer avec la science de la Religion. Plût à Dieu que les faits prouvassent moins souvent le contraire ! Ce que Nous affirmons, c’est que, chez les hommes dont l’intelligence est enveloppée des ténèbres d’une épaisse ignorance, il ne saurait subsister de volonté droite ni de mœurs pures. Celui qui marche les yeux ouverts peut sans doute s’écarter du chemin droit et vrai : mais celui qui est frappé de cécité va sûrement au-devant du danger. Ajoutez-y que la corruption des mœurs, là où la lumière de la Foi n’est pas absolument éteinte, laisse quelque espoir d’amendement ; mais quand la dépravation des mœurs et la disparition de la Foi par suite de l’ignorance se trouvent réunies, il n’y a plus guère de remède et la route est ouverte pour la ruine finale.

Puis donc que l’ignorance de la Religion cause tant et de si graves dommages et que, d’autre part, l’instruction religieuse est si nécessaire et si utile (car on attendrait en vain l’accomplissement de ses devoirs chrétiens d’un homme qui les ignore), il faut voir maintenant à qui incombe le soin de préserver les intelligences de cette ignorance fatale et de leur inculquer la science nécessaire.

Là-dessus, Vénérables Frères, le doute n’est pas possible : cette charge très grave regarde tous les Pasteurs des âmes. De par le précepte du Christ, ils sont tenus de connaître et de nourrir les brebis qui leur sont confiées. Or, ici, nourrir, c’est tout d’abord enseigner : Je vous donnerai (ainsi que Dieu le promettait par Jérémie) des Pasteurs selon mon cœur, et ils vous nourriront de science et de doctrine[9]. De là ces paroles de l’Apôtre : Le Christ ne m’a pas envoyé baptiser, mais évangéliser[10]. Il veut dire que le premier rôle de ceux qui sont préposés d’une façon quelconque au gouvernement de l’Eglise est d’apprendre aux Fidèles les choses saintes.

Nous jugeons superflu de faire l’éloge de cet enseignement et de montrer de quel prix il est devant Dieu. Assurément, la pitié que nous témoignons aux pauvres pour le soulagement de leur détresse reçoit de Dieu de grandes louanges ; mais qui pourrait nier le mérite bien supérieur du zèle et du travail que nous employons à procurer, non pas des avantages passagers aux corps, mais des biens éternels aux âmes, en les instruisant et les exhortant ? Non, rien ne saurait être plus désirable, rien plus agréable pour Jésus-Christ le Sauveur des âmes, qui a dit de Lui-même par la bouche d’Isaïe : Il m’a envoyé évangéliser, les pauvres[11].

Mais il importe ici, Vénérables Frères, de nous arrêter à une réflexion spécule et d’y insister : c’est qu’il n’existe pas pour le Prêtre, quel qu’il soit, de devoir plus grave ni d’obligation plus étroite. Car qui niera que le Prêtre doive joindre la science à la sainteté de vie ? Les lèvres du Prêtre garderont la science[12]. Et, en effet, l’Eglise l’exige très sévèrement de ceux qui doivent être initiés au Sacerdoce. Pourquoi ? Parce que le Peuple chrétien attend d’eux la connaissance de la Loi divine et que Dieu les destine à la distribuer : Ils demanderont à sa bouche la Loi, parce qu'il est l’ange du Diète des armées[13]. C’est pour cela que l’Evêque, au moment de l’Ordination, s’adressant aux candidats du Sacerdoce, leur dit : Que votre Doctrine soit pour le peuple de Dieu une médecine spirituelle; que tous soient de prévoyants collaborateurs de notre charge, en sorte que, méditant jour et nuit la Loi sainte, ils croient ce qu’ils auront lu et enseignent ce qu’ils croiront[14].

Si ces choses regardent tous les Prêtres, que dirons-nous de ceux qui, honorés du titre et du pouvoir de Curés, remplissent la charge de Directeur des âmes en vertu de leur dignité et d’une sorte de contrat ? Ceux-là, dans une certaine mesure, doivent prendre rang parmi les Pasteurs et les Docteurs que le Christ à établis pour que les Fidèles ne soient plus comme des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la malice des hommes,.., mais que, confessant la Vérité, ils croissent à tous égards dans la Charité, en Celui qui est notre Chef, le Christ[15].

C’est pourquoi le saint Concile de Trente, traitant des Pasteurs des âmes, déclare que leur premier et principal devoir est d’instruire le Peuple chrétien[16]. Il leur ordonne donc, au moins les Dimanches et jours de Fêtes solennelles, de parler au peuple sur la Religion ; au saint Temps de l’A vent et du Carême, ils doivent le faire chaque jour, ou du moins trois fois par semaine. Ce n’est pas tout. Il ajoute que les Curés sont tenus, au moins les Dimanches et Fêtes, par eux-mêmes ou par d’autres, d’instruire les enfants dans les Vérités de la Foi et de les former à l’obéissance envers Dieu et leurs parents. Quand il s’agira d’administrer les Sacrements, il veut qu’on instruise de leur vertu ceux qui doivent y participer, en employant un langage facile et usuel.

Notre prédécesseur Benoit XIV a résumé et précisé, dans sa Constitution Etsi minime, toutes ces prescriptions du saint Concile : Deux principales obligations ont été imposées par le Concile de Trente aux Pasteurs des âmes : l’une, d’adresser au peuple, les jours fériés, des discours sur les choses divines ; l’autre, d’apprendre aux enfants et à tous les ignorants les éléments de la Loi divine et de la Foi. Le sage Pontife a raison de distinguer les deux obligations, celle du discours qui consiste dans l’explication de l’Évangile et celle de l’instruction religieuse. Peut-être, en effet, certains Prêtres, désireux de diminuer leur besogne, voudraient se persuader que le Prône peut tenir lieu de catéchèse : il suffit de réfléchir pour voir que c’est une erreur. Le discours qu’on fait sur le saint Evangile s’adresse à des auditeurs qui doivent déjà posséder les éléments de la Foi. On peut appeler cela le pain qu’on distribue aux adultes. Mais l’enseignement catéchétique est ce lait dont l’Apôtre S. Pierre dit que les Fidèles doivent le désirer sans artifice comme des enfants nouveau-nés.

La tâche du Catéchiste consiste à prendre pour sujet une Vérité qui se rapporte à la Foi ou à la morale chrétienne, et à la mettre en lumière sous toutes ses faces. Mais, comme le but de l’enseignement doit être la réforme de la vie, le Catéchiste comparera ce que Dieu commande de faire et ce que les hommes font dans la réalité. Puis, profitant des exemples qu’il aura su tirer à propos soit des saintes Écritures, soit de l’Histoire ecclésiastique ou de la Vie des Saints, il expliquera aux auditeurs et leur montrera, pour ainsi dire du doigt, comment ils ont à régler leur conduite. Il terminera par une exhortation qui puisse leur faire détester et fuir les vices et leur faire suivre le chemin de la vertu.

Nous savons bien que cet enseignement de la Doctrine chrétienne déplaît à beaucoup, sous prétexte qu’il est médiocrement estimé, d’ordinaire, et peu fait pour gagner les faveurs du public. Cette appréciation, à Notre avis, est celle d’hommes qui prennent pour guide la légèreté plutôt que la vérité. Nous ne refusons pas Notre juste approbation aux orateurs sacrés qui, par un zèle sincère pour la gloire de Dieu, s’emploient à venger et à défendre la Foi ou à louer les Saints ; mais leur travail demande un autre travail préalable, celui des Catéchistes : si ce dernier fait défaut, les fondements font défaut, et c’est en vain que travailleront ceux qui bâtissent la demeure. Trop souvent il arrive que des discours très élégants, accueillis par les applaudissements d’un auditoire très nombreux, n’aboutissent qu’à chatouiller les oreilles, sans remuer les cœurs. Au contraire, une Instruction catéchétique, bien que modeste et simple, sera cette Parole que Dieu Lui-même exalte par la voie d’Isaïe : Comme la pluie et la neige descendent du ciel et n’y retournent pas, mais abreuvent la terre, la fécondent et la font germer, fournissent la semence au semeur et le pain à l’affamé : telle la parole qui sort de ma bouche. Elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais elle accomplira tout ce que je voulais et produira les fruits pour lesquels je l'ai envoyée[17].

Nous croyons qu’il faut en penser autant de ces Prêtres qui, pour mettre en lumière les Vérités de la Religion, composent des ouvrages de grand travail : ils méritent les plus beaux éloges. Cependant, combien petit est le nombre de ceux qui étudient ces volumes et en retirent un fruit proportionné au travail des auteurs et à leurs vœux! L’enseignement de la Doctrine chrétienne, s’il est bien donné, n’est jamais sans profit pour les auditeurs.

Et, pour enflammer le zèle des Ministres de Dieu, il sera bon de le répéter encore : grand est le nombre — et il grandit tous les jours — de ceux qui ignorent tout, en fait de Religion, ou qui ont de Dieu et de la Foi chrétienne une connaissance si insuffisante qu’elle ne les empêche pas, dans le plein jour de la Vérité catholique, de vivre à la façon des idolâtres. Combien, hélas! nous ne disons pas d’enfants, mais d’adultes et d’hommes sur le déclin de l’âge, qui ne savent rien des principaux Mystères de la Foi et qui, entendant nommer le Christ, répondent : Qui est-Il..., pour que je croie en Lui[18]?

De là vient qu’ils ne se font pas un reproche de susciter et d’entretenir des haines, d’établir les contrats les plus injustes, de se livrer à des spéculations malhonnêtes, d’accaparer le bien d’autrui par une lourde usure, et autres méfaits pareils. En outre, ignorant la Loi du Christ qui ne condamne pas seulement les actes honteux, mais défend même d’y penser volontairement et de les désirer, il se peut bien que, pour une raison ou pour une autre, ils se gardent des plaisirs coupables, mais ils accueilleront sans le moindre scrupule les pensées les plus impures, multipliant les iniquités au delà du nombre de leurs cheveux. Et ces choses se rencontrent (disons-le encore une fois), non pas seulement dans les campagnes ou chez le pauvre peuple, mais aussi, et peut-être plus fréquemment, chez des hommes d’une classe plus élevée, voire même chez ceux que la science gonfle, qui, forts d’une vaine érudition, croient pouvoir se moquer de la Religion et blasphèment tout ce qu’ils ignorent.

Or, si l’on ne saurait attendre une moisson d’une terre qui n’aurait pas reçu de semence, comment espérer des générations ayant de bonnes mœurs, si elles n’ont pas été, à temps, instruites dans la Doctrine chrétienne ? De là nous devons conclure que, si la Foi s’est alanguie de nos jours au point d’être presque mourante chez beaucoup, c’est que le devoir de l’Instruction religieuse est accompli trop négligemment ou complètement omis. Car on aurait tort, pour se donner un semblant d’excuse, de dire que la Foi nous est accordée en don gratuit et conférée à chacun dans le saint Baptême. Sans doute, nous tous qui sommes baptisés en Jésus-Christ, nous avons en nous la Foi infuse : mais cette semence divine ne monte pas et ne pousse pas de fortes branches, si elle est abandonnée à elle-même et réduite à n’agir que par une sorte de vertu innée. Il existe aussi dans l’homme, dès qu’il vit, une intelligence : elle a pourtant besoin de la parole maternelle, qui l’éveille en quelque sorte et la met, comme on dit, en action. Il n’en arrive pas autrement au Chrétien, qui, en renaissant dans l’eau et le Saint-Esprit, porte désormais en lui la Foi : il lui faut néanmoins l’enseignement de l’Eglise, pour que cette Foi puisse s’alimenter, grandir et fructifier. C’est en ce sens que l’Apôtre disait : La Foi vient de la prédication entendue et la prédication se fait par la Parole du Christ[19]; et pour montrer la nécessité de l’enseignement, il ajoute : Comment entendront-ils sans un prédicateur[20]?

Si les explications qui précèdent démontrent de quelle importance est l’Instruction religieuse du peuple, Nous devons veiller avec le plus grand soin à ce que l’enseignement de la Doctrine chrétienne, qui (selon l’expression de Notre prédécesseur Benoît XIV) est l’institution utile entre toutes pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, reste partout en vigueur ou, si elle est négligée quelque part, soit restaurée.

Voulant donc, Vénérables Frères, satisfaire à ce très grave devoir du suprême Apostolat et assurer partout, pour une pratique si importante, une seule et même méthode, de Notre autorité suprême, Nous établissons et ordonnons expressément ce qui suit, pour être observé et exécuté dans tous les Diocèses :

1° Tous les Curés et, en général, tous ceux qui ont charge d’âmes, aux jours de Dimanches et de Fêtes de l’année sans en excepter aucun, pendant une heure entière, enseigneront, d’après un petit livre de Catéchisme, aux enfants des deux sexes, ce qu’ils doivent croire et pratiquer pour faire leur salut.

2° De plus, à des époques fixes de l’année, ils prépareront les garçons et les filles, par une instruction faite plusieurs jours de suite, à bien recevoir les sacrements de Pénitence et de Confirmation.

3° De même et avec un soin très spécial, tous les jours du Carême et, s’il en est besoin, à d’autres jours encore après les Fêtes de Pâques, ils disposeront les jeunes garçons et les jeunes filles, par les leçons et les exhortations convenables, à s’approcher saintement pour la première fois de la sainte Table.

4° Dans toute et chaque Paroisse sera établie canoniquement une Association dite de la Doctrine chrétienne. Par elle, les Curés, surtout là où le nombre des prêtres est trop petit, trouveront, pour les aider dans l’enseignement du Catéchisme, des Laïques qui se dévoueront à ce ministère par zèle pour la gloire de Dieu et aussi pour gagner les indulgences que les Pontifes romains ont largement dispensées.

5° Dans les villes plus considérables, dans celles surtout qui ont des Universités, des Lycées, des Collèges, on fondera des cours de Religion pour instruire dans les Vérités de la Foi et dans les pratiques de la Vie chrétienne les jeunes gens qui fréquentent des écoles publiques où la Religion ne figure pas au programme.

6° Mais parce que, de nos temps surtout, l’âge plus avancé n’a pas moins besoin d’enseignement religieux que l’enfance, tous les Curés et les autres Prêtres ayant charge d’âmes, sans préjudice de l’Homélie ordinaire sur l’Evangile qui doit se faire tous les jours fériés à la Messe Paroissiale, choisiront l’heure qui pourra attirer une assistance plus nombreuse, en dehors de celle qui est réservée à l’instruction des enfants, pour adresser aux Fidèles une catéchèse en un langage facile, approprié à leur intelligence. Dans ce but, ils se serviront du Catéchisme de Trente, de façon â traiter dans l’espace de quatre ou cinq ans toute la matière du Symbole, des Sacrements, du Décalogue, de la Prière et des Commandements de l’Eglise.

Voilà, Vénérables Frères, ce que Nous établissons et ordonnons par Autorité apostolique. A vous maintenant de faire en sorte que, dans vos diocèses respectifs, cela soit mis à exécution sans retard et intégralemeut. Vous devrez donc veiller et pourvoir, en vertu de votre autorité, à ce que Nos prescriptions ne soient pas livrées à l’oubli ou, ce qui reviendrait au même, exécutées avec mollesse et nonchalance. Pour éviter ce malheur en pratique, il faudra que vous recommandiez sans cesse et avec instances aux Curés de ne pas improviser leurs leçons de Catéchisme, mais d’y apporter une préparation soignée, de ne point parler le langage de la sagesse humaine, mais de se conformer, dans la simplicité de cœur et dans la sincérité de Dieu[21], à l’exemple du Christ, qui, en révélant des choses cachées depuis la création du monde, disait pourtant toutes ces choses en paraboles à la foule et ne lui parlait qu’en paraboles[22] Ainsi faisaient les Apôtres, instruits par le Seigneur ; voici comme en parle S. Grégoire le Grand : Ils se préoccupèrent souverainement de prêcher aux peuples ignorants dans un langage clair et intelligible, non sublime et ardu[23]. Or, aujourd’hui, pour les choses de la Religion, la plupart des hommes doivent être rangés parmi les ignorants. Nous ne voudrions pas cependant que, par amour de cette simplicité, on en vint à croire qu’il n’est besoin, pour traiter ces matières, ni de travail ni de réflexion : elles en réclament, au contraire, plus que tout autre genre. Il est bien plus facile de trouver un orateur parlant avec abondance et éclat qu’un Catéchiste faisant une instruction de tout point louable, Donc, quelque facilité de pensée et de parole qu’on ait reçue de la nature, il faut tenir pour certain qu’on ne parlera jamais de la Doctrine chrétienne aux enfants ou au peuple avec un fruit réel pour l’âme, sans être préparé et armé par une longue méditation. Ils se trompent, ceux qui, comptant sur l’ignorance et la lenteur d’esprit du peuple, croient pouvoir se permettre quelque négligence. Bien au contraire, plus les auditeurs qu’on a sont incultes, plus il faut employer d’application et de soin pour mettre les Vérités les plus sublimes, si éloignées de l’intelligence vulgaire, à la portée des esprits simples ou grossiers, à qui elles sont aussi nécessaires qu’aux savants pour gagner le bonheur étemel.

Qu’il Nous soit permis, à la fin de cette Lettre, Vénérables Frères, de vous adresser la parole de Moïse : Si quelqu’un est du parti du Seigneur, qu’il se joigne à moi[24]. Considérez, Nous vous en prions instamment, combien d’âmes se perdent par là.seule ignorance des choses divines. Vous avez peut-être établi dans vos Diocèses, pour le bien de votre troupeau, nombre d’institutions utiles et dignes de tout éloge : veuillez néanmoins, de préférence à tout, avec toute l’énergie, tout le zèle, toute la persévérance que vous pourrez, employer vos soins et vos efforts à obtenir que la connaissance de la Doctrine chrétienne atteigne et pénètre profondément les âmes. Que chacun (ce sont les paroles de l’Apôtre Pierre que Nous répétons ) mettè au service des autres le don qu'il a reçu, comme de bons dispensateurs de la Grâce de Dieu sous toutes ses formes[25].

Puissent votre sollicitude et vos pieuses industries, grâce à l’intercession de la Bienheureuse Vierge immaculée, être fécondées par la Bénédiction Apostolique, qu’en témoignage de Notre charité et comme gage des faveurs célestes, Nous vous accordons très affectueusement, ainsi qu’au Clergé et au peuple qui vous sont confiés.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 15 avril 1905, la deuxième année de Notre Pontificat.

PIE X, PAPE.

Cette traduction de l'Encyclique «Acerbo Nimis» est empruntée aux Etudes des R. P. Jésuites avec la gracieuse permission de son auteur.

↑ Osee, IV. x.

↑ Act., xx, 29.

↑ Instit., xxvi, 18.

↑ Ephes., v. 3.

↑ Ephes., v, 15.

↑ Ps. IV, 7.

↑ Rom., XIII, 13.

↑ Matth., XVIII, 4.

↑ Jer., iii, 15.

↑ I Cor., i,17.

↑ Luc., iv, 18.

↑ Malach., ii, 7.

↑ Ibid.

↑ Pontif. Rom.

↑ Ephes., iv, 14, 15.

↑ Sess. XXII, 8 ; sess. XXIV, 4 et 7.

↑ Isai., lv, 10, II.

↑ Joan., IX, 36.

↑ Rom., x, 17.

↑ I bid., 14.

↑ II Cor., I, 12.

↑ Matth., XII, 35, 34.

↑ Moral., II, xvii, 26.

↑ Exod., XXXII, 26.

↑ I Petr., IV, 10.

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