Le Château intérieur (Le Château de l'âme, ou les Demeures) (page 11)
entière assurance , lorsque je considère la chute de cet apôtre infidelle , qui avoit l'honneur d'accompagner toujours JésusChrist et d'entendre ses divines paroles.^
Je dis donc , pour répondre à la première difficulté , qu'il est certain que si rame demeurait toujours attachée à la volonté de Dieu , elle ne courroit jamais fortune de se perdre. Mais le diable, sou» prétexte de bien, l'engage, par ses artifices , dans des manquemens qui paroissent légers , et qui , peu à peu , obscurcissent son entendement , refroidissent sa volonté , et font que son amonr-propre se réchauffe et se fortifie de telle sorte , qu'elle s'éloigne de la volonté de Dieu pour se porter à faire la sienne.
Ceci peut aussi servir de réponse à la seconde difficulté , puisqu'il n'y a point de clôture si étroite où ce mortel ennemi des hommes ne puisse entrer, ni de désert si écarté ou il n'aille ; et je crois aussi que Notre - Seigneur peut le permettre pour éprouver une ame qui seroit capable d'en éclairer d'autres , parce que si elle doit tourner en arrière , il vaut mieux que ce soit dès le commencement , qu'après qu'elle aurait nui à plusieurs. Le
meilleur remède, à mon avis, outre celui de se représenter toujours dans l'oraison que , si Dieu ne nous soutient de sa main toute-puissante , nous tombons aussitôt dans le précipice , et que nous ne saurions , sans folie , nous confier en nos propres forces j c'est de remarquer avec un extrême soin si nous avançons ou reculons , pour peu que ce soit dans les vertus , et particulièrement dans l'amour que nous devons avoir les unes pour les autres , et dans le désir d'être tenues pour les dernières de toutes. Car, si nous sommes dans cette disposition, et demandons pour cela lumière à Dieu , nous connoîtrons bientôt si nous faisons bien ou mal. Mais ne vous imaginez pas que lorsqu'il a plu à Notre-Seigneur d'élever une ame à l'heureux état dont j'ai parlé , il l'abandonne aisément, et qu'il soit facile au démon de réussir dans son entreprise. Ce divin Sauveur s'intéresse de telle sorte à la conserver , et lui donne , en diverses manières , tant de sentimens intérieurs pour l'empêcher de se perdre , qu'elle ne sauroit ne point voir le péril où elle se met.
grand sujet de craindre , parce que c'est une marque que le démon nous tend quelque piège > puisque l'amour agissant sans cesse , il seroit autrement impossible que le nôtre pour Dieu étant arrivé à un tel point , n'augmentât encore , et qu'une ame qui ne prétend à rien moins que d'être l'Epouse d'un Dieu , et à qui il a déjà fait l'honneur de se communiquer par de si grandes faveurs , demeurât sans action et comme endormie.
Pour vous faire connoître , mes Sœurs , de quelle sorte Notre-Seigneur se conduit envers les ames qui ont le bonheur d'être ses Epouses , il me faudra maintenant parler de la sixième demeure. Vous y verrez que tout ce que nous pouvons faire ou souffrir pour son service > afin de nous disposer à recevoir des grâces si merveilleuses , ne mérite pas d'être considéré; et peut-être a-t-il permis que l'on m'ait commandé d'écrire ceci pour vous apprendre quelles sont les récompenses que bous avons sujet d'espérer , et que , lorsque par une bo^té inconcevable il daigne
«e communiquer à des vers de terre tels que nous sommes , tous les vains plaisirs du monde doivent s'effacer de notre esprit pour n'avoir les yeux ouverts qu'à considérer sa grandeur , et avec un cœur embrasé de son amour, marcher à grands pas dans son service. Je le prie de me faire la grâce de dire , sur un sujet si difficile et si relevé , quelque chose qui vous soit utile. Je ne le saurois , s'il ne conduit ma plume , et il sait qu'à moins que cela , j'aimerois beaucoup mieux me taire. Mon seul désir, selon ce que j en puis juger , est que son nom soit béni , et que nous nous efforcions de nous acquitter de nos devoirs envers son éternelle Majesté. Que s'il nous récompense de la sorte dès cette vie , quel doit être le bonheur qu'il nous prépare dans le ciel ! Et quant aux périls , aux déplaisirs , et aux travaux qui se rencontrent ici-bas, si ce n'étoit la crainle de l'offenser et de nous voir ensuite éloignées de lui , nous devrions nous tenir heureuses d'y être exposées et de les souffrir jusqu'à la fin du monde, pour l'amour de Notre-Seigneur, de notre Dieu, et de notre Epoux. Implorons son assistance, mes Filles, afin qu'il nous rende dignes de faire quelque
chose qui lai soit agréable, et qui ne soit point mêlé de tant d'imperfections , qui accompagnent toujours nos bonnes œuvres.
Des peines dont Dieu permet que soient accompagnées les faveurs qu'il fait aux aines dans cette sixième demeure; et par quelle manière admirable il les fait cesser.
Des peines de cette sixième demeure > et comment Dieu Les fait cesser.
Je vais donc maintenant , avec l'assistance du Saint-Esprit , parler de cette sixième demeure où Pame , blessée de Pamour de son saint Epoux , recherche , autant que son état le lui peut permettre , la solitude , et fuit tout ce qui est capable de Pen divertir , parce que la joie qu'elle a eue de le voir lui a fait une si forte impression , qu'elle brûle du désir de jouir encore du bonheur de sa présence.
Bien que j'aie Mit que dans cette sorte d'oraison l'on ne voie rien , ni même avec l'imagination , à quoi Ton puisse , à proprement parler , donner le nom de vue , je ne laisse pas d'user de ce terme , ensuite de la comparaison dont je me suis servie pour me faire entendre en quelque sorte. Encore que l'ame soit déjà fort résolue de n'avoir jamais d'autre Epoux , et qu'elle le désire avec ardeur , il veut qu'elle le souhaite davantage , et que ce bonheur, auquel nul autre n'est. comparable , lui coûte plusieurs travaux. Mais quoiqu'en comparaison d'un si grand bien , ces peines et ces travaux ne soient point considérables , il faut néanmoins , mes Filles , pour nous donner la force de les soutenir , que nous ayons sujet de juger par quelques marques , que nous le possédons déjà.
. intérieures et extérieures n'endure -t- on point avant que d'entrer dans cette sixième demeure ? il me semble quelquefois que si l'ame les envisageoit auparavant que de
^ s'y engager , la nature humaine est si foible , qu'il y auroit sujet de craindre qu'elle pût se résoudre à les souffrir , quelque grand que soit l'avantage qu'elle
tn pût tirer. Ce n'est que dans la septième demeure qu'elle est si courageuse que rien ne la sauroit étonner , et qu'elle est préparée à tout pour l'amour de son Seigneur et de son Dieu , parce qu'étant* presque continuellement si proche de lui, elle en tire une force qui la rend capable, par son assistance , de s'élever au-dessus d'elle-même.
Je crois qu'il ne sera pas mal à propos de vous parler de quelques-unes de ces peines que je' sais certainement que Ton endure. Quoiqu'il y ait peut-être quelques âmes que Dieu ne conduit pas par ce chemin , je doute fort qu'il y en ait aucune de celles qui jouissent par intervalles de ces consolations célestes , qui n'éprouvent , d'une manière ou d'une autre , les travaux qui se rencontrent sur la terre. . Je n'avois pas dessein de traiter de ce sujet , mais j'ai pensé depuis que celle* qui se trouvant en cet état s'imaginent que tout est perdu , seront bien aises d'apprendre ce qui se passe dans les ames que Dieu favorise de semblables grâces.
Je ne garderai point d'ordre en ceci ; j'en parlerai seulement selon ce qui se » présentera à ma mémoire , et commencerai par les pins petites de ces peines
qui sont les murmures des personnes avec qui Ton converse d'ordinaire, et même de celles avec qui Ton n'a point de communication et qu'on ne s'imagineroit pas qui pussent jamais penser à nous. Elles disent que 1 on veut passer pour des saintes , que l'on ne se porte à ces excès que pour tromper le monde " et paroître meilleures que les autres quoique plus vertueuses qu'elles , encore qu'elles ne fassent pas tant de grimaces , et que la véritable perfection consiste à vivre selon son état. Mais ce qui est le plus difficile à supporter, c'est que celles qu'elles croient leurs meilleures amies , ne se contentant pas de se retirer d'elles , passent jusqu'à les blâmer ouvertement et à dire qu'il est visible qu'elles sont trompées par le démon , ainsi que telles et telles l'ont été ; qu'elles sont aux autres une pierre d'achopement , et qu'elles trompent leurs Confesseurs. Ces personnes vont même encore pins avant , car elles font de semblables discours aux Confesseurs , et n'oublient rien de tout ce qui peut leur donner de la défiance sur la conduite de ces ames. Je connois une de ces personnes d'oraison qui se vit réduite à appréhender de n'en trouver
aucun qui la voulut confesser, tant on avoit dit de choses contre elle qu'il seroit inutjle de rapporter ; et ce qu'il y a encore de plus fâcheux , c'est que cette peine , au lieu de passer prortiptement , dure quelquefois toute la vie , parce que celles qui font des jugemens si désavantageux de ces ames, ne cessent point de rendre toutes leurs • actions suspectes. Que si vous me dites , mes Filles , qu'il y en a aussi d'autres qui les louent, je vous répondrai que le nombre en est bien petit *en comparaison de celles qui les blâment et qui les condamnent. - Voici une autre peine beaucoup plus sensible à l'ame que celle de ces murmures. C'est que s'étant vue auparavant si misérable et si engagée dans le péché , qu'elle connoît clairement que la seule bonté de Dieu l'en a retirée , ce lui est un tourment insupportable , principalement dans les commencemens , de voir que l'on condamne en elle ce qui est un effet de sa toute- puissance ; mais son déplaisir s'adoucit ensuite par diverses raisons. La première , parce que l'expérience lui apprend que ces personnes se portant avec la même facilité à dire le bien que le mal et lç mal que le bien,
on doit mépriser leur discours. La seconde , parce que Notre - Seigneur lui faisant connoître que tout ce qu'elle a de bon vient de lui , elle ne le considère que comme si elle le voyoit dans une autre personne sans qu'elle y eût aucune part , et ainsi en donne à Dieu toute la gloire. La troisième > parce qu' ayant vu d'autres personnes profiter des grâces qu'elles a reçues de Dieu , elle pense qu'il a voulu leur donner bonne opinion d'elles afin qu'elles en profitent aussi. Et la quatrième , parce que n'ayant devant les yeux que la gloire de son maître sans se soucier de la sienne, elle se trouve délivrée de l'appréhension que les louanges qu'on lui donne ne soient capables de la perdre par la complaisance qu'elle y prendroit , comme il arrive à d'autres. Ainsi elle se soucie très-peu que l'on ait de l'estime pour elle , et désire seulement de pouvoir contribuer à faire donner des louanges à Dieu, sans se mettre en peine du reste.
Ces raisons auxquelles on pourroit en ajouter d'autres , adoucissent la peine que donnent ces louanges , mais non pas de telle sorte qu'il n'en reste toujours quelqu'une , si ce n'est quand on n'y fait
point de réflexion , et l'on en a incomparablement plus de se voir sans sujet es* timée de tout le monde , que d'être blâmée par ces discours désavantageux. Quand l'ame est venue à ce point d'être insensible aux louanges qu'on lui donne, elle se soucie encore moins de ce que l'on dit contre elle. Ces discours, au lieu de la fâcher et de Taffoiblir , la réjouissent et la fortifient par Favanlage qu'elle en reçoit. Elle s'imagine même que ceux qui la traitent si injustement n offensent point Dieu , étant persuadée qu'il le permet pour lui donner moyen d'en profiter. Et à cause qu'elle cdimoît visiblement qu'ils la font avancer dans la verlu , elle conçoit une tendresse particulière pour eux , et croit qu'ils l'aiment plus véritablement que ceux qui disent du bien d'elle.
Lorsqu'on est en cet état, Notre-Seigneur envoie d'ordinaire de grandes maladies ; ce qui me paroît, quand les douleurs sont aiguës, le plus grand tourment extérieur que l'on puisse éprouver sur la terre, à cause qu'elles réduisent l'ame à ne savoir que devenir ; et j'aimerois beaucoup mieux endurer un prompt martyre que ces excessives douleurs.
Mais quand elles arrivent jusqu'à un tel excès elles ne durent pas long-temps , parce que Dieu qui ne permet pas que nous ayons plus de mal que nous n'en pouvons porter, commence par nous donner de la patience. Il ne fait par d'ordinaire sentir si particulièrement son assistance dans d'autres douleurs bien que grandes , et dans des maladies et infirmités de diverses sortes. Je connois une personne qui depuis quarante ans qu'il . a plu à sa divine Majesté de lui faire les grâces dont j'ai parlé , n'a pas passé un seul jour sans avoir de la douleur, et souffrir par son peu de santé en d'autres manières", outre plusieurs grands travaux. Mais elle comptoit cela pour peu lors-? qu'elle considérait que ses péchés lui avoient fait mériter l'enfer. Dieu conduira par d'autres voies les ames qui l'ont moins offensé. Pour moi, je choisirais toujours cèlle de la souffrance, quand il ne s'y rencontrerait d'autre avantage que d'imiter Notre-Seigneur Jésus-Christ , et que je ne saurais pas comme je le sais qu'il y en a beaucoup d'autres. Que si je pouvois représenter dans toute leur étendue la grandeur des travaux intérieurs , ceux-ci paraîtraient bien légers.
Je commencerai par le tourment que c'est d'avoir pour tlionfesseur un homme qui, bien que sage et prudent, n'a point d'expérience de semblables choses. Comme elles sont extraordinaires, il doutera de tout et appréhendera tout , principalement s'il remarque quelque imperfection dans les personnes^ à qui elles arrivent , à cause que s'imaginant que celles à qui Dieu fait de semblables grâces doivent être des Anges , sans considérer que cela est impossible tandis que nous vivons dans un corps mortel ; il les attribue h tentation ou h mélancolie , et je ne m'en étonne pas ni ne saurois condamner ces Confesseurs , parce que le monde étant plein de semblables illusions du démon , et des effets de cette humeur qui remplit l'esprit de tant de vaines images , ils ont raison de s'en défier et d'y prendre garde de bien près. Cependant ces pauvres ames qui appréhendent déjà beaucoup par elles-mêmes , vont à leur Confesseur comme à un juge qui doit décider de ce qui se passe en ellçs ; et voyant qu'il les condamne, elles souffrent une peine qui ne se peut comprendre à moins que de l'avoir éprouvée , principalement si elles ont été fort
imparfaites. Car alors encore que Diet* leur fasse la grâce d être assurées que ces faveurs viennent de lui , elles s'imaginent que pour punition de leurs péchés il permet que le démon les trompe. Comme la manière dont Dieu leur donne cette assurance est toute spirituelle , au lieu que le souvenir de leurs offenses leur est toujours présent, leurs peines recommencent aussitôt qu'elles se voient tomber dans ces fautes et ces imperfections qui sont inévitables en cette vie. Si donc lors même que les Confesseurs les rassurent et adoucissent un peu ces peines elles ne laissent pas de revenir, quel insupportable tourment ne leur est - ce point quand ils augmentent leur craintes , principalement si elles tombent dans des sécheresses qui leur font tellement perdie le souvenir des choses de Dieu qu'il semble qu'elles n'en ayent jamais entendu parler. Mais cette peine quoique si grande, n'est rien en comparaison de celle que - leur donne la pensée qu'elles informent si mal leurs Confesseurs de leur état > qu'elles les trompent; ce qui fait une telle impression sur leur esprit, que quoiqu'elles leur déclarent jusqu'à leurs premiers mouvemens tout cela est inutile >
parce que leur entendement est si obscurci et si incapable deconnoître la vérité, qu'elles se laissent aller à croire ce que leur imagination , qui est alors la maîtresse , leur représente , et toutes les extravagances que le démon leur suggère. Car Dieu lui permet alors de les éprouver, en leur représentant qu'elles sont réprouvées ; et toutes ces choses jointes ensemble, leur causent un tourmenftîntérieur si insupportable , que je ne saurois le comparer qu'à celui que souffrent les damnés , parce que ces ames , dans un si grand trouble se trouvent sans aucune consolation , et qu'au lieu d'en recevoir de leur Confesseur, il semble qu J il s'accorde avec les démons pour les tourmenter encore davantage.
Je sais un Confesseur qui traitant avec une personne qui éprouvoit ce tourïnent , et le trouvant périlleux, il lui ordonnoit de l'avertir quand elle seroit en cet état ; mais il vit que eela étoit inutile , parce qu'elle étoit alors si incapable de tout y que si elle vouloit lire dans un livre écrit même en langue vulgaire, elle y comprenoit aussi peu que si elle n'eût pas connu une lettre. Dans une si grande tempête il n'y a point d'autre remède que d'espércr en la miséricorde de Dieu , qui à l'heure qu'on y pense le moins, la calme en un instant de telle sorte , par une de ses paroles , qu'il ne reste pas dans l'ame le moindre nuage. Ce divin Soleil dissipe «es ténèbres paf sa lumière , la remplit de consolation et de joie , et ainsi , après un combat où tout l'avantage étoit du côté de son ennemi, et dans lequel elle ctoit prête de succomber , elle se trouve victorieuse par l'assistance de ce grand Roi qui a combattu et vaincu pour elle. Elle entre alors dans la connoissance de son néant, et voit clairement que c'est de lui seul qu'elle peut attendre du secours, ' Elle n'a pas besoin pour comprendre cette vérité, de faire des réflexions ; elle ïa connoît par l'expérience qu'elle en a faite. Car encore qu'au milieu de ce tourment elle ne laissât pas d'être en grâce , puisquelle n'auroit voulu pour rien du monde offenser Dieu, elle se trou voit dans un tel obscurcissement qu'il ne lui restoit pas le moindre souvenir d'avoir jamais eu de l'amour ' pour lui, ni qu'il en eût eu pour elle ; les grâces qu'il lui avoit faites et les services qu'elle lui avoit rendus , si elle lui en .
avoit rendus quelques-uns , ne lui paroissoient que des songes , et ses péchés étoient la seule chose qu'elle voyoit si clairement , qu'elle ne pouvoit en douter.
O Jésus mon divin Sauveur , quelle misère est comparable à celle d'une ame qui se trouve abandonnée de la sorte , et quel secours peut - elle tirer des consolations qui se rencontrent sur la terre ! Ne vous imaginez donc pas , mes Sœurs , si vous vous trouvez en cet état , que quand vous auriez tous les avantages que l'on peut avoir dans le monde , ils fussent capables de vous soulager. Ce seroit comme si on les ofïroit aux damnés , parce qu'ils ne feroient qu'augmenter leur peine au lieu de la diminuer , à cause que les choses de la terre n'ont point de rapport avec ces sortes de tourmens.