L'Année liturgique — Le Temps après la Pentecôte (t. 10-15) (page 11)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 10-15, éd. 1911 (OCR) · 70 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

556 La Fête du Sacré-Cœur de Jésus.

admitti jubeas deprecamur, supplici confessione dicentes : Sanctus, Sanctus, Sanctus, etc.

s'unir à leurs voix, afin que nous puissions dire dans une humble confession ; Saint ! Saint ! Saint ! etc.

Afin d'exciter ses enfants aux pensées de réparation et d'amende honorable qui sont dans l'esprit de cette fête, l'Eglise rappelle, au moment de la Communion, le délaissementde l'Homme-Dieu dans les maux immenses qu'il a pris sur lui pour notre amour.

1MPROPERIUM exspectavît cor meum. et miseriam : et sustinui qui simul contristaretur, et non fuit : et qui consolaretur, et Alléluia.

non inveni.

MON cœur a compte sur l'opprobre et sur la douleur. J'ai attendu que quelqu'un me compatît, et nul ne l'a fait ; que quelqu'un me consolât, et je n'ai trouvé personne. Alléluia.

L'Eglise, qui vient de s'unir à l'Epoux dans les Mystères, a compris mieux encore aujourd'hui les leçons du Cœur sacré dans ce rapgrochement ineffable. Elle demande pour ses Is l'humilité profonde qui doit montrer en eux toujours plus, à la face d'un siècle superbe, les vrais disciples de Celui qui fut doux et humble de cœur.

PACiFicis pasti deliciis, et salutaribus Sacramentîs , te supplices exoramus. Domine Deus noster : ut qui mitis es et humilis corde, nos a vitiorum labe purgaiûs, propensius facias

NOURRIS des Mystères qui nous apportent le salut avec les délices de la paix, nous vous supplions, Seigneur notre Dieu, qui êtes doux et humble de cœur, qu'après nous avoir purifiés des taches du pêche, vous

A Sexte.

nous inspiriez une horreur toujours plus grande pour les vanités orgueilleuses du monde. Vous qui vivez et régnez.

a superbis saeculi vanitatibus abhorrere. Qui vivis et régnas.

'Hymne et les trois Psaumes de Sexle se trouvent ci-dessus, page 92.

Ant.

■p T j'ai dit

C'est donc inutilement que j'ai tenu mon cœur dans la droiture, que j'ai lavé mes mains avec les innocents, et que j'ai été flagellé tout le jour.

justificavi Cor meum, et lavi inter innocentes manus meas, et fui flagellatus tota die.

vous direz : Célébrez le Seigneur et invoquez son Nom ; et souvenez-vous que son Nom est au-dessus de tout.

EN ce iour-1

^ T L a établi * ^' 1 paix sur

La

vos

frontières. Il a établi.

f. Et il vous rassasie de la

graisse du froment. * La paix.

Gloire au Père. Il a établi.

f Seigneur , vous avez rompu mes liens.

^. Je vous sacrifierai l'hostie de ma louange.

iCETis in illa die : Confitemini Domino, et invocate Nomen ejus ; et mementote, quoniam excelsum est Nomen ejus.

osuiT * Fines tuospacem. Posuit.

f. Et adipe frumenti satiat te. * Fines.

Gloria Patri. Posuit.

f. Dirupisti, Domine, vincula mea.

^. Tibi sacrificabo hostiam laudis.

558 La Fête du Sacré-Cœur de Jésus.

L'Oraison est la Collecte de la Messe, page 55o.

f 'Hymne et les Psaumes, ci-dessus, page 98.

1 signaculut^i super Cor tuum, ut signaculum super brachium tuum.

Ant.

me un sceau sur votre Cœur, comme un sceau sur votre bras.

QANTATE Domino . quoniam magnifiée it ; annuntiate hoc in universa terra. Exsulta, et lauda, habitatio Sion. quia magnus in medio tui Sanctus Israël.

C' HANTEZ au Seigneur pour les oeuvres magnifiques qu'il a opérées ; annoncez-les à la terre entière. Tressaille et fais retentir tes louanges, ô ville de Sion ; carie Saint d'Israël est grand au milieu de toi.

I-l br

L) Domine, *

Vincula mea. Dirupisti.

f. Tibi sacrificabo hostiam laudis. * Vincula.

Gloria Patri. Dirupisti.

f. Erit Dominus nominatus in signumaeternum.

l'y. Quod non auferetur.

br.

EIGNBUR , vous

_ avez rompu * Mes liens. Seigpeur.

f. Je vous sacrifierai l'hostie de ma louange. * Mes liens.

Gloire au Père. Seigneur.

f. Le Seigneur sera proclame l'étendard éternel

^. Qui ne sera point enlevé.

UOraison, page 55o.

epre

55g

LES Antiennes sont tirées de divers livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Les Psaumes sont les mêmes que ceux de la fête du Très Saint Sacrement. Le Capitule est d'Isaïc, comme tous ceux de ce jour, et se retrouve avec eux dans TEpître de la Messe.

suis doux et humble de Cœur.

moi que je

I. Ant.

ne, quia mitis sum, et humilis Corde.

Psaume cix. Dixit X^ominns, page io5.

-> Ant I '"^î sanctifié ce

■ ^ lieu , pour y

établir mon Nom à jamais;

mes yeux et mon Cœur y

seront attachés dans toute suite des jours.

cum istum. ut sit Nomen meum ibi in sempiternum , et permaneant oculi mei, et Cor meum ibi cunctis diebus.

Psaume ex. Confitebor tibi Domine, io6.

page

3. Ant.

j'ai dit : C'est donc inutilement que j'ai tenu mon Cœur dans la droiture, que j'ai lavé mes mains avec les innocents, et que j'ai été flagellé tout le jour.

Psaume cxv. Credidi, page 33o

ET dixi : sine causa justificavi Cor meum, et lavi inter innocentes manus meas, et fui flae;ellatus tota die.

de la multitude des douleurs qu'a ressenties mon Cœur, vos consolations ont réjoui mon âme.

m u Ititu4. Ant.

dinem dolorum meorum in Corde meo. consolationes tuas laîtificaverunt animam meam.

56 0 La Fête du Sacré-Cœur de Jésus.

Psaume cxxvii. Beati omnes, page 332.

ONE me ut

signacuut

bralutn super Cor tuum signaculum super chium tuum.

Psaume cxlvii. num, page 353.

ECCE Deus . Salvator meus , fiducialiter agam, et non timebo, quia fortitudo mea, et laus mea Dominus , et factus est mihi in salutem. Haurietis aquas in gaudio de fontibus Salvatoris.

0. ANT. ^ comme u n sceau sur votre Cœur, comme un sceau sur votre bras.

Lauda, Jérusalem, Domi. Usai. xii).

VOICI le Dieu mon Sauveur, j'agirai avec confiance et je ne craindrai plus ; car le Seigneur est ma force, il est ma gloire , et il est devenu l'auteur de mon salut. Dans votre allégresse, vous puiserez les eaux jaillissantes aux fontaines du Sauveur.

Chrisîe Redemptor

UCTOR béate sœculi Chrisîe

omnium, Lumen Patris de lumine Deusque verus de Deo.

Amor coegit te tuus

Mortale corpus sumere.

Ut novus Adam redderes

Quod vêtus ille abstulerat :

nie amor almus artifex Terrae, marisque et sideVIN créateur de ce monde, ô Christ Rédempteur de tous, lumière issue de la lumière du Père, vrai Dieu engendré par le vrai Dieu.

Votre amour vous contraignit de prendre un corps mortel , pour nous rendre , nouvel Adam, les dons que l'ancien nous avait dérobés.

Cet amour puissant qui créa la terre, la mer et les cieux, fut emu de compassion pour la faute de nos premiers

l

A Vêpres.

56i

parents, il se dévoua pour briser nos chaînes.

Qu'elle demeure donc toujours dans votre Cœur, cette puissance d'un si noble amour ; que ce Cœur soit toujours la fontaine où les âmes aillent puiser la grâce du pardon.

C'est pour cela que ce Cœur fut percé de la lance, qu'il fut traversé par une blessure sacrée , afin que nous fussions lavés de nos souillures par l'eau et le sang qui en jaillirent.

Gloire soit au Père, et au Fils , et à l'Esprit-Saint , dont la puissance, la gloire et la royauté demeurent à jamais.

Amen.

t \70us puiserez en alV légresse les eau.x jaillissantes

^. Aux fontaines du Sauveur.

Errata patrum miserans, Et nostra rumpens vincula.

.NonCordediscedat tuo Vis illa amoris inclyti Hoc fonte gantes hauriant Remissionis gratiam.

Percussum ad hoc est

lancea, Passumque ad hoc est

vulnera, Ut nos lavaret sordibus Unda fluente et sanguine.

Decus Parenti etFilio,

Sanctoque sit Spiritui :

Quibus potestas, gloria,

Regnumque in omne est

sîeculum.

Amen.

f TT^u^'^^'S aquas il in gaudio.

R). De fontibus SalvatoANTiENNE DE Magnificat

TETANT venus à Jésu

et

rompirent point les jambes ; mais un des soldats lui ouvrit le côté avec une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau.

D Jesura autem cum venissent , ut viderunt eum mortuum, non fregerunt ejus crura ; sed unus militum lancea latus ejus aperuit, et continue exivit sanguis et aqua.

562 J^e Temps après la Pentecôte.

Le Cantique Magnificat, page 114. L'Oraison, page 35o.

Nous réunissons ici à l'Hymne des Vêpres celles des Matines et des Laudes, qui sont également fort belles et très profondes de doctrine.

EN Ut superbacriminum Et sseva nostrorum cohors Cor sauciavit innocens Merentis haud taie Dei.

Vibrantis hastam militis Peccata nostra dirigunt, Ferrumque dirae cuspidis Mortale crimen acuit.

Ex Corde scisso Ecclesia Christo jugata nascitur : Hoc ostium arcae in latere est Genti ad salutem positum.

Ex hoc perennis gratia, Ceu septiformis fluvius: Stolas ut illic sordidas Lavemus Agni in sanguine.

pvANS leur orgueil , dans i-/ leur cruauté, nos crimes se sont réunis ; ils ont blessé le Cœur d'un Dieu, ce Cœur innocent digne d'un tout autre sort.

Nos péchés dirigeaient la lance du soldat qui le transperça : le crime qui donne la mort avait aiguisé la pointe de ce fer cruel.

Appelée aux honneurs d'E- pouse, l'Eglise est née de la blessure du Cœur du Christ. Cette blessure est la porte qui s'ouvrait au flanc de l'arche où le genre humain devait trouver le salut.

Comme un fleuve à sept courants, la grâce jaillit sans cesse de ce Cœur; et nous pouvons purifier dans le sang de l'Agneau toutes les souillures de nos vêtements.

La Fête du Sacré-Cœur de Jésus. 563

Quelle honte de retourner au péché qui déchire ce noble Cœur! allumons plutôt dans nos cœurs la flamme d'amour qui le consume.

Faites-nous cette grâce, ô Christ ! ô Père ! ô EspritSaint ! vous dont la puissance, la gloire et la royauté demeurent à jamais.

Amen.

Turpe est redire ad crimina, Quas Cor bealum lacèrent : Sed aemulemur cordibus Flammas amoris indices.

Hoc, Christe, nobis, hoc, Pater, Hoc, Sancte, dona, Spiritus : Quibus potestas, gloria, Regnumque in omne est saeculum. Amen.

CŒUR sacré, vous êtes l'arche qui contient la loi, non la loi de l'antique servitude, mais la loi de grâce, de pardon et de miséricorde.

Cœur sacré, vous êtes le sanctuaire très pur de la nouvelle alliance, le temple nouveau plus saint que l'ancien temple, le voile dont la rupture nous fut plus utile que celle de l'ancien voile.

Votre charité supporta la blessure que vous fit le coup de la lance ; alors la blessure de l'amour invisible apparut à nos regards et à nos adorations.

En ce Cœur, symbole d'amour, le Christ prêtre offrit,

COR arca legem continens. Non servitutis veteris, Sed gratis, sed venicB, Sed et misericordiîe.

Cor sanctuarium novi Intemeratum fœderis, Templum vetusto sanctius, Velumque scissum utilius.

Te vulneratum caritas Ictu patenti voluit, Amoris invisibilis Ut veneremur vulnera.

Hoc sub amoris symbole

564 ^^ Temps après la Pentecôte.

Passus cruenta et mystica, Utrumque sacrificium Christus sacerdos obtulit.

Quis non amantem redamet ? Quis non redemptus diligat, Et Corde in isto seligat ^terna tabernacula ?

Decus Parenti et Filio, Sanctoque sit Spiritui : Quibus potestas. gloria, Regnumque in omne est

saeculum. Amen.

par la souffrance, le double Sacrifice, sanglant et mystique.

Qui n'aimerait celui qui aime ? Quel racheté n'aimerait son Rédempteur? Qui refuserait d'établir dans ce Cœur sa demeure pour l'éternité ?

Gloire soit au Père, et au Fils, et à l'Esprit-Saint, dont la puissance, la gloire et la royauté demeurent à jamais.

Amen,

EST aujourd'hui qu'a lieu la seconde Procession du Saint-Sacremeni dans la plupart des églises de France, de même que la première s'était célébrée au Dimanche précédent. La coutume est aussi dans plusieurs lieux de chanter en ce même jour, avec mémoire du Dimanche, la Messe solennelle du SacréCœur, à laquelle beaucoup de fidèles ne pourraient assister le jour même de la fête. Nous terminerons donc ce volume, en y insérant la Messe du III« Dimanche après la Pentecôte, qui se rattache encore pour ces raisons aux fêtes que nous venons de par* courir. La Messe du Sacré-Cœur se trouve ci-dessus, pa^e 548 ; dans les églises où elle se chante aujourd'hui, on ajoutera, comme Mémoire, les Oraisons ci-dessous du Dimanche.

566 Le Trois Dimanche après la Pentecôte.

L'ame fidèle a vu se clore dans la sainte Liturgie la succession des mystères du Sauveur. L'Esprit-Saint est descendu pour la soutenir dans cette autre partie de la carrière, où ne se déroulera plus devant elle que la féconde simplicité de la vie chrétienne. Il l'instruit et la forme sur les données du Maître divin remonté dans les cieux. Et d'abord il lui montre à prier. Car la prière, disait le Seigneur, doit être de tous les jours et de tous les instants i ; et cependant, nous ne savons ni ce qu'il faut demander, ni comment il convient de le faire. Mais Celui-là le sait, qui aide notre faiblssee, et demande en nous et pour nous par des gémissements inénarrables 2,

La prière donc , appuyée sur l'humble repentir des fautes passées et la confiance dans les miséricordes infinies, respire dans l'Introït et toute cette Messe du Ille Dimanche après la Pentecôte, le premier qui se présente à nous en dehors des fêtes et dans toute la simplicité de l'Office du Temps.

RESPICE in me, et mi^ serere mei, Domine, quoniam unicus et pauper sum ego : vide humilitatem meam. et laborem meum : et dimitte omnia peccata mea, Deus meus.

REGARDEZ- MOI d'un œil favorable et ayez pitié de moi, Seigneur, parce que je suis pauvre et délaissé; voyez mon humiliation et ma peine : pardonnez-moi tous mes péchés, ô mon Dieu.

i. Luc. xvni, I. — 2. Rom. VIII, 26.

A la Messe.

Ps. Vers vous, Seigneur, j'ai levé mon âme : mon Dieu, j'ai confiance en vous, je n'aurai point à rougir. Gloire au Père. Regardez-moi.

Ps. Ad te, Domine, levavi animam meam : Deus meus, in te confido, non erubescam. Gloria Patri. Respice.

PROTECTEUR dc ceux qui espèrent en vous, ô Dieu, sans qui rien n'est solide. rien n'est saint : multipliez sur nous les effets de votre miséricorde ; afin que, sous votre loi et votre conduite, nous puissions traverser les biens du temps sans perdre ceux de l'éternité. Par JésusChrist notre Seigneur.

PROTECTOR m te sperantium, Deus. sine quo nihil est validum, nihil sanctum : multiplica super nos misericordiam tuam ; ut, te rectore, te duce, sic transeamus per bona temporalia, ut non amittamus asterna. Per Dominum nostrum Jesum Christum.

plaît, Seigneur, de tous les périls de l'âme et du corps; et vous laissant fléchir par l'intercession de la bienheureuse et glorieuse Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, du bienheureux Joseph, de vos bienheureux Apôtres Pierre et Paul, du bienheureux N. {on nomme ici le Saint titulaire de l'église) et de tous les Saints, accordez-nous dans votre bonté le salut et la paix, afin que toutes les erreurs et les adversités étant écartées, votre Eglise vous serve dans une liberté tranquille.

ACUNCTIS nos, quaesumus Domine, mentis et corporis défende periculis : et intercedente beata et gloriosa semper Virgine Dei Génitrice Maria, cum beato Joseph, beatis Apostolis tuis Petro et Paulo, atque beato A^. et omnibus Sanctis, salutem nobis tribue benignus etpacem ; ut destructis adversitatibus et erroribus universis, Ecclesia tua secura tibi serviat libertate.

568 Le Trois. Dimanche après la Pentecôte.

Le Prêtre ajoute une troisième Collecte, à son choix.

Lectio Epistolae beati Pétri Aposioli. I, Cap. v.

GARISSIMI, Humiliamini sub potenli manu Dei, ut vos exaltet in tempore visitationis : omnem soUicitudinem vestram projicientes in eum, quoniam ipsi cura est de vobis. Sobrii estote, et vigllate : quia adversarius vester diabolus tamquam leo rugiens circuit, quaerens quem devoret : cui resistite fortes in fide : scientes eamdcm passionem ei, qaaî in raiindo est, vestrae fraternitati fieri. Deus autem omnis gratis?, qui vocavit nos in a?ternam suam gloriam in Christo Jesu. modicura passos Ipse perficiet, confirmabit, solidabitque. Ipsi g'.oria, et imperium in sjecula sxculorum. A- men.

Lecture de TEpître du bienheureux Pierre, Apôtre. I, Chap. V.

MES bien-aimés, humiliezvous sous la puissante main de Dieu, pour qu'il vous exalte au temps de sa visite. Jetez en lui toutes vos sollicitudes, parce que lui-même prend soin de vous. Soyez sobres et vigilants ; car votre adversaire le diable tourne autour de vous comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer. Résistez-lui forts dans la foi, sachant que les mêmes épreuves arrivent à vos frères qui sont dans le monde. Mais ie Dieu de toute grâce qui nous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ Jésus, après un peu de souffrance, vous redressera lui-même pour jamais dans sa stabilité inébranlable. A lui la gloire et l'empire dans les siècles des siècles. Amen.

LES misères de cette vie sont l'épreuve que Dieu fait subir à ses soldats, pour les juger et les classer dans l'autre selon leur valeur. Aussi, tous, en ce monde, ont leur part de soutfrances. Le concours est ouvert, le combat engagé ; l'Arbitre des jeux regarde

A la Messe.

56g

et compare : bientôt il prononcera sur les mérites divers des combattants, et les appellera du labeur de l'aràne au repos du trône où il siège lui-même. Heureux alors ceux qui, reconnaissant la main de Dieu dans l'épreuve, se seront abaissés sous cette main puissante avec amour et confiance ! Contre ces âmes fortes dans la foi, le lion rugissant n'aura pu prévaloir. Sobres et vigilantes dans cette carrière de leur pèlerinage, sans se poser en victimes, sachant bien que tout souffre ici-bas, elles auront uni joyeusement leurs souffrances à celles du Christ, et elles tressailliront dans la manifestation éternelle de sa gloire qui sera aussi leur partage pour les siècles sans fin.

Le Graduel continue d'exciter la confiance de l'âme fidèle. Qu'elle jette tout souci dans le sein du Seigneur ; ne l'a-t-il pas toujours exaucée dans ses besoins pressants? Il la vengera, au jour marqué, de tous ses ennemis.

JETTE tes pensées dans le Seigneur, et lui-même te nourrira.

j^. Lorsque je criais au Seigneur, il a exaucé ma voix contre ceux qui m'assiègent.

Alléluia, alléluia.

f. Le Dieu juste juge est fort et patient : sa colère éclate-t-eUe donc tous les jours? AUeluia.

JACTA cogitatum tuum in Domino • et ipse te enutriet.

y. Dum clamarem ad Dominura, exaudivit vocem meam ab his qui appropinquant mihi.

AUeluia, alléluia.

fr. Deus judex justus, fortis et patiens, numquid irascitur per singulos dies ? AUeluia.

70 Le Trois. Dimanche après la Pentecôte.

Sequentia sancti Evan:iii secundum Lucam.

s;

IN illo tempore : Erant appropinquantes ad Jesum publicani , et peccatores, ut audirent lUum. Et murmurabant Pharisaei, et Scribae. dicentes : Quia hic peccatores recipit. et manducat cum illis. Et ait ad illos parabolam istara, dicens : Quis ex vobis homo, qui habet centum oves, et si perdiderit unam ex illis, nonne dimittit nonaginta novem in deserto et vadit ad illam quae perierat, donec inveniat eam ? Et cum invenerit eam, imponit in humeros suos gaudens : et veniens domum, convocat amicos, et vicinos, dicens illis : Congratulamini mihi , quia inveni ovem meam quae perierat. Dico vobis quod ita gaudium erit in ccelo super uno peccatore pœnitentiam agente, quam super nonaginta novem justis, qui non indigent pœnitentia. Aut quas mulier habens drachmas decem, si perdiderit drachmam unam .

La suite du saint Evangile selon saint Luc. Chap. xv.

EN ce temps-là. les publicains et les pécheurs s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Or les Pharisiens et les Scribes en murmuraient, disant : Cet homme reçoit les pécheurs et mange avec eu.x. Et il leur dit cette parabole : Quel est Ihomme d'entre vous qui, ayant cent brebis et venant à perdre l'une d'entre elles, ne laisse pas les quatre-vingt-dix-neuf dans le désert, pour aller à celle qui sest perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ? Et lorsqu'il l'a trouvée, il la met plein de joie sur ses épaules; et venant chez lui, il convoque ses amis et voisins, leur disant : Réjouissez-vous avec moi, parce que j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. Je vous dis que de même il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur faisant pénitence, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de pénitence. Ou quelle est la femme qui, ayant dix drachmes et venant à en perdre une, n'allume pas sa lampe, balayant la maison et cherchant avec grand soin, jusqu'à ce

A la Messe.

qu'elle la retrouve ? Et lorsqu'elle l'a trouvée, elle convoque ses amies et ses voisines, disant : Réjouissez-vous avec moi, parce que j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. Ainsi, je vous le dis, sera la joie dans l'assemblée des Anges de Dieu pour un seul pécheur faisant pénitence.

nonne accendit lucernam. et everrit domum, et quserif diligenter, donec inveniat ? Et cum invenerit. convocat amicas et vicinas, dicens : Congratulamini mihi , quia inveni drachmara quam perdideram. Ita dico vobis, gaudium erit coram Angelis Dei super uno peccatore pœnitentiam agente.

CETTE parabole de la brebis rapportée au bercail sur les épaules du Pasteur était chère aux premiers chrétiens ; on la rencontre partout dans les monuments figurés des premiers siècles. En même temps "qu'elle continue d'affermir notre confiance dans la miséricorde infinie, elle nous rappelle ineffablement le Seigneur Jésus qui naguère rentrait triomphalement dans les cieux, portant avec lui l'humanité perdue et reconquise. « Car quel est ce Pasteur de notre parabole, s'écrie saint Ambroise, sinon le Christ qui te porte en son corps et a pris sur lui tes péchés ? Cette brebis est une par le genre, non par le nombre. Riche Pasteur, dont nous tous formons la centième partie du troupeau ! Car il a les Anges, il a les Archanges, les Dominations, les Puissances, les'^Trônes, et le reste, innombrables troupeaux qu'il a laissés sur les montagnes, pour courir après la brebis perdue ^. » Mais c'est à saint Grégoire que l'Eglise deI. Ambr. in Luc. vu.

5^2 Le Trois. Dimanche après la Pentecôte.

mandait aujourd'hui, dans l'Office de la nuit, le commentaire de l'Evangile; la suite de l'Homélie qu'elle lui emprunte complète l'enseignement, par l'explication de la parabole de la femme et des dix drachmes. « Celui qui est signifié par le Pasteur, » dit saint Grégoire le Grand, « l'est aussi par la « femme. Car il est Dieu, et il est la Sagesse

0 de Dieu. Et parce que l'image du prince

« est requise sur la drachme, la femme (mu« lier) ' a perdu sa drachme, lorsque l'homme, « créé à l'image de Dieu, s'est éloigné par le « péché de la'ressemblance de son Créateur. « Mais la femme allume sa lampe, la divine « Sagesse apparaît dans l'humanité. Lampe « en effet dit lumière dans un vase d'argile; h et la lumière dans l'argile, c'est la divinité « dans la chair. De cette argile de son corps, (( la Sagesse dit elle-même : Maforceaséché « comme l'argile-. Car de même que l'argile « durcit au feu, sa force a séché comme « l'argile, parce qu'elle a affermi pour la « gloiVe de la résurrection, dans le creuset « t3es souffrances, la chair qu'elle avait prise. « Ayant donc retrouvé la drachme perdue, « elle convoque ses amies et ses voisines ,

I. C'est aussi l'interprétation du Vénérable Bède et de saint Cyrille d'Alexandrie sur ce passage de saint Luc ; millier, Sjjc»V/?/ia. Saint Augustin s'exprime de même dans ses Enarrations sur les "Psaumes : voir au verset 24 du Ps. cni, Omnia in Sjpientia fecisti ; de même, Ps. cxxxvni, v. i i : u Sapientia Dei perdiderat drachmam... El quid fecit mulier sapiens ? Accendit lucernam. Et nox illuminatio in Jeliciis meis. Deliciaf nostrae Christus. » Avant eux tous, saint Méliton, aumot mulier. — 2. Psalm. xxi, 16.

A la Messe.

c disant : Réjouissez-vous avec moi^ car j'ai « retrouvé la drachme que f avais perdue. « Quelles sont ces amies, sinon les célestes « Puissances, d'autant plus voisines de la « Sagesse éternelle, qu'elles s'en approchent « dans la gloire d'une vision sans fin? Mais <i nous ne devons pas négliger de rechercher « pourquoi cette femme, qui figure l'éter« nelle Sagesse, a dix drachmes, dont elle « retrouve l'une, après l'aA'oir perdue. Il « faut donc savoir que le Seigneur a créé, « pour le connaître éternellement, la nature « des anges et des hommes, et qu'il a fait « cette double nature à son image. La femme {( en conséquence eut dix drachmes ; car jzew/ « est le cniffre des chœurs des anges, et « l'homme fut créé dixième pour parmi re le « nombre des élus ; séparé de son Créateur, « il ne fut point perdu sans retour, parce « que la divine Sagesse, revêtant chair, fit « briller à ses yeux sa douce lumière à tra« vers l'argile ' . »

L'Offertoire est un épanchement de reconnaissance et d'amour pour le Dieu qui habite en Sion : il n'abandonne point ceux qui le cherchent, il n'a point oublié la prière du pauvre.

QUE tous ceux qui connaissent votre Nom espèrent en vous, ô Seigneur ; car vous n'abandonnez point ceux qui vous cherchent.

SPEREXT in te omnes. qui noverunt Nonien tuum , Domine : quoniam non derelinquis quœrentes te : psallite

;. Greg. Hom. XXXIV in Evangelia.

5j4 ^^ Trois. Dimanche après la Pentecôte.

Domino, qui habitat ia Sion, quoniam non est oblitus orationem pauperum.

Chantez au Seigneur qui

habite en Sion ; car il n'a

point oublié la prière des pauvres.

RESPICE, Domine, munera supplicantis Ecclesiae : et saluti credentium perpétua sanctîficatione sumenda concède. Per Dominum nostrum Jesum Christum.

REGARDEZ favorablement, Seigneur , les dons de l'Eglise qui vous prie ; et accordez-lui, pour le salut des croyants, l'aliment de l'éternelie sanctification. Par Jésus-Christ notre Seigneur.

EXAUDI nos, Deus Salutaris noster: ut per hujus Sacramenti virtutem, a cunctis nos mentis et corporishostibus tuearis, gratiam tribuens in praesenti, et gloriam in future.

CXAUCEZ-NOUS, ô Dieu •C notre Sauveur, et par la vertu de ce Sacrement, défendez-nous de tous les ennemis de l'âme et du corps, nous accordant votre grâce en cette vie et votre gloire en l'autre.

Le Prêtre ajoute une troisième Secrète, à son choix.

L'Antienne de la Communion rappelle, non sans mystère, le miséricordieux enseignement de" l'Evangile du jour, au moment où la Sagesse éternelle rentre pleinement en possession de la drachme perdue, dans le banquet préparé par elle-même au prodigue repentant.

Dico vobis : gaudium est Angelis Dei super uno peccatore pœnitentiam agente.

JE vous le dis : il y a de la joie chez les Anges de Dieu pour un pécheur faisant pénitence.

A Vêpres.

OUE VOS saints Mystères reçus par nous, Seigneur, nous vivifient , et nous préparent dans la pureté pour la miséricorde éternelle. Par Jésus-Christ notre Seigneur.

SANCTA tua nos, Do' mine, sumpta vivificent ; et misericordiae sempiterna? praeparent expiatos. Par Dominum.

UE l'oblation du divin Sacrifice nous purifie et nous protège. Seigneur, nous vous en supplions : et, par l'intercession de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, du bienheureux Joseph, de vos bienheureux Apôtres Pierre et Paul, du bienheureux iV. et de tous les Saints, qu'elle soit pour nous l'expiation de tous nos péchés, et la délivrance de toute adversité.

Le Prêtre ajoute une troisième Postcommunion, à son choix.

UNDET et muniat nos, quaesumus Domine, divini Sacramentimunus oblatum ; et intercedente beata Virgine Dei Génitrice Maria, cum beato Joseph, beatis Apostolis tuis Petro et Paulo, atque beato N. et omnibus Sanctis , a cunctis nos reddat perversitatibus expiatos, et adversitatibus expeditos.

ES Psaumes, le Capitule. l'Hymne et le ' Verset ci-dessus, pages io5-i 14.

ANTIENNE DE Magnificat.

QUELLE est la femme qui, ayant dix drachmes, et venant à en perdre une, n'allume pas sa lampe, balayant

QU.E mulier habens drachmas decem, et si perdiderit drachmam unam, nonne accendit

5^6 Le Temps après la Pentecôte.

lucernam, et everrit domum, et quaerit diligenter donec inveniat ?

PROTECTORin te sperantium Deus, sine quo nihil est validum, nihil sanctum : raultiplica super nos misericordiam tuam ; ut. terectore,te duce, sic transeamus per bona temporalia, ut non amittamusaeterna. Per Dominum nostrum Jesum Christum. Amen.

la maison et cherchant avec grand soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?

PROTECTEUR de ceux quï espèrent en vous, ô Dieu, sans qui rien n'est solide, rien n'est saint : multipliez sur nous les effets de votre miséricorde ; afin que, sous votre loi et votre conduite, nous puissions traverser les biens du temps sans perdre ceux de l'éternité. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

EN hommage au Sacré-Cœur de Jésus, dont la fête illumine encore pour ainsi dire le ciel de la sainte Eglise, nous emprunterons quelques strophes "de la Séquence composée en son honneur par le Bienheureux Jean Eudes, et revêtue de l'approbation du SaintSiège pour le Propre de sa Congrégation.

GAUDEAMUS exsultantes, Cordis Jesu personantes Divina prœconia.

Cor beatum summi Régis, Cor et vitam novae legis, Omnes linguae concinant.

Cor mirandura demptoris

Redes chants

les divines

ouanges du Cœur de Jésus.

d'allégresse les divines

Cœur bienheureux du Roi suprême. Cœur et vie de la loi nouvelle, que toute langue le célèbre.

Cœur admirable du Rédempteur, il réunit la terre

Le Trois. Dimanche après la Pentecôte. Sjj

aux cieux , miroir d'unité.

. Digne trône de la Trinité,

f)lénitude de divinité, c'est e miracle de l'amour.

C'est l'évangile de l'amour, l'embrasement des cœurs purs, pour Dieu sa gloire immense.

Nectar du ciel qui donne la vie, manne déifiante du cœur, son amour et sa joie.

Défense de la tribu sainte, guide bienveillant , guidez nos cœurs.

Source de tendresse éternelle, ardente fournaise de charité, dévorez les cœurs de vos flammes.

Vous êtes la maison d'or de l'amour, la tour enflammée de ceux qui aiment, la loi de feu de notre assemblée, le réservoir inépuisable de la grâce.

Cœur, trésor de sainteté, abîme de l'humilité, trône de la volonté de Dieu et centre de sa clémence 1

Paradis pour les bienheureux, consolateur des affligés, paix et salut des pécheurs, Cœur qui pour tous êtes toute chose 1

Coadunans terram cœlis, Unitatis spéculum.

Digna sedes Trinitatis, Plénitude Deitatis, Amoris miraculum.

Amoris evangelium, Puri cordis incendium, Magna Dei gloria.

Cœli nectar vivificans, Cordis manna deificans, Amor et Isetitia.

Cleri sacri praesidium, Rector bénigne cordium, Nostra rege pectora.

Fons aeternae pietatis, Ardens fornax caritatis. Corda flammis dévora.

Domus amoris aurea, Turris amantum flammea, Cœtus nostri lex ignea, Fons perennis gratias.

Cor, thésaurus sanctitatis, Abyssus humilitatis, Thronus Dei voluntatis, Et centrum clementiae.

Paradisus beatorum, Consolator afflictorum , Pax, et salus peccatorum, Cor omnibus omnia.

5 7 8 Le Temps après la Pentecôte.

O Cor ! summa beni0 Coeur , bonté souvegnitas,

raine, munificence immense,

Immensa liberalitas,

charité incompréhensible, du cœur vraie félicité, montrezIncomprehensa caritas ,

Cordisvera félicitas,

vou« tel à ceux qui prient.

Cor esto supplicibu3.

Fac nos, Jesu, flammesFaites, ô Jésus, que dans

centem

nos mœurs devenue? saintes

Cordis tui caritatem,

nous imitions de votre Cœur

Et divinam pietatem.

la charité de flamme , la

Summam quoque sanctidivine piété, la sainteté soutatem

veraine.

Sanctis sequi moribus.

O beata Trinitas,

Bienheureuse Trinité, du

Cordis Jesu caritas.

Cœur de Jésus l'amour, qu'à

Immensae clemeutiae

l'immensité de votre cléImmensae sint gratiae,

mence soient rendues grâces

Immensa sit gloria,

immenses, qu'immense aussi

Amendicant omnia.

soit votre gloire, que toute créature dise Amen à nos vœux !

Amen. Alléluia.

Amen. Alléluia.

Enfin, terminant ce volume comme nous

l'avons commencé, à la gloire de la Trinité

souveraine, il convient de placer ici le Répons

que la sainte Liturgie ramènera désormais

chaque Dimanche jusqu'à l'Avent dans l'Office de la nuit. Nous le ferons suivre de l'antique acclamation dont la date remonte au delà ae l'âge delapaix vers les temps apostoliques.

et que redisent encore les Eglises de l'Orient

et la famille bénédictine.

A r\uo Seraphim

*^- U clamabant alft r^EUX Séraphins cri' LJ aient l'un à l'autreler ad alterum : * Sanc* Saint, Saint, Saint le SeiLe Trois. Dimanche après la Pentecôte. 5jg

gneur, le Dieu des armées ;

tus, Sanctus , Sanctus,

* Toute la terre est remplie

Dominus Deus Sabaoth :

de sa gloire.

* Plena est omnis terra gloria ejus.

f. II y en a trois au ciel

f. Très sunt qui testiqui rendent témoignag^e : le Père, le Verbe et le baintmonium dant in cœlo.

Pater, Verbum, et SpiriEsprit ; et ces trois sont une

tus Sanctus : et hi très

même chose.

unum sunt.

* Saint . Saint , Saint le

* Sanctus , Sanctus ,

Seigneur, le Dieu des armées.

Sanctus Dominus Deus

Gloire au Père , et au

Sabaoth.

Fils, et au Saint-Esprit.

Gloria Patri, et Filio,

* Toute la terre est remet Spiritui Sancto. * Plena est omnis terplie de sa gloire.

ra gloria ejus.

A VOUS convient la louiy ange, à vous nos chants.

>-r- E decet laus, j Te decet hymnus,

à vous la gloire. Dieu Père

Tibi gloria Deo Patri,

et Fils avec le Saint-Esprit,

Et Filio cum Sancto

dans les siècles des siècles.

Spiritu,

Amen.

In saecula saeculorum. Amen.

I. S. P. Benedictus. Re£

'. cap. XI. Ex Constitut.

Apost. VII, 48.

E chrétien dès son réveil s'unira à la sainte Eglise qui, chaque jour, salue le retour de la lumière en empruntant ces paroles du Roi-Prophète :

ODiEU, ô mon Dieu, je veille vers vous dès le point du jour.

EUS, Deus meus, ad te de luce vigile.

2 Le 'lèmps après la Pentecôte.

Le moment étant venu de faire la Prière du matin, il pourra puiser en cette manière, dans les prières de l'Eglise elle-même, la forme de ses sentiments.

D'abord la louange et l'adoration à la très sainte Trinité.

'■•D trem et Filium, cura Sancto Spiritu ;

^. Laudemus et superexaltemus eum in saecula.

f. Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto ;

B^ Sicut erat in principio,et nunc et semper, et in sascula sœculorum. Amen.

ÉNissoNS le Père, le Fils et le SaintEsprit;

^. Louons-le et exaltons-le dans tous les siècles.

f. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit;

Rj. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Âmen.

Puis la louange à Jésus-Christ, notre Sauveur :

'■/\ Christe, et benedicimus tibi ;

ç. Quia per sanctam

crucem tuam redemisti

mundum.

* KJ ous vous adorons, '^'IN ô Christ, et nous vous bénissons;

^. De ce que, par votre sainte croix, vous avez racheté le monde

Ensuite, l'invocation au Saint-Esprit :

VEM, Sancte Spiritus, reple tuorum corda fidelium, et tui amoris in eis ignem accende.

VENEZ, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles, et allumez en eux le feu de votre amour.

Prière du Matin,

Après ces actes fondamentaux, on récitera l'Oraison Dominicale, la Salutation Angélique, le Symbole de la foi et les formules qui suivent, s'appliquant à entrer dans les pensées spéciales à cette partie de l'année en la manière développée au précédent volume.

OTRE Père qui êtes aux

cieux, que votre Nom soit sanctifié ; que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien ; pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; et ne nous laissez pas succomber à la tentation ; mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il '

JE vous salue, Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il !

PATER noster qui es in cœlis, sanctificetur Nomen tuum : adveniat regnum tuum : fiât voluntas tua sicut in ccelo et in terra.

Panem nostrum quotidianum da nobis hodie : et dimitte nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris : et ne nos inducas in tentationem : sed libéra nos a malo. Amen.

AVE Maria, gratia plena : Dominus tecum; benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui, Jésus.

Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis peccatoribus, nunc et in hora mortis nostrae. Amen.

E crois en Dieu

le Père

J tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.

Cre: tr

PaREDO in Deum, rem omnipotentem, creatorem cœli et terrœ.

Et in Jesum Christum, Filium ejus unicum, Dominum nostrum : qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus et sepultus : descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis : ascendit ad cœlos, sedet aJ dexterara Dei Patris omnipotentis : inde venturus est judicare vivos et mortuos.

Credo in S p i r i t u m Sanctum, sanctam Ecclesiam catholicam, Sanctorum communionem, remissionem peccatorum, Garnis resurrectionem, vitam aeternam. Amen.

Et en Jésus-Christ, son Fils unique notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli ; est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts ; est monté aux cieux, et est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant; d'où il viendra juger les vivants et les morts.

Je crois au Saint-Esprit, la sainte Eglise catholique, la communion des Saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair, la vie éternelle. Amen.

SPLENDOR Paternae gloriîe. De luce lucem proferens, Lux lucis, et fons luminis, Diem dies illuminans.

Verusque sol illaberc, Micans nitore perpeti : Jubarque Sancti Spiritus Infunde nostris sensibus.

Vo'is vocemus et Patrem, Patrem perennis glorias, PalrcHi potentis gratiae,

Vous qui êtes la splendeur de la gloire du Père, qui jaillissez lumière de Celui qui est lumière, source de toute clarté, vous êtes le jour qui illuminez ce jour.

Soleil véritable, qui brillez d'un éternel éclat, lancez vos rayons sur nous, répandez dans nos âmes la splendeur

de l'Esprit-Saint.

Faites-nous invoquer ardemment le Père, celui qui est Père de l'éternelle gloire, Père de la grâce puissante ;

Prière du Matin.

qu'il daigne chasser loin de nous le péché et ses attraits.

Qu'il donne l'énergie à nos actes, qu'il brise la dent de l'envieux serpent, qu'il nous soutienne dans les heures pénibles, qu'il nous donne Lj3 grâce pour agir.

Qu'il gouverne et dirige notre âme dans un corps chaste et fidèle; que la foi soit ardente en nous, qu'elle ignore le poison du mensonge.

Que le Christ soit notre nourriture, que la foi soit notre breuvage, que la sage ivresse de l'Esprit -Saint produise en nous une douce allégresse.

Que ce jour s'écoule dans la joie ; la pureté sera son aurore, la foi son raidi ; que pour notre âme il n'ait point de couchant.

L'aurore s'avance dans le ciel : daigne briller à nos veux comme elle le Père, le Fils tout entier dans le Père, et le Père tout entier dans son Verbe.

Gloire à Dieu le Père, gloire à son Fils unique, gloire à l'Esprit consolateur, maintenant et toujours. Amen.

Culpam releget lubricam.

Confirme! actus strenuos.

Dentés retundat invidi :

Casus secundet asperos,

Donet gerendi gratiam.

Mentem gubernet et regat, Casto, fideli corpore; Fides calore ferveat, Fraudis venena nesciat.

Christusque nobis sit cibus, Potusque noster sit fides: Laeti bibamus sobriam Ebrietatem Spiritus.

Léetus dies hic transeat, Pudor sit ut diluculum, Fides velut meridies, Crepusculum mens nesciat.

Aurora cursus provehit, Aurora totus prodeat, In Pâtre totus Filius, Et totus in V^erbo Pater.

Deo Patri sit gloria, Ejusque soli Filio, Cum Spiritu Paraclito, Et nunc, et in perpetuum. Amen.

CONFITEOR Deo omnipotent!, beats Maria semper Virgini , beato Michaeli Archangelo. beato Jchanni Baptistae, sanctis Apostolis Petro et Paulo , et omnibus Sanctis , quia peccavi nimis, cogitatione, verbo et opère : mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa.

Ideo precor beatam Mariam semper Virginem, beatum Michaelem Archangelum , beatum Johannem Baptistam , sanctos Apostolos Petrura et Paulum, et oranes Sanctos, orare pro me ad Dominum Deum nostrum.

MISEREATUR nostri omnipotens Deus, et dimissis peccatis nostris, perducat nos ad vitam œternam. Amen.

Indulgentiam, absolutionem et reraissionem peccatorum nostrorum tribuat nobis omnipotens et misericors Dominus. Amen.

JE confesse à Dieu toutpuissant , à la bienheureuse Marie toujours Vierge, à saint Michel Archange, à saint Jean-Baptiste , aux Apôtres saint Pierre et saint Paul, et à tous les Saints, que j'ai beaucoup péché, en pensées, en paroles et eq œuvres : par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute.

C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge , saint Michel Archange, saint Jean-Baptiste, les Apôtres saint Pierre et saint Paul, et tous les Saints, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

QUE le Dieu tout-puissant ait pitié de nous, qu'il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle. Ainsi soit-il 1

Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux nous accorde l'indiUgence, l'absolution et la rémission de nos péchés. Ainsi soit-il !

Ici on pourra faire la Méditation, si l'on est dans Fusage de ce saint exercice. Après quoi, on demandera à Dieu, par la prière ciaprès, la grâce d'éviter toute sorte de péchés

Prière du Soir

et d'accomplir toute sorte de bien, disant toujours avecl'Eglise :

^ ÇEIGNEUR, exaucez ma ^' O prière;

^. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.

^ P^OMINE, exaudi ' • L) orationem meam ; If. Et clamer meus ad

te veniat.

^IGNEUR Dieu tout-puisO sant, qui nous avez fait parvenir au commencement de ce jour, sauvez-nous aujourd'hui par votre puissance, afin que, durant le cours de cette journée, nous ne nous laissions aller à aucun péché ; mais que nos paroles , nos pensées et nos œuvres tendent toujours à l'accomplissement de votre justice. Par notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

DOMINE, Deus omnipotens, qui ad principium hujus diei nos perveuire fecisti, tua nos hodie salva virtute, ut in hac die ad nullum declinemus peccatum ; sed semperad tuam justitiam faciendam nostra procédant eloquia, dirigantur cogitationes et opéra. Per Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus, peromnia sascula ssculorum. Amen.

ODiEU créateur de l'univers, Roi des cieux, le jour reçoit de vous sa parure de lumière; par vous la nuit nous offre le bienfait du sommeil.

DEUS Creator omnium Polique rector, vestiens Diem decoro lumine, Noctem soporis gratia,

Artus solutos ut quies Reddat lahoris usui, Mentesque fessas allevet, Luctusquesolvat anxios ;

Grates, peracto jam

die. Et noctis exortu, preces, Voti reos utadjuves, Hymnum canentes, solvimus.

Te cordis ima concinant,

Te vox souora concrepet,

Te diligat castus amor,

Te mens adoret sobria.

Ut , cum profunda clauserit Diem caligo noctium, Fides tenebras nesciat Et nox fide reluceat.

Dormire mentem ne

sinaSi,

Dormire culpa noverit ;

Casios fides refrigerans

Somni vaporem tèmperet.

Exuta sensu lubrico Te ordis alta somnient ; Nec hostis invidi dolo

Le repos va détendre nos membres, pour les rendre à de nouveaux labeurs ; il va soulager la fatigue de notre esprit, et mettre fin aux soucis qui nous pressent.

A cette heure où le jour finit et la nuit commence, nous vous offrons une hymne d'action de grâces, vous suppliant d'aider de votre secours ceux qui sont engagés à votre service.

Que cette hymne s'élève du fond de notre cœur, que notre voix vous chante avec mélodie , que notre amour purifié vous recherche, que notre esprit réglé par la sobriété vous adore.

Lorsque la profonde obscurité de la nuit aura anéanti jusqu'aux dernières lueurs du jour, que du moins notre foi ignore les ténèbres, qu'elle éclaire la nuit comme un flambeau.

Ne laissez pas s'endormir notre âme, mais faites que le pouvoir de pécher sommeille en nous ; que la foi, comme un chaste rafraîchissement, purifie l'atmosphère de la nuit.

Que notre cœur dégagé de la funeste influence des sens songe à vous intimement ;

Prière du Soir,

Pavor qutetos suscitct.

que l'envie de notre ennemi n'inquiète pas notre repos par de trompeuses terreurs.

Prions le Christ et le Père, prions l'Esprit du Père et du Christ : Trinité, essence unique, puissance sans borne, accueillez nos vœux.

Amen.

Après cette Hymne, on récitera l'Oraison Dominicale, la Salutation Angélique et le Symbole des Apôtres. On fera ensuite l'Examen de conscience ; on récitera le Confiteor et on ajoutera un Acte explicite de Contrition, qui sera suivi des Actes de Foi, d'Espérance et de Charité.

Christum rogemus et Patrem, Christi Patrisque Spiritum : Unum, potens per omnia, Fove precantes, Trinitas. Amen.

ON Dieu, je suis grandement affligé de vous avoir offensé, et je me repens de tout mon coeur de mes péchés ; je les hais et les déteste au-dessus de tout autre mal, parce qu'en péchant, non seulement j'ai perdu le Paradis et mérité l'Enfer, mais bien plus encore parce que je vous ai offensée. Bonté infinie, digne d'être aimée par-dessus toutes choses. Je fais un ferme propos de ne jamais plus vous offenser à l'avenir, moyennant votre divine grâce, et de fuir l'occasion du péché

MON Dieu, je crois fermement tout ce que la sainte Eglise Catholique-Apostolique-Romaine m'ordonne de croire, parce que vous le lui avez révélé, vous qui êtes la Vérité même.

ON Dieu, connaissant que vous êtes tout-puissant, infinimeat bon et miséricordieux, j'espère que, par

les mérites de la Passion et de la mort de Jésus-Christ, notre Sauveur, vous me donnerez la vie éternelle que vous avez promise à quiconque fera les œuvres d un bon Chrétien, comme je me propose de faire avec votre secours.

« «ON Dieu, connaissant que vous êtes le souverain iVl Bien, je vous aime de tout mon cœur et par-dessus toutes choses ; je suis disposé à tout perdre plutôt que de vous offenser ; et aussi, pour votre amour, j'aime et veux aimer mon prochain comme moi-même.

SALVE, Regina, Mater misericordiae. Vita, dulcedo et spes nostra, salve.

Ad te clamanus, exsuies filii Hevas.

Ad te suspiramus, gementes et fientes in hac lacrymarum valle.

Eia ergo, advocata néstra, illos tuos miséricordes oculos ad nos converte;

Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hocexsilium os^ tende :

O clemens,

O pia,

O dulcis Virgo Maria !

f. Ora pro nobis, sancta Dei Genitrix ;

3f. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.

SALUT, ô Reine, Mère de miséricorde.

Notre vie, nos délices, notre espérance, salut 1

Exilés, enfants d'Eve, nous crions vers vous ;

Vers vous nous soupirons, gémissants et pleurants au fond de cette vallée de larmes.

Sus donc, ô notre avocate, tournez vers nous vos yeux compatissants ;

Et montrez-nous, après cet exil, Jésus le fruit béni de votre sein :

O clémente,

O miséricordieuse,

O douce Vierge Marie !

f. Sainte Mère de Dieu, priez pour nous ;

^. Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

Prière du Soir

DIEU tout-puissant et éternel, qui, par la coopération du Saint-Esprit, a-rez

firéparc le corps et l'âme de a glorieuse \ ierge Marie, afin qu'elle devint le digne séjour d« votre Fils; daignez, par sa miséricordieuse intercession, nous accorder, à nous qui fêtons joyeusement sa mémoire, d'être affranchis des maux qui nous assiègent et délivrés de la mort éternelle. Par le même JésusChrist notre Seigneur. Amen.

OMNIPOTENS sempiterne Deus, qui gloriosae Virginis matri» Mariœ corpus et animam, ut dignum Filii tui habitactihim effici mereretur, Spiritu Sancto coopérante, prîeparasti : da, ut cujus comraemoratione Ixtamur, ejus pia intercessione, ab instantibus malis et a morte perpétua liberemur. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

SEIGNEUR, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Dieu Père, du haut des cieux, ayez pitié de nous.

Dieu Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, priez, etc.

Sainte Vierge des vierges.

Mère du Christ.

Mère de la divine grâce.

VRIE, eleison,

Christe, eleison. Kyrie, eleison. Christe, audi nos. Christe, exaudi nos. Pater de cœlis, Deus,

miserere nobis. Fili, Redemptor mundi,

Deus, miserere nobis. Spiritus Sancte, Deus,

miserere nobis. Sancta Trinilas, unus

Deus, miserere nobis. Sancta Maria, ora pro

nobis. Sancta Dei Genitrix, ora,

etc. Sancta Virgo virginum. Mater Christi. Mater divinae gratis?.

12 Le Temps ap rès la Pentecôte.

Mater purissima.

Mère très pure.

Mater castissima.

M«re très chaste.

Mater inviolata.

Mère inviolable.

Mater intemerata.

Mère sans tache.

Mater amabilis.

Mère aimable.

Mater admirabilis.

Mère admirable. •

Mater boni consilii.

Mère du bon conseil.

Mater Creatoris.

Mère du Créateur.

Mater Salvatoris.

Mère du Sauveur.

Virgo prudentissima.

Vierge très prudente.

Virgo veneranda.

Vierge digne de tout honneur.

Virgo praedicanda.

Vierge digne de toute lou,r?"8eVirgo potens.

Vierge puissante.

\'irgo clemens.

Vierge clémente.

Virgo fidelis.

Vierçe fidèle. Miroir de justice.

Spéculum justitias.

Sedes Sapientiae.

Siège de la Sagesse.

Causa nostrœ laetitiae.

Cause de notre joie.

Vas spirituale.

Vase spirituel.

Vas honorabile.

Vase honorable.

Vas insigne devotionis.

Vase insigne de dévotion.

Rosa mystica. Turris Davidica.

Rose mystique.

Tour de David.

Turris eburnea.

Tour d'ivoire.

Domus aurea.

Maison d'or.

Fœderis arca.

Arche d'alliance.

Janua cœli.

Porte du ciel.

Stella matutina.

Etoile du matin.

Salus infirmoruin.

Salut des infirmes.

Refugium peccatorum.

Refuge des pécheurs.

Consolatrix alBictorum.

Consolatrice des affligés.

AuxiliumChristianorum.

Secours des Chrétiens.

Regina Angelorum.

Reine des Anges.

Regina Patriarcharum.

Reine des Patriarches.

Regina Prophetarum.

Reine des Prophètes.

Regina Apostolorum.

Reine des Apôtres.

Regina Martyrum.

Reine des Martyrs.

Regina Confessorum.

Reine des Confesseurs.

Regina Virginum.

Reine des Vierges.

Regina Sanctorum omReine de tous les Saints.

nium.

Prière du Soir.

Reine conçue sans la tache

originelle. Reine Ju trcs saint Rosaire.

Agneau àe Dieu, qui otez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui "tez les péchés du monde, e.\auweznous. Seigneur.

Agneau de Dieu, qui otez les pèches du monde, ayez pitié de nous.

f. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu ;

f^. Afin que nous soyons rendus dignes d.s promesses de Jésus-Christ.

Regina sine tabe origi

niili cuncepta. Regina sacratissimi Rosarii. Agnus Dei, qui lollis

l-'eccata mundi, parce

nobis, Dumine. Agnus Dei qui toilis

peccata mundi, exaudi

nos, Domine. Agnus Dei, qui toilis

peccata mundi, miserere nobis.

ji". Ora pro nobis, sancta Dei Genitrix;

Ij!. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.

SEIGNEUR Dieu, daignez accorder à nous, vos serviteurs, la grâce de jouir constamment de la santé de lame et du corps; et, par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours vierge, délivrez-nous de la tristesse du temps présent, et taites-nous jouir de l'éternelle félicité. Par JésusChrist notre Seigneur. Amen.

CONCEDE nos famulos tuos, quaesumus Domine Deus, perpétua mentis et corporis sanitate gaudere : et gloriosa beats Marias semper virginis intercessione, a praesenti liberari tristitia, et aeternaperfrui léetitia. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

SAINTS Anges, nos gardiens, défendez-n'us dans le combat, afin que nous ne péSANCTI Angeli, custodes nostri, defendite nos in prœlio, ut nonpe14' Le Temps après la Pentecôte.

reamus in tremendo judicio.

"f. Angelis suis Deus tnandavit de te,

fij. Ut custodiant te in omnibus viis tuis.

rissions pas au jour dli jugement redoutable.

j^. Dieu a commandé à ses Anges,

'Bf. De vous garder dans toutes vos voies.

DEUS, qui ineffabili providentia sanctos Angeles tuos ad nostram custodiam mittere dignaris : largire supplicibus tuis, et eorum semper protectione defendi, et œterna societate gaudcro. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

ODiEU ! qui, par une providence ineffable, daignez commettre vos saints Anges à notre garde, accordez à vos hiumbles serviteurs d'être sans cesse défendus parleur protection et de jouir éternellement de leur société. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Ant. 5

ANCTi Dell . C AiNTS de Dieu, omnes, inter- -^ ' O daignez tons incedere dignemini pro tercéder pour notre salut et

nostra omniumque salu- celui de tous.

te. I

DE profundis clamavi ad te, Domine : Domine, exaudi v o c e m meam.

Fiant aures tuae cntendentes : in vocam deprecationis mex.

Si iniquitates observaTeris, Domine : Domine, quis sustinebit ?

Quia apcd te propitiatio est : et propter legem

DU fond de l'abîme, j'ai crié vers vous, Seigneur: Seigneur, écoutez ma voix.

Que vos oreilles soient attentives aux accents de ma supplication.

Si vous recherchez les iniquités, Seigneur: Seigneur, qui pourra subsister ?

Mais, parce que la miséricorde est avec vous, et à

Prière du Soir

i5

cause de votre loi, je vous ai attendu. Seigneur.

Mon âme a attendu avec confiance la parole du Seigneur : mon âme a espéré en lui.

Du point du jour à l'arrivée de la nuit, Israël doit espérer dans le Seigneur.

Car dans le Seigneur est la miséricorde, et en lui une abondante rédemption.

Et lui-même rachètera Israël de toutes ses iniquités.

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel ; et qae la lumière qui ne s'éteint pas luise sur eux.

f. Des portes de l'enfer,

Jf. Arracher leurs âmes. Seigneur.

i^. Qu'ils reposent en paix.

^. Amen.

f. Seigneur, exaucez ma prière ;

f^. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.

tuam sustinui te. Domine.

Sustinuit anima mea in verbo ejus : speravit anima mea in Domino.

A custodia matutina usque ad noctem speret Israël in Domino.

Quia apud Dominum misericordia : et copiosa apud eum redemptio.

Et ipseredimet Israël: ex omnibus iniquitatibus ejus.

Requiem éeternam dona eis. Domine : et lux parpctua luceat eis.

j^. X porta inferi,

S^ Erue, Domine, animas eorum.

f. Requiescant in pace.

^. Amen.

^. Domine, exaudi orationem meam ;

^. Et clamor meus ad te veniat.

o

Dieu, Créateur et Rédempteur de tous les fidèles, accordez aux âmes de vos serviteurs et de vos servantes la rémission de tous leurs péchés ; afin que, par la prière de votre Eglise, elles obtiennent le pardon qu'elles désirèrent toujours ; vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.

FIDELIUM Deus omnium Conditor et Redemptor, animabus famulorum famularumque tuarura, remissionem cunctorum tribue peccatorum : ut indulgentiam, quam semper optaverunt, piis supplicationibus consequantur. Qui vivis et régnas in sscula sxculorum. Amen.

i6 Le Temps après la Pentecôte.

SALVA nos , Domine, vigilantes ; custodi nos dormientes : ut vigilemus cum ChrisTo, et requiescamus in pace.

f. Dignare, Domine, nocte ista,

R). Sine peccato nos custodire.

i^. Miserere nostri, Domine,

fil. Miserere nostri.

f. Fiat misericordia tua. Domine, super nos,

v^. Quemadmodum speravimus in te.

j^. Domine, e.xaudi orationem meam ;

^. Et clamor meus ad te veniat.

VISITA, quaesumus Domine, habitationem istam, et omnes insidias inimici ab ea longe repelle : Angeli tui sancti habitent in ea, qui nos in pace custodiant, et benedictio tua sit super nos semper. Per Dominum nostrum Jesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia sœcula sœculorum. Amen.

SAUVEZ-NOUS , Seigneur, durant la veille ; gardeznous durant le sommeil : afin que nous puissions veiller avec Jésus-Christ, et que nous reposions dans la paix.

f. Daignez, Seigneur, durant cette nuit,

^. Nous garder de tout péché.

i^. Ayez pitié de nous, Seigneur.

'Bf. Ayez pitié de nous.

f. Que votre miséricorde soit sur nous, Seigneur,

^. Dans la mesure que nous avons espéré en vous.

f. Seigneur, exaucez ma prière ;

^. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.

siTEZ , s'il vous plaît. Seigneur, cette maison, et éloignez-en toutes les embûches de l'ennemi ; que vos saints Anges y habitent, qu'ils nous y gardent dans la paix, et que votre bénédiction demeure toujours sur nous. Par Jésus-C'hrist, votre Fils, notre Seigneur, qui , étant Dieu, vit et règne avec vous, en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

Prière du Soir.

n

Ejitin, pour terminer la journée, on prononcera avec confiance ces paroles qui furent les dernières du Sauveur sur la croix, et que l'Eglise offre à Dieu chaque jour à l'Office de Compiles.

ENTRE vos mains, Seigneur, je remets mon âme.

N raanus tuas, Domine, spiritum

commendo meum.

la piété.

E Dimanche, si la Messe à laquelle on assiste est paroissiale, deux rites solennels, l'Aspersion de l'Eau bénite, et en beaucoup d'églises la Procession, devront d'abord intéresser

mine, hyssopo, et mundabor : lavabis me, et super nivem dealbabor.

Pt. Miserere mei, Deus, secundum magnam misericordiam tuam. Gloria Patri. Asperges me.

f. Ostende nobis. Dora i n e , misericordiam tuam ;

^. Et Salutare tuum da nobis.

Vous m'arroserez , Seigneur, avec l'hysope, et je serai purifié ; vous me laverez, et je deviendrai plus blanc que la neige.

Pi. O Dieu, ayez pitié de moi selon votre grande miséricorde. Gloire au Père. Vous m'arroserez.

f. Montrez-nous , Seigneur, votre miséricorde ;

^. Et donnez-nous le Salut que vous nous avez préparé.

Ordinaire de la AleÈse.

f. Seigneur, exaucez ma prière ;

^. Et que mon cri monte jusqu'à vous.

j^. Le Seigneur soit avec vous;

^. Et avec votre esprit.

EXAUCEZ-NOUS , Seigneur saint. Père tout-puissant. Dieu éternel ; et daignez envoyer du ciel votre saint Ange qui garde , protège, visite et détende tous ceux c^ui sont rassemblés en ce lieu. Par Jésu.=;-Christ notre Seigneur. Amen.

f. Domine, exaudi orationem meam ;

Bjï. Et clamor meus ad le veniat.

f. Dominus vobiscum ;

W. Et cum spiritu tuo.

EXAUDI nos. Domine sancte, Pater omnipotens, aeterne Deus : et mittere digneris sanctum Angelum tuum de cœlis, qui custodiat , foveat, protegat, visitet , atque defendat omnes habitantes in hoc habitaculo. Per Christum Dominum nostrura. Amen.

A U nom du Père , et du *^ Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il !

Je m'unis, ô mon Dieu ! à votre sainte Eglise, qui tressaille de joie à l'approche de Jésus-Christ votre Fils, notre Autel véritable.

O OM.ME elle, je vous supplie ^-' de me défendre contre la malice des ennemis de mon salut.

C'est en vous que j'ai mis mon espérance ; et cependant je me sens triste et inquiet à

IN nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen.

f. Introibo ad altare Dei,

Vf. Ad Deum qui Istificat juventutera meam.

JUDIC.A. rae, Deus, et discerne causam meam de gente non sancta : ab homine iniquo et doloso erue me.

Quia tu es, Deus, fortitudo mea : quare me repulisti ? et quare tristis

2 0 Le Temps après la Pentecôte.

incedo, dum affligit me inimicus ?

Emitte lucem tuam et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt et adduxerunt in montera sanctum tuum, et in tabernacula tuaEt introiho ad altare Dei : ad Deum qui laetificat juventutem meam.

Confitebor tibi in cithara, Deus, Deus meus : quare tristis es. anima mea ? et quare conturbas me ?

Spera in Deo, quoniam adhuc confitebor illi : salutare vultus mei. et Deus meus.

Gloria Patii, et Filio, et Spiritui Sancto ;

Sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen.

"f. Introibo ad altare Dei.

^. Ad Deum qui Isetificat juventutem meam.

f. Adjutorium nostrum in nomine Domini,

f^. Qui fecit cœlum et terram.

cause des embûches qui me sont tendues.

Faites-moi donc voir celui qui est la lumière et la vérité . c'est lui qui nous ouvrira l'accès à votre sainte montagne, à votre céleste tabernacle.

Il est le médiateur, l'autel vivant ; je m'approcherai de lui, et je serai dans la joie.

Quand )e l'aurai vu, je chanterai avec allégresse. O mon âme ! ne t'attriste donc plus, ne sois plus troublée.

Espère en lui ; bientôt il va paraître, celui qui est ton Sauveur et ton Dieu.

Gloire au Père, et au Fils,

et au Saint-Esprit ;

Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Je vais donc m'approcher de l'autel de Dieu, et sentir la présence de celui dont la venue rajeunit mon âme.

Cette confiance est en moi, non à cause de mes mérites, mais par le secours toutpuissant de mon Créateur.

Cette pensée qu'il va paraître devant le Seigneur fait naître dans l'âme du Prêtre un vif sentiment decomponction.il ne veut pas aller plus loin sans confesser publiquement qu'il est pécheur et indigne cl'une telle grâce. Ecoutez avec respect cette confession de l'homme de Dieu, et faites ensuite votre

Ordinaire de la Messe.

confession avec le ministre, disant à votre tour avec contrition :

JE confesse à Dieu toutpuissant, à la bienheureuse Marie toujours Vierge, à saint Michel Archange, à saint Jeaii->Baptiste , aux Apôtres saint Piefre et saint Pnul, à tous les Saints, et à vous, mon Père, que j'ai beaucoup péché en pensées, en paroles et en œuvres : par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, saint Michel Archange, saint Jean-Baptiste, les Apôtres saint Pierre et saint Paul, tous les Saints, et vous,*mon Père, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

QUE le Dieu tout-puissant ait pitié de vous, qu'il vous remette vos péchés et vous conduise à la vie éternelle.

^. Amen.

Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux nous accorde l'indulgence, l'absolution et la rémission de nos pèches.

tf. Amen.

^ /^ Dieu , d'un seul '■ ^~^ regard vous nous donnerez la vie ;

^^ONFiTEOR Deo omni\_j potenti, beats Mariae semper Virgini, beato Michaeli Archangelo , beato Johanni Baptistse, sanctis Apostolis Petro et Paulo, omnibus Sanctis, et tibi, Pater, quia peccavi ;.imi« cogitatione , verbe et opère : mea culpa, mao culpa, mea maxima culpa. Ideo precor beatam Mariam semper Virginem , beatum Michaelem Archangelum, beatum Johannem Baptistam, sanctos Apostolos Petrum et Paulum. omnes Sanctos, et te, Pater, orare pro me ad Dominum Deum nostrum.

MISEREATUR vestri omnipotens Deus, et dimissis peccatis vestris, perducat vos ad vitamœternam.

^. Amen.

Indulgentiam, absolutionem, et remissionem peccatorum nostrorum tribuat nobis omnipotens et misericors Dominus.

Ri. Amen.

i rvEUS, tu conver'■ L/ sus vivificabis

2 2 Le Temps après la Pentecôte.

Vf. Et plehs tua lœta^. Et votre peuple se

bitur in te.

réjouira en vous.

f. Ostende nobis. Dof. Montrez-nous, Seimine , raisericordiam

gneur, votre miséricorde ;

tuam:

ç. Et donnez-nous le Sau^. Et Salutare tuum da

veur que vous nous avez

nobis.

préparé.

f. Domine, exaudioraf. Seigneur, exaucez ma

tionem meam ;

prière ;

^. Et clamor meus ad

B^. Et que mon cri parte veniat.

vienne jusqj'à vous.

f. Dominas vobiscum ;

f. Le Seigneur soit avec vous ;

^. Et cum spiritu tuo.

Ri. Et avec votre esprit.

» UFER a nobis, quœsuA mus Domine, iniPAITES disparaître de nos r coeurs, ô mon Dieu 1 toutes

quitates nostras : ut ad

les taches qji les rendent

Sancta Sanctorum puris

indignes de vous être présenmereamur mentibus intés ; nous vous le demandons

troire. Per Christum Dopar votre divin Fils, notre

minum nostrum. Amen.

Seigneur.

Quand le Prêtre baise l'autel par respect 1

pour les os des Marcyrs qu'il couvre, on dira : |

/-^RAMUS te, Domine,. ' — / per mérita Sanctoy-> ÉNÉREUX soldats de JésusVJ Christ, qui avez mêlé

rum tuorum quorum

votre sang au sien, faites

reliquiîe hic sunt. et ominstance pour que nos péchés

nium Sanctorum, ut insoient remis, afin que nous j

dulgere digneris omnia

puissions, comme vous, ap- |

peccatE mea. Amen.

procher de Dieu. l

Si la Messe est solennelle, le Prêtre en- 1

censé l'autel. Il dit ensuite l'Introït, qui est )

suivi des Kyrie. <

Au Père :

v YRIE, eleison. Q eigneur, ayez pitié 1 li. Kyrie, eleison. O Seigneur, ayez pitié 1

Kyrie, eleison. Seigneur, ayez pitié 1

Ordinaire de la Messe.

A u Fils

Christ, ayez pitié 1 Christ, ayez pitié I Christ, ayez pitié 1

Christe. eleison. Christe, eleison. Christe, eleison.

Au Saint-Esprit :

Seigneur, ayez pitié 1 Seigneur, ayez pitié 1 Seigneur, ayez pitié 1

Kyrie, eleison. Kyrie, eleison. Kyrie, eleison.

GLOIRE à Dieu au plus haut des cieux, et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté.

Nous vous louons, nous vous bénissons, nous vous adorons , nous vous glorifions , nous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire.

Seigneur Dieu, Roi céleste. Dieu Père tout-puissant I

Seigneur Jésus Christ, Fils unique I

Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père !

Vous qui ôtez les péchés du monde , ayez pitié de nous.

Vous qui ôtez les péchés du monde . recevez notre humble prière.

Vous qui êtes assis à la droite du Père, ayez pitié de nous.

Car vous êtes le seul Saint, vous êtes le seul Seigneur,

GLORIA in excelsis Deo, et in terra pax hominibus bona; voluntatis.

Laudamus te : benedicimus te : adoramus te : glorificamus te : gratias agimus tibi propter magnam gloriam tuam.

Domine Deus , Rex cœlestis, Deus Pater omnipotens.

Domine, Fili unigenile. Jesu Christe.

Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris.

Qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

Qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram.

Qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis.

Quoniam tu solus Sanctus, tu solus Domi24 L^ Temps après la Pentecôte.

nus, tu solus Altissimus, Jesu Christe, cum Sancto Spiritu , in gloria Dei Patris. Amen.

vous êtes le seul Très-Haut, ô Jésus-Christ ! avec le SaintEsprit, dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Le Prêtre salue le peuple. Vient ensuite la Collecte ou Oraison, qui se trouve au Propre du Temps ou au Propre des Saints, et à laquelle on doit répondre Amen, avec le ministre qui sert la Messe.

On lira ensuite l'Epître, puis le Graduel et le Verset alléluiatique.

Pour préparation à bien entendre l'Evangile, on peut dire en union avec le Prêtre et avec le Diacre :

MUNDA cor raeum, ac 1 ^;igneur , purifiez mes labia mea, omnipo- *^ oreilles tron lonaterrins tens Deus , qui labia Isaiae Prophetœ calcule mundasti ignito : ita me tua grata miseratione dignare munJare, ut sanctum Evangelium tuum digne valeam nuntiare. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

Dominas sil in corde meo, et in labiis meis : ut digne et competenter annuntiem Evangelium suum : Innomine Patris, et Filii , et Spiritus Sancti. Amen.

On se tiendra debout, par respect, pendant la lecture de l'Evangile; on fera sur soi le signe de la Croix, et on suivra toutes les paroles du Prêtre, ou du Diacre. Après l'Evangile, si le Prêtre récite le Symbole de la Foi, on dira avec lui :

•-' oreilles trop longtemps remplies des vaines paroles du siècle, afin que j'entende la Parole de la vie éternelle et que je la conserve dans mon cœur ; par Jésus-Christ votre Fils notre Seigneur. Amen.

Donnez à vos ministres la grâce d'être les fidèles interprètes de votre loi, afin que, pasteurs et troupeau , nous nous réunissions tous en vous, à jamais.

Ordinaire de la Messe.

JE crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, qui a fait le ciel et la terre, et toutes les choses visibles et invisibles.

Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, qui est né du Père avant tous les siècles; Dieu de Dieu ; lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu; qui n'a pas été fait, mais engendré : consubstantielau Père ; par qui toutes choses ont été faites. Qui est descendu des cieux pour nous autres hommes, et pour notre salut ; qui a pris chair de la Vierge Marie par l'opération du Saint-Esprit; et QUI s'est FAIT HOMME. Qui a été aussi crucifié pour nous sous PoncePilate ; qui a souffert, qui a été mis dans le sépulcre ; qui est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures. Et qui est monté au ciel; qui est assis à la droite du Père, et qui viendra encore avec gloire pour juger les vivants et les morts, et dont le règne n'aura point de fin.

Et au Saint-Esprit, Seigneur et vivifiant, qui procède du Père et du Fils; qui est adoré et glorifié conjointement avec le Père et le Fils ; qui a parlé par les Prophètes.

CREDO in unum Deum Patrem omnipotentem, factorem cœli et terrx, visibilium omnium et invisibilium.

Et in unum Dominum Jesum Christum, Filium Dei unigenitum. Et ex Pâtre natum ante omnia saïcula. Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo vero. Genitum, non factum, consubstantialem Patri : per quera orania facta sunt. Qui propter nos homines et propter nostram salutem, descendit de cœlis. Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine : ET HO.MO FACTUS EST. Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato, passus et sepultus est. Et resurrexit tertia die, secundum Script'uras, et ascendit in ccelum : sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria judicare vivos et mortuos : cujus regni non erit finis.

Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem : qui ex Pâtre Filioque procedit. Qui cum Pâtre et Filio simul adoratur, et congtorifica2 6 Le Temps après la Pentecôte.

Je crois l'Eglise qui est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Je confesse qu'il y a un Baptême pour la rémission des péchés, et j'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

tur : qui locutus est per Prophetas. Et Unam, Sanctam, Catholicam et Apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum Baplisma in remissionem peccatorum. Et exspecto resurrectionem mortuorum, et vitam venturi sasculi. Amen.

Nous entrons dans cette seconde partie de la sainte Messe qui est appelée Oblation. Le Prêtre salue encore le peuple, pour l'avertir d'être de plus en plus attentif Lisons avec lui l'Offertoire, et quand il présente à Dieu l'Hostie, joignons-nous à lui et disons :

«t'SCIPE, sancte Pater, omnipotens, asterne

TOUT ce que nous avons, Seigneur, vient de v'ous et est à vous ; il est donc juste que nous vous le rendions. Mais combien vous êtes admirable dans les inventions de votre puissante charité! Ce pain que nous vous offrons va bientôt céder la place à votre sacré Corps; recevez, dans une même oblation, nos cœurs qui voudraient vivre de vous et non plus d'euxmêmes.

Deus, hanc immaculatam hostiam, quam ego indignus famulus tuus offero tibi Deo meo vivo et vero, pro innumerabilibus peccatis et ofFensionibus et negligentiis mais, et pro omnibus circumstantibus, sed et pro omnibus fidelibus christianis vivis atque defunctis : ut mihi et illis proficiat ad salutem in vitam aeternam. Amen.

Quand le Prêtre met dans le calice le vin, auquel il mêle ensuite un peu d'eau :

DEUS, quihumanaesubstantiae dignitatem mirûbilitT condidisti, et mirabilius reformasti : da

SEIGNEUR, qui êtes la véritable Vigne, et dont le sang, comme un vin généreu.x, s'est épanché sous le

Ordinaire de la Messe.

pressoir de la Croix, vous daignez unir votre nature divine à notre faible humanité figurée ici par cette goutte d'eau ; venez nous faire participants de votre divinité, en vous manifestant en nous par votre douce et puissante visite.

nobis per hujus aquas et vini mysterium, ejus divinitatis esse consortes, qui humanitatis nostra: fieri dignatus est particeps, Jésus Christus, Filius tuus Dominus noster. Qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus, peromniasascula sasculorum. Amen.

Le Prêtre offre ensuite le mélange de vin et d'eau :

AGRÉEZ ces dons, souverain Créateur de toutes choses; qu'ils soient ainsi préparés pour la divine transformation qui, de cette simple offrande de créatures, va faire l'instrument du salut du monde.

SI nous avons la hardiesse d'approcher dé votre autel. Seigneur, ce n'est pas que nous puissions oublier ce que nous sommes. Faitesnous miséricorde, afin que nous puissions paraître en la présence de votre Fils, qui est notre Hostie salutaire.

WENEZ, Esprit divin, fécon» der cette offrande _qui est

sur l'autel, et produire en nos cœurs Celui que nos cœurs attendent.

Deus, et benedic hoc sacrificium tuo sancto Nomini prasparatum.

Si c'est une Messe solennelle, le Prêtre enOFFERIMUS tibi, Domine, calicem salutaris, tuam deprecantes clementiam : ut in conspectu divins Majestatis tuae, pro nostra et totius mundi salute, cum odore suavitatis ascendat. Amen.

IN spiritu humilitatis, et in animo contrite suscipiamur a te, Domine : et sic fiât sacrificium nostrum inconspectu tuo hodie, ut placeat tibi, Domine Deus.

VENI, Sanctificatoromnipotens, ae t e r n e

censé le pain et le vin qui viennent d'être offerts, et ensuite l'autel lui-même ; puis il lave ses mains.

LAVABO inter innocentes manus meas : et circumdabo altare tuum, Domine.

Ut audiam vocem laudis : et enarrem universa mirabilia tua.

Domine, dilexi decorem domus tux : et locum habitationis gloriae tuae.

Ne perdas cum impiis, Deus, animam meam : et cum viris sanguinum vitam meam.

In quorum manibus iniquitates sunt ■ dextera eorum repleta est rauneribus.

Ego autera in innocentia mea ingressus sum : redime me, et miserere mei.

Pes meus stetit in directe : in ecclesiis benedicam te, Domine.

Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto :

Sicut erat in principio, et nunc et semper, et in sœcula sasculorum. Amen.

Le Prêtre, au milieu de l'autel, s'incline respectueusement

JE veux laver mes mains, Seigneur, et me rendre semblable à ceux qui sont dans l'innocence, pour être digne d'approcher de votre autel, d'entendre vos sacrés Cantiques, et de raconter vos merveilles. J'aime la beauté de votre Maison, le lieu dont vous allez faire l'habitation de votre gloire. Ne me laissez pas retourner, ô Dieu, dans la compagnie de vos ennemis et des miens. Depuis que votre miséricorde m'en a retiré, je suis revenu à l'innocence, en rentrant en grâce avec vous, mais ayez encore pitié de mes faiblesses, rachelez-moi_ encore, vous qui avez, par votre bonté, remis mes pas dans le sentier ■ ce dont je vous rends grâces au milieu de cette assemblée. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit; comme il était au c o mm en cem en t, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

'usciPE, sancta Trini) tas, hanc oblationem,

'TTilNlTE sainte, agréez ce

1 Sacrifice ainsi préparé,

Ordinaire de la Messe.

quam tibi offerimus ob memoriam Passionis, Resurrcctionis, et Ascensionis Jesu Christi Domini nostri, et in honorem beat.ne Maria; semper Virginis, et beati Johannis BaptistEe, et sanctorum Apostolorum Pétri et Pauli, et istorum, et omnium Sanctorum ; ut illis proficiat ad honorem. nobis autem ad salutem : et illi pro nobis inlercedere dignentur in coelis, quorum memoriam apmus in lerris. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

Le Prêtre se tourne une dernière fois vers le peuple et il dit :

PRIEZ, mes Frères, afin que mon Sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit acceptable auprès de Dieu le Père toutpuissant.

9. Que le Seigneur reçoive ce Sacrifice de vos mains, pour la louange et la gloire de son Nom, pour notre utilité et pour celle de toute sa sainte Eglise.

qui va renouveler la mémoire de la Passion, de la Résurrection et de l'Ascension de Jésus-Christ notre Seigneur. Souffrez que votre Eglise y joigne l'intention d'honorer la glorieuse Vierge

?ui nous a donné le divin ruit de ses entrailles, les saints Apôtres Pierreet Paul, les Martyrs dont les ossements attendent la résurrection sous cet autel, et les Saints dont aujourd'hui nous honorons la mémoire. Augmentez la gloire dont ils jouissent, et qu'ils daignent eux-mêmes intercéder pour notre salut.

sacrificium acceptabile fiât apud Deum Patrem omnipotentem.

R). Suscipiat Dominus sacrificium de manibus tuis, ad laudem et gloriam Nominis sui, ad utilitatem quoque nostram, totiusque EcclesiîE SUI sanctae.

Le Prêtre récite les Oraisons Secrètes, qu'il termine à haute voix :

ORATE, Fratres : ut meum ac vestrum

ANS tous les siècles des

siècles. ). Amen.

PER omnia sxcula ssculorum. S. Amen.

3o Le Temps après la Pentecôte.

Dominas vobiscum ;

Pi|. Et cum spiritu tuo.

Sursum corda !

R]. Habemus ad Dominum.

Gratias agamus Domino Deo nostro.

Ri. Dignum et justum est.

Le Seigneur soit avec vous ;

B. Et avec votre esprit.

Les cœurs en haut!

r). Nous les avons vers le Seigneur.

Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.

Ri. C'est une chose digne et juste.

VERE dignum et justum est, oequum et salutare, nos tibi semper et ubique gratias agere : Domine sancte, Pater omnipotens , a: terne Deus ; qui cum unigenito Filio tuo et Spiritu Sancto, unus es Deus, unus es Dominus. Non in unius singularitate personne, sed in unius Trinitate substantirc. Quod enim de tua gloria, révélante te, credimus, hoc de Filio tuo, hoc de Spiritu Sancto, sine differentia discretionis sentiraus. Ut in confessione verae sempiternasque Deitatis, et in personis propriétés, et in essentia unitas, et in majestate adoretur aequalitas. Quam Inudant Angeli atque Archangeli, Cherubim qiioque ac Seraphim, qui non cessant clamare quotidie, una voce dicentes :

OUI, c'est une chose digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux, Seigneur saint. Père tout-puissant , Dieu éternel, qui, avec votre P'ils unique et le Saint-Esprit, êtes un seul Dieu, un seul Seigneur ; non en ne faisant qu'une seule personne, mais trois en une seule substance. Car, ce que nous croyons, sur ce que vous avez révélé, au sujet de votre gloire, nous le croyons aussi, sans aucune différence, de votre Fils et du Saint-Esprit : en sorte que, confessant une véritable et éternelle Divinité, nous adorons la propriété dans les personnes, l'unité dans l'essence et l'égalité dans la majesté. C'est le sujet de la louange éternelle des Anges et des Archanges, des Chérubins et des Séraphins, qui ne cessent de crier d'une voix unanime .

Ordinaire de la Messe.

3i

SAINT, Saint, Seigneur

Saint est le

le Dieu des

armées I

Les cieux et la terre sont remplis de sa gloire.

Hosannah au plus haut des cieux I

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

Hosannah soit à lui au plus haut des cieu.x I

S AN cru s, Sanctus, Sanctus Dominus Deus sabaoth !

Pleni sunt cœli et terra gloria tua.

Hosanna in excelsis !

Benedictus qui venit in nomine Domini.

Hosanna in excelsis 1

ODiEO, qui vous manifestez au milieu de nous par le moyen des Mvstères dont vous avez fait dépositaire notre Mère la sainte Et,'lise, nous vous supplions, au nom de ce divin Sacrifice, de détruire tous les obstacles qui s'opposent à son pèlerinage en ce monde. Donnez-lui la paix et l'unité ; conduisez vous-même notre Saint-Père le Pape, votre Vicaire sur la terre ; dirigez notre Evéque qui est pour nous U lien sacré de l'unité ; sauvez le prince qui nous gouverne, afin que nous menions une vie tranquille ; conservez tous les orthodoxes enfants de l'Eglise Catholic^ue-Apostolique-Romaine.

PEI^METTEZ-MOl, Ô mon Dieu, de vous demander de répandre vos bénédictions spéciales sur vos serviteurs et vos servantes, pour lesTE igitur, clementissime Pater, per Jesum Christum Filium tuum Dominum nostrum supplices rogamus ac petimus, uti accepta habeas, et benedicas haec dona, haec munera, ha;c sancta sacritîcia illibata ; in primis quae tibi offerimus pro Ecclesia tua sancta Catholica : quam pacificare, custodire, adunare, et regere digneris toto orbe terrarum, una cum famulo tuo Papa nostro N. et Antistite nostro .V., et omnibus orthodoxis, atque catholicae et apostolicae fidei cultoribus.

1^ EMENTO, Domine , * ' famulorum famularumque tuarum N. et N-, et omnium circumstantium, quorum tibi fides

32 Le Temps après la Pentecôte.

cognita est, et nota devotio : pro quibus tibi offerimu^, vel qui tibi offerunt hoc sacrificium laudis, pro se suisque omnibus, pro redemptione animarum suarum, pro spe salutis et incolumitatis sua2 ; tibique reddunt vota sua aeterno Deo vivo et vero.

memoriam vénérantes, in primis gloriosœ semper Virginis Mariae, Genitricis I)ei et Domini nostri Jesu Chrisli : sed et beatorum Apostolorum ac Martyrum tuorum Pétri et Pauli, Andréas. Jacobi, Johannis, Thomœ, Jacobi, Philippi, Bartholomjei, Matthaei, Simonis et Thaddaei : Lini, Cleti, Clementis, Xysti, Cornelii, Cypriani , Laurentii , Chrysogoni, Joannis et Pauli, Cosmae et Damiani, et omnium Sanctorum tuorum . quorum meritis precibusque concédas, ut in omnibus protectionis tuse muniaraur auxilio. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

H ANC igitur oblationem servitutis nostras, sed et cunctœ fami

quels vous savez que j'ai une obligation particulière de prier... Appliquez-leur les fruits de ce divin Sacrifice qui vous est offert au nom de tous. Visitez-les par votre grâce; pardonnez leurs péchés ; accordez-leur les biens de la vie présente et ceux de la vie éternelle.

MAIS non seulement, ô mon Dieu, l'offrande de ce Sacrifice nous unit à nos frères qui sont encore dans cette vie voyagère de l'éFireuve : il resserre aussi nos iens avec ceux qui déjà sont établis dans la gloire. Nous l'offrons donc pour honorer la mémoire de la glorieuse et toujours Vierge Marie, de laquelle est né notre Sauveur ; des Apôtres, des Martyrs, des Confesseurs, des Vierges, en un mot de tous les Justes, afin qu'ils nous aident par leur puissant secours à devenir dignes de vous contempler à jamais comme eux, dans le séjour de votre gloire.

DAIGNEZ recevoir, ô Dieu, cette offrande que toute votre famille vous présente,

Ordinaire de la Messe.

comme l'hommage de son heureuse servitude. En échange , donnez-nous la paix, sauvez-nous de votre colère, mettez-nous au nombre de vos élus; par JésusChrist notre Seigneur qui va paraître.

Car il est temps que ce pain devienne son Corps sacré qui est notre nourriture, et que ce vin se transforme en son Sang qui est notre breuvage ; ne tardez donc plus à nous introduire en la présence de ce divin Fils notre Sauveur.

QUE ferai-je en ce moment, ô Dieu du ciel et de H terre ! Sauveur ! Messie tant désiré 1 si ce n'est de vous adorer en silence comme mon souverain Maître, de vous offrir mon cœur, comme à son Roi plein de douceur ! Venez donc. Seigneur Jésus ! venez I

SANG divin, prix de mon salut, je vous adore. Lavez mes iniquités, et rendez-moi plus blanc que la neige. Agneau sans cesse immolé, et cependant toujours vivant, vous venez effacer les péchés du monde "venez aussi régner

liae tua;, quaesumus Domine, ut placatus accipias ; diesque nostros in tua pace disponas, atque ab aeterna damnatione nos eripi, et in electorum tuorum jubeas grege numerari. Per Christum Dominum nostrum. A- men.

Quam oblationem tu, Deus, in omnibus, quîesunius, benedictam, adscriptam, ratam, rationabilem, acceptabilemque facere digneris : ut nobis Corpus et Sanguis fiât dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu Christi.

OUI pridie quam pateretur, accepit panem in sanctas ac venerabiles manus suas : et elevatis oculis in coelum, ad te Deum Patrem suum omnipotentem, tibi gratias agens, benedixit, fregit, deditque discipulis suis, dicens : AcciEite, et manducate ex oc omnes. Hoc est ENiM Corpus meum.

SIMILI modo postquam coenatum est , accipiens et hune praeclarum Calicem in sanctas ac venerahiles manus suas : item tibi gratias agens, benedixit, dédit que discipulis suis, dicens : Accipite et bibite ex eo 1 en moi par votre force et par omnes. Hic est enim | votre douceur. Calix Sanguinis mei, novi et ^terni testamenti : mysterium fidei : qui pro vobis et pro multis effundetur in rëmissionem peccatorum. hsec quotiescumque feceritis, in mei memoriam facietis.

UNDE et memores, Domine, nos servi tui, sed et plebs tua sancta, ejusdem Christi Filii tui Domini nostri tara beata; Passionis, nec non et ab inferis Resurrectionis. sed et in coelos gloriosîe Ascensionis : ofFerimus praeclarae Majestati tua; de tuis donis ac datis, Hostiam puram, Hostiara sanctam, Hostiam immaculatam : Panem sanctum vitae aeternae, et Calicem salutis perpetuae.

Supra quae propitio ac sereno vultu respicere digneris : et accepta habere, sicuti accepta habere dignatus es munera pueri tui justi Abel, et sacrificium Patriarchœ nostri Abrahae, et quod tibi obtulit summus Sacerdos tuus Melchisedech, sanctum sacrificium, immaculatam hostiam.

SUPPLICES te rogamus, omnipotens Deus ,

LA voici donc, ô Père saint, l'Hostie si longtemps attendue. Voici ce Fils éternel qui a souffert, qui est ressuscité glorieux, qui est monté triomphant au ciel. Il est votre Fils ; mais il est aussi notre Hostie, Hostie pure et sans tache ; notre Pain et notre Breuvage d'immortalité.

Vous avez agréé autrefois le sacrifice des tendres agneaux que vous offrait Abel ; le sacrifice qu'Abraham vous fit de son fils Isaac, immolé sans perdre la vie ; enfin le sacrifice mystérieux du pain et du vin que vous présenta Melchisédech. Recevez ici l'Agneau par excellence, la victime toujours vivante, le Corps de votre Fils qui est le Pain de vie, son Sang qui est à la fois un breuvage pour nous et une libation à votre gloire.

MAIS, ô Dieu tout-puissant, ces dons sacrés ne

Ordinaire de la Messe.

reposent pas seulement sur cet autel terrestre ; ils sont aussi sur l'Autel sublime du ciel, devant le trône de votre divine Majesté ; et ces deux autels ne sont qu'un même autel, sur lequel s'accomplit le grand mystère de votre gloire et de notre salut : daignez nous rendre participants du Corps et du Sang de l'auguste Victime, de laquelle émanent toute grâce et toute bénédiction.

N'excluez personne de votre visite, ô Jésus ! Votre aspect réjouit la cité sainte avec ses élus ; nos yeux eincore mortels vous contemplent, quoique sous un voile : ne vous cachez plus à cemc de nos frères qui sont dans le lieu des expiations. Soyez-leur un rafraîchissement dans leurs flammes, une lumière dans leurs ténèbres, une paix dans leurs douloureux transports.

Nous sommes pécheurs, ô Père sai«it ! cependant nous attendons de votre infinie miséricorde une part dans votre Royaume, par le mérite de ce Sacrifice que nous vous offrons, et non à cause de nos oeuvres qui ne sont dignes que de votre colère. Mais souvenez-vous de vos saints Apôtres , de vos saints Martyrs , de vos

jubé haec perferri per manus sancti AngeM tut in sublime Altare tuum, in conspectu divinae Majestatis tuœ : ut quotquot ex hac altaris participatione, sacrosanctum Filii tui Corpus et Sanguinem sumpserimus, omni benedictione cœlestiet gratia repleamur. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

MEMENTO etiam. Domine, famulorum famularumque tuarum. N. et N., qui nos prœ- cesserunt cum signo ndei, et dirmiunt in somno pacis. Ipsis, Domine, et omnibus in Christo quiescentibus, locum refrigerii, luc's et pacis, ut indulgeas, deprecamur. Per eumdem Christum Dominum nostrum.

Amen.

^TOBIS quoque peccai toribus famulis tuis, de mukitudine miserationum tuarum sperantibus, partem aliquam et socletatem donare digneris cum tuis sanctis Apostolis et Martyribus ; cum Johanne, Stephano, Mathia, Barnaba, Ignatio, Alexandro, Marcellino, Petro, Felicitate,

36 Le Temps après la Pentecôte.

Perpétua, Agalha, Lucie, Agnete , Cœcilia. Anastasia , et omnibus Sanctis tuis ; intra quorum nos consortium, non asstimator meriti , sed veniae, quassumus, largitor admitte : per Christum Dominum nostrum. Per quem haec omnia , Domine , semper bona créas, sanctificas , vivificas, benedicis, et prassfas nobis : per ipsum. et cum ipso et in ipso, est tibi Deo Patri omnipotenti. in unitate Spiritus Sancti, omnis honor et gloria

PER omnia saecula sasculorum. ^. Amen.

OR E M u s. Praeceptis salutaribus moniti, et divina institutione fcrmati, audemus dicere :

saintes Vierges, de tous les Bienheureux, et donnez-nous, par leur intercession , la grâce et la gloire éternelle que nous vous demandons au nom de Jésus-Christ notre Seigneur, votre Fils. C'est par lui que vous répandez sur nous vos bienfaits de vie et de sanctification ; par lui encore, avec lui et en lui , dans l'unité du Saint-Esprit, soit à vous honneur et gloire à jamais !

ANS tous les siècles des siècles. 'Bf. Amen.

PRIONS. Instruits par un précepte salutaire , et suivant fidèlement la forme de l'instruction divine qui nous a été donnée, nous osons dire :

PATER noster, qui es in coelis : Sanctificetur Nomen tuum : Adveniat regnum tuum ; Fiat voluntas tua , sicut in coelo, et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hodie : Et dimitte nobi: débita nostra. sicut

NOTRE Père qui êtes aux cieux, que votre Nom soit sanctifié ; que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre Pain quotidien ; et pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonOrdinaire de la Messe.

nons à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber à la tentation.

^. Mais délivrez-nous du mai. Amen.

TROIS sortes de maux nous désolent. Seigneur : les maux passés, c'est-à-dire les

f)échés dont notre âme porte es cicatrices, et qui ont fortifié ses mauvais penchants ; les maux présents , c'est-àdire les taches actuellement empreintes sur cette pauvre âme, sa faiblesse et les tentations qui l'assiègent ; enfin les maux à venir, c'est-àdire les châtiments de votre justice. En présencede l'Hostie du salut, nous vous prions, Seigneur, de nous délivrer de tous ces maux, et d'agréer, en notre faveur, l'entremise de Marie, Mère de Dieu, et de vos saints Apôtres Pierre, Paul et André. AtFranchissez-nous , délivrez-nous , donnez-nous la paix. Par Jésus-Christ votre Fils, qui vit et règne avec vous

DANS tous les siècles des siècles. ^. Amen.

pue la paix du Seigneur soit toujours avec vous ; ^. Et avec votre esprit.

et nos dimittimus debitoribus nostris : Et ne nos inducas in tentationem.

^^. Sed libéra nos a malo.

Amen.

LIBERA nos, quxsumus Domine, ab omnibus malis, praeteritis, prassentibus et futuris : et intercedente beata et gloriosa ^emper Virgine Dei Génitrice Maria , cum beatis Apostolis tuis Petro et Paulo atque Andréa, et omnibus Sanctis, da propitius pacem in diebus nostris : ut ope misericordiïe tuae adjuti, et a peccatos'mussemper liberi, et ab omniperturbatione securi. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum. Qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus.

PER omnia sascula saeculorum.

Pax Domini sit semper vobiscum ; R|. Et cum spiritu tuo.

Le Prêtre divise l'Hostie sainte, et l'ayant

38 Le Temps après la Pentecôte.

séparée en trois parts, il met une de ces parts dans le Calice :

HMC commixtio et consecratio Corporis et Sanguinis Domini nostri Jesu Christi, fiât accipientibus nobis- ia vitam aeternam. Amen.

AGNUS Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

Agnus Dei. qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, dona nobis Pacem.

DOMINE Jesu Christe, qui dixisti Apostolis tuis : Pacem relinquo vobis, pacem meam do vobis ; ne respicias peccata mea, sed fidem Ecclesix tuas : eamque secundum voluntatem tuam pacificare et coadunare digneris. Qui vivis et régnas Deus, per omnia saecula saeculorum. A- men.

GLOIRE à vous, Sauveur du monde, qui avez souffert que, dans votre Passion, votre préo«eux Sang fût séparé de votre sacré Corps, et qui les avez réunis ensuite par votre vertu !

AGNEAU de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, donneznous la Paix.

SEIGNEUR Jésus-Christ, qui avez dit à vos Apôtres ■" (I Je vous laisse ma paix, je « vous donne ma paix », ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cette assemblée qui est à vous, et daignez la pacifier et la réunir selon votre sainte volonté.

Après cette Oraison, le Prêtre, en signe de Paix, si la Messe est solennelle, donne le baiser fraternel au Diacre, qui le donne luimême au Sous-Diacre, lequel va le porter au Chœur.

Ordi}iaire de la Messe.

SEIGNEUR Jésus-Christ , Fils du Dieu vivant, qui par la volonté du Père, et ta coopération du Saint-Esprit, avez donné par votre mort la vie au inonde . délivrez-moi par ce saint et sacré Corps, et par votre Sang, de tous mes péchés et de toutes sortes de maux. Faites que je m'attache toujours itiviolablement à votre loi, et ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

SEIGNEUR Jésus-Christ, faites que la réception de votre Corps que je me propose de prendre, tout indigne que j'en suis, ne tourne pas à mon jugement et à ma condamnation ; mais que, par votre bonté, il me serve de défense pour mon âme et pour mon corps, et qu'il me soit un remède salutaire.

DOMINE Jesu Christe, Fili Dei vivi, qui ex voluntate Patris, coopérante Spiritu Sancto, per mortem tuam mundum vivificasti : libéra me per hoc sacrosanctum Corpus, et Sanguinem tuum, ab omnibus iniquitatibus meis, et universis malis, et fac me tuis semper inhasrere mandatis, «t a te nunquam separari permittas. Qui cum codera Deo Pâtre et Spiritu Sancto vivis et régnas, Deus, in sascula saîculorum. Amen.

PERCEPTio Corporis tui, Domine Jesu Christe, quod ego indignus sumere praesumo, non mihi proveniat in judicium et condemnatiorrem : sed pro tua pietate prosit mihi ad tutamentum mentis et corporis, et ad medelam percipiendam. Qui vivis et régnas cum Deo Pâtre, in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia saecula sseculorum. A- men.

Le Prêtre prend l'Hostie et se dispose à s'en communier :

■^ENEZ, Seigneur Jésus I

PANEM cœlestem accipiam, et Nomen Domini invocabo.

Il frappe sa poitrine et confesse son indignité, disant trois fois :

SEIGNEUR, je ne suis pas digne que vous entriez en moi ; mais dites seulement une parole, et mon âme sera guérie.

Au moment de consommer la sainte HosOMINE, non sum dignus ut intres sub tectum nieum : sed tantum die verbe, et sanabitur anima mea.

tie :

CORPUS Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam aeternam. Amen.

Le Prêtre prend le grâces :

OuiD retribuam Domino pro omnibus quse retribuit mihi ? Ca'icem salutaris accipiam, et Nomen Domini invocabo. Laudans invocabo Dominum, et ab iniraicis meis salvus ero.

SANGuis Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam aeternam. Amen.

JE me donne à vous, ô mon Sauveur, pour être votre demeure : faites en moi selon votre bon plaisir.

Calice avec actions de

OUE pourrai-je rendre à Dieu pour tous les biens qu'il m'a faits ? Je prendrai le Calice du salut, j'invoquerai le Nom du Seigneur, et je serai délivré de mes ennemis.

JE m'unis à vous, o mon Sauveur 1 Unissez-vous à moi ; que nous ne nous séparions jamais.

La Communion étant faite, pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la première fois :

OUOD ore sumpsimus, Domine, pura mente capiamus ; et de munere temporali fiât nobis remcdijm sempiternum.

\7 ous m'avez visité dans le " temps, à mon Dieu Faites que je garde les fruits de cette visite pour l'éternité.

Ordinaire de la Messe.

Pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la seconde fois :

D ÉNI soyez-vous, ô mon

■'-' Sauveur.qui m'avez initié au sacré mystère de votre Corps et de votre Sang. Que mon creur et mes sens conservent, par votre grâce, la pureté que vous leur avez donnée, et que votre sainte présence demeure toujours en moi.

/~^ oi^pusiuum, Domine, ^— ' quod sumpsi, et Sanguis, quem potavi, adhaereat visceribus meis : et prajsta ut in me non remaneat scelerum macula, quem pura et sancta refecerunt Sacramenta. Qui vivis et régnas in s>ecula saeculorum. A- men.

Le Prêtre, ayant lu l'Antienne dite Communion, se retourne vers le peuple et le salue ; après quoi il récite les Oraisons appelées Postcommunion. Puis il dit :

D ETIREZ-VOUS : la Messe

'■^ est finie.

^. Grâces soient rendues à Dieu I

GRACES VOUS soient rendues, adorable Trinité, pour la miséricorde dont vous avez daigné user envers moi, en me permettant li'assister à ce divin Sacrifice ; pardonnez la négligence et la froideur avec lesquelles j'ai reçu un si grand bienfait, et daignez ratifier la bénédiction que votre ministre va répandre sur moi en votre saint Nom.

r\ OMINUS vobiscum ;

F^. Et cum spiritu tuo.

I TE, Missa est.

^. Deo gratias.

PLACEAT tibi, sancta Trinitas, obsequium servitutis meje, et praeèta ut sacrificium, quod oculis tuas Majestatis indignus obtuli, tibi sit acceptabile, mihique, et omnibus pro quibus illud obtuli, sit, te miserante. propitiabile. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

Temps après la Pentecôte.

Le Prêtre étend ses mains et bénit, en disant :

•eus, Pater, et Spiritus

D potens Deus, Pater et Filius, Sanctus.

'f. Dominas vobiscum ;

Tf. Et cum spiritu tuo.

OUE le Dieu tout-pu vous bénisse : le

fjuissant e Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Ri. Amen.

^. Le Seigneur soit avec vous ;

l|?. Et avec votre esprit.

Initium sancti Evangelii secundum Johannem. Cap. l

IN principio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum. Hoc erat in principio apud Deum. Omnia per ipsum facta sunt ; et sine ipso factum est nihil. Quod facHim est, in ipso vita erat. etvitaerat lux hominum; et lux in tenebris lucet, et tenebrae eara non comprehenderunt. Fuit Homo missus a Deo, cui nomen erat Johannes. Hic venit in testimonium, ut testimonium perhiberet delumine, ut omnes crederent per illum. Non erat ille lux, sed ut testimonium perhiberet de lumine. Erat luxvera, quae illuminât omnem hominem venientem in hune

Le commencement du saint Evangile selon saint Jean. Chap. I.

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était dans le principe avec Dieu. Toutes choses ont été faites par lui : et rien n'a été fait sans lui. Ce qui a été fait, était vie en lui, et la vie était la lumière des hommes : et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise. Il y eut un homme envo)'é de Dieu, qui s'appelait Jean. II vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n'était pas la lumière, mais il était venu pour rendre témoignage à Celui qui était la lumière. Celui-là était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde. Il était

dans le monde, et le morwle a été fait par lui, et le monde ne l'a point connu. Il est venu chez soi, et les siens ne l'ont point reçu. Mais il a donné à tous ceux qui l'ont reçu le pouvoir d'être faits enfants de Dieu, à ceux qui croient en son Nom, qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu même. Et lh Verbe s'est fait chair, et il a habité en noos, et nous avons vu sa gloire^ sa gloire comme du Fils unique du Père, étant plein de grâce et de vérité.

mundum. In mundo erat, et niundus per ipsum factus est, et mundus eum non cognovit. In propria venit, et rui eum non receperunt. Quotquot autem receperunt eum, dédit eis po<estatem filios Dei fieri, hi» qui credunt in Nomine ejus : qui non ex sanguinibus, neque ex voluntate tarais, neque ex voluQtate viri, sed ex Deo nati sunt. Et Verblm

habitavit in nobis : et vidimus gloriam ejus, gloriam quasi Unigeniti a Pâtre, plénum gratis et veritatis.

' U moment de m'unir à vous dans le mystère de votre amour, ô mon Dieu, je m'arrête pour confesser d'abord que c'est bien vousmême, votre corps, votre âme, votre divinité, qui allez vous incorporer à moi. Je sens que l'acte de foi à un si profond mystère est le premier devoir que vous m'imposez à cette heure, et mon intelligence s'incline avec bonheur devant votre parole souveraine. Vous êtes la Vérité, ô Jésus, et vous avez dit à vos disciples en leur présentant le pain transformé : Il Ceci est mon corps. » Je crois à votre parole, et j'adore le « Pain vivant descendu du ciel pour donII ner la vie au monde. » La grâce de votre divin Esprit que vous m'avez envoyé me fait goûter cette merveille de votre tout-puissant amour qui, non content de vous avoir uni à cette nature humaine que vous avez puisée au sein de Marie, a daigné préparer pour chacun de nous, au moyen de l'aliment céleste de votre chair sacrée, une union réelle et mystérieuse que vous seul pouviez concevoir et accomplir. Pour l'opérer, vous aviez bien le droit de nous demander d'abord une confiance

La Communion. 45

illimitée dans la vérité de votre parole. Sur la croix, votre divinité était voilée ; dans l'Hostie sainte, votre humanité même a cessé d'être sensible ; je crois, ô mon Dieu, à votre divinité et à votre humanité présentes sous le nuage qui les dérobe à nos regards mortels ; car je sais par votre Apôtre, ô lumière inaccessible, que la foi est pour nous, en cette vie, le moyen d'approcher de vous. Je crois donc, Seigneur, mais daignez aider mon incrédulité.

ë

INSTRUIT par votre parole, ô mon Dieu, je sais, avec une certitude supérieure à celle de la raison et des sens, que, dans peu d'instants, je vais entrer dans la plus intime relation avec votre infinie Majesté. Vous avez dit : « Celui qui mange ma chair demeure en moi, t et moi en lui. » Cette parole tait frissonner mon être tout entier. Moi pécheur, couvert des cicatrices de mes iniquités, luttant encore avec mes passions mal réglées, "e vais demeurer en vous; et vous qui êtes le souverain 2tre et la souveraine Sainteté, vous allez demeurer en celui qui n'est que néant et malice ! Que puis-je faire à cette nouvelle, sinon m'écrier avec le centurion de votre Evangile : f Seigneur, je ne suis pas digne que vous a entriez chez moi. " Cependant vous avez dit aussi : I' Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, '< vous n'aurez pas en vous la vie. » Je voudrais vivre,

Tous les livres