L'Année liturgique — Le Temps après la Pentecôte (t. 10-15) (page 36)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 10-15, éd. 1911 (OCR) · 70 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

I Chantez, fidèles, les deux guerriers reçus dans les brilI lantes demeures des cieux ; chantez du peuple Slave la double force et la gloire.

tJn même amour a réuni ces frères, une même piété les arrache au désert : ils brûlent de porter à plusieurs les gages de la vie bienheureuse.

Par eux la lumière qui brille dans les temples d'en haut, remplit Bulgares, Moraves et Bohémiens : farouches multitudes, que bientôt ils amènent à Pierre en bataillons pressés.

SS. Cyrille et Méthodhis, Ev. et Conf. 628

Ceignant la couronne méritée, oh ! continuez pourtant d'être propices aux prières et aux larmes : il est besoin que vous gardiez aux Slaves vos présents d'autrefois.

Que la généreuse terre qui crie vers vous, conserve la pureté de la foi éternelle ; comme elle fit au commencement, Rome elle-même toujours lui donnera le salut.

Auteur de la race humaine et son Rédempteur, dont la bonté nous vaut tous les biens, à vous action de grâces, à vous soit gloire dans tous les siècles !

A-men.

Belle lumière de la patrie, lumière aimée des peuples Slaves, ô frères, à vous nos vœux, à vous chaque année nos cantiques.

Debitam cincti meritis coronam, Pergite o flecti lacrymis

precantum ; Prisca vos Slavis opus est datores Dona tueri.

Quœque vos clamât generosa tellus Servet aeternœ fidei nitorem ; Quœ dédit princeps, dabit ipsa semper Roma salutem.

Gentis humanae Sator et Redemptor, Qui bonus nobis bona

cuncta praebes, Sint tibi grates, tibi sit per omne Gloria saeclum. Amen.

Lux o décora patrias, Slavisque amica gentibus, Salvete, fratres : annuo Vos efferemus cantico ;

Rome applaudit à votre entrée ; mère, elle embrasse ses fils ; elle les décore du diadème des Pontifes, les revêt d'une force nouvelle.

Jusqu'au plus loin des terres barbares vous continuez de porter Jésus-Christ ; vous nourrissez de sa lumière

Quos Roma plaudens excipit, Complexa mater filios, Auget corona prsesulum, Novoque firmat robore.

Terras ad usque barbaras Inferre Christum pergitis ;

024 Le Temps après la Pentecôte.

Quot vanus error luserat, Almo repletis lumine.

Noxis soluta pectora Ardor supernus abripit ; Mutatur horror veprium In sanctitatis flosculos.

bienfaisante ceux dont jouait une vaine erreur.

Les cœurs sont délivrés des vices, une ardeur d'en haut s'en empare ; l'horreur des ronces fait place aux fleurs de la sainteté.

Et maintenant membres de l'heureuse cour des habitants des cieux, écoutez nos vœux suppliants : sauvez pour Dieu les peuples Slaves.

Que l'unique bercail du Christ rassemble ceux qu'entraînait l'erreur ; qu'émule des gestes des aïeux, leur foi reverdisse plus belle.

Et nunc serena cœ- litum Locati in aula, supplici Adeste voto • Slavicas Servate gentes Nuraini.

Errore mersos unicum Ovile Christi congreget ; Faciis avitis asmula Fides virescat pulchrior.

Tu nos, beata Trinitas, Cœlesti amore concita, Patrumque natos inclyta Da persequi vestigia.

Amen.

A CET auguste hommage nous joignons nos vœux, "ô saints frères. Avec le Pontife suprême, nous osons chanter vos louanges, et vous recommander l'immense portion de l'héritage du Christ où vos sueurs firent germer, à la place des ronces, les fleurs de la sainteté. Préparés dans la solitude à toute Oeuvre bonne et utile au Seigneur >, vous

Trinité bienheureuse, faites sentir à nos âmes l'aiguillon du céleste amour ; qu'on voie les fils suivre les traces illustres de leurs pères.

Amen.

SS. Cyrille et Méthodiits, Év. et Conf. 625

ne craignîtes point d'aborder les premiers ces régions inconnues, l'etfroi du vieux monde, ces terres de l'aquilon où les Prophètes avaient signalé le trône de Satan 1, la source intarissable des maux ravageant l'univers '-. L'appel de l'Esprit-Saint vous faisait apôtres, et les Apôtres ayant reçu ordre d'enseigner toutes les nations s. vous alliez, dans la simplicité de votre obéissance, à celles qui n'étaient pas encore évangélisées. Cette obéissance, Rome, c'était son devoir, voulut l'éprouver, et reconnut qu'elle était sans alliage. Satan aussi le reconnut, à sa défaite ; car l'Ecriture avait dit : « L'homme obéissant racontera ses victoires *. » Autre puissance qui fut la vôtre, et que nous révèle encore l'Ecriture, disant : « Le frère aidé par le frère est comme une ville forte, et leurs conseils sont comme les barres des portes des villes ^. » Chassé par plus fort que lui, le fort armé vit donc avec rage passer au Christ le domaine qu'il croyait posséder en paix ^, et ses dernières dépouilles, les peuples de l'aquilon, devenir comme ceux du midi l'ornement de l'Epouse''. Louez le Seigneur , toutes les nations ; louez-le, tous les peuples S; toute langue confesse le Seigneur Jésus-Christ ^. Comme monument de la victoire, le septénaire des langues sacrées se complète en ce jour 10.

I. IsAi. XIV, i3. — 2. Jerem. I, 14 ; xlvh, 2 ; etc.

— 3. Matth. xxvni, 19. — 4. Prov. xxi, 28. — 5. Ibid. xvHi, 19. — 6. Luc. XI, 21-22. — 7. IsAi. xLix, 12, 18.

— 8. Psalm. cxvi, i. — 9. Philipp. n, 11. — 10. Latine, Grecque, Syriaque, Copte, Ethiopienne, Arménienne et Slavonne.

626 Le Temps après la Pentecôte.

Mais, ô Méthodius, ô Cyrille, au milieu même des Hymnes saintes que vous dédiait le Pontife souverain, un cri d'alarme a retenti : « Gardez à Dieu les peuples Slaves ! Il est urgent à vous de protéger vos dons. » Levez vos yeux, pourrions-nous en effet dire avec le prophète ; considérez, vous qui venez de l'aquilon : où est le troupeau qui vous fut donné , ce troupeau magnifique ? Quoi donc ! est-ce contre vous que vous l'avez instruit ? l'avez-vous arme pour votre perte ^ ? Profondeurs de Satan - ! le prince de l'aquilon a trop su réparer sa défaite ; et vos bienfaits, et la condescendance de Pierre, sont devenus par ses soins une arme de mort pour ces peuples auxquels vous aviez donné la vie. Détournée de sa voie, l'unité sainte que vous aviez fondée s'est traduite de nos jours , en caractères de sans;, dans la formule d'un hideux panslavisme. Entre Byzance déjà de vos temps travaillée par le schisme , et rOccident latin que l'hérésie devait lui-même plus tard affaiblir et démembrer, elle pouvait être, à son heure, un appui pour l'Eglise, un espoir de salut pour le monde. Perspectives séduisantes, que votre cœur sans doute avait rêvées, et qui, hélas ! ont abouti à ces atroces persécutions, scandale de nos temps, opprobre de la terre.

Réconfortez les exilés, soutenez les martyrs, gardez les restes d'un peuple de héros ; écartez de (quelques autres la fatale illusion qui les solliciterait à courir d'eux-mêmes audevant de la tyrannie; pour tous que luise

I. Jerem. XIII, 20-21. — 2. Apoc. II, 24.

SS. Cyrille et Méthodius, Ev. et Conf. 62J

enfin le jour des justices du Seigneur, mais bien plutôt, s'il se peut , tout est possible à Dieu, celui de sa miséricorde, assez puissante pour changer les bourreaux sans frustrer leurs victimes. Serait-il donc arrêté que le poids des crimes d'un grand empire a trop fait pencher la balance "du côté de la condamnation, pour que ses chefs ouvrent maintenant les yeux, et comprennent quel rôle pourrait être le leur en l'état présent du monde, si Pierre, qui leur tend les bras, voyait revenir à lui l'immense troupeau que paralyse le schisme ? Apôtres des Slaves, et en même temps citoyens de cette Rome où reposent près de celles de Clément vos reliques saintes, aidez les efforts du Pontife suprême cherchant à replacer sur la base où vous l'aviez établi l'édifice qui fut votre gloire.

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N tête des saints Confesseurs que l'Eglise admet dans les fastes de" son Martyrologe, resplendit aujourd'hui le nom de William : « A York en Angle« terre, proclame le livre d'or « de la noblesse des cieux, mémoire de saint « William, Archevêque et Confesseur, qui « entre autres miracles accomplis à son tom« beau ressuscita trois morts, et fut inscrit « au nombre des Saints par Honorius III. » L'Esprit divin, qui pare l'Eglise de la variété des vertus de ses fils 2, reproduit en eux la

I. Les deux notices qui suivent nous ayant été demandées pour l'Angleterre, nous avons cru devoir leur donner place en appendice dans l'édition française. — 2. Psalm. XLiv, 10 ; Apoc. XIX, 8.

63 o Le Temps après la Pentecôte, vie de l'Epoux sous ses aspects multiples. Aussi n'est-il point de situation dans la vie,

3ui n'apporte avec elle un enseignement tiré e l'exemple donné par le Seigneur et ses Saints dans de semblables circonstances. Si vaste que soit sur cette terre le champ d'épreuve des élus, si multipliés et inattendus parfois qu'en puissent être les horizons, ici encore s'applique le mot de l'éternelle Sagesse :« Rien n'est nouveau sous le soleil; et « nul ne peut dire : Voilà qui ne s'était pas « encore vu. Car déjà la même chose était « arrivée dans les siècles qui nous ont pré« cédés ^ ».

Une croix miraculeuse avait signalé par son apparition l'élection de William au siège métropolitain d'York: présage de ce qu'allait être sa vie. La croix la plus lourde est bien celle, en effet, qui nous vient des serviteurs de Dieu, nos frères ou nos chefs dans l'ordre du salut ; or cette croix ne devait pas manquer à William. Pour notre instruction à nous, qui si facilement croyons avoir atteint, en fait de souffrances, la limite du possible. Dieu permit qu'à l'exemple de son Maître divin il épuisât la lie du calice, et fût pour les Saints mêmes un signe de contradiction et une pierre de scandale -.

La promotion de l'élu d'York avait cependant été la joie de la plus nombreuse et de la plus saine partie du troupeau ; mais elle contrariait les vues diversement intéressées de plusieurs. Dans leur simplicité, quelquesunes des brebis prêtèrent l'oreille à des insiI. Eccle. I, 10. — 2. Luc. II, 34 ; Rom. ix, 33.

Saint William, Évêque et Confesseur. 63 1

nuations perfides; elles crurent bien faire de travailler à briser la houlette qui les conduisait dans les pâturages du salut, etse laissèrent amener à formuler contre le pasteur de

P raves accusations. C'est alors qu'égarés par astuce des meneurs, on vit les plus vertueux personnages épouser leur cause, et mettre a la servir le zèle dont ils brûlaient pour la maison de Dieu. Après avoir entendu le jugement sans appel et si glorieux de la sainte Eglise en son Martyrologe, ce n'est pas sans un étonnement mêlé de stupeur que l'on trouve dans les lettres du temps des passages comme ceux-ci :

« Au très aimé Père et Seigneur Innocent par la grâce de Dieu souverain Pontife, Bernard de Glairvaux. L'archevêque d'York est venu vers vous, cet homme au sujet duquel bien des fois déjà nous avons écrit à Votre Sainteté. Cause bien malade que la sienne : comme nous l'avons appris par le témoignage d'hommes véridiques, de la plante des pieds au sommet de la tête, il n'y a pas de place saine en cette cause. Que vient chercher auprès du gardien de la justice cet homme dépourvu de justice i ? » Et recommandant les accusateurs au Pontife, l'Abbé de Clairvaux ne craignait pas de dire : « Si quelqu'un est de "Dieu, qu'il se joigne à eux ! Si l'arbre stérile continue d'occuper la terre, à qui devrai-je en attribuer la faute, sinon à qui tient la cognée ^ ? »

Le Vicaire de Dieu, qui voit de plus haut et plus sûrement que les Saints eux-mêmes,

I. Bern. Ep. 346, al. 377. — 2. Ep. 347, al. 378.

6^2 Le Temps après la Pentecôte.

n'ayant pas empêché la consécration de William : « J'ai appris ce qui est arrivé de cet archevêque, contiait Bernard à l'Abbé de Rievaulx, et ma douleur est extrême i. Nous avons travaillé autant que nous avons pu contre cette commune peste, et nous n'avons pas obtenu la mesure désirée ; le fruit de notre labeur n'en reste pas moins assuré auprès de Celui chez lequel aucun bien n'est sans récompense. Ce que les hommes nous ont refusé, j'ai contiance que nous l'obtiendrons de la miséricorde du Père qui est aux cieux, et que nous verrons déraciner ce figuier maudit '-. »

Telles peuvent être quelquefois les erreurs des Saints. Erreurs cruelles, mais sanctifiantes, pour ceux qu'elles frappent ; et, consolation bien digne de ces autres Saints qu'elles éprouvent, persécutions où du moins l'offense de Dieu n'a nulle part.

Innocent II étant mort, Bernard, convaincu qu'il y allait de l'honneur de l'Eglise, reprenait plus instantes que jamais ses supplications près de Célestin II et de toute la cour Romaine ; a Le monde entier connaît le triomphe du diable, s'écriait-il dans son zèle tout de flammes, et dont nous ne faisons qu'adoucir grandement l'expression virulente. Partout retentissent l'applaudissement des incirconcis et les larmes des bons... Si tel devait être le dénouement de cette cause ignominieuse, pourquoi ne l'avoir pas laissée à ses recoins ténébreux ? Ne pouvait-on faire évêque cet infâme, horreur ae l'Angleterre,

I. Ep. 333, al. 379. — 2. Ep. 36o, al. 38o.

Saint William, Evêque et Confesseur. 633

abomination de la France, sans que Rome même vît l'infection générale gagner jusqu'aux tombeaux des Apôtres i ?... Soit pourtant : cet homme a reçu une consécration sacrilège ; mais il sera plus glorieux encore de précipiter Simon du naut des airs, que de l'empêcher d'y monter. Sans cela, que ferezvous des fidèles dont la religion estime ne pouvoir aucunement en sûreté de conscience recevoir les sacrements de cette main lépreuse ? Seront-ils donc forcés par Rome à plier le genou devant Baal - ? »

Rome cependant était lente à se laisser convaincre; et ni Célestin, ni Lucius II qui vint après lui, ne trouvèrent dans les grands services et l'ascendant si justifié de l'Abbé de Clairvaux une raison suffisante pour porter une condamnation dont la justice n'était rien moins que prouvée à leurs yeux. Ce fut seulement sous le pontificatd'Kugènelll, son ancien disciple, que desinstances nouvelles^ et réitérées ^ de saint Bernard obtinrent enfin la déposition de William, et son remplacement sur le siège d'York par le cistercien Henri Murdach.

« Tout le temps que dura son humiliation, rapporte Jean, Prieur d'Hagustald, William ne fit entendre ni murmure, ni plainte ; mais d'un cœur silencieux, son âme en paix sut garder patience. Il ne réclama point contre ses adversaires , bien plus, il détourna de ceux qui les appréciaient défavorablement son oreille et sa pensée. Aucun de ceux qui parI. Ep. 235. — 2. Ep 236. — 3. Ep. 239. — 4. Ep634 ^^ Temps après la Pentecôte.

tageaient sa disgrâce ne se montrait si continuellement adonné au travail et à la prière ^ » Cinq ans après mouraient Kugène III, l'Abbé de Clairvaux et Henri Murdach 2. William, élu de nouveau par les chanoines d'York, était rétabli dans la plénitude de ses droits métropolitains par Anastase IV. Mais Dieu n'avait voulu qu'affirmer ici-bas la justice de sa cause : trente jours après son retour triomphal à York, il mourait, n'ayant célébré que la fête de la Trinité sainte pour laquelle il avait souffert.

Voici les quelques lignes consacrées dans les Eglises d'Angleterre par la sainte Liturgie à rappeler les épreuves et la vertu de William.

BEATUS Gulielmus clarissimis ortus parentibus, scilicet patre Huberto Comité, et matre Emma Stephani régis sonore, summa virtutis laude adolescens floruit. Crescentibus autem meritis cum œtate, Eboracensis thesaurisarius effectus est : quo in munere ita se gessit, ut communis egentium pater ab omnibus haberetur. Neque enim ullum pretiosiorem thesaurum existimabat, quam seipsum opibus spoliare, quo facilius inopia laborantibus subveniret.

LE bienheureux William naquit de très illustres parents, ayant eu pour père le Comte Hubert, et sa mère Emma étant sœur du roi Etienne. La plus haute vertu brilla en lui dès son adolescence ; et ses mérites croissant avec l'âge, il fut fait trésorier d'York. Sa conduite fut telle en cette charge, que tous voyaient en lui le commun père des indigents. Le plus précieux trésor à ses yeux était, en efiFet, de se dépouiller lui-même pour secourir plus facilement ceux qui étaient dans le besoin.

14 octobre 1 153.

Saint William , Ëvêque et Confesseur. 635

SUR ces entrefaites, l'archevêque Turstin étant mort, il fut élu en sa place. Quelques membres du chapitre ayant été cependant d'un avis contraire, et saint Bernard attaquant son élection près du Siège apostolique comme contraire aux canons, il fut déposé par le Souverain Pontife Eugène III. Non seulement le saint homme n'en prit aucun chagrin; mais il vit dans ce dénouement l'occasion qu'il avait tant désirée de pratiÈuer l'humilité et de servir •ieu plus librement.

FUYANT donc les pompes du siècle, il se retira dans la solitude. Là, dégagé de tout souci des choses extérieures, il travaillait à son propre salut. Mais ses adversaires étant morts, il fut réélu archevêque d'un consentement unanime , et confirmé par le Pape Anastase. Peu après sa reprise de possession, il tombait malade, et plein de jours, cher à Dieu pour ses aumônes, ses veilles, ses jeûnes et ses bonnes œuvres, il quittait cette vie le six des ides de juin, l'an du salut onze cent cinquantequatre.

CU.M autem, defuncto Turstino Archiepiscopo, in ejusdem locura dissentientibus paucis e capitulo esset electus, electioni autem ut minus canonice factas divus Bernardus apud apostolicam Sedem reclamasset, ab Eugenio Tertio Summo Pontifice exauctoratus est. Quœ quidem res huic sancto viro non modo nullam molestiam attulit, sed potius optatissimam humilitatis

exercendœ, Deoque liberius inserviendi occasionem prsebuit.

S.ECULi igitur pompas cum fugeret, in solitudinem secessit, ubi nuUis exterarum rerum curis distractus, propriœ saluti invigilaret. Defunctis autem adversariis, archiepiscopus iterum summo omnium consensu eligitur, et ab Anastasio Pontifice confirmatur. Recepta autem sede, paulo post in morbum incidit, et dierum plenus, et eleemosynis, vigiliis, jejuniis, bonisque operibus Deo carus, ex hac vita raigravit sexto idus junii anno salutis humanae millésime centesimo quinquagesimo quarto.

636 Le Temps après la Pentecôte.

Vous avez su posséder votre âme, 6 William ! Sous les assauts de la contradiction, vous avez joint l'auréole de la sainteté au caractère glorieux des Pontifes. Car vous aviez compris le double devoir qui s'imposait à vous, dès le jour où les sutfrages d'une illustre Eglise étaient venus vous appeler, dans des ctrconstances difficiles, à la défendre ici-bas : d'une part, ne point vous refuser à l'honneur périlleux de revendiquer jusqu'au bout les droits de la noble Epouse qui vous conviait à son alliance ; de l'autre, montrer au troupeau, par l'exemple de votre soumission, que la meilleure cause n'est point dispensée de l'obéissance absolue des brebis comme des agneaux au pasteur suprême. Celui qui sonde les reins et les cœurs ^ savait juscju'où l'épreuve pouvait monter, sans altérer l'admirable simplicité de votre foi, sans atteindre par suite le calme divin qui faisait votre force ; jaloux de vous élever au plus haut degré de la gloire près de l'autel des cieux, il vous assimila pleinement dans ce monde au Pontife éternel, méconnu, renié, condamné par les princes de son peuple. Votre refuge fut la maxime tombée des lèvres du Chef divin : « Apprenez de moi « que je suis doux et humble de cœur, et « vous trouverez le repos de vos âmes 2 ; » et ce joug qui eût écrasé nos faibles épaules, ce fardeau devant qui les plus forts auraient à bon droit tremblé, loin de vous abattre, eut pour vous tant de vraie suavité 3 que

I. Jerem. xvn, 10. — 2. Matth. xi, 29. — 3. IbiJ. 3o.

Saint William , Évêque et Confesseur. 63 j

votre marche en parut allégée, et que, de cette heure, on vous vit, non plus seulement marcher, mais courir comme un géant ^ dans la voie de tous les héroïsmes qui font les Saints.

Aidez-nous, ô William, à suivre de loin vos pas dans ces sentiers de douceur et de force. Apprenez-nous à compter pour peu les injures personnelles ; le Seigneur avait bien pénétré la délicatesse de vo'tre grande àme, en permettant, ce qui eût été pour nous le comble de l'amertume, que les plus ardents de vos adversaires fussent des Saints éprouvés qui, dans leurs poursuites, ne voulaient qu'honorer votre commun Maître. L'huile mystérieuse, qui longtemps coula de votre tombeau, fut à la fois le signe de l'ineffable mansuétude qui vous avait valu cette persévérante simplicité du regard de l'âme, et le témoignage touchant rendu par le ciel à cette onction si contestée qui vous fit Pontife. Puisse-t-elle reprendre son cours béni ! Répandez-la sur tant d'âmes blessées, que l'injustice des hommes aigrit et désespère ; qu'elle coule à flots dans votre Eglise d'York, hélas ! loin aujourd'hui de votre soumission à Rome et de ses antiques traditions. Fasse Dieu qu'Albion laisse son linceul à cette tombe où les morts retrouvent la vie ! Que toute l'Eglise enhn obtienne par vous en ce jour augmentation de lumière et de grâce, a l'honneur de l'indivisible et pacifique Trinité qui reçut votre plus solennel et dernier hommage ici-bas.

I. Psalm. XVIII. 6.

LE les cieux se réjouissent, que l'île des Saints triomphe, que l'univers entonne à sa suite un chant de victoire : partout enfin le sang du témoignage a rougi la terre ; Alban, protomartyr de la Bretagne féconde S scelle aujourd'hui la conquête de l'extrême Occident. Déjà sans doute et dès les premiers jours, sous les pas de l'Epoux venu jusqu'à elle dans sa course de géant 2, Albion avait multiplié les fleurs ; plus tard, Eleuthère, Lucius, avaient par d'autres plants accru les charmes du jardin nouveau où, loin de la stérile Judée, l'HommeDieu oubliait les dédains de la fille de Sion. Mais si Jésus aime les parterres d'où s'exhale le parfum de la confession et de la louange 3, les fleurs de la paix ne sauraient pourtant seules composer le diadème de ce Fils très puissant du Dieu des armées * ; le sang versé par lui au grand combat a relevé la beauté qu'il tenait'de sa Mère ^ ; et, pour lui complaire, la parure de l'Epouse doit joindre

I. Yen. Fortun. De Virginit. l55. — 2. Psalm.

XVIII, 6. — 3. Cant. vi, i. — 4. Psalm, xliv, 4. —

s. Alban, Prem. Mart. de V Angleterre. 63g

aussi l'éclat de la pourpre à la blancheur des lis 1.

Gloire donc au protomartyr ! gloire à celui par qui Albion, pleinement prête pour les noces de l'Agneau, marche l'égale des plus illustres Eglises et s'assied avec elles au banquet des forts 2. Du haut du ciel, le chœur glorieux des Apôtres et la blanche armée des Martyrs tressaillent comme aux plus beaux

{'ours de cette lutte de trois siècles, qui sem)le ne s'être tant prolongée que pour permettre à l'antique Bretagne d'avoir aussi sa part au triomphe. Car la persécution va maintenant finir ; et c'est du sol breton, touché en dernier lieu par la va^ue du sang des martyrs, que s'élèvera la délivrance. Le 22 juin 3o3, sur les bords d'un affluent de la Tamise, Alban, nouvel Etienne, meurt en priant pour ses bourreaux ; le 25 juillet 3o6, Constantin, échappé aux embûches de Galère, est proclamé dans York, et c'est de là qu'il part pour arborer dans le monde entier l'étendard du salut.

Mais voici qu'aux combats d'où la Croix est sortie victorieuse, succède la lutte de l'hérésie qui donne à Satan le pouvoir de reprendre sur Dieu les nations que le baptême avait acquises à son Christ. Tandis que l'Orient s'égare dans la méconnaissance du mystère de l'Homme-Dieu, l'Occident se ^heurte à la notion du libre arbitre et de la grâce : fatale pierre d'achoppement que l'ennemi retrouvera plus tard. Pour le moment, rejetée de l'Eglise avec Pelage qui l'avait

640 Le Temps après la Pentecôte.

lancée, elle ne produit qu'un ébranlement passager. Or le point d'arrêt des efforts de l'enfer est ici derechef le tombeau d'Alban : les derniers troubles causés par l'attaque pélagienne viennent s'éteindre et mourir à cette tombe. Aussi, députés par le continent pour soutenir au delà du détroit la cause de la grâce, est-ce au martyr breton que Loup de Troyes et Germain d'Auxerre défèrent l'honneur de la victoire qui donne la paix à l'Eglise d'Occident. Et pour montrer que cette seconde défaite de l'enfer était bien le complément de celle qui, un siècle plus tôt, avait terminé l'ère sanglante, on vit les deux saints évèques ouvrir avec respect la glorieuse tombe, et réunir aux restes du héros des reliques de ses prédécesseurs les Apôtres et les saints Martyrs, dont le triomphe se trouvait ainsi définitivement affermi.

Le puits de l'abîme était fermé pour mille années 1 : années de puissance et d'honneurs pour Alban, que les divers peuples appelés à se succéder dans la grande île britannique révérèrent à l'envi. L'Anglo-Saxon dépassa le Breton dans les magnificences de la basilique qui remplaça la première église bâtie, sur le tombeau du martyr, au si'ècle même de son triomphe ; le Danois voulut faire du saint corps sa plus noble conquête ; et sous les princes Normands, l'abbaye fondée par Offa de Mercie vit les papes et les rois élever de concert au plus haut point ses prérogatives et sa gloire. Il n'y eut point, au delà de la Manche, d'église monastique qui fût compas. Alban, Prem. Mart. de l'Angleterre. 641

rable à celle-ci en privilèges 1 ; et de même que le bienheureux Alban était reconnu comme le premier martyr de l'Angleterre, de même l'Abbé de son monastère était tenu pour le premier en dignité parmi les Abbés du royaume ^.

Alban avait régné mille ans avec le Christ 3. L'époque était "arrivée où devait se rouvrir pour un temps le puits de l'abîme, où Satan déchaîné allait séduire de nouveau les nations. Vaincu jadis par les Saints, puissance lui était donnée de reprendre la guerre et de les vaincre à son tour ^. Le disciple n'est point au-dessus du maître '' : comme le Seigneur, Alban fut rejeté par les siens. Haï sans cause, il vit détruire le monastère illustre, orgueil d'Albion dans les beaux temps de son histoire ; à grand'peine fut sauvée la vénérable église où si longtemps l'athlète de Dieu avait reposé, répandant au loin ses bienfaits. Mais lui-même, qu'eût-il fait dans ce sanctuaire où des rites étrangers venaient bannir ceux des aïeux, et condamner la foi pour laquelle les martyrs étaient morts ? Alban fut chassé avec honte, et ses cendres jetées au vent.

La trop courte Légende dédiée par l'Angleterre fidèle à son protomartyr, résume ainsi les combats de l'athlète du Seigneur.

Au temps où les édits des I A lbanus , cum impeempereurs Dioclétien et | *» ratorum Diocletiani

I. Matth. Paris, edit. 1684, p. 1020. — 2. Ex reçest. HoNOR. III. Privileg. de omnibus libertatibus S. Albani. — 3. Apec, xx, 4. — 4. Ibid. xni, 7. —

6^2 -^^ Temps après la Pentecôte.

et Maximiani mandata adversus Christianos saevirent , paganus adhuc clericum quemdam persecutores fugientem hospitio recepit. Quem dum orationibus continuis ac vigiliis die noctuque studere conspiceret, subito divina gratia respectas, exemplum fidei ac pietatis ejus cœpit jemulari, ac salutaribus ejusdera exhortationibus paulatim edoctus, relictis idololatrias tenebris Christianus integro ex corde factus est.

CUM autem hune clericum persecutores quaererent, et ad tugurium Albani pervenissent, hic se pro hospite et magistro suo ipsius habitu, id est caracalla, indutus militibus exhibuit ; a quibus loris revinctus ad judicem ductas est. Qui cum illudi se cerneret. caedi sanctum Dei confessorem a tortoribus praecepit, ac demum cum tormentis illum superari, vel a cultu Cbristianae religionis revocari non posse perciperet, capiteeum plecti jussit.

-"> UM igitur ad verticem \^ vicini montis AlbaMaximien sévissaient contre les chrétiens, Alban, païen encore, reçut dans sa maison un clerc qui fuyait les persécuteurs. A la vue de cet homme adonné jour et nuit aux veilles et à la prière, il fut soudain touché de la grâce divine et pris du désir de partager sa foi et sa piété. Instruit peu à peu par ses salutaires exhortations, il quitta donc les ténèbres de l'idolâtrie et se fit chrétien de tout cœur.

CEPENDANT les persécuteurs, à la poursuite de ce clerc, parvinrent à l'habitation d'Alban. Revêtant la casaque qui servait d'habit à son hôte et son maître, il se présenta en sa place aux soldats qui le lièrent et l'amenèrent au juge. Celui-ci, se voyant trompé, commanda aux bourreaux de frapper le saint confesseur, et enfin, constatant qu'on ne pouvait triompher de lui par les tourments ni le détourner de son attachement à la religion chrétienne, il le condamna à avoir la tête tranchée.

A LBAN étant donc arrivé au ^''- sommet d'une montagne

s. Alban, Prem. Mart. de V Angleterre. 648

voisine, l'exécuteur qui devait le frapper, poussé par un mouvement divin, jette son glaive et se prosterne aux pieds du Saint, avec la volonté de plutôt mourir luimême en la compagnie du martyr ou en sa place. Décapité néanmoins au lieu même, Alban reçut la couronne de vie promise par Dieu à ceux qui l'aiment. On décapita également ce soldat qui avait refusé de frapper le confesseur; bien qu'il n'eût pas été lavé dans les eaux du baptême, il n'en demeure pas moins assuré toutefois qu'il fut purifié par le bain de son sang et rendu digne d'entrer dans le royaume des cieux. Le martyre d'Alban eut lieu près de Vérulam, le dix des calendes de juillet.

nus pervenisset, carnifex, qui illum percussurus erat, divino admonitus instinctu , projecto ense, pedibus sancti advolvitur, desiderans ut cum martyre, vel pro martyre ipse potius moreretur. Decollatus autem Albanus ibidem , accepit coronam v i t ae quam repromisit Deus diligentibus se. Decollatus est et miles ille, qui Dei confessorem ferire recusavit : de quo nimirum constat, quod etsi fonte baptismatis non est ablutus, sui tamen est sanguinis lavacro mundatus, ac regni cœlestis dignus factus ingressu. Passus est autem Albanus juxta Verolamium die decimo calendarum juliarum.

J'ÉTAIS étranger, et vous m^avej reçu, dira le Seigneur à ses élus au grand jour du jugement 1 ; et les élus auront besoin que le Seigneur explique sa divine parole, et leur dise que ce qu'ils ont fait au plus petit de ses frères, c'est à lui qu'ils l'ont fait. Pour vous, ô Alban, vous le savez à l'avance; l'heure suprême où méchants et bons entendront la sentence éternelle, ne révélera au monde sur ce point que ce qui fut l'expérience de vos premiers pas dans les voies du salut. En

644 ^^ Temps après la Pentecôte.

abritant dans votre maison, païenne encore cet inconnu cjui fuyait les bourreaux, vous pensiez ne céder qu'aux instincts d'un cœur naturellement généreux et fidèle aux lois de l'hospitalité. Pourtant cetait un bien autre inconnu qui frappait alors à la porte de votre demeure; lorsque partit l'étranger, le Christ même était devenu votre hôte. B^ientôt il vous conviait en retour à habiter dans sa propre maison, et la triomphale porte du martyre vous donnait accès au palais des cieux.

Tracée par votre sang, la route qui mène à Dieu est largement ouverte dans la grande île. Longtemps l'ennemi sembla ne pouvoir y dresser ses embûches. On vit y entrer à flots pressés vos concitoyens de la terre. Des peuples que vous n'aviez pas connus vinrent a leur tour, estimant à honneur de rattacher au nomd'Alban leurs origines, laissant passej le droit de la conquête après celui dont faisait preuve le cœur de fils qui battait en eux pour le protomartyr. Ainsi fûtes-vous et la tige de cette efflorescence surnaturelle qui fit iTle des Saints, et l'unité de la nation ellemême dans les phases si diverses de son histoire. Près du lit de repos où vous attendiez la résurrection, dans le temple splendide que vous dédièrent les peuples reconnaissants, vous aviez convié les fils de Benoît au ministère de la divine louange pour célébrer les bienfaits du passé, les bénédictions de chaque jour, et mériter à la patrie la continuation des faveurs du ciel. Ils étaient grands les siècles où, par ses Saints, Dieu gouvernait ainsi le monde ; et bien triste est l'égarement de ceux qui pensent avoir servi la cause du Seigneur

s. Alban, Prem. Mat-t. de l'Angleterre. 645

et celle des peuples, en supprimant les hommages rendus par les générations qui nous ont précédés à ces illustres protecteurs.

O Alban, traité comme l'a été le Roi des Saints, comme lui aussi ne vous souvene^ipoint des injures. Protomartyr, bien plutôt applaudissez aux triomphes 'de ces autres atnlètes qui sont venus renforcer la phalange placée sous votre commandement dans l'éternelle patrie. Et si l'ère des martyrs semble une fois de plus close pour un temps, considérez ceux de vos enfants dont la constance a survécu à tant d'assauts ; bénissez les familles dans lesquelles vit toujours lafoi des vieux âges : nobles races, dont mille fois les pères s'exposèrent comme vous à la mort pour abriter les ministres du Seigneur ; maintenez les nouveaux fils du cloître à la hauteur des traditions dont le dépôt leur fut confié au sein de la tempête ; multipliez sur tous les points les ouvriers appelés à réparer les ruines.

De nouveau retentit dans Albion la voix du Seigneur. Et comme si Dieu voulait que son histoire encore ici se rattachât à la vôtre, la sainte vertu de l'hospitalité, qui fut pour vous le principe du salut, a été pour elle dans nos temps l'occasion du retour aux croyances des ancêtres. Comme vous elle a recules prêtres venus d'au delà de la mer et que chassait la persécution ; comme vous déjà ne semble-t-il pas cju'elle ait entendu la divine parole : J'étais étranger, et vous m'ave^ accueilli ? Puisse-t-elle, comme vous toujours qui êtes son protecteur et son père, aller jusqu'au bout de l'invitation céleste, et conclure avec

646 Le Temps après la Pentecôte.

l'antique rédacteur des Actes de votre martyre : « La vérité connue sera la joie de notre île ; grande sera l'allégresse, lorsque seront brisés les liens dumensonge! Pourmoi,sans plus tarder, j'irai à Rome, j'y laisserai mon erreur, j'y mériterai la réconciliation et le pardon de mes fautes ; ce livre même qui est dans mes mains, je le présenterai à la revision de ceux qui sont dans cette ville : afin que s'il renferme quelque chose d'autrement dit qu'il ne convient, le Seigneur Jésus-Christ daigne par eux le corriger, lui qui, étant Dieu, vit et règne dans tous les siècles des siècles. Amen 1 . »

I. Acta S. S. Albani, Amphibali et Sociorum, anno

Dxc Anglice scripta, v, 46. Bolland. Junii iv, p. iSg.

E Dim.anche, si la Messe à laquelle on assiste est paroissiale, deux rites solennels, l'Aspersion de l'Eau bénite, et en beaucoup d'églises la Procession, devront d'abord intéresser la piété.

VOUS m arroserez , Sei- 1 . SPi gneur, avec l'hysoDe, et [ ^ hy

SPERGES me, Domine, ssoDO, et mundaLe Temps après la Pentecôte.

bor: lavabis me, et super nivem dealbabor.

Ps. Miserere mei, Deus, secundum magnatn misericordiatn t u a m. Gloria. Patri. Asperges me.

f. Ostende nobis, Domine, misericordiam tuam ;

fi|. Et Salutare tuum da nobis.

j^. Domine, exaudi orationem meam ;

^. Et clamor meus ad te veniat.

f. Dominas vobiscum ;

R). Et cum spiritu tuo.

je serai purifié ; vous me laverez, et je deviendrai plus blanc que la neige.

Ps. O Dieu, ayez pitié de moi selon votre grande miséricorde. Gloire au Père. Vous m'arroserez.

5^. Montrez-nous , Seigneur, votre miséricorde;

^. Et donnez-nous le Salut que vous nous avez préparé.

f. Seigneur, exaucez ma prière ;

fi|. Et que mon cri monte jusqu'à vous.

f. Le Seigneur soit avec vous ;

^. Et avec votre esprit.

EXAUDI nos , Domine sancte, Pater omnipotens, jeterne Deus : et mittere digneris sanctum Angelum tuum de cœlis, qui custodiat. foveat, protegat, visitet, atque defendat omnes habitantes in hoc habitaculo. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

EXAUCEZ-NOUS , Seigneur saint, Père tout-puissant. Dieu éternel ; et daignez envoyer du ciel votre saint Ange qui garde, protège, visite et défende tous ceux qui sont rassemblés en ce lieu. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Ordinaire de la Messe.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Je m'unis, ô mon Dieu ! à votre sainte Eglise, qui tressaille de joie à l'approche de Jésus-Christ votre Fils, notre Autel véritable.

/'>)MME elle je vous supplie ^ de me défendre contre la

malice des ennemis de mon

salut.

C'est en vous que j'ai mis mon espérance ; et cependant je me sens triste et inquiet à cause des embûches qui me sont tendues.

Faites-moi donc voir celui qui est la lumière et la vérité : c'est lui qui nous ouvrira l'accès à votre sainte montagne, à votre céleste tabernacle.

Il est le médiateur, l'autel vivant ; je m'approcherai de lui et je serai dans la joie.

Quand je l'aurai vu, je chanterai avec illégresse. O mon âme 1 ne t'attriste donc plus, ne sois plus troublée.

Espère en lui ; bientôt il va paraître, celui qui est ton Sauveur et ton Dieu.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit; ^ G^T

±2Jj.

IN nomine Patris, et Filii , et Spiritus Sancti. Amen.

j^. Introibo ad altare Dei,

^. Ad Deum qui laetificat juventutem meam.

jUDiCAme, Deus, et disJ cerne causam meam de gente non sancta : ab homine iniquo et doloso erue me.

Quia tu es, Deus, fortitudo mea : quare me repulisti ? et quare tristis incedo. dum âffligit me inimicus ?

Emitte lucem tuam et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt et adduxerunt in montem sanctum tuum, et in tabernacula tua.

Et introibo ad altare Dei : ad Deum qui laetificat juventutem meam.

Confitebor tibi in cithara, Deus, Deus meus : quare tristis es, anima mea ? et quare conturbas me?

Spera in Deo, quoniara adhuc confitebor illi : salutare vultus mei, et Deus meus.

Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto ;

Sicut eral in principio, et nunc et semper, et in saecula ssculorum. Amen.

f. Introibo ad altare Del,

^. Ad Deum qui la?tificat juventutem meam.

f. Adjutoriura nostrum in nomine Domini.

f. Qui fecitcœlum et terram.

Comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Je vais donc m'approcher de l'autel de Dieu, et sentir la présence de celui dont la venue rajeunit mon âme.

Cette confiance est en moi, non à cause de mes mérites, mais par le secours tout-puissant de mon Créateur.

Cette pensée qu'il va paraître devant le Seigneur fait naître dans l'âme du Prêtre un vif sentiment de componction. Il ne veut pas aller plus loin sans confesser publiquement qu'il est pécheur et indigne d'une telle grâce. Écoutez avec respect cette confession de l'homme de Dieu, et faites ensuite votre confession avec le ministre, disant à votre tour avec contrition :

CONFlTEOR Dec omnipotenti, beatas Mariae semper Virgini, beato Michaell Archangelo, beato Johanni Baptistas. sanctis Apostolis Petro et Paulo, omnibus Sanctis, et tibi Pater, quia peccavi nimis cogitatione, verbo et opère : mea culpa. mea culpa, mea maxima culpa. Ideo precor beatam Mariam semper Virginem. beatum Michaelera Archangelum, beatum Johannem Baptistam, sanctos Apostolos Petrum et

JE confesse à Dieu toutpuissant, à la bienheureuse Marie toujours Vierge, à saint Michel Archange, à saint Jean-Baptiste . aux Apôtres saint Pierre et saint Paul, à tous les Saints, et à vous, mon Père , que j'ai beaucoup péché en pensées, en paroles et en œuvres : par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge , saint .Michel Archange, saint Jean-Baptiste, les Apôtres saint Pierre et saint Paul, tous les Saints, el

Ordinaire de la Messe.

vous, mon Père, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

QUE le Dieu tout-puissant ait pitié de vous, qu'il vous remette vos péchés, et vous conduise à la vie éternelle.

Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux, nous accorde l'indulgence, l'absolution et la rémission de nos péchés.

^. Amen.

^ /^ Dieu, d'un seul V^ regard vous nous donnerez la vie;

B?. Et votre peuple se réjouira en vous.

f. Montrez-nous, Seigneur, votre miséricorde;

BJ. Et donnez-nous le Sauveur que vous nous avez préparé.

f. Seigneur , exaucez ma prière ;

B?. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.

f. Le Seigneur soit avec vous ;

fi|. Et avec votre esprit.

FAITES disparaître de nos cœurs, 6 mon Dieu, toutes les taches qui les rendent indignes de vous être présenPaulum, omnes Sanctos, et te, Pater, orare pro me ad Dominum Deum nostrum.

MISEREATUR vestri omnipotens Deus, et dimissis peccatis vestris, perducat vos ad vitam aïternam.

^. Amen.

Indulgentiam, absolutionem, et remissionera peccatorum nostrorum tribuat nobis omnipotens et misericors Dominus.

Ri. Amen.

^ |-N EUS, tu conver^' lJ sus vivificabis

nos ;

S|. Et plebs tua laetabitur in te.

i^. Ostende nobis, Domine, misei-cordiam tuam ;

^. Et Salutare tuum da nobis.

^. Domine, exaudiorationem meam ;

fi). Et clamor meus ad te veniat.

f. Dominusvobiscum;

Rj. Et cum spiritu tuo.

AUFER a nobis. quaesumus Domine, iniquitates nostras. ut ad Sancta Sanctorum puris

mereamur mentibus inIroire. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

tés : nous vous le demandons

par Sei

gneur.

Quand le Prêtre baise l'autel par respect pour les os des Martyrs qu'il couvre, on dira :

ORAMUS te, Domine, per mérita Sanctorum tuorum quorum reliquias hic sunt et omnium Sanctorum, ut indulgere digneris omnia peccata mea. Amen.

CM ÉNÉREUX soldats de Jésusj Christ, qui avez mêlé votre sang au sien, faites instance pour que nos péchés soient remis, afin que nous puissions, comme vous, approcher de Dieu.

Si la Messe est solennelle, le Prêtre encense l'autel. Il dit ensuite l'Introït, qui est suivi des Kyrie.

Au Père

VRIE, eleison. Kyrie, eleison. Kyrie, eleison.

SEIGNEUR, ayez pitié ! Seigneur, ayez pitié ! Seigneur, ayez pitié !

Au Fils

Christe, eleison. Christe, eleison. Christe, eleison.

Kyrie, eleison. Kyrie, eleison. Kyrie, eleison.

j Christ, ayez pitié!

Christ, ayez pitié!

I Christ, ayez pitié !

Au Saint-Esprit ;

Seigneur, ayez pitié ! Seigneur, ayez pitié ! Seigneur, ayez pitié !

GLORIA in excelsis Deo, et in terra pax hominibus bon» voluntatis.

GLOIRE à Dieu au plus haut des cieux, et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté.

Ordinaire de la Messe.

Nous vous louons , nous vous bénissons, nous vous adorons, nous vous glorifions, nous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire.

Seigneur Dieu, Roi céleste, Dieu Père tout-puis• sant !

Seigneur Jésus-Christ, Fils unique 1

Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père 1

Vous qui ôtez les péchés du monde , ayez pitié de nous.

Vous qui ôtez les péchés du monde , recevez notre humble prière.

Vous qui êtes assis à la droite du Père, ayez pitié de nous.

Car vous êtes le seul Saint, vous êtes le seul Seigneur, vous êtes le seul Très-Haut, ô Jésus-Christ ! avec le SaintEsprit, dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Le Prêtre salue le peuple. Vient ensuite la Collecte ou Oraison, qui se trouve au Propre du Temps ou au Propre des Saints, et à laquelle on doit répondre ylmen, avec le ministre qui sert la Messe.

On lira ensuite l'Epître, puis le Graduel et le Verset alléluiatique.

Pour préparation à bien entendre l'Evangile, on peut dire en union avec le Prêtre et avec le Diacre :

Laudamus te : benedicimus te : adoramus te : glorificamus te : gratias agiraus tibi propter magnam gloriam tuam.

Domine Deus, Rexcœ- lestis, Deus Pater omnipotens.

Domine, Fili unigenite, Jesu Christe.

Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris.

Qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

Qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram.

Qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis.

Quoniam tu solus Sanctus, tu solus Dominus, tu solus Altissimus, Jesu Christe, cum Sancto Spiritu, in gloria Dei Patris. Amen.

SEIGNEUR, purifiez mes ly^UNDA cor meum, ac oreilles trop longtemps ] IVl labia mea, omnipoLe Temps après la Pentecôte.

tens Deus, qui labia Isaiae Prophetae calcule mundasti ignito : ita me tua grata miseratione dignare mundare , ut sanctum Evangelium tuum digne valeam nuntiare. Per Christum Dominum nostrum. Amen. Dominus sit in corde tneo. et in labiis meis, ut digne et competenter annuntiem Evangelium suum : In nomine Patris, et Filii , et Spiritus Sancti, Amen.

remplies des vaines paroles du siècle, afin que j'entende la Parole de la vie éternelle et que je la conserve dans mon cœur ; par Jésus-Christ votre Fils notre Seigneur. Amen.

Donnez à vos ministres la grâce d'être les fidèles interprètes de votre loi, afin que, pasteurs et troupeau, nous nous réunissions tous en vous, à jamais.

On se tiendra debout, par respect, pendant la lecture de l'Evangile ; on fera sur soi le signe de la Croix, et on suivra toutes les paroles du Prêtre, ou du Diacre. Après l'E- vangile, si le Prêtre récite le Symbole de la Foi,"on dira avec lui :

CREDO in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem cœli et terrae. visibilium omnium et invisibilium.

Et in unum Dominum Jesum Christum, Filium Dei unigenitum. Et ex Pâtre natum ante omnia sîecula. Deum de Deo. lumen de lumine. Deum verum de Deo vero. Genitum, non factum, consubstantialem Patri : per quem omnia facta sunt.

JE crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, qui a fait le ciel et la terre, et toutes les choses visibles et invisibles.

Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu ; qui est né du Père avant tous les siècles ; Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; qui n'a pas été fait, mais engendré : consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites Qui est descendu

Ordinaire de la Messe.

des cieux pour nous autres hommes et pour notre salut ; qui a pris chair de la Vierge Marie par l'opération du Saint-Esprit ; ET QUI s'est FAIT HOMME. Qui a été aussi crucifié pour nous sous Ponce-Pilate ; qui a souffert, qui a été mis dans le sépulcre ; qui est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures. Et qui est monté au ciel; qui est assis à la droite du Père, et qui viendra encore avec gloire pour juger les vivants et les morts, et dont le règne n'aura point de fin.

Et au Saint-Esprit, Seigneur et vivifiant, qui procède du Père et du Fils ; qui est adoré et glorifié conjointement avec le Père et le Fils ; qui a parlé par les Prophètes. Je crois l'Eglise qui est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Je confesse qu'il y a un Baptême pour la rémission des péchés, et j'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

Qui propter nos homines et propter nostram salutem,de$cenditdecoelis.Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria \ irgiEST. Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato, passus et sepultus est. Et resurrexit tertia die, secundum Scripturas, et ascendit in ccelum, sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria judicare vivos et mortuos : cujus regni nonerit finis.

Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem : qui ex Pâtre Filioque procedit. Qui cum Pâtre et Filio simul adoratur, et conglorificatur : qui locutus est par Prophetas. Et Unam, Sanctam, Catholicam et Apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum Baptisma in remissionem peccatorum. Et exspecto resurrectionem mortuorum , et vitam venturi saeculi. Amen.

Nous entrons dans cette seconde partie de la sainte Messe qui est appelée Oblation. Le Prêtre salue encore le peuple, pour l'avertir d'être de plus en plus attentif Lisons avec lui l'Offertoire, et quand il présente à Dieu l'Hostie, joignons-nous à lui et disons :

10 Le Temps après la Pentecôte.

SUSCiPE, sancte Pater, omnipolens, aeterne Deus, hanc immaculatam hostiam, quam ego indignus famulus tuus oflFero tibi Deo meo vivo et vero, pro innumerabilibus peccatis et ofFensionibus et negligentiis meis, et pro omnibus circumstantibus, sed et pro omnibus fidelibus christianis vivis atque defunctis : ut mihi et illis proficiat ad salutem in vitam aeternam. Amen.

Quand le Prêtre met dans le calice le vin, auquel il mêle ensuite un peu d'eau :

TOUT ce que nous avons, Seigneur, vient de vous et est à vous ; il est donc juste que nous vous le rendions. Mais combien vous êtes admirable dans les inventions de votre puissante charité ! Ce pain que nous vous offrons va bientôt céder la place à votre sacré Corps; recevez, dans une même obla» tion, nos cœurs qui voudraient vivre de vous et non plus d'eux-mêmes.

DEtJS, qui humanae substantiae dignitatem mirabiliter condidisti, et mirabilius reformasti : da nobis per hujus aquae et vini mysterium, ejus divinitatis esse consortes, qui humanitatis nostrœ fieri dignatus est particeps, Jésus Christus, Filius tuus Dominus noster. Qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.

Le Prêtre offre ensuite le mélange de vin et d'eau ;

SEIGNEUR, qui êtes la véritable Vigne, et dont le sang, comme un vin généreux, s'est épanché sous le pressoir de la Croix, vous daignez unir votre nature divine à notre faible humanité figurée ici par cette goutte d'eau ; venez nous faire participants de votre divinité, en vous manifestant en nous par votre douce et puissante visite.

OFFERIMUS tibi, Domince, malice saluA GRÉEZ ces dons, souverain Créateur de toutes

Ordinaire de la Messe.

choses ; qu'ils soient ainsi préparés pour la divine transformation qui, de cette simf)le offrande de créatures, va aire l'instrument du salut du monde.

SI nous avons la hardiesse d'approcher de votre auiel, Seigneur, ce n'est pas que nous puissions oublier ce que nous sommes. Faitesnous miséricorde, afin que nous puissions paraître en la présence de votre Fils, qui est notre Hostie salutaire.

ENEZ, Esprit divin, féconest sur l'autel et produire en nos cœurs Celui que nos cœurs attendent.

taris, tuam deprecantes clementiam : ut in conspectu divinae Majestatis tuaï, pro nostra et totius mundi salute, cum odore suavitatis ascendat. Amen.

IN spiritu humilitatis, et in animo contrito suscipiamur a te. Domine : et sic fiât sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie, ut placeat tibi, Domine Deus.

ENI, Sanctificator omnipotens, asterne

Deus. et benedic hoc sacrificium tuo sancto Nomini praeparatum.

Si c'est une Messe solennelle, le Prêtre encense le pain et le vin qui viennent d'être offerts, et ensuite l'autel lui-même ; puis il lave ses mains.

JE veux laver mes mains. Seigneur, et me rendre semblable à ceux qui sont dans l'innocence, pour être digne d'approcher de votre autel, d'entendre vos sacrés Cantiques, et de raconter vos merveilles. J'aime la beauté de votre Maison, le lieu dont vous allez faire l'habitation de votre gloire. Ne

LAVABO inter innocentes manus meas : et circumdabo altare tuum, Domine ;

Ut audiam vocem laudis : et enarrem universa mirabilia tua.

Domine, dilexi decorem domus tuae : et locum habitationis gloriae tuae.

Ne perdas cum impiis. Deus, animam meam : et cum viris sant»uinum vitam meam.

In quorum manibus iniquitates sunt : dextera eorum repleta est muneribus.

Ego autem in innocentia mea ingressus sum : redime me, et miserere mei.

Pes meus stetit in directe : in ecclesiis benedicam te, Domine.

Gloria Patri, et Filio. et Spiritui Sancto ;

Sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saïcula saeculorum. Amen.

Le Prêtre, au milieu de l'autel, s'incline respectueusement.

me laissez pas retourner, o Dieu, dans la compagnie de vos ennemis et des miens. Depuis que votre miséricorde m'en a retiré, je suis revenu à l'innocence, en rentrant en grâce avec vous ; mais ayez encore pitié de mes faiblesses, rachetez-moi encore, vous qui avez, par votre bonté, remis mes pas dans le sentier: ce dont je vous rends grâces au milieu de cette assemblée. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ; comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

SusciPE, sancta Trinitas, hanc oblationem, quara tibi offerimus ob memoriam Passionis , Resurrectionis, et Ascensionis Jesu Christi Domini nostri, et in honorem beatae Mariae semÎer Virginis, et beati ohannis Baptistae, et sanctorum Apostolorura Pétri et Pauli, et istorum, et omnium Sanctorum, ut illis proficiat ad honorem, nobis autem ad salutem : et illi pro nobis intercédera diTBINITE sainte, agréez ce Sacrifice ainsi préparé, qui va renouveler la mémoire de la Passion, de la Résurrection et de l'Ascension de Jésus-Christ notre Seigneur. Souffrez que votre Eglise y joigne l'intention d'honorer la glorieuse Vierge qui nous a donné le divin fruit de ses entrailles, les saints Apôtres Pierre et Paul, les Martyrs dont les ossements attendent la résurrection sous cet autel, et les Saints dont aujourd'hui nous honorons la mémoire. Augmentez la gloire dont

Ordinaire de la Messe.

ils jouissent, et qu'ils daignent eux-mêmes intercéder pour notre salut.

gnentur in cœlis, quorum memoriam agimus in terris. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

Le Prêtre se tourne une dernière fois vers le peuple et il dit :

PRIEZ, mes Frères, afin que mon Sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit acceptable auprès de Dieu le Père toutpuissant.

^. Que le Seigneur reçoive ce Sacrifice de vos mains, pour la louange et la gloire de son Nom, pour notre utilité et pour celle de toute sa sainte Eglise.

Amen.

meuA ac

Fratres : ut

vestrum

sacrificium acceptabile

fiât apud Deum Patrem

omnipotentem.

^. Suscipiat Dominus sacrificium de manibus tuis, ad laudem et gloriam Nominis sui, ad utilitatem quoque nostram totiusque Ecclesise suae sanctae.

Amen.

Le Prêtre récite les Oraisons secrètes^ qu'il termine à haute voix :

DANS tous les siècles des siècles.

Le Seigneur soit avec vous ;

^. Et avec votre esprit.

Les cœurs en haut !

^. Nous les avons vers le Seigneur.

Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.

f^. C'est une chose digne et juste.

PER omnia sœcula sasculorum. Ri. Amen. Dominus vobiscum ;

Ri. Et cum spiritu tuo.

Sursum corda !

^. Habemus ad Dominum.

Gratias agamus Domino Deo nostro.

^. Dignum et justura est.

OUI, c'est une chose digne 1 x r ère dignum et juset juste, équitable et I V tum esr. aet

et juste, équitable et

tum est, aequura et

14 -^^ Temps après la Pentecôte.

salutare, nos libi semper et ubique gratias agere : Domine sancte , Pater omnipotens . jeter ne Deus ; qui cum unigenito Filio tuo et Spiritu Sancto, unus es Deus, unus es Dominas. Non in unius singularitate

ÇersonaE, sed» in unius "rinitate substantiae. Quod enim de tua gloria, révélante te. credimus, hoc de Filio tuo, hoc de Spiritu Sancto, sine differentia discretionis sentimus. Ut in confessione verae sempiternaeque Deitatis, et in personis proprietas , et in essentia unitas, et in ma)estate adoretur aqualitas. Quam laudant Angeli atque Archangeli, Cherubirr quoque ac Seraphim, qui non cessant clamare quotidie, una voce dicentes : Sanctue ! Sanctus ! S^nctus ! etc.

Cette Préface est celle des Dimanches dans l'année, hous plaçons ici la Préface commune, que l'on emploie, pendant la semaine, à toutes les Messes qui n'en ont pas de propre à une Fête ou au Temps.

salutaire , de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux. Seigneur saint, Père tout-puissant . Dieu éternel, qui. avec votre Fils unique et le Saint-Esprit, êtes un seul Dieu, un seul Seigneur : non en ne faisant qu'une seule personne, mais trois en une seule substance. Car. ce que nous croyons, sur ce que vous avez révélé, au sujet de votre gloire, nous le croyons aussi, sans aucune différence, de votre Fils et du Saint-Esprit : en sorte que, confessant une véritable et éternelle Divinité, nous adorons la propriété dans les personnes, 1 unité dans l'essence et l'égalité dans la majesté. C'est le sujet de la louange éternelle des Anges et des Archanges, des Chérubins et des Séraphins, qui ne cessent de crier d'une voix unanime : Saint 1 Saint ! Saint ! etc.

\7ï:re dignum et justum

V est. a?quum et salutare, nos tibi semper et ubique gratias agere : Domine sancte, Pater omnipotens, seterne

OUI, c'est une chose digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu

Ordinaire de la Messe.

i5

éternel ; par Jésus-Christ notre Seigneur: par qui les Anges louent votre Majesté, les Dominations l'adorent, les Puissances la révèrent en tremblant^ 'es Cieux et les Vertus des cieux, et les heureux Séraphins la célèbrent avec transport. Daignez permettre à nos voix de s'unir à leurs voix, afin que nous puissions tous dire dans une humble confession :

SAINT, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées !

Les cieux et la terre sont remplis de sa gloire.

Hosannah au plus haut des cieux !

Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur.

Hosannah soit à lui au plus haut des cieux!

Deus ; per Christum Dominum nostrum. Per quem Majestatem tuam laudant Angeli, adorant Dominationes, tremunt Potestates; Cœii coelorumque Virtutes, ac beata Seraphim, socia exsultatione concélébrant. Cum quibus et nostras voces, ut admitti jubeas deprecamur, supplici confessione dicentes :

SANCTUS, S a ne tu s, Sanctus Dominuà Deus sabaoth !

Pleni sunt cœli et terra gloria tua.

Hosanna in excelsis l

Benedictus qui venit in nomine Domini.

Hosanna in excelsis t

ODiEU, qui vous manifestez au milieu de nous par le moyen des Mystères dont vous avez fait dépositaire notre Mère la sainte Eglise, nous vous supplions, au nom de ce divin Sacrifice, de détruire tous les obstacles qui s'opposent à son Eèlerinage en ce monde. >onnez-lui la paix et l'unité ;

TE igitur, clementissime Pater, per Jesum Christum Filium tuum Dominum nostrum supplices rogamus ac petimus, uti accepta habeas, et benedicas haec dona, haec munera, haec sancta sacrificia illibata; in primis quas tibi ofFerimus pro Ecclesia tua

i6 Le Temps après la Pentecôte.

sancta Catholica : quam pacificare, custodire, adunare et regere digneris toto orbe terrarum, unacura famulo tuo Papa nostro A. et Antistite nostro iV., et omnibus orthodoxis, atque catholicae et apostolicœ fidei cultoribus.

MEMENTO, Domine, famulorum famularumque tuarum iV. et iV., et omnium circumstantium, quorum libi fides cognitaest, et nota devotio : pro quibus tibi offerimus, vel qui tibi otferunt hoc sacrificium laudis, pro se suisque omnibus, pro redemptione animarum suarum, pro spe salutis et incolumitaîis suae ; tibique reddunt vota sua aeterno Deo vivo et vero.

COMMUNICANTES et memoriam vénérantes, in primis gloriosae semper \'irginis Mariae, Genitricis Dei et Domini nostri Jesu Christi : sed et beatorum Apostolorum ac Martyrum tuorum, Pétri et Pauli, Andreae, Jacobi, Johannis, Thomje, Jacobi, Philippi, Bartholomaei, Matthaei, Simonis et Thaddaei :

conduisez vous-même notre Saint- Père le Pape, votre Vicaire sur la terre ; dirigez notre Evêque qui est pour nous le lien sacré de l'unité ; sauvez le prince qui nous gouverne, afin que nous menions une vie tranquille ; conservez tous les orthodoxes enfants de l'Eglise Catholique-Apostoliqae-Romaine.

Dieu, de vous demander de répandre vos bénédictions spéciales sur vos serviteurs et vos servantes, pour lesquels vous savez que j'ai une obligation particulière de prier... Appliquez-leur les fruits de ce divin Sacrifice qui vous est offert au nom de tous. Visitez-les par votre grâce; pardonnez leurs péchés; accordez-leur les biens de la vie présente et ceux de la vie éternelle.

MAIS non seulement, ô mon Dieu, l'offrande de ce Sacrifice nous unit à nos frères qui sont encore dans cette vie voyagère de l'épreuve : il resserre aussi nos liens avec ceux qui déjà sont établis dans la gloire. Nous l'offrons donc pour honorer la mémoire de- la glorieuse et toujours Vierge Marie, de laquelle est né notre Sauveur; des Apôtres,

Ordinaire de la Messe.

n

des Martyrs, des Confesseurs, des Vierges, en un mot de tous les Justes, afin qu'ils nous aident par leur puissant secours à devenir dignes de vous contempler à jamais comme eux, dans le séjour de votre gloire.

PLAIGNEZ recevoir, ô Dieu, cette offrande que toute votre famille vous présente, comme l'hommage de son heureuse servitude. En échange, donnez-nous la paix, sauvez-nous de votre colère, mettez-nous au nombre de vos élus ; par JésusChrist notre Seigneur qui va paraître.

Car il est temps que ce pain devienne son Corps sacré qui est notre nourriture, et que ce vin se transforme en son Sang qui est notre breuvage; ne tardez donc plus à nous introduire tn la présence de ce divin Fils notre Sauveur.

OUE ferai-je en ce moment, ô Dieu du ciel et de la terre ! Sauveur ! Messie tant désiré ! si ce n'est de vous adorer en

Lini, Cleti, démentis, Xysti, Cornelii, Cypriani, Laurentii, Chrysogoni, Joanniset Pauli, Cosmae et Damiani, et omnium Sanctorum tuorum : quorum meritis precibusque concédas, ut in omnibus protectionis tuas muniamur auxilio. Per eumdem Christum Dominum nostrum. A- men.

Wang igitur oblationem servitutis nostrae, sed et cunctae familiae tuae, quassumus Domine, ut placatus accipias : diesque nostros in tua pace disponas, at que ab «terna damnatione noseripi, et in electorum tuorum jubeas grege numerari. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

Quam oblationem tu, Deus, in omnibus, quaesumus, benedictam, adscriptam, ratam, rationabilem, acceptabilemque facere digneris : ut nobis Corpifs et Sanguis fiât dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu Christi.

QUI pridie quam pateretur, accepit panem in sanctas ac venerabiles manus suas: et elevatis oculis in cœlum,

i8 Le Temps après la Pentecôte

ad te Deum Patrem suum otnnipotentem, tlbi gratias agens. benedixit, fregit, deditque discipulis suis, dicens : Accipite, et manducate ex hoc omnes. Hoc est ENiM Corpus meum.

SIMILI modo postquam cœnatum est, accipiens et hune praeclarum Calicem in sanctas ac venerabiles manus suas : item tibi gratias agens, benedixit, deditque discipulis suis dicens: Accipite, et bibite ex eo omnes. Hic est

silence comme mon souverain Maître, de vous offrir mon cœur, comme à son Roi plein de douceur ! V^enez donc, Seigneur Jésus I venez !

SANG divin, prix de mon salut, je vous adore. Lavez mes iniquités, et rendez-moi plus blanc que la neige. Agneau sans cesse immolé, et cependant toujours vivant, vous venez effacer les péchés du monde ; venez aussi régner en moi par votre force et par votre douceur.

SIONEM PECCATORUM. Haec quotiescumque feceritis, in mei memoriam facietis.

UNDE et memores. Domine, nos servi tui, sed et plebs tua sancta, ejusdem Christi Filii tui Domini nostri tam beatae Passionis, nec non et ab inferis Resurrectionis, sed et in cœlos gloriosae Ascensionis : offerimus prœclarae Majestati tuœ de tuis donis ac datis, Hûstiam puram, Hostiam sanctam, Hostiam immaculatam : Panem sanctum vitœ aeternae, et Calicem salutis perpetus.

LA voici donc, ô Père saint, l'Hostie si longtemps attendue. Voici ce Fils éternel qui a souffert, qui est ressuscité glorieux, qui est monté triomphant au ciel. Il est votre Fils ; mais il est aussi notre Hostie, Hostie pure et sans tache ; notre Pain et notre Breuvage d'immortalité.

Ordinaire de la Messe.

Vous avez agréé autrefois le sacrifice des tendres agneaux que vous offrait Abel ; le sacrifice qu'Abraham vous fit de son fils Isaac, immolé sans perdre la vie; enfin le sacrifice mystérieux du pain et du vin que vous présenta Melchisédech. Recevez ici l'Agneau par excellence, la victime toujours vivante, le Corps de votre Fils qui est le Pain de vie, son Sang qui est à la fois un breuvage pour nous et une libation à votre gloire.

MAIS, ô Dieu tout-puissant, ces dons sacrés ne reposent pas seulement sur cet autel terrestre ; ils sont aussi sur l'Autel sublime du ciel, devant le trône de votre divine Majesté ; et ces deux autels ne sont qu'un même autel, sur lequel s'accomplit le grand mystère de votre gloire et de notre salut : daignez nous rendre participants du Corps et du Sang de l'auguste Victime, de laquelle émanent toute grâce et toute bénédiction.

N'excluez personne de votre visite, ô Jésus ! Votre aspect réjouit la cité sainte avec ses élus ; nos yeux encore mortels vous contemplent, quoique sous un voile : ne vous cachez

Supra quae propitio ac sereno vultu respicere digneris: et accepta habere, sicuti accepta habere dignatus es munera pueri tui justi Abel, et sacrificium Patriarchae nostri Abrahae, et quod tibi obtulit summus Sacerdos tuus Melchisedech, sanctum sacrificium, immaculatam hostiam.

SUPPLICES te rogamus, omnipotens Deus, jubé haecperferri permanus sancti Angeli tui in sublime Altare tuum, in conspectu divinae Majestatis tuae : ut quotquot ex hac altaris participatione , sacrosanctum Filii tui Corpus et Sanguinem sumpserimus , omni benedictione cœ- lesti et gratia repleamur. Per eumdem Christum Dominum ' nostrum. Amen.

MEMENTO etiam, Domine, famulorum famularumque tuarum N. et N., qui nos prascesserunt cum signo fidei, et dormiunt in somnopacis iDsis, Domine, et om.

20 Le Temps après la Pentecôte.

nibus in Christo quiescentibus, locura refrigerii, lucis et pacis, ut indulgeas, deprecamur. Per eumdem Christum Dominum no s t ru m. Amen.

NOBis quoque peccatoribus famulis tuis, de multiludine' miserationum tua.rum speranlibus, partem aliquam et societatem donare digneris cum tuis sanctis Àpostolis et Martyribus : cum Johanne, Stephano, Mathia, Barnaba. Ignatio, Alexandre, Marcellino, Petro, Felicitate, Perpétua, Agatha, Lucia, Agnete, Caecilia, Anastasia, et omnibus Sanctis tuis ; intra quorum nos consortium, non aestimator meriti, sed veniae, quassumus, largitor admitte : per Christum Dominum nostrum. Per quem haec omnia, Domine, semper bona créas, sanctificas, vivificas, benedicis, et praestas nobis ; per ipsum, et cum ipso, et in ipso, est tibi Deo Patri omnipotenti. in unitate Spiritus Sancti, omnis honor et gloria.

PR omnia saecula saeculorum. ^. Amen.

plus à ceux de nos frères qui sont dans le lieu des expiations. Soyez-leur un ratraîchissement dans leurs flammes, une lumière dans leurs ténèbres, une paix dans leurs douloureux transports.

Nous sommes pécheurs, ô Père saint ! et cependant nous attendons de votre infinie miséricorde une part dans votre Royaume, par le mérite de ce 'Sacrifice que nous vous offrons, et non à cause de nos œuvres qui ne sont dignes que de votre colère. Mais souvenez-vous de vos saints Apôtres, de vos saints Martyrs, de vos saintes Vierges, de tous les Bienheureux, et donneznous, par leur intercession, la grâce et la gloire éternelle que nous vous demandons au nom de Jésus-Christ notre Seigneur, votre Fils. C'est par lui que vous répandez sur nous vos bienfaits de vie et de sanctification ; par lui encore, avec lui et en lui, dans l'unité du Saint-Esprit, soit à vous honneur et gloire à jamais !

NS tous les siècles des siècles. Amen.

Ordinaire de la Messe.

PRIONS. Instruits par un précepte salutaire, et suivant fidèlement la forme de l'instruction divine qui nous a été donnée , nous osons dire:

OREMUS. Praeceptis salutaribus moniti, et divina institutione formati, audemus dicere :

NOTRE Père qui êtes aux cieux , que votre Nom soit sanctifié ; que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre Pain quotidien ; et pardonnez-nous nos offenses , comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber à la tentation.

r|. Mais délivrez-nous du mal.

Amen.

i-p ROIS sortes de maux nous

1 désolent, Seigneur : les maux passés, c'est-à-dire les

f)échés dont notre âme porte es cicatrices, et qui ont fortifié ses mauvais penchants; les maux présents, c'est-àdire les taches actuellement empreintes sur cette pauvre âme. sa faiblesse et les tentations qui l'assiègent ; enfin les maux à venir, c'est-à-dire les châtiments de votre justice. En présence de l'Hostie du salut, nous vous prions. Seigneur, de nous délivrer de

PATER noster, qui es m coelis : Sanctificetur Nomen tuum : Adveniat regnum tuum : Fiat voluntas tua, sicut in cœlo, et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hodie : Et dimitte nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris : Et ne nos inducas in tentationem.

r|. Sed libéra nos a malo.

Amen.

LIBERA nos, quaesumus Domine, ab omnibus malis, praeteritis , praesentibus et futuris : et intercedente beata et gloriosa semper Virgine Dei Génitrice Maria , cum beatis Apostolis tuis Petro et Paulo, atque Andréa, et omnibus Sanctis, da propitius pacem in diebus nostris : ut ope misericordias tuœ adjuti, et a peccato simus semper liberi, et ab omni perturbatione s e c u r i.

Per eiimdem Dominiim nnstrura Jesum Christum Filiiim tuum. Qui tecum vivit et régnât in unilale Spiritus sancti Deus.

tous ces maux et d'agréer, en notre faveur, l'entremise de Marie Mère de Dieu, et de vos saints Apôtres Pierre, Paul et André. Affranchissez-nous, délivrez-nous, donnez-nous la paix. Par JésusChrist votre Fils, qui vit et règne avec vous.

DANS tous les siècles des siècles. iî. Amen.

Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous; ^. Et avec votre esprit.

Le Prêtre divise l'Hostie sainte, et l'ayant séparée en trois parts, il met une de ces parts dans le Calice :

•r^ER omnia saecula saei culorum.

^. Amen.

Pax Dominisitsemper vobiscum ;

^. Et cum spiritu tuo.

H .ce commixtio et consecratio Corporis et Sanguinis Domini nostri Jesu Christi. fiât accipientibus nobis in vitam asternam. Amen.

AGNUS Dei, qui toUis peccata mundi, miserere nobis.

Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

Agnus Dei. qui tollis peccata mundi, dona nobis Pacem.

p|)MlNE Jesu Christe, kJ qui dixisti Apostolis tuis : Pacem relinquo

GLOIRE à vous, Sauveur du monde, qui avez souffert que , dans votre Passion, votre précieux Sang fût séparé de votre sacré Corps, et qui les avez réunis ensuite par votre vertu 1

AGNEAU de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, donnez-nous la Paix.

SEIGNEUR Jésus-Christ, qui avez dit à vos Apôtres; « Je vous laisse ma paix, je

Ordinaire de la Messe.

« vous donne ma paix », ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cette assemblée qui est à vous, et daignez la pacifier et la réunir selon votre sainte volonté.

vobis, pacem meam do vobis : ne respicias peccata mea, sed fidem Ecclesias tuae : eamque secundum voluntatem tuam pacificare, et coadunare digneris. Qui vivis et régnas Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.

Après cette Oraison, le Prêtre, en signe de Paix, si la Messe est solennelle, donne le baiser fraternel au Diacre, qui le donne lui-même au Sous-Diacre, lequel va le porter au Chœur.

SEIGNEUR Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui, par la volonté du Père et la coopération du Saint-Esprit, avez donné par votre mort la vie au monde: délivrez-moi par ce saint et sacré Corps, et par votre Sang , de tous mes péchés et de toutes sortes de maux. Faites que je m'attache toujours inviolablement à votre loi, et ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

SEIGNEUR Jésus-Christ, faites que la réception de votre Corps que je me propose de prendre, tout indigne auei'en suis, ne tourne

r\ OMINE Jesu Christe, *-^ Fili Dei vivi, qui ex voluntate Patris, coopérante Spiritu Sancto, per mortem tuam mundum vivificasti : libéra me per hoc sacrosanctum Corpus, et Sanguinem tuum, ab omnibus iniquitatibus meis , et universis malis, et fac me tuis semper inhaerere mandatis, et a te nunquam separari permittas. Qui cum eodem Deo Pâtre et Spiritu Sancto, vivis et régnas Deus in saecula saeculorum. Amen.

PERCEPTIO Corporis tui , Domine Jesu Christe, quod ego indignus sumere prîesumo, non mihi proveniat in

judiciutn etcondemnationem : sed pro tua pietate prosit mihi ad tutamentum mentis et corporis, et admedelam percipiendara. Qui vivis et régnas cum Deo Pâtre, in unitate Spiritus S a n c t i Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.

pas a mon jugement et a ma condamnation ; mais que, par votre bonté, il me serve de défense pour mon àme et pour mon corps, et qu'il me soit un remède salutaire.

Le Prêtre prend l'Hostie et se dispose à s'en communier :

PANEM cœlestem accipiam, et Nomen Domini invocabo.

ENEZ, Seigneur Jésus!

Il frappe sa poitrine et confesse son indignité, disant trois fois :

—^OMIXE, non sum diYj gnus ut intres sub tectum meum : sed tantum die verbo, et sanabitur anima mea.

O digne que vous entriez en moi : mais dites seulement une parole, et mon àme sera guérie.

Au moment de consommer la sainte Hostie :

_^ ORPUS Domini nostri r Jesu Christi custoaîat animam meam in vitam aeternam. Amen.

. E me donne à vous, ô mon J Sauveur, pour être votre demeure : faites en moi selon votre bon plaisir.

Le Prêtre prend le Calice avec actions de grâces :

QUID retribuam Domino pro omnibus quae "ibuit mihi ? Calicem salutaris accipiam , et

QUE pourrai-je rendre à Dieu pour tous les biens qu il m'a faits ? Je prendrai le Calice du salut, j'invoOrdinaire de la Messe.

querai le Nom du Seigneur, et je serai délivré de mes ennemis.

. E m unis a vous, o mon J Sauveur ! Unissez-vous à moi; que nous ne nous séparions jamais.

Nomen Domini invocabo. Laudans invocabo Dominum, et ab inimicis meis salvus ero.

SANGUis Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam seternam. Amen.

le fois

La Communion étant faite, pendant que Prêtre purifie le Calice pour la première

_ . ous m'avez visité dans le Y temps , ô mon Dieu ! Faites que je garde les fruits de cette visite pour l'éternité.

OUOD ore sumpsimus, Domine, pura mente capiamus ; et de munere temporali fiât nobis remedium sempiternum.

Pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la seconde fois :

BENI soyez-vous, o mon Sauveur, qui m'avez initie au sacré mystère de votre Corps et de votre Sang. Que mon cœur et mes sens conservent, par votre grâce, la pureté que vous leur avez donnée, et que votre sainte présence demeure toujours en moi.

CORPUS tuum, Domine, quod surapsi, et Sanguis, quempotavi, adhaereat visceribus meis : et praesta ut in me non remaneat scelerum macula, quem pura et sancta refecerunt Sacramenta. Qui vivis et régnas in sascula sasculorum.Amen;

Le Prêtre, ayant lu l'Antienne dite Com munion, se retourne vers le peuple et le salue; après quoi il récite les Oraisons appe« lées Postcommunion. Puis il dit :

_ E Seigneur soit avec vous : î^. Et avec votre esprit.

pv OMINUS vobiscum ; ^. Et cum spiritu tuo.

2 0 Le Temps après la Pentecôte.

ETIREZ-VOUS : la Messe est finie. ^. Grâces soient rendues à Dieu !

GRACES vous soient rendues, adorable Trinité, pour la miséricorde dont vous avez daigné user envers moi, en me permettant d'assister à ce divin Sacrifice ; pardonnez la négligence et la froideur avec lesquelles j'ai reçu un si grand bienfait, et daignez ratifier la bénédiction que votre ministre va répandre sur nous en votre saint Nom.

Le Prêtre étend ses mains et bénit, en disant :

TE, Missa est. ^. Dec gratias.

PLACEAT tibi , sancta Trinitas, obsequium servitutis mex, et prœsta ut sacrificium, quod oculis tuae Majestatis indignus obtuli, tibi sit acceptabile, mihique . et omnibus pro quibus iliud obtuli, sit, te miserante, propitiabile. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

BENEDICAT vos omnipotens Deus, Pater, et Filius , et Spiritus Sanctus. iç. Amen.

f. Dominus vobiscum ; Ej. Et cum spiritu tuo.

OUE le Dieu tout-puissant vous bénisse : le Père, le Fils, et le Saint-Esprit.

^. Amen.

f. Le Seigneur soit avec vous ;

ft. Et avec votre esprit.

Initium sancti Evangelii secundum Johannem. Cap. i.

IN principio erat \^erbum, et Verbum erat apud Deum. et Deus erat Verbum. Hoc erat in

Le commencement du saint Evangile selon saint Jean. Chap. 1.

AU commencement était le \'erbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était dans le prinOrdinaire de la Messe.

tipe avec Dieu. Toutes choses ont été faites par lui : et rien n'a été fait sans lui. Ce qui a été fait, était vie en lui, et la vie était la lumière des hommes : et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise. Il y eut un homme envoyé de Dieu, qui s'appelait Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n'était pas la lumière, mais il était venu pour rendre témoignage à celui qui était la lumière. Celui-là était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde. Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l'a point connu. Il est venu chez soi, et les siens ne l'ont point reçu. Mais il a donné à tous ceux qui l'ont reçu le pouvoir d'être faits enfants de Dieu, à ceux qui croient en son Nom, qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu même. Et le Verbe .s'est fait chair, et il a habité en nous, et nous avons vu sa gloire, sa gloire comme du Fils unique du Père, étant plein de grâce et de vérité.

^. Rendons grâces à Dieu.

principio apud Deum. Omnia per ipsum facta sunt; et sine ipso factura est nihil. Quod factum est, in ipso vita erat, e: V'ta erat lux hominums, et lux in tenebris lucet, et tenebrae eam non comprehenderunt. Fuit homo missus a Deo, cui nomen erat Johannes. Hic venit in testimonium, ut teslimonium perhiberet de lumine, ut omnes crederent per illum. Non erat ille lux, sed ut testimonium perhiberet de lumine. Erat lux vera, quae illuminai omnem hominem venientem in hune mundum. In mundo erat, et mun» dus per ipsum factus est, et mundus eum non cognovit. In propria venit, et sui eum non receperunt. Quotquot autem receperunt eum, dédit eis potestatem filios Dei fieri, his qui credunt in Nomine ejus : qui non ex sanguinibus , neque ex voluntate carnis, neque ex voluntate viri, sed ex D'-o nati sunt. Et Veret habitavit in nobis : et vidimus gloriam ejus, gloriam quasi Unigeniti a Pâtre, plénum gratiae et veritatis.

Rj. Deo gratias.

'EUS, in adjuto r i u m meum intende. ^. Domine, ad adjuvandum me festina.

Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto ;

Sicut era; inprincipio, et nunc et semper, et in saecula sîeculorum A- men. AUcluia.

Dieu l venez à mon aide.

^. Hâtez - vous. Seigneur, de me secourir.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ;

Comme il était au commencement , et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siccles. Amen. Alléluia.

NUNC Sancte nobis Spi- | r sprit-Saint , substance ritus, 1 1 unique avec le Père et lo

A Tierce.

2g

Fils, daignez, à cette heure, descendre en nous et vous répandre dans nos cœurs.

Que notre bouche, notre langue, notre esprit , nos sens, nos forces, publient vos louanges ; que le feu de la charité s'allume ; que son ardeur embrase tous nos frères.

Exaucez-nous, Père très miséricordieux, Fils unique égal au Père, et vous, Esprit consolateur, qui régnez dans tous les siècles.

Amen.

Unum Patri cum Filio, Dignare promptus ingeri, Nostro refusus pectori.

Os, lingua, mens, sensus, vigor, Confessionem personent, Flammescat igné charitas, Accendat ardor proxiPraesta, Pater piissime,

Patrique compar Unice,

Cum Spiritu Paraclito,

Regnans per omne sasculum.

Amen.

DONNEZ-MOI pour loi, Seigneur, la voie de vos volontés pleines de justice, et je ne cesserai point de la rechercher.

Donnez-moi l'intelligence, et je scruterai votre loi, et je la garderai de tout mon cœur.

Conduisez-moi, o mon Pasteur ! dans le sentier de vos préceptes ; c'est lui que je désire.

Inclinez mon cœur vers vos commandements, et éloignezle de la cupidité.

Détournez mes yeux, afin qu'ils ne voient pas la vanité ; vivifiez-moi dans votre voie.

Affermissez votre parole

T EGEM pone mihi, Domine, viam justificationum tuarum : * et exquiram eam semper.

Da mihi intellectum, et scrutabor legem tuam : * et custodiam illam in toto corde meo.

Deduc me in semitam mandatorum tuorum : * quia ipsam volui.

Inclina cor meum in testimonia tua : * et non in avaritiam.

Averte oculos meos ne videant vanitatem : * in via tua vivifica me.

Statue servo tuo elo3o Le Temps après la Pentecôte.

quium tuum : in liinore tuo.

Amputa opprobrium tneum quod suspicalus sum : * quia judicia tua jucunda.

Ecce concupivi mandata tua : * in aequitate tua vivifica me.

Et veniat super me misericordia tua, Domine : ' Salutare tuum, secundum eloquium tuum.

Et respondebo exprobrantibusmihi verbum :* quia speravi in sermonibus tuis.

Et ne auferas de ore meo verbum veritatis usquequaque : * quia in judiciis tuis supersperavi.

Et custodiam legem tuam semper : * in saeculum et in sœculum saecuJi.

Et ambulabam in latitudine : * quia mandata tua exquisivi.

Et loquebar in testimoniis tuis in conspectu regum : ' et non confundebar.

Et meditabar in mandatis tuis : ' quas dilexi.

Et levavi manus meas ad mandata tua, quae dilexi : * et exercebar in justiiîcationibus tuis.

Gloria Patri, etc.

en votre serviteur, par la crainte de vous offenser.

Eloignez de moi l'opprobre que j'appréhende ; car vos jugements sont pleins de douceur.

Voilà que j'ai désiré remplir vos commandements ; dans votre justice, donnezmoi la vie ;

Et que votre miséricorde vienne sur moi, ce Salut que vous avez promis.

Et je répondrai à ceux qui m'outragent, aux ennemis de mon jme, que j'avais espéré dans votre parole.

Et n'enlevez jamais de ma bouche la parole de votre vérité ; car mon espérance en vos justices a été sans bornes.

Et je garderai votre loi toujours, dans les siècles des siècles.

Et je marcherai dans la vie avec la joie de mon cœur, parce que j'aurai recherché vos commandements.

Et je parlerai de votre loi en présence des rois, et je n'en rougirai point.

Et je méditerai sur vos préceptes, objet de mon amour.

Et je lèverai mes mains vers vos commandements que j'ai aimés, et je m'exercerai dans la pratique de votre justice.

Gloire au Père, etc.

A Tierce.

SOUVENEZ-VOUS de Votre parole à votre serviteur, par laquelle vous m'avez donné l'espérance.

C'est elle qui m'a consolé en mon humiliation ; car votre parole m'a donné la vie.

Les esprits de superbe m'ont attaqué de toutes parts avec injustice ; mais je ne me suis point détourné de votre loi.

Je me suis souvenu, Seigneur, des jugements que vous avez exercés des le commencement du monde, et j'ai été consolé.

La défaillance s'est emparée de moi, à la vue des pécheurs qui désertent votre loi.

Votre loi de justice a été le sujet de mes chants, dans le lieu de mon pèlerinage.

Seigneur, je me suis souvenu de votre Nom durant la nuit, et j'ai gardé votre loi.

Ce bonheur m'est arrivé, parce que j'ai recherché vos justices.

J'ai dit : Mon partage, Seigneur, est de garder votre loi.

J'ai imploré votre assistance du fond de mon cœur ; selon votre parole, ayez pitié de moi.

J'ai réfléchi sur mes voies, et j'ai ramené mes pas dans le sentier de vos préceptes.

EMOR esto verbi tui servo tuo : ' in quo

mihi spem dedisti.

Haec me consolata est in humilitate mea : * quia eloquium tuum vivificavit me.

Superbi inique agebant usquequaque : * a lege autem tua non declinavi.

Memor fui judiciorum tuorum a saeculo, Domine : * et consolatus sum.

Defectio tenuit me : * pro peccatoribus derelinquentibus legem tuam.

Cantabiles mihi erant justificationes tuae : * in

1 o c o peregrinationis meas.

Memor fui nocte Nominis tui. Domine : * et custodivi legem tuam.

Haec facta est mihi : * quia justificationes tuas e.xquisivi.

Portio mea, Domine : * dixi custodire legem tuam.

Deprecatussum faciem tuam in toto corde meo : * miserere mei secundum eloquium tuum.

Cogitavi vias meas : * et converti pedes meos in testimonia tua.

32 Le Temps après la Pentecôte.

F^aratus sum, et non 6um turbkatus : * ut custodiam mandata tua.

Funes peccatorum circumplexi sunt me : * et legem tuam non sum oblitus.

Media nocte surgebam ad conBtendum tibi : * super judicia justificationis tuaî.

Particeps ego sum omnium timentium te : * et custodientium mandata tua.

Misericordia tua, Domine, plena est terra : * justificationes tuas doce me.

Gloria Patri, etc.

BONITATEM fecisti cum servo tuo. Domine :* secundum verbum tuum.

Bonitatem et disciplinam, et scientiam doce me : * quia mandatis tuis credidi.

Priusquam humiliarer ego deliqui : * propterea eloquium tuum custodivi.

Bonus es tu : * et in bonitate tua doce me justiBcationes tuas.

Multiplicata est super me iniquitas superborum : * ego autem in toto corde meo scrutabor mandata tua.

Coagulatum est sicut

Je suis prêt ; et je veux, sans trouble, garder désormais vos commandements.

Les filets des pécheurs m'ont environné, et je n'ai point oublié votre loi.

Je me levais au milieu de la nuit, pour vous rendre gloire sur les jugements de votre justice.

Je suis uni à tous ceux qui vous craignent et qui gardent vos commandements.

Toute la terre est pleine de votre miséricorde. Seigneur : enseignez-moi votre justice.

Gloire au Père, etc.

'■OUS avez signalé votre bonté envers votre serviteur, selon votre parole, Seigneur.

Enseignez-moi la miséricorde, la sagesse et la science , car j'ai cru à vos préceptes.

Avant que vous m'eussiez humilié, j'ai péché : c'est pourquoi, éclairé maintenant^ j'observe votre loi.

Vous êtes bon ; dans cette bonté, enseignez-moi vos justices.

Mes ennemis superbes ont multiplié sur moi leur iniquité ; mais mon cœur s'attachera tout entier à la recherche de vos commandements.

Leur cœur s'est épaissi

A Tierce.

comme le lait ; pour moi, j'ai médité votre loi.

Il m'a été bon que vous m'ayez humilié, afin que j'apprisse la justice de vos préceptes.

Votre Verbe qui est la Loi sortie de votre bouche, o Père céleste .'est plus précieux pour moi que les monceaux d'or et d'argent.

Vos mains m'ont fait et m'ont façonné ; donnez-moi l'intelligence, et j'apprendrai vos décrets.

Ceux qui vous craignent me verront, et se réjouiront ; car j'ai grandement espéré en vos paroles.

J'ai connu, Seigneur, que vos jugements sont l'équité, et que vous m'avez humilié avec justice.

Que votre miséricorde daigne venir me consoler, selon la promesse que vous fîtes à votre serviteur.

Viennent sur moi vos miséricordes, et je vivrai ; car votre loi est l'occupation de ma pensée.

Que mes ennemis superbes soient confondus, puisqu'ils m'ont persécuté avec injustice ; moi je m'exercerai sur vos préceptes.

Que ceux qui vous craignent et qui entendent vos oracles se tournent vers moi.

Que mon cœur devienne pur par la pratique de vos

lac cor eorum : ego vero legem tuam meditatus sum.

Bonum mihi quia humiliasti me : * ut discam justificationes tuas.

Bonum mihi lex oris tui : * super millia auri et argenti.

Mam.s tuœ fecerunt me, et plasmaverunt me : * da mihi intellectum, et discam mandata tua.

Qui timent te, videbunt me et lastabuntur : * quia in verba tua supersperavi.

Cognovi, Domine, quia aequitas judicia tua : * et in veritate tua humiliasti me.

Fiat misericordia tua ut consoletur me : * secundum eloquium tuum servo tuo.

Veniant mihi miserationes tuae, et vivam : * quia lex tua meditatio mea est.

Confundantur superbi, quia injuste iniquitatem fecerunt in me : * ego autem exercebor in mandatis tuis.

Convertantur mihi timentes te : * et qui noverunt testimonia tua.

Fiat cor meum immaculatum ni justificationi34 Le Temps après la Pentecôte.

bus tuis : * ut non confun- | préceptes, afin que je ne sois dar. I pas confondu au jour où vous

I yarjîtrej dans votre justice.

L'Antienne, le Capitule, le Répons bref, le Verset et TOraison qui complètent l'Office de Tierce, ainsi que les Offices de Sexte et de None, se trouvent ci-après, dans leurs lieux et places, aux Fêtes de plus grande solemnité.

EUS, in adjuto

^* U num , etc

Gloria Patri, etc

^ .^ Dieu ! venez à mon ^' \_J aide, etc. Gloire au Père, etc.

ECTOR potens, verax Deus, Jui temperas rerum vices, Splendore mane illuminas, 5t ignibus meridiem.

Exstingue flammas litium ; Aufer calorem noxium, Confer salutem corporum, Veramque pacem cordium.

Praesta, Pater piissime, Patrique compar Unice, Cum Spiritu Paraclito,

. RBiTRE tout-puissant, A Dieu de vérité, qui réglez l'ordre de toutes choses, vous dispensez au matin sa splendeur, et au midi ses feux.

Eteignez la flamme des discordes, dissipez toute ardeur nuisible ; donnez à nos corps la santé, à nos cœurs la paix véritable.

Exaucez-nous, Père très miséricordieux, Fils unique égal au Père, et vous. Esprit

A Sexte.

consolateur, qui régnez dans tous les siècles. Amen.

Regnani per omne saeculum. Amen.

MON âme a défailli dans l'attente du Sauveur que vous avie^ promis ; mais )'ai mis toute mon espérance en votre parole.

Mes yeux se sont lassés à relire vos promesses, et je disais : Quand me consolerezvous ?

Je me suis desséché comme la peau exposée à la gelée ; mais je n'ai point oublié vos justices.

Je disais : Combien de jours restent encore à votre serviteur ? quand ferez- vous justice de mes persécuteurs ?

Les impies me racontaient leurs fables ; mais ce qu'ils disent n'est pas comme votre loi.

Toutes vos ordonnances sont vérité ; ils me poursuivent injustement : aidez-moi.

Ils m'ont presque anéanti sur la terre ; mais je n'ai point abandonné vos commandements.

Vivifiez-moi selon votre miséricorde, et je garderai les oracles de votre bouche.

Votre Parole, Seigneur, demeure à jamais dans le ciel.

Votre Vérité passe de géDEFECIT in Salutare tuum anima mea : * et in verbum tuum supersperavi.

Defecerunt oculi mei in eloquium tuum : * dicentes : Quando consolaberis me ?

Quia factus sum sicut uter in pruina : * justificationes tuas non sum oblitus.

Quot sunt dies servi tui : * quando faciès de persequentibus me judicium ?

Narraverunt mihi iniqui fabulationes :' * sed non ut lex tua.

Omnia mandata tua Veritas : * inique persecuti sunt me ; adjuva me.

Paulo minus consummaverunt me in terra : * ego autem non dereliqui mandata tua.

Secundum misericordiam tuamvivifica me : * et custodiam testimonia oris tui.

In aeternum. Domine : * verbum tuum permanet in cœlo.

In generationem et geLe Temps après la Pentecôte.

nerationem veritas tua : * fundasti terram et permanet.

Ordinatione tua persévérât dies : * quoniam omnia serviunt tibi.

Nisi quod lex tua meditatio mea est : * tune forte periissem in humilitate mea.

In cPternum non obliviscar justificationes tuas : * quia in ipsis vivificasti me.

Tuus sum ego, salvum me fac : * quoniam justificationes tuas exquisivi.

Me exspectaverunt peccatores ut perderent me : ' testimonia tua intellexi.

Omnis consummationis vidi finem : * latum maadatum tuum nimis.

Gloria Patri. etc.

QUOMODO dilexi legem tuam, Domine : * tota die meditatio mea est^

Super inimicos meos prudentem me fecisti mandat© tuo : * quia in aïternum mihi est.

Super omnes docentes me intellexi : ' quia testimonia tua meditatio mea est.

Super senes intellexi :

nération en génération. C'est vous qui avez affermi la terre, et elle est stable.

Par votre ordre le jour subsiste; car tout vous est assujetti.

Si votre loi n'eût été le sujet de mes méditations, j'aurais péri dans mon affliction.

Je n'oublierai jamais vos justices, car c'est par elles que vous m'avez vivifié.

Je suis à vous, sauvez-moi ; car j'ai recherché vos préceptes.

Les pécheurs m'ont attendu pour me perdre ; mais j'avais fixé mon attention sur vos oracles.

J'ai vu venir la fin de toutes choses ; votre loi seule est infinie.

Gloire au Père, etc.

/^UE j'aime votre loi, SeiV</ gneur ! toute la journée elle est le sujet de mes méditations.

Vous m'avez rendu plus sage que mes ennemis par les préceptes que vous m'avez donnés : je les ai embrassés pour jamais.

J'ai surpassé en intelligence tous mes maîtres, parce que je médite vos oracles.

Je suis devenu plus pruA Sexte.

dent que les vieillards, parce que i'ai recherché vos commandements.

J'ai djiourné mes pieds de toute mauvaise voie, pour garder vos ordonnances.

Je ne me suis point écarté de vos règles, car c'est vousmême qui m'avez prescrit la loi.

Que vos paroles sont douces à ma bouche ! elles sont plus suaves que le miel à mon palais.

Vos préceptes m'ont donné l'intelligence : c'est pourquoi je hais toute voie d'iniquité.

Votre Parole est la lampe qui éclaire mes pas : elle est la lumière de mes sentiers.

J'ai juré, et j'ai résolu de garder les décrets de votre justice.

J'ai été réduit, Seigneur, à une extrême humiliation : rendez-moi la vie selon votre parole.

Agréez, Seigneur, le sacrifice volontaire que vous offre ma bouche, et enseignez-moi vos commandements.

Mon âme est toujours entre mes mains, et je n'ai point oublié votre loi.

Les pécheurs m'ont tendu des lacs ; mais je ne me suis point écarté de vos ordonnances.

J'ai pris vos préceptes pour être à jamais mon héri* quia mandata tua quaîsivi.

Ab omni via mala pro» hibui pedes meos : * ut custodiam verba tua.

A judiciis tuis non declinavi : * quia tu legem posuisti mini.

Quam dulcia faucibus meis eloquia tua : * super mel ori meo.

A mandatis tuis intellexi : * propterea odivi omnem viam iniquitatis.

Lucerna pedibus meis verbum tuum : * et lumen semitis meis.

Juravi. et statui : * eustodire judicia justitiae tuae.

Humiliatus sum usquequaque. Domine : * vivifica me secundum verbum tuum.

Voluntaria oris mei beneplacita fac. Domine: ' et judicia tua doce me.

Anima mea in manibus meis semper : * et legem tuam non sum oblitus.

Posuerunt peccatores laqueum mihi : ' et de mandatis tuis non erravi.

Haereditate acquisivi testimonia tua in aster3 s

num : * quia exsultalio cordis mei sunt.

Inclinavi cor meum ad faciendas justificationes tuas in aeternum : ' propter retributionem.

Gloria Patri, etc.

INIQUOS odio habui : * et legem tuam dilexi.

Adjutor et susceptor meus es tu : * et in verbum tiuim supersperavi.

Declinate a me, maligni : * et scrutabor mandata Dei mei.

Suscipe me secundum eloquium tuum, et vivam : * et non confundas me ab exspectatione mea.

Adjuva me, et salvus ero : * et meditabor in justificationibus tuis semper.

Sprevisti omnes discedentes a judiciis tuis : * quia injusta cogitatio eorum.

Prœvaricantes reputavi omnes peccatores terrœ : * ideo dilexi testimonia tua.

Confige timoré tuo carnes meas : * a judiciis enim tuis timui.

Feci judicium et justitiam : * non tradas me calumniantibus me.

Suscipe servum tuum in bonum : ' non catage ; car ils sont la joie de mon cœur.

J'ai incliné mon cœur à l'accomplissement de vos commandements pour jamais, à cause de la récompense.

Gloire au Père, etc.

T 'ai haï les méchants, et j'ai ^ aimé votre loi.

Vous êtes mon secours et mon asile ; en votre parole j'ai mis toute mon espérance.

Retirez-vous de moi, méchants, et je rechercherai les préceptes de mon Dieu.

Recevez-moi selon votre parole, et je vivrai ; ne permettez pas que je sois confondu dans mon attente.

Aidez-moi, et je serai sauvé ; et je méditerai continuellement vos ordonnances.

Vous rejetez avec mépris tous ceux qui s'écartent de vos commandements ; car leur pensée est injuste.

J'ai regardé tous les pécheurs de la terre comme des prévaricateurs ; et pour cela j'ai chéri vos oracles.

Transpercez ma chair de votre crainte ; car vos jugements remplissent mon Àme de terreur.

J'ai pratiqué l'équité et ia justice : ne me livrez pas aux ennemis qui me calomnient.

Recevez votre serviteur et affermissez-le dans le bien :

A None.

que les superbes cessent de m'opprimer.

Mes yeux s'étaient épuisés â attendre le Salut que vous m'apportez, et l'effet des oracles de votre justice.

Faites donc maintenant selon votre miséricorde avec votre serviteur, et enseignezmoi vos commandements.

Je suis votre serviteur : donnez-moi l'intelligence . afin que je connaisse vos préceptes.

Il est temps d'agir. Seigneur ; ils ont dissipé votre loi.

C'est pour cela que j'ai aimé vos commandements plus que l'or et la topaze.

C'est pour cela que je me suis réglé en tout selon vos commandements, et que j'ai haï toute voie injuste.

lumnientur me superbi.

Oculi mei defecerunt in Salutare tuum : * et in eloquium justitiœ tuae,

Faccumservo tuo secundum misericordiara tuam : * et justificationes tuas doce me.

Servus tuus sum ego :

* da mihi intellectum, u' sciam testimonia tua.

Tempus faciendi, Domine : * dissipaverunt legem tuam.

Ideo dilexi mandata tua : * super aurum et topazion.

Propterea ad omnia mandata tua dirigebar :

* omncm viam iniquam odio habui.

f. o

Dieu 1 venez à mon aide , etc. Gloire au Père, etc.

A V\ EUS, in adjuto^* *-^ rium, etc. Gloria Patri, etc.

(^ Dieu dont la puissance soutient tous les êtres, toujours immuable en votre essence , vous partagez le temps par les révolutions de la lumière du jour.

Perum Deus tenax vi Immotus in te permanens, Lucis diurnas tempora Successibus déterrainans.

40 Le Temps après la Pentecôte

Largire lumen vespere, Quo vita nusquam décidât ; Sed praernium mortis

sacrae Perennis instet gloria.

Praesta, Pater piissime, Patrique compar Unice, Cum Spiritu Faraclito, Regnans per omne saeculum. Amen.

Versez la lumière sur le soir de nos jours ; que notre vie ne s'éloigne jamais d'elle, et qu'une gloire immortelle soit la récompense d'une mort sainte.

Exaucez-nous , Père très miséricordieux, Fils unique égal au Père, et vous, Esprit consolateur, qui régnez dans tous les siècles.

Amen.

MIRABILIA testimonia tua : * ideo scrutata est ea anima mea.

Declaratio sermonum tuorum illuminât : * et intellectum dat parvulis.

Os meum aperui et attraxi spiritum : * quia mandata tua desiderabam.

Aspice in me, et miserere mei : * secundum judicium diligentiumNomen tuum.

Gressus meos dirige secundum e 1 o q u i u m tuum : * et non dominetur mei omnis injustitia.

Redime mea calumniis hominum : *utcustodiam mandata tua.

Faciem tuam illumina super servuiTi tuum : * et

Vos témoignages sont admirables, ô Dieu ! c'est pour cela que mon âme les a recherchés avec ardeur.

La révélation de vos promesses a répandu la lumière; elle donne l'intelligence aux petits.

Jai ouvert la bouche, et j'ai aspiré le souffle ; car j'ai désiré vos commandements.

Jetez un regard sur moi et ayez pitié de moi, selon votre coutume à l'égard de ceux qui aiment votre Nom.

Dirigez mes pas selon votre parole; que nulle iniquité ne domine en moi.

Délivrez-moi de la calomnie des hommes : afin que je garde vos commandements.

Faites reluire sur votre serviteur l'éclat de votre visage ;

A None.

enseignez-moi vos justices.

Mes yeux ont répandu des ruisseaux de larmes, parce que les hommes n'ont pas gardé votre loi.

Vous êtes juste, Seigneur, et vos jugements sont droits.

Vos commandements prescrivent la justice ; rien n'en peut altérer la vérité.

Mon zèle m'a desséché dans son ardeur ; car mes ennemis ont oublié vos paroles.

Votre Verbe, o Père céleste ! est un feu consumant ; c'est pourquoi votre serviteur l'aime avec ardeur.

Je suis jeune et méprisé ; n.ais je n'ai point oublié vos préceptes.

Votre justice est justice à jamais, et votre loi vérité.

La tribulation et l'angoisse ont fondu sur moi ; vos oracles ont été tout mon entretien.

Vos jugements sont l'équité éternelle; donnez-moi

1 intelligence, et je vivrai.

Gloire au Père, etc.

J'ai crié du fond de mon coeur : Seigneur, exaucezmoi, et je rechercherai vos justices.

J'ai crié vers vous, sauvezmoi ; et j'accomplirai vos décrets.

doce me justificationes tuas.

Exitus aquarum deduxerunt oculi mei : * quia non custodierunt legem tuam.

Justus es, Domine : * et rectum judicium tuum.

Mandasti justitiam testimonia tua : * et veritatem tuam nimis.

Tabescere me fecit zelus meus : * quia obliti sunt verba tua inimici mei.

Ignitum Eloquium tuum vehementer : * et servus tuus dilexit illud.

Adolescentulus su m ego et contemptus : * justificationes tuas non sum oblitus.

Justitia tua, justitia in aeternum : * et lex tua Veritas.

Tribulatio et angustia invenerunt me : * mandata tua meditatio mea est.

^quitas testimonia tua in aeternum : * intellectum da mihi, et vivam.

Gloria Patri, etc.

CLAMAVi in toto corde meo, exaudi me. Domine : ' justificationes tuas requiram.

Clamavi ad te, salvum me fac : * ut custodiam mandata tua.

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