L'Année liturgique — Le Temps après la Pentecôte (t. 10-15) (page 49)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 10-15, éd. 1911 (OCR) · 70 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

638 Le Temps après la Pentecôte.

du ciel, vous conversez avec nous Trois fois heureux, ceux qui vous contemplèrent et qui vécurent avec la Mère de la vie ! Mais en la manière que vous habitiez dans la chair avec les hommes du premier âge, vous demeurez avec nous spirituellement. Nous entendons votre voix ; la voix de tous arrive à votre oreille ; et l'incessante protection dont vous nous entourez manifeste votre présence. Vous nous visitez ; votre oeil est sur tous ; et bien que nos yeux ne puissent vous apercevoir, 6 très sainte, vous êtes au milieu de nous , vous montrant vous-même en diverses manières à qui en est digne. Votre chair immaculée, sortie du tombeau, n'arrête point la puissance immatérielle, l'activité très pure de cet esprit qui est le vôtre, qui , inséparable de l'Esprit-Saint, souffle aussi où il veut '. O Mère de Dieu, recevez l'hommage reconnaissant de notre allégresse, et parlez pour vos fils à Celui qui vous a glorifiée : quoi que ce soit que vous lui demandiez, il l'accomplit par sa vertu divine ; qu'il soit béni dans les siècles 2 ! »

ONORONS le groupe de Martyrs formant, dans ces jours du triomphe de Marie, comme l'arrière-garde de la Reine des cieux. Timothée venu d'Antioche à Rome, Hippolyte évèque de Porto, Symphorien gloire d'Autun sa patrie, souffrirent pour Dieu à

1. JoHAN. m. 8. — 2. German. Constantinop. In

Dormit. B. M. Oratio i.

L'Octave de V Assomption.

63g

des époques diverses, en des lieux différents; mais un même jour de l'année les vit cueillir la palme, un même ciel est maintenant leur séjour. « Mon fils, mon fils, disait à notre Symphorien sa vaillante mère, souvicns-toi de la vie éternelle ; regarde en haut, et vois Celui qui règne au ciel : on ne t'arrache pas la vie, on la transforme en une meilleure ! » Admirons ces héros de notre foi ; par des sentiers moins pénibles, sachons marcher comme eux à la suite du Seigneur et rejoindre Marie.

DAIGNEZ, Seigneur, vous laisser apaiser par notre prière, et secourez-nous ; et puisque intercèdent pour nous vos bienheureux Martyrs Timothée, Hippolyte et Symphorien, étendez sur nous votre main miséricordieuse. Par Jésus-Christ.

AUXILIUM tuum nobis. Domine quaesumus, placatus impende : et intercedentibus beatis Martyribus tuis Timotheo, Hippolyto et Symphoriano, dexteram super nos tuîe propitiationis extende. Per Dominum.

T 'inépuisable Adam de Saint-Victor nous ^ donne sur la divine Mère en son Assomption cette nouvelle Séquence, qui se chantait à Saint- Victor pour l'Octave.

RÉJOUISSONS-NOUS en ce /^

jour de l'auguste As- ^^

somption de Marie la très In sainte ; ce jour est un jour

RATULEMUR jn hac die qua sanctae fit Marias

040 Le Temps après la Pentecôte

Celebris Asssumptio ; Dies isia. dies grata, Qua de terris est translata

In cœlum cum gaudio.

Super choros cxaltata Angelorum, est praslata

Cunctis cœli civibus. In décore contemplatur Natum suum, et precatur

Pro cunctis fidelibus.

Expurgemus nostras

sordes Ut illius, mundicordes, Assistamus laudibus ; Si concordent linguis

mentes, Aures ejus intendentes Erunt nostris vocibus.

Nunc concordes hanc

laudemus Et in laude proclamemus : Ave. plena gratia 1 Ave, vir go mater Christi, Quat de Sancti conceSpiritus prafsentia !

Virgo sancta, Virgo

munda, Tibi nostrac sit jocunda

Vocis raodulatio. Nobis opem fer desursum, Et, post hujus vitae cursum, Tuo junge Filio.

béni, qui la voit passer de la terre au ciel en allégresse.

Elevée au-dessus des chœurs des Anges, elle est donnée pour Reine aux habitants des cieux. Elle contemple son Fils dans sa gloire, elle le prie pour tous les fidèles.

Dégageons-nous de nos souillures, afin que. purs de coeur, nous prenions part à ses louanges ; si l'àme en nous concorde avec les chants, son oreille écoutera nos voix.

Célébrons-la dans cet accord, et d'soDs haut à sa louange : Pleine de grâce, salut : Salut , Vierge Mère du Christ, qui conçûtes à la seule présence de l'EspritSaint !

O Vierge sainte, ô Vierge pure, ayez nos chants pour agréables , d'en haut secourez-nous, et. cette vie parcourue, réunissez-nous a votre Fils.

-rYnfn

L'Octave de l'Assompt:

Elue dès l'éternité avant tous, longtemps vous fûtes cachée sous l'écorce de la lettre ; dans les saints Livres, comme future mère du Christ, les Prophètes vous annoncèrent, mais en figures.

I.e mystère fut dévoilé, quand le Verbe fait chair voulut naître de vous : par son amour, dans sa puiisance, il nous délivra de l'empire du mauvais.

Si nous pesons le sens mystique du vieux Testament, le trône de Salomon, la toison de Gédéon, le buisson ardent vous présagent pour notre foi.

Sur la toison la rosée descendue, dans le buisson la flamme brillante, sans nul dommage des deux parts, ce fut le Christ prenant chair en sauvegardant dans sa naissance votre virginité.

Ce fut vous que chanta Isaie dans la tige d'où deTu a saeclis praeelecta, Litterali diu tecta

Fuisti sub cortice ; De te, Christum genitura, Praedixerunt in Scriptura Prophetae, sed typice.

Sacramentum patefactum Est, dum Verbum, caro factum. Ex te nasci voluit, Quod nos sua pietate A Maligni potestate Potenter eripuit.

Te per thronum Salomonis, Te per vellus Gedeonis Praesignatam credimus Et per rubum incombustum, Testamentum si vetustum Mystice perpendimus.

Super vellus ros descendens Et in rubo flammasplendens, (Neutrum tamen laeditur,) Fuit Christus carnem

sumens, In te tamen non consumens Pudorem,dumgignitur.

De te virga processurum

642 Le Temps après la Fentecôte.

Florem mundo profuturum Isaias cecinit. Flore Christura praefigurans Cujus virtus semper durans Nec cœpit, nec desinit.

Fontis vita tu cisterna ; Ardens, luceos es lucerna ; Per te nobis lux superna Suum fudit radium ; Ardens igné caritatis, Luce lucens castitatis, Lucem summas claritatis Mundo gignens FiO salutis nostrae porta,

Nos cxaudi, nos conforta,

Et a via nos distorta Revocare propera :

Te vocantes de profundo,

Navigantes in hoc mundo.

Nos ab hoste furibundo Tua prece libéra.

Jesu. nostrum salutare, Ob meritum singulare Tuae Matris, visitare In hac valle nos dignare

Tuae dono gratiae. Qui neminem- vis damnari. Sic directe conservari

vait sortir la fleur précieuse pour le monde : la fleur; c'était le Christ dont l'éternelle vertu est sans commencement et sans fin.

Vous êtes le réservoir de la source de vie ; flambeau ardent et luisant, par vous la lumière d'en haut nous envoie son rayon : ardente, vous l'êtes du feu de charité ; luisante, vous l'êtes de la lumière de chasteté : le Fils que vous donnez au monde est l'éclat de la splendeur suprême.

O vous, porte de notre salut , exaucez-nous, confortez-nous, failes-nous sort-ir promptemcnt des voies tortueuses ; naviguant sur la mer de ce monde, nous crions vers vous de l'abîme : délivrez-nous de l'ennemi en furie par votre prière.

Jésus, notre Sauveur, par le mérite incomparable de votre Mère, daignez nous visiter en cette vallée, nous donner votre grâce. \'ous qui ne voulez la condamnation de personne, accordez-nous de nous comporter de telle

L'Octave de r Assomption.

sorte en cette mer, qu après" la mort nous méritions votre repos pour récompense. Amen.

Nos concédas in hoc

mari, Ut post mortem munerari Digni simus rcquie. Amen.

L'Oraison suivante est remarquable par le symbolisme qui l'inspire. On l'emploie pour la bénédiction des herbes médicinales, ou fruits de même sorte, usitée de temps immémorial en divers lieux le jour de l'Assomption.

ODiEU qui en ce jour avez élevé la tige de Jessé, la Mère de votre Fils notre Seigneur Jésus-Christ, au sommet des cieux ; vous vouliez arnsi, par sa protection et ses suffrages, communiquer à notre mortalité ce même Fils , fruit de ses entrailles : nous vous en supplions donc : par la vertu de votre Fils, par la glorieuse protection de sa Mère, faites que le secours espéré de ces fruits de la terre nous dispose par la santé du temps au salut éternel. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur.

D EUS, qui virgam Jesse

Genitricem Filii tui Domini nostri Jesu Christi, hodierna die ad ccelorum fastigia ideo evexisti, ut per ejus suffragia et patrocinia fructum ventris illius, eumdem Filium tuum, .Tiortalitati nostrae communicares : te supplices exoramus ; ut ejusdem Filii tui virtute, ejusque Genitricis glorioso pa« trocinio, istorum terrae fructuum prassidiis per temporalem ad asternam salutem disponamur. Per eumdem Dominum nostrum.

Mais terminons l'Octave radieuse en laissant la parole à Marie, dans cette belle Antienne que les manuscrits indiquent entre plusieurs autres pour accompagner le Ma644 L.e Temps après la Pentecâie.

gnificat de la fcte. Notre-Dame y apparaît, non pas en son seul nom, mais comme représentant l'Hglise qui com.mence avec elle son entrée en corps et en âme dans les cieux. Le bonheur présent de la Vierge bénie est le gage pour tous de l'éternelle félicité qui nousYut promise; le triomphe de la divine Mère ne sera complet, que lorsque le dernier des siens l'aura suivie dans la gloire. Unissons-nous à cette formule où déborde un amour si suave : elle est vraiment digne d'exprimer les sentiments de Marie franchissant le seuil du séjour divin.

MARIE tressaillit en esprit, et elle dit : Je vous bénis, vous le Seigneur de toute bénédiction. Je bénis le séjour de votre gloire ; je vous bénis, vous qui fîtes de mon sein votre séjour ; et je bénis toutes les œuvres de vos mains qui vous obéissent et vous sont si pleinement soumises. Je bénis l'a-Tiour dont vous nous avez aimés. Je bénis toutes les paroles qui sont sorties de votre bouche, toutes ces paroles qui nous furent données. Car je crois qu'en toute vérité, comme vous avez dit, ainsi sera-t-il. Âlleluia.

ARIA exsultavit in spiritu, et dixit : Benedico te. qui dominaris super omnem benedictionem. Benedico hibitaculum gloriae tuae, benedico te, cui factura est habitaculum in utero meo ; et benedico omnia opéra manuum tuaram, quae obediunt tibi in omni subjectione. Benedico dilectionem tuam qua nos dilexisti. Benedico omnia verba quac exierunt de ore tuo, quae data sunt nobis. In veritate enim credam, quia sicut dixisti sic fîeiAlleluia.

RANDE déjà était la gloire du IV août ; la fête de saint Dominique l'illuminait, pour l'Eglise et pour Dieu, de toutes les splendeurs. L'étoile ornant le front si pur du patriarche des Prêcheurs voyait la divine Sagesse se complaire à unir dans ses f^ux au rayonnement des plus hautes vertus l'éclat de la science et du génie, de la noblesse, de l'éloquence, de tout ce qui fait "l'ascendant des hommes d'élite qu'admire et suit dans ses beaux siècles l'humanité.

Et voilà qu'en nos jours diminués qui ne comprennent plus les grandeurs d'antan, il apparaît qu'aucun amoindrissement social ne saurait faire obstacle à cette Sagesse du Père, toujours égale en son amour des fils des hommes \ toujours parcourant les nations pour y susciter des prophètes et des amis de Dieu '^.

I. Prov. VMi, 3r. — 2. Sap. vu, 27.

64(J Le Temps apt-ès la Pentecôte.

Près de Dominique de Gusman, elle produit devant les Anges un émule de sa gloire, et le choisit parmi ces petits de la terre ', chétifs d'origine comme de dons de nature, que dédaigne le monde, mais qu'elle convoque dans les saints Livres à s'enrichir près d'elle de bel amour et de crainte, de connaissance et de sainte espérance '^.

Jean-Baptiste-Marie A^ianney entrait dans la vie quand la révolution de la tin du xviii» siècle allait fermer les églises de P^rance. Les germes de sa sainteté se développèrent dans le dénuement intellectuel et surnaturel de ces temps ; ce fut du milieu des travaux des champs, que, l'heure venue, il entendit Dieu l'appeler à se dévouer au relèvement des ruines. Riches pour lui d'humiliations devaient être les tardives études de sa préparation au ^ sacerdoce. Mais celui que les examinateurs hésitaient d'admettre aux Ordres avait triomphé par sa piété, son humilité, sa dévotion à Marie, de leurs craintes; envoyé vers une bourgade obscure de la Dombes, on lui avait dit •' « Allez, mon ami. Il n'y a pas beaucoup d'amour de Dieu dans cette paroisse ; vous en mettrez. »

Et le Curé d'Ars avait accompli sa mission. Tandis qu'à l'extrémité opposée du diocèse de Belley, un autre village. Ferney-Voltaire, voyait la bourgeoisie si dénuée de grandeur de l'époque s'évertuer à soutenir le prestige de son patriarche ; les foules, lassées du doute, accouraient s'abreuver au réservoir de divine charité qui venait de se révéler dans la pauvre localité naProv. IX, 4. — 2. Eccli. XXIV, 24.

Le B. Jean-Marie Vianney, Confess. 64;

guère inconnue, et se reprendre à croire, espérer et aimer. Dieu réalisait magnitiquement à nouveau la parole de l'Apôtre : il confondait par la folie de la croix la sagesse des sages ; il avait fait choix de la faiblesse pour réduire les forts K

Durant tout ce qu'on appela le gouvernement de Juillet et le commencement du second empire, ce fut vers le saint Curé un mouvement comparable à celui qui, dans les meilleurs temps de FEglise, amenait le monde aux plus renommés pèlerinages. Démonstration de la vertu d'en haut qui ne devait pas finir avec lui : au moment où il allait mourir, Notre-Dame se montrait à Lourdes ; or elle sembla n'être descendue que pour prendre en personne la direction de cet ébranlement surnaturel des peuples, et l'accroître en des proportions inconnues jusque-là de l'histoire. Serait-ce l'appel suprême de la divine pitié au siècle de l'apostasie sociale, de cette discessio^ annoncée par saint Paul comme devant précipiter à leur fin les annales de l'humanité ? Tandis que l'enfer allait multiplier plus que jamais les négations, Dieu se laissait moins que jamais sans témoignage.

La Légende qui suit présente un résumé très complet de la vie du Bienheureux Curé d'Ars. A sa lecture, on comprendra que le Siè^e apostolique ait exaucé les vœux des curés de France, dont il fut l'honneur et le modèle, en le leur donnant pour Patron devant Dieu.

I. I Cor. I, 18 20 — 2 II Thcss. 11. 3.

— l

^>4'^ Le Temps après la Pentecôte.

J CANNES Maria Vianney in pago Dardilly,

Lugdunensis "diœcesis,

piis ruricolis ortus, ab

infantia visus est divino

consilio vocaïus, ut

Apostoli munus aliquando expieret. 1 1 1 i

mos erat, cum octennis

oves custodirct, modo

puerulos ad imaginem

DeiparcE genuflexos,

Rosarium verbo et

exemple eJocere, modo

soron vel altcri commisse grege, secretiorem

lucum petere, quoexpeditior orationi vacaret.

Agris colenJis addictus, œquales suos, si quid minus casti audiret, suaviter redarguebat, aut seorsum glebas vertens, de cœlestibus meditabatur, et, ne mens inter laborandum a contemplatione avoearetur, simulacrum quoddam Virginis pras secollocabat. Paupcrum amantissimus, in deliciis habebat eos turmatim in patris domum deducere^ cibo donare, accenso igné refovere, Ignares vero nisi fidei Symbolum crudités non dimittebat. Mirabilis in eo morum candor. constans in immaculatam Dei Matrem ebservantia, ardens in EucharisJKAN -Marie Vianney naquit de pieux cultivateurs au bourg de Dardilly, diocèse de Lyon. Dès son enfance, il apparut que la divine Providence l'appellerait un jour à devenir apôtre. A l'âge de huit ans, gardant les brebis, il avait coutume de rassembler les petits enfants aux genoux d"une image de la Mère de Dieu, pour leur apprendre et réciter avec eux le Rosaire ; ou bien, confiant son troupeau à sa sœur ou quelque autre, il se retirait dans un taillis écarté, pour y vaquer plus librement à la prière. Employé aux travaux des champs, s'il arrivait que quelque parole plus libre échappai à ses compagnons, il les, reprenait doucement ; d'autres fois, recherchant la solitude, il remuait la terre en pensant au ciel, et pour éviter que le travail ne'déteurnàt son ârne de la contemplation, il plaçait prés de lui une statuette de la Vierge. Plein d'amour pour les pauvres, il faisait ses délices de les amener par troupes à la maison paternelle, de les nourrir, de les réchauffer au foyer, ne les laissant point repartir sans avoir appris le symbole à ceux qui ne le savaient pas. Admirable était sa candeur, constant

Le B. Jean-Marie Viattney, Confess. 64g

son zèle pour rimmaculée Mère de Dieu, ardent son culte pieux pour l'Eucharistie. Aussi tout le monde annonçait-il qu'il serait prêtre. Mais confié pour ses études au curé du bourg d'EcuUy, sa lenteur d'esprit fit qu'il y éprouva de grandes et quasi insurmontables difficultés. Cherchant près de Dieu le secours, il recourut alors sans se lasser au jeûne et à la prière, puis se rendit, mendiant son pain, au tombeau de saint François Régis, afin d'obtenir la facilité d'apprendre. Sa pieuse confiance ne fut point trompée ; car son cours de théologie laborieusement achevé, on le trouva suffisamment apte pour être admis aux Ordres.

NOMMÉ vicaire du curé d'EcuUy, il s'adonna tout entier sous sa conduite à atteindre les plus hauts sommets de la perfection pastorale. Après trois ans; on l'envoyait, tel un Ange du ciel, "au village d'Ars qui devait être peu après rattaché au diocèse de Belley. L'ignorance des premiers éléments de la foi y était générale, la maison de Dieu négligée, presque abandonnée, l'usage des Sacrements oublié, le jour du Seigneur inobservé, les

tiam pietas et cultus. Hinc saccrdos palam ab omnibus praedicabatur futurus. Litteris imbuendus parocho vici Ecully traditus est ; sed ut erat tardions ingenii. magnas in studiis ac pêne insuperabiles expertus est diffîcultates. Jejunio et orationc divinam opem iterum atque iterum imploravit : et facilitatem discendi rogaturus, tumulum sancti Francisci Régis., stipem quasritans adiit. Neque eum pia spes fefellit : nam theologicarum disciplinarum curriculo operosc confecto, satis idoneus inventus est qui sacris initiaretur.

IN pago Ecully, pra2- eunte parocho. cujus vi cari us renuntiatus fuerat. potiores pastoralis perfectionis gradus attingere totis viribus contendit. Elapso triennio, in viculum Ars, qui non ita multo post diœcesi Bellicensi adscriptus est, quasi Angélus de coelo fuit missus. lUic fidei rudimenta passim ignorabantur, templum Dei prope desertum squalebat, obsoleverat Sacramentorum

u-;us, violatus Domini dies, assiJuus chorearum lu Jus, et magna in c a u p o n i s frcquentia. Animas non despondit strenuus pastor : oppidanos suigulos peramanter iavisit, populo verba facit tanto erga Deum amore, ut ipse primus, auJitores deinde lacrymas effundant ; ecclesiae suse reddit honorem, frequemem Eucharistie usum invehit, pias sodalitates instaurât. Tutandis puellis pene derelictis hospitium, cui nomen a Providentia^ aedifîcat, et opibus interdum divinitus traditis instruit ; pro utriusque sexus pueris scholas excitât, teneram in immaculatam Virginem et in beatam Philumenam animis pietatem indit, atque id brevi consequitur ut felix ille viculus virtutum omnium

Ealaestra a cunctis haeatur. Ratus autem pastoris esse flagitia concreditae plebis expiare, neque orationibus parcebat, neque v'igiliis et macerationibus. Noctu super nudos assercs, duas vel très horas non sine curis dormiebat : ad très dies

danses en honneur, les auberges trop fréquentées. Mais rien n'aura raison de la vaillance du pasteur : il visite en grande charité chacun des habitants, parle au peuple avec tant d'amour de Dieu que tous avec lui fondent en larmes ; il restaure son église, introduit la fréquente communion, établit de pieuses confréries. Pour la protection des jeunes filles délaissées un asile est bâti, qu'il nomme la Providence, et soutient à l'aide de ressources plus d'une fois fournies par Dieu ; des écoles sont ouvertes aux enfants des deux sexes ; le culte de la Vierge immaculée, de sainte Philomène, est l'objet de la tendre piété des âmes : et bientôt l'heureuse bourgade se voit partout réputée comme une école de toutes les vertus. Cependant le pasteur, estimant que c'était a lui d'expier les péchés de son peuple, n'épargnait ni prières, ni veilles, ni macérations. La nuit, son sommeil, qu'il prenait sur la planche nue et que lui disputaient bien des soucis, était de deux ou trois heures ; souvent ses jeûnes se prolongeaient trois jours, et il n'accordait à sa faim que la plus misérable nourriturc, à sa soif un verre

Le B. Jean-Marîe Vianney, Confess. 65 1

d'eau ; chaque jour la chaîne de fer, le cilice, la discipline ensanglantaient son corps. Ncn moins extrême était la pauvreté qu'il s'imposait pour Dieu. Arrivait-il qu'il eût à sa disposition un mets plus recherché, ou quelque argent, ou quelque pièce de mobilier, tout allait aux pauvres. Satan, ne pouvant supporter une vertu si grande, excita d'abord contre l'homme de .Dieu la calomnie, puis bientôt s'en prit directement à lui, le poursuivant des plus cruelles vexations ; mais Jean -Marie prenait tout en patience, l'expérience lui ayant r.pprisque Icrsqucles assauts diaboliques se faisaient plus furieux, c'était l'annonce de l'arrivée de plus grands pécheurs au tribunal de la pénitence.

CE qu'il avait accompli dans sa paroisse, il entreprit de le faire alentour. Les curés du voisinage le trouvaient toujours prêt, sur leur appel, à se dévouer comme missionnaire au salut des âmes par la prédication et la confession. Embrasé du zèle de la gloire de Dieu, il trouva même les moyens de fonder ces pieux exercices des missions à

haud raro jejunia prctrahebat, famemque tenuissimo cibo, sitim autem aquœ cyatho expkbat : catcna ferrea, cilicio, flagris carnem -q u o t i d i e cruentabat. Éodem facicbat arctissima ejus paupertas. Si quid obsonii clectioris, si quid argenti vel dom e s t i cae supellectilis haberet, omnia in pauperes erogabat. Tantam viri Dei virtutem cum Satan ferre non posset, eumçalumniisprimum, dein aperto certamine adortus est ; sed atrocissimas vexationes patienter^ tolerabat Joannes Maria, qui experiendo didicerat majores fieri diabolicos incursus, cum 9d pœnitentiae tribunal perditissimi adventarent peccatores.

QroD in parœcia sua perfecerat, idipsum in finitimis molitus est. Invitabatur enim a curionibus vicinis ut, Missionariorum more, animarum saluti qua.concionando, qua confessioncs excipiendo consuleret, et singulis prœsto seroper erat. Quin et studio gloriœ Dei incensus effecit, ut

652 Le Temps après la Pentecôte.

pia Missionum cxercilia in amplius ccniuin purœciis, consiiiuio censu pcrpeiuo, insiiluerii, manipulos messurus et in iis, quas lusirare ipse non poierat, regionibus. Inter haec, Deo servum suuin miraculis et charismatibus illustrante, orta est celebris illa peregrinatio. qua, per vicennium. centum fere millia hominum, cujusque ordinis et aetatis, quotannis Ars confluxerunt, non solum ex Galliae et Europae, sed etiam Americae dissitissimis provinciis . Trahebantur enim, tum studio visendi sacerdotem supernis donis ditatum, intimas animi scrutantem latebras,futura praenoscentem, prodigia plurîma operantem ; tum animo consiliis ejus utendi et préesertimcordis sui plagas in Pœniteniiae sacramento detcgcndi. Totus erat Joannes Maria in conscienliis judicandis moderandisque ; que in muncrc. cîbi, somni et quietis immemor, sepicmdccim horas quotidic terebat, nulle ad vacàndum die interposito. Cum autem humillime

perpétuité dans plus de cent paroisses, moissonnant ainsi jusque dans les lieux où il ne pouvait mettre les pieds. C'est alors que, Dieu illustrant son serviteur par le pouvoir des miracles et les autres dons surnaturels, prit naissance ce célèbre pèlerinage qui, vingt ans, devait amènera Ars chaque année une centaine de mille hommes de tout rang et de tout âge, affluant non seulement de France et d'Europe, mais encore des plus lointaines provinces d'Amérique. Ils venaient, non seulement attirés qu'ils étaient par la pensée de voir un prêtre enrichi des faveurs du ciel, scrutant les plus intimes secrets des âmes, lisant dans l'avenir, opérant des prodiges ; mais amenés aussi par le désir de recourir à ses conseils, et surtout de découvrir les plaies de leurs cœurs dans le sacrement de Pénitence. Jean-Marie se donnait tout entier à ce jugement, à cette direction des consciences, négligeant pour cette œuvre repos, sommeil, nourriture, y consacrant dix-sept heures cle ses journées, sans un jcur de relâche. Ce fut en vain que, deux fois, les bas sentiments qu'il avait de lui-même lui firent tenter de se dérober aux pieux cmLe B. Jean-Marie Vianney, Confess. 653

prcssements des fidèles. C'est en combattant que le vaillant soldat devait tomber enfin ; usé de travaux plus que d'années, il s endormit paisiblement dans le baiser du Seigneur, au temps qu'il avait annoncé. L'éclat de ses nombreux miracles a porté Pie X à l'inscrire parmi les Bienheureux.

de se sentiret, bis sancto fidelium desiderio se subducere frustra tentavit. Denique fortis miles pugnando cecidit, et laboriDus potius quam senio consumptus, mortis suas praemuntiato tempore, placidissime in osculo Domini quievit. Quem multis clàrum miracuUs Pius decimus inter Beatos adnumeravit.

ELLES sont loin ces premières années^ de votre ministère, dont voas disiez: « Je m'attendais d'un moment à l'autre à être interdit et condamné à finir mes jours dans les prisons. Dans ce temps-là on laissait reposer l'Evangile dans les chaires, et on prêchait sur le pauvre curé d'Ars. Oh 1 j'avais des croix... J'en avais presque plus que je n'en pouvais porter! Je me mis à demander l'amour des croix ; alors je fus heureux. »

Pour vous, le labeur a pris tin ; mais du sein de votre repos, entendez les ouvriers du salut se réclamer de votre patronage ; soutenez-les dans leur tâche chaque jour plus ingrate, plus chargée d'amertumes. A ceux dont la 'patience menacerait de fléchir sous la persécution et les calomnies, répétez la parole que vous disiez à l'un de leurs devanciers : « Mon ami, faites comme moi. — Je serais fâché que le bon Dieu fût offense ; mais d'un autre côté, je me réjouis dans le Seigneur de tout ce qu'il permet qu'on dise contre moi^ parce que les condamnations

'j^4 ^t-' Temps après la Pentecôte.

du monde sont des bénédictions de Dieu. Les contradictions nous mettent au pied de la croix, et la croix à la porte du ciel. P^uir la croix, n'est-ce p»as fuir en même temps Celui qui a bien voulu y être attaché et y mourir pour nous ? La croix faire perdre la paix 1 C'est elle qui a donné la paix au monde ; c'est elle qui doit la porter dans nos cœurs. »

Elevé sur le Siège apostolique au jour anniversaire de votre entrée dans la gloire, le Vicaire de l'Homme Dieu qui vous inscrivit au nombre des Bienheureux, choisit naguère ce même jour du IV août pour adresser a// clergé catholique l'exhortation solennelle * qu'inspiraient à son cœur de Pontife suprême nos temps mauvais et pleins de périls. Aidez de vos supplications au pied du trône de Dieu les recommandations que le successeur de Pierre appuyait de votre exemple, quand il disait aux prêtres : « La sainteté seule fait de nous ce que demande notre divine vocation, à savoir des hommes crucifiés au monde et auxquels soit lui-même crucifié le monde -. qui ne tendent qu'au ciel en ce qui les concerne, et n'aient d'efforts que pour y amener les autres. » Hommes de Dieu ^ faut-il qu'ils se montrent uniquement ceux qui sont la lumière du moyide *, le sel de la terre ^, les ambassadeurs ''> de Celui qui daigne les appeler ses amis ", qui les fait dispensateurs de ses dons * ? Ils ne seront source de sainteté

I. Pu X in quinquagesimo natali sacerdolii sui cxhoriatio ad clerum catholicum, die IV Augusii inno MCMVIII. - 2. Gai. vi, i^. — 3. I Tim. vi,

11. — 4. Matth. V, 14. —5. Ibid.. i3. — 6. II Cor.

V, 20. — 7. JoHA.N. XV, i5. — 8. I Cor. iv, i.

Le B. Jean-Marie Vianney, Confess. 655

comme ils doivent pour les autres, qu'en étant saints d'abord eux-mêmes dans le secret de la face du Seigneur ; dans la mesure où ils se donneront à Dieu, Dieu se donnera par eux à leur peuple.

Puissent-ils donc, ô Bienheureux, se dire toujours, et dire aux hommes avec vous : « En dehors du bon Dieu, rien n'est solide. Si c'est la vie, elle passe ; si c'est la fortune, elle s'écroule ; si c'est la santé, elle est détruite ; si c'est la réputation, elle est attaqu.ee. Nous allons comme le vent... Le paradis, l'enfer et le purgatoire ont une espèce d'avant-goùt dès cette vie. Le paradis est dans le cœur des parfaits, qui sont bien unis à notre Seigneur ; l'enfer dans celui des impies ; le purgatoire dans les âmes qui ne sont pas mortes à ellesmêmes. L'homme a été créé par l'amour : c'est pourquoi il est si porté à aimer ; d'un autre côté, il est si grand que rien ne peut le contenir sur la terre. Il n'y a que lorsqu'il se tourne du côté du ciel qu'il est content. »

DE l'assistance A I.A SAINTE MESSE, AU TEMPS i

E Dim.anche, si la Messe à laquelle on assiste est paroissiale, deux rites solennels, l'Aspersion de l'Eau bénite, et en beaucoup | d'églises la Procession, devront d'abord intéresser la piété.

g leur, avec

;rez , Sei- 1 \ sperges me, Domine, l'hysoDe, et | ^ >^ hyssopo, et mundaLe Temps après la Pentecôte.

bor: lavabis me, et super nivem dealbabor.

Ps. Miserere mei, Deus, secundum magnam misericordiam t u a m. Gloria Patrj. Asperges me.

^. Ostende nobis. Domine, misericordiam tuam ;

^. Et Salutare tuum da nobis.

y. Domine, exaudi orationem meam :

H. Et clamor meus ad te veniat.

^. Dominus vobiscum :

fi|. Et cum spiritu tuo.

je serai purifié ; vous me laverez, et je deviendrai plus blanc que la neige.

Ps. O Dieu, ayez pitié de moi selon votre grande miséricorde. Gloire au Père. Vous m'arroserez.

^ . Montrez-nous , Seigneur, votre miséricorde ;

fi|. Et donnez-nous le Salut que vous nous avez préparé.

f. Seigneur, exaucez ma prière;

fi|. Et que mon cri monte jusqu'à vous.

5^. Le Seigneur soit avec vous ;

^. Et avec votre esprit.

EXAUOI nos , Domine sancte, Pater omnipotens, asterne Deus : et mittere digneris sanctum Angelum tuum de cœlis, qui custodiat. foveat, protegat, visitet, atque defendat omnes habitantes in hoc habitaculo. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

EXAUCEZ-NOis . Seigneur saint. Père tout-puissant, Dieu éternel ; et daignez envoyer du ciel votre saint Ange qui garde, protège, vi-^ site et défende tous ceux qui sont rassemblés en ce lieu. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Ordinaire de la Messe.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Je m'unis, ô mon Dieu ! à votre sainte Eglise, qui tressaille de joie à l'approche de Jésus-Christ votre Fils, notre Autel véritable.

COMME elle je vous supplie de me défendre contre la malice des ennemis de mon salut.

C'est en vous que j'ai mis mon espérance ; et cependant je me sens triste et inquiet à cause des embûches qui me sont tendues.

Faites-moi donc voir celui qui est la lumière et la vérité : c'est lui qui nous ouvrira l'accès à votre sainte montagne, à votre céleste tabernacle.

Il est le médiateur, l'autel vîvant ; je m'apprccherai de lui et je serai dans la joie.

Quand je l'aurai vu, je chanterai avec illégresse. O mon âme! ne t'attriste donc plus, ne sois plus troublée.

Espère en lui ; bientôt il va paraître, celui qui est ton Sauveur et ton Dieu.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ; ^^T

rN nomine Patris, et

1 Filii , et Spiritus

Sancti. Amen.

f. Introibo ad altare Dei,

^, Ad Deum qui laetificat juventutem meam.

[ UDiCAme, Deus.et dis1 cerne causam meam de gente non sancta : ab homine iniquo et doloso crue me.

Quia tu es, Deus, fortitudo mea : quare me repulisti ? et quare tristis incedo, dum afflitrit me inimicus .■*

Emitte lucem tuam et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt et adduxerunt in montem sanctum tuum, et in tabernacula tua.

Et introibo ad altare Dei : ad Deum qui Iretifîcat juventutem meam.

Confitebor tibi in cithara, Deus, Deus meus : quare tristis es, anima mea ? et quare conturbas me ?

Spera in Deo, quoniam adhuc confitebor illi : salutare vultus mei, et Deus meus.

Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto ;

^X^l

Sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen.

j^. Introibo ad altare Dei,

^. Ad Deum qui lactificat juventutcm meam.

j^. Adjutorium nostrum in nomine Doaiini.

j^. Qui fecit cœlum et terram.

Comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Je vais donc m'approcher de l'autel de Dieu, et sentir la présence de celui dont la venue rajeunit mon âme.

Cette confiance est en moi, non à cause de mes mérites, mais par le secours tout-puissant de mon Créateur.

Cette pensée qu'il va paraître devant le Seigneur fait naître dans l'âme du Prêtre un vif sentiment de componction. Il ne veut pas aller plus loin sans confesser publiquement qu'il est pécheur et indigne d'une telle grâce. Écoutez avec respect cette confession de l'homme de Dieu, et faites ensuite votre confession avec le ministre, disant à votre tour avec contrition :

CONFITEOR Deo omnipotenti, beatœ Mariae semper Virgini, beato Michaeli Archangelo, beato Johanni Baptista?, sanctis Apostolis Petro et Paulo. omnibus Sanctis, et tibi Pater, quia peccavi nimis cogitatione, verbo et opère : mea culpa, mea culpa. mea maxima culpa. Ideo precor beatam Mariam semper Virginem, beatum Michaeiem Archangelum, beatum Johannem Baptistam, sanctos Apostolos Petrum et

confesse à Dieu toutpuissant, à la bienheureuse Marie toujours Vierge, à saint Michel Archange, à saint Jean- Baptiste , aux Apôtres saint Pierre et saint Paul, à tous les Saints, et à vous, mon Père, que j'ai beaucoup péché en pensées, en paroles et en œuvres : par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, saint N\ichel Archange, saint Jean-Baptiste, les Apôtres saint Pierre et saint Paul, tous les Saints, et

Ordinaire de la Messe.

vous, mon Père, de prier

g)ur moi le Seigneur notre ieu.

QUE le Dieu tout-puissant ait pitié de vous, qu'il vous remette vos péchés, et vous conduise à la vie éternelle.

K. Amen.

Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux, nous accorde l'indulgence, l'absolution et la rémission de nos péchés.

^. Amen.

t. o

Dieu, d'un seul regard vous nous donnerez la vie;

Vf. Et votre peuple se réjouira en vous.

'f. Montrez-nous. Seigneur, votre miséricorde ;

"Bt. Et donnez-nous le Sauveur que vous nous avez préparé.

HIf. Seigneur , exaucez ma prière ;

isf,. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.

j^. Le Seigneur soit avec vous ;

^. Et avec votre esprit.

FAITES disparaître de nos cœurs, ô mon Dieu, toutes les taches qui les rendent indignes de vous être présenPaulum, omnes Sanctos, et te, Pater, orare pro me ad Dominum Deum nostrum.

ISEREATUR vestri om• nipotens Deus, et dimissis peccatis vestris, perducat vos ad vitam aeternam.

Indulgentiam, absolutionem, et remissionem peccatorum nostrorum tribuat nobis omnipotens et misericors Dominus.

fil. Amen.

i. j \ EUS, tu converi_y sus vivificabis

nos ;

R|. Et plebs tua laetabitur in te.

f . Ostende nobis, Domine, misci 'cordiam tuam :

^. Et Salutare tuum da nobis.

^. Domine, exaudiorationem meam :

fi). Et clamor meus ad te veniat.

f. Dominus vobiscum;

Rj. Et cum spiritu tuo. j

A UFER a nobis, quaei^ sumus Domine, iniquitates nostras, ut ad Sancta Sanctorum purîs

mereamur mentibus introire. Per Christum Dominum nostrura. Amen.

tés ; nous vous le demandons par votre divin Fils, notre Seigneur.

Quand le Prêtre baise l'autel par respect pour les os des Martyrs qu'il couvre, on aira :

/^RAMUS te, Domine, ^-' per mérita Sanctorum tuorum quorum reliquiïe hic sunt et omnium Sanctorum, ut indulgere digneris omnia peccata mea. Amen,

GÉNÉREUX soldats de JésusChrist, qui avez mêlé votre sang au sien, faites instance pour que nos péchés soient remis. aHn que nous puissions, comme vous, approcher de Dieu.

j Si la Messe est solennelle, le Prêtre en' censé l'autel. 11 dit ensuite l'Introït, qui est

V VRiE, eleison.

* Kyrie, eleison. Kvrie, eleison.

Christe, eleison. Christe, eleison. Christe. eleison.

Kyrie, eleison. Kyrie, eleison. Kyrie, eleison.

Au Père :

I Seigneur, ayez pitié!

Alt Fils :

Christ, ayez pitié! Christ, ayez pitié! Christ, ayez pitié!

Au Saint-Esprit :

Seigneur, ayez pitié ! Seigneur, ayez pitié ! Seigneur, ayez pitié !

GLORl.l in excelsis Deo, et in terra pax hominibus bonae voluntatis.

(' ' LOIRE à Dieu au plus haut ^ descieux, et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté.

Nous vous louons , nous vous bénissons, nous vous adorons, nous vous glorifions, nous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire.

Seigneur Dieu, Roi céleste, Dieu Père tout-puissant 1

Seigneur Jésus-Christ, Fils unique !

Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père !

Vous qui ôtez les péchés du monde , ayez pitié de nous.

Vous qui ôtez les péchés du monde , recevez notre humble prière.

Vous qui êtes assis à la droite du Père, ayez pitié de nous.

Car vous êtes le seul Saint, vous êtes le seul Seigneur, vous êtes le seul Très-Haut, ô Jésus-Christ ! avec le SaintEsprit, dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Le Prêtre salue le peuple. Vient ensuite la Collecte ou Oraison, qui se trouve au Propre du Temps ou au Propre des Saints, et à laquelle on doit répondre Amen, avec le ministre qui sert la Messe.

On lira ensuite l'Epître, puis le Graduel et le Verset alléluiatique.

Pour préparation à bien entendre l'Evangile, on peut dire en union avec le Prêtre et avec le Diacre ;

Laudamuste: benedicimus te : adoramus te : glorificamus te : gratias agimus tibi propter magna-m gloriam tuam.

Domine Deus, Rexcœ- lestis. Deus Pater omnipotens.

Domine, Fili unigenite. Jesu Christe.

Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris.

Qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

Qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram.

Qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis.

Quoniam tu solus Sanctus, tu solus Dominus, tu solus Altissimus, Jesu Christe, cum Sancto Spiritu, in gloria Dei Patris. Amen.

SEIGNEUR , purifiez mes oreilles trop longtemps

MUNDA cor meum, ac labia mea, omnipoLe Temps après la Pentecôte.

tens Deus, qui labia Isaiae Prophetae calcule mundasti ignito : ita me tua grata miseratione dignare mùndare , ut sanctum Evangelium tuum digne valeam nuntiare. Per Christum Dominum nostrum. Amen. Dominus sit in corde meo, et in labiis meis, ut digne et competenter annuntiem Evangelium suum : In nomine Patris, et Filii , et Spiritus Sancti. Amen.

remplies des vaines paroles du siècle, afin que j'entende la Parole de la vie éternelle et que je la conserve dans mon cœur ; par Jésus-Christ votre Fils notre Seigneur. Amen.

Donnez à vos ministres la grâce d'être les fidèles interprètes de votre loi, afin que, pasteurs et troupeau, nous nous réunissions tous en vous, à jamais.

On se tiendra debout, par respect, pendant la lecture de l'Evangile ; on fera sur soi le signe de la Croix, et on suivra toutes les paroles du Prêtre, ou du Diacre. Après l'E- vangile, si le Prêtre récite le Symbole de la Foi, on dira avec lui :

CREDO in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem cœli et terra?, visibilium omnium et invisibilium.

Et in unum Dominum Jesum Christum, Filium Dei unigenitum. Et ex Pâtre natum ante omnia saecula. Deum de Deo. lumen de lumine, Deum verum de Deo vero. Genitum, non factum. consubstantialem Patri : per quem omnia facta sunt.

JE crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, qui a fait le ciel et la terre, et toutes les choses visibles et invisibles.

Ht en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu ; qui est né du Père avant tous les siècles ; Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; qui n'a pas été fait, mois engendré : consubstantiel ;iu Père ; par qui toutes choses ont été faites Qui est descendu

Ordinaire de la Messe.

des cieux pour nous auires hommes et pour notre salut ; qui a pris chair de la Vierge Maiie par l'opération du Saint-Esprit ; et qui s'est FAIT HOMME. Qui H été aussi crucifié pour nous sous Ponce-Pilate ; qui a souffert, qui a été mis dans le sépulcre ; qui est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures. Et qui est monté au ciel; qui est assis à la droite du Père, et qui viendra encore avec gloire pour juger les vivants et les morts, et dont le règne n'aura point de fin.

Et au Saint-Esprit, Seigneur et vivifiant, qui procède du Père et du Fils ; qui est adoré et glorifié conjointement avec le Père et le Fils ; qui a parlé par les Prophètes, Je crois l'Eglise qui est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Je confesse qu'il y a un Baptême pour la rémission des péchés, et j'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

Qui propter nos homines et propternostram salutem, descendit de cœlis.Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine : et homo factus EST. Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato, passus et sepultus est. Et resurrexit tertia die, secundum Scripturas. et ascendit in cœ- lum, sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria judicare vives et mortuos : cujus regni nonerit finis.

Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem : qui ex Pâtre Filioque procedit. Qui cum Pâtre et Filio simul adoratur, et conglorificatur : qui locutus est per Prophetas. Et Unam, Sanctam, Catholicam et Apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum Baptisma in remissionem peccatorum. Et exspecto resurrectionem mortuorum , et vitam venturi saeculi. Amen.

Nous entrons dans cette seconde partie de la sainte Messe qui est appelée Oblation. Le Prêtre salue encore le peuple, pour l'avertir d'être de plus en plus attentif Lisons avec lui l'Offertoire, et quand il présente à Dieu l'Hostie, joignons-nous à lui et disons :

SUSCIPE, sancte Pater, omnipotens, seterne Deus. hanc immaculatam hostiam, quam ego indignus faraulus tuus offero tibi Deo meo vivo et vero, pro innumerabilibus peccatis et ofFensionibu5 et negligentiis meis, et pro omnibus circumstantibus, sed et pro omnibus fidelibus christianjs vivis atque defunctis : ut mihi et illis proficiat ad salutem in vitam asternam. Amen.

TOUT ce que nous avons. Seigneur, vient de vous et est à vous ; il est donc juste que nous vous le rendions. Mais combien vous êtes admirable dans les inventions de votre puissante charité I Ce pain que nous vous offrons va bientôt céder la place à votre sacré Corps; recevez, dans une même oblation, nos cœurs qui voudraient vivre de vous et non plus d'eux-mêmes.

Quand le Prêtre met dans le calice le vin, auquel il mêle ensuite un peu d'eau :

EUS, qui humanae substantias dignitatem mirabiliter condidisti, et mirabilius reformasti : da nobis per hujus aquœ et vini mysterium, ejus divinitatis esse consortes, qui humanitatis nostn-e fieri dignatus est particeps, Jésus Christus, Filius tuus Dominus noster. Qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia sœcula saeculorum. Amen.

Ceigneur, qui êtes la vè ^ ' table Viç^ne, et dont

'eridont le sang, comme un vin généreux, s'est épanché sous le pressoir de la Croix, vous daignez unir votre nature divine à notre faible humanité figurée ici par cette goutte d'eau ; venez nous taire participants de votre divinité, en vous manifestant en nous par votre douce et puissante visite.

Le Prctre offre ensuite le mélange de vin et d'eau ;

OFFERIMUS tibi. Do- I A GRÉEZ CCS dons, souveniince, malice salu- | ^ rain Créateur de toutes

Ordinaire de la Messe.

choses : qu'ils soient ainsi préparés pour la divine transformation qui, de cette simple offrande de créatures, va faire l'instrument du salut du monde.

Cl nous avons la hardiesse *^ d'approcher de votre autel. Seigneur, ce n'est pas que nous puissions oublier ce que nous sommes. Faitesnous miséricorde, afin que nous puissions paraître en la présence de votre Fils, qui est notre Hostie salutaire.

\7enez. Esprit divin, fécon' der cette offrande qui est sur l'autel et produire en nos cœurs Celui que nos cœurs attendent.

taris, tuam deprecantes clementiam : ut in conspectu divinœ Majestatis tuse, pro nostra et totius mundi salute, cum odore suavitatis ascendat. Amen.

Jn spiritu ^ et "

humilitatis, in animo contrito suscipiamur a te, Domine : et sic hat sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie. ut placeat tibi. Domine Deus.

\''em, Sanctificator ' omnipotecs, aeterne Deus. et benedic hoc sacriticium tuo sancto Xomini prœparatum.

Si c'est une Messe solennelle, le Prêtre encense le pain et le vin qui viennent d'être offerts, et ensuite l'autel lui-même ; puis il lave ses mains.

JE veux laver mes mains. Seigneur, et me rendre semblable à ceux qui sont dans l'innocence, pour être digne d'approcher de votre autel, d'entendre vos sacrés Cantiques, et de raconter vos merveilles. J'aime la beauté de votre Maison, le lieu dont vous allez faire l'habitation de votre gloire. Ne

' AVABO mter innocenL' tes manus meas : et circumdabo altare tuum, Domine :

Ut audiam vocem laudis : et enarrem universa mirabilia tua.

Domine, dilexi decorem domus tuas : et locum habitationis gloriœ tuœ.

T2 Le Temps après la Pentecôte.

Ne perdas cum impiis, Deus, animani meam : et cum viris sanguinum vitam meam.

In quorum manibus iniquitates sunt : dextera eorum repleta est muneribus.

Ego autem in innocentia mea ingressus sum : redime me, et miserere mei.

Pes meus stetit in directe : in ecclesiis benedicam te, Domine.

Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto ;

Sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula sasculorum. Amen.

me laissez pas retourner, ô Dieu, dans la compagnie de vos ennemis et des miens. Depuis que votre miséricorde m'en a retiré, je suis revenu à l'innocence, en rentrant en grâce avec vous ; mais ayez encore pitié de mes faiblesses, rachetez-moi encore, vous qui avez, par votre bonté, remis mes pas dans le sentier: ce dont je vous rends grâces au milieu de cette assemblée. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ; comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Le Prêtre, au milieu de l'autel, s'incline respectueusement.

SUSCIPE, sancta Trinitas, hanc oblationem, quam tibi offerimus ob memoriam Passionis , Resurrectionis, et Ascensionis Jesu Christi Domini nostri, et in honorem beatae Marias semÎer Virginis, et beati ohannis Baptistae, 'et sanctorum Apostolorum Pétri et Pauli, et istorum, et omnium Sanctorum, ut illis proficiat ad honorem, nobis autem ad salutem : et illi pro nobis intercederc diT" RINITE samte, agréez ce ^ Sacrifice ainsi préparé, qui va renouveler la mémoire de la Passion, de la Résurrection et de l'Ascension de Jésus-Christ notre Seigneur. Souffrez que votre Eglise y joigne l'intention d'honorer la glorieuse Vierge qui nous a donné le divin fruit de ses entrailles, les saints Apôtres Pierre et Paul, les Martyrs dont les ossements attendent la résurrection sous cet autel, et les Saints dont aujourd'hui nous honorons la mémoire. Augmentez la gloire dont

î

Ordinaire de la Messe.

i3

ils jouissent, et qu'ils daignent eux-mêmes intercéder pour notre salut.

gnentur in cœlis, quorum memoriam agimus in terris. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

Le Prêtre se tourne une dernière fois vers le peuple et il dit :

Driez, mes Frères, afin que ^ mon Sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit acceptable auprès de Dieu le Père toutpuissant.

R). Que le Seigneur reçoive ce Sacrifice de vos mains, pour la louange et la gloire de son Nom, pour notre utilité et pour celle de toute sa sainte Eglise.

Amen.

l'^^RATE. Fratres : ut meum ac vestrum sacrificiura acceptabile fiât apud Deum Patrem omnipotentem.

r). Suscipiat Dominus sacrificium de manibus tuis, ad laudem et gloriam Nominis sui, ad utilitatem quoque nostram totiusque Ecclesiœ suae sanctœ.

Amen.

Le Prêtre récite les Oraisons secrètes, qu'il termine à haute voix :

DANS tous les siècles des siècles.

^. Amen.

Le Seigneur soit avec vous ;

^. Et avec votre esprit.

Les cœurs en haut !

fi|. Nous les avons vers le Seigneur.

Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.

^. C'est une chose digne et juste.

; 'ERomnia sœcula sasculorum. ]Rl. Amen. Dominus vobiscum ;

R). Et cum spiritu tuo.

Sursum corda !

fil. Habemus ad Dominum.

Gratias agamus Domino Deo nostro.

Rj. Dignum et justura est.

OUI, C'est une chose digne 1 xtere dignum et juset juste, équitable et | V tum est, œquum et

14 1-e Temps après la Pentecôte.

salutare, nos tibi semper et ubique gratias agere : Domine sancte , Pater omnipotens, aeterne Deus; qui cum unigenito Filio tuo et Spiritu Sancto, unus es Deus. unus es Dominas. Non in unius singularitate personae, sed in unius Trinitate substantiœ. Quod enim de tua gloria, révélante te, credimus, hoc de Filio tuo, hoc de Spiritu Sancto, sine differentia discretionis sentimus. Ut in confessione verae sempiternaeque Deitatis, et in personis proprietas, et in essentia unitas, et in majestate adoretur aequalitas. Quam laudant Angeli atque Archangeli. Cherubim quoque ac Seraphim, qui non cessant clamare quotidie, una voce dicentes : Sancttie ! i anctiis ! S.inctns ! etc.

Cetle PréJ.uc est ceile des Dimanches dans l'ainu-c. I^ous plaçons ici ta Préface commune, que l'on emploie, pendant ta setnaine, à tontes les Messes qui n'en ont pas Je propre -? une Fête nu au Temps.

salutaire . de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux, Seigneur saint, Père tout-puissant , Dieu éternel, qui, avec votre Fils unique et le Saint-Esprit, êtes un seul Dieu, un seul Seigneur : non en ne faisant qu'une seule personne, mais trois en une seule substance. Car, ce que nous croyons, sur ce que vous avez révélé, au sujet de votre gloire, nous le croyons aussi, sans aucune différence, de votre Fils et du Saint-Esprit : en sorte que, confessant une véritable et éternelle Divinité, nous adorons la propriété dans les personnes, l'unité dans l'essence et l'égalité dans la majesté. C'est le sujet de la louange éternelle des Anges et des Archanges, des Chérubins et des Séraphins, qui ne cessent de crier d'une voix unanime : .^aint! Saint ! Saint .' etc.

■Were dignum et justum " est, ;rquum et salutare, nos libi semper et ubique gratias agere : Domine sancte, Pater omuipotcns, a-terne

OUI, c'est une chose digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieu.x. Seigneur saint. Père tout-puissant, Dieu

Ordinaire de la Messe.

i5

éternel ; par Jésus-Christ notre Seigneur: par qui les Anges louent votre Majesté, les Dominations l'adorent, les Puissances la révèrent en tremblant, 'es Cieux et les Vertus des cieux, et les heureux Séraphins la célèbrent avec transport. Daignez permettre à nos voix de s'unir à leurs voix, afin que nous puissions tous dire dans une humble confession :

SAINT, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées !

Les cieux et la terre sont remplis de sa gloire.

Hosannah au plus haut des cieux !

Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur.

Hosannah soit à lui au plus haut des cieux!

Deus ; per Christum Dominum nostrum. Per quem Majestatem tuam laudant Angeli, adorant Dominationes, tremunt Potestates ; Cœli cœlorumque Virtutes, ac beata Seraphim, socia exsultatione concélébrant. Cum quibus et nostras voces, ut admitti jubeas deprecamur, supplici confessione dicentes :

"ANCTUS, Sa ne tus, Sanctus Dominus Deus sabaoth !

Pleni sunt cœli et terra gloria tua.

Hosanna in excelsis l

Benedictus qui venit in nomine Domini.

Hosanna in excelsis l

ODiEU, qui vous manifestez au milieu de nous par le moyen des Mystères dont vous avez fait dépositaire notre Mère !a sainte Eglise, nous vous supplions. au nom de ce divin Sacrifice, de détruire tous les obstacles qui s'opposent à son pèlerinage en ce monde. Donnez-lui la paix et l'unité ;

TE igitur, clementissime Pater, per Jesum Christum Filium tuum Dominum nostrum supplices rogamus ac petimus. uti accepta habeas, et benedicas hjec dona, haec munera, haec sancta sacrificia illibata ; in primis quas tibi offerimus pro Ecclesia tua

i6 Le Temps après la Pentecôte.

sancta Catholica : quam pacificare. custodire.

adunare et regere digneris toto orbe terrarum, unacum famulo tuo Papa nostro .' . et Antistite nostro A'., et omnibus orthodoxis. atque catholicae et apostolicœ fidei cultoribus.

\{ EMENTO, Domine, fal'i mulorum famularumque tuarum iV. et iV., et omnium circumstantium, quorum tibi fides cognitaest, et nota devotio : pro quibus tibi offerimus, vel qui tibi otferunt hoc sacrificium laudis, pro se suisque omnibus, pro redemptione animarum suarum, pro spe salutis et incolumitaîis suae ; tibique reddunt vota sua aeterno Deo vivo et vero.

.^> OMMUNICANTES et meV- ^ moriam vénérantes, in primis gloriosae semper Virginis Marias, Gcnitricis Dei et Domini nostri Jesu Christi : sed et beatorum Apostolorum ac Martvrum tuorum, Pétri et Pauli, Andreœ, Jacobi. Johannis, Thomne, Jacobi, Philippi, Bartholom.xi. Matthasi, Simonis et Thaddaei •

conduisez vous-même notre Saint-Père le Pape, votre Vicaire sur la terre ; dirigez notre Evêque qui est pour nous le lien sacré de l'unité ; sauvez le prince qui nous gouverne, afin que nous menions une vie tranquille ; conservez tous les orthodoxes enfants de l'Eglise Catholique-Apostolique-Romaine.

p ERMETTEZ-MOI. O mon

1 Dieu, de vous demander de répandre vos bénédictions spéciales sur vos serviteurs et vos servantes, pour lesquels vous savez que j'ai une obligation particulière de prier... Appliquez-leur les fruits de ce divin Sacrifice qui vous est offert au nom de tous. Visitez-les par votre grâce; pardonnez leurs péchés; accordez-leur les biens de la vie présente et ceux de la vie éternelle.

Aïs non seulement, ô mon Dieu, l'offrande de ce Sacrifice nous unit à nos frères qui sont encore dans cette vie voyagère de l'épreuve : il resserre aussi nos liens avec ceux qui déjà sont établis dans la gloire. Nous l'offrons donc pour honorer la mémoire de la glorieuse et toujours Vierge Marie, de laquelle est né notre Sauveur ; des Apôtres,

Ordinaire de la Messe.

n

des Martyrs, des Confesseurs, des Vierges, en un mot de tous les Justes, arin qu'ils nous aident par leur puissant secours à devenir dignes de vous contempler à jamais comme eux, dans le séjour de votre gloire.

DAIGNEZ recevoir, ô Dieu, cette offrande que toute votre famille vous présente, comme l'hommage de son heureuse servitude. En échange, donnez-nous la paix, sauvez-nous de votre colère, mettez-nous au nombre de vos élus ; par JésusChrist notre Seigneur qui va paraître.

Car il est temps que ce pain devienne son Corps sacré qui est notre nourriture, et que ce vin se transforme en son Sang qui est notre breuvage; ne tardez donc plus à nous introduire en la présence de ce divin Fils notre Sauveur.

QUE ferai-je en ce moment, ô Dieu du ciel et de la terre ! Sauveur 1 Messie tant désiré 1 si ce n'est de vous adorer en

Lini, Cleti, Clementis, Xysti, Cornelii, Cypriani, Laurentii, Chrysogoni, Joanniset Pauli, Cosmae et Damiani, et omnium Sanctorum tuorum : quorum meritis precibusque concédas, ut in omnibus protectionis tuœ muniaraur auxiiio. Per eumdem Christum Dominura nostrum. A- men.

rt nem servitutis nostrse, sed et cunctas familiae tuas, quassumus Domine, ut placatus accipias : diesque nostros in tua pace disponas, at que ab aeterna damnatione noseripi, et in electorum tuorum jubeas s^rege numerari. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

Quam oblationem tu, Deus, in omnibus, quassumus, benedictam. adscriptam, ratam, rationabilem, acceptabileraque facere digneris : ut nobis Corpus et Sanguis fiât dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu Christi.

QUI pridie quam pateretur, ?ccepit panem in sanctas ac venerabiles manus suas: et elevatis oculis in cœlum,

Lt Tt.MfS AHRKS LA l't.N lECUTE. — T. V

i8 Le Temps après la Pentecôte.

ad te Deum Patrem suum omnipotentem, tibi gratias agens. benedixit. fregit, deditque discipulis suis, dicens : Accipite, et mand'jcate ex hoc omnes. Hoc est EN'iM Corpus meum.

Q IMILI modo postquam >^ cœnatum est, accipiens et hune prjeclarum Calicem in sanctas ac venerabiles manus suas : item tibi gratias agens, benedixit, deditque discipulis suis dicens: Accipite. et bibite ex eo omnes. Hic est

SIONEM PECCATORUM. Hsec quotiescumque feceritis, in mei memoriam facietis.

silence comme mon souverain Maître, de vous offrir mon cœur, comme à son Roi plein de douceur ! Venez donc, Seigneur Jésus ! venez !

C ANG divin, prix de mon

■ ^ salut, je vous adore. Lavez mes iniquités, et rendez-moi plus blanc que la neige. Agneau sans cesse immolé, et cependant toujours vivant, vous venez effacer les péchés du monde ; venez aussi régner en moi par votre force et par votre douceur.

J I NDE et memores, DoV- J mine, nos servi tui, sed et plehs tua sancta, ejusdem Christi P'ilii tui Domini nostri tam beatae Passionis, nec non et ab inferis Resurrectionis, sed et in cœlos glorios3 Ascensionis : offerimus praeclarae Majestati tuœ de tuis donis ac datis, Hostiam puram. Hostiam sanctam, Hostiam immaculatam : Panera sanctum vitre aeternre, et Calicem salutis perpétua;.

î A voici donc, ô Père i- saint, l'Hostie si longtemps attendue. Voici ce Fils éternel qui a souffert, qui est ressuscité glorieux, qui est monté triomphant au ciel. Il est votre Fils ; mais il est aussi notre Hostie, Hostie pure et sans tache ; notre Pain et notre Breuvage d'immortalité.

Ordinaire de la Messe.

Vous avez agréé autrefois le sacrifice des tendres agneaux que vous offrait Abel ; le sacrifice qu'Abraham vous fit de son fils Isaac, immolé sans perdre la vie; enfin le sacrifice mystérieux du pain et du vin que vous présenta Melchisédech. Recevez ici l'Agneau par excellence, la victime toujours vivante, le Corps de votre Fils qui est le Pain de vie, son Sang qui est à la fois un breuvage pour nous et une libation à votre gloire.

MAIS, ô Dieu tout-puissant, ces dons sacrés ne reposent pas seulement sur cet autel terrestre ; ils sont aussi sur l'Autel sublime du ciel, devant le trône de votre divine Majesté ; et ces deux autels ne sont qu'un même autel, sur lequel s'accomplit le grand mystère de votre gloire et de notre salut : daignez nous rendre participants du Corps et du Sang de l'auguste Victime, de laquelle émanent toute grâce et toute bénédiction.

' 'excluez personne de . s votre visite, 6 Jésus! Votre aspect réjouit la cité sainte avec ses élus ; nos yeux encore mortels vous contemplent, quoique sous un voile : ne vous cachez

Supra quœ propitio ac sereno vultu respicere digneris : et accepta habere. sicuti accepta habere dignatus es munera pueri tui justi Abel, et sacrificium Patriarchas nostri Abrahas. et quod tibi obtulit summus Sacerdos tuus Melchisedech, sanctum sacrificium, immaculatam hostiam.

, UPPLICES te rogaraus, "^ omnipotens Deus, jubé haecperferri permanus sancti Angeli tui in sublime Altare tuum, in conspectu divinae Majestatis tuaï : ut quotquot ex hac altaris participa tione , sacrosanctum Filii tui Corpus et Sanguinem sumpserimus , omni benedictione cœ- lesti et gratia repleamur. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

EMENTO etiam. Domine, famulorum famularumque tuarum N. et N., qui nos prascesserunt cum signo fidei, et dormiunt in somno pacis Ipsis, Domine, et om.

20 Le Temps après la Pentecôte.

nibus in Christo quiescentibus. locum refrigerii, lucis et pacis, ut indulgeas. deprecamur. Per eumdem Christum Dominum no s t ru m. Amen.

NOBis quoq'ie peccatoribus famulis tuis, de multiludine miserationura tuarum sperantibus, partem aliquam et societatem donare digneris cum tuis sanctis Apostolis et Martyribus : cum Johanne, Stéphane, Mathia, Barnaba. Ignatio, Alexandre, Marcellino, Petro. Felicitate, Perpétua, Agatha, Lucia, Agnete, Cœcilia, Anastasia. et omnibus Sanctis tuis ; intra quorum nos consortium, non a?stimator meriti. sed venias, quœsumus, largitor adtnitte : per Christum Dominum nostrum. Per quem hoec omnia. Domine, semper bona créas, sanctificas, vivificas, benedicis, et praestas nobis : per ipsum, et cum ipso, et in ipso, est tibi Deo Patri omnipotenti. in unitate Spiritus Sancti, omnis honor et gloria.

PER omnia sa»cula sasculorum. ft. Amon.

plus à ceux de nos frères qui sont dans le lieu des expiations. Soyez-leur un rafraîchissement dans leurs flammes, une lumière dans leurs ténèbres, une paix dans leurs douloureux transports.

\ ! OL'S sommes pécheurs, ô .\ Père saint ! et cependant nous attendons de votre infinie miséricorde une part dans votre Royaume, par le mérite de ce Sacrifice que nous vous offrons, et non à cause de nos œuvres qui ne sont dignes que de votre colère. .Slais souvenez-vous de vos saints Apôtres, de vos saints Martyrs, de vos saintes Vierges, de tous les Bienheureux, et donneznous, par leur intercession, la grâce et la gloire éternelle que nous vous demandons au nom de Jésus-Christ notre Seigneur, votre Fils. C'est par lui que vous répandez sur nous vos bienfaits de vie et de sanctification ; par lui encore, avec lui et en lui. dans l'unité du Saint-Esprit, soit à vous honneur et gloire à jamais !

ANS tous les siècles des siècles. Vf. Amen.

Ordinaire de la Messe.

1_) RIONS. Instruits par un précepte salutaire, et suivant fidèlement la forme de l'instruction divine qui nous a été donnée , nous osons dire:

/' \ re:\ils. Praeceptis sa-— ' lutaribus moniti, et divina institutione formaii, audemus dicere :

NOTRE Père qui êtes aux cieux , que votre Nom soit sanctifié ; que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre Pain quotidien ; et pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber à la tentation.

JÎ|. Mais délivrez-nous du mal.

Amen.

'T' ROIS sortes de maux nous '- désolent, Seigneur ; les maux passés, c'est-à-dire les péchés dont notre âme porte les cicatrices, et qui ont fortifié ses mauvais penchants; les maux présents, c'est-àdire les taches actuellement empreintes sur cette pauvre âme, sa faiblesse et les tentations qui l'assiègent ; enfin les maux à venir, c'est-à-dire les châtiments de votre justice. En présence de l'Hostie du salut, nous vous prions, Seigneur, de nous délivrer de

IJ) ATER noster, qui es in

1 cœlis : Sanctificetur

Nomen tuum : Adveniat regnum tuum : Fiat voluntas tua, sicut in cœlo. et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hodie : Et dimitte nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris : Et ne nos inducas in tentationem.

Ri. Sed libéra nos a malo.

Amen.

IBERA nos, quaesumus — Domine, ab omnibus malis, prœteritis , praïsentibus et futuris : et intercedente beata et gloriosa semper Virgine Dei Génitrice Maria , cum beatis Apostolis tuis Petro et Paulo, atque Andréa, et omnibus Sanctis, da propitius pacem in diebus nostris ; ut ope misericordise tuas adjuti, et a peccato simus semper liberi, et ab omni perturbatione s e c u r i.

2 2 Le Temps après la Pentecôte.

Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum. Qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus sancti Deus.

tous ces maux et d'agréer, en notre faveur, l'entremise de Mnrie Mcre de Dieu, et de vos saints Apôtres Pierre, Paul et André. Affranchissez-nous, délivrez-nous, donnez-nous la paix. Par JésusChrist votre Fils, qui vit et règne avec vous.

DANS tous les siècles des siècles. iî. Amen.

Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous; 1^. Et avec votre esprit.

Le Prêtre divise l'Hostie sainte, et l'ayant séparée en trois parts, il met une de ces parts dans le Calice :

PER omnia saecula sesculorum. ^. Amen.

Hax Dominisitsemper vobiscum ; F^. Et cum spiritu tuo.

HJE.C commixtio et consecratio Corporis et Sanguinis Domini nostri Jesu Christi. fiât accipientibus nobis in vitam aeternara. Amen.

Agnus Dei, qui tollis ^ peccata mundi, miserere nobis.

Agnus Dei. qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

Agnus Dei. qui tollis peccata mundi, dona nobis Pacem.

DOMINE Jesu Christe, qui dixisti Apostolis tuis : Pacem relinquo

/ ^ LOIRE à vous. Sauveur du

V J monde, qui avez souffert que . dans votre Passion, votre précieux Sang fût séparé de votre sacre Corps, et qui les avez réunis ensuite par votre vertu !

GNEAU de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, donnez-nous la Paix.

C EIGNEUR Jésus-Christ, qui

•^ avez dit à vos Apôtres <( Je vous laisse ma paix, je

Ordinaire de la Messe.

« vous donne ma paix », ne regardez pas mes péché§, mais la foi de cette assemblée qui est à vous, et daignez la pacifier et la réunir selon votre sainte volonté.

SEIGNEUR Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui, par la volonté du Père et la coopération du Saint-Esprit, avez donné par votre mort la vie au monde : délivrez-moi par ce saint et sacré Corps, et par votre Sang , de tous mes péchés et de toutes sortes de maux. Faites que je m'attache toujours inviolablement à votre loi, et ne permettez pas que je me sépare jamai-' de vous.

SEIGNEUR Jésus-Christ, faites que la réception de votre Corps que je me propose de prendre,, tout indigne que j'en suis, ne tourne

O.MINE Jesu Christe, Fili Dei vivi, qui ex voluntate Patris, coopérante Spiritu Sancto, per mortem tuam mundum vivificasti : libéra me per hoc sacrosanctuni Corpus, et Sanguinem tuum. ab omnibus iniquitatibus meis , et universis malis, et fac me tuis semper inhaerere mandatis, et a te nunquam separari permittas. Qui cum eodem Deo Pâtre viv

saecula Amen.

et Spiritu Sancto, ; et régnas Deus in

s ce c u 1 o r u m.

13) ERCEPTio Corporis ' tui , Domine Jesu Christe, quod ego indignas sumere prassumo, non mihi proveniat in

vobis, pacem meam do i vobis : ne respicias peccata mea, sed fidem Ecclesiœ tuœ : eamque secundum voluntatem tuam pacificare, et coadunare digneris. Qui vivis et régnas Deus, per omnia sjecula saeculorum. Amen.

Après cette Oraison, le Prêtre, en signe de Paix, si la Messe est solennelle, donne le baiser fraternel au Diacre, qui le donne lui-même au Sous-Diacre, lequel va le porter au Chœur.

24 Le Temps après la Pentecôte.

judicium etcondemnatio- j nem : sed pro tua pietalc prosit mihi ad tutamentum mentis et corporis, et admedelam percipiendam. Qui vivis et régnas cum Deo Pâtre, in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia sascuia sfficulorum. Amen.

pas a mon jugement et a ma condamnation; mais que, par votre bonté, il me serve de défense pour mon âme et pour mon corps, et qu'il me soit un remède salutaire.

Le Prêtre prend l'Hostie et se dispose à s'en communier :

PANEM cœlestem acci piam, et Nomen Dn mini invocabo.

\7enez, Seigneur Jésus!

Il frappe sa poitrine et confesse son indignité, disant trois fois :

DOMINE, non suin dignus ut intres sub tectum meum : sed tantum die verbo, et sanabitur anima mea.

Çeigneir, je ne suis pas digne que vous entriez on moi ; mais dites seulement une parole, et mon àme sera guérie.

Au moment de consommer la sainte Hostie

CORPUS Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam aeternam. Amen.

JE me donne à vous, ô mon Sauveur, pour être votre demeure : faites en moi selon

I votre bon plaisir.

Le Prêtre prend le Calice avec actions de grâces :

QUID retribuam Domino pro omnibus quae retribuit mihi ? Calicem salut.nris accipiam , et

( ^UE pourrai -je rendre à

^ Dieu pour tous les biens

qu'il m'j; faits? .le prendrai

!c (Galice du salut, j'invoOrdinaire de la Messe,

querai le Nom du Seigneur, et je serai délivré de mes ennemis.

JE m'unis à vous, ô mon Sauveur ! Unissez-vous à moi; que nous ne nous séparions jamais.

Nomen Domini invocabo. Laudans invocabo Dominum, et ab inimicis meis salvus ero.

Canguis Domini nostri •^ Jesu Christi custodiat animam meam in vitam œternam. Amen.

La Communion étant faite, pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la première fois :

\7ous m'avc;?; visité dans le

temps , o mon Dieu !

Faites que je garde les fruits

de cette visite pour l'éternité.

OUOD ore sumpsimus, Domine, pura mente capiamus ; et de munere leniporali fiât nobis remedium sempiternum.

Pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la seconde fois :

BÉNI soyez-vous, ô mon Sauveur, qui m'avez initié au sacré mystère de votre Corps et de votre Sang. Que mon cœur et mes sens conservent, par votre grâce, la pureté que vous leur avez donnée, et que votre sainte présence demeure toujours en moi.

CORPUS tuum, Domine, quod sumpsi. et Sanguis, quempotavi, adhasreat visceribus meis : et prœsta ut in me non remaneat scelerum macula, quem pura et sancta refecerunt Sacramenta. Qui vivis et régnas in sacula sa;cu}orum.Amen.

Le Prêtre,, ayant lu l'Antienne dite Com miinion, se rétourne vers le peuple et le salue; après quoi il récite les Oraisons appelées Postcommunion. Puis il dit :

2 0 Le Temps après la Pentecôte.

TTE, Missa est. fi|. Deo gratias.

PLACEAT tibi , sancta Trinitas, obsequiutn sen'itutis mea?, et praîsta ut sacrificium, quod oculis tuae Majestatis indignus obtuli, tibi sit acceptabile, mihique . et omnibus pro quibus illud obtuli, sit, te miserante, propitiabilc. Per Christutn Dominum nostrum. Amen.

RETIREZ-VOUS : la Messe est finie. ^. Grâces soient rendues à Dieu !

/'^ RACES vous soient renvJ dues, adorable Trinité, pour la miséricorde dont vous avez daigné user envers moi, en me permettant d'assister à ce divin Sacrifice ; pardonnez la négligence et la froideur avec lesquelles j'ai reçu un si grand bienfait, et daignez ratifier la bénédiction que votre ministre va répandre sur nous en votre saint Nom.

Le Prêtre étend ses mains et bénit, en disant :

►ENEDICAT vos omni' potens Deus, Pater.

et Filius , et Spiritus

Sanctus.

f. Dominus vobiscum ; vç. Et cum spiritu tuo.

QUE le Dieu tout-puissant vous bénisse : le Père, le Fils, et le Saint-Esprit.

?■. Le Seigneur soit avec vous ; ft. Et avec votre esprit.

Iniiium sancti Evangelii secundum Johannem. Cap. 1.

IN principio erat Ver' bum, et Verbum erat

apud Deum. et Deus erat

Verbum. Hoc erat in

Le commencement du saint Evangile selon saint Jean. Chap. I.

^ u commencement était le i""^ Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était dans le prinOrdinaire de la Messe.

tipe avec Dieu. Toutes choses ont été faites par lui : et rien n'a été fait sans lui. Ge qui a été fait, était vie en lui, et la vie était la lumière des hommes : et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise. Il y eut un homme envoyé de Dieu, qui s'appelait Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n'était pas la lumière, mais il était venu pour rendre témoignage à celui qui était la lumière. Celui-là était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde. Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l'a point connu. Il est venu chez soi, et les siens ne l'ont point reçu. Mais il a donné à tous ceux qui l'ont reçu le pouvoir d'être faits enfants de Dieu, à ceux qui croient en son Nom, qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu même. Et le V^erbe s'est fait CH.4IR, et il a habité en nous, et nous avons vu sa gloire, sa gloire comme du Fils unique du Père, étant plein de grâce et de vérité.

fi|. Rendons grâces à Dieu.

principio apud Deum. Omnia per ipsum facta sunt ; et sine ipso factura est nihil. Quod factum est, in ipso vita erat,e: yita erat lux hominums, et lux in tenebris lucet, et tenebras eam non comprehenderunt. Fuit homo missu.s a Deo, cui nomen erat Johannes. Hic venit in testimonium , ut îeslimonium perhiberet de lumine, ut omnes crederent per illum. Non erat ille lux, sed ut testimonium perhiberet de lumine. Erat lux vera, quae illuminai omnem hominem venientem in hune mundum. In mundo erat, et mundus per ipsum factus est, et mundus eum non cognovit. In propria venit, et sui eum non receperunt. Quotquot autem receperunt eum, dédit eis potestatem filios Dei fieri, his qui credunt in Nomine ejus ; qui non ex sanguinibus , neque ex voluntate carnis, neque ex voluntate viri, sed ex D',0 nati sunt. Et VerBUM CARO factum EST, et habilavit in nobis : et vidimus gloriam ejus, gloriam quasi Unigeniti a Pâtre, plénum gratiae et veritatis.

fij. Deo gratias.

EUS, in adjuto r i u m meum intende l^. Domine, ad adjuvandum me feslina.

Gloria Patri, et Filio. et Spiritui Sancto ;

Sicut era' in principio, et nunc et semper, et in saecula sjeculorum A- men. Alléluia.

Dieu! venez i mon aide.

iî. Hâtezvous, Seigneur, de me secourir.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ;

Comme il était au commencement , et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

"MuNcSanctenobisSpi- j Cspri -^^ ritus, I *-' uni

que avec le

substance Père et lo

A Tierce.

Fils, daignez, à cette heure, descendre en nous et vous répandre dans nos cœurs.

Que notre bouche, notre langue, notre esprit , nos sens, nos forces, publient vos louanges ; que le feu de la charité s'allume ; que son ardeur embrase tous nos frères.

Exaucez-nous, Père très miséricordieux. Fils unique égal au Père, et vous, Esprit consolateur, qui régnez dans tous les siècles.

Amen.

Unum Patri cum Filio, Dignare promptus iogeri, Nostro refiisus pectori.

Os, lingua, mens, sensus, vigor, Confessionem personent, Flammescat igné charitas, Accendat ardor proximos.

Prœsta, Pater piissime, Patriqiie compar Unice, Cum Spiritu Paraclito, Regnans per omne sascukim. Amen.

DONNEZ-MOI pour loi, Seigneur, la voie de vos volontés pleines de justice. et je ne cesserai point de la rechercher.

Donnez-moi l'intelligence, et je scruterai votre loi, et je la garderai de tout mon cœur.

Conduisez-moi, o mon Pasteur ! dans le sentier de vos préceptes ; c'est lui que je désire.

Inclinez mon coeur vers vos commandements, et éloignezle de la cupidité.

Détournez mes yeux, afin qu'ils ne voient pas la vanité ; vivifiez-moi dans votre voie.

Affermissez votre parole

EGEM pone mihi. Domine, viam justificationum tuarum : * et exquiram eam seraper.

Da mihi intellectum, et scrutabor legem tuam : * et custodiam illam in toto corde meo.

Deduc me in semitam mandatorum tuorum : quia ipsam volui.

Inclina cor meum in testimonia tua : * et non in avaritiam.

Averte oculos raeos ne videant vanitatem : * in via tua vivifica me.

Statue servo tao elo3o Le Temps après la Pentecôte.

quium tuum -. in timoré tuo.

Amputa opprobrium meum quod suspicalus sum : * quia judicia tua jucunda.

Ecce concupivi mandata tua : * in sequitate tua vivifîca me.

Et veniat super me misericordia tua, Domine : * Salutare tuum, secundum eloquium tuum.

Et respondebo exprobrantibus mihi verbum :* quia speravi in sermonibus tuis.

Et ne auferas de ore meo verbum veritatis usquequaque : * quia in judiciis tuis supersperavi.

Et custodiam legem tuam semper : * in sœculum et in spéculum saeculi.

Et ambulabam in latitudine : * quia mandata tua exquisivi.

Et loquebar de testimoniis tuis in conspectu regum : * et non confundebar.

Et mediiabar in mandatis tuis : * quîc dilcxi.

Et levavi manus meas ad mandata tua, quae dilexi : * et exercebar in justiBcationibus tuis.

Gloria Patri, etc.

en ■'/otre serviteur, par la cr.ninte de vous offenser.

Eloignez de moi l'opprobre que j'appréhende ; car vos jugements sont pleins de douceur.

Voilà que j'ai désiré remplir vos commandements ; dans votre justice, donnezmoi la vie ;

Et que votre miséricorde vienne sur moi. ce Salut que vous avez promis.

Et je répondrai à ceux qui m'outragent, aux ennemis de mon âme, que j'avais espéré dans votre parole.

Et n'enlevez jamais de ma bouche la parole de votre vérité ; car mon espérance en vos justices a été sans bornes.

Et je garderai votre loi toujours, dans les siècles des siècles.

Et je marcherai dans la vie avec la joie de mon cœur, parce que j'aurai recherché vos commandements.

Et je parlerai de votre loi en présence des rois, et je n'eu rougirai point.

Et je méditerai sur vos préceptes, objet de mon amour.

Et je lèverai mes mains vers vos commandements que j'ai aimés, et je m'exercerai dans la pratique de votre justiv;e.

Gloire au Père, etc.

A Tierce.

SOUVENEZ-VOUS de votre ^ parole à votre serviteur, par laquelle vous m'avez donné l'espérance.

C'est elle qui m'a consolé en mon humiliation ; car votre parole m'a donné la vie.

Les esprits de superbe m'ont attaqué de toutes parts avec injustice ; mais je ne me suis point détourné de votre loi.

Je me suis souvenu, Seigneur, des jugements que vous avez exercés dès le commencement du monde, et j'ai été consolé.

La défaillance s'est emparée de moi, à la vue des pécheurs qui désertent votre loi.

Votre loi de justice a été le sujet de mes chants, dans le lieu de mon pèlerinage.

Seigneur, je me suis souvenu de votre Nom durant la nuit, et j'ai gardé votre loi.

Ce bonheur m'est arrivé, parce que j'ai recherché vos justices.

J'ai dit : Mon partage, Seigneur, est de garder votre loi.

J'ai imploré votre assistance du rond de mon cœur ; selon votre parole, ayez pitié de moi.

J'ai réfléchi sur mes voies, et j'ai ramené mes pas dans le sentier de vos préceptes.

?> ,1 EMOR esto verbi tui ^^^ serve tuo : ' in que mihi spem dedisti.

Hase me consolata est in humllitate mea : * quia eloquium tuum vivificavit me.

Superbi inique agebant usquequaque : * a lege autem tua non declinavi.

Memor fui judiciorum tuorum a sasculo, Domine : * et consolatus sum.

Defectio tenuit me : * pro peccatoribus derelinquentibus legem tuam.

Cantabiles mihi erant jastificationes tuae : * in

1 o c G peregrinationis mea?.

Memor fui nocte Nominis tui. Domine : * et custodivi legem tuam.

Haec facta est mihi : * quia justificationes tuas exquisivi.

Portio mea. Domine : * dixi custodire legem tuam.

Deprecatus sum faciem tuam in toto corde meo : * miserere mei secundum eloquium tuum.

Cogitavi vias meas : * et converti pedes meos in testimonia tua.

32 Le Temps après la Pentecôte.

Paratus sum. et non sum turbatus : ' ut custodiam mandata tua.

Funes peccatorum circumplexi sunt me : * et iegem tuam non sum oblitus.

Media nocte surgebam ad confitendum tibi : * super judicia justificationis tuœ.

Particeps ego sum omnium limentium te : * et custodientium mandata tua.

Misericordia tua. Domine, plena est terra : * justificationes tuas doce me.

Gloria Patri. etc.

BONITATEM fecisti cum servo tuo. Domine :"* secundum verbum tuum.

Bonitatem et disciplinam, et scientiam doce me : * quia raandatis tuis credidi.

Priusquam humiliarer ego deliqui : * propterea eloquium tuum custodivi.

Bonus es tu : * et in bonitatetua doce me justificationes tuas.

Multiplicata est super me iniquitas superborum : * ego autem in toto corde meo scrutabor niandnta tua.

Coairulatum est sicut

Je suis prêt ; et je veux, sans trouble, garder désormais vos commandements.

Les filets des pécheurs mont environné, et je n'ai point oublié votre loi.

Je me levais au milieu de la nuit, pour vous rendre gioire sur les jugements de votre justice.

Je suis uni à tous ceux qui vous craignent et qui gardent vos commandements.

Toute la terre est pleine de votre miséricorde. Seigneur : enseignez-moi votre justice.

Gloire au Père, etc.

\r OUS avez signalé votre bonté envers votre serviteur, selon votre parole, Seigneur.

Enseignez-moi la miséricorde, la sagesse et la science , car j'ai cru à vos préceptes.

Avpnt que vous m'eussiez humilie, j'ai péché : c'est pourquoi, éclairé maintenant, j'observe votre loi.

Vous êtes bon ; dans cette bonté, enseignez-moi vos justices.

Mes ennemis superbes ont multiplié sur moi leur iniquité ; mais mon cœur s'attachera tout entier à la recherche de vos commandements.

Leur C'i'ur s'est épaissi

A Tierce.

comme le lait ; pour moi, j'ai médité votre loi.

Il m'a été bon que vous m'ayez humilié, afin que j'apprisse la justice de vos préceptes.

Votre Verbe qui est la Loi sortie de votre bouche, o Père céleste ! est plus précieux pour moi que les monceaux d'or et d'argent.

Vos mains m'ont fait et m'ont façonné ; donnez-moi l'intelligence, et j'apprendrai vos décrets.

Ceux qui vous craignent me verront, et se réjouiront ; car j'ai grandement espéré en vos paroles.

J'ai connu, Seigneur, que vos jugements sont l'équité. et que vous m'avez humilié avec justice.

Que votre miséricorde daigne venir me consoler, selon la promesse que vous fites à votre serviteur.

Viennent sur moi vos miséricordes, et je vivrai ; car votre loi est l'occupation ds ma pensée.

Que mes ennemis superbes soient confondus, puisqu'ils m'ont persécuté avec injustice ; moi je m'exercerai sur vos préceptes.

Que ceux qui vous craignent et qui entendent vos oracles se tournent vers moi.

Que mon cœur devienne pur par la pratique de vos

lac cor eorum : * ego vero legem tuam meditaîus sum.

Bonum mihi quia humiliasti me : " ut discam justificationes tuas,

Bonum mihi lex oris tui : * super millia auri et nrgenti.

Mani.s tuae fecerunt me, et plasmaverunt me : ' da mihi inteliectum, et discam mandata tua.

Qui riment te, videbunt me et laetabuntur : ' quia in verba tua supersperavi.

Cognovi, Domine, quia ajquitas judicia tua : * et in veritate tua humiliasti me.

Fiat misericordia tua ut consoletur me : * secundum eloquium tuum servo tuo.

Veniant mihi miserationes tuae, et vivara : * quia lex tua meditatio mea est.

Confundantur superbi, quia injuste iniquitatem fecerunt in me : * ego autem exercebor in mandatis tuis.

Convertantur mihi îimentes te : * et qui noverunt testimonia tua.

Fiat cor meum immaculatum ni justificationi34 ^^ Temps après la Pentecôte.

bus tuis : * ut non confun- | préceptes, afin que je ne sois dar. I pas confondu an jour oit vous

I paraître^ dans votre justice.

L'Antienne, le Capitule, le Répons bref, le Verset et l'Oraison qui complètent l'Office de Tierce, ainsi que les Offices de Sexte et de None, se trouvent ci-après, dans leurs lieux et places, aux Fêtes de plus grande solemnité.

i^.D

EUS, in adjutorium . etc. Gloria Patri. etc.

f o

Dieu î venez à mon aide, etc. Gloire au Père. etc.

RECTOR potcns, verax Deus. Qui temperas rerum vices, Splendore mane illuminas, Et ignibus meridiem.

Exstinpjue flammas litium ; Aufer calorem noxium. Confer ^alutem corporum, Veramque pacem cordium.

Praesta, Pater piissime, Patrique compar Unice, Cum Spiiitu Paraclito,

ARBITRE tout-puissant, Dieu de vérité, qui réglez l'ordre de toutes choses, vous dispensez au matin sa splendeur, et au midi ses feux.

Eteignez la flamme des discordes, dissipez toute ardeur nuisible ; donnez à nos corps la santé, à nos cœurs la paix véritable.

Exaucez-nous. Père très miséricordieux. Fils unique égal au Père, ot vous, Esprit

A Sexte.

consolateur, qui régnez dans tous les siècles. Amen.

Regnani par omne saeculum. Amen.

MON âme a défailli dans l'attente du Sauveur que vous Î3r/ej promis ; mais j'ai mis toute mon espérance en votre parole.

Mes yeux se sont lassés à relire vos promesses, et je disais : Quand me consolerezvous ?

Je me suis desséché comme la peau exposée à la gelée ; mais je n'ai point oublié vos justices.

Je disais : Combien de jours restent encore à votre serviteur ? quand ferez-vous justice de mes persécuteurs f

Les impies me racontaient leurs fables ; mais ce qu'ils disent n'est pas comme votre loi.

Toutes vos ordonnances sont vérité ; ils me poursuivent injustement : aidez-moi.

Ils m'ont presque anéanti sur la terre ; mais je n'ai point abandonné vos commandements.

Vivifiez-moi selon votre miséricorde, et je garderai les oracles de votre bouche.

Votre Parole, Seigneur, demeure à jamais dans le ciel.

Votre Vérité passe de géDEFECIT in Salutare tuum anima mea : * et in verbum tuum supersperavi.

Defecerunt oculi mei in eloquium tuum : * dicentes : Quando consolaberis me .-'

Quia factus sum sicut uter in pruina : * justilicationes tuas non sum oblitus.

Quot sunt dies servi tui : ' quando faciès de persequentibus me judicium ?

Narraverunt mihi iniqui fabulationes : * sed non ut lex tua.

Omnia mandata tua Veritas : * inique persecuti sunt me ; adjuva me.

Paulo minus consummaverunt me in terra : * ego autem non dereliqui mandata tua.

Secundum misericordiam tuamvivifica me : * et custodiam testimonia cris tui.

In œternum, Domine : * verbum tuum permanet in cœlo.

In generationem et ge36 Le Temps après la Pentecôte.

neralionem veritas tua : * fundasti terram et permanet.

Ordinatione tua persévérât dies : * quoniam omnia serviunt tibi.

Nisi quod lex tua meditatio mea est : ' tune forte periissem in humilitate mea.

In œternum non obliviscar justificationes tuas : * quia in ipsis vivificasti me.

Tuus sum ego, salvum me fac : * quoniam justificationes tuas exquisivi.

Me exspectaverunt peccatores ut perderent me ; ' testimonia tua intellexi.

Omnis consummationis vidi finem : * latum maadatum tuum nimis.

Gloria Patri, etc.

OUO'MODO dilexi legem tuam, Domine : * tota die meditatio mea est.

Super inimicos meos prudentem me fecisti mandato tuo : ' quia in œternum mihi est.

Super omnes docentes me intellexi : ' quia testimonia tua meditatio mea est.

Super senes intellexi :

nération en génération. C'est vous qui avez alFermi la terre, et elle est stable.

Par votre ordre le jour subsiste ; car tout vous est assujetti.

Si votre loi n'eût été le sujet de mes méditations, j'aurais péri dans mon affliction.

Je n'oublierai jamais vos justices, car c'est par elles que vous m'avez vivifié.

Je suis à vous, sauvez-moi; car j'ai recherché vos préceptes.

Les pécheurs m'ont attendu pour me perdre ; mais j'avais fixé mon attention sur vos oracles.

J'ai vu venir la fin de toutes choses ; votre loi seule est infinie.

Gloire au Père, etc.

QUE j'aime votre loi. Seigneur ! toute la journée elle est le sujet de mes méditations.

Vous m'avez rendu pi sage que mes ennemis pa^ les préceptes que vous m'avez donnés : je les ai cmbra^- sés pour jamais.

J'ai surpassé en intelligence tous mes maîtres, parce que je médite vos oracles.

Je suis devenu plus pruA Sexte.

dent que les vieillards, parce que j'ai recherché vos com-. mandements.

J'ai cJiourné mes pieds de toute mauvaise voie, pour garder vos ordonnances.

Je ne me suis point écarté de vos règles, car c'est vousmême qui m'avez prescrit la loi.

Que vos paroles sont douces à ma bouche ! elles sont plus suaves que le miel à mon palais.

Vos préceptes m'ont donné l'intelligence : c'est pourquoi je hais toute voie d'iniquité.

Votre Parole est la lampe qui éclaire mes pas : elle est la lumière de mes sentiers.

J'ai juré, et j'ai résolu de garder les décrets de votre justice.

J'ai été réduit. Seigneur, à une extrême humiliation : rendez-moi la vie selon votre parole.

Agréez, Seigneur, le sacrifice volontaire que vous offre ma bouche, et enseignez-moi vos commandements.

Mon âme est toujours entre mes mains, et je n'ai point oublié votre loi.

Les pécheurs m'ont tendu des lacs ; mais je ne me suis point écarté de vos ordonnances.

J'ai pris vos préceptes pour être à jamais mon héri* quia mandata tua quaesivi.

Ab omni via mala prohibui pedes meos : * ut custodiam verba tua.

A judiciis tuis non deçlinavi : * quia tu legem posuisti mini.

Quam dulcia faucibus meis eloquia tua : * super mel ori meo.

A mandatis tuis intellexi : * propterea odivi omnem viam iniquitatis.

Lucerna pedibus meis verbum tuum : * et lumen semitis meis.

Juravi, et statui : ' custodire judicia justitiae tuae.

Humiliatus sum usquequaque. Domine : * vivifica me secundum verbum tuum.

Voluntaria oris mei beneplacita fac. Domine: ' et judicia tua doce me.

Anima mea in manibus meis semper : * et legem tuam non sum oblitus.

Posuerunt peccatores laqueum mihi : * et de mandatis tuis non erravi.

Hoereditate acquisivi testimonia tua in aeter38 Le Temps après la Pentecôte.

num : * quia exsultatio cordis mei sunt.

Inclinavi cor meum ad faciendas justificationes tuas in œternum : * propter retributionem.

Gloria Fatri, etc.

1NIQU0S odio habui : * et legem tuam dilexi.

Adjutor et susceptor meus es tu : * et in verbum tuum supersperavi.

Declinate a me, maligni : * et scrutabor mandata Dei mei.

Suscipe me secundum eloquium tuum, et vivam : * et non confundas me ab exspectatione tnea.

Adjuva me, et salvus ero : * et meditabor in justificationibus tuis semper.

Sprevisti omnes discedentes a judiciis t_is : * quia injusta cogitatio eorum.

Prsevaricantes reputavi omnes peccatores terras : * ideo dilexi testimonia tua.

Confige timoré tuo carnes meas : * a judiciis enim tuis timui.

Feci judicium et justitiam : * non tradas me calumniantibus me.

Suscipe servum tuum in bonum : ' non calage ; car ils sont la joie de mon cœur.

J'ai incliné mon cœur à l'accomplissement de vos commandements pour jamais, à cause de la récompense.

Gloire au Père, etc.

J'ai haï les méchants, et j'ai aimé votre loi.

Vous êtes mon secours et mon asile ; en votre parole j'ai mis toute mon espérance.

Retirez-vous de moi, méchants, et je rechercherai les préceptes de mon Dieu.

Recevez-moi selon votre parole, et je vivrai ; ne permettez pas que je sois confondu dans mon attente.

Aidez-moi, et je serai sauvé ; et je méditerai continuellement vos ordonnances.

Vous rejetez avec mépris tous ceux qui s'écartent de vos commandements ; car leur pensée est injuste.

J ai regardé tous les pécheurs de la terre comme des prévaricateurs ; et pour cela l'ai chéri vos oracles.

Transpercez ma chair de votre crainte : car vos jugements remplissent mon âme de terreur.

J'ai pratiqué l'équité ei ia justice : ne me livrez pas aux ennemis qui me calomnient.

Recevez votre serviteur et affcrmisscz-le dans le bien i

A None.

que les superbes cessent de m'opprimer.

Mes yeux s'étaient épuisés à attendre le Salut que vous m'apportez, et l'effet des oracles de votre justice.

Faites donc maintenant selon votre miséricorde avec votre serviteur, et enseignezmoi vos commandements.

Je suis votre serviteur : donnez-moi l'intelligence , afin que je connaisse vos préceptes.

Il est temps d'agir, Seigneur ; ils ont dissipe votre loi.

C'est pour cela que j'ai aimé vos commandements plus que l'or et la topaze.

C'est pour cela que je me suis réglé en tout selon vos commandements, et que j"ai haï toute voie injuste.

lumnientur me superbi.

Oculi mei defecerunt in Salutare tuum : * et in eloquium justitiae tuaî,

Fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam : * et justificationes tuas doce me.

Servus tuus sum ego :

* da mihi intellectum, ut sciam testimonia tua.

Tempus faciendi, Domine : * dissipavcrunt legem tuam.

Ideo dilexi mandata tua : * super aurum et topazion.

Propterea ad omnia mandata tua dirigebar :

* omnem viam iniquam odio habui.

Gloire au Père, etc.

i T^EUS, in adjuto^' A-' rium, etc. Gloria Patri, etc.

ODiEU dont la puissance soutient tous les êtres, toujours immuable en votre essence , vous partagez le temps par les révolutions de la lumière du jour.

ERUM Deus tenax vigor, Immotus in te permanens, Lucis diurnœ tempora Successibus determinans.

40 Le Temps après la Pentecôte.

Largire lumen vespere, Quo vita nusquam décidât ; Sed praemium mortis

sacrae Perennis instet gloria.

Praesta, Pater piissime, Patrique compar Unice, Cum Spiritu Paraclito, Regnans per omne sasculum. Amen.

Versez la lumière sur le soir de nos jours ; que notre vie ne s'éloigne jamais d'elle, et qu'une gloire immortelle soit la récompense d'une mort sainte.

Exaucez-nous , Père très miséricordieux, Fils unique égal au Père, et vous, Esprit consolateur, qui régnez dans tous les siècles.

Amen.

MIRABILIA testimonia tua : * ideo scrutata est ea anima mea.

Declaratio ssrmonum tuorum illuminât : * et intellectum dat parvulis.

Os meum aperui et attraxi spiritum : * quia mandata tua desiderabam.

Aspice in me, et miserere mei : * secunduni judicium diligentium Nomen tuum.

Gressus meos dirige secundum e 1 o q u i u m tuum : * et non dominetur mei omnis injustitia.

Redime mea calumniis hominum : *utcuslodiam mandata tua.

Faciem tuam illumina super servuiii tuum : * et

V' os témoignages sont admirables, ô Dieu 1 c'est pour cela que mon âme les a recherchés avec ardeur.

La révélation de vos promesses a répandu la lumière ; elle donne l'intelligence aux petits.

J'ai ouvert la bouche, et j'ai aspiré le soufiîe ; car j'ai désiré vos commandements.

Jetez un regard sur moi et avez pitié de moi, selon votre coutume à l'égard de ceux qui aiment votre Nom.

Dirigez mes pas selon votre parole; que nulle iniquité ne domine en moi.

Délivrez-moi de la calomnie des hommes : afin que je garde vos commandements.

Faites reluire sur votre serviteur l'éclat de votre visage ;

A None.

enseignez-moi vos justices.

Mes yeux ont répandu de"s ruisseaux de larmes, parce que les hommes n'ont pas gardé votre loi.

Vous êtes juste, Seigneur, et vos jugements sont droits.

Vos commandements prescrivent la justice ; rien n'en peut altérer la vérité.

Mon zèle m'a desséché dans son ardeur ; car mes ennemis ont oublié vos paroles.

Votre Verbe, o Père céleste I est un feu consumant ; c'est pourquoi votre serviteur l'aime avec ardeur.

Je suis jeune et méprisé ; mais je n'ai point oublié vos préceptes.

Votre justice est justice à jamais, et votre loi vérité.

La tribulation et l'angoisse ont fondu sur moi ; vos oracles ont été tout mon entretien.

Vos jugements sont l'équité éternelle; donnez-moi

1 intelligence, et je vivrai.

Gloire au Père, etc.

I'ai crié du fond de mon _ cœur: Seigneur, exaucezmoi, et je rechercherai vos justices.

J'ai crié vers vous, sauvezmoi ; et j'accomplirai vos décrets.

doce me justificationes tuas.

Exitus aquarum deduxerunt oculi mei : * quia non custodierunt legem tuam.

Justus es, Domine : * et rectum judicium tuum.

Mandasti justitiam testimonia tua : * et veritatem tuam nimis.

Tabescere ine fecit zelus meus : * quia obliti sunt verba tua inimici mei.

Ignitum Kloquium tuum vehementer : * et servus tuus dilexit illud.

Adolescentulus s u m ego et contemptus : * justificationes tuas non sum oblitus.

Justitia tua, justitia in aeternum : * et lex tua Veritas.

Tribulatio et angustia invenerunt me : ' mandata tua meditatio mea est.

^quitas te s t i m oni a tua in aeternum : * intellectum da mihi, et vivam

Gloria Patri, etc.

CLAMAVi in toto corde mec, exaudi me. Domine : ' justificationes tuas requiram.

Clamavi ad te, salvum me fac : * ut custodiam mandata tua.

42 Le Temps après la Pentecôte.

Fr^-eveni in maturitate. et clnmavi : " quia inverba tua supersperavi.

Prievenerunt oculi mei ad te diluculo : * ut meditarer eloquia tua.

Vocem meam audi secundum misericordiam tuam. Domine : * et secundum judicium tuum vivifica me.

Ap propinquaverunt persequenîes me iniquitati : * a lege autem tua longe facti sunt.

Prope es tu. Domine :

* et omnes \\x tuac Veritas.

Initio cognovi de testimoniis tuis : * quia in aeternum fundasti ea.

Vide h u m i I i t a te m meam, et eripe me : " quia legem tuam nonsum oblitus.

Judica iudicium meum, et redime me : * propter eloquium tuum vivifica me.

Longe a peccatoribus salus ■• * quia justificationes tuas non exquisierunt.

Misericordiae tuoe multae, Domine : * secundum judicium tuum vivifica me.

Multi qui persequuntur me, et tribulant me :

* a testimoniis tuis non dcclinavi.

J'ai devancé l'aurore, et j'ai poussé des cris; car j'espérais vivement en vos promesses.

Mes yeux se tournaient vers vous dès le point du jour, pour méditer votre loi.

Ecoutez ma voix selon votre miséricorde, Seigneur ; vivifiez-moi selon votre justice.

Mes persécuteurs ont embrassé l'iniquité ; ils se sont éloignés de votre loi.

Vous êtes près de nous. Seigneur ! et toutes vos voies sont vérité.

Dés le commencement j'avais reconnu que vous aviez établi vos témoignages pour durer éternellement.

Voyez mon humiliation, et délivrez-moi ; car je n'ai point oublié votre loi.

Jugez ma cause et rachetezmoi, ô Sauveur des hommes ! rendez-moi la vie, à cause de votre parole.

Le salut est loin des pécheurs, parce qu'ils n'ont pas recherché vos commandements.

Vos miséricordes sont infinies, Seigneur ; rendez-moi la vie selon vos oracles.

Ils sont nombreux, ceux qui me persécutent et m'affligent ; mais je ne me suis point écarté de vos préceptes.

A None.

J'ai vu les prévaricateurs, et j'en ai séché de douleu-r: car ils n'ont pas gardé vos ordonnances.

Voyez. Seigneur, que j'ai toujours aimé vos commandements ; rendez-moi la vie, dans votre miséricorde.

Le principe de vos paroles est la vérité : tous les décrets de votre justice demeurent a jamais.

Gloire au Père, etc.

LES princes m'ont persécuté injustement ; mais mon cœur n'a craint que votre parole.

Je me réjouirai dans vos promesses, comme un homme qui a trouvé de riches dépouilles.

J'ai haï l'iniquité, et je l'ai eue en horreur , mais j'ai aimé votre loi.

Sept fois le jour, j'ai chanté vos louanges sur les jugements de votre justice.

Paix abondante à ceux qui aiment votre loi ; il n'y a pas pour eu.x de scandale.

Comme Jacob, j'attendais votre Salut, ô Seigneur ! et dans cette attente, j'ai aimé vos commandements.

Mon âme a gardé vos préceptes ; elle les a aimés d'un amour ardent.

J'ai observé vos lois et vos ordonnances ; car toutes mes voies sont en votre présence.

Vidi praevaricantes. et tabescebam : * quia eloquia tua non custodierunt.

Vide quoniam mandata tua dilexi. Domine: ' in misericordia tua vivifica me.

Principium verborum tuorum Veritas : * in aeternum omnia judicia justitia? tuae.

Gloria Patri, etc.

PRINCIPES persecu ti sunt me gratis : * et a verbis tuis formidavit cor meum.

Laet^abor ego super eloquia tua : " sicut qui invenit spolia multa.

Iniquitatem odio habui, etabominatus sum : ' legem autem tuam dilexi.

Septies in die laudem dixi tibi : * super judicia justitiœ tuas.

Pa.x multa diligentibus legem tuam : * et non est illis scandalum.

Exspectabam Salutare tuum, Domine : * et mandata tua dilexi.

Cuttodivit anima mea testimonia tua : * et dilexit ea vehementer.

Servavi mandata tua, et testimonia tua • * quia omnes viœ meœ in conspectu tuo.

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