Institutions liturgiques (page 49)

Dom Prosper Guéranger · Vie de l'Église

Texte français, domaine public · Source : bibliotheque-monastique.ch — Institutions liturgiques, 4 volumes · 178 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Parmi ces divers écrits que nous venons de citer, deux ont été mis à l’Index, à Rome, savoir celui de la Diminution des fêtes et le Traité des superstitions. Les Observations sur le nouveau Bréviaire de Cluny sont devenues rares : l'ouvrage ayant été supprimé en France, par le crédit du cardinal de Bouillon qui avait publié ce bréviaire, en qualité d'abbé de Cluny.

(1669). François-Joseph Taverna, capucin, a publié un livre intitulé : Copiosa raccolta di vaghi et varj jiori nell' ameno campo de' sacri riti. (Palerme, 1669, in-4°.)

(1669). Dominique Macri ou Magri, chanoine théologal de l'église de Viterbe, est un des principaux liturgistes de son époque. Il a mérité ce titre par l'ouvrage suivant : Notifia de' vocaboli ecclesiastici, con la dichiarazione delle ceremonie, dell' origine dei riti sacri, voci barbare efrazi usate da’ Santi Padri, concilj e scriptori ecclesiastici. (Messine, 1644, in-4°;Rome, 1650-1669, etc.) Cet

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ouvrage important fut traduit en latin et imprimé deux fois en Allemagne; mais Charles Macri, ou Magri, frère de Dominique, peu satisfait de cette traduction, en fit une nouvelle et la publia sous ce titre : Hierolexicon, sive sacrum dictionarium, in quo ecclesiasticœ voces, earumque etymologice, origines, symbola, carremoniœ, dubia, barbara vocabula, atque sacrœ Scripturce et sanctorum Patrum phrases obscurœ, elucidantur. (Rome, 1677,in-folio.) L'ouvrage réimprimé à Venise en 1765 (2 vol. in-4°), a été considérablement augmenté.

(1670). Jean de Launoy, docteur de Sorbonne, l'un des plus audacieux critiques de son temps, soupçonné même de socinianisme, influa grandement sur les destinées de la Liturgie en France, par ses écrits contre l'Assomption de la sainte Vierge et contre les traditions relatives à saint Denys l'Aréopagite, sainte Marie-Madeleine, saint Lazare et les divers apôtres de nos églises. Il appartient à notre bibliothèque par les ouvrages suivants, que nous trouvons réunis dans la collection de ses œuvres publiées à Genève (1731), en 10 volumes in-folio: Dissertatio de veteri more baptizandi judœos et infidèles. — Dissertatio de priscis et solemnibus baptismi temporibus. Nous devons mentionner aussi son livre de Sacramento Unctionis infir-morum. (Paris, 1673, in-8.)

(1670). Chrétien Wolf, savant augustin, plus connu sous le nom de Lupus, appartient aussi à la liste des liturgistes du XVII° siècle par les ouvrages suivants, qui ont été recueillis dans ses œuvres complètes, publiées à Venise (1724-1729, douze tomes in-folio). 1° Dissertatio de sanctissimi Sacramentipublica expositione et de sacris processionibus. 2° De Consecratione episcoporum per Romanum pontificem. 3° De veteri disciplina militiœ christianœ. 4° De sacerdotalis benedictionis antiquitate, forma et fructu et de maledictione. On peut encore trouver des choses très-importantes pour la science liturgique dans le

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grand et orthodoxe ouvrage de Lupus sur les conciles, qui porte ce titre : Synodorum generalium et provincialium statuta et canones, cum notis et historicis dissertationibus. (Louvain et Bruxelles, 1665-1673, 5 vol. in-4°.)

(1670). Jean Bona, abbé général des Feuillans et cardinal, peut être considéré non-seulement comme l'un des plus saints et des plus savants hommes qui aient été revêtus de la pourpre romaine, mais aussi comme l'un des plus illustres liturgistes de l'Eglise catholique. Ses ouvrages peu nombreux, il est vrai, sont et demeureront à jamais autant de chefs-d'œuvre. Nous entendons parler des deux principaux qui sont: 1° Rerum liturgicarum libri duo. (Rome, 1671, in-4°.) 2° Psallentis Ecclesiœ harmonia. (Rome 1653, in-4°.) Ce dernier ouvrage est intitulé: De divina Psalmodia, dans l'édition de Paris, 1663. Les œuvres de Jean Bona ont été recueillies plusieurs fois et sont assez faciles à rencontrer. Les lettres de ce savant cardinal, dans lesquelles il traite tantôt à fond, tantôt par occasion, de nombreuses questions liturgiques, n'ont paru que dans l'édition de Robert Sala, à Turin, 1747. Le cardinal Bona a donné des preuves de son talent pour la composition liturgique, dans les excellentes leçons et la gracieuse oraison qu'il a rédigées pour la fête de sainte Rose de Lima, au Bréviaire romain.

(1670). Robbes, docteur de Sorbonne, personnage que nous ne connaissons que par son livre, est auteur d'une  Dissertation sur la manière dont on doit prononcer le canon et quelques autres parties de la messe. (Neufchâteau,

1670, in-12.)

(1671). En cette année, fut publié à Rome, à l'imprimerie de la Propagande, l'opuscule suivant, in-4° : Instructio super aliquibus ritibus Grcecorum ad episcopos Latinos, in quorum diœcesibus Graeci, vel Albanences degunt.

(1672). Charles Settala, évêque de Derton, est auteur

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d'un ouvrage qui a pour titre: Misterj,e sensimistici delle Messa. (Derton, 1672, in-4°.)

(1672). François-Marie Brancacci, cardinal, a publié huit dissertations à Rome, 1662, in-folio. Parmi ces dissertations, plusieurs traitent de matières liturgiques, telles sont celles : De privilegiis quibus gaudent cardinales in propriis capellis. — De sacro viatico in extremo vitae periculo certantibus exhibendo. — De benedictione diaconali. — De altarium consecratione.

(1673). Martin Claire, jésuite, entreprit une correction des hymnes du Bréviaire romain, qui n'a jamais été adoptée dans aucune église, mais dont il fit jouir le public sous ce titre: Hymni ecclesiastici novo cultu adornati. (Paris, 1673, in-4°.) Il s'en est fait depuis plusieurs éditions. Le travail du Père Claire est précédé d'une dissertation De vera et propria hymnorum ecclesiasticorum ratione, et suivi de plusieurs hymnes très-bonnes en l'honneur des saints de sa compagnie.

(1673). Dom Benoît de Jumilhac, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, a composé sur le chant ecclésiastique un ouvrage qui peut être considéré comme un chef-d'œuvre d'érudition et de science musicales. Il est intitulé: La science et la pratique du plain-chant, où tout ce qui appartient à la pratique est établi par les principes de la science, et confirmé par le témoignage des anciens philosophes, des Pères de l'Église, et des plus illustres musiciens, entre autres de Gui Arétin et de Jean des Murs. (Paris, 1673, in-4°.)

(1676). Nous plaçons sous cette date les Conférences ecclésiastiques du diocèse de La Rochelle, ouvrage fort remarquable qui a même été traduit en langue italienne, et dans lequel un grand nombre de questions relatives à la Liturgie sont traitées avec érudition et sagacité. Notre exemplaire est de la seconde édition, 1676, à La Rochelle, in-12.

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(1777). Raymond Capisucchi, dominicain, maître du sacré palais, puis cardinal, a donné sous ce titre : Controversiœ theologicœ selectœ (Rome, 1677, in-folio), une suite de dissertations parmi lesquelles plusieurs ont trait à la Liturgie; telles sont celles où il parle du mélange de l'eau et du vin dans le calice, de la bénédiction de l'Eucharistie, de la forme de la consécration, de la communion pour les morts, du sens de ces paroles de l'offertoire, dans la Messe des morts : Domine Jesu Christe, rex gloriœ, libera animas omnium fidelium defunctorum de poenis inferni, etc., du culte des images, etc.

(1677). Etienne Baluze, l'un des plus doctes personnages de son temps, a droit d'être compté parmi les savants qui ont bien mérité de la Liturgie, par son édition du Comes, dit de saint Jérôme, qu'il publia sur un manuscrit de Beauvais et qu'il plaça dans l'appendice du deuxième tome de ses Capitularia regum Francorum.

(1677.) Jean de Sainte-Beuve, célèbre casuiste, a laissé aussi un traité intitulé : Tradition de l'Église sur les bénédictions. (Toulouse, 1679.)

(1679). Pierre Floriot, confesseur des religieuses de Port-Royal , donna en 1679 , in-8°, à Paris, un livre assez remarquable, sous ce titre : Traité de la messe de paroisse, où l’on découvre les grands mystères cachés sous le voile de la messe publique et solennelle.

(1680). Jean Garnier, jésuite français, publia à Paris, en 1680, in-4°, Ie fameux Liber diurnus Romanorum pontificum, dont nous avons parlé ailleurs, et qui est, sous plusieurs rapports, ainsi que nous l'avons dit, une des sources de la science liturgique.

(1680). Le bienheureux Joseph-Marie Tommasi théatin, puis cardinal, béatifié par Pie VII,est un des hommes qui

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ont le plus puissamment contribué à l'avancement de la science liturgique, par les monuments qu'il a publiés et annotés, et dont la connaissance suffirait à elle seule pour donner à un homme l'intelligence la plus complète des Liturgies occidentales.

1° Il a publié : Codices sacramentorum nongentis annis vetustiores. (Rome, 1680, in-4°.)

2° Psalterium juxta editionem Romanam et Gallicam, cum canticis, hymnario et orationali. (Home, 1683.)

3° Responsorialia et antiphonaria Romanae ecclesiœ a S. Gregorio magno, disposita cum appendice monumentorum veterum et scholiis. (Rome, 1686.)

4° Antiqui libri Missarum Romance ecclesiœ, id est Antiphonarium S. Gregorii. (Rome, 1691.)

5° Officium Dominicae Passionis, feria VI Parasceve majoris Hebdomadœ secundum ritum Grcecorum. (Rome, 1695.)

6° Psalterium cum canticis et versibusprimo more distinctum, argumentis et orationibus vetustis,novaque litterali explicatione brevissima dilucidatum.

Joseph Bianchini, de l'Oratoire de Rome, ayant résolu de donner une édition des œuvres du B. Tommasi, il en publia le premier volume, in-folio, à Rome, en 1741 ; mais cette édition n'eut pas de suite. En 1748, le père Antoine-François Vezzozi, théatin, en entreprit une autre en sept volumes in-4°, qui fut achevée à Rome, en 1754. Il est à regretter qu'il n'y ait pas fait entrer plusieurs choses importantes que comprenait déjà le travail de Bianchini. Cette édition n'en est pas moins le plus précieux répertoire pour les amateurs des antiquités liturgiques. Les six premiers volumes contiennent les ouvrages que nous venons d'énumérer (1).   Le  septième

(1) Il faut excepter pourtant l'office du vendredi saint suivant le rite grec, que Vezzozi a rejeté au septième volume, parmi les opuscules du B. Tommasi.

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est rempli par un grand nombre  d'opuscules dont nous citerons seulement ceux qui ont rapport à notre objet.

1° Breviculus aliquot monumentorum veteris moris quo christiani (a sœculo tertio) ad saeculum usque decimum utebantur in celebratione missarum, sive pro se, sive pro aliis vivis, vel defunctis et in ejusdem rei oneribus.

2° Missa ad postulandam bonam mortem, jussu dementis XI, circa annum 1706, composita.

3° Orationes et antiphonœ, petendœ a repentina morte liberationi accommodatœ. Eodem anno, jussu ejusdem Pontificis. Le Siège apostolique a, depuis, accordé des indulgences à la récitation de ces prières et de ces antiennes.

4° Annotationes miscellaneœ ad missale Romanum.

5° Notulœ in dubia proponenda Congregationi sacrorum Rituum pro nova impressione missalis.

6° Prisci fermenti nova expositio.

7° De fermento quod datur sabbato ante Palmas, in consistorio Lateranensi.

8° De privato ecclesiasticorum officiorum breviario extra chorum.

9° Ordo temporis servandus in recitatione officii ecclesiastici.

10° Trois dubia sur la consécration d'une église. Un votum sur la demande faite par les Napolitains d'ajouter les mots Patris nostri au nom de saint Janvier. Une note sur une supplique pour une fête du Père Éternel.

11° De translatione festi et ratione illud servandi, quando incidit in majorem Hebdomadam.

12° Riflessioni intorno ad una nuova accademia di Liturgia.

13° Scrittura nella quale si propa che  l'istituzione

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della Feria quarta, in capite jejunii e stata prima di S. Gregorio Magno, contro Vopinione del Menardo.

14° Breve istruzione del modo d'assistere fruttuosamente al S. Sacrificio della Messa secondo lo spirito, ed intenzione della chiesa.

(1680). François-Marie Florentini, de Lucques, publia en cette ville, en 1668, des notes précieuses sur le Martyrologe dit de saint Jérôme. Il fit paraître, quelques années après, un livre intitulé : Tumultuaria disquisitio de antiquo usu fermenti panis et azimi. (Lucques, 1680, in-4°.)

(1680). Louis Thomassin, prêtre de l'Oratoire de France, a porté dans l'étude de la Liturgie cette érudition intelligente qui caractérise tous ses écrits. Nous avons de lui sur cette matière : 1° Traité des jeûnes de l'Église. (Paris, 1680, in-8°.) 2° Traité des fêtes de l'Église. (Paris, 1683, in-8°.) 3° Traité de l'office divin. (Paris, 1686.)

(1680). Guillaume de la Brunetière, évêque de Saintes, est célèbre par les belles hymnes dont il a enrichi le Bréviaire de Paris. Ces compositions, d'une latinité pure et d'une versification correcte, contrastent, comme celles du P. Guyet, avec les odes et épodes de Jean-Baptiste Santeul. Nous citerons, entre autres, les belles hymnes du commun d'un confesseur pontife : Christe, pastorum caput, atque princeps ; et Jesu, sacerdotum decus.

(1680). Claude Santeul, du séminaire de Saint-Magloire, d'où lui vient le surnom de Maglorianus, est pareillement auteur de plusieurs hymnes du Bréviaire de Paris qui l'emportent sur celles de son frère le victorin, par l'onction et la simplicité. Il est inutile de les indiquer ici. Il paraît que l’hymnographie était innée dans cette famille, car on trouve encore un Claude Santeul, parent   des deux   premiers,   marchand  et  échevin   de

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Paris, qui a publié aussi un recueil d'hymnes. (Paris, 1723, in-8°.)

(1680). Michel Nau, savant jésuite, missionnaire dans le Levant, est auteur d'un livre intitulé : Ecclesiœ Romanae Grœcœque vera effigies. (Paris, 1680, in-4°.) Ce livre renferme beaucoup de choses sur la Liturgie des deux Églises.

(1681). Charles Cartari, prélat romain, a publié un livre curieux sous ce titre : La Rosa d'oro pontificia. (Rome, 1681, in-4°.)

(1682). Charles-Barthélémy Piazza, de la congrégation des oblats de Milan, a donné plusieurs ouvrages curieux sur les matières liturgiques. Il est auteur des ouvrages suivants : Iride sacra, ovvero de' colori ecclesiastici. (Rome, 1682, in-8°.) — Eorterologio, ovvero stazioni sacre Romane, efeste mobili, loro origine, sito e venerazione nella chiesa Romana, colle preci cotidiane. (Rome, 1702, in-8.) — Necrologj, o discorsi dell'uso, mistero ed antichità appresso diverse nazioni de' riti e cerimonie nell'esequie, e funerali, passati a'secoli nostri cristiani. (Rome, 1711, in-4°.)

(1682). Claude Fleury, suffisamment connu par son Histoire ecclésiastique et ses autres productions dans le même esprit, appartient à notre bibliothèque liturgique par ses Mœurs des chrétiens, ouvrage remarquable et bien connu, qui parut pour la première fois à Paris, en 1782,in-12.

(1682). Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, dont les savants et éloquents écrits embrassent tant de sujets, doit aussi être compté parmi les liturgistes de son temps, pour les deux ouvrages suivants : 1° Traité delà Communion sous les deux espèces. (Paris, 1681, in-12.) 2° Explication de quelques difficultés sur les Prières de la Messe. (Pagis, 1689, in-12.) .

(1682).  Jean-Gaspar Scheitzer, plus connu sous son

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nom latinisé de Suicerus, ministre calviniste et professeur de langues à Zurich, a droit de trouver place ici pour son bel ouvrage intitulé: Thesaurus ecclesiasticus de Patribus Grœcis, ordine alphabetico exhibens quœcumque phrases, ritus, dogmata, hœreses et hujusmodi alia spectant. (Amsterdam, 1682, deux volumes in-folio.) La seconde édition, qui est aussi d'Amsterdam, 1728, est corrigée et augmentée d'un supplément par les soins de Jean-Henri Suicerus, fils du précédent.

(1683). Nivers, organiste de la chapelle du roi, et maître de la musique de la Reine, est auteur d'une Dissertation sur le chant grégorien. (Paris, 1683, in-8°.) Ce livre, assez mal rédigé, est savant et annonce un amateur éclairé du chant ecclésiastique. Nous avons parlé ci-dessus des essais malheureux de Nivers sur l'Antiphonaire et le Graduel romains, à l'usage des religieuses; il a en quelque façon réparé ses torts en publiant une édition fort bonne pour le temps de l'Antiphonaire romain pur. (Paris, 1701, in-8°.)

(1685). Daniel Papebrok, jésuite,le plus illustre des successeurs de Bollandus, a inséré dans son Propylœum ad Acta sanctorum Maii (Anvers, 1685, in-folio), plusieurs dissertations sur des matières liturgiques. Nous citerons, entre autres, la trentième, de Lingua Slavonica in sacris apud Bulgaros, Moravosque recepta, et Apostolicae Sedis ea de rejudicio; la trente-cinquième, de Solemnium Canonizationum initiis, atque progressibus; la quarantième, de Forma pallii, aliorumque pontificalium indumentorum, medio œvo mutata; la quarante-troisième, de Officio pro festo Corporis Christi, Urbani IV jussu per sanctum Thomam composito, etc.

(1685). Emmanuel de Schelstrate, gardien de la bibliothèque du Vatican, non moins distingué par son attachement inviolable au Saint-Siège, que par sa profonde érudition, a publié un   ouvrage important sur  le secret

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des mystères, avec ce titre : De Disciplina arcani dissertatio apologetica. (Rome 1685, in-4°.)

(1685). Jean Cabassut, prêtre de l'Oratoire de France, dans sa Notitia ecclesiastica historiarum et conciliorum. (Lyon, 1670, in-folio), a inséré un grand nombre de dissertations dont plusieurs ont pour objet les matières liturgiques.

(1685). Dom Jean  Mabillon, bénédictin, l'éternel honneur de la congrégation de Saint-Maur, débuta dans sa carrière littéraire par une œuvre liturgique. Pendant son séjour à Corbie, il composa des hymnes en l'honneur de saint Adalhard et  de   sainte Bathilde,   et travailla aux offices propres de cette abbaye. Le recueil de ces différentes pièces porte ce titre : Hymni in laudem sancti Adalhardi et sanctœ Bathildis reginœ ; Officia Ecclesiœ Corbeiensi propria vel nova edita, vel vetera emendata; quœ omnia in unum collecta typis vulgata sunt ad ejusdem Ecclesiœ usum. (Paris, 1677, in-4°.) Dom Mabillon,en publiant avec Dom Luc d'Achery les  Acta sanctorum Ordinis sancti Benedicti, enrichit chacun des neuf volumes de cette précieuse collection d'une savante préface dans laquelle il traite avec profondeur un grand nombre de questions liturgiques. Ces préfaces ont même été recueillies à part dans un volume in-4°, publié à Rouen  en   1732.   En 1674, dom Mabillon donna sa Dissertatio de pane Eucharistico azimo et fermentato (Paris, in-8°) ; mais jusqu'alors il n'avait rien publié d'aussi important sur ces matières que son ouvrage sur la Liturgie gallicane.  Il porte ce titre:  De Liturgia Gallicana libri III, in quibus veteris Missœ, quœ ante  annos  mille apud  Gallos in usu erat forma ritusque eruuntur ex antiquis monumentis, lectionario Gallicano hactenus inedito, cum tribus missalibus Thomasianis, quœ  integra referuntur ; accedit  disquisitio de cursu Gallicano, seu de divinorum Officiorum origine et progressu in ecclesiis Gallicanis. (Paris, 1685, in-4°.)

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La Liturgie gallicane fut bientôt suivie du Musœum Italicum, dont le second volume est d'une importance inappréciable pour la science liturgique, à raison du texte de quinze Ordres romains que dom Mabillon y a recueillis, et du savant commentaire dont il les a enrichis. Le Musœum Italicum parut en deux fois, savoir le premier volume, à Paris, 1687, et le second, 1689, in-4°. En 1689, dom Mabillon donna un Traité où l'on réfute la nouvelle explication que quelques auteurs donnent aux mots de Messe et de Communion qui se trouvent dans la Règle de saint Benoit. (Paris, 1689 in-12.) Nous devons mentionner aussi sa lettre sur le culte des saints inconnus qui fitjtant de bruit et qu'il modifia de manière à satisfaire le Siège apostolique. Elle porte ce titre : Eusebii Romani ad Theophilum Gallum Epistola de cultu sanctorum ignotorum. (Paris, 1698, in-4°.)

(1685). Jacques de Saint-Dominique, dominicain, est auteur d'une Dissertation historique touchant la façon prescrite par les rituels ecclésiastiques, pour administrer sans péril la très-sainte Communion. L'ouvrage est sans indication de lieu d'impression.

(1686). Pompée Sarnelli de Bisceglia, homme d'une rare érudition, doit être mentionné ici pour son savant livre intitulé: Anticabasilicografia. (Naples, 1686.) Il estpareil-lement auteur des ouvrages suivants: Commentarj intorno al rito della Messaper que' sacerdoti cheprivatamente la celebrano. (Naples, 1686, in-12.) — Il Clero secolare nel suo splendore. — Lettere ecclesiastiche. (Naples, 1686.) Cette collection, publiée de nouveau à Venise, en 1718 (9 volumes in-4°), renferme de curieuses dissertations. Sarnelli y traite, entre autres matières, della canonica chiericale corona ; della canonica tonsura o rasura della barba chiericale; della barretta chiericale; dell'abuso del berrettino pressa i cerici dell'abito chiericale; dell'uso dell'annello per   le  persone   ecclesiastiche.   —   Sacra

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lavanda dipiedi de' tredici poveri, che si célébra nel Giovedi Santo. (Venise 1711.)— Lume a'principianti nello studio delle materie ecclesiastichee scritturali, aggiuntivi i commentarj sul rito della santà Messa, e una istruzione per i cappellani, che servono al Vescovo, quando célébra privatamente. (Venise, 1635.)

(1686). Dom Bernard Bissi, bénédictin de la congrégation du Mont-Cassin, a laissé un grand ouvrage pratique sur la Liturgie, qui jouit d'une réputation méritée. Il porte ce titre: Hierurgia, sive rei divinœ peractio. Opus absolutissimum, sacrorum et ecclesiasticarum cœremoniarum ea omnia complectens ac exactissime tradens quœ alibi sparsa reperiuntur, tam ea quœ ad sacrosanctum Missœ sacrificium privatum ac solemne celebrandum, quam ad divinum Officium rite et recte, publice ac private persolvendum ; Pontificalia exercenda ; Sacramenta administranda et ad cœteras omnes ecclesiasticas Functiones, ut decet complendas pertinent. (Gênes, 1686,2 vol. in-folio.)

(1688). Antoine Arnauld, docteur de Paris, digne coryphée de la. secte janséniste, peut revendiquer une large part, soit comme agent, soit comme patron, dans toutes les innovations liturgiques du XVII° siècle et des suivants. Il a été le promoteur ardent des théories sur l'emploi exclusif de l'Écriture sainte ; la traduction du Missel de l'abbé de Voisin le reconnaît pour un de ses auteurs; nul docteur plus que lui n'enhardit la conscience du clergé sur le chapitre de la résistance et de l'isolement à l'égard du Saint-Siège ; Nicolas Le Tourneux, Santeul et les autres furent ses adeptes passionnés. Il le leur rendit bien, lorsqu'il publia, à l'époque de la condamnation du Bréviaire romain traduit par Le Tourneux, l'ouvrage suivant : Défense des versions de l'Écriture, des offices de l'Église et des ouvrages des Pères, et en particulier de la nouvelle traduction du Bréviaire,

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contre   la   sentence de  l'official   de Paris,  du 10 avril 1688. (Cologne, 1688, in-12.)

(1688). En cette année, on publia à Rome l'ouvrage suivant, de Pompée Ugonius, professeur romain, mort en 1614 : Istoria delle Stazioni di Roma, che si celebrano la Quaresima, in-8°.

(1688). Jean-Justin Ciampini, illustre prélat romain, fut trop versé dans la connaissance de l'archéologie chrétienne, pour n'avoir pas cultivé la science liturgique. Nous citerons de lui, sous ce point de vue: 1° Conjecturée de perpetuo azymorum usu in ecclesia Latina, vel saltem Romana. (Rome, 1688, in-4e.)

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