Institutions liturgiques (page 75)
(1720). Philippe Bonanni, jésuite, est auteur du livre intitulé : La Gerarchia Ecclesiastica considerata nelle vesti sacre e civili, usate da quelli quali la compongono, espresse, e spiegate con le immagini di ciascun grado della medesima. Rome, 1720, in-4°.
(1720). Thomas Brett, docteur anglican, fit paraître en cette année, à Londres, une Collection des principales Liturgies de l'Église chrétienne usitées dans la célébration de la sainte Eucharistie. Cette collection, en langue anglaise, se compose: 1° de la Liturgie tirée des constitutions apostoliques; 2° de celle de saint Jacques; 3° de
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celle de saint Marc; 4° de celle de saint Jean-Chrysostome; 5° de celle de saint Basile; 6° de la Liturgie de l'Église éthiopienne; 7° de celle de Nestorius; 8° de celle de Sévère; 9° des fragments du Missel gothique de D. Mabillon; 10° des fragments du Missel gallican, du même; 11° de certaines parties du missel mozarabe; 12° du Missel romain, édition de Rome, 1747; 13° delà Liturgie d'Edouard VI et du Livre de prières communes, édition de Londres, 1749; 14° de la formule de communion de l'Église anglicane; 15° du fragment de la première Apologie de saint Justin, sur l'Eucharistie; 16° de la Catéchèse cinquième de saint Cyrille de Jérusalem.
(1720). François Oudin, jésuite, est connu par des hymnes en l'honneur de saint François-Xavier, qui le mirent en telle réputation, qu'il fut prié d'en composer d'autres pour le Bréviaire d'Autun.
(1720). Le comte Ortensio Zago, de Vicence, l'un de ces savants italiens que l'on voit cultiver les sciences ecclésiastiques conjointement avec les sciences profanes, a laissé deux dissertations, savoir : De veterum Christianorum inscriptionibus et de Liturgiarum in rebus theologicis usu. Padoue, 1720, in-4°.
(1720). Marc-Antoine Boldetti, chanoine de Sainte-Marie Trans Tiberim, et custode des sacrés cimetières, occupe une place distinguée parmi les investigateurs de Rome souterraine, par son bel ouvrage qui enrichit de nouvelles découvertes les mémoires si précieux de Bosio et Aringhi. Il est intitulé : Osservazioni sopra i cimiterj de' Sancti Martiri, ed antichi Cristiani di Roma. Rome, 1720, in-fol.
(1721). Joseph-André Zaluski, évêque de Kiew, fondateur de la fameuse bibliothèque de Varsovie, et l'un des plus généreux défenseurs de la nationalité polonaise, est auteur d'un livre intéressant, intitulé : Analecta historica de sacra, in die Natali Domini, a Romanis Pontificibus
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quotannis usitata ceremonia ensem et pileum benedicendi, eaque munera principibus Christianis mittendi. Varsovie, 1721, in-4°.
(1721). Dom Ange-Marie Quirini, bénédictin de la congrégation du Mont-Cassin, évêque de Brescra et cardinal, ne fut pas moins versé dans la science liturgique que dans les autres branches de l'antiquité ecclésiastique. Il a laissé, entre autres: Officium Quadragesimale Grœcorum, recognitum et castigatum, ad fidem prœstantissimi codicis Barberini in latinum sermonem conversum, atque diatribis illustratum. Rome, 1721, in-4°. Les dissertations que renferme ce volume, qui n'a pas été suivi du second que l'auteur avait promis, roulent sur les objets suivants: 1° De origine et antiquitate sacrœ Grœcorum Synaxeos ; 2° De authoribus Officii Quadragesimalis Grœcorum; 3° De Dominicis, hebdomadibus Quadragesimalibus Grœcorum; 4° De erroribus quibus édita Officii proprii Quadragesimalis Grœcorum exemplaria conspurcantur, quibusque omnino vacant veteres codices MSS.; 5° De Triodicis et Theotociis Quadragesimalibus ; 6° De veteri Quadragesimali Grœcorum Typico.
En 1743, le même cardinal adressa une lettre de cinquante-deux pages in-folio à Dom Laneau, supérieur général de la congrégation de Saint-Maur, De priscis hymnographis Grœcœ Ecclesiœ (Brescia), à l'occasion des travaux que Dom Toustain et Dom Tassin avaient entrepris sur saint Théodore Studite. Les deux bénédictins français répondirent par une lettre de cinquante-deux pages in-4°, en date du 19 avril 1744 (Paris), dans laquelle ils proposent des difficultés au savant cardinal sur quelques points de sa dissertation.
Parmi les lettres latines du cardinal Quirini, publiées à Rome, il en est une où il combat sur plusieurs points la célèbre dissertation, en forme de bref, que Benoît XIV a mise en tête de son édition du Martyrologe romain. Dans
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le catalogue que le cardinal a dressé lui-même de ses ouvrages, il mentionne une dissertation : De nulla Ecclesiœ N. consecratione ex non rite facta duodecim crucum unctione. Il a donné aussi, sous le titre d'Enchiridion Grœcorum (Bénévent, 1725, in-8°), une collection des décrets des pontifes romains sur les dogmes et les rites des Grecs, depuis le schisme.
(1721). Dom Dominique Fournier, bénédictin delà congrégation de Saint-Maur, est auteur des offices de saint Germain d'Auxerre, saint Anselme, saint Laumer de Blois, saint Phalier et sainte Scholastique, imprimés à Rouen, en 1721. Les hymnes de l'office de sainte Scholastique sont de la composition de D. Gabriel Guérin, confrère de Fournier.
(1721). Pierre Moretti,chanoine de Sainte-Marie Trans Tiberim, a composé les traités suivants,dans lesquels il a fait preuve du plus rare savoir: 1° De ritu ostensionis sacrarum reliquiarum, dissertatio historico-ritualis. Rome, 1721, in-4°;— 2° De ritu variandi chorale indumentum in solemnitate Paschali. Rome, 172,2. Cet ouvrage renferme un supplément à la Dissertation sur l'ostension des reliques ; —3° Ritus dandi Presbyterium Papœ, Cardinalibus et Clericis nonnullarum Ecclesiarum Urbis, nunc primum investigatus et explanatus. Rome, 1741, in-4°;— 4° Parergon ad lucubrationem de ritu dandi Presbyterium, etc., Sive de festo in honorem Principis Apostolorum Romœ ad diem XXV Aprilis instituts enarratio. Rome, 1742, in-4°.
(1722). François-Marie Galluzi, jésuite, a laissé un ouvrage précieux sous ce titre : Il rito di consecrare le Chiese con la sua antichità, significato, convenienza, prérogative. Rome, 1722.
(1722). L'illustre prélat romain, François gianchini, n'est pas une des moindres gloires de la science liturgique au dix-huitième siècle. Nous citerons ses deux savantes
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dissertations : De Kalendario et cyclo Cœsaris ac de Paschah Canone Sancti Hippoliti Martyris (Rome, 1703, in-folio); mais surtout la magnifique édition du Liber pontificalis attribué à Anastase le Bibliothécaire, dont il publia trois volumes en 1718, 1723 et 1728; ouvrage dont les préfaces, les dissertations et les notes sont du plus haut intérêt pour les amateurs de la science des rites sacrés.
(1722). Michel Amati, prêtre napolitain,est auteur d'une dissertation : De opobalsami specie ad sacrum Chrisma conficiendum requisita. Naples, 1722.
(1723). Jean-Frédéric Bernard, savant libraire d'Amsterdam, n'est point un personnage assez sérieux sous le rapport liturgique pour avoir droit à une place dans cette bibliothèque: nous l'y admettons cependant à raison de l'importance que les gravures de Bernard Picart ont donnée à son ouvrage sur les Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde. Ce grand ouvrage, dans la composition duquel il fut aidé par Bruzen de la Martinière, et dont l'esprit protestant et superficiel n'a pas entièrement disparu dans l'édition postérieure qu'en ont donnée les abbés Banier et Le Mascrier, se compose de huit tomes, en neuf volumes in-folio, dans la première édition de Jean-Frédéric Bernard (Amsterdam, 1723-1743); elle en a onze dans celle de 1739-1743 (Amsterdam). L'édition française est de 1741, et n'a que sept volumes in-fol. La fortune surprenante de cet ouvrage n'est due qu'aux dessins du célèbre graveur, et nous avons eu plus d'une fois l'occasion de nous affliger en voyant l'importance que lui attribuaient des personnes graves
d'ailleurs.
(1724). C'est l'année où Benoît XIII monta sur le Siège apostolique : nous y rattacherons aussi ses divers travaux liturgiques. Étant archevêque de Bénévent, il rédigea le Memoriale Rituum majoris hebdomadce pro functionibus
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persolvendis, Archiepiscopo celebrante vel assistente, ad usum Beneventanœ Ecclesiae. Bénévent, 1706, in-8°. Après la mort du pontife, on fit paraître à Rome, 1736, in-4°, sous le titre d’Opera Liturgica, plusieurs opuscules qu'il avait laissés inédits.
(1724). Eusèbe du Très-Saint-Sacrement, Espagnol, de l'ordre des Trinitaires déchaussés, est auteur d'un livre : De pertinentibus ad celebrationem jejunii Ecclesiastici Quatuor anni Temporum scilicet Quadragesimce, Pentecostes, Septembris et Decembris (Rome, 1724, in-4°), dans lequel il explique avec beaucoup d'étendue l'office de l'Église pour les jours des Quatre-Temps.
(1724). Jacques de la Baune, jésuite,paraît être l'auteur d'un ouvrage contre les innovations du fameux curé Jubé : Il est intitulé : Réflexions sur la nouvelle Liturgie d'Asnières, 1724, in-12.
(1725). Nicolas Antonelli, cardinal, a laissé sur les matières qui nous occupent les ouvrages suivants, qui méritent leur réputation : 1° De Titulis quos S. Evaristus Presbyteris Romanis distribuit. Rome, 1725, in-8°. — 2° Vetus Missale Romanum Monasticum Lateranense cum Prœfationibus, notis et Appendice. Rome, 1752, in-4°.
(1726). Pierre Lebrun, oratorien, dont nous avons déjà cité plusieurs fois le bel ouvrage sur la Messe, est un des derniers écrivains liturgistes vraiment dignes de ce nom que la France ait produits. Son savoir égala son orthodoxie. L'Explication littérale, historique et dogmatique des prières et cérémonies de la Messe est en quatre volumes in-8°, publiés à Paris, de 1716 à 1726. Cet ouvrage a été traduit en italien, et a paru à Vérone, en 1752, in-4°. Nous avons encore du P. Lebrun: 1° Une lettre touchant la part qu'ont les fidèles à la célébration de la Messe. 1718,in-8°.— 2° Manuel pour assister à la Messe et aux autres Offices de l'Église. 1718, in-16. —
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3° Défense de l’ancien sentiment sur la forme de la Consécration de l'Eucharistie. 1727, in-8°.— 4° Lettre qui découvre l'illusion des journalistes de Trévoux dans le jugement de la Défense de l'ancien sentiment sur la forme de la Consécration de l'Eucharistie. 1728, in-8°. Ces deux derniers écrits sont une réponse à la critique que le P. Bougeant, jésuite, avait faite d'une des dissertations de l'explication de la Messe. Cette controverse qui tient aussi à la théologie sera touchée ailleurs dans cet ouvrage.
(1726). Dom Pierre-Marie Giustiniani, bénédictin de la congrégation du Mont-Cassin, et successivement évêque de Sagone, en Corse, et de Vintimille, a laissé, au rapport d'Armellini, une dissertation: De variis Gentilium ritibus quos Christiana Ecclesia sanctificavit, atque in suum usum convertit.
(1726). Jean-Baptiste Memmi, jésuite, est auteur du livre intitulé : Il rito di canonizare i santi spiegato. Rome, 1726, in-8°.
(1727). Juste Fontanini, savant prélat romain, a laissé : 1° Discus argenteus votivus veterum Christianorum Perusiœ repertus, et commentario illustratus. Rome, 1727, in-4°. 2° Codex Constitutionum quas summi Pontifices ediderunt in solemni Canonizatione sanctorum a Joanne XV, ad Benedictum XIII. Rome, 1727, in-folio. 3° Note sopra la Corona Chericale degli Ordini Monastici e de' Vescovi. 4° De vera forma Consecrationis Corporis et Sanguitiis Domini Nostri Jesu Christi. Ces deux opuscules se trouvent dans les mémoires sur la vie de Fontanini, publiés à Venise en 1736.
(1727). Jacques-Joseph Duguet, prêtre de l'Oratoire, dont il sortit plus tard, écrivain janséniste fameux, a composé une Dissertation théologique et dogmatique sur les Exorcismes et autres Cérémonies du Baptême. Paris, 1727, in-12.
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(1727). Guillaume-Hyacinthe Bougeant, jésuite, est connu dans la science liturgique par les deux ouvrages suivants : 1° Réfutation de la Dissertation du P. Lebrun sur la forme de la Consécration Eucharistique. Paris, 1727. — 2° Traité théologique de la forme de l'Eucharistie. Lyon, 1729.
(1729). On publia cette année, à Venise, sous le titre de Bibliotheca selecta de ritu Azymi ac Fermentati, les dissertations de Bona, Macedo, Ciampini et Mabillon, sur la question des Azymes, réunies en deux vol. in-8°. La même compilation fut réimprimée à Bologne, en 1750.
(1731). Jérôme Baruffaldi, archiprêtre d'une collégiale d'Italie, s'est rendu célèbre par ses Commentaria ad Rituale Romanum, imprimés pour la première fois à Venise, en 1731, in-fol.
(1731). Joseph-Augustin Orsi, dominicain, puis cardinal, célèbre par son Histoire ecclésiastique, doit être admis dans cette Bibliothèque pour les trois ouvrages suivants : 1° Dissertatio historica, qua ostenditur Catholicam Ecclesiam tribus prioribus sœculis capitalium criminum reis pacem et absolutionem neutiquam denegasse, et plures aliœ incidentes quœstiones ad eorumdem temporum Chronologiam ecclesiasticam pertinentes quibusdam digressionibus data opera examinantur. Milan, 1730, in-8. — 2° Dissertatio theologica de invocatione Spiritus Sancti in Liturgiis Grœcorum et Orientalium. Milan, 1731 , in-4°. — 3° Dissertatio historico-theologica de Chrismate confirmatorio. Milan, 1734, in-4°.
(1731). Dominique Georgi, l'un des chapelains de Benoît XIV, est auteur du rare et précieux traité : De Liturgia Romani Pontificis in solemni celebratione Missarum. Rome, trois volumes in-4°, 1731, 1743, 1744. Il a laissé aussi : Gli abiti sacri del Romano Pontefice paonazzi e neri in alcune solenni Funzioni della Chiesa giustificati. Rome, 1724, in-4°. Enfin, nous avons de lui
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une magnifique édition du martyrologe d'Adon. Rome, 1745, in-folio.
(1729). Jean Pinius, l'un des continuateurs de Bollandus, a donné, en tête du sixième tome de juillet des Acta Sanctorum, l'importante dissertation de Liturgia Mozarabica, que nous avons citée ailleurs. Nous profiterons de l'occasion pour mentionner les divers travaux liturgiques des jésuites d'Anvers. D'abord, leur magnifique compilation, si importante sous tant de rapports, est avant tout une œuvre liturgique. Déplus, il n'est pas rare de rencontrer, en tête des divers volumes, des dissertations spéciales sur les choses du culte divin. Le deuxième tome de mars est remarquable par un traité sur le martyrologe de Bède. Le premier tome de mai offre, sous le titre de : Ephemerides Grœcorum et Moscorum, un curieux travail sur le calendrier de l'Église grecque, par le P. Papebrok. Le deuxième tome de juin est accompagné d'une dissertation non moins utile du P. Nicolas Rayseus : De Acoluthia Officii Canonici Grœcorum. Les tomes VI et VII de juin renferment la célèbre édition du martyrologe d'Usuard, suivie d'un grand nombre d'autres inédits, par le P. du Sollier. Le premier tome de septembre présente une excellente dissertation de Diaconissis, par le Père Pinius, etc.
(1729)- Simon Gourdan, chanoine régulier de l'abbaye de Saint-Victor, personnage de grande piété et sincère orthodoxie, qui mourut cette année, a composé des hymnes et des proses, dont plusieurs sont employées dans les livres parisiens actuels. Nous regrettons que le défaut de renseignements sur ce point ne nous permette pas de les désigner autrement à nos lecteurs.
(1733). Remy Breyer, chanoine de la cathédrale de Troyes, l'un des auteurs du bréviaire de ce diocèse, a laissé une Nouvelle dissertation sur les paroles de la Consécration. Troyes, 1733, in-8, dans laquelle il combat
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le sentiment du P. Le Brun. Le lecteur se rappelle sans doute d'avoir vu le nom de Breyer parmi ceux des chanoines opposants au missel de Troyes.
(1734). Le Joucnal des Savants de 1734, page 641, donne l'analyse d'un ouvrage du P. deBoncrueil, intitulé: L'Esprit de l'Église dans la récitation de cette partie de l'Office qu'on appelle Complies. Imprimé à Paris, la même année, in-12.
(1735). Joseph Bianchini,neveu de François Bianchini, de l'Oratoire de Rome, a rendu de grands services à la science liturgique, en publiant le Sacramentaire dit Léonien, qu'il fit paraître d'après un manuscrit de Vérone, en tête du quatrième tome de la superbe édition d'Anastase, commencée par son oncle, et dont le cinquième et dernier volume n'a pas paru. La Préface de l'Ordre Romain publié par François Bianchini, dans son troisième volume d'Anastase, appartient pareillement à Joseph. Nous avons parlé, à l'article du B. Cardinal Tommasi, de l'édition des œuvres de cet illustre Liturgiste, que Joseph Bianchini avait entreprise et qu'il n'acheva pas. Il importe de détailler ici les matières contenues dans le seul tome qui parut de cette collection, à Rome, 1741, en deux parties. Après une préface remplie d'érudition, Bianchini produit les matières suivantes : 1° Johannis Pinii tractatus de Liturgia Hispanica. 2° Notitia Breviarii Mozarabici. 3° Ordo divini Officii Gothici Mozarabici. 4° Libellus orationum Ecclesiasticorum Officiorum Gothico-Hispanus, nunc primum in lucem editus ex incomparabili et plusquam millenario MS. codice. in-fol. majoris formœ, amplissimi Capituli Veronensis. Nous mentionnerons ici, comme tenant à notre sujet, la belle publication projetée par François Bianchini et commencée par son neveu, sous le titre de : Demonstratio Historiœ Ecclesiasticae quadripartitæ, monumentis ad fidem temporum et gestorum. Rome, 1752, grand in-folio.
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(1736). Joseph Catalani, de Rome, est un des plus importants liturgistes des temps modernes. Ses divers ouvrages sur les Rites sacrés sont : 1° De Codice Sancti Evangelii atque servatis in ejus lectione et usu partis ritibus. Rome, 1733, in-4°. — 2° Commentaria in Pontificale Romanum. Rome, 1736, trois volumes in-fol. — 3° Cœremoniale Episcoporum commentariis illustratum. Rome, 1744, deux volumes in-fol. — 4° Sacrarum Caeremoniarum sive Rituum Ecclesiasticorum S. R. E. libri tres ab Augustino Patricio ordinaxi et a Marcello Corcyrensi Archiepiscopo primum editi, commentariis aucti. Rome, 1750, deux volumes in-fol. —5° Rituale Romanum Benedicti Papae XIV jussu editum et auctum, perpetuis commentariis exornatum. Rome, 1757, deux volumes in-fol.
(1736). Jean de Johanne, chanoine de la cathédrale de Palerme, a travaillé sur la Liturgie des Eglises de Sicile, antérieure au Bréviaire de S. Pie V, et qui n'était autre que la Liturgie romaine-française, introduite en Sicile par les ducs d'Anjou. Son livre est intitulé : De Divinis Siculorum Officiis. Palerme, 1736, in-4°.
(1736). Gaëtan-Marie Merati, théatin, est fameux par ses nouvelles observations et additions au Thesaurus sacrorum Rituum de Gavanti. Elles parurent d'abord en quatre volumes in-4°, à Rome, en 1736, 1737, 1738, et sont dans les mains de tous ceux qui s'occupent de Liturgie sous le point de vue pratique. Merati entreprit son travail à la sollicitation du cardinal Lambertini, qui, devenu Pape, témoigna la plus grande estime pour les travaux et la personne de ce liturgiste, au point qu'il alla lui rendre visite dans sa dernière maladie. Merati préparait une collection des liturgies occidentales, dont il avait concerté le plan avec le B. Tommasi, son confrère. Il mourut en 1745, laissant une bibliothèque considérable en livres liturgiques, dont Benoît XIV voulut enrichir la sienne.
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(1737). C'est l'année où mourut le P. Antoine-Marie Lupi, auteur de la célèbre Dissertation sur l'épitaphe de sainte Sévère, et de tant d'autres travaux archéologiques. Il a traité savamment des baptistères anciens et de plusieurs autres matières liturgiques. Ces divers mémoires ont été recueillis par Zaccaria, sous le titre de : Dissertazioni, lettere ed altre opperette, con giunte ed annotazioni. Faenza, 1755, in-4° en deux parties.
(1737) Agnello Onorato, chanoine d'Aversa, fit paraître à Lucques, en 1737, in-4°, neuf dissertations sur diverses thèses de l'antiquité ecclésiastique, dont plusieurs ont trait à la science liturgique. Nous citerons en particulier la quatrième qui est intitulée : Dell' estrema unzione : dell’ antico osia lodevol rito di santa Chiesa n'ell’ amministrare agl'infermi la sacra unzione prima di dar loro il viatico.
(1737). Dom Léger Mayer, bénédictin de l'abbaye de Muri, en Suisse, est connu par son Explicatio compendiosa litteralis historica cœremoniarum, earum prœcipue quœ ad S. Liturgiam spectant. Tugii, 1757, in-12.
(1737). Jean Bottari, prélat romain, a complété la série des ouvrages qui traitent des monuments de Rome Souterraine, si importants pour la science liturgique, par son beau travail intitulé : Sculture e pitture sacre estratte da Cimeteri di Roma,publicate gia dagli Autori della Roma Sotterranea nuovamente date in luce colle spiegazioni. Rome, 3 volumes in-folio, 1737, 1746 et 1754.
(1739). Dom Germain Cartier, bénédictin d'Ettenheimunster, au diocèse de Strasbourg, a composé un ouvrage très-utile à ceux que leur vocation appelle à célébrer l'office divin ; il est intitulé : Psalmodiœ Ecclesiasticœ dilucidatio. Strasbourg, 1739, in-8°.
(1741). Jean Lebeuf, sous-chantre de la cathédrale d'Auxerre, personnage grandement érudit, mais qui eut le malheur de fabriquer durant sa vie une trop grande masse
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de plain-chant, a laissé un Traité historique et pratique sur le Chant ecclésiastique. Paris, 1741, in-8°. Il est auteur du Martyrologium Autisiodorense.
(1740). Jean-Chrysostome Trombelli, chanoine régulier, l'un des hommes les plus versés dans la science liturgique qu'ait eus l'Italie au XVIII° siècle, a laissé, entre autres ouvrages, trois magnifiques traités : De Cultu sanctorum dissertationes decem quibus accessit appendix de Cruce. Bologne, 1740. Cinq volumes in-4° et six avec les Vindiciœ. — Mariœ Sanctissimœ Vita ac gesta, cultusque illi adhibitus per dissertationes descripta. Bologne, 1761. Six volumes in-4°. — Tractatus de Sacramentis per polemicas et Liturgicas dissertationes dispositi. Bologne, 1775. Douze volumes in-4°. Cet illustre liturgiste a donné une édition de l’Ordo Officiorum Ecclesiae Senensis ab Oderico ejusdem Ecclesiœ Canonico compositus, ouvrage inédit, et dont Muratori avait indiqué l'existence au tome Ve de ses Antiquitates Italicœ. L'édition de Trombelli est de Bologne, in-4°.
(1743). Jacques Merlin, jésuite, a composé un Traité historique et dogmatique sur les paroles ou les formes des sept Sacrements de l’Église. Paris, 1745, in-12.
(1743). Joseph-Michel Cavalieri, augustin, est célèbre parmi les auteurs pratiques sur la Liturgie, par ses savants commentaires sur les décrets de la Congrégation des Rites, dont la meilleure édition parut après la mort de l'auteur, en 1758, Venise, cinq tomes in-folio, sous ce titre : Cavalieri opera omnia Liturgica, seu commentaria in authentica S. R. C. Decreta. Cavalieri se montre, en beaucoup d'endroits, hostile à Merati, et le combat avec affectation ; ce qui lui attira une réplique assez énergique de la part d'un certain Charles de Ponivalle, qui publia des Mémoires en italien sur la vie et les écrits de Merati, à Venise, 1755, in-4°.
(1743). Dom Bennon Lobel, bénédictin allemand, abbé
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de Sainte-Marguerite de Prague, a composé une savante dissertation sur la fameuse médaille de saint Benoît, qui a été l'objet des sarcasmes de J.-B. Thiers, comme aussi des naïvetés de plusieurs personnes contemporaines. Elle est intitulée : Disquisitio sacra numismatica de origine, quidditate, virtute, pioque usu Numismatum, seu Crucillarum Sancti Benedicti Abbatis, per SS. D. N. Benedictum XIV. P. M. instaurato. Vienne, 1743, in-8°.
(1744). Jean Marangoni, adjoint à Boldetti dans la garde des sacrés cimetières, a laissé un ouvrage d'une valeur inappréciable pour l'archéologue et le liturgiste. Il porte ce titre : Delle cose gentilesche e profane transportate ad uso e ad ornamento delle chiese. Rome, 1744, in-4°. Il y a aussi des choses très-importantes pour la science liturgique, dans le savant ouvrage du même auteur sur la chronologie des Papes, intitulé : Chronologia Romanorum Pontificum superstes in pariete australi Basilicœ S. Pauli viœ Ostiensis. Rome, 1751, in-folio.
(1744). Dom Charles-François Toustain et Dom Rene-Prosper Tassin, bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, auteurs du Nouveau Traité de Diplomatique, appartiennent à notre bibliothèque, non seulement par la lettre au Cardinal Quirini dont nous avons parlé plus haut, mais aussi par leurs grands travaux, malheureusement restés manuscrits, pour l'édition de saint Théodore Studite, l'un des principaux hymnographes de l'Église grecque. Dans la Lettre au cardinal Quirini, ils démontrent qu'il y a une véritable poésie imitée des anciens poètes dramatiques, dans les tropaires, stichères, odes et cantiques du saint abbé de Stude. Il est fâcheux qu'ils n'aient pas étendu cette observation aux autres monuments du même genre, tant de l'Église grecque que de l'Église latine. Dom Toustain a laissé manuscrit un ouvrage intitulé : Recherches sur la manière de prononcer les paroles de la Liturgie chez les Grecs et les Orientaux,
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où l'on prétend réfuter la dissertation du P. Le Brun sur le même sujet. Nous n'avons pas besoin de signaler l'esprit qui a présidé à la composition de cet ouvrage.
(1745). Antoine Martinetti a laissé un livre important sous ce titre : De Psalterio Romano. Rome, 1745, in-folio.
(1745). Dom Charles Chardon, bénédictin de la Congrégation de Saint-Vannes, est connu avantageusement par un ouvrage plein de recherches, intitulé : Histoire des Sacrements, ou de la manière dont ils ont été célébrés et administrés dans l'Église, et de l'usage qu'on en a fait depuis le temps des Apôtres jusqu'à présent. Paris, 1745. Six volumes in-12. Cette histoire a été traduite en italien.