L'Année liturgique — Le Temps Pascal (t. 7-9) (page 5)
V avez opéré vous-même, pour qu'ils fussent sauvés.
Faites qu'en se dépouillant de ces robes blanches, le changement ne soit en eux qu'un changement extérieur : que l'invisible blancheur du Christ soit toujours inhérente à leurs âmes ; qu'ils ne la perdent jamais ; et que votre grâce les aide à obtenir par les bonnes oeuvres cette vie immortelle à laquelle nous oblige le mystère de la Pâque.
Après cette prière, les néophytes aidés, les hommes de leurs parrains, et les femmes de leurs marraines, dépouillaient les vêtements blancs, qui étaient consignés aux mains des serviteurs de l'Eglise chargés de les laver et de les conserver.' Ils se revêtaient ensuite de leurs habits ordinaires, toujours aidés de leurs parrains et inarraines; et enfin, reconduits aux pieds du Pontife, ils recevaient de sa main le symbole pascal, l'image en cire de l'Agneau divin
iLe dernier vestige de cette touchante fonction est la distribution des As^nits Dei (.|ue le Pape fait en ce jour, à Rome, la première et chaque septième année de son pontificat. On a vu comment ils ont été bénits par le Pontife le Mercredi précédent, et comment les rites que le Pape emploie dans cette occasion rappellent le baptême par imiiicrDéposition des habits blancs. 421
sion des néophytes. Le samedi suivant, dans les années dont nous venons de parler, il y a Chapelle papale au palais. Après la Messe solennelle, le Souverain Pontife étant sur son trône, on apporte dans des corbeilles les Agyiiis Dei, qui sont en très grand nombre. Le Prélat qui les présente chante ces louchantes paroles empruntées à l'un de ces beaux Répons que nous avons cités : « SaintPère, voici ces agneaux nouvelets qui nous ont annoncé V Alléluia; ils sortent à l'instant de la fontaine; ils sont tout brillants de lumière. » Le Pape répond : Deo gratias. La pensée se reporte alors à ces temps où, en ce jour même, les nouveaux baptisés étaient amenés aux pieds du Pontife comme de tendres agneaux à la blanche toison, objet des complaisances du pasteur. Le Pape fait luimême de son trône la distribution dQ?,Agyius Dei aux Cardinaux, aux Prélats et à tous ceux des assistants que les maîtres des cérémonies laissent approcher; et ainsi se termine cette cérémonie si intéressante et par les souvenirs qu'elle retrace, et par son objet actuel. ■ Nous n'achèverons pas les récits qui se rattachent à ce dernier jour de l'Octave des nouveaux baptisés, sans avoir dit un mot de la Pâque annotine. On nommait ainsi le jour anniversaire de la Pâque de Tannée précédente ; et ce jour était comme la fête de ceux qui comptaient une année révolue depuis leur baptême. L'Eglise célébrait solennellement le Sacrirîce en faveur de ces nouveaux chrétiens, auxquels elle remettait ainsi en mémoire l'immense bienfait dont Dieu les avait favorisés en ce jour ; et c'était l'oc42 2 Le Samedi de Pâques.
casion de festins et de réjouissances dans les familles dont les membres avaient été, l'année précédente, du nombre des néophytes. S il arrivait, à raison du mouvement irrégulier de la Pàque, que cet anniversaire tombât, Tannée suivante, dans quelqu'une aes semaines du Carême, on devait s'abstenir cette année-là de célébrer la Pàque annotine, ou la transférer après le jour de la Résurrection. Il paraît que, dans certaines Eglises, pour éviter ces continuelles variations, on avait fixé l'anniversaire du Baptême au Samedi de Pâques. L'interruption de l'usage d'administrer le Baptême dans la fête de la Résurrection devait amener peu à peu la suppression de la Pàque annotine ; on en trouve cependant encore des traces en quelques lieux jusqu'au xiii" siècle, et peut-être au delà. Cette coutume de fêter l'anniversaire du Baptême étant fondée sur la grandeur du bienfiitqui pour chacun de nous se rattache à ce jour, n'a jamais dû sortir des habitudes chrétiennes; et de nos temps, comme dans l'antiquité, tous ceux qui ont été régénérés en Jésus-Christ doivent au moins porter à ce jour où ils ont reçu la vie surnaturelle, le respect que les païens portaient à celui qui les avait mis en possession de la vie naturelle. Saint Louis aimait à signer Louis de Poissy, parce que c'était sur les fonts de l'humble église de Poissy qu'il avait reçu le baptême ; nous pouvons apprendre d'un si grand chrétien à tenir mémoire du jour et ciu lieu où nous fûmes faits enfants de Dieu cl de son Eglise.
Le Samedi de Pâques.
Le septième jour de cette semaine durant laquelle nous avons suivi toutes les phases de la création, à partir du momert où la lumière, sortant du néant, désigna le jour où celui qui est la lumière incréée et ininie devait sortir lui-même des ombres du tombeau; le septième )our s'est levé, et nous y révérons le repos du Seigneur qui cesse de créer. Mais ce jour est aussi celui du repos que le même Seigneur a voulu prendre dans son glorieux sépulcre. Honorons aujourd'hui ce second mystère qui nous révèle, bien plus vivement encore que le premier, l'amour du Fils de Dieu pour l'homme; et payons notre hommage du Samedi, en lui offrant la prière que Te Bréviaire mozarabe consacre aujourd'hui à l'accomplissement ae ce devoir.
O Christ. Fils de Dieu, repos de nos âmes, qui avez accompli dans le sépulcre le repos du sabbat, ayant voulu que ce même jour où vous vous reposâtes de toutes vos œuvre?, fût aussi celui de votre repos dans le sépulcre : vous avez véritablement sanctifié pour nous ce jour dont le soir est déjà le commencement du huitième jour, qui est celui où vous fiîes jaillir la lumière des ténèbres, et où, ressuscité d'entre les morts, vous apparûtes dans votre chair. Daignez diriger le cours de notre vie dans la voie de toute sainteté ; afin
CHRISTE Dei Filius , nostrarum requies animarum. qui otium Sabbati reqaiescens in tumulo complevisti : ut in quo olim requieveras ab omni opère faciendo, in eo etiam requiesceres in sepulcro , hune nobis veraciter sanctificans
diem, cujus vesjerum in prima nobis Sabbati, quje et octava dies est, lucescit : ut, qui dixeras de tenebris lumen splendescere. manife.-te a mortuis resurgens appareres in carne ; dirige cursum vitie nostrœ in viam sanctificationis omniraoLe Samedi de Pâques.
dae, qualiter ita in his septeni diebus , quibus mundus iste pcragitur, et in quibu"; quotidie nohis Agnus occiditur, et Pascha quotidie celebratur, salubriori vitae curriculo conversemur : ut absquc fermente nialitiœ verum Pascha mereamur quotidie celebrare : et ita ab omnibus opcribus nostris in hoc die sanctificatione tibi placita quiescamus, ut octavi illius œterni diei resurrectionis gloria consolemur.
que durant ces sept jours qui représentent la durée du monde, et dans chacun desquels l'Agneau est immole et la Pàque célébrée pour nous, nous vivions d'une manière conforme à notre salut. Faites que, chaque jour, nous méritions de célébrer la Piique sans aucun levain de malice, et que nous nous reposions de toutes nos œuvres en ce jour d'une manière si sainte, que nous ayons part à la consolation du huitième et éternel jour, ayant obtenu de ressusciter glorieux.
Nous demanderons aujourd'hui à l'Eglise grecque un chant sur la Résurrection. Elle nous fournit encore ces belles strophes que nous détachons de ses Offices du jour de Pâques.
IN imam terram descendisti, ac œternas contrivisti, Chrisle, seras qu3B in compedibus vinctos captiva bant ; et triduanus sicut c cete Jonas, ex sepulcro ortus es.
Sigilla Intacta servans, e sepulcro erectus es, Christe, qui in partu tuo non lasseras claves Virru es descendu, ô Christ, jusque dans les entrailles de la terre ; tu as brisé les serrures éternelles qui retenaient captives les âmes saintes ; et trois jours après, tu sortais du tombeau, comme Jonas de la baleine.
Tu as laissé intact le sceau qui fermait le sépulcre, ô Christ 1 toi qui, dans ta naissance, avais maintenu
Le Samedi de Pâques.
l'intégrité de la Vierge : et tu nous as rouvert les portes du Paradis.
Mon Sauveur, tu t'es librement offert à ton Père en hostie vivante, toi qui, comme Dieu, ne saurais être une victime ; et sortant du sépulcre, tu as ressuscité Adam tout entier.
Tu es descendu dans le sépulcre, ô immortel ! tu as brisé la puissance de l'enfer, et comme un vainqueur tu t'es levé, ô Christ Dieu ! Aux femmes qui portaient des parfums, tu as dit : « Je vous salue » ; aux Apôtres tu as donné la paix, toi qui relèves ceux qui étaient tombés. .
En ce jour nous célébrons la destruction de la mort. la ruine de l'enfer et les prémices d'une vie nouvelle et éternelle, un Dieu unique et comblé de gloire, le Dieu célébré par nos pères.
O nuit vraiment sacrée et vraiment festive, nuit salutaire et brillante, qui porte l'annonce du jour radieux de la résurrection, où la lumière éternelle, s'élançant du sépulcre avec son corps. a lui sur tous les hommes.
Venez donc, et participons, dans une divine allégresse, aux fruits de notre
ginis ; et Paradisi portas nobis aperuisli.
Salvator meus, viventem et non immolatam hostiam, quatenus Deus es, teipsum Patri sponte libéra obtulisti ; exsurgensque e sepulcro una suscitasti universum A- dam.
In sepulcrum quidem descendisti, immortalis ; inferni vero confregisti virtutem : et tamquam victor surrexisti, Christe Deus ; mulieribus aromatoferis dixisti : Salvete, Apostolisque tuis pacem dedisti, qui lapsis prœbes resurrectionem.
Mortis concelebramus interitum, inferni ct ersionem, alterius vitre, et quidem aeternœ primitias ; et saltantes in hymnis cantamus auctorem, unicum a Patribus celebratum Deum, et supergloriosum.
Vere sacra et plane festiva est. ipsa salutaris nox et splendescens, diei rutilantis ac resurrectionis prœnuntia, in qua lux îeterna ex sepulcro corporaliter cunctis illuxit.
Venite, ut novo genimini vitis, divinae lastitix communicemus, die reLe Samedi de Pâques.
sunectionis regnique Christi prccclara , laiidantes eum in hymnis tamquam Deum in sœ- cula.
Leva in circuitu oculos tuos, Sion. et vide; cccc enim splendore divine radiantes sicut lampades, vencrunt tibi filii ab Occidente et ab Aquilone, a mare Meridiano et ab Oriente; in te bcnedicLint Christian in saecula.
O divina ! o arnica ! o diilcissinia vox tua; etenim non fallaciter promisisti, Christc, te futarum esse nobiscum usque ad consummationem qiiam spei
deccvigne nouvelle, en ce jour où le Christ ressuscite et proclame sa royauté; louezle dans vos cantiques conime le Dieu qui est à jamais.
Lève tes yeux, ô Sion 1 regarde autour de toi et vois : brillants d'une splendeur divine et semblables à des lampes éclatantes, des fils te sont venus de l'Occident et de l'Aquilon, de la mer du Midi cl de l'Orient ; ils s'unissent dans ton sein pour bénir le Christ à jamais.
O voix divine 1 voix amie 1 voix pleine de tendresse ! C'est en toute vérité que tu as promis, ô Christ, de demeurer avec nous jusqu'à la consommation du monde ; nous, tes fidèles, appuyés sur l'ancre d'espérance , nous sommes dans la joie.
O Christ, grande Pâque, sainte Pàquc ! O Sagesse! ô Verbe ! ô Vertu de Dieu ! sois notre modèle ; fais-nous
saîculi : quam spei anchoram fidèles nos servantes, lœtamur.
O Pascha magnum et sanctissimum, Christe ! O Sapientia, et Ver'ium, Deique Virtus ! De juxia excmplar format!, teCLim simus participes in die nunquam dente regni tiii.
En ce jour que nous avons consacré à la gloire du divin tombeau, empruntons cette belle Hymne oue nous fournit le Propre des Offices de l'Ordre du Saint-Sépulcre.
DIC sepulcri gloriosi, 1 ARMANTE, o mon âme, avec
Laetamcns,miiacula; | V^ transport, les prodiges
participants de ton royaame, lorsque se lèvera le jour qui n'aura pas de couchant.
Le Samedi de Pâques,
du sépulcre glorieux , doù le Christ s'est élancé, comme autrefois du sein de sa chaste mère ; ainsi l'avait annoncé l'oracle fidèle des prophètes.
Il fut conçu dans les entrailles d'une vierge sans tache ; il fut enseveli sous un antre où nul corps n'avait encore été placé ; qu'il naisse enfant , qu'homme il s'élance, c'est toujours avec la même gloire.
Après l'espoir d'une longue attente, sa m^re l'enfante dans un corps mortel; avant l'espoir de son retour, le tombeau le restitue immortel ; sa mère l'enveloppa de langes ; dans le sépulcre il était couvert de linceuls.
Du sein de sa mère, il naît pour accomplir le salut; des flancs de la roche, il sort, le salut étant consommmé ; sa mère l'enfanta pour la croix ; la pierre le rendit pour la gloire.
Sanctuaire trois fois heureux, empourpré du sang d l'Agneau ce este, reçois le» adorations de la terre. >.'.e la mer et des cieux ; mais tu n'es plus un sépulcre, depuis qu'on a vu la vie sortir de toi.
Gloire et honneur à Dieu Très-Haut ; gloire unique
Quo velut matris pudicae Christus alvo prodiit : Ut prophetarum fidèles Paginas spoponderant.
In novo conceptus alvo Virginis puerperœ. In novo compostus antro Conquievit pumicis ; Gloriosus hoc et illa, Vir, puerque prodiit.
HsEC parit corpus caducum. Omnium spe serius ; ^'Eviternum reddit illud, Omnium spe citius ; Illa pannis involùtum, Linteis hoc conditum.
Ex siri" matris futuram Ad salutem nascitur; At saluic jam parata, Rjpis alvus reddiJit ; Ad crucem parens produxit. At silex ad gloriam.
Ergo te, cœlestis Agni Purpura^a sanguine Aula ter fel x, adorent
1 erra, pontes, aethera ;
Nec sepulcrum quis vocarit, Vita de quo nascitur.
Gloria et honor Dec Usquequaque Altissimo,
Le Samedi de Pâques.
Una Patri, Filioque, au Père, au Fils, à l'auguste j
Inclyto Paraclito, Paraclet ; puissance et lou- j
Cui laus est, et potestas ange dans les siècles éternels, s
Per immcnsa ssecula. Amen. Amen.
Enfin, ne terminons pas cette journée du Samedi avant d'avoir rendu à Marie nos hommages, en la félicitant sur la glorieuse Résurrection de son Fils. Offrons-lui cette Prose touchante tirée des anciens Missels des Eglises d'Allemagne.
ESURGENTI tuo nato
prostrato Régnât mortis princi•go pone luctum, Jesum ventris tui fructum
Redivivum suscipc.
Morte prolis cruciata, Corde dure sauciata
Passionis gladio: Voce jubilationis, Jam de resurrcctionis Jocundare gaudio.
Crucifixum, qui surrexit De sépulcre teque vexit
Sua in palatia, Nobis plaça, supplicamus, A peccatis ut surgamus Ad îEterna gaudia. A men.
A vous, votre filiô Mère, de fêter ressuscité, qui règne victorieux du prince de la mort. O Vierge, cessez voire deuil ; recevez Jésus fruit de vos entrailles ; il revit aujourd'hui.
I.a mort de ce fils vous fui cruelle ; le glaive de sa passion traversa votre cœur; livrez-vous à la joie de sa résurrection ; faites entendre un chant d'allégresse.
Il fut crucifie ; mais il s'est levé du tombeau ; il vous a introduite dans son palais ; apaisez-le en notre faveur ; de l'abîme de nos péchés faites-nous monter aux joies éternelles. Amen,
)LS avons vu nos néophytes clore hier leur Octave de la Résurrection. Ils avaient été mis avant nous en participation de l'admirable mystère du Dieu ressuscité ; avant nous ils devaient achever leur solennité. Ce jour est donc le huitième pour nous qui avons fait la Pâque au Dimanche, et qui ne l'avons pas anticipée au soir du Samedi. Il nous retrace toutes les joies et toutes les grandeurs de cet unique et solennel Dimanche qui a associé toute la chrétienté dans un même sentiment de triomphe. C'est le jour de la Lumière, qui efface pour jamais l'antique Sabbat ; désormais le premier jour de la semaine est le jour sacré ; c'est assez que deux fois le Fils de Dieu l'ait marqué du sceau de sa puissance. La Pâque est donc pour jamais fixée au Dimanche; et ainsi qu'il a été expliqué ci-dessus, dans la Mystique du Temps pascal^ tout Dimanche est désormais une Pâque.
4^0 Le Dimanche de Quasimodo.
Notre divin ressuscité a voulu que son Eglise comprît ainsi le mystère; car, ayant l'intention de se montrer une seconde fois à ses disciples rassemblés, il a attendu, pour le faire, le retour du Dimanche. Durant tous les jours précédents, il a laissé Thomas en proie à ses doutes; ce n'est qu'aujourd'hui qu'il a voitiu venir à son secours, se manifestant à cet Apôtre, en présence des autres, et l'obligeant à déposer son incrédulité devant la plus palpable évidence. Aujourd'hui donc le Dimanche reçoit de la part du Christ son dernier titre de gloire, en attendant que l'Esprit-Saint descende du ciel pour venir l'illuminer de ses feux, et faire de ce jour, déjà si favorisé, l'ère de la fondation de l'Eglise chrétienne.
L'apparition du Sauveur à la petite troupe des onze, et la victoire qu'il y remporta sur l'intidélité d'un disciple, est aujourd'hui l'objet spécial du culte de la sainte Eglise. Cette apparition, qui se lie à la précédente, est la septième; par elle, Jésus entre en possession complète de la foi de ces disciples. Sa dignité, sa patience, sa charité, dans cette scène, sont véritablement d'un Dieu. Là encore, nos pensées humaines sont renversées, à la vue de ce délai que Jésus accorde à l'incrédule, dont il semblerait devoir éclairer sans retard l'aveuglement malheureux, ou châtier l'insolence téméraire. Mais Jésus est la souveraine sagesse et la souveraine bonté; dans sa sagesse, il ménage, par cette lente confrontation du fait de sa Résurrection, un nouvel argument en faveur de la réalité de ce fait; dans sa bonté, il amène le
Le Dimanche de Quasimodo. 43 1
cœur du disciple incrédule à rétracter de lui-même son doute par une protestation sublime de regret, d'humilité et d'amour. Nous ne décrirons point ici cette scène si admirablement retracée dans le récit de TEvangile que la sainte Eglise va tout à l'heure mettre sous nos yeux. Nous nous attacherons, pour la doctrine de ce jour, à faire comprendre au lecteur la leçon pieuse que Jésus donne aujourd'hui à tous, en la personne de saint Thomas. C'est le grand enseignement du Dimanche de l'Octave de Pâques; il importe de ne le pas négliger ; car il nous révèle, plus que tout ainre, le véritable sens du christianisme; il nous éclaire sur la cause de nos impuissances, sur le remède de nos langueurs.
Jésus dit à Thomas : « l"u as cru, parce que tu as vu; heureux ceux qui n'ont pas vu et qui néanmoins ont cru ! » Paroles remplies d'une divine autorité, conseil salutaire donné non seulement à Thomas, mais à tous les hommes qui veulent entrer en rapport avec Dieu et sauver leurs âmes! Que voulait donc Jésus de son disciple ? Ne venait-il pas de l'entendre confesser la foi dont il était désormais pénétré ? Thomas, d'ailleurs, étaitil si coupable d'avoir désiré l'expérience personnelle, avant de donner son adhésion au plus étonnant des prodiges ? Etait-il tenu de s'en rapporter à Pierre et aux autres, au point d'avoir à craindre de manquer à son Maître, en ne déférant pas à leur témoignage? Ne faisait-il pas preuve de prudence en suspendant sa conviction, jusqu'à ce que d'autres arguments lui eussent révélé à lui4-^2 Le Dimanche de Quashnodo.
même que le fait était tel que ses frères le lui racontaient ? Oui, Thomas était un homme sage, un homme prudent, qui ne se confiait pas outre mesure; il était digne de servir de modèle à beaucoup de chrétiens qui jugent et raisonnent comme lui dans les choses de la foi. Cependant, combien est accablant, dans sa douceur si pénétrante, le reproche de Jésus! Il a daigné se prêter, avec une condescendance inexplicable, à l'insolente véritication que Thomas avait osé demander; maintenant que le disciple tremble devant le divin ressuscité, et qu'il s'écrie dans l'émotion la plus sincère: « Oh! vous êtes bien mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus ne lui fait pas grâce de la leçon qu'il avait méritée.
11 faut un châtiment à cette hardiesse, à cette incrédulité; et ce châtiment consistera à s'entendre dire : « Tu as cru, Thomas, parce que tu as vu. »
Mais Thomas était-il donc obligé de croire avant d'avoir vu ? — Et qui peut en douter ? Non seulement Thomas, mais tous les Apôtres étaient tenus de croire à la résurrection de leur Maître, avant même qu'il se fût montré à eux. N'avaient-ils pas vécu trois années dans sa compagnie ? Ne l'avaient-ils pas vu contirmer p;;r les plus divins prodiges sa qualité de Messie et de F'ils de Dieu ? Ne leur avait-il pas annoncé sa résurrection pour le troisième jour après sa mort ? Et quant aux humiliations et aux douleurs de sa Passion, ne leur avait-il pas dit, peu de temps auparavant, sur la route de Jérusalem, qu'il allait être saisi par les Juifs qui le hvreraient aux gentils; qu'il serait flagellé,
Le Dimanche de Quasimodo. 433
couvert de crachats et mis à mort ? (Luc.
Des cœurs droits et disposés à la foi n'auraient eu aucune peine à se rendre, dès le premier bruit de la disparition du corps. Jean ne fit qu'entrer dans le sépulcre, que voir les linceuls, et aussitôt il comprit tout et commença à croire. Mais l'homme est rarement aussi sincère ; il s'arrête sur le chemin, comme s'il voulait obliger Dieu à faire de nouvelles avances. Ces avances, Jésus daigna les faire. Il se montra à Madeleine et à ses compagnes qui n'étaient pas incrédules, mais seuTement distraites par l'exaltation d'un amour trop naturel. Au jugement des Apôtres, leur témoignage n'était que le langage de quelques femmes que l'imagination avait égarées. Il fallut que Jésus vînt en personne se montrer à ces hommes rebelles, à qui leur orgueil faisait perdre la mémoire de tout un passé qui eût suffi à lui seul pour les éclairer sur le présent. Nous disons leur orgueil : car la foi n'a pas d'autre obstacle que ce vice. Si l'homme était humble, il s'élèverait jusqu'à la foi qui transporte les montagnes.
Or Thomas a entendu Madeleine, et il a dédaigné son témoignage; il a entendu Pierre, et il a décliné son autorité; il a entendu ses autres frères et les discip.es d'Emmaûs, et rien de tout cela ne l'a dépris de sa raison personnelle. La parole d'autrui qui, lorsqu'elle est grave et desintéressée, produit la certitude "^dans un esprit sensé, n'a plus cette efficacité chez beaucoup de gens,, dès qu'elle a pour objet d'attester le
434 Le Dimanche de Quasimodo.
surnaturel. C'est là une profonde plaie de notre nature Icscc par le péché. Trop souvent nous voudrions, comme Thomas, avoir expérimenté nous-mêmes; et il n'en faut pas davantage pour nous priver de la plénitude de la lumière. Nous nous consolons comme Thomas parce que nous sommes toujours du nombre des disciples; car cet Apôtre n'avait pas rompu avec ses frères ; seulement il n'entrait pas en part de leur bonheur. Ce bonheur, dont il était témoin, ne réveillait en lui que l'idée de faiblesse; et il se savait un certain gré de ne le pas partager.
Tel est de nos jours encore le chrétien entaché de rationalisme. Il croit, mais c'est parce que sa raison lui fait comme une nécessité de croire; c'est de l'esprit et non du cœur qu'il croit. Sa foi est une conclusion scientiliquc, et non une aspiration vers Dieu et la vérité surnaturelle. Aussi cette foi, comme elle est froide et impuissante ! comme elle est restreinte et embarrassée ! comme elle craint de s'avancer, en croyant trop ! A la voir se contenter si aisément de vérités diminuées (Ps, xi), pesées dans la balance de la raison, au lieu de voler à pleines ailes comme la foi des saints, on dirait qu'elle est honteuse d'elle-même. Elle parle bas, elle craint de se compromettre; quand elle se monire, c'est sous le couvert d'idées humaines qui lui servent de passeport. Ce -n'est pas elle qui s'exposera à un atïront pour des miracles qu'elle ju^e inutiles, et qu'elle n'eût jamais conseille à Dieu d'opérer. Dans le passé comme dans le présent, le merveilleux i'cliVaie; n'a-t-elle pas
Le Dimanche de Quasimodo. 435
eu déjà assefz d'eftort à faire pour admettre celui dont l'acceptation lui est strictement nécessaire ? La vie des saints, leurs vertus héroïques, leurs sacrifices sublimes, tout cela l'inquiète. L'action du christianisme dans la société, dans la législation, lui semble léser les droits de ceux qui ne croient pas; elle entend réserver la liberté de l'erreur et la liberté du mal ; et elle ne s'aperçoit même pas que la marche du monde est entravée depuis que Jésus-Christ n'est plus Roi sur la terre.
Or c'est pour ceux dont la foi est si faible et si près du rationalisme, que Jésus ajoute aux paroles de reproche qu'il adressa à Thomas, cette sentence qui ne le regardait pas seul, mais qui avait en vue tous les hommes et tous les siècles: « Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont crul » Thomas pécha, pour n'avoir pas eu la disposition à croire. Nous nous exposons à pécher comme lui, si nous n'entretenons pas dans notre foi cette expansion qui la mêlerait à tout, et lui ferait faire ce progrès que Dieu récompense par des flots de lumière et de joie au cœur. Une fois entrés dans l'Eglise , le devoir pour nous est de considérer^désormais toute" chose au point de vue surnaturel ; et ne craignons pas que ce point de vue, réglé par les enseignements de l'autorité sacrée, nous entraîne trop loin. « Le juste vit de la foi » (Rom. i, 17); c'est sa nourriture continuelle. La vie naturelle est transformée en lui pour jamais, s'il demeure hdèle à son baptême. Croyonsnous donc que l'Eglise avait pris tant de soins dans rinstruction de ses néophytes,
4-^6 Le Dimanche de Qiiasimodo.
qu'elle les avait initiés par tant de rites qui ne respirent que les idées et les sentiments de la vie surnaturelle, pour 1 s abandonner sans remords dès le lendemain à l'action de ce dangereux système qui place la foi dans un } recoin de l'intelligence, du cœur et de la conduite, atin de laisser plus librement agir l'homme naturel? Non, il n'en est pas ainsi. | Reconnaissons donc notre erreur avec Tho- j mas; confessons avec lui que jusqu'ici nous I n'avons pas cru encore d'une foi assez parfaite. Comme lui, disons à Jésus: « Vous êtes mon Seigneur et mon Dieu ; et j'ai souvent pensé et agi comme si vous n'étiez pas en tout mon Seigneur et mon Dieu. Désormais je croirai sans avoir vu ; car je veux être du nombre de ceux que vous avez appelés heureux. »
Ce Dimanche, appelé vulgairement le Dimanche de Qiiasimodo^ porte dans la Liturgie le nom de Dimanche in albis, et plus explicitement in albis depositis, parce que c'était en ce jour que les néophytes paraissaient à l'Eglise sous les habits ordinaires. Au moyen âgé, on l'appelait laque close : sans doute pour exprimer qu'en ce jour lOctave de iPâques se terminait. La solennité de ce Dimanche est si grande dans l'Eglise, que ' non seulement iT est du rite Double, mais : Qu'il ne cède jamais la place à aucune fête, ; de quelque degré supérieur qu'elle soit. |
A Rome, la Station est dans la Basilique de ( Saint-Pancrace, sur la Voie Aurélia. Les ; anciens ne nous ont rien appris sur les mo- { tifs qui ont fait désigner cette Eglise pour la i
A la Messe.
réunion des fidèles en re jour. Peut-être l'âge du jeune martyr de quatorze ans auquei elle est dédiée Ta-t-il fait choisir de pre'.erence, par une sorte de rapport avec la jeunesse des néophytes qui sont encore aujourd'hui l'objet de la préoccupation maternelle de l'Eglise.
L'Introït rappelle les gracieuses paroles que saint Pierre adressait, dans TEpître d'hier, aux nouveaux baptisés. Ce sont de tendres enfants remplis de simplesse. et aspirant aux mamelles de la sainte Eglise le lait spirituel de la foi, qui les rendra forts et sincères.
COMME des enfants nouveau-nés, al'eljia : enfants spirituels, aspirez au lait pur et sincère. Alléluia, alléluia, alléluia.
Fs. Célébrez dans la joie le Dieu notre protecteur : louez avec allégresse le Dieu de Jacob. Gloire au Père. Comme des enfants.
QUASI moao geniti infantes, alléluia : rationabile, sine dolo lac concupiscite. Alléluia, aile uia. alléluia.
Ps. Exsuliate Deo adj ;tori nostro : jubilate Deo Jacob. Gloria Patri. Qaasi n-iodo.
En ce dernier jour d'une si grande Octave, l'Eglise fait, dans la Collecte, ses adieux aux pompes solennelles qui viennent de s'écouler, et demande à 'Dieu que leur divin objet demeure empreint dans* la vie et la conduite de ses enfants.
rAITES . s'il vous plaît
ô Dieu tout-puissant
ESTA, qurpsumus omnipoicns Deus :
4? 5 Le Dimanche de Quasimodo.
ut qui paschalia festa peregimus : hœc te largiente, nioribus et vita teneainus. Per Dominum nostriim Jcsum Christum. Amen.
3u'ayant achevé la célébration es fêtes pascales, nous en retenions l'esprit dans nos habitudes et dans notre vie. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
Lectio EpistoL'c beati Johannis Apostoli. I Cap. V. >'"> HARi ssiMi , Omne V^ quod natum est c.k Deo, vincit mundum : et hnec est victoria, qux vincit mundum , fidcs nostra. Quis est , qui vincit mundum, nisi qui crédit quoniam Jésus est Filius Dei ? Hic est qui venit per aqunm et sanguinem, Jésus Christus : non in aqua solum, sed in aqua et sanguine. Et Spiritus' est, qui testificatur, quoniam Christus est Veritas. Quoniam très sunt , qui testimonium dant in cœlo : Pater, Verbum et Spiritus Sanctus : et hi très unum sunt. Et très sunt, qui testimonium dant in terra : Spiritus, et aqua, et sanguis:ot hi très unum sunt Si testimonium hominum accipimus, testimonium Dei majus est: quoniam hoc est testimonium Dei quod majus est, quoniam testificatus
Lecture de l'Epître du bienheureux Jean, Apôtre, I Chap. V,
MES bien-aimés , quiconque est né de Dieu est victorieux du monde ; et la victoire qui soumet le monde, c'est notre foi. Quel est celui qui triomphe du monde , sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C'est ce même Jésus-Christ qui est venu avec l'eau et !c sang ; non seulement avec l'eau, mais avec l'eau et avec le sang. Et c'est l'Esprit qui rend témoignage que le Christ est la vérité. Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe et le Saint-Esprit ; et ces trois sont une même chose. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre : l'Esprit, l'eau et le sang ; et ces trois sont une même chose. Si nous recevons le témoignage des hommes, celui de Dieu est plus grand. Or ce grand témoign.'ige de Dieu, c'est celui qu'il a rendu au sujet de son Fils. Celui qui croit
A la Messe.
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au Fils de Dieu, a en soi le témoignage de Dieu.
est de Filio suc. Qui crédit in Filium Dei, habet testimonium Dei in se.
L'Apôtre saint Jean célèbre en ce passage le mérite et les avantages de la foi ; il nous la présente comme une victoire qui met le monde sous nos pieds, le monde qui nous entoure, et le monde qui est au dedans de nous. La raison qui a porté l'Eglise à faire choix pour aujourd'hui de ce texte de saint Jean se devine aisément, quand on voit le Christ lui-même recommander la foi dans l'Evangile de ce Dimanche. c( Croire en JésusChrist, nous dit l'Apotre , c'est vaincre le monde » ; celui-là n'a donc pas la foi véritable qui soumet sa foi au joug du monde. Croyons d'un cœur sincère, heureux de nous sentir enfants en présence delà vérité divine, toujours disposés à accueillir avec empressement le témoignage de Dieu. Ce divin témoignage retentira en nous, selon qu'il nous trouvera désireux de l'entendre toujours davantage. Jean, à la vue des linceuls qui avaient enveloppé le corps de son Maître, se recueillit et il crut; Thomas avait de plus que Jean l'attestation des Apôtres qui avaient vu Jésus ressuscité, et il ne croyait pas. Il n'avait pas soumis le monde à sa'raison, parce que la foi n'était pas en lui.
Les deux Versets alléluiatiques sont formés de passages du saint Evangile qui ont rapport à la "Résurrection. Le second retrace la grande scène qui eut lieu aujourd'hui même dans le Cénacle.
440 Le Dimanche de Quasimodo.
A LLELUlA, allcluia.
f In dieresurrectionis meœ , dicit Dominus , prœcedam vos in Galilaîam.
Alléluia.
j^. Post dies oclo , januis clausis, stetit Jésus in mcdio discipulorum suorum, et dixit : Pax vobis. Allcluia.
A LLELUlA, alléluia.
f. Au jour de ma résur rection, dit le Seigneur, je vous précéderai en Galilée. -
Alléluia.
j^. Huit jours après , les portes étant fermées, Jésus parut au milieu de ses disciples, et il leur dit : La paix soit avec vous ! Allcluia.
Sequentia sancti Evangelii secundum Johannem. Cap. xx.
IN illo lempoie : Quum sero esset die illo, una sabbatorum , et fores essent clausas, ubi erant discipuli congregati propter metum Judœorum : venit Jésus, et stetit in medio, et dixit eis : Pax vobis. Et cum hoc dixisset, ostendit eis manus et latus. Gavisi sunt ergo d scipuli viso Domino. Dixit ergo eis iterum : Pax vobis. Sicut misit me Pater, et ego mitto vos. Ha-c cum dixisset, insurtiavit, et dixit eis : Accipite Spiritum Sanctum ; quorum remiseritis peccata, rcmittuntur eis : et qu')rum retinucritis, retenta sunt. Thomas autem unus ex duodecim, qui dicitur DidyLa suite du saint Evangile selon saint Jean, Chap.
I^N ce temps-là, sur le soir, t, le jour d'après le sabbat, les portes du lieu où les disciples étaient rassemblés étant fermées, de peur des Juifs, Jésus vint, et debout au milieu d'eux, il leur dit : La paix soit avec vous 1 Et ayant dit ces mot;--, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie de voir le Seigneur. Il leur dit de nouveau : La paix soit avec vous 1 Comme mon Père m'a envoyé, je vous envoie. Cela dit, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le SaintEsprit. Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. Or Thomas appelé Didyme , l'un des
douze, n'était pas avec e.ix lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt là où étaient les clous , et ma main dans son côté , je ne croirai point. Huit jours après , les disciples étant encore dans le même lieu. et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes fermées , et debout au milieu deux, il leur dit : La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Mets ici ton doigt, et vois mes mains; approche ta main et mets-la dans mon côté, et ne sois plus incrédule , mais fidèle. Thon.as répondant lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu , Thomas , tu as cru ; heureux ceux qui n ont pas vu et qui ont cru. Jésus fit encore devant ses disciples beaucoup d'autres miracles qui ne sont point écrits en ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits , afin que vous croviez que Jésus est le Fils de Dieu, et qa'en le croyant vous ayez la vie en son nom.
mus. non erat cum eis quando venit Jésus. Dixcrunt ergo ei alii discipali : Vidimus Dominam. Ille autem dixit eis : Nisi videro in manibus ejus fixuram clavorum. et mittam digitum meum in locum clavorum, et mittam manum meam in latus ejus, non credam. Et post dies octo, iterum erant discipuli ejus inlus : et Thomas cum eis. \'enit Jésus januis clausis. et stetit in medio. et dixit : Pax vobis. Deinde dicil Thoraie : Infer digitum tuum hue, et vide manus meas, et atfer manum tuara, et mitte in latus meum : et noli esse incredulus. sed fidel s. Re>pondit Thomas, et dixit ei : Dominus meus, et Deus m.eus ! Dixit ei Jésus : Quia vidisti me, Thoma, credidisti : beati qj! non viderunt et crc^diderunt. Multa quidem et alia signa fecit Jésus in conspectu discipulorum suorum , qaas non sunt scripta in libro hoc. Haec autem scripta sunt. ut credatis, quia Jésus est Christus Filius Dei : et ut credentes, vitam habeatis in nomine ejus.
Nous avons insisté suffisamment sur l'incré44^ Le Dimanche de Quasimodo.
dulité de saint Thomas; il est temps maintenant de glorifier la foi de cet Apôtre. Son infidélité nous a aidés à sonder notre peu de foi; que son retour nous éclaire sur ce que nous avons à faire pour devenir de vrais j croyants. Thomas a contraint le Sauveur, j qui compte sur lui pour en faire une des j colonnes de son Eglise, à descendre avec lui ' jusqu'à la familiarité; mais à peine a-t-il ; mtroduit son doigt téméraire dans les plaies \ de son Maître que, tout aussitôt, il se sent ! subjugué. Le besoin de réparer, par un acte \ solennel de foi, l'imprudence qu'il a commise \ en se croyant sage et prudent, se fait sentir \ à lui : il jette un cri, et ce cri est la protestation « de foi la plus ardente qu'un homme puisse j faire entendre : « Mon Seigneur et mon \ Dieu ! » Remarquez qu'il ne dit pas seule- ! ment ici que Jésus est son Seigneur, son \ Maître; qu'il est bien le même Jésus dont il ■ a été le disciple; ce ne serait pas encore la ; foi. Il n'y a plus foi, quand on palpe l'objet. Thomas aurait eu la foi de la Résurrection, s'il avait cru sur le témoignage de ses frères ; maintenant, il ne croit plus simplement, il voit, il a l'expérience. Quel est donc le témoignage de sa foi? C'est qu'il atteste en ce mo- ; ment que son Maître est Dieu. Il ne voit que [ l'himianité de Jésus, et il proclame tout d'un \ coup la divinité de ce Maître. D'un seul bond, | son âme loyale et repentante s'est élancée jusqu'à l'intelligence des grandeurs de Jésus: « Vous êtes mon Dieu ! » lui dit-il. O Thomas, d'abord incrédule, la sainte Eglise révère votre foi et elle la propose pour modèle à ses enfants au jour de votre fête. La
A la Messe.
confession que vous avez faite aujourd'hui vient se placer d'elle-même à côté de celle que fit Pierre, lorsqu'il dit à Jésus : « Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant! » Par cette profession que ni la chair, ni le sang n'avaient inspirée, Pierre mérita d'être choisi pour être le fondement de l'Eglise ; la vôtre a fait plus que réparer votre faute; elle vous rendit pour un moment supérieur à vos frères, que la joie de revoir leur Maître transportait, mais sur lesquels la gloire visible de son humanité avait fait jusqu'alors plus d'impression que le caractère invisible de sa divinité.
L'Offertoire est formé d'un passage historique de l'Evangile sur la résurrection du Sauveur.
s Domini desî^ cendit dixit miilieribus : Quem quasritis , surrexit sicut dixit. Alléluia.
• 'Ange du Seigneur descendit du ciel, et il dit aux femmes : Celui que vous cherchez est ressuscité , ainsi qu'il l'avait dit. Alléluia.
Dans la Secrète, la sainte Eglise exprime l'enthousiasme dont le mystère de la Pàque est en elle la source; et' elle demande que cette joie se transforme en celle que doit nous apporter la Pâque de l'éternité.
DAIGNEZ recevoir , Seigneur , les dons que votre Eglise vous offre dans sa joie ; et jiuisque vous lui avez donne le sujet d'une si vive allégresse, accordezSUSCIPE munera. Domine quxsumus, exsuitantis Ecclesije : et cui causara tanti gaudii praestitisti, perpetuœ fructum concède laetitise. Per Do444 ^e Dimanche de Quasimod<
miniim nostrum Jesum lui le fruit de l'éternelle féChristum. Amen. licite. Par Jesas-Christ notre
Seigneur. Ainen.
Rn distribuant aux néophytes et au reste du peuple hdùle Talimenldivin, l'Eglise rappelle, dans l'Antienne de la Communion, les paroles de Jésus à Thomas. Cet Apôtre pénétra de son doigt les membres sacrés du Sauveur : Jésus, d'ans la divine Eucharistie, se révèle à nous d'une manière plus intime encore; mais pour profiter de la condescendance d'un Maître si rempli de bonté, il nous faut avoir cette foi vi\e et courageuse qu'il recommanda à son Apôtre.
Ml iTt: manum tuam et cognosce loca cUivorum, alléluia, et noii e«se incredulus, sed fidelis. Alléluia, alléluia.
PORTE ICI ta main, et reconnais la place des clous , alléluia ; et ne sois plus incrédule, mais fidèle. Alléluia, alléluia.
L'Eglise conclut les prières du Sacrifice en demandant que le divin mystère institué pour soutenir notre faiblesse soit, dans le présent et dans l'avenir, le moyen elhcace de notre persévérance.
OU.iESUMUS Domine x tous vous supplions , SeiDcus noster : ut sa- IN gneur notre Dieu, que ces saints et Siur s Mystères dont vous avez fait le rempart de notre régénération, soient pour nous le remède présent et celui de l'avenir. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
.U.^SUMUS Domine Dcus noster : ut sacrosancta mysteria , quae pro reparationis noslrse munimine contulisti , et prœsens nobis remedium esse facias et futurum. Fer Dominum nostrum Jesum Chribtum. Amen.
A Vêpres.
Dans les années où la fête de l'Annonciation de la Sainte Vierge est renvoyée au Lundi qui suit le Dimanche de Qjjasimodo, on chante aujourd'hui les premières Vêpres de cette grande solennité, et l'on fait seulement la commémoration du Dimanche, à la fin de l'Office. Dans les autres années, les Vêpres sont celles du Temps pascal, que Ton trouvera ci-dessus, page 128.
ANTIENNE DE Magnificat.
Ant.
,. ' UlT jours après, ^ 1 le Seigneur entra, les portes fermées, et leur dit : La paix soit avec vous ! Alléluia . alléluia.
».,.„ poSTdiesocto, ' " ' i januis clausis ingressus Hominus, dixit eis : Pax vobis. Alléluia, alléluia.
1 vous plaît , ( tout - puissant
[;aites,
i' Dieu
qu'ayant achevé la célébration des fêtes pascales, nous en retenions l'esprit dans nos habitudes et dans noire vie. Par Jésus-Christ notre Sei^rneur. Amen.
omnipotens' Deus
quaesumus
schalia festa peut qui
regimus : hœc te
giente, moribus et
larvita teneamus. Per Dominum nostrum Jesum Christum. Amen.
Nous terminons la journée par cette belle prière dans laquelle l'Eglise gothique d'Espagne célèbre le mystère du huitième jour, octave de Pâques.
|.JILS engendre du Père qui » n'est engendré de perNGENiTi Genitoris genite Fili, qui in ec
446 Le Dimanche de Quasimodo.
nobis diei hujus octavi rénovas cultum, in quo te discipulorum aspectibus hodie pra?biiisti palpandum. Nam licet hic dies sit prior pras caelcris conditus, octavus posl scptem efficitur rcvoliitus. Quo ipsc siciit admirabiliter e scpiilcro surrexisti a mortuis, ita ad discipulos inœstimabiliter intrasti januis ohscratis. Initium videlicet Paschœ ac finem exornans congruis sacramentis, cum et resiirrectio tua custodibus terrorem incuteret, et manifestatio discipulorum corda dubia confortnrct. Quassumus ergo, ut nos his sacramentis imbutos fides qua te credimus post istud sœculum tibi reprcescntet illa-sos. Nullum nobis de te scrupulum dubitationis errorisque, aut otium pariât, aut quctsitio incauta cnutriat. Serva in nominc tuo quos rcdemisti sanguine pretioso. Contemplandum te nostris scnsibus prœbc nostrumque cor dignatus ingredere. Esto semper in medio nostri, qui hodie pacem nuntians discipulorum in medio adstitisti. Quique in cis insuflîasti Spiritum vita, nobis largire
sonne, vous renouvelez aujourd'hui le culte de ce huitième jour, dans lequel vous vous offrîtes aux regards et à l'attouchement de vos disciples. Ce jour du Dimanche, bien qu'il ait précédé les autres, devient le huitiènie après que les sept premiers sont écoulés. En ce jour vous vous levâtes du sépulcre," vous vous séparâtes des morts; en ce jour aussi vous entrez, les portes fermées, et vous accordez aux disciples votre chère visite. C'est ainsi que vous marquez, chacun par son mystère, le commencement et la fin de la Pàque ; votre résurrection épouvanteles gardiens de votre tombeau, et votre apparition vient confirmer les cœurs chancelants des disciples. Quant à nous qui possédons la science de tous ces mystères, daignez faire que la foi par laquelle nous croyons, nous préserve du mal pour le jour où, après cette vie, nous paraîtrons devant vous. Que cette foi ne connaisse ni le doute qu'engendre la paresse de l'esprit, ni l'erreur que mène à sa suite une téméraire curiosité. Gardez en votre nom ceux que vous avez rachetés de votre précieux sang. Laissez-vous contempler à notre âme; daignez pénétrer aussi dans notre cœur. Soyez toujours
Le Dimanche de Qiiasimodo. 44j
au milieu de nous, vous qui, I ejusdem Spiritus consoétant au milieu de vos dis- | lationem. ciples. leur avez aujourd'hui annoncé la paix. Vous avez soufflé sur eux l'Esprit de vie, répandez aussi sur nous la consolation du même Esprit.
Enfin nous inviterons encore le pieux et mélodieux Adam de Saint-Victor à nous
Êrêter une de ses belles Séquences que nos glises du moyen âge aimaient tant, et dans lesquelles ce prince'des poètes de la Liturgie a chanté avec tant d'abondance, et souvent avec tant de bonheur, le triomphe du Rédempteur sur la mort.
LE renouvellement du monde a amené des joies nouvelles ; le Seigneur ressuscite, et tout ressuscite avec lui ; dociles à la voix de leur auteur, les éléments montrent par leur obéissance l'étendue de son pouvoir.
Le feu est devenu plus volatil, l'air a augmenté de transparence ; l'eau coule plus limpide, et la terre se tient plus ferme sur ses bases. La loi selon laquelle les corps légers s'élèvent, et les corps pesants tendent vers leur centre, est de nouveau déclarée ; tout participe à la rénovation.
Le ciel est plus serein, la mer est plus tranquille, l'haleine du zéphyr plus douce. Notre vallée s'est couverte de
Nov
renovatio
î parit gaudia
Resurgenti Domino Conresurgunt omnia Klementa serviunt. Et auctoris sentiunt Quanta sit potenlia.
Ignis volât mobilis. Et aer volubilis : Fluit aqua labilis. Terra manet stabilis : Alta petunt levia, Centrum tenent gravie Renovantur omnia.
Cœlum fit serenius. Et mare tranquillius ; Spirat aura levius, Vallis nosîra floruit.
44^ Le Dimanche de Quasimodo.
Revirescunt arida, Recalcscunt frigida, Postquam ver intepuil.
Gelu mortis solvitur, Princeps mundi tollitur, Et ejus deslruitur In nobis imperium ; Dum tenere voluit In quo niliil habuit, Jus amisit proprium.
Vita mortem supcrat ; Homo jam récupérât Quod prias amiserat, Paradisi gaudium : Viam prasbot facilem, Chcriibim versatilem Amovendo gladium.
Christus cœlos reserat, Et captives libérât, Quosculpa ligaverat Sub mortis interitii. Pro tanta victoria Patri, Proli gioria Sit cum Sancto Spiritu.
Amen.
fleurs ; la terre aride a retrouvé sa verdure ; le souille du printemps a réchaufl'é sa surface engourdie.
Les glaces de la mort se sont fondues; le prince du monde est renversé ; son empire sur nous est anéanti. En voulant retenir dans ses liens celui sur lequel ses droits étaient nuls, il a vu s'évanouir son pouvoir.
La vie a vaincu la mort ; l'homme recouvre les joies du Paradis qu'il avait perdues ; le Chérubin abaisse le glaive qu'il brandissait, et livre un passage facile.
Le Christ ouvre les cieux; il délivre les captifs que le péché avait enchaînés sous les lois de la mort. Pour une si belle victoire, honneur au Pcre, honneur au Fils, honneur à l'Esprit-Saint 1
Amen.
,^^?hÂ^0^
L arrive assez fréquemment que le ving-cinq mars tombe dans la quinzaine de Pâques; et alors la fête de l'Annonciation de la sainte Vierge, qui se rattache à ce même jour, n'étant pas en rapport ni avec les mystères douloureux de la Semaine sainte, ni avec les splendeurs de la Résurrection, est renvoyée au Lundi qui suit le dimanche de Quasimodo. Nous croyons devoir, pour la commodité des fidèles, reproduire ici les Vêpres et la Messe de cette grande solennité qui se présente, dans ces années, dès le lendemain du jour auquel se termine notre volume. Nous laissons dans le tome du Carême toute la doctrine que nous avons exposée sur le mystère de l'Annonciation, nous bornant à donner ici la glose courante dont nous accompagnons ordinairement le texte liturgique.
45 o L'Annonciation de la Sainte Vierge.
L'Office des premières Vêpres est toujours comme l'ouverture de la fête ; et l'Eglise aujourd'hui emprunte la matière de ses chants au récit de l'Evangile qui nous a transmis le sublime dialogue de l'Ange et de la Vierge. Les Psaumes sont'ccux que la tradition chrétienne a consacrés à la célébration des grandeurs de Marie, et dont nous avons ailleurs expliqué l'intention.
Vnt 1 '•'^NGE Gabriel ■' ■ *-' fut envoyé à la Vierge Marie, qui était l'épouse de Joseph. Alléluia.
Ani
Gabriel Angélus ad Mariam Virginem desponsatam Joseph. Alléluia.
. ixiT Dominus Domi no mco : * Sede dextris meis.
Doncc ponani inimicos tuos * scabcUum pedum tuorum.
Virgam virtutis tuac emittet Dominus ex Sien : * dominare in medio inimicorum tuorum.
Tecum principium in die virtutis luœ, in splcndoribus Sancloriim * ex utero antc lucil'erum genui te.
"^ELUI qui est le Seigneur dit à son Fils mon Seigneur ; Asseyez-vous à ma droite, et régnai avec moi ;
Jusqu'à ce que, au jour ih votre dernier Avènements je fasse de vos ennemis l'escabeau de vos pieds.
O Christ! le Seigneur, votre Père, fera sortir de Sioa le sceptre de votre force : c'est de là que vous partirez pour dominer au milieu de vos ennemis.
La principauté éclatera en vous, au jour de votre force, au milieu des splendeurs des Saints; car le Père vous a dit : Je vous ai engendre de mon sein avant l'aurore.
Aux Premières Vêpres.
Le Seigneur l'a juré, et sa parole est sans repentir ; (7 a dit en vous parlant : DieuHomme, vous êtes le Prêtre à jamais selon l'ordre de Melchisédech.
0 Père ! le Seigneur votre
Fils est Jonc à votre droite : c'est lui qui, au jour de sa colère, viendra briser les rois.
Il jugera aussi les nations : il consommera la ruine du monde, et brisera contre terre la tête de plusieurs.
Maintenant il vient dans l'humilité: il s'abaisse pour boire l'eau du torrent des afflictions ; mais c'est pour cela même qu'un jour il élè.vera la tête.
Ant. L'Ange Gabriel fut envoyé à la Vierge Marie. qui était l'épouse de Joseph. Alléluia.
Ant.
E vous salue , Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vou« ; vous êtes bénie entre les femmes. Alléluia.
Juravit Dominus, et non pœnitebit eum : * lu es Sacerdos in asternum secundum ordinem Melchisédech.
Dominus a dextris tuis : * confregit in die iras suœ recjes.
Judicabit in nationibus, implebit ruinas ; * conquassabit capita in terra multorum.
De torrente in via bibet : * propterea exaltabit caput.
Ant. Missus est Gabriel Angelu< ad Mariam Virginem desponsatam Joseph. Alléluia,
' ■ ' r\ gratia plena, Dominus tecum : benedicta tu in mulieribus.
Alléluia.
SERVITEURS du Seigneur, faites entendre ses louanges : célébrez le Nom du Seigneur.
Que le Nom du Seigneur soit béni, aujourd hai et jusque dans l'éternité.
i AUDATE. pueri, Domi'- num . * 'audate Nomen Domini.
Sit Nomen Domini benedictum : * ex hoc nunc et usq^e in sœculum.
452 L'Annonciation de la Sainte Vierge.
A solis ortu usque ad occasum : * laudabile Nomen Domini,
Excelsus super omnes gentes Dominus: * et super cœlos gloria ejus.
Quis sicut Dominus Deus noster, qui in altis habitat : * et humilia respicit in cœlo et in terra ?
Suscitans a terra inopem : * et de stcrcore erigens pauperem.
Ut collocet eum cum principibus : * cum principibuspopuli sui.
Qui habitare facit stcrilcni in domo : *matrem filiorum lartantcm.
Ant. Ave, Maria, gratia plena, Dominus tecum : benedicta tu in mulieribus. AUcluia.
Ant. N
E timeas, Maria ; invenisti gratiam apud Dominum • ecce concipies, et paries filium. AUcluia.
De l'aurore au couchant, le Nom du Seigneur doit être à jamais célébré.
Le Seigneur est élevé audessus de toutes les nations; sa gloire est par delà les cieux.
Qui est semblable au Seigneur notre Dieu, dont la demeure est dans les cieux ? C'est de là que, non content d'abaisser ses regards sur les choses les plus humbles, dans le ciel et sur la terre, il a daigné descendre jusqu'à nous.
Il soulève de la terre l'indigent, élève le pauvre de dessus le fumier, où il languissait.
Pour le placer avec les Princes, avec les Princes mêmes de son peuple.
C'est lui qui fait habiter, pleine de joie, dans sa maison, colle qui auparavant fut stérile, et qui maintenant est mère de nombreux enfants.
Ant. Je vous salue, Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes. Alléluia.
Ant K] k craignez point, ■ i ' Mnne ;car vous avez trouvé grâce devant le Seigneur ; voici que vous concevrez et enfanterez un (ils. Alléluia.
Aux Premières Vêpres.
] E me suis réjoui quand on -i m'a dit : Nous irons vers Marie, la maison du Seigneur.
Nos pieds se sont fixés dans tes parvis, ô Jérusalem ! nos cœurs dans votre amour, 6 Marie !
Marie, semblable à Jérusalem,est bâtie comme une cité : tous ceux qui habitent dans son amour, sont unis et liés «nsemble.
C'est en elle que se sont donné rendez-vous les tribus du Seigneur, selon l'ordre qu'il en a donné à Israël. pour y louer le Nom du Seigneur.
Là sont dressés les sièges de la justice, les trônes de la maison de David ;et Marie est la fille des rois.
Demandez à Dieu, par Marie, la paix pour Jérusalem : que tous les biens soient pour ceux qui t'aiment, o Eglise !
Voix de Marie : Que la paix règne sur tes remparts, o nouvelle Sion ! et l'abondance dans tes forteresses.
Moi, la fille d'Israël, je prononce sur toi des paroles de paix, à cause de mes frères, et de mes amis qui sont au milieu de toi.
Parce que tu es la maison du Seigneur notre Dieu, j'ai appelé sur toi tous les bien?.
i .«TATUS sum in his 1^ quje dicta sunt mihi . *
In domum Domini ibimus.
Stantes erant pedes
nostri : * in atriis tuis,
Jérusalem.
Jérusalem quae aedificatur ut civitas : * cujus participatio ejus iiridipsum.
lUuc enim ascenderunt tribus, tribus Domini : ' testimonium Israël ad confitendum Nomini Domini.
Quia illic sederunt sedes in judicio : * sedes super domum David.
Rogate quœ ad pacem sunt Jérusalem : * et abundantia diligentibus te.
Fiat pax in virtute tua : * et abundantia in turribus tuis.
Propter fratres meos et proximos meos : * loquebar pacem de te.
Propter domum Domini l)ei nostri ; * quaesivi bona tibi.
454' L'Annonciation de la Sainte Vierge.
Ant. Ne timeas, Maria ; invenisti gratiam :ipud Dominum : ecce concipies, et paries filiutn. Alléluia.
Ant.
minus sedem David patris ejus, et regnabit in aeternum. Alléluia.
Ant. Ne craignez point. Marie ; car vous avez trouvé grâce devant le Seigneur; voici que vous concevrez et enfanterez un fils. Alléluia.
Ant 1 ^ Seigneur lui ■ L donnera le trône de David son père ; et il régnera éternellement. Alléluia.
isi Dominus œdificaverit domum : * in vanum laboraverunt qui œdificant eam.
Nisi Dominus custodierit civitatem : * frustra vigilat qui custodit eam.
Vanum est vobis ante lucem surgere : * surgite postQuam sedcritis, qui manaucatis panem doloris.
Cum dederit dilectis suis somnum : * ecce hœreditas Domini, filii, merccs, fructus ventris.
Sicut sagittre in manu potentis : * ila filii cxcussorum.
Beatus vir, qui implevit desiderium suum ex ipsis : * non confundetur cum loquetur inimicis suis in porta.
I le Seigneur ne bâtit la
■-"^ maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent.
Si le Seigneur ne garde la cité, inutilement veilleront ses gardiens.
En vain vous vous lèverez avant le jour : levez-vous après le repos, vous qui mangez le .pain de la douleur.
Le Seigneur aura donné un sommeil tranquille à ceux qu'il aime : des fils, voilà
1 héritage que leur destine ; entrailles, voilà pense.
Comme des flèches dans une main puissante , ainsi seront les fils de ceux que l'on opprime.
Heureux l'homme qui en a rempli son désir ! il ne sera pas confondu, quand il parlera à ses ennemis aux portas de la ville.
le Soigneur le fruit des i leur récomAux Preynières Vêpres.
Ant. Le Seigneur lui donnera le trône de David son père ; et il régnera éternellement. AUeluiji.
. \' oici la servante
^^'^- V du Seigneur ;
qu'il me soit fait selon votre
parole. Alléluia.
Ant. DabiteiDominus sedem David patris eius, et regnabit in œtcrnum. Alléluia.
CCE ancilla
mihi secundum verbum tuum. Alléluia.
ARIE. vraie Jérusalem, chantez le Seigneur : Marie, sainte Sion, chantez votre Dieu.
C'est lui qui fortifie contre le péché les serrures de vos portes ; il bénit les fils nés en votre sein.
Il a placé la pai.'î sur vos frontières ; il vous nourrit de la fleur de froment. Jésus, le Pain de vie.
Il envoie par vous son Verbe à la terre ; sa parole parcourt le monde avec rapi'dité.
Il donne la neige comme des flocons de laine : il répand les frimas comme la poussière.
Il envoie le cristal de la glace semblable à un pain léger : qui pourrait résister devant le froid que son souffle répand ?
Mais bientôt il envoie son Verbe en Marie, et cette f;Iace si dure se fond à sa chaleur : l'Esprit de Dieu souffle, et les eaux reprennent leur cours.
] AUDA Jérusalem Do>~ minum: ' lauda Deum tuum Sion.
Quoniam confortavit seras portarum tuarum : * benedixit filiis tuis in te.
Qui posuit fines tuos pacem : * et adipe frumenti satiat te.
Qui emittit eloquium suum terr£e : * velociter currit sermo ejus.
Qui dat nivem sicut lanam : * nebulam sicut. cinerem spargit.
Mittitcrystallum suam sicut buccellas : * ante faciem frigoris ejus quis sustinebit ?
Emittet Verbum suum, et liquefaciet ea : * Habit Spiritus ejus, et fluent aquas.
4^0 L'Annonciation de la Sainte Vierf^e.
Qui annuntiat Vcrbum suum Jacob : * justitias, et judicia sua Israël.
Non fecit laliter omiii nationi : * et judicia sua non manifestavit ois.
Ant. Ecce ancilla Domini : fiât mihi secundum vcrbum tuum. Alléluia.
Il a donné son Verbe à Jacob, sa loi et ses jugements à Israël.
Jusqu'aux jours où nous sommes, il n'avait point traité de la sorte toutes les nations, et ne leur avait pas manifesté ses décrets.
Ant. Voici la servante du Seigneur ; qu'il me .soit fait selon votre parole Alléluia.
ECCE Virgo concipiet et pariet filium, et vocabitur noracn ejus Emmanuel. Butyrum et mel comedet, ut sciât rcprobaremalum, etcligerc bonum.
oici qu'une Vierge concevra, et elle enfantera un fils qui sera appelé Emmanuel. Il mangera le laitage et le miel, avant d'arriver à l'âge où l'enfant sait rejeter le mal et choisir le bien.
AVE maris Stella, Dei Mater aima, Atq^ue semper Virgo, Félix cœli porta.
Sumens iilud Ave Gabrielis ore, Funda nos in pace, Mutans Evœ nomen.
Solve vincla reis, Profer lumen cœcis, Mala nostra pelle, Bona cuncta posce.
Monstra te esse Matrem,
C ALUT, astre des mers,
^ ' Mère de Dieu féconde, Salut, ô toujours Vierge, Porte heureuse du ciel 1
Vous qui de Gabriel Avez reçu VAve, Fondez-nous dans la paix, Changeant le nom d'Eva.
Délivrez les captifs, Eclairez les aveugles ; Chassez loin tous nos maux, Demandez tous les biens.
Montrez en vous la Mère ; Vous-même offrez nos vœux
Aux Premières Vêpres.
Au Dieu qu4, né pour nous. Voulut naître de vous.
O Vierge incomparable, Vierge douce entre toutes ! Affranchis du péché, Rendez-nous doux et chastes.
Donnez vie innocente. Et sûr pèlerinage, Pour qu'un jour soit Jésus Notre liesse à tous.
Louange à Dieu le Père, Gloire au Christ souverain : Louange au Saint-Esprit ; Aux trois un seul hommage. Amen.
f. Salut, Marie, pleine de grâce. Alléluia.
fil. Le Seigneur est avec vous. Alléluia.
Sumat per te preces Qui, pro nobis natus, Tulit esse tuus.
Virgo singularis, Inter omnes mitis. Nos culpis solutos Mites fac et castos.
Vitam praesta puram, Iter para tutum. Ut videntes Jesum, Semper collœtemur.
Sit laus Deo Patri, Summo Christo decus, Spiritui Sancto, Tribus honor unus. Amen.
f. Ave, Maria, gratia plena. Alléluia.
^. Dominus tecum. Alléluia.
ANTIENNE DE Magnijîcat.
C PIRITLS Sanctus in te
V-' descendet. Maria, et virtus Altissimi obumbrabit tibi. Alléluia.
qui avez voulu
ODiEU que votre Verbe prit chair, à la parole de l'Ange, au sein de la bienheureuse Vierge Marie ; accordez à la prière de vos serviteurs
DEUS, qui de beatae Mariae Virginis utero Verbum tuum, Angelo nuntiante. carnem suscipere voluisti : praesta supplicibus tuis. ut qui
458 L'Annonciation de la Sainte Vierge.
vere eam Genitricem Dei credimus, ejiis apud te intercessionibus adjuvcmur. Per eiirridem I)oniinuin nostriim Jesum Christuni. Amen.
que nous, qui la croyons véritablement Mère de Dieu, nous soyons secourus auprès de vous par son intercession. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
On fait ensuite commémoration du Dimanche de Qi<asimodo par l'Antienne de Magnificat et par la Collecte ci-dessus, page 446
La sainte Eglise emprunte les paroles de rintroit au sublime épithalame dans lequel le Roi-Prophète célèbre l'union de l'Epoux et de l'Epouse. Elle salue en Marie la Reine du genre humain, devant laquelle toute créature doit s'incliner. La virginité a préparé en Marie la Mère d'un Dieu ; cette vertu sera imitée dans l'Eglise, et chaque génération enfantera de nombreux essaims de vierges qui marcheront sur les traces de celle qui est leur mère et leur modèle.
> ui.TUM tuum depre\ cabuntur omnes divites plebis : adducentur Régi virgines post eam : proximaï ejus adducentur tibi in L-rtitia et exsultatione. Alléluia, alléluia.
Ps. Eructavit cor meum, verbum bonum : dico ego opéra mea Rc'I ous les puissants de la
1 terre imploreront votre regard. A votre suite viendront des chœurs de vierges, vos compagnes ; elles seront présentées au Roi dans la )oie et l'allégresse. Alléluia, alléluia.
Ps. Mon cœur éclate en im cantique excellent ; c'est à la gloire du Roi que jeA la Messe.
d.^O
consacre mon œuvre. Gloire au Père. Tous les puissants.
gi. Gloria Patri. Vultum tuum.
Dans la Collecte, l'Eglise se glorifie de sa foi dans la Maternité divine, et réclame, à ce titre, l'intercession tonte-puissante de Marie auprès de Dieu. Ce dogme fondé sur le fait que nous célébrons aujourd'hui est la base de notre croyance, le fondement du divin mystère de Tlncarnation.
, -\ Dieu, qui avez voulu -J que votre Verbe prît chair, à la parole de l'Ange, dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie ; accordez à la prière de vos serviteurs que nous, qui la croyons véritablement >Ière de I)ieu, nous soyons secourus auprès de vous par son intercession. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
DEUS, qui de beatœ Mariae Virginia utero. Verbum tjum, Angelo nuntiante, carnem suscipere voluisti : prœsta supplicibus tuis, ut qui vere eam Genitricem Dei credimus. ejus apud te intercessionibus adjuvemur. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum. Amen.
Lecture du Prophète Isaïe. Chap. vn. N ces jours-là, le Seigneur ' ' parla à Achaz, et lui dit : Demande au Seigneur ton Dieu un prodige au fond de la terre, ou au plus haut du ciel. Et Achaz dit: Je n'en demanderai point, et ne tenterai point le Seigneur. Et Isaïe dit : Ecoutez donc. maison de David : est-ce peu pour vous de lasser la
Lectio Isaias Prophetaj.
Cap. vn.
1 est Dominus ad A- chaz, dicens : Pete tibi signum a Domino Deo tuo. in profundum inferni, sive in excelsum SLipra. Et dixit Achaz : Non petam. et non tentabo Dominum. Et dixit : Audite ergo domus David : numquid parum
400 L'Annonciation de la Sainte Vierge.
vobis est, molcstos esse hominibus, quia molesti estis et Deo meo ? Propter hoc dabit Dominus ipse vobis signum. Ecce virgo concipiet, et pariet filium : et vocabitur nomen ejus Emmanuel. Butyrum et mel comedet, ut sciât reprobare malum et eligere bonum.
patience des hommes, qu'il vous faille lasser aussi celle de mon Dieu ? C'est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un signe : Voici qu'une Vierge concevra, et elle enfantera un fils qui sera appelé Emmanuel. Comme tout autre enfant^ il mangera le laitage et le miel, avant d'arriver à l'âge où l'enfant sait rejeter le mal et choisir le bien.
C'est en parlant à un roi impie, qui refusait un prodige que Dieu daignait lui offrir, en signe de sa miséricordieuse protection sur Jérusalem, que le Prophète annonce à Juda la plus sublime des merveilles: Une vierge concevra et enfantera un fils. C'est dans un siècle où le genre humain semblait avoir comblé la mesure de tous ses crimes, où le polythéisnie et la plus affreuse dépravation régnaient par toute la terre, que le Seigneur réalise ce projet. La plénitude des tem'^ps est arrivée; et cette antique tradition qui a fait le tour du monde : qu'une Vierge deviendrait mère, se réveille dans le souvenir des peuples. En ce jour qui nous rappelle un si profond mystère, révérons la puissance du Seigneur et sa fidélité à ses promesses. L'auteur des lois de la nature les suspend pour agir lui-même; la virginité et la maternité s'unissent dans une même créature : c'est qu'un Dieu va naître. Une vierge ne pouvait enfanter qu'un Dieu: c'est pourquoi le fils de Marie aura nom 'Emn-\d,nnc\, Dieu avec nous.
A la Messe.
Adorons dans son infirmité volontaire le Dieu créateur du monde visible et invisible, qui veut désorm.ais que toute créature confesse non seulement sa grandeur infinie, mais encore la vérité de cette nature humaine qu'il daigne prendre pour nous sauver. A partir de cette heure, il est bien le Fils de Vhomme; neuf mois il habitera le sein maternel, comme les autres enfants; comme eux, après sa naissance, il goûtera le lait et le miiel, et sanctifiera tous les états de l'humanité ; car il est l'homme nouveau qui a daigné descendre du ciel pour relever l'ancien. Sans rien perdre de sa divinité, il vient subir toutes les conditions de notre être infirme et borné, afin de nous rendre à son tour participants de la nature divine. (II Petr. i, 4.J
Le premier Verset alléluiatique reproduit le salut de l'Ange à Marie. Inclinons-nous avec Gabriel en présence de cette auguste Vierge, chef-d'œuvre de la nature et (àe la grâce, préparée de toute éternité pour porter un Dieu dans ses entrailles.
A LLELUIA, alléluia. Salut. "^ ô Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous : vous êtes bénie entre les femmes.
^ LLELL-I.4. . alléluia. '■ ^ Ave. Maria, gratia plena, Dominus tecum : benedicta ta in mulieribus.
Le second Verset célèbre, dans un langage aussi profond que magnifique, les effets du divin mystère de l'Incarnation : la paix rétablie entre Dieu et l'homme dans le sein virginal de Marie, où la nature divine et la nature humaine s'unissent en la personne de
462 V Annonciation de la Sainte Vierge.
l'enfant qu'elle conçoit, au moment où clic acquiesce à la volonté du Très-Haut.
A LLELi'iA. VirgaJesse ^* floruit : Virgo Deum et hominem gênait ; pacem Deus rcddidit, in se reconcilians inia eummis. Alléluia.
LLELUIA. La branche de Jessé a fleuri, la Vierge a conçu celui qui est Dieu et homme ; réunissant en luimême ce qu'il y a de plus bas et ce qu'il y a de plus sublime, Dieu a fait la paix. Alléluia.
Sequentia sancti Evangelii secundum Lucam. Cap. i.
IN illo tempore : Missus est Angélus Gabriel a Dec in civitatem Galila?ae , cui nomen Nazareth, ad virgincm desponsatam viro, cui nomen crat Joseph, de domo David : et nomen virginis, Maria. Et ingressus Angélus ad cain, dixit : Ave, gratia nlena, Dominas tecum : bencdicta tu in mulieribus. Quaî cum audisset, turbata est in sermone cjus : et cogitabat qualis esset ista salutatio. El ait Angélus ei : Ne timeas, Maria : invcnisti cnim gratiam apud Deum. Ecce concipies in utero, et paries filium : et vocabis nomen ejus Jesum Hic erit magnus : et Filius Altissimi vocabilur. lù
La suite du saint Evangile selon saint Luc. Chap. i.
nN ce temps-là, l'Ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée ap- . pelée Nazareth, à une vierge J mariée à un homme de la maison de David , nommé Joseph; et le nom de la vierge était Marie. Et l'Ange étant entré où elle était, lui dit : Salut, ô pleine de grâce! le Seigneur est avec ; vous; vous êtes bénie entre les femmes. Elle, l'ayant ; entendu, fut troublée de ses - paroles, et elle pensait en j elle-même quelle pouvait i être celte salutation. Et j l'Ange lui dit : Ne craignez ! point. Marie; car vous avez •, trouvé grâce devant Dieu : j voici que vous concevrez ,1 dans votre sein, et vous en- '- fantcrez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé
A la Messe.
le Fils du Très-Haut; et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; et il régnera éternellement sur la maison de Jacob; et son règne n'aura point de fin. Alors Marie dit à l'Ange : Comment cela se fera-t-il ? car je ne connais point l'homme . Et l'Ange lui répondit : L'Esprit-Saint surviendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi le fruit saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu. Et voilà qu'Elisabeth votre parente a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse; et ce mois est le sixième de celle qui était appelée stérile ; car rien n'est impossible à Dieu. Et Marie dit : Voici la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon votre parole.
dabit illi Dominus Deus sedem David patris ejus : et regnabit in domo Jacob in œternum : et regni ejus non erit finis. Dixit autera Maria ad Angelum : Quomodo fiet istud .-■ quoniam virum non cognosco. Et respondens Angélus, dixit ei : Spiritus Sanctus superveniet in te : et virtus Altissimi obumbrabit tibi. Ideoque et quod nascetur ex te sanctum, vocabitur Filius Dei. Et ecce Elisabeth cognata tua, et ipsa concepit filium in senectute sua. Et hic mensis sextus est illi, quas vocatur sterilis : quia non erit impossibile apud Deum omne verbum. Dixitaatem Maria : Ecce ancillia Domini : fiât mihi secundum verbum tuum.
Par ces dernières paroles, 6 Marie, notre sort est fixé désormais. Vous consentez au désir du Ciel ; et votre acquiescement assure notre salut. Ô Vierge ! 6 Mère ! bénie entre les femmes, recevez avec les hommages des Anges les actions de grâces du genre humain. Par vous, notre ruine est réparée ; en vous notre nature se relève; car vous êtes le trophée de la victoire de l'homme sur son ennemi. « Réjouis-toi, 6 Adam, notre père ! s'écrie l'éloquent abbé de Clairvaux; mais triomphe surtout, toi notre mère, ô Eve!
464 L'Annonciation de la Sainte Vierge.
vous qui, ancêtres de nous tous, fûtes aussi envers nous tous des auteurs de mort; meurtriers de votre race avant d'en être les pères. Consolez-vous désormais en cette noble fille qui vous est donnée; mais surtout, ô Eve! sèche tes pleurs; toi de qui le mal sortit au commencement, toi qui jusqu'aujourd'hui avais communiqué ta disgrâce à ton sexe tout entier. Voici l'heure ou cet opprobre va disparaître, où l'homme va cesser d'avoir droit de se plaindre de la femme. Un jour, cherchant à excuser son propre crime, il fit tout aussitôt peser sur elle une accusation cruelle : La femme que fai reçue de vous, ditil à Dieu, cette femme m'a donné du fruit ; et y en ai mangé. O Eve, cours donc à Marie ; o mère, réfugie-toi près de ta fille. C'est la fille qui va répondre pour la mère; c'est elle qui va enlever la honte de sa mère, elle qui va satisfaire pour la mère auprès du père; car si c'est par la femme que l'homme est tombé, voici qu'il ne peut plus se relever que par la femme.
« Que disais-tu donc, 6 Adam ? La femme que fai reçue de vous m'a donné du fruit ; et y en ai mangé? Ces paroles sont mauvaises; elles augmentent ton péché; elles ne l'effacent pas. Mais la divine Sagesse a vaincu ta malice ; elle a pris dans le trésor de son inépuisable bonté le moyen de te procurer un pardon qu'elle avait essayé de te faire mériter, en te fournissant l'occasion de répondre dignement à la question qu'elle t'adressait. Tii recevras femme pour femme : une femme prudente pour une temme insensée; une femme humble pour une femme
A la Messe. 465
orgueilleuse; une femme qui, au lieu d'un fruit de mort, te présentera l'aliment de la vie; qui, au lieu d'une nourriture empoisonnée, enfantera pour toi le fruit des délices éternelles. Change donc en paroles d'actions de grâces ton injuste excuse, et dis maintenant : Seigneur , la femme que j'ai Yeçiie de vous m'a donné du fruit de Varbre de vie; et j'en ai mangé ; et ce fruit a été doux à ma bouche ; car c'est en lui que vous m'avez rendu la vie i. »
A rOftertoire, la sainte Eglise salue encore Marie avec les paroles de l'Ange, auxquelles elle réunit celles que prononça Elisabeth, lorsque celle-ci rendit hommage à la Mère de son Dieu.
\ VE. Maria, gratia ple^^ na, Dominus tecum . benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui. Alléluia.
1 E vous salue. Marie, pleine
-■ de grâce; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes ; et le fruit de vos entrailles est béni. Alléluia.
L'Eglise rend un nouvel hommage, dans la Secrète, au dogme de l'Incarnation, en confessant la réalite des deux natures, divine et humaine, en Jésus-Christ Fils de Dieu et tils de Marie.
l.
; \AIGNEZ, Seigneur, confir- [ x mentibus ^ mer dans nos âmes les ^ quaesumus
466 L'Annonciation de la Sainte Vierge.
verœ fidci sacramenta confirma : ut, qui conceptum de Virgine Deum verum et homincm confitemur, per cjus salutiferœ resurrectionis potentiam , ad aeternam mereamurpcrvenire laetitiam. Per cuindem Dominum nostrum Jesum Christum. Amen.
mystères de la vraie foi ; afin que nous, qui confessons qu'un Homme-Dieu véritable a été conçu d'une Vierge, nous méritions, par la vertu de sa résurrection salutaire, la grâce de parvenir à la félicité éternelle. Par le même Jésus-Christ notro Seigneur. Amen.
La solennité particulière de la fôte oblige l'Eglise à suspendre aujourd'hui la Préface pascale, et à lui substituer celle qu'elle emploie aux fêtes de la sainte Vierge.
VERE dignum et justum est, cequum et salutare, nos tibi sempcr et ubique gratias agere : Domine sancte,Pateromnipotens, scterne Deus : et te inAnnuntiatione beatne Maria; semper Virginis collaudare, benedicerc et praedicare. Quae et Unigenitum tuum Sancti Spirilus obumbrationc concepit, et virginitatis gloria permanente, lumen aeternum mundo eiTudit, .lesum Christum Dominum nostrum Per quem majestatem tuam laudant Angeli , adorant Dominationes , tremunt Potestates ; Cœli cœlorumquc Virtutes, ac beaC'est une chose digne et juste, équitable et salutaire. Seigneur saint, Père tout-puissant. Dieu éternel, de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux ; spécialement de vous louer, de vous bénir, de vous célébrer en l'Annonciation de la bienheureuse Marie toujours vierge. C'est elle qui a conçu votre Fils unique par l'opération du SaintEsprit , et qui , sans rien perdre de la gloire de sa virginité, a donné au monde la Lumière éternelle, JésusChrist notre Seigneur : par qui les Anges louent votre Majesté , les Dominations l'adorent, les Puissances la révèrent en tremblant , les
A la Messe.
Cieux et les Vertus des cieux, et les heureux Séraphins la célèbrent avec transport. Daignez permettre à nos voix de s'unir à leurs voix, afin que nous
Euissions dire dans une umble confession : Saint ! Saint ! Saint !
ta Seraphim, socia exsultatione concélébrant. Cum quibus et nostras voces ut admitti jubeas deprecamur , supplici confessione dicentes : Sanctus, Sanctus, Sanctus.
L'Antienne de la Communion reproduit les paroles de l'oracle divin que nous avons lu dans l'Epître. C'est une Vierge qui a conçu et enfanté celui qui, étant Dieu et homme, est aussi le Pain vivant descendu du ciel, et par lequel Dieu est avec nous, et en nous.
VOICI qu'une Vierge concevra , et enfantera un fils ; et il sera appelé Emmanuel. Alléluia.
ECCE Virgo concipiet, et pariet filium : et vocabitur nomen ejus Emmanuel, Alléluia.
Dans la Postcommunion, l'Eglise rappelle en action de grâces tous les mystères qui, pour notre salut, sont sortis de celui qui s'accomplit aujourd'hui. Après l'Incarnation qui unit le Fils de Dieu à la nature humaine, nous avons vu la Passion de ce divin Rédempteur; et sa Passion a été suivie de sa Résurrection, par laquelle il a triomphé de la mon, notre ennemie.
D ÉPANDEZ, s'il vous plaît,
*^ Seigneur , votre grâce
GRATIAM tuam. quœsumus Domine, men46 s L'Annonciation de la Sainte Vievfçe.
tibus nostris infiinde : ut
Îui Angelo mintiante , ihristi Filii tui Incarnationem cognovimiis ; per Passionem ejus et Cruccm, ad Resiirrectionis gloriam pcrducamur. Fer eumdcm Dominiim nostrum Jesum Christum. Amen.
dans nos âmes; afin que nous qui avons connu par la voix de l'Ange l'Incarnation de Jésus-Christ, votre Fils, nous arrivions par sa Passion et sa Croix à la gloire de sa Résurrection Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
Ecs Antiennes, les Ps
es, le Capitule, l'Hymne et le Verset, sont les mêmes qu'aux premières Vêpres, pages z|.5o-458. L'Antienne de Magnificat est seule ditfcrente.
ANTIENNE DE Magnificat.
locudiGABRIEL Angélus tus est Mariœ cens : Ave, gratia plena, Dominus tecum : benedicta tu in mulieribus. Alléluia.
I 'Ange Gabriel parla à Ma^- rie et lui dit : Salut, ô pleine de grâce! le Seigneur est avec vous; vous êtes bénie entre les femmes. Alléluia.
D EUS, qui de bcatœ Mariae Virginis utero,
Verbum tuum , Angelo nuntiante , carnem suscipere voluisti : prœsta supplicibus tuis , ut qui verc eam Genitricem l)ci credimus, ejus apud
C\ Dieu, qui avez voulu que ^ votre Verbe prît chair, à la parole de l'Ange, dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie ; accordez à la prière de vos serviteurs que nous , qui la croyons véritablement Mère de IJieu,
Alix Secondes Vêpres.
46 g nous soyons secourus auprès de vous par son intercession. Par le même JésusChrist notre Seigneur. .Vmen.
te intercessionibiis adjuvemur. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum. Amen.
w
'^u Temps pascal, le chrétien, dès
2 son réveil, s'unira à la sainte
^ Eglise qui, dans l'Office des 2 Matines, vient de faire enten"k^^^i^ dre ces paroles solennelles :
Lt, oeiyiicui est vcntable- O ment ressuscité. Alléluia! | «^ vere. Alléluia.
Le moment étant venu de faire la Prière du Matin, il pourra puiser en cette manière, dans les prières de l'Eglise elle-même, la forme de ses sentiments.
D'abord, la louange et Tadoration à la très sainte Trinité :
f B
Patrem et Fillum, cum Sancto Spiritu:
içt. Laudemus et superexaltemus eum insaecula.
f. Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto ;
^. Sicut erat in principio, et nunc et semper. et in saecula saeculorum. Amen.
ÉNISSONS Dieu, ic Père, le Fils et le Saint-Esprit ;
içr. Louons-le. et exaltonsle dans tous les siècles.
^. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ;
^. Comme il était au commencement, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Puis, la louange à Jesus-Christ, notre Sauveur :
N resurrectione tua, Christe, alléluia,
^. Cœli et terra laetentur, alléluia.
^ A VOTRE resurrec^' ^ tien, ô Christ, alléluia,
^. Les cieux et la terre tressaillent d'allégresse, alléluia.
Ensuite, l'invocation au Saint-Esprit :
VEXEZ, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de vos
VE.M, Sancte Spiritus, reple tuorum corda fidelium, et tui amoris in eis ignem accende.
fidèles, et allumez en eux le feu de votre amour.
Après ces actes fondamentaux, on récitera rOraison Dominicale, la Salutation Angélique, le Symbole de la Foi et les formules qui suivent, s'appliquant à entrer dans les pensées spéciales à ce saint temps en la manière développée au précédent volume.
Prière du Matin.
NOTRE Père qui êtes aux cieux , que votre Nom soit sanctifié ; gue votre règne arrive : que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien ; pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivre'^-nctis du mal. Ainsi soit-il !
PATER noster, qui es m cœlis , sanctificetur Nomen tuum : adveniat regnum tuum : fiatvokmtas tua, sicut in cœlo, et in terra.
Panem nostrum quotidianum da nobis hodie : et' dimitte nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribusnostris : et ne nos inducas in tentationem : sed libéra nos a malo. Amen.
JE VOUS salue, Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie , Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il !
AVE , Maria , gratia plena : Dominus tecum : benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui Jésus.
Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis peccatoribus , nunc et in hora mortis nostrse. Amen.
JE crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.
Et en Jésus-Christ . son Fils unique, notre Seigneur ; qui a été conçu du SaintEsprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous PonceCREDO in Deum, Patrem omnipotentem, creatorem cœli et terrce. Et in Jesum Christum Fiiium ejus unicum, Dominum nostrum : qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria
Virgine, passus sub Pontio Pilato , crucifixus. mortuus , et sepultus : descendit ad inferos : tertia die resurrexit a mortuis : asccndit ad cœ- los, sedet ad dexteram Dei Patrisomnipotentis : indeventurusest judicare vivos et mortuos.
Credo in Spiritum Sanctum, sanctamEcclesiam catholicam, Sanctorum communionem, remissionem peccatorum , carnis resurrectionem , vitam asternam. Amen.
Pilate , a été crucifié , est mort et a été enseveli ; est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux deux, et est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant : d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois au Saint-Esprit , la sainte Eglise catholique, la communion des Saints , la rémission des péchés, la résurrection de la chair, la vie éternelle. Ainsi soit-il 1
A URORA cœlum purpu^ther résultat laudibus, Mundus triumphans jubilât, Horrens avernus infremrt.
Rex ille dum fortissimus De mortis inferno specu Patrum senatum liberum Educit ad vitœ jubar.
Cujus sepulcrura plurimo
Custode signabat lapis.
Victor triumphal, et suo
Mortem sépulcre funerat.
T 'aurore empourpre les ^ cieux; un chant de louange retentit dans les airs ; la terre, dans son triomphe, se livre aux transports de la joie; l'enfer frémit d'horreur et d'épouvante.
C'est l'heure où le Roi de force entraîne sur ses pas, vers la lumière de vie. l'armée des anciens pères affranchie des ténèbres où la mort les retenait captifs.
De nombreux gardiens veillaient autour de son tombeau scelle ; il est vainqueur, il triomphe de la mort ; il l'enferme pour jamais dans le sépulcre où lui-même reposa.
Prière du Matin.
« Plus d'apprêts funèbres, plus de larmes , assez de regrets ; il est ressuscité, le vainqueur du trépas », s'écrie l'Ange éclatant de lumière.
Pour être toujours, ô Jésus, la joie pascale de nos âmes, daignez sauver de la cruelle mort du péché ceux que vous avez fait renaître à la vie.
A Dieu le Père soit la gloire ! gloire au Fils ressuscité d'entre les morts ! et gloire au Paraclet, dans les siècles éternels.
Amen.
Sat funeri, sat lacrymis,
Sat est datum doloribus :
Surrexit exstinctor necis.
Clamât coruscans AngeUt sis perenne mentibus Paschale , Jesu, gaudium, A morte dira criminum Vitœ renatos libéra.
Deo Patri sit gloria, Et Filio qui a mortuis Surrexit , ac Pnraclito, In sempiterna saîcula.
Amen.
JE confesse à Dieu toutpuissant, à la bienheureuse Marie toujours Vierge , à saint Michel Archange , à saint Jean-Baptiste , aux Apôtres saint Pierre et saint Paul, et à tous les Saints; que j'ai beaucoup péché, en pensées , en paroles et en œuvres : par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute.
C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge , saint Michel Archange , saint Jean-Baptiste, les Apôtres saint Pierre et saint Paul , et tous les Saints , de prier pour moi
CONFITEOR Deo omnipotent i, beatœ Mariœ semper Virgini , beato Michaeli Archangelo , beato Johanni Baptistae, sanctis Apostolis Petro et Paulo, et omnibus Sanctis, quia peccavi nimis cogitatione, verbo, et opère : mea culpa, mea CLilpa , mea maxima culpa.
Ideo precor beatam Mariam semper Virginem, beatum Michaelem Archangelum , beatum Johannem Baptistam , sanctos Apostolos Pe~ trum et Paulum, et omLe Temps Pascal.
le Seigneur notre Dieu.
Que le Dieu tout-puissant ait pitié de nous; qu'il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle. Ainsi soit-il 1
Que le Seigneur toutpuissant et miséricordieux nous accorde l'indulgence, l'absolution et la rémission de nos péchés. Ainsi soit-il I
nés Sanctos, orare pro me ad Dominum Deum nostrum.
Misereatur nostri omnipotsns Deus, et dimissis peccatis nostris, perducat nos ad vitam seternam. Amen,
Indulgentiam, absolutionem, et remissionem peccatorum nostrorum tribuat nobis omnipotens et misericors Dorainus. Amen.
Ici on pourra faire la Méditation, si Ton est dans l'usage de ce saint exercice. Après quoi, on demandera à Dieu par les prières suivantes la grâce d'éviter toute sorte de péchés, durant la journée qui commence, disant, toujours avec l'Eglise :
^ pVOMlNE, exaudi
' ' *--' ora t i on em meam ;
^. Et clamor meus ad te veniat.
- C EIGNEUR , exaucez ^' ^ ma prière;
E?. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.
Domine, Deus omnipotens , qui ad principium huJLis diei nos pervenire fecisti . tua nos hodie salva virtute. ut in hac die ad nuUum declinemus peccatum , sed semper ad tuam justitiam faciendam nostra procédant eloquia, dirigantur cogitationes et opéra. Per Dominum nostrum
Seigneur Dieu tout-puissant, qui nous avez fait parvenir au commencement de ce jour, sauvez-nous aujourd'hui par votre puissance : afin que, durant le cours de cette journée, nous ne nous laissions allcrà aucun péché ; mais que nos paroles , nos pensées et nos œuvres tendent toujours à l'accomplissement de votre justice. Par notre
Prière du Matin.
Seigneur Jésus-Christ votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il 1
Jesum Christum Filium tuum. qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus, peromnia sœcula saeculorum. Amen.
On implorera ensuite le secours divin pour bien faire toutes les actions de la journée, disant trois fois :
Dieu
a (^ uiEii , v( ' ' \w/ mon aide !
l^. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.
f. O Dieu, venez à mon aide !
f\. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.
f. O Dieu, venez à mon aide !
1^. Seigneur, hâtez -vous de me secourir.
m,
EUS, in adjutointende.
B7. Domine, ad adjuvandum me festina.
f. Deus, inadjutorium meum intende.
1^. Domine, ad adjuvandum me festina.
j^. Deus. in adjutorium meum intende.
fi). Domine, ad adjuvandum me festina.
DAIGNEZ, Seigneur Dieu, Roi du ciel et de la terre, diriger, sanctifier, conduire et gouverner, en ce jour, nos cœurs et nos corps, nos sens, nos discours et nos actes, suivant votre loi et les œuvres de vos préceptes ; afin que, ici-bas et dans réternité. nous méritions , par votre secours, ô Sauveur du monde, d'être sauvés et affranchis. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il 1
DIRIGERE et sanctificare. regere et gubernaredignare, Domine Deus, Rex cceli et terrae, hodie corda et corpora nostra, sensus, sermones et actus nostros in lege tua. et inoperibusmandatorum tuorum: ut hic et in œternum, te auxiliante, salvi et liberi esse mereamur , Salvator mundi. Qui vivis et régnas in sœcula sœculorum. Amen.
AD regias Agfni dapes, Stolis amicti candidis, Post tran-itum maris
Rubri, Christo canamus principi.
Divina cujus charitas Sacrum propinat sanguinem, A-lmique membra corporis Amor sacerdos immolât.
Sparsum cruorem postibus Vastatorhorret Angélus: Fugitque divisum mare, Merguntur hostes fluctibus.
Jam Pascha nostrum Christus est, Paschalis idem victima. Et pura puris mentibus Sinceritatis azyma.
O vera cœli victima, Subjecta cui sunt tartara, Soluta mortis vincula, Recepta vitx prœmia.
Victor subactis inferis. Trophaea Christus explicat.
APRÈS le passage de la mer Rouge, couvert de nos robes blanches et assis au festin royal de l'agneau, chantons au Christ notre roi.
C'est lui dont la charité divine nous verse à boire son propre sang ; c'est son amour qui sacrifie en victime les membres de son corps sacré.
L'Ange exterminateur est saisi de crainte à la vue du sang dont nos portes sont marquées ; la mer divisée en deux fuit devant nous ; nos ennemis sont submergés sous les flots.
Notre Pâque , c'est le Christ; il est notre victime pascale ; il est l'azyme de sincérité pour les cœurs purs.
O victime véritable venue du ciel, par qui l'enfer est abattu, les liens de la mort brisés, les dons de la vie restitués.
Vainqueur de la mort qu'il a terrassée, le Christ déploie son étendard : il rouvre le
Prière du Soir.
ciel, et traîne en captif des ténèbres.
Pour être toujours, ô Jésus, la joie pascale de nos âmes, daignez sauver de la cruelle mort du péché ceux que vous avez fait renaître à la vie.
A Dieu le Père soit In gloire ! gloire au Fils ressuscité d'entre les morts ! et gloire au Paraclèt dans les siècles éternels! Amen.
Après cette Hymne, on' récitera l'Oraison Dominicale, la "Salutation Angélique et le Symbole des Apôtres. On fera ensuite l'Examen de conscience ; on récitera le Confiteor et on ajoutera un Acte explicite de Contrition, qui sera suivi des Actes de Foi, d'Espérance et de Charité.
Cœloque aperto, subditum
Regem tenebrarum trahit.
Ut sis perenne mentibus Paschale. Jesu, gaudium, A morte dira criminum \'itae renatos libéra.
Deo Patri sit gloria, Et Filio, qui a mortuis Surrexit, ac Paraclito, In sempiterna saecula. Amen.
ON Dieu, je suis grandement affligé de vous avoir oflensé, et je me repens de tout mon cœur de mes péchés. Je les hais et les déteste au-dessus de tout autre mal, parce que, en péchant, non seulement j'ai perdu le Paradis et mérité l'enfer, mais bien plus encore parce que je vous ai offensée. Bonté infinie, digne d'être aimée par-dessus toutes choses ; je fais un ferme propos de ne jamais plus vous offenser à l'avenir, moyennant votre divine grâce, et de fuir l'occasion du péché.
ON Dieu, je crois fermement tout ce que la sainte Eglise Catholique- Apostolique-Romaine m'orT.e Tempx Pascal.
donne de croire, parce que vous vous qui êtes la Vérité même.
le lui avez révélé,
MON Dieu, connaissant que vous êtes tout-puissant, infiniment bon et miséricordieux, j'espère que, par les mérites de la Passion et de la Mort de JésusChrist, notre Sauveur, vous me donnerez la vie éternelle , que vous avez promise à quiconque fera les (tuvrcs d'un bon Chrétien, comme je me propose de faire avec votre secours.
MON Dieu, connaissant que vous êtes le souverain Bien, je vous aime de tout mon cœur et pardessus toutes choses; je suis disposé à tout perdre plutôt que de vous offenser ; et aussi, pour votre amour, j'aime et je veux aimer mon prochain comme moi-même.
REGINA cœli, laetare, alléluia ; Quia quem meruisti portare. alléluia. Resurrexit sicut di.xit,
alléluia. Ora pro nobis Deum,
alléluia.
y. Gaude et lastare. Virgo Maria, alléluia ;
% Quia surrexit Dominus vere, alléluia.
REINE du ciel, réjouissezvous, alléluia ;
Car celui que vous avez mérité de porter, alléluia.
Est ressuscité comme il l'avait dit, alléluia.
Daignez prier Dieu en notre faveur, alléluia.
f. Soyez dans l'allégresse, ô Vierge Marie, alléluia ;
1^. Car le Seigneur e^^t vraiment ressuscité, alleluià.
Deus. qui per Resurrectionem Filii tui Domini nostri Jesu Christi, mundum la:tiâcare diO Dieu, qui avez daigné réjouir le monde par la résurrection de Jésus-Christ, votre Fils, daignez nous faire arriPrière du Soir.
ver aux joies de la vie éternelle, en vue de sa sainte Mère, la Vierge Marie. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
gnatus es : prajsta, quaesumus, ut per ejus Genitricem Virginem Mariam, perpetuae capiamus gaudia vitœ. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.
Qeigneur, aye.r pitié de
»J nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, écoutez-nous.
Christ, exaucez-nous.
Dieu Père, du haut de j cieux,
ayez pitié de nous. Dieu Fils, Rédempteur du
monde, ayez pitié de nous. Dieu Saint-Esprit, ayez pitié
de nous. Trinité Sainte, un seul Dieu,
ayez pitié de nous. Sainte Marie, priez pour
nous. Sainte Mère de Dieu, priez,
etc. Sainte Vierge des vierges. Mère du Christ. Mère de la divine grâce. Mère très pure. Mère très chaste. Mère inviolable. Mère sans tache. Mère aimable. Mère admirable. Mère du bon conseil. Mère du Créateur. Mère du Sauveur. Vierge très prudente. Vierge digne de tout honneur.
YRIE, eleison.
Christe, eleison. Kyrie, eleison. Christe, audi nos. Christe, exaudi nos. Pater de c£elis, Deus,
miserere nobis. Fili, Redemptor mundi.
Deus, miserere nobis. Spiritus Sancte, Deus,
miserere nobis. Sancta Trinitas , unus
Deus, miserere nobis. Sancta Maria, ora pro
nobis. Sancta Dei Genitrix,
ora, etc. Sancta Virgo virginurn. Mater Christi. Mater divinae gratin?. Mater purissima. Mater castissima. Mater inviolata. Mater intemerata. Mater amabilis. Mater admirabilis. Mater boni consilii. Mater Creatoris. Mater Salvatoris, Virgo prudentissima. Virgo veneranda.
V'irgo praedicanda.
Virgo potens. Virgo clemens. Virgo Bdelis. Spéculum justitias. Sedes Sapientiae. Causa nostrœ lœtitiae. Vas spirituale. Vas honorabile. Vas insigne devotionis. Rosa mystica. Turris Davidica. Turris eburnea. Domus aurea. Fcederis arca. Janua cœli. Stella matutina. Salus infirmorum. Refugium peccatorum. Consolatrix alllictorum. Auxilium Christiano -
rum. Regina Angelorum. Regina Patriarcharura. Regina Prophetarum. Regina Apostolorum. Regina Martyrum. Regina Confessorum. Regina N'irginum. Regina Sanctorum omnium, Regina sine labe originali concepta. Regina sacratissimi Rosarii. Agnus Dei , qui toUis
peccata mundi , parce
nobis. Domine. Agnus Dei , qui toUis
peccata mundi, exaudi
nos, Domine.
Vierge digne de toute louange. Vierge puissante. Vierge clémente. Vierge fidèle. Miroir de justice. Siège de la Sagesse. Cause de notre joie. Vase spirituel. Vase honorable. Vase insigne de dévotion. Rose mystique. Tour de David. Tour d'ivoire. Maison d'or. Arche d'alliance. Porte du ciel. Etoile du matin. Salut des infirmes Refuge des pécheurs. Consolatrice des affligés. Secours des Chrétiens.
Reine des Anges. Reine des Patriarches. Reine des Prophètes. Reine des Apôtres. Reine des Martyrs. Reine des Confesseurs. Reine des Vierges. Reine de tous les Saints.
Reine conçue sans la tache
originelle. Reine du très saint Rosaire.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, pardonnez-nous. Seigneur.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, e.xauceznous, Seigneur.
Prière du Soir.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde , ayez piiié de nous.
f. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu ;
l^. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.
Agnus Dei, qui toUis peccata mundi, miserere nobis.
f. Ora pro nobis, sancta Dei Genitrix ;
^. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
SEIGNEUR Dieu , daignez accorder à nous, vos serviteurs, la grâce de jouir constamment de la santé de l'âme et du corps ; et, par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, délivrez-nous de la tristesse du temps présent, et faites-nous jouir de l'éternelle félicité. Par JésusChrist notre Seigneur. Amen.
Concède nos famulos tuos, quœsumus Domine Deus, perpétua mentis et corporis sanitatc gaudere : et gloriosa beatas Marice semper Virginis i tercessione, a praesenti liberari tristitia,et aeterna perfrui lœtitia. Per Christum Dominum ncstrum. Amen.
SAINTS Anges , nos gardiens, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du jugement redoutable.
f. Dieu a commandé à ses Anges.
i^. De vous garder dans toutes vos voies.
S4.NCTI Angeli , custodes nostri, defendite nos in praelio, ut non pereamus in tremendo judicio.
f. Angelis suis Deus raandavit de te.
R'. Ut custodiant te in omnibus viis tuis.
O Dieu, qui, par une pro- I Deus, qui ineffabili vidence ineffable , daignez | providentia sanctos AnLe Temps Pascal.
gclos luos ad no»tram custodiam mittcrcdignaris ; largire supplicibus tuis , et eorum semper protectionc defendi , et aeterna societate gaudere. Per Christum Dominum nostrum.
"- ' omnes . intercedere dignemini pro
nostra omniumque salute.
DE profundis clamavi ad te, Domine : Domine , exaudi vocem meam.
Fiant oures tuae intendentes: in vocem deprecationis meae.
Si iniquitates observaveris, Domine : Domine, quis sustinebit ?
Quia apud te propitiatio est : et propter legem tuam sustinui te , Domine.
Sustinuit anima mea in verbo ejus : speravit anima mea in Domino.
A custodia matutina usque ad noctem : speret Israël in Domino.
Quia apud Dominum misericordia : et copiosa apud eum redemptio.
El ipse redimet Israël :
commettre vos saints Anges à notre garde, accordez à vos humbles serviteurs d'être sans cesse défendus par leur protection, et de jouir éternellement de leur société. Par Jésu.s-Christ notre Seigneur. Amen.
AINTS de Dieu , daignez tous intercéder pour notre salut et celui de tous.
Ant. S^
DU fond de l'abîme j"ai crié vers vous. Seigneur ! Seigneur, écoutez ma voix.
Que vos oreilles soient attentives aux accents de ma supplication.
Si vous recherchez les iniquités, Seigneur ! Seigneur, qui pourra subsister ?
Mais parce que la miséricorde est avec vous , et à cause de votre loi, je vous ai attendu, Seigneur!
Mon âme a attendu avec confiance la parole du Seigneur ; mon âme a espéré en lui.
Du point du jour à l'arrivée de la nuit, Israël doit espérer dans le Seigneur.
Car dans le Seigneur est la miséricorde, et en lui une abondante rédemption.
Et lui-même rachètera IsPrière du Soir.
raël de toutes ses iniquités.
Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel ; et que la lumière qui ne s'éteint pas luise sur eux.
f. Des portes de l'enfer, ^. Arrachez leurs âmes , Seigneur. f. Qu'ils reposent en paix.
j^. Seigneur, exaucez ma prière;
^. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.
ex omnibus iniquitatibus ejus.
Requiem aeternam dona eis, Domine : et lux perpétua luceat eis.
f. A porta inferi,
^. Erue, Domine, animas eorum.
f. Req uiescant in pace.
fi|. Amen.
f. Domine , exaudi orationem mcam ;
iç. Et clamor meus ad te veniat.
O Dieu. Créateur et Rédempteur de tous les fidèles, accordez aux âmes de vos serviteurs et de vos servantes la rémission de tou:i leurs péchés , afin que , par la prière de votre Eglise , elles obtiennent le pardon qu'elles désirèrent toujours. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.
Fidelium Dcus omnium Conditor et Redemptor , animabus famu lorum famularumque tiiarum remissionem cunctcrum tribue peccatorum : ut indulgentiam, quam semper optaverunt, piis supplicationibus consequantur. Qui vivis et régnas in sœcuia sœculorum. Amen.
SAUVEZ-NOUS , Seigneur . durant la veille ; gardeznous durant le sommeil : afin que nous puissions veiller avec Jésus-Christ, et que nous reposions dans la paix.
li^. Daignez, Seigneur, durant cette nuit,
visf
nos , Domine,
_ lantes ; custodi
nos dormientes : ut vigilemus cum Christo . et
requiescamus in pace.
f. Dignare, Domine, nocte ista.
i6
1^. Sine peccato nos custodire.
f. Miserere n o g t r i . Domine.
^. Miserere nostri.
1^. Fiat misericordia tua. Domine, super nos,
^. Quemadraodum speravimus in te.
f^. Domine, exaudiorationem meam ;
^. Et clamor meus ad te veniat.
^. Nous garder de tout péché.
S. Ayez pitié de nous , Seigneur!
"Bf. Ayez pitié de nous.
S. Que votre miséricorde soit sur nous, Seigneur,
^. Dans la mesure que nous avons espéré en vous.
>^. Seigneur , e.xaucez ma prière ;
^. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.
Visita, quaesumus Domine, habitationem istam. et omnes insidias inimici ab ea longe repelle : Angeli tui sancii habitent in ea, qui nos in pace custodiant : et benedictio tua sit super nos semper. Per Dominum nostrum Jesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus. per omnia saecula saeculorum. Amen.
Entin, pour terminer la journée dans les sentiments que doit inspirer le Temps pascal, on répétera ces touchantes paroles que l'Eglise emprunte aux disciples d'Emmaùs, dans son Office du soir :
Visitez, s"il vous plaît, Seigneur, cette maison , et éloignez-en toutes les embûches de l'ennemi ; que vos saints Anges y habitent , qu'ils nous y gardent dans la paix ; et que votre bénédiction demeure toujours sur nous. Par Jésus-Christ votre Fils , notre Seigneur , qui, étant Dieu, vit et règne avec vous , en l'unité du SaintEsprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.
*■ Wl^
ANE nobiscum, >omine, alléluia ;
^. Quoniam advesperascit, alléluia.
E M E u R E z avec nous , Seigneur, alléluia ; ^. Car il se fait tard, alI Icluia.
la piété.
E Dimanche, si la Messe à laquelle on assiste est paroissiale, deux rites solennels, l'Aspersion de l'Eau bénite, et en beaucoup d'églises la Procession, devront d'abor dintéresser
J'ai vu une eau qui sortait du temple, au côté droit, alléluia ; et tous ceux que cette eau a touchés ont été sauvés, et ils diront : Alléluia, alléluia.
Ps. Louez le Seigneur, parce qu'il est bon , et sa miséricorde est à jamais.
Gloire au une eau.
ViDi aquam egredientem de templo a latere dextro, alléluia : et omnes ad quos pervenit aqua ista salvi facti sunt, et dicent : Alléluia, alléluia.
Ps. Confitemini Domino, quoniam bonus ; quoniam in sœculum misericordia ejus.
Gloria Patri. Vidi aquam.
j8
^. Ostende nobis, Domine , misericordiam tuam, alléluia ;
Vf. Et Salutare tuum da Dobis, allcluia.
Exaudi nos , Domine sancte , Pater omnipotens , aeterne Deus : et raittere digneris sanctum Angelum tuiim de cœlis. qui custodiat . foveat, protegat, visitet . atque defendat omnes habitantes in hoc habitaculo. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
f. Montrez-nous , Seigneur , votre miséricorde, alléluia ;
^. Et donne;;-nous le Sauveur que vous nous avez destiné, alléluia.
Exaucez-nous , Seigneur sjint , Père tout-puissant. Dieu éternel, et daignez envoyer du ciel votre saint Ange qui garde, visite et défende tous ceux qui sont rassemblés en ce lieu. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
IN ni Fil
nomme Patris . et ilii, et Spiritus Sancti. Amen.
f. Introibo ad altare Dei:
JS}. Ad Deum qui Isetificat juventutem meam.
JUDIC.-V me. Deus. et discerne causam meam degente non sancta : ab homine iniquo et doloso crue me.
Quia tu es, Deus, fortitudo mea : quare me repulisli ? et quare tristis incedo, dura affligit me inimicus ?
AU nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il !
Je m'unis, ô mon Dieu, à votre sainte Eglise qui se réjouit en la Résurrection de Jésus-Christ votre Fils. lAutel véritable.
COMME elle, je vous supplie de me défendre contre la malice des ennemis de mon salut.
C'est en vous que j'ai mis mon espérance ; et cependant je me sens triste et inquiet à cause des embûches qui me sont tendues.
Ordinaire de la Messe.
Emitte lucem tuam et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt et adduxerunt in montem s a n c t u m tuum, et in tabernacula tua.
Et introibo ad altare Dei : ad Deum qui laetificat juventutera meam.
Confitebor tibi in cithara, Deus, Deus meus : quare tristis es , anima mea ? et quare conturFaites-moi donc voir celui qui est la Lumière et la Vérité : c'est lui qui nous ouvrira l'accès à votre sainte montagne , à votre céleste tabernacle.
Il est le Médiateur. l'Autel vivant ; je m'approcherai de lui, et je serai dans la joie.
Quand je l'aurai vu , je chanterai avec allégresse. O mon âme, ne t'attriste donc plus, ne sois plus troublée ; le temps de la tristesse est passé.
Espère en lui ; car il a vaincu tes ennemis, la mort et lenfer, et il t'a associée à son triomphe.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ;
Comme il était au commencement, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il !
Je vais donc m'approcher de l'autel de Dieu, et sentir la présence du divin ressuscité.
Cette confiance est en moi, non à cause de mes mérites, mais par le secours toutpuissant de mon Créateur.
Cette pensée qu'il va paraître devant le Seigneur excite dans l'âme du Prêtre un vif sentiment de componction. Il ne veut pas aller plus loin sans confesser publiquement qu'i; est pécheur et indigne d'une telle grâce. Ecoutez avec respect cette confession de l'homme de Dieu, et faites ensuite votre confession
bas me ?
Spera in Deo , quoniam adhuc confitebor illi : Salutare vultus mei, et Deus meus.
Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto ;
Sicut erat in principio, et nunc, et semper, et in saecula saeculorum. Amen.
f. Introibo ad altare Dei:
^. Ad Deum qui laetificat juventute'm meam.
f. Adjutorium nostrum in nomine Domini,
B?. Qui fecit cœlum et terram.
avec le ministre, contrition :
CONFlTEOR Deo omnipotenti, beatae Mariae semper Virpini , beato Michacli Archangelo , beato Johanni Baptista?, sanctis Apostolis Petro et Paulo, omnibus Sanctis, et tibi, Pater : quia peccavi nimis cogitatione, verbe et opère, mea culpa. mea culpa, mea maxima culpa. Idco precor beatam Mariam semper Virginem. beatum Michaelem Archangelum , beatum Johannem Baptistam, sanctos Apostolos Petrum et Paulum. omnes Sanctos, et te. Pater, orare pro me ad Dominum Deum nostrum.
MISEREATUR vestri omnipotens Deus , et dimissis peccatis vestris, perducat vos ad vitam aeternam.
Indulgentiam. absolutionem, et remissionem peccatorum nostrorum tribuat nobis omnipotens et misericors Dominus.
^. Amen.
disant à votre tour avec
JE confesse à Dieu toutpuissant , à la bienheureuse Marie toujours Vierge, à saint Michel Archange, à saint Jean-Baptiste , aux Apôtres saint Pierre et saint Paul, à tous les Saints, et à vous, mon Père, que j'ai beaucoup péché en pensées, en paroles et en œuvres, par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Àlarie toujours Vierge, saint Michel Archange, saint Jean-Baptiste, les Apôtres saint Pierre et saint Paul, tous les Saints, et vous, mon Père, de prier
BOUT moi le Seigneur notre lieu. ^
QUE le Dieu tout-puissant ait pitié de a'ous, qu'il vous remette vos péchés et vous conduise à la vie éternelle.
^. Amen.
Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux nous accorde l'indulgence, l'absolution et la rémission de nos péchés.
f. D
cabis nos,
EUS , tu conversus vivifiR. Amen.
^ ^~\ Dieu, d'un seul '• ^^ regard vous nous donnerez la vie,
Ordinaire de la Messe.
Vt. Et votre peuple se réSeijouira en vous.
f. Montrez-nous , gneur, votre miséricorde
"Bf. Et donnez-nous le Sauveur que vous nous avez préparé.
f. Seigneur , exaucez ma prière ;
^. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.
'f. Le Seigneur soit avec vous ;
IÇJ. Et avec votre esprit.
FAITES disparaître de nos coeurs , ô mon Dieu, toutes les taches qui les rendent indignes de vous être présentés ; nous vous le demandons par votre divin Fils, notre Seigneur.
Rj. Et plebs tua lœtabitur in te.
j^. Ostende nobis, Boni i ne, misericordiam tuam.
IÇ!. Et Salutare tuum da nubis.
f. Domine, exaudiorationem meam ;
^. Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobiscum;
l"^. Et cum spiritu tuo.
AUFER a nobis. qusesumus Domine, iniquitates nostras ; ut ad Sancta Sanctorum puris mereamur mentibus introire . Per Christum Dominum nostrum. A- men.
Quand le Prêtre baise l'autel par respect pour les os des Martyrs qu'il couvre, on dira :
GÉNÉREUX soldats de Jésus-Christ, qui avez mêlé votre sang au sien, faites instance pour que nos pèches soient remis, afin que nous puissions, comme vous, approcher de Dieu.
ORA.MUS te, Domine, per mérita Sanctorum tuorum quorum reliquiae hic sunt. et omnium Sanctorum ; ut indulgere digneris omnia peccata mea. Amen.
Si la Messe est solennelle, le Prêtre encense l'autel. Il dit ensuite l'Introït, qui est suivi des Kyrie.
Au Pcre., qui nous a envoyé son Fils pour nous délivrer de la mort.
y^YRlE, eleison. 1a. Kyrie, eleison. Kyrie, eleison.
;;> EIGNEUR, ayez pitié 1
3 Seigneur, ayez pitié !
îeigneur, ayez pitié !
Au Fils qui, par sa Résurrection, a détruit la mort, et nous a frayé le chemin de la vie éternelle.
Christe, eleison. Christe, eleison. Christe, eleison.
Christ, ayez pitié !
Chri Christ
ayez pitie ayez pitié
Au Saint-Esprit, qui est venu répandre ses dons sur V Eglise tout entière.
Kyrie, eleison. Kyrie, eleison. Kyrie, eleison.
Seigneur, ayez pitié ! Seigneur, ayez pitié! Seigneur, ayez pitié!
GLORIA m excelsis Deo, et in terra pax hominibus bonae voluntatis.
Laudamus te : benedicimus te : adoramus te : glorificamus te : gratias agimus tibi propter magnam gloriam tuam.
Domine Deus , Rex cœlestis, Deus Pater omnipotens.
Domine , Fili unigenite, Jesu Christe.
Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris.
Qui toUis peccata
^-^ LOiRK à Dieu au plus Cj haut des cieux, et. sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté.
Nous vous louons , nous vous bénissons , nous vous adorons , nous vous glorifions ; nous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire.
Seigneur Dieu, Roi céleste, Dieu Pcre tout-puissant !
Seigneur Jésus-Christ, Fils unique !
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu. Fils du Père !
Vous qui ùtez les péchés
Ordinaire de la Messe.
du monde, ayez pitié de nous.
Vous qui ôtez les péchés du monde , recevez notre humble prière.
Vous qui êtes assis à la droite du Père, ayez pitié de nous.
Car vous êtes le seul Saint, vous êtes le seul Seigneur , vous êtes le seul Très-Haut, ô Jésus-Christ, avec le Saint-Esprit, dans la gloire de Dieu le Père. Amen.
mundi, miserere nobis.
Qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram.
Qui sedes ad dexteram Patris , miserere nobis.
Quoniam tu solus sanctus, tu solus Dominus, tu solus Altissimus, Jesu Christe, cum Sancto Spiritu, in gloria Dei Patris. Amen.
Le Prêtre salue le peuple. Vient ensuite la Collecte on Oraison, qui se trouve au Propre du Temps ou au Propre des Saints, et à laquelle on doit répondre Amen, avec le ministre qui sert la Messe. On lira ensuite l'E- pître, puis les Versets alléluiatiques.
Pour préparation à bien entendre l'Evangile, on peut dire en union avec le Prêtre et avec le Diacre :
SEIGNEUR, purifiez mes oreilles trop longtemps remplies des vaines paroles du siècle, afin que j'entende la Parole de la vie éternelle et que je la conserve dans mon cœur ; par JésusChrist , votre Fils , notre Seigneur. Amen.
Donnez à vos ministres la grâce d'être les fidèles interprètes de votre loi, afin que, pasteurs et troupeau , nous
MUNDA cor meum ac labia mea. omnipotens Deus , qui labia Isaiae prophetœ calcule mundasti ignito : ita me tua grata miseratione dignare mundare, ut sanctum Evangelium tuum digne valeam nuntiare. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
Dominus sit in corde meo. et in labiis meis : ut digne et competenter annuntiem Evangelium
suum : In nuniinc Patris, et Filii, et Spiritus San.- cti. Amen.
nous reunissions tous en vous à jamais.
On se tiendra debout, par respect, pendant la lecture de TEvangile; on fera sur soi le signe de la Croix, et on suivra toutes les parodies du Prêtre ou du Diacre. Après l'Evangile, si le Prêtre récite le Symbole de la Foi, on dira avec lui :
CREDO in unum Deum Patrem omnipotentem , factorem cœli et terrae, visibilium omnium et invisibilium.
Et in unum Dominum Jesum Christum, Filium Dei unigenitum. Et ex Pâtre natum ante omnia saecula. Deum de Dec, lumen de lumine, Deum verum de Dec vero. Genitum, non factum, consubstantialem Patri : per quem omnia facta sont. Qui propter nos homines et propter nostram salutcm , descendit de cœlis. Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine. Ex homo FACTUS EST. Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato , passus, et sepultus est Et resurrexit tertia die, secundum Scripturas. Et ascendit in cœlum : sedet
JE crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, qui a fait le ciel et la terre, et toutes les choses visibles et invisibles.
Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu ; qui est né du Père avant tous les siècles ; Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; qui n'a pas été fait, mais engendré: consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites. Qui est descendu des cieux pour nous autres hommes, et pour notre salut. Et qui a pris chair de la Vierge Marie par l'opération du Saint-B^sprit : et qui s'est FAIT HOMME. Qui a été aussi crucifié pour nous sous Ponce-Pilate : qui a souffert, qui a été mis dans le sépulcre ; ^ui est ressuscité le troisième jour , selon les Ecritures. Et qui est monté .j« ciel, qui est assis à la
Ordinaire de la Messe.
droite du Père, et qui viendra encore avec gloire pour juger les vivants et les morts; et dont le règne n'aura point de fin.
Je crois au Saint-Esprit, Seigneur et vivifiant , ijiti procède du Père et du Fi/s ; qui est adoré et glorijié conjointement avec !e Père et le Fils ; qui a parlé par les Prophètes. Je crois l'Eglise qui est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Je confesse qu'il y a un Baptême pour la rémission des péchés ; et j'attends la résurrection des morts, et la vie du siècle à venir. Amen.
ad dcxteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria judicare vivos et mortuos : cujus regni non erit finis.
Et in Spiritum Sanctum. Dominum et vivificantem, qui ex Pâtre Filioque procedit. Qui cum Pâtre et Filio simul adoratur. et conglorificatur : qui locutus est per Prophetas. Et Unam , Sanctam, Catholicam et Apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum Baptisma in remissionem peccatorum. Et exspecto resurrectionem mortuorum , et vitam venturi sa-culi. Amen.
Nous entrons dans cette seconde partie de la. sainte Messe qui est appelée Oblation. Le Prêtre salue encore le peuple, pour l'avertir d'être de plus en plus attentif. Lisons avec lui l'Offertoire; et quand il présente à Dieu l'Hostie, joignons-nous à lui et disons:
^~OUT ce que nous avons. Seigneur, vient de vous et est à vous ; il est donc juste que nous vous le rendions. Mais combien vous êtes admirable dans les inventions de votre puissante charité ! Ce pain que nous vous offrons va bientôt céder la place à votre sacré Corps; recevez, dans une même oblation , nos cœurs qui vouSUSCIPE, sancte Pater, omnipotens aeterne Deus. hanc immaculatam hostiam. quam ego. indignus famulus tuus. offero tibi Deo meo vivo et vero, pro innumerabilibus peccatis et offensionibus et negligentiis meis , et pro omnibus circumstantibus , sed et pro omnibus fidelibus
Le lemps Pascal.
draicnt vivre de vous, et non plus d'eux-mêmes.
SEIGNEUR, qui êtes la véritable Vigne, et dont le sang, comme un vin généreux, s'est épanché sous le pressoir de la Croix , vous avez daigné unir votre nature divine à notre humble humanité , figurée ici par cette goutte d'eau ; '^venez nous faire participants de votre divinité , en vous manifestant en nous par votre douce et puissante visite.
christianis vivis atque defunctis ; ut mihi et illis proficiat ad salutem in vitam aeternam. Amen.
Quand le Prctrc met dans le calice le vin, auquel il nicle ensuite un peu d'eau :
DEUS. qui humanae substantif dignitatem mirabiliter condidisti. et mirabilius reformasti : da nobis , pcr hujus aquœ et vini mysterium. ejus divinitatis esse consortes, qui humanitatis nostrae fieri dignatus est particeps, Jésus Christus JFiliustuus Dominus noster ; qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia sxcula sasculorum. Amen.
Le Prcire otfre ensuite le mélange de vin et d'eau :
OFFERIMUS tibi, Domine, calicem salutaris, tuara deprecantes clementiam : ut in conspectu divinae Majestatis tuae, pro nostra et totius mundi salute, cum odore suavitatis ascendat. Amen.
IN spiritu humilitatis , et in animo contrite suscipiamur a te, DoA GRÉEZ ces dons, souverain Créateur de toutes choses ; qu'ils soient ainsi préparés pour la divine transformation qui, de cette simple offrande de créatures, va faire l'instrument du salut du monde.
SI nous avons la hardiesse d'approcher de votre autel, Seigneur , ce n'est pas
Ordinaire de la Messe.
que nous puissions oublier ce que nous sommes. Faitesnous miséricorde , afin que nous puissions paraître en la présence de votre Fils , qui est notre Hostie :?alutaire.
ENEZ, Esprit divin, féconder cette offrande qui est sur l'autel , et produire en nos coeurs celui que nos cœurs attendent.
mine : et sic fiat sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie, ut placeat tibi, Domine Deus.
ENi, Sanctificatorompotens , ccterne
Deus , et benedic hoc sacriHcium tuo sancto Nomini prœparatum.
Si c'est une Messe solennelle, le Prêtre encense le pain et le vin qui viennent d'être offerts; puis il lave ses mains.
JE veux laver mes mains, Seigneur, et me rendre semblable à ceux qui sont dans l'innocence, pour être digne d'approcher de votre autel, d'entendre vos sacrés cantiques , et de raconter vos merveilles. J'aime la beauté de votre maison, le lieu dont vous allez faire l'habitation de votre gloire. Ne me laissez pas retourner, ô Dieu, dans la compagnie de vos ennemis et des miens. Depuis que votre miséricorde m'en a retiré, je suis revenu à l'innocence , en rentrant en grâce avec vous ; mais ayez encore pitié de mes faiblesses, rachetez-moi encore, vous qui avez , par votre bonté, remis mes pas dans le sentier ; ce dont je vous
LAVABO inter mnocentes manus meas : et circumdabo altare tuum, Domine.
Ut audiam vocem laudis : et enarrem universa mirabilia tua.
Domine, dilexi decorem domus tuœ : et locum habitationis gloriœ tuœ.
Ne perdas cum impiis, Deus, animam meam : et cum viris sanguinum vitam meam.
In quorum manibus iniquitates sunt : dextera eorum repleta est muneribus.
Ego autem in innocentia mea ingressus sum. : redime me, et miserere mei.
Pes meus stctit in direclo : in ecclesiis bcnedicam te, Domine.
Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto ;
Sicut erat in principio, et nunc, et semper , et in saecula saeculorum. Amen.
Le Prêtre, au milieu de l'autel, s'incline respectueusement :
rends grâces au milieu de cette assemblée. Gloire au Père, et au Fils , et au Saint-Esprit ; comme il était au commencement, maintenant et toujours , et dans les siècles des siècles. Amen.
SUSCIPE, sancta Trinitas, hancoblationem. quam tibi otTerimus ob memoriam Passionis. Resurrectionis . et Ascensionis Jesu Christi Domini nostri : et in honorem beatœ Maria; semper Virginis, et beati Johannis Baptistae, et sanctorum Apostolorum Pétri et Pauli, et istorum, et omnium Sanctorum : ut illis proficiat ad honorem , nobis autem ad salutem : et illi pro nobis intercedere dignentur in cœlis . quorum memoriam agimus in terris. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.
TRINITÉ sainte, agréez ce Sacrifice ainsi préparé , qui va renouveler la mémoire de la Passion, de la Résurrection et de l'Ascension de Jésus-Christ, notre Seigneur. Souffrez que votre Eglise y joigne l'intention d'honorer la glorieuse Vierge Marie, les saints Apôtres Pierre et Paul, les Martyrs dont les ossements attendent la résurrection sous cet autel , et les Saints dont aujourd'hui nous honorons la mémoire. Augmentez la gloire dont ils jouissent ; et qu'ils daignent eux-mêmes intercéder» pour notre salut.
Le Prêtre se tourne une dernière fois vers le peuple, et il dit :
R.4TE fratres : ut 'pRiEZ. mes Frères, afin que
meum ac vestrum i mon Sacrifice , qui est
acceptabile aussi le votre, soit acceptable
sacrificium
Ordinaire de la Messe.
auprès de Dieu le Père toutpuissant.
\UE le Seigjneur reçoive le Sacrifice de vos mains, pour la louange et la gloire de son Nom, pour notre utilité et pour celle de toute sa sainte Eglise.
fiât apud Deum Patrem omnipotentem.
_ CusciPiAT Domi^' O nussacrificiumde manibus tuis, ad laudem et gloriam Nominis sui, ad utilitatcmquoque nostram totiusque Hcclesias suœ sanctœ.
gneur notre Dieu.
ij?. C'est une chose digne et juste.
PER omni culoruti
Le Prêtre récite les Oraisons secrètes, qu'il termine à haute voix :
DANS tous les siècles des siècles.
Le Seigneur soit avec vous ;
?. Et avec votre esprit, es cœurs en haut ! B?. Nous les avons vers le Seigneur.
Rendons grâces au Seiua sascula saerum. Dominus vobiscum ;
S|. Et cum spirilu tuo.
Sursum. corda !
^. Habemusad Dominum.
Gratias agamus Domino Deo nostro.
Ri. Dignum et justum est.
OUI. c'est une chose digne et juste , équitable et salutaire , de célébrer vos grandeurs en tout temps , Seigneur ; mais surtout en ces jours où le Christ notre Pàque a été immolé ; car il est le véritable Agneau qui a ôté les péchés du monde. C'est lui qui , par sa mort , a détruit notre mort, et qui, par sa résurrection , a rétabli notre vie.
\7ere dignum et jus' tum est, aequum et salutare , te quidem , Domine, omni tempore, sed in hoc potissimum gloriosius praedicare, quum Pascha nostrum immolatus est Christus. Ipse enim vcrus est Agnus, qui abstulit peccata mundi. Qui mortem nostram moriendo destruxit, et vitam resur3o
gendo reparavit. Et ideo cum Angelis et Archangelis, cum Thronis et Dominationibus, cumque omni militia cœlestis exercitus, hymnum gloriae tuns canimus, sine fine dicentes :
SANcrus, Sanctus, Sanctus Dominas Deus Sabaoth !
Pleni sunt cœli et terra gloria tua. Hosanna in excelsis !
Benedictus qui venil in nomine Domini.
Hosanna in excelsis !
C'est pourquoi , avec les Anges et les Archanges, avec les Trônes et les Dominations, avec l'armée entière des cieux , nous chantons l'hymne à votre gloire, disant sans jamais cesser :
SAINT, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées !
Les cieux et la terre sont remplis de sa gloire.
Hosannah au plus haut des cieux !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosannah soit à lui au plus haut des cieux !
TE igitur, clementissime Pater, per Jesum Christum Filium tuum Dominum nostrum supplices rogamus ac petimus, uti accepta habeas, et benedicas hœc dona, hase munera, hœc sancta sacrificia illibata, in primis quie tibi offerimus pro Ecclesia tua sancta catholica : quam pacificare, custodire. adunare, et regere digneris toto orbe terrarum, una cum famulo tuo Papa nostro N. et Antistite nostro iV., et omnibus orthodoxis, atque cathoODlEU, qui vous manifestez au milieu de nous par le moyen des Mystères dont vous avez fait dépositaire notre Mère la sainte Eglise, nous vous supplions, au nom de ce divin Sacrifice , de détruire tous les obstacles qui s'opposent à son pèlerinage en ce monde. Donnez-lui la paix et l'uniié; conduisez vous-même notre Saint-Père le Pape, votre Vicaire sur la terre ; dirigez notre Evéque, qui est pour nous le lien sacré de l'unité ; sauvez le prince qui nous gouverne, afin que nous menions une vie tranOrdinaire de la Messe.
3i
quille ; conservez tous les orthodoxes enfants de l'E- glise Calholique-Apostolique-Romaine.
Dieu ! de vous demander de répandre vos bénédictions spéciales sur vos serviteurs et vos servantes, pour lesquels vous savez que j'ai une obligation particulière de prier. Appliquez-leur les fruits de ce divin Sacrifice qui vous est offert au nom de tous. Visitez-les par votre grâce ; pardonnez leurs péchés ; accordez-leur les biens de la vie présente et ceux de la vie éternelle.
MAIS non seulement, ô mon Dieu, l'offrande de ce Sacrifice nous unit à nos frères qui sont encore dans cette vie voyagère de l'épreuve : il resserre aussi nos liens avec ceux qui déjà sont établis dans la gloire. Nous l'offrons donc pour honorer la mémoire de la glorieuse et toujours Vierge Marie , des Apôtres, des Martyrs, des Confesseurs, des Vierges, en un mot de tous les Justes, afin qu'ils nous aident par leur puissant secours à devenir dignes de soutenir votre Avènement, et de vous contempler à jamais comme eux, dans le séjour de votre gloire.
lica; et apostolicœ fidei cultoribus.
MEMENTO , Domine , famulorum famularumque tuarum N. et N., et omnium circumstantium, quorum tibi fides cognita est, et nota devotio : pro quibus tibi offerimus, vel qui tibi offerunt hoc sacrificium laudis, pro se , suisque omnibus , pro redemptione animarum suarum, pro spe salutis et incolumitatis suœ ; tibique reddunt vota sua œterno Deo, vivo et vero.
memoriam vénérantes, in primis gloriosas semper Virginis Mariae, Genitricis Dei et Domini nostri Jesu Christi : sed et beatorum Apostolorum, ac Martyrum tuorum , Pétri et Pauli, Andréas. Jacobi, Johannis , Thoma? , Jacobi, Philippi , Bartholomsei, Mattha?i , Simonis et Thaddœi : Lini , Cleti, démentis, Xysti, Cornelii, Cypfiani, Laurentii, Chrysogoni, Joannis et Pauli , Cosmas et Damiani, et omnium Sanctorum tuorum : quorum
meritis prccibusque concédas, ut in omnibus protectionis IU3E muniamiir auxilio. Per eumdem Christum Dominum nostruin. Amen.
H ANC igitur oblationem servitutis nostrœ, sed et cunctîe familiae tuae, quajsumus Domine, ut placatus accipias, diesque nostros in tua pace disponas. atque ab œterna damnatione nos eripi. et in electorum tuorum jubeas grcire numerari.Per Christum Domi num nostrum. Amen. Quam oblationem tu. Deus. in omnibus, qiiccsumus, benedictam, adscriptam, ratam, rationabilem , acceptabilemque facere digneris ; ut nobis Corpus et Sanguis fiât dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu Christi.
OUI pridie quam pateretur , accepit panem in sanctas ac venerabiles manus suas : et elevatis oculis in cnelum. ad te Deura Patrem suum omnipotentem, tibi gratias agens, benedixit, îregit, deditque discipulis suis, dicens : Accipite , et manducaie ex hoc omnes. Hoc est ENiM Corpus meum.
SIMILI modo postquam cœnatum est, acciDAIGNEZ recevoir, ô Dieu, cette offrande que toute votre famille vous présente, comme l'hommage de S')n heureuse servitude. En échange , donnez-nous la paix, sauvez-nous de votre colère, mettez-nous au nombre de vos élus ; par Jésus-Christ, notre Seigneur, qui va paraître.
Car il est temps que ce pain devienne son Corps sacré . qui est notre nourriture, et que ce vin se transforme en son Sang, qui est notre breuvage ; ne tardez donc plus à nous introduire en la présence de ce divin Fils, notre Sauveur !
QUE ferai -je en ce moment, ô Dieu du ciel et de la terre. Sauveur, Rédempteur du monde, vainqueur de la mort , si ce n'est de vous adorer en silence comme mon souverain Maître , de vous ouvrir mon cœur, comme à son Roi plein de douceur ? \'enez donc, Seigneur Jésus ! venez 1
ANG divin , prix de mon salut, je vous adore. LaOrdinaire de la Messe.
vez mes iniquités, et rendezmoi plus blanc que la neige. Agneau sans cesse immolé et cependant toujours vivant, vous venez effacer les péchés du monde ; venez aussi régner en moi par votre force et par votre douceur. Calix Sanguinis mei, novi mysterium fidei : ql i pro vobis et pro multis effun
DETUR IN REMISSIONEM PECCATORUM. Hœc quotiescum que feceritis, in mei memoriam facietis.
piens et hune prœclarum Calicem in sanctas ac venerabiles manus suas : item tibi gratias agens, benedixit, deditque discipulis suis dicens : Accipite et bibite ex eo omnes. Hic est enim
LA voici donc, ô Père saint, l'Hostie si longtemps attendue. Voici ce Fils éternel qui a souffert, qui est ressuscité glorieux, qui est monté triomphant au ciel. Il est votre Fils ; mais il est aussi notre Hostie, Hostie pure et sans tache ; notre Pain et notre Breuvage d'immortalité.
Vous avez agréé autrefois le sacrifice des tendres agneaux que vous offrait Abel ; le sacrifice qu'Abraham vous fit de son fils Isaac , immolé sans perdre la vie ; enfin le sacrifice mystérieux du pain et du vin que vous présenta Melchisédech. Recevez ici l'Agneau par excellence , la victime toujours vivante, le Corps de
L-(NDE et memores, Do' mine, nos servi tui, sed et plebs tua sancta, ejusdem Christi Filii tui Domini nostri tam beatae Passionis, nec non et ab inferis Resurrectionis, sed et in cœlos gloriosae Ascensionis : offerimus prœclarœ Majestati tuœ de tuis donis ac datis Hostiam puram, Hostiam sanctam, Hostiam immaculatam : Panem sanctum vitœ asternas, et Calicem saiutis perpétuas.
Supra quaï propitioac sereno vultu respicere digneris, et accepta habere, sicuti accepta habere dignatus es munera pueri tui justi Abel, et sacrificium Patriarche nostri Abrahce. et quod tibi obtulit summus Sacerdos tuus Melchisedech, sanctum sacrificium, immaculatam hostiam.
Le Temys Pascal.
votre Fils, qui est le Pain de vie, son Sang, qui est à la fois un breuvage pour nous et une libation à votre gloire.
SUPPLICES te row^mus. omnipotens Deus : jubé hœc perferri par manus sancti Angeli lui in sublime Altare tuum in conspectu divinae .Majestatis tu» : ut quotquot ex hac altaris participalione , sacrosanctum Filii tui Corpus et Sangiiinem sumpserimus . omni benedictione cœ- lesti et gratia repleamur. Per eumdem Christum Dorainumnostrum. Amen.
ME.MENTO eliam. Domine , famulorum famularumque tuarumiV. et A^, qui nos pra^cesserunt cum signo fidei, et dormiunt in somnopacis. Ipsis, Domine . et omnibus in Christo quiescentibus. locum refrigerii , lucis et pacis , ut indulgeas . deprecamur. Per eumdem Christum Dominum nostrum. A- men.
NOBIs quoque peccatoriu 'S famulis tuis, de multii,.dine miserationum tuaru.n sperantibus, partem aliguam et
MAIS, ô Dieu tout-puissant ! ces dons sacrés ne reposent pas seulement sur cet autel terrestre ; l'Agneau vivant et immolé repose aussi sur l'Autel sublime du ciel, devant le trône de votre divine Majesté ; et ces deux autels ne sont qu'un même autel, sur lequel s'accomplit le grand mystère de votre gloire et de notre salut : daignez nous rendre participants du Corps et du Sang de l'auguste Victime de laquelle émanent toute grâce et toute bénédiction.
N'excluez personne de votre visite, ô Jésus 1 Votre aspect réjouit la Cité sainte avec ses élus ; nos yeux encore mortels vous contemplent, quoique sous un voile : ne vous cachez plus à ceux de nos frères qui sont dans le lieu des expiations. Soyez-leur un rafraîchissement dans leurs flammes, une lumière dans leurs ténèbres, une paix dans leurs douloureux transports.
Nous sommes pécheurs, ô Père saint ! et cependant nous attendons de votre infinie miséricorde une part dans votre Royaume, par le
Ordinaire de la Messe
mérite de ce Sacnhce que nous vous offrons, et non à cause de nos œuvres , qui ne sont dignes que de votre colère. Mais souvenez-vous de vos saints Apôtres , de vos saints Martyrs, de vos saintes Vierges, de tous les Bienheureux, et donnez-nous, par leur intercession, la grâce et la gloire éternelle que nous vous demandons au nom de Jésus-Christ notre Seigneur, votre Fils. C'est par lui que vous répandez sur nous vos bienfaits de vie et de sanctification ; par lui encore, avec lui et en lui . dans l'unité du Saint-Esprit, soit à vous honneur et gloire à jamais 1
ANS tous les siècles des siècles. "Bf. Amen.
PRIONS. Instruits par un précepte salutaire , et suivant fidèlement la forme de l'instruction divine qui nous a été donnée , nous osons dire :
societatem donare digneris cum tuis sanctis Apostolis et Martyribus : cum Johanne, Stephano, Mathia, Barnaba, Ignatio, Alexandro. Marcellino. Petro, Felicitate, Perpétua, Agatha, Lucia, Agnete, Cœcilia, Anastasia, et omnibus Sanctis tuis ; intra quorum nos consortium non œstimator meriti, sed veniœ, quœsumus, largitor admitte: pcr Christum Dominum nostrum. Per quem hac-c -omnia. Domine, semperbona créas, sanctificas, vivificas, benedicis, et prœstas nobis : per ipsum. et cum ipso, et in ipso, est tibi Deo Patri omnipotenti, inunitate Spiritus Sancti, omnishonor et gloria.
PER omnia saecula s£eculorum. i^. Amen.
OREMUS. Praeceptis salutaribus moniti, et divina institutioneformati, audemus dicere :
^JOTRE Père, qui êtes aux ■^-^ cieux, que votre Nom soit sanctifié ; que votre règne
PATER noster. qui es in cœlis : Sanctificetur Nomen tuum : Adveniat
regnum tuiim : Fiat voliintas tua. siciit in cœlo, et in terra. Panetn nostrum quotidianum da nobis hodie : Et dimitte nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribiis noslris : Et ne nos inducas in tentationem.
TSf. Sed libéra nos a malo.
AMEN. Libéra nos , quoEsumus Domine, ab omnibus malis.prasteritis , praesentibus et futuris : et intercedente beata et gloriosa semper Virgine Dei Génitrice Maria , cum beatis Apostolis tiiis Petro et Paulo, atque Andréa, et omnibus Sanctis. da propitius pacem in diebus nostris ; ut ope misericordiœ tuas adjuti, et a peccato simus semper liberi, et ab omni perturbationesecuri. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tiium, qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus.
-jER omnia srecula sa?-
cuiorum. EJî. Amenarrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre Pain quotidien ; et pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber à la tentation.
Vf. Mais délivrez-nous du mal.
TROIS sortes de maux nous désolent, Seigneur : les maux passés, c'est-à-dire les péchés dont notre àme porte les cicatrices, et qui ont fortifié ses mauvais penchants ; les maux présents, c'est-àdire les taches actuellement empreintes sur cette pauvre âme, sa faiblesse et les tentations qui l'assiègent ; enfin les maux à venir, c'est-àdire les châtiments de votre justice. En présence de l'Hostie du salut , nous vous prions. Seigneur, de nous délivrer de tous ces maux, et d'agréer en notre faveur l'entremise de Marie, Mère de Dieu , et de vos saints Apôtres Pierre , Paul et André. Affranchissez-nous, délivrez-nous, donnez-nous la paix. Par Jésus-Christ votre Fils, qui vit et règne avec vous.
ANS tous les siècles des siècles. . Amen.
Ordinaire de la Messe.
Que la Paix du Seigneur
soit toujours avec vous ; i^. Et avec votre esprit.
Pax Domini sit semper vobiscum ;
^. Et cum spiritu tuo.
Le Prêtre divise l'Hostie sainte, et l'ayant séparée en trois parts, il met une de ces parts dans le Calice.
GLOIRE à vous, Sauveur du monde, qui avez souffert que , dans votre Passion, votre précieux Sang fût séparé de votre sacré Corps, et qui les avez réunis ensuite par votre vertu 1
AGNEAU de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, donneznous la Paix.
SEIGNEUR Jésus-Christ, qui avez dit à vos Apôtres : « je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix », ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cette assemblée qui est à vous, et daignez la pacifier et 1?. réunir selon votre sainte volonté.
GNUS Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi , dona nobis pacem.
DOMINE Jesu Christe, qui dixisti Apostolis tuis : Pacem relinquo vobis, pacem meam do vobis : ne respicias peccata mea , sed fidem Ecclesiœ tUc-e : camque secundum voluntatem tuam pacifier) re, et coadunare digneris. Qui vivis et régnas Deus, per
Iomnia saecula sœculorum. Amen.
Après cette Oraison, le Prêtre, en signe de paix, si la Messe est solennelle, donne le'baiser
HJEC commixtio et consecratio Corporis et Sanguinis Domini nostri Jesu Christi, fiât accipientibus nobis in vitam seternam. Amen.
OMINE Jesu Christe, f ili Dei vivi, qui ex
voluntate Pat
fraternel au Diacre, qui le donne lui-mcmc au Sous-Diacre, lequel va le porter au Chœur.
SElGNETR Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui. par la volonté du Père et la coopération du Saint-Esprit, avez donne par votre mort la vie au monde ; délivrezmoi, par ce saint et sacré Corps et par votre Sang, de tous mes péchés et de toutes ■sortes de maux. Faites que je m'attache toujours inviolablement à votre loi, et ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.
coopérante Spiritu Sancto , per mortem tuam mundum vivificasti : libéra me per hoc sacrosanctum Corpus, et Sanguinem tuum, ab omnibus iniquitatibus meis, et universis malis, et fac me tuis semper inhaerere mandatis, et a te nunquam separari permittas. Qui cum eodem Deo Pâtre et Spiritu Sancto vivis et régnas Deus in saecula sasculorum. A- men.
PERCEPTio Corporis tui , Domine Jesu Christe, quod ego indignus sumere praesumo , non mihi proveniat in judicium et condemnationem : sed pro tua pietaie prosit mihi ad tutaraentum mentis et corporis, et ad medelam percipiendam. Qui vivis et régnas cutn Deo Pâtre in unitate Spiritus Sancti Deus , per omnia saecula sa;culorum. A- men.
Le Prêtre prend l'Hostie et se dispose à s'en communier :
SEIGNEUR Jésus-Christ, faites que la réception de votre Corps, que je me propose de prendre, tout indigne que j'en suis , ne tourne pas à mon jugement et à ma condamnation ; mais que, par votre bonté, il me serve de défense pour mon âme et pour mon corps, et qu'il me soit un remède salutaire.
Ordinaire de la Messe.
Venez, Seigneur Jésus
Panem cœlestetn accipiam, et Notnen Domini invocaho.
Il frappe sa poitrine et confesse son indignité, disant trois fois :
SEIGNEUR , je ne suis pas digne que vous entriez en moi ; mais dites seulement une parole, et mon âme sera guérie.
MINE, non sum dignus ut intres sub tectum meum : sed tantum die verbo, et sanabitur anima mea.
Au moment de consommer la sainte Hostie
JE me donne à vous , o mon Sauveur, pour être votre demeure : faites en moi selon votre bon plaisir.
f~^ ORPUS Domini nostri
^ Jesu Chriéticustodiat animam meam in vitam aeternam. Amen.
Le Prêtre prend le Galice avec action de grâces :
Q^'E pourrai-je rendre à Dieu pour tous les biens Ïu'il m'a faits ? Je prendrai le !alice du salut, j'invoquerai le Nom du Seigneur, et je serai délivré de mes ennemis.
JE m unis a vous, o mon Sauveur ! Unissez-nous à moi ; que nous ne nous séparions jamais !
QUID retribuam Domino pro omnibus quss retribuit mihi ? Calicem salutaris accipiam, et Nomen Domini invocabo. Laudans invocabo Dominum, et ab inimicis meis salvus ero.
ANGUis Domini nostri Christi custodiat animam meam in vitam œternam. Amen.
JesL
La Communion étant faite, pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la première fois :
'avez visité dan temps, ô mon Dieu que je garde les fruit
vr
ans le 1 /^ t faites V<^ its de I capia
OD ore sumpsimus,
Domine, pura mente
piarnus : et de munere
temporali fiât nobis re- I cette visite pour réternitij. médium sempiternum. j
Pendant que le Prctre purifie le Calice pour la seconde fois :
Corpus tuum, Domine, quod sumpsi, et Sangiiis quem potavi, adhœreat visceribus meis : et prcesta ut in me non remaneat scelerum macula, quem pura et sancta refecerunt Sacramenta. Qui vivis et régnas in saecula sœculorum. Amen.
Béni soyez-vous, ô mon Sauveur, qui m'avez initie au sacré mystère de votre Corps et de votre Sang. Que mon cœur et mes sens conservent, par votre grâce, la pureté que vous leur avez donnée, et que votre sainte présence demeure toujours en moi.
Le Prêtre ayant lu l'Antienne dite Communion, se retourne vers le peuple et le salue ; après quoi il récite les Oraisons appelées Fostcommimion. Puis il dit :
i->vOMlNUS vobiscum.
Rj. Et cura spiritu tuo. T TE, Missa est.
^. Deo gratias.
PLACEAT tibi. Sancta Trinitas, obsequium servitulis meae, et prœsta ut sacrificium, quod oculis tuae Majestatis indignusobtuli.tibi sit acceptabile, mihique, et omnibus, pro quibus illud obtuli, sit, te miserante, propitiabile. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
^. Et avec votre esprit.
RETIREZ-VOUS la Messe est finie. %. Grâces soient rendues à Dieu.
GRACES vous soient rendues, adorable Trinité, pour la miséricorde dont vous avez daigné user envers moi, en me permettant d'assister à ce divin Sacrifice ; pardonnez la négligence et la froideur avec lesquelles j'ai reçu un si grand bienfait, et daignez ratifier la bénédiction que votre Ministre va répandre sur moi en votre saint Nom.
Ordinaire de la Messe.
Le Prêtre étend ses mains et bénit, en disant :
/~\ UE le Dieu tout-puissant V<^ vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit !
içr. Amen.
j^. Le Seigneur soit avec vous ; ^. Et avec votre esprit.
BENEDICAT vos omnipotens Deus. Pater, et Fiiius , et Spiritus Sanctus. i^. Amen.
j^. Dominusvobiscum;
içt. Et cum spiritu tuo.
Le commencement du saint Evangile selon saint Jean.
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était dans le principe avec Dieu. Toutes choses ont été faites par lui : et rien n'a été fait sans lui. Ce qui a été fait, était vie en lui, et la vie était la lumière des hommes : et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise. Il y eut un homme envoyé de Dieu, qui s'appelait Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n'était pas la lumière, mais il était venu pour rendre témoignage à celui qui était la lumière. Celui-là était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde. Il était dans le
Initium sancti Evangelii secundum Johannem. Cap. I.
IN principio erat Verbum. et Verbum erat ;ipud Deum, et Deus erat Verbum. Hoc erat in principio apud Deum. Omnia per ipsum facta sunt : et sine ipso factum est nihil. Quod factum est, in ipso vita erat, et vita erat lux hominum, et lux in tenebris lucet, et tenebra; eam non comprehenderunt. Fuit homo missus a Deo, cui nomen erat Johannes. Hic venit in testimonium, ut testimonium perhiberet de lumine, ut omnes crederent per illum. Non era"t ille lux, sed ut testimonium perhiberet de lumine. Erat lux vera, qucB illuminât omnem hominem venientem in
hune mundum. In munJo erat, et mundiis per ipsum factus est. et miiiidus cum non cognovit. In propria venit, et sui cum non rcceperunt. Quotquot autem receperunt cum, dedit cis potestatem filios Del ficri, his qui crcdunt in Nominc ejus : qui non ex sanguinibus, neque ex voluntate carnis, neque ex voluntate viri. sed ex Deo nati suni. Et Verru i>' "-.vro FACTUM EST, et habvtavit in nobis : et vidimus gloriam ejus. gloriam quasi Unigeniti a Pâtre, plénum gratiœ et veritatis.
monde, et le monde a été fait par lui ; et le monde ne l'a point connu. Il est venu chez soi, et les siens ne l'ont point reçu. Mais il a donné à tous ceux qui l'ont reçu le pouvoir d'être faits enfants de Dieu, à ceux qui croient en son Nom. qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu môme. Et le Verbe s'est TAIT CHAIR, et il a habité en nous ; et nous avons vu sa gloire, sa gloire comme du Fils unique du Père, étant plein de grâce et de vérité.
'ÉCLAT de VOS œuvres, ô Sauveur des hommes, inonde vos fidèles d'une lumière si vive, qu'ils ne peuvent s'empêcher de vous rendre gloire, et de protester que vous êtes le Fils de Dieu. Nous crûmes en vous . lorsque vous apparûtes dans l'humilité de la crèche au milieu de la nuit ; un aimant secret nous attirait vers vous, et sous les langes nous vous adorions déjà avec les Esprits célestes. Naguère nous vous vîmes attaché à la croix, honni et blasphémé de tout un peuple ; mais nous n'avons pas cessé pour cela de vous reconnaître pour le Roi suprême. Avec le bon larron nous vous disions : « Seigneur, souvenez-vous de nous, quand vous serez dans votre royaume. » Mais aujourd'hui que vous avez triomphé de la mort, que le sépulcre vous a rendu vivant et victorieux ; aujourd'hui que la terre entière retentit de vos louanges, et que le bruit de votre Résurrection, accomplie il v a tant de siècles, ébranle toutes les nations, qui pourrait ne pas rendre hommage à votre