Histoires (page 66)

Hérodote · Histoire

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — trad. Larcher 1850 · 80 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

↑ Minerve Iliade dans le grec. Elle avait son temple dans la citadelle, comme on le voit dans Homère. Elle était en grande vénération dans le pays. Alexandre le Grand, étant allé à Troie, lui fit des sacrifices.

↑ On avait placé sur ce tertre, ou colline, des siéges pour les seigneurs qui devaient accompagner Xerxès, et un autre beaucoup plus élevé, de marbre blanc, destiné au roi. C’est ce que signifie proprement προέξεδρη ; ce que ma traduction ne fait pas assez sortir. (L.)

↑ Il est bien étonnant que Xerxès ne se soit pas rappelé leur révolte sous Darius.

↑ Chez les Perses, on faisait aller les troupes à l’ennemi sous les coups de fouet. Voyez Xénophon, Cyri expedit., lib. iii, cap. iv, § xvi.

↑ Lorsque vous trouvez, avec cet Hellespontien, Xerxès heureux dans le temps qu’il traverse la mer sur un pont de vaisseaux, jetez les yeux sur ceux qui percent le mont Athos sous les coups de fouet, et sur ceux à qui on a coupé le nez et les oreilles à cause que la tempête a détruit ce point de vaisseaux ; et considérez que c’est votre vie, que c’est votre état que ces gens trouvent heureux. (Plutarque, De animi tranquillitate, p. 470.)

↑ Les Perses n’étaient pas les seuls peuples qui portassent des hauts-de-chausses. Les Gaulois en portaient aussi, d’après le témoignage de Diodore, ainsi que les Scythes, si l’on en croit Ovide.

↑ Hérodote dit que les Perses avaient le carquois au-dessous du bouclier, parce que dans la marche ils ne portaient pas le bouclier à la main, mais suspendu aux épaules. (L.)

↑ Les Grecs appelaient anciennement les Perses Cephènes, et les peuples voisins des Perses les nommaient Artéens. (L.)

↑ Le lin résiste au tranchant du fer : hi casses (nempè è lino) vel ferri aciem vincunt. Mais comment acquérait-il cette force ? On faisait macérer le lin dans du vin dur avec une certaine quantité de sel. On foulait et on collait jusqu’à dix-huit couches de ce lin les unes sur les autres, comme on fait le feutre. Il n’y avait point de trait qui pût percer une cuirasse faite de la sorte.

↑ Sagaris, sorte de hache particulière aux Amazones, qui coupait d’un côté seulement.

↑ Cette pierre est le smiris des Discorides. Σμίρις λίθος ἐστὶν, ῄ τὰς ψήφους οὶ δακτυλιογλύφοι σμήχουσι. « Le smiris est une pierre dont les joailliers se servent pour donner le poli aux pierres précieuses. » C’est notre émeri ; les ouvriers en font usage, les uns pour polir les ouvrages de fer, les autres pour tailler et couper les verres, marbres et pierres précieuses. (L.)

↑ La description des casques des Paphlagoniens est assez obscure. Xénophon en donne une plus claire et plus détaillée, en parlant de ceux des Mosynœques. « Ils ont sur la tête un casque de cuir tel que ceux des Paphlagoniens, du centre duquel sort une touffe de cheveux tressée, qui s’élève en pointe comme une tiare. » (L.)

↑ Ce sont les habitants des îles du golfe Persique. Ces îles, qui étaient en grand nombre, étaient soumises aux Perses. Elles longeaient la Carmanie et la Perse. Il y en avait très-peu dans la mer Érythrée, et elles se trouvaient à une trop grande distance de la Perse pour avoir jamais été conquises par les rois de Perse. (L.)

↑ C’était cette espèce de bouclier, échancré comme celui des Amazones, qu’on appelait pelte.

↑ Tout le monde connaît Calchas ; mais peu de personnes savent peut-être quelle fut sa fin. Mopsus, fils de Manto et d’Apollon, eut à la mort de sa mère, par droit de succession, l’oracle d’Apollon à Claros. Vers le même temps arriva à Colophon Calchas, qui errait depuis la prise de Troie, et rendait des oracles. Les deux devins se disputèrent longtemps ; mais enfin Amphimacus, roi de Lycie, termina leur différend : car Mopsus lui défendit de partir pour la guerre, lui prédisant qu’il serait battu ; Calchas au contraire l’exhorta à y aller, et lui annonça la victoire. Amphimacus ayant été vaincu, Mopsus reçut encore de plus grands honneurs que par le passé, et Calchas se tua. (L.)

↑ Sorte de vaisseau fort long dont les Cypriens étaient les inventeurs.

↑ Si l’on en croit Ptolémée, écrivain qui a mêlé beaucoup de fables parmi quelques vérités, Artémise, fille de Lygdamis, qui accompagna Xerxès dans son expédition contre la Grèce, devint amoureuse de Dardanus d’Abydos ; mais, s’en voyant méprisée, elle lui creva les yeux pendant qu’il dormait. Son amour n’ayant fait que croître par un effet de la colère des dieux, elle se rendit à Leucas par l’ordre de l’oracle, et, s’étant précipitée du haut du rocher, elle fut tuée et en on l’enterra. (Ptolémée, apud Phot., 492.)

↑ Il y a seulement dans le grec : Ils ne feraient ni l’un ni l’autre.

↑ Cette fanfaronnade de Xerxès fut dans la suite punie par Polydamas. Darius, fils naturel d’Artaxerxès, et qui monta sur le trône par la faveur des Perses, avait entendu parler de sa force extraordinaire. L’ayant attiré à Suses par ses promesses, Polydamas défia trois de ces hommes que les Perses appellent Immortels, combattit seul contre ces trois hommes, et les tua. (L.)

↑ Ce prince lui donna les villes de Pergame, de Teuthranie et d’Halisarnie. Eurysthènes et Proclès, descendants de Démaratus, en jouissaient encore en la xcve olympiade, et se joignirent à Thimbron, général lacédémonien, qui passa dans l’Asie Mineure pour faire la guerre aux Perses. (L.)

↑ Ces Besses étaient un autre peuple de la Thrace méditerranée encore plus barbares que les Satres. Les prêtres de Bacchus étaient probablement choisis parmi cette nation féroce. (Miot.)

↑ « Lorsqu’ils (les Perses) viennent sur un lac, une rivière ou une fontaine, ils font une fosse et y égorgent la victime, prenant bien garde que l’eau pure qui est dans le voisinage soit ensanglantée, parce que cela la souillerait. Ils posent ensuite la chair de la victime sur des branches de myrte ou de laurier, la brûlent avec des baguettes minces en chantant leur théogonie, et font des libations avec de l’huile mêlée de lait et de miel, qu’ils versent non dans le feu ou dans l’eau, mais à terre. Le chant de leur théogonie dure longtemps, et, tandis qu’ils chantent, ils tiennent à la main un faisceau de branches minces de bruyères. » (Strabon, liv. xv.)

↑ En supposant qu’il s’agit ici de la mesure en usage à Babylone, cela ferait sept pieds huit pouces, suivant l’évaluation de d’Anville.

↑ Il y avait encore des lions en Europe du temps d’Aristote. Cet auteur dit : « Cet animal est rare et ne naît pas en tout lieu. Dans l’Europe entière on n’en trouve qu’entre l’Achéloüs et le Nessus. » Dion Chrysostome assure qu’il n’y en avait plus de son temps en Europe, et qu’ils avaient disparu de la Macédoine et des autres lieux où l’on en voyait auparavant. (L.)

↑ Le Barathre est un fossé à Athènes, du bourg des Céraïdes de la tribu Œnéide, dans lequel on jetait les hommes condamnés à mort, de même que les Lacédémoniens les précipitaient dans le Céadas. Dans les côtés du Barathre on avait enfoncé à différentes distances des crochets, les uns plus hauts, les autres plus bas, qui mettaient en pièces ceux que l’on y précipitait. (L.)

↑ On voit par Thucydide que les Lacédémoniens firent mourir des marchands athéniens et des alliés de ce peuple qu’ils prirent sur des vaisseaux de charge naviguant autour du Péloponnèse. (L.)

↑ Térès fut un prince valeureux et le fondateur du royaume des Odryses. Il eut deux fils, Sitalcès et Sparodous, et une fille dont on ignore le nom. Cette fille fut mariée à Ariapithès, roi des Scythes. (L.)

↑ Ce Nymphodore était beau-frère de Sitalcès, et en grand crédit auprès de lui. Il procura aux Athéniens l’alliance de Sitalcès, et fit déclarer Sadocus, fils de ce prince, citoyen d’Athènes. (L.)

↑ Il commandait les Corinthiens à la journée de Potidée, et il enfonça l’aile des Athéniens qui lui était opposée. Cet événement est de la seconde année de la lxxxvie olympiade. Il fut pris environ cinq ans après. Ayant été conduit à Athènes, on le fit mourir. La conduite injurieuse de son père Adimante envers Thémistocles, et sa fuite honteuse à la journée de Salamine, contribuèrent beaucoup à son malheur. (L.)

↑ Cela arriva la troisième année de la lxxxviie olympiade, comme on le voit par Thucydide. Hérodote écrivait donc en ce temps-là cette partie de son Histoire, ou bien il ajouta ces circonstances après l’événement. (L.)

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