Histoires (page 74)

Hérodote · Histoire

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — trad. Larcher 1850 · 80 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

↑ Cette journée, si glorieuse pour les Grecs, et surtout pour les Athéniens, donna l’essor à leur courage et à leur génie. Les Perses les avaient fait trembler ; ils les méprisèrent, et finirent par les subjuguer. Leur génie se développa ; ils enfantèrent ces chefs-d’œuvre dans l’éloquence, la poésie, la philosophie, et dans les arts, dont ont approché plus ou moins les nations civilisées, et qu’elles n’ont jamais pu atteindre. Cette gloire a été sentie dans tous les temps et particulièrement par les Romains, à l’époque la plus brillante de leur histoire. Dans cette célèbre naumachie, où Auguste donna aux Romains le spectacle d’un véritable combat naval, deux flottes s’attaquèrent : l’une avait pris le nom de flotte des Perses, l’autre de flotte des Athéniens. Celle-ci, fière de ce beau nom, en soutint la gloire, et battit complètement celle qui portait le nom des Perses. C’est ce que nous apprend un fragment du livre lv de l’Histoire de Dio Cassius, tiré d’un manuscrit de la bibliothèque de Saint-Marc à Venise, qui avait appartenu au cardinal Bessarion. M. Morelli, bibliothécaire de cette célèbre bibliothèque, l’a publié à Bassano. (L.)

↑ Nous connaissons aussi une autre invention qui regarde la grandeur de son empire, par le moyen de laquelle il (Cyrus) savait promptement l’état des choses les plus éloignées. Ayant examiné ce qu’un cheval pouvait faire de chemin dans un jour sans s’excéder, il fit construire à cette distance autant d’écuries où l’on mit des chevaux avec des hommes propre à recevoir les lettres et les remettre à d’autres, et à dépêcher des hommes et des chevaux frais en la place de ceux qui étaient fatigués. On dit que quelquefois ces courses ne s’arrêtent pas même la nuit, et que le courrier de la nuit succède à celui du jour. Voilà donc l’origine de la poste qui remonte à Cyrus. (L.)

↑ L’angaréion est positivement ce que les modernes nomment estafette. L’usage de ce moyen de transmission remonte, comme on voit, bien haut dans l’antiquité. (Miot.)

↑ « On dit que Latone étant enceinte du fait de Jupiter, la jalouse Junon la poursuivit par mer et par toute la terre ; que la douleur de l’enfantement l’ayant surprise dans notre pays, elle y détacha sa ceinture ; que cet endroit s’appelle par cette raison depuis ce temps-là Zoster (ceinture), et qu’étant ensuite passée dans l’île de Délos, elle accoucha de deux dieux jumeaux, Diane et Apollon. » (Joan. Siceliotes, Comment. mss. in Hermogenem.)

↑ L’art de monter à cheval n’entrait point dans l’éducation militaire des Lacédémoniens. Ils se servaient rarement de cavalerie ; et quand ils en avaient, elle était presque toujours inférieure dans les combats à celle des autres Grecs. Dans la première guerre de Messénie, ils en avaient peu, ainsi que les Messéniens, et elle ne fit rien de mémorable, car les Péloponnésiens ne savaient pas encore dresser les chevaux. La cavalerie lacédémonienne ne commença à avoir de la réputation que lorsqu’elle admit les cavaliers étrangers. (L.)

↑ Ce marais était au sud de la ville d’Olynthe, et attenant l’enfoncement du golfe Toronéen : on le nommait Bolyca. (L.)

↑ Trophonius descendait d’Athamas par Phrixus, Presbon, Clyménus et Erginus. On prétend que la terre l’engloutit. La Béotie étant affligée d’une grande sécheresse, les Béotiens eurent recours à l’oracle de Delphes, qui leur répondit d’aller à Lébadie consulter Trophonius, qu’il apporterait du remède à leur maux. Étant arrivés dans cette ville, et ne pouvant trouver l’oracle en question, Saon, le plus âgé de ces députés, aperçut un essaim de mouches à miel qui volait vers un antre ; il les y suivit, et découvrit de cette manière l’oracle. On prétend que Trophonius l’instruisit lui-même de toutes les cérémonies qu’il fallait pratiquer pour le consulter. (L.)

↑ Apollon rendait ses oracles dans cette ville, qui lui était consacrée. Les Perses brûlèrent son temple lorsqu’ils entrèrent en Grèce. Un corps de Phocidiens s’y étant réfugié durant la guerre sacrée, les Thébains y mirent le feu, et achevèrent de le détruire. Cet oracle avait de la réputation, et ce fut un de ceux que Crésus envoya consulter. (L.)

↑ Un sanglier s’offrit tout à coup en cet endroit à la vue de Latone ; elle en fut épouvantée. De là vint le nom qu’on donna à son fils, au temple qui lui fut dédié, et à la montagne voisine. Il paraît par Plutarque que cette montagne était près de celles de Délos. Cet oracle était très-ancien et très-renommé.

↑ Téménus descendait d’Hercule par Aristomachus. Ayant tiré au sort trois royaumes du Péloponnèse avec Proclès, Eurystènes et Cresphontes, Argos lui échut, Lacédémone à Proclès et Eurystènes, fils d’Aristodémus, et Messène à Cresphontes. Les descendants de Téménus furent appelés Téménides. Gavanes, Aéropus et Perdiccas étaient de cette maison. Ils subjuguèrent la Macédoine, et leur postérité y régna pendant plusieurs siècles, jusqu’à Philippe qui perdit une bataille contre les Romains. Pausanias rapporte la prédiction d’une sibylle, conçue en ces termes : « Macédoniens, qui vous glorifiez d’avoir des rois originaires d’Argos, deux Philippes feront votre bonheur et votre malheur. Le premier donnera des rois à des villes et à des nations ; le second, dompté par des peuples sortis de l’Occident et de l’Orient, vous couvrira de toute sorte d’ignominie. » (L.)

↑ La haute Macédoine est celle du milieu des terres, et la basse celle qui s’étend le long de la mer Égée. La haute comprenait les Lyncestes, les Hélimiotes, et d’autres nations au-dessus de celles-là, qui forment des royaumes particuliers, quoiqu’elles leur soient soumises et alliées. (L.)

↑ Les cheminées des anciens n’étaient pas faites comme les nôtres. Il n’y avait point de tuyau pour conduire la fumée ; le feu se faisait au milieu de la chambre, qui allait en se rétrécissant par le haut, et avait la forme d’un entonnoir renversé. (L.)

↑ Cette expression renferme une menace très-grave : en effet, peu s’en fallut qu’Alexandre ne fût lapidé. « Nos ancêtre aimaient tellement leur patrie, dit Lycurgue, que peu s’en fallut qu’ils ne lapidassent Alexandre, ambassadeur de Xerxès, et précédemment leur ami, parce qu’il exigeait d’eux la terre et l’eau. » Il paraît par Hérodote que Xerxès ne demandait point aux Athéniens la terre et l’eau, et cela est confirmé par Aristide. « Au lieu de la terre et l’eau, dit ce rhéteur, qu’il avait exigées d’eux auparavant, il leur faisait des dons immenses. Il leur rendait leur ville avec tout leur pays. Il y joignait la Grèce entière en pur don, et outre cela plus de richesses qu’il n’y en avait dans toute la Grèce. » Mais, pour revenir à Alexandre, le même Aristide ajoute que sa qualité d’hôte des Athéniens lui sauva la vie ; mais qu’ils ne le renvoyèrent pas cependant tout à fait tranquille, car ils lui ordonnèrent sous peine de mort de sortir de leur pays avant le coucher du soleil. (L.)

Hérodote, Pseudo-Hérodote Histoire d’Hérodote Traduction par Pierre-Henri Larcher. Charpentier, 1850 (Tome 2, p. 243-301).

LIVRE HUITIÈME. Vie d’Homère attribuée à Hérodote LIVRE NEUVIÈME.

Mardonius s’empare une seconde fois d’Athènes. — Les Athéniens envoient des députés à Sparte. — Lycidas est lapidé. — Mort de Masistius, général perse. — Tisamène devient citoyen de Sparte. — Bataille de Platées. — Mort de Mardonius. — Pillage du camp. — Les Grecs marchent sur Thèbes pour se venger de sa trahison. — Bataille navale de Mycale, gagnée le même jour que la bataille de Ptatées. — Siége de Sestos. — Fuite des Perses. — Artayctès est mis à mort.

I. Sur cette réponse des Athéniens, les envoyés de Lacédémone retournèrent à Sparte, et Alexandre en Thessalie. Ce prince ne l’eut pas plutôt communiquée à Mardonius, que celui-ci partit de Thessalie, faisant marcher ses troupes à grandes journées vers Athènes, et emmenant avec lui tous les hommes des lieux où il passait. Les princes de Thessalie, loin de se repentir de leur conduite précédente, animaient encore plus Mardonius qu’auparavant ; et Thorax de Larisse, qui avait accompagné Xerxès dans sa fuite, livrait alors ouvertement le passage à ce général pour entrer en Grèce.

II. Lorsque l’armée perse fut en Béotie, les Thébains tachèrent de réprimer l’ardeur de Mardonius, en le dissuadant d’aller plus avant. Ils lui représentèrent qu’il n’y avait pas de lieu plus commode pour camper, et que s’il voulait y rester il se rendrait bien maître de la Grèce entière sans coup férir : car il était bien difficile, même à tous les hommes, d’en venir à bout par la force tant qu’elle resterait unie, comme ils l’avaient éprouvé par le passé. « Si vous suivez notre conseil, ajoutaient-ils, vous déconcerterez sans peine leurs meilleurs projets. Envoyez de l’argent à ceux d’entre eux qui ont le plus de crédit dans chaque ville ; la division se mettra dans toute la Grèce, et, avec le secours de ceux qui prendront votre parti, vous subjuguerez facilement ceux qui n’épouseront pas vos intérêts. »

III. Tel fut le conseil que lui donnèrent les Thébains ; mais le désir ardent de se rendre une seconde fois maître d’Athènes l’empêcha de le suivre. Il en fut encore détourné par sa folle présomption, et par l’espérance de faire connaître au roi, qui était encore à Sardes, la prise d’Athènes, par le moyen de torches allumées dans les îles[1]. À son arrivée dans l’Attique, il n’y trouva pas même alors les Athéniens ; la plupart étaient, comme il l’apprit, à Salamine et sur leurs vaisseaux. Il s’empara pour la seconde fois de cette ville déserte, dix mois après que Xerxès l’eut prise pour la première fois.

IV. Tandis qu’il était à Athènes, il dépêcha en Salamine Murichides, Hellespontien, avec les mêmes propositions qu’Alexandre de Macédoine avait déjà portées de sa part aux Athéniens. Il leur faisait cette seconde députation, quoiqu’il sût d’avance qu’ils étaient malintentionnés ; mais il se flattait qu’en voyant l’Attique subjuguée et réduite sous sa puissance, ils se relâcheraient de leur obstination.

V. Murichides, ayant été admis dans le sénat, s’acquitta de la commission dont Mardonius l’avait chargé. Un sénateur, nommé Lycidas, dit qu’il lui paraissait avantageux de recevoir les propositions de l’envoyé, et d’en faire le rapport au peuple. Il fut de cet avis ; soit que cet avis lui plût, ou qu’il eût reçu de l’argent de Mardonius. Incontinent, les Athéniens indignés, tant ceux du sénat que ceux du dehors, s’attroupèrent autour de lui, et le lapidèrent[2] : on renvoya ensuite l’Hellespontien Murichides sans lui faire aucun mal. Le tumulte arrivé à Salamine au sujet de Lycidas étant venu à la connaissance des femmes d’Athènes, elles s’animèrent les unes les autres, coururent à sa maison, et lapidèrent aussi sa femme et ses enfants.

VI. Voici les raisons qui engagèrent les Athéniens à passer à Salamine. Tant qu’ils espérèrent des secours du Péloponnèse, ils restèrent dans l’Attique. Mais la lenteur, la nonchalance des alliés, et l’approche de Mardonius, qu’on disait déjà en Béotie, les déterminèrent à transporter en Salamine tous leurs effets, et à y passer ensuite eux-mêmes. Ils envoyèrent une députation aux Lacédémoniens, en partie pour se plaindre de ce qu’au lieu d’aller avec eux en Béotie au-devant du Barbare, ils l’avaient laissé entrer dans l’Attique par leur négligence, et en partie pour leur rappeler les promesses de Mardonius en cas qu’ils voulussent changer de parti, et pour leur dire que, s’ils ne les secouraient pas, ils trouveraient eux-mêmes le moyen de se soustraire aux maux qui les menaçaient. On célébrait alors à Sparte la fête d’Hyacinthe, et les Lacédémoniens s’en faisaient un devoir indispensable. Ils étaient encore occupés à la muraille de l’isthme, et déjà on en élevait les créneaux.

VII. Les députés d’Athènes étant arrivés à Lacédémone avec ceux de Mégare et de Platées, qui les avaient accompagnés, s’adressèrent aux éphores, et leur tinrent ce discours :

« Les Athéniens nous ont envoyés pour vous dire que le roi de Perse nous rend notre pays, qu’il veut traiter avec nous d’égal à égal, sans fraude, sans tromperie, et qu’outre notre propre pays il consent à nous en donner un autre à notre choix. Nous cependant, pleins de respect pour Jupiter Hellénien[3], et persuadés que nous ne pourrions sans crime trahir la Grèce, nous aurons rejeté ces offres, quoique abandonnés et trahis par les Grecs. Nous n’ignorons pas qu’un traité avec le roi nous serait beaucoup plus avantageux que la guerre, toutefois nous n’en ferons jamais avec lui de notre plein gré.

» Telle est la manière franche et sincère dont nous nous sommes conduits à l’égard des Grecs. Mais vous, Lacédémoniens, qui craigniez tant alors notre accommodement avec le roi : depuis que la noblesse de nos sentiments vous est parfaitement connue ; depuis que vous êtes persuadés que jamais nous ne trahirons la Grèce ; enfin, depuis que la muraille qui ferme l’isthme est presque achevée, vous n’avez plus aucun égard pour les Athéniens ; et quoique vous fussiez convenus avec nous d’aller en Béotie au-devant de Mardonius, vous l’avez laissé entrer, par votre négligence, dans l’Attique, et vous nous avez abandonnés. Les Athéniens sont irrités de ce que dans les circonstances actuelles vous avez manqué à vos engagements. Maintenant ils vous exhortent à leur envoyer au plus tôt des troupes, afin de recevoir l’ennemi dans l’Attique. En effet, puisque nous n’avons pu nous rendre en Béotie, du moins la plaine de Thria, dans notre pays, est très-commode pour livrer bataille. »

VIII. Les éphores remirent leur réponse au lendemain ; le lendemain, au jour suivant, et ainsi de suite pendant dix jours, renvoyant les Athéniens d’un jour à l’autre. Pendant ce temps, les Péloponnésiens travaillaient tous avec ardeur à fermer l’isthme d’un mur, et ce mur était près d’être achevé. Mais pourquoi les Lacédémoniens montrèrent-ils, à l’arrivée d’Alexandre de Macédoine à Athènes, tant d’empressement à détourner les Athéniens d’épouser les intérêts des Perses, et qu’alors ils n’en tinrent aucun compte ? Je n’en puis donner d’autre raison que celle-ci. L’isthme étant fermé, ils croyaient n’avoir plus besoin des Athéniens : mais, lorsque Alexandre vint à Athènes, le mur n’était pas encore achevé ; et les Lacédémoniens, effrayés de l’arrivée des Perses, y travaillaient sans relâche.

IX. Mais enfin voici comment les Spartiates répondirent et se mirent en campagne. La veille du jour où l’on devait s’assembler à ce sujet pour la dernière fois, Chiléus de Tégée, qui jouissait à Lacédémone d’un plus grand crédit que n’en avaient tous les autres étrangers, ayant appris de l’un des éphores les représentations des Athéniens, leur parla en ces termes : « Éphores, tel est l’état des affaires. Si les Athéniens, au lieu de rester unis avec nous, s’allient avec le Barbare, une forte muraille a beau régner d’un bout de l’isthme à l’autre, le Perse trouvera toujours des portes pour entrer dans le Péloponnèse. Prêtez donc l’oreille à leurs demandes, avant qu’ils aient pris quelque résolution funeste à la Grèce. »

X. Les éphores, ayant réfléchi sur ce conseil, firent partir sur-le-champ, quoiqu’il fût encore nuit, et sans en rien communiquer aux députés des villes[4], cinq mille Spartiates, accompagnés chacun de sept Ilotes, sous la conduite de Pausanias, fils de Cléombrote. Le commandement appartenait à Plistarque, fils de Léonidas ; mais il était encore enfant, et Pausanias était son tuteur et son cousin : car Cléombrote, fils d’Anaxandrides et père de Pausanias, était mort peu de temps après avoir ramené de l’isthme l’armée qui avait construit le mur. Il l’avait, dis-je, ramenée, parce qu’il était arrivé une éclipse de soleil pendant qu’il sacrifiait pour savoir s’il attaquerait le Perse[5]. Pausanias choisit pour son lieutenant Euryanax, fils de Doriée, de la même maison que lui.

XI. Ces troupes étaient parties de Sparte avec Pausanias. Les députés, qui n’en avaient aucune connaissance, allèrent trouver les éphores dès que le jour parut, dans l’intention, sans doute, de retourner chacun chez soi. « Lacédémoniens, leur dirent-ils, tandis que vous passez ici le temps à célébrer la fête d’Hyacinthe[6] et à vous réjouir, vous trahissez la cause de vos alliés. Mais votre injustice à l’égard des Athéniens et le petit nombre de leurs confédérés vont les déterminer à faire la paix avec le roi, aux conditions qu’ils pourront en obtenir. Devenus ses alliés, ne doutez pas que nous ne marchions partout où nous conduiront ses lieutenants, et vous apprendrez alors ce qui en résultera pour vous ». Les députés ayant ainsi parlé, les éphores leur dirent avec serment que les troupes de Sparte étaient en marche contre les étrangers (tel était le nom qu’ils donnaient aux Barbares), et qu’ils les croyaient déjà arrivées à Orestium. Les députés, n’étant point instruits de ce qui s’était passé, leur demandèrent une explication. Quand on la leur eut donnée, ils furent fort surpris, et partirent en diligence pour les joindre. Cinq mille Lacédémoniens des villes voisines de Sparte, tous hommes choisis et pesamment armés, les accompagnèrent.

XII. Tandis qu’ils se hâtaient de gagner l’isthme, les Argiens, qui avaient promis précédemment à Mardonius d’empêcher les Spartiates de se mettre en campagne, dépêchèrent à ce général le meilleur hémérodrome (courrier) qu’ils purent trouver, aussitôt qu’ils surent la nouvelle que Pausanias était parti de Sparte avec un corps de troupes. Lorsque le courrier fut arrivé à Athènes : « Mardonius, dit-il, les Argiens m’ont envoyé vous dire qu’il est sorti de la jeunesse de Lacédémone sans qu’ils aient pu l’empêcher. Profitez de cet avis pour prendre une bonne résolution. » Ayant ainsi parlé, il s’en retourna.

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