La Légende des siècles (page 6)
Cloué dans une bière étroite et misérable !
Prêtres, le hêtre aux champs, l'aulne, l'ormeau, l'érable,
Versent l'ombre pour rien ; Mai ne dit pas aux prés :
Les fleurs, c'est tant. Voyez mon tarif. Vous paierez
Tant pour la violette et tant pour la lavande !
Ah ! Dieu veut qu'on le donne et non pas qu'on le vende !
La mort fut toujours juste et toujours nivela ;
Reconnaissez au moins cette égalité-là ;
Respectez le cercueil sans mépriser la bière ;
Faites le même accueil à la même poussière,
Sur le même silence ayez le même chant.
Quoi ! je cherche un apôtre et je trouve un marchand !
C'est d'un comptoir que part l'escalier de la chaire.
Que diraient-ils de voir leurs psaumes à l'enchère,
Ces hommes qui songeaient, pâles, dans le désert ?
Ah ! ce De Profundis superfin qui ne sert
Qu'aux riches, et qu'on met en musique, et qu'on brode,
Que Jésus n'aurait pas et qu'obtiendrait Hérode,
Ô terreur ! il n'en faut pas tant pour faire Dieu
Farouche, et pour changer en ciel noir le ciel bleu !
La prière vendue a l'accent du blasphème.
Hélas ! c'est de la nuit que dans les cœurs on sème.
L'ombre, au-dessus de vous, mages qui brocantez,
Efface brusquement toutes les vérités.
Quoi ! vous ne voyez pas l'éclipse formidable !
Vous qui savez combien l'abîme est insondable,
Vous vous faites vendeurs !
Prêtres, l'adossement
De l'échoppe suffit pour que le firmament
Épaississe au-dessus de l'église ses voiles ;
La boutique retire au temple les étoiles.
Désintéressement
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Le mont Blanc que cent monts entourent de leur chaîne,
Comme dans les bouleaux le formidable chêne,
Comme Samson parmi les enfants d’Amalec,
Comme la grande pierre au centre du cromlech,
5Apparaît au milieu des Alpes qu’il encombre ;
Et les monts, froncement du globe, relief sombre
De la terre pétrie aux pieds de Jéhova,
Croûte qu’en se dressant quelque satan creva,
L’admirent, fiers sommets que la tempête arrose.
10— Grand ! dit le mont Géant. — Et beau ! dit le mont Rose.
Et tous, Cervin, Combin, le Pilate fumant
Qui sonne tout entier comme un grand instrument,
Tant les troupeaux le soir l’emplissent de clarines,
Titlis soufflant l’orage au vent de ses narines,
15Le Baken qui chassa Gessler, et le Rigi
Par qui plus d’ouragan sur le lac a rugi,
Pelvoux tout enivré de la senteur des sauges,
Cenis qui voit l’Isère, Albis qui voit les Vosges,
Morcle à la double dent, Dru noir comme un bourreau,
20L’Orteler, et la Vierge immense, la Jungfrau
Qui ne livre son front qu’aux baisers des étoiles,
Schwitz tendant ses glaciers comme de blanches toiles,
Le haut Mythen, clocher de la cloche Aquilon,
Tous, du lac au chalet, de l’abîme au vallon,
25Roulant la nue aux cieux et le bloc aux moraines,
Aiguilles, pics de neige et cimes souveraines,
Autour du puissant mont chantent, chœur monstrueux :
— C’est lui ! le pâtre blanc des monts tumultueux !
Il nous protége tous et tous il nous dépasse ;
30Il est l’enchantement splendide de l’espace ;
Ses rocs sont épopée et ses vallons roman ;
Il mêle un argent sombre aux moires du Léman ;
L’océan aurait peur sous ses hautes falaises,
Et ses brins d’herbe sont plus fiers que nos mélèzes ;
35Il nous éclaire après que l’astre s’est couché ;
Dans le brun crépuscule il apparaît penché,
Et l’on croit de Titan voir l’effrayante larve ;
Il tresse le bleu Rhône aux cheveux d’or de l’Arve ;
Sa cime, pour savoir lequel a plus d’amour
40Et quel est le plus grand du regard ou du jour,
Confronte le soleil avec le gypaète ;
La nuit, quand il se dresse, énorme silhouette,
Croit voir un monde sombre éclore à l’horizon ;
Il est superbe, il a la glace et le gazon ;
45L’archange à son sommet vient aiguiser son glaive ;
Il a, comme son dogue, à ses pieds le Salève ;
Il tisse, âpre fileur, les brouillards pluvieux ;
Sa tiare surgit sur nos fronts envieux ;
Ses pins sont les plus verts, sa neige est la plus blanche ;
50Il tient dans une main la colombe Avalanche
Et dans l’autre le vaste et fauve aigle Ouragan ;
Il tire du fourreau, comme son yatagan,
La tourmente, et les lacs tremblent sous sa fumée ;
Il plonge au bloc des nuits l’éclair, scie enflammée :
55L’immensité le baise et le prend pour amant ;
Une mer de cristal, d’azur, de diamant,
Crinière de glaçons digne du lion Pôle,
Tombe, effrayant manteau, de sa farouche épaule ;
Ses précipices font reculer les chamois ;
60Sur son versant sublime il a les douze mois ;
Il est plus haut, plus pur, plus grand que nous ne sommes ;
Et nous l’insulterions si nous étions des hommes.
VII DIEU INVISIBLE AU PHILOSOPHE
Le philosophe allait sur son âne ; prophète,
Prunelle devant l’ombre horrible stupéfaite,
Il allait, il pensait.
Il allait, il pensait. Devin des nations,
Il vendait aux païens des malédictions,
Sans savoir si des mains dans les ténèbres blêmes
S’ouvraient pour recevoir ses vagues anathèmes.
Il venait de Phétor ; il allait chez Balac,
Fils des Gomorrhéens qui dorment sous le lac,
Mage d’Assur et roi du peuple moabite.
Il avait quitté l’ombre où l’épouvante habite,
Et le hideux abri des chênes chevelus
Que l’ouragan secoue en ses larges reflux.
Morne, il laissait marcher au hasard sa monture,
Son esprit cheminant dans une autre aventure ;
Il se demandait : « Tout est-il vide ? et le fond
N’est-il que de l’abîme où des spectres s’en vont ?
L’ombre prodigieuse est-elle une personne ?
Le flot qui murmure, est-ce une voix qui raisonne ?
Depuis quatre-vingts ans, je vis dans un réduit,
Regardant la sueur des antres de la nuit,
Écoutant les sanglots de l’air dans les nuées.
Le gouffre est-il vivant ? Larves exténuées,
Qu’est-ce que nous cherchons ? Je sais l’assyrien,
L’arabe, le persan, l’hébreu ; je ne sais rien.
De quel profond néant sommes-nous les ministres ?… »
Ainsi, pâle, il songeait sous les branches sinistres,
Les cheveux hérissés par les souffles des bois.
L’âne s’arrêta court et lui dit : « Je le vois. »
L'heureux n'est pas le vrai, le droit n'est pas le nombre ;
Un vaincu toujours triste, un vainqueur toujours sombre,
Le sort n'a-t-il donc pas d'autre oscillation ?
Toujours la même roue et le même Ixion !
Qui que vous soyez, Dieu vers qui tout me ramène,
Si le faible souffrait en vain, si l'âme humaine
N'était qu'un grain de cendre aux ouragans jeté,
Je serais mécontent de votre immensité ;
Il faut, dans l'univers, fatal et pourtant libre,
Aux âmes l'équité comme aux cieux l'équilibre ;
J'ai besoin de sentir de la justice au fond
Du gouffre où l'ombre avec la clarté se confond ;
J'ai besoin du méchant mal à l'aise, et du crime
Retombant sur le monstre et non sur la victime ;
Un Caïn triomphant importune mes yeux ;
J'ai besoin, quand le mal est puissant et joyeux,
D'un certain grondement là-haut, et de l'entrée
Du tonnerre au-dessus de la tête d'Atrée.
Dédicace
Préface
La Vision d’où est sorti ce livre
I. La Terre
II. D’Ève à Jésus I. La Légende des siècles/Le Sacre de la femme
II. La Légende des siècles/La Conscience
III. La Légende des siècles/Puissance égale bonté
IV. La Légende des siècles/Les Lions
V. Le Temple
VI. La Légende des siècles/Booz endormi
VII. La Légende des siècles/Dieu invisible au philosophe
VIII. La Légende des siècles/Première rencontre du Christ avec le tombeau
III. Suprématie
IV. Entre géants et dieux I. Les Géants, aux Dieux
II. Paroles de Géant
III. Les Temps paniques
IV. Le Titan
V. La Ville disparue
VI. Après les dieux, les rois I. De Mésa à Attila I. Inscription
II. Cassandre
III. Les Trois Cents
IV. Le Détroit de l’Euripe
V. La Chanson de Sophocle à Salamine
VI. Les Bannis
VII. Aide offerte à Majorien
II. De Ramire à Cosme de Médicis VIII. L’Hydre
IX. Quand le Cid fut entré dans le Généralife
X. Le Romancero du Cid
XI. Le Roi de Perse
XII. Les Deux mendiants
XIII. Montfaucon
XIV. Les Reîtres
XV. Le Comte Félibien
VII. Entre lions et rois Quelqu’un met le holà
VIII. Décadence de Rome La Légende des siècles/Au lion d’Androclès
IX. L’Islam I. La Légende des siècles/L’An neuf de l’Hégire
II. La Légende des siècles/Mahomet
III. La Légende des siècles/Le Cèdre
X. Le Cycle Héroïque Chrétien I. Le Parricide
II. La Légende des siècles/Le Mariage de Roland
III. La Légende des siècles/Aymerillot
IV. La Légende des siècles/Bivar
V. La Légende des siècles/Le Jour des rois
XI. Le Cid exilé
XII. Les Sept merveilles du monde
XIII. L’Épopée du ver
XIV. Le Poète au ver de terre
XV. Les Chevaliers errants La terre a vu jadis
I. La Légende des siècles/Le Petit Roi de Galice
II. La Légende des siècles/Éviradnus
XVI. Les Trônes d’Orient I. La Légende des siècles/Zim-Zizimi
II. La Légende des siècles/1453
III. La Légende des siècles/Sultan Mourad
IV. Le Bey outragé
V. La Chanson des doreurs de proues
XVII. Avertissements et châtiments I. Le Travail des captifs
II. Homo duplex
III. Verset du Koran
IV. L’Aigle du casque
XVIII. L’Italie - Ratbert
XIX. Welf, Castellan d’Osbor
XX. Les Quatre jours d’Elciis
XXI. Le Cycle pyrénéen I. Gaïffer-Jorge, duc d’Aquitaine
II. Masferrer
III. La Paternité
XXII. Seizième siècle - Renaissance - Paganisme Le Satyre
XXIII. Je me penchai.
XXIV. Clarté d’âmes
XXV. Les Chutes
XXVI. La Rose de l’Infante
XXVII. L’Inquisition
XXVIII. La Chanson des Aventuriers de la Mer
XXIX. Mansuétude des anciens juges
XXX. L’Échafaud
XXXI. Dix-septième siècle - Les Mercenaires Le Régiment du baron Madruce
XXXII. Inferi
XXXIII. Le Cercle des tyrans
XXXIV. Ténèbres
XXXV. Là-haut
XXXVI. Le Groupe des Idylles
XXXVII. Les Paysans au bord de la mer
XXXVIII. Les Esprits
XXXIX. L’Amour
XL. Les Montagnes Désintéressement
XLI. Océan
XLII. À l’Homme
XLIII. Le Temple
XLIV. Tout le passé et tout l’avenir
XLV. Changement d’horizon
XLVI. La Comète
XLVII. Un poète est un monde
XLVIII. Le Retour de l’Empereur
XLIX. Le Temps présent I. La Vérité
II. Tout était vision
III. Jean Chouan
IV. Après la bataille
V. Les Paroles de mon oncle
VI. Le Cimetière d’Eylau
VII. 1851. Choix entre deux passants
VIII. Écrit en exil
IX. La Colère du bronze
X. France et âme
XI. Dénoncé à celui qui chassa les vendeurs du Temple
XII. Les Enterrements civils
XIII. Victorieux ou mort
XIV. Le Prisonnier
XV. Après les Fourches Caudines
XVI. Paroles dans l’épreuve
L. L’Élégie des fléaux
LI. Voix basses dans les ténèbres
LII. Les Pauvres gens
LIII. Le Crapaud
LIV. La Vision de Dante
LV. Les Grandes Lois I. Je ne me sentais plus vivant
II. Les Grandes Lois
III. Dieu fait les questions pour que l’enfant réponde
LVI. Rupture avec ce qui amoindrit
LVII. Les Petits I. Guerre civile
II. Petit Paul
III. Fonction de l’enfant
IV. Question sociale
LVIII. Vingtième siècle
LIX. Ô Dieu, dont l’œuvre va plus loin que notre rêve
LX. Hors des temps
LXI. Abîme
Wikipédia
II ÉVIRADNUS
I
Départ de l’aventurier pour l’aventure
Qu’est-ce que Sigismond et Ladislas ont dit ?
Je ne sais si la roche ou l’arbre l’entendit ;
Mais, quand ils ont tout bas parlé dans la broussaille,
L’arbre a fait un long bruit de taillis qui tressaille,
Comme si quelque bête en passant l’eût troublé,
Et l’ombre du rocher ténébreux a semblé
Plus noire, et l’on dirait qu’un morceau de cette ombre
A pris forme et s’en est allé dans le bois sombre,
Et maintenant on voit comme un spectre marchant
Là-bas dans la clarté sinistre du couchant.
Ce n’est pas une bête en son gîte éveillée,
Ce n’est pas un fantôme éclos sous la feuillée,
Ce n’est pas un morceau de l’ombre du rocher
Qu’on voit là-bas au fond des clairières marcher ;
C’est un vivant qui n’est ni stryge ni lémure ;
Celui qui marche là, couvert d’une âpre armure,
C’est le grand chevalier d’Alsace, Éviradnus.
Ces hommes qui parlaient, il les a reconnus ;
Comme il se reposait dans le hallier, ces bouches
Ont passé, murmurant des paroles farouches,
Et jusqu’à son oreille un mot est arrivé ;
Et c’est pourquoi ce juste et ce preux s’est levé.
Il connaît ce pays qu’il parcourut naguère.
Il rejoint l’écuyer Gasclin, page de guerre,
Qui l’attend dans l’auberge, au plus profond du val,
Où tout à l’heure il vient de laisser son cheval
Pour qu’en hâte on lui donne à boire, et qu’on le ferre.
Il dit au forgeron : « Faites vite. Une affaire
M’appelle. » Il monte en selle et part.
II
Éviradnus
M’appelle. » Il monte en selle et part. Éviradnus,
Vieux, commence à sentir le poids des ans chenus ;
Mais c’est toujours celui qu’entre tous on renomme,
Le preux que nul n’a vu de son sang économe ;
Chasseur du crime, il est nuit et jour à l’affût ;
De sa vie il n’a fait d’action qui ne fût
Sainte, blanche et loyale, et la grande pucelle,
L’épée, en sa main pure et sans tache, étincelle.
C’est le Samson chrétien qui, survenant à point,
N’ayant pour enfoncer la porte que son poing,
Entra, pour la sauver, dans Sickingen en flamme ;
Qui, s’indignant de voir honorer un infâme,
Fit, sous son dur talon, un tas d’arceaux rompus
Du monument bâti pour l’affreux duc Lupus,
Arracha la statue, et porta la colonne
Du munster de Strasbourg au pont de Wasselonne,
Et là, fier, la jeta dans les étangs profonds ;
On vante Éviradnus d’Altorf à Chaux-de-Fonds ;
Quand il songe et s’accoude, on dirait Charlemagne ;
Rôdant, tout hérissé, du bois à la montagne,
Velu, fauve, il a l’air d’un loup qui serait bon ;
Il a sept pieds de haut comme Jean de Bourbon ;
Tout entier au devoir qu’en sa pensée il couve,
Il ne se plaint de rien, mais seulement il trouve
Que les hommes sont bas et que les lits sont courts ;
Il écoute partout si l’on crie au secours ;
Quand les rois courbent trop le peuple, il le redresse
Avec une intrépide et superbe tendresse ;
Il défendit Alix comme Diègue Urraca ;
Il est le fort ami du faible ; il attaqua
Dans leurs antres les rois du Rhin, et dans leurs bauges
Les barons effrayants et difformes des Vosges ;
De tout peuple orphelin il se faisait l’aïeul ;
Il mit en liberté les villes ; il vint seul
De Hugo Tête-d’Aigle affronter la caverne ;
Bon, terrible, il brisa le carcan de Saverne,
La ceinture de fer de Schelestadt, l’anneau
De Colmar, et la chaîne au pied de Haguenau.
Tel fut Éviradnus. Dans l’horrible balance
Où les princes jetaient le dol, la violence,
L’iniquité, l’horreur, le mal, le sang, le feu,
Sa grande épée était le contre-poids de Dieu.
Il est toujours en marche, attendu qu’on moleste
Bien des infortunés sous la voûte céleste,
Et qu’on voit dans la nuit bien des mains supplier ;
Sa lance n’aime pas moisir au râtelier ;
Sa hache de bataille aisément se décroche ;
Malheur à l’action mauvaise qui s’approche
Trop près d’Éviradnus, le champion d’acier !
La mort tombe de lui comme l’eau du glacier.
Il est héros ; il a pour cousine la race
Des Amadis de France et des Pyrrhus de Thrace ;
Il rit des ans. Cet homme à qui le monde entier
N’eût pas fait dire grâce ! et demander quartier,
Ira-t-il pas crier au temps : Miséricorde !
Il s’est, comme Baudoin, ceint les reins d’une corde ;
Tout vieux qu’il est, il est de la grande tribu ;
Le moins fier des oiseaux n’est pas l’aigle barbu.
Qu’importe l’âge ! il lutte. Il vient de Palestine,
Il n’est point las. Les ans s’acharnent ; il s’obstine.
III
Dans la forêt
Quelqu’un qui s’y serait perdu ce soir, verrait
Quelque chose d’étrange au fond de la forêt ;
C’est une grande salle éclairée et déserte.
Où ? Dans l’ancien manoir de Corbus.
Où ? Dans l’ancien manoir de Corbus. L’herbe verte,
Le lierre, le chiendent, l’églantier sauvageon,
Font, depuis trois cents ans, l’assaut de ce donjon ;
Le burg, sous cette abjecte et rampante escalade,
Meurt, comme sous la lèpre un sanglier malade ;
Il tombe ; les fossés s’emplissent des créneaux ;
La ronce, ce serpent, tord sur lui ses anneaux ;
Le moineau franc, sans même entendre ses murmures,