La Légende des siècles (page 6)

Victor Hugo · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — La Légende des siècles · 69 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Cloué dans une bière étroite et misérable !

Prêtres, le hêtre aux champs, l'aulne, l'ormeau, l'érable,

Versent l'ombre pour rien ; Mai ne dit pas aux prés :

Les fleurs, c'est tant. Voyez mon tarif. Vous paierez

Tant pour la violette et tant pour la lavande !

Ah ! Dieu veut qu'on le donne et non pas qu'on le vende !

La mort fut toujours juste et toujours nivela ;

Reconnaissez au moins cette égalité-là ;

Respectez le cercueil sans mépriser la bière ;

Faites le même accueil à la même poussière,

Sur le même silence ayez le même chant.

Quoi ! je cherche un apôtre et je trouve un marchand !

C'est d'un comptoir que part l'escalier de la chaire.

Que diraient-ils de voir leurs psaumes à l'enchère,

Ces hommes qui songeaient, pâles, dans le désert ?

Ah ! ce De Profundis superfin qui ne sert

Qu'aux riches, et qu'on met en musique, et qu'on brode,

Que Jésus n'aurait pas et qu'obtiendrait Hérode,

Ô terreur ! il n'en faut pas tant pour faire Dieu

Farouche, et pour changer en ciel noir le ciel bleu !

La prière vendue a l'accent du blasphème.

Hélas ! c'est de la nuit que dans les cœurs on sème.

L'ombre, au-dessus de vous, mages qui brocantez,

Efface brusquement toutes les vérités.

Quoi ! vous ne voyez pas l'éclipse formidable !

Vous qui savez combien l'abîme est insondable,

Vous vous faites vendeurs !

Prêtres, l'adossement

De l'échoppe suffit pour que le firmament

Épaississe au-dessus de l'église ses voiles ;

La boutique retire au temple les étoiles.

Désintéressement

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Le mont Blanc que cent monts entourent de leur chaîne,

Comme dans les bouleaux le formidable chêne,

Comme Samson parmi les enfants d’Amalec,

Comme la grande pierre au centre du cromlech,

5Apparaît au milieu des Alpes qu’il encombre ;

Et les monts, froncement du globe, relief sombre

De la terre pétrie aux pieds de Jéhova,

Croûte qu’en se dressant quelque satan creva,

L’admirent, fiers sommets que la tempête arrose.

10— Grand ! dit le mont Géant. — Et beau ! dit le mont Rose.

Et tous, Cervin, Combin, le Pilate fumant

Qui sonne tout entier comme un grand instrument,

Tant les troupeaux le soir l’emplissent de clarines,

Titlis soufflant l’orage au vent de ses narines,

15Le Baken qui chassa Gessler, et le Rigi

Par qui plus d’ouragan sur le lac a rugi,

Pelvoux tout enivré de la senteur des sauges,

Cenis qui voit l’Isère, Albis qui voit les Vosges,

Morcle à la double dent, Dru noir comme un bourreau,

20L’Orteler, et la Vierge immense, la Jungfrau

Qui ne livre son front qu’aux baisers des étoiles,

Schwitz tendant ses glaciers comme de blanches toiles,

Le haut Mythen, clocher de la cloche Aquilon,

Tous, du lac au chalet, de l’abîme au vallon,

25Roulant la nue aux cieux et le bloc aux moraines,

Aiguilles, pics de neige et cimes souveraines,

Autour du puissant mont chantent, chœur monstrueux :

— C’est lui ! le pâtre blanc des monts tumultueux !

Il nous protége tous et tous il nous dépasse ;

30Il est l’enchantement splendide de l’espace ;

Ses rocs sont épopée et ses vallons roman ;

Il mêle un argent sombre aux moires du Léman ;

L’océan aurait peur sous ses hautes falaises,

Et ses brins d’herbe sont plus fiers que nos mélèzes ;

35Il nous éclaire après que l’astre s’est couché ;

Dans le brun crépuscule il apparaît penché,

Et l’on croit de Titan voir l’effrayante larve ;

Il tresse le bleu Rhône aux cheveux d’or de l’Arve ;

Sa cime, pour savoir lequel a plus d’amour

40Et quel est le plus grand du regard ou du jour,

Confronte le soleil avec le gypaète ;

La nuit, quand il se dresse, énorme silhouette,

Croit voir un monde sombre éclore à l’horizon ;

Il est superbe, il a la glace et le gazon ;

45L’archange à son sommet vient aiguiser son glaive ;

Il a, comme son dogue, à ses pieds le Salève ;

Il tisse, âpre fileur, les brouillards pluvieux ;

Sa tiare surgit sur nos fronts envieux ;

Ses pins sont les plus verts, sa neige est la plus blanche ;

50Il tient dans une main la colombe Avalanche

Et dans l’autre le vaste et fauve aigle Ouragan ;

Il tire du fourreau, comme son yatagan,

La tourmente, et les lacs tremblent sous sa fumée ;

Il plonge au bloc des nuits l’éclair, scie enflammée :

55L’immensité le baise et le prend pour amant ;

Une mer de cristal, d’azur, de diamant,

Crinière de glaçons digne du lion Pôle,

Tombe, effrayant manteau, de sa farouche épaule ;

Ses précipices font reculer les chamois ;

60Sur son versant sublime il a les douze mois ;

Il est plus haut, plus pur, plus grand que nous ne sommes ;

Et nous l’insulterions si nous étions des hommes.

VII DIEU INVISIBLE AU PHILOSOPHE

Le philosophe allait sur son âne ; prophète,

Prunelle devant l’ombre horrible stupéfaite,

Il allait, il pensait.

Il allait, il pensait. Devin des nations,

Il vendait aux païens des malédictions,

Sans savoir si des mains dans les ténèbres blêmes

S’ouvraient pour recevoir ses vagues anathèmes.

Il venait de Phétor ; il allait chez Balac,

Fils des Gomorrhéens qui dorment sous le lac,

Mage d’Assur et roi du peuple moabite.

Il avait quitté l’ombre où l’épouvante habite,

Et le hideux abri des chênes chevelus

Que l’ouragan secoue en ses larges reflux.

Morne, il laissait marcher au hasard sa monture,

Son esprit cheminant dans une autre aventure ;

Il se demandait : « Tout est-il vide ? et le fond

N’est-il que de l’abîme où des spectres s’en vont ?

L’ombre prodigieuse est-elle une personne ?

Le flot qui murmure, est-ce une voix qui raisonne ?

Depuis quatre-vingts ans, je vis dans un réduit,

Regardant la sueur des antres de la nuit,

Écoutant les sanglots de l’air dans les nuées.

Le gouffre est-il vivant ? Larves exténuées,

Qu’est-ce que nous cherchons ? Je sais l’assyrien,

L’arabe, le persan, l’hébreu ; je ne sais rien.

De quel profond néant sommes-nous les ministres ?… »

Ainsi, pâle, il songeait sous les branches sinistres,

Les cheveux hérissés par les souffles des bois.

L’âne s’arrêta court et lui dit : « Je le vois. »

L'heureux n'est pas le vrai, le droit n'est pas le nombre ;

Un vaincu toujours triste, un vainqueur toujours sombre,

Le sort n'a-t-il donc pas d'autre oscillation ?

Toujours la même roue et le même Ixion !

Qui que vous soyez, Dieu vers qui tout me ramène,

Si le faible souffrait en vain, si l'âme humaine

N'était qu'un grain de cendre aux ouragans jeté,

Je serais mécontent de votre immensité ;

Il faut, dans l'univers, fatal et pourtant libre,

Aux âmes l'équité comme aux cieux l'équilibre ;

J'ai besoin de sentir de la justice au fond

Du gouffre où l'ombre avec la clarté se confond ;

J'ai besoin du méchant mal à l'aise, et du crime

Retombant sur le monstre et non sur la victime ;

Un Caïn triomphant importune mes yeux ;

J'ai besoin, quand le mal est puissant et joyeux,

D'un certain grondement là-haut, et de l'entrée

Du tonnerre au-dessus de la tête d'Atrée.

Dédicace

Préface

La Vision d’où est sorti ce livre

I. La Terre

II. D’Ève à Jésus I. La Légende des siècles/Le Sacre de la femme

II. La Légende des siècles/La Conscience

III. La Légende des siècles/Puissance égale bonté

IV. La Légende des siècles/Les Lions

V. Le Temple

VI. La Légende des siècles/Booz endormi

VII. La Légende des siècles/Dieu invisible au philosophe

VIII. La Légende des siècles/Première rencontre du Christ avec le tombeau

III. Suprématie

IV. Entre géants et dieux I. Les Géants, aux Dieux

II. Paroles de Géant

III. Les Temps paniques

IV. Le Titan

V. La Ville disparue

VI. Après les dieux, les rois I. De Mésa à Attila I. Inscription

II. Cassandre

III. Les Trois Cents

IV. Le Détroit de l’Euripe

V. La Chanson de Sophocle à Salamine

VI. Les Bannis

VII. Aide offerte à Majorien

II. De Ramire à Cosme de Médicis VIII. L’Hydre

IX. Quand le Cid fut entré dans le Généralife

X. Le Romancero du Cid

XI. Le Roi de Perse

XII. Les Deux mendiants

XIII. Montfaucon

XIV. Les Reîtres

XV. Le Comte Félibien

VII. Entre lions et rois Quelqu’un met le holà

VIII. Décadence de Rome La Légende des siècles/Au lion d’Androclès

IX. L’Islam I. La Légende des siècles/L’An neuf de l’Hégire

II. La Légende des siècles/Mahomet

III. La Légende des siècles/Le Cèdre

X. Le Cycle Héroïque Chrétien I. Le Parricide

II. La Légende des siècles/Le Mariage de Roland

III. La Légende des siècles/Aymerillot

IV. La Légende des siècles/Bivar

V. La Légende des siècles/Le Jour des rois

XI. Le Cid exilé

XII. Les Sept merveilles du monde

XIII. L’Épopée du ver

XIV. Le Poète au ver de terre

XV. Les Chevaliers errants La terre a vu jadis

I. La Légende des siècles/Le Petit Roi de Galice

II. La Légende des siècles/Éviradnus

XVI. Les Trônes d’Orient I. La Légende des siècles/Zim-Zizimi

II. La Légende des siècles/1453

III. La Légende des siècles/Sultan Mourad

IV. Le Bey outragé

V. La Chanson des doreurs de proues

XVII. Avertissements et châtiments I. Le Travail des captifs

II. Homo duplex

III. Verset du Koran

IV. L’Aigle du casque

XVIII. L’Italie - Ratbert

XIX. Welf, Castellan d’Osbor

XX. Les Quatre jours d’Elciis

XXI. Le Cycle pyrénéen I. Gaïffer-Jorge, duc d’Aquitaine

II. Masferrer

III. La Paternité

XXII. Seizième siècle - Renaissance - Paganisme Le Satyre

XXIII. Je me penchai.

XXIV. Clarté d’âmes

XXV. Les Chutes

XXVI. La Rose de l’Infante

XXVII. L’Inquisition

XXVIII. La Chanson des Aventuriers de la Mer

XXIX. Mansuétude des anciens juges

XXX. L’Échafaud

XXXI. Dix-septième siècle - Les Mercenaires Le Régiment du baron Madruce

XXXII. Inferi

XXXIII. Le Cercle des tyrans

XXXIV. Ténèbres

XXXV. Là-haut

XXXVI. Le Groupe des Idylles

XXXVII. Les Paysans au bord de la mer

XXXVIII. Les Esprits

XXXIX. L’Amour

XL. Les Montagnes Désintéressement

XLI. Océan

XLII. À l’Homme

XLIII. Le Temple

XLIV. Tout le passé et tout l’avenir

XLV. Changement d’horizon

XLVI. La Comète

XLVII. Un poète est un monde

XLVIII. Le Retour de l’Empereur

XLIX. Le Temps présent I. La Vérité

II. Tout était vision

III. Jean Chouan

IV. Après la bataille

V. Les Paroles de mon oncle

VI. Le Cimetière d’Eylau

VII. 1851. Choix entre deux passants

VIII. Écrit en exil

IX. La Colère du bronze

X. France et âme

XI. Dénoncé à celui qui chassa les vendeurs du Temple

XII. Les Enterrements civils

XIII. Victorieux ou mort

XIV. Le Prisonnier

XV. Après les Fourches Caudines

XVI. Paroles dans l’épreuve

L. L’Élégie des fléaux

LI. Voix basses dans les ténèbres

LII. Les Pauvres gens

LIII. Le Crapaud

LIV. La Vision de Dante

LV. Les Grandes Lois I. Je ne me sentais plus vivant

II. Les Grandes Lois

III. Dieu fait les questions pour que l’enfant réponde

LVI. Rupture avec ce qui amoindrit

LVII. Les Petits I. Guerre civile

II. Petit Paul

III. Fonction de l’enfant

IV. Question sociale

LVIII. Vingtième siècle

LIX. Ô Dieu, dont l’œuvre va plus loin que notre rêve

LX. Hors des temps

LXI. Abîme

Wikipédia

II ÉVIRADNUS

I

Départ de l’aventurier pour l’aventure

Qu’est-ce que Sigismond et Ladislas ont dit ?

Je ne sais si la roche ou l’arbre l’entendit ;

Mais, quand ils ont tout bas parlé dans la broussaille,

L’arbre a fait un long bruit de taillis qui tressaille,

Comme si quelque bête en passant l’eût troublé,

Et l’ombre du rocher ténébreux a semblé

Plus noire, et l’on dirait qu’un morceau de cette ombre

A pris forme et s’en est allé dans le bois sombre,

Et maintenant on voit comme un spectre marchant

Là-bas dans la clarté sinistre du couchant.

Ce n’est pas une bête en son gîte éveillée,

Ce n’est pas un fantôme éclos sous la feuillée,

Ce n’est pas un morceau de l’ombre du rocher

Qu’on voit là-bas au fond des clairières marcher ;

C’est un vivant qui n’est ni stryge ni lémure ;

Celui qui marche là, couvert d’une âpre armure,

C’est le grand chevalier d’Alsace, Éviradnus.

Ces hommes qui parlaient, il les a reconnus ;

Comme il se reposait dans le hallier, ces bouches

Ont passé, murmurant des paroles farouches,

Et jusqu’à son oreille un mot est arrivé ;

Et c’est pourquoi ce juste et ce preux s’est levé.

Il connaît ce pays qu’il parcourut naguère.

Il rejoint l’écuyer Gasclin, page de guerre,

Qui l’attend dans l’auberge, au plus profond du val,

Où tout à l’heure il vient de laisser son cheval

Pour qu’en hâte on lui donne à boire, et qu’on le ferre.

Il dit au forgeron : « Faites vite. Une affaire

M’appelle. » Il monte en selle et part.

II

Éviradnus

M’appelle. » Il monte en selle et part. Éviradnus,

Vieux, commence à sentir le poids des ans chenus ;

Mais c’est toujours celui qu’entre tous on renomme,

Le preux que nul n’a vu de son sang économe ;

Chasseur du crime, il est nuit et jour à l’affût ;

De sa vie il n’a fait d’action qui ne fût

Sainte, blanche et loyale, et la grande pucelle,

L’épée, en sa main pure et sans tache, étincelle.

C’est le Samson chrétien qui, survenant à point,

N’ayant pour enfoncer la porte que son poing,

Entra, pour la sauver, dans Sickingen en flamme ;

Qui, s’indignant de voir honorer un infâme,

Fit, sous son dur talon, un tas d’arceaux rompus

Du monument bâti pour l’affreux duc Lupus,

Arracha la statue, et porta la colonne

Du munster de Strasbourg au pont de Wasselonne,

Et là, fier, la jeta dans les étangs profonds ;

On vante Éviradnus d’Altorf à Chaux-de-Fonds ;

Quand il songe et s’accoude, on dirait Charlemagne ;

Rôdant, tout hérissé, du bois à la montagne,

Velu, fauve, il a l’air d’un loup qui serait bon ;

Il a sept pieds de haut comme Jean de Bourbon ;

Tout entier au devoir qu’en sa pensée il couve,

Il ne se plaint de rien, mais seulement il trouve

Que les hommes sont bas et que les lits sont courts ;

Il écoute partout si l’on crie au secours ;

Quand les rois courbent trop le peuple, il le redresse

Avec une intrépide et superbe tendresse ;

Il défendit Alix comme Diègue Urraca ;

Il est le fort ami du faible ; il attaqua

Dans leurs antres les rois du Rhin, et dans leurs bauges

Les barons effrayants et difformes des Vosges ;

De tout peuple orphelin il se faisait l’aïeul ;

Il mit en liberté les villes ; il vint seul

De Hugo Tête-d’Aigle affronter la caverne ;

Bon, terrible, il brisa le carcan de Saverne,

La ceinture de fer de Schelestadt, l’anneau

De Colmar, et la chaîne au pied de Haguenau.

Tel fut Éviradnus. Dans l’horrible balance

Où les princes jetaient le dol, la violence,

L’iniquité, l’horreur, le mal, le sang, le feu,

Sa grande épée était le contre-poids de Dieu.

Il est toujours en marche, attendu qu’on moleste

Bien des infortunés sous la voûte céleste,

Et qu’on voit dans la nuit bien des mains supplier ;

Sa lance n’aime pas moisir au râtelier ;

Sa hache de bataille aisément se décroche ;

Malheur à l’action mauvaise qui s’approche

Trop près d’Éviradnus, le champion d’acier !

La mort tombe de lui comme l’eau du glacier.

Il est héros ; il a pour cousine la race

Des Amadis de France et des Pyrrhus de Thrace ;

Il rit des ans. Cet homme à qui le monde entier

N’eût pas fait dire grâce ! et demander quartier,

Ira-t-il pas crier au temps : Miséricorde !

Il s’est, comme Baudoin, ceint les reins d’une corde ;

Tout vieux qu’il est, il est de la grande tribu ;

Le moins fier des oiseaux n’est pas l’aigle barbu.

Qu’importe l’âge ! il lutte. Il vient de Palestine,

Il n’est point las. Les ans s’acharnent ; il s’obstine.

III

Dans la forêt

Quelqu’un qui s’y serait perdu ce soir, verrait

Quelque chose d’étrange au fond de la forêt ;

C’est une grande salle éclairée et déserte.

Où ? Dans l’ancien manoir de Corbus.

Où ? Dans l’ancien manoir de Corbus. L’herbe verte,

Le lierre, le chiendent, l’églantier sauvageon,

Font, depuis trois cents ans, l’assaut de ce donjon ;

Le burg, sous cette abjecte et rampante escalade,

Meurt, comme sous la lèpre un sanglier malade ;

Il tombe ; les fossés s’emplissent des créneaux ;

La ronce, ce serpent, tord sur lui ses anneaux ;

Le moineau franc, sans même entendre ses murmures,

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