Odes et Ballades (page 7)

Victor Hugo · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Odes et Ballades · 22 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

« J’aimais la tour, verte de lierre,

Qu’ébranle la cloche du soir ;

Les marches de la croix de pierre

Où le voyageur vient s’asseoir ;

L’église veillant sur les tombes,

Ainsi qu’on voit d’humbles colombes

Couver les fruits de leur amour ;

La citadelle crénelée,

Ouvrant ses bras sur la vallée,

Comme les ailes d’un vautour.

« J’aimais le beffroi des alarmes ;

La cour où sonnaient les clairons ;

La salle où, déposant leurs armes,

Se rassemblaient les hauts barons ;

Les vitraux éclatants ou sombres ;

Le caveau froid où, dans les ombres,

Sous des murs que le temps abat,

Les preux, sourds au vent qui murmure,

Dorment, couchés dans leur armure,

Comme la veille d’un combat.

« Aujourd’hui, parmi les cascades,

Sous le dôme des bois touffus,

Les piliers, les sveltes arcades,

Hélas ! penchent leurs fronts confus ;

Les forteresses écroulées,

Par la chèvre errante foulées,

Courbent leurs têtes de granit ;

Restes qu’on aime et qu’on vénère !

L’aigle à leurs tours suspend son aire,

L’hirondelle y cache son nid.

« Comme cet oiseau de passage,

Le poëte, dans tous les temps,

Chercha, de voyage en voyage,

Les ruines et le printemps.

Ces débris, chers à la patrie,

Lui parlent de chevalerie ;

La gloire habite leurs néants ;

Les héros peuplent ces décombres ; —

Si ce ne sont plus que des ombres,

Ce sont des ombres de géants !

« Ô français ! respectons ces restes !

Le ciel bénit les fils pieux

Qui gardent, dans leurs jours funestes,

L’héritage de leurs aïeux.

Comme une gloire dérobée,

Comptons chaque pierre tombée ;

Que le temps suspende sa loi ;

Rendons les Gaules à la France,

Les souvenirs à l’espérance,

Les vieux palais au jeune roi ! »

II

— Tais-toi, lyre ! Silence, ô lyre du poëte !

Ah ! laisse en paix tomber ces débris glorieux

Au gouffre où nul ami, dans sa douleur muette,

Ne les suivra longtemps des yeux !

Témoins que les vieux temps ont laissés dans notre âge,

Gardiens d’un passé qu’on outrage,

Ah ! fuyez ce siècle ennemi !

Croulez, restes sacrés, ruines solennelles !

Pourquoi veiller encor, dernières sentinelles

D’un camp pour jamais endormi ?

Ou plutôt, — que du temps la marche soit hâtée.

Quoi donc ! n’avons-nous point parmi nous ces héros

Qui chassèrent les rois de leur tombe insultée,

Que les morts ont eu pour bourreaux ?

Honneur à ces vaillants que notre orgueil renomme !

Gloire à ces braves ! Sparte et Rome

Jamais n’ont vu d’exploits plus beaux !

Gloire ! ils ont triomphé de ces funèbres pierres,

Ils ont brisé des os, dispersé des poussières !

Gloire ! ils ont proscrit des tombeaux !

Quel Dieu leur inspira ces travaux intrépides ?

Tout joyeux du néant par leurs soins découvert,

Peut-être ils ne voulaient que des sépulcres vides,

Comme ils n’avaient qu’un ciel désert ?

Ou, domptant les respects dont la mort nous fascine,

Leur main peut-être, en sa racine,

Frappait quelque auguste arbrisseau ;

Et, courant en espoir à d’autres hécatombes,

Leur sublime courage, en attaquant ces tombes,

S’essayait à vaincre un berceau ?

Qu’ils viennent maintenant, que leur foule s’élance,

Qu’ils se rassemblent tous, ces soldats aguerris !

Voilà des ennemis dignes de leur vaillance :

Des ruines et des débris.

Qu’ils entrent sans effroi sous ces portes ouvertes ;

Qu’ils assiégent ces tours désertes ;

Un tel triomphe est sans dangers.

Mais qu’ils n’éveillent pas les preux de ces murailles ;

Ces ombres qui jadis ont gagné des batailles

Les prendraient pour des étrangers !

Ce siècle entre les temps veut être solitaire.

Allons ! frappez ces murs, des ans encor vainqueurs.

Non, qu’il ne reste rien des vieux jours sur la terre ;

Il n’en reste rien dans nos cœurs.

Cet héritage immense, où nos gloires s’entassent,

Pour les nouveaux peuples qui passent,

Est trop pesant à soutenir ;

Il retarde leurs pas, qu’un même élan ordonne.

Que nous fait le passé ? Du temps que Dieu nous donne

Nous ne gardons que l’avenir.

Qu’on ne nous vante plus nos crédules ancêtres !

Ils voyaient leurs devoirs où nous voyons nos droits.

Nous avons nos vertus. Nous égorgeons les prêtres,

Et nous assassinons les rois. —

Hélas ! il est trop vrai, l’antique honneur de France,

La Foi, sœur de l’humble Espérance,

Ont fui notre âge infortuné ;

Des anciennes vertus le crime a pris la place ;

Il cache leurs sentiers, comme la ronce efface

Le seuil d’un temple abandonné.

Quand de ses souvenirs la France dépouillée,

Hélas ! aura perdu sa vieille majesté,

Lui disputant encor quelque pourpre souillée,

Ils riront de sa nudité !

Nous, ne profanons point cette mère sacrée ;

Consolons sa gloire éplorée,

Chantons ses astres éclipsés ;

Car notre jeune muse, affrontant l’anarchie,

Ne veut pas secouer sa bannière, blanchie

De la poudre des temps passés.

1823.

À PAUL.

BALLADE ONZIÈME. LA CHASSE DU BURGRAVE.

Un vieux faune en riait dans sa grotte sauvage.Segrais.

« Daigne protéger notre chasse,

Châsse

De monseigneur saint-Godefroi,

Roi !

« Si tu fais ce que je désire,

Sire,

Nous t’édifierons un tombeau,

Beau ;

« Puis je te donne un cor d’ivoire,

Voire

Un dais neuf à pans de velours,

Lourds,

« Avec dix chandelles de cire,

Sire !

Donc, te prions à deux genoux,

Nous,

« Nous qui, né de bons gentilshommes,

Sommes

Le seigneur burgrave Alexis

Six. »

Voilà ce que dit le burgrave,

Grave,

Au tombeau de saint-Godefroi,

Froid.

« Mon page, emplis mon escarcelle,

Selle

Mon cheval de Calatrava ;

Va !

« Piqueur, va convier le comte.

Conte

Que ma meute aboie en mes cours.

Cours !

« Archers, mes compagnons de fêtes,

Faites

Votre épieu lisse et vos cornets

Nets.

« Nous ferons ce soir une chère

Chère ;

Vous n’y recevrez, maître-queux,

Qu’eux.

« En chasse, amis ! je vous invite.

Vite !

En chasse ! allons courre les cerfs,

Serfs ! »

Il part, et madame Isabelle,

Belle,

Dit gaiement du haut des remparts :

« Pars ! »

Tous les chasseurs sont dans la plaine,

Pleine

D’ardents seigneurs, de sénéchaux

Chauds.

Ce ne sont que baillis et prêtres,

Reîtres

Qui savent traquer à pas lourds

L’ours,

Dames en brillants équipages,

Pages,

Fauconniers, clercs, et peu bénins

Nains.

En chasse ! — Le maître en personne

Sonne.

Fuyez ! voici les paladins,

Daims.

Il n’est pour vous comte d’empire

Pire

Que le vieux burgrave Alexis

Six !

Fuyez ! — Mais un cerf dans l’espace

Passe,

Et disparaît comme l’éclair.

Clair !

« Taïaut les chiens, taïaut les hommes !

Sommes

D’argent et d’or paieront sa chair

Cher !

« Mon château pour ce cerf ! — Marraine,

Reine

Des beaux sylphes et des follets

Laids !

« Donne-moi son bois pour trophée,

Fée !

Mère du brave, et du chasseur

Sœur !

« Tout ce qu’un prêtre à sa madone

Donne,

Moi, je te le promets ici,

Si

« Notre main, ta serve et sujette,

Jette

Ce beau cerf qui s’enfuit là-bas

Bas ! »

Du Chasseur Noir craignant l’injure,

Jure

Le vieux burgrave haletant,

Tant

Que déjà sa meute qui jappe

Happe,

Et fête le pauvre animal

Mal.

Il fuit. La bande malévole

Vole

Sur sa trace, et par le plus court

Court.

Adieu clos, plaines diaprées,

Prées,

Vergers fleuris, jardins sablés,

Blés !

Le cerf, s’échappant de plus belle,

Bêle ;

Un bois à sa course est ouvert,

Vert.

Il entend venir sur ses traces

Races

De chiens dont vous seriez jaloux,

Loups ;

Piqueurs, ardentes haquenées,

Nées

De ces étalons aux longs crins

Craints,

Leurs flancs, que de blancs harnois ceignent,

Saignent

Des coups fréquents des éperons

Prompts.

Le cerf, que le son de la trompe

Trompe,

Se jette dans les bois épais…

Paix !

Hélas, en vain !… la meute cherche,

Cherche,

Et là tu retentis encor,

Cor !

Où fuir ? dans le lac ! Il s’y plonge,

Longe

Le bord où maint buisson rampant

Pend.

Ah ! dans les eaux du lac agreste

Reste !

Hélas ! pauvre cerf aux abois,

Bois !

Contre toi la fanfare ameute

Meute,

Et veneurs sonnant du hautbois…

Bois !

Les archers sournois qui t’attendent

Tendent

Leurs arcs dans l’épaisseur du bois !…

Bois !

Ils sont avides de carnage ;

Nage !

C’est ton seul espoir désormais ;

Mais

L’essaim, que sa chair palpitante

Tente,

Après lui dans le lac profond

Fond.

Il sort ! — Plus d’espoir qui te leurre !

L’heure

Vient où pour toi tout est fini.

Ni

Tes pieds vifs, ni Saint Marc de Leyde,

L’aide

Du cerf qu’un chien, à demi mort,

Mord,

Ne te sauveront des morsures

Sûres

Des limiers ardents de courroux,

Roux.

Vois ces chiens qu’un serf bas et lâche

Lâche,

Vois les épieux à férir prêts,

Près !

Meurs donc ! la fanfare méchante

Chante

Ta chute au milieu des clameurs.

Meurs !

Et ce soir, sur les délectables

Tables,

Tu feras un excellent mets ;

Mais

On t’a vengé. — Fille d’Autriche

Triche

Quand l’hymen lui donne un barbon

Bon.

Or, sans son hôte le bon comte

Compte.

Il revient, quoique fatigué,

Gai.

Et, tandis que ton sang ruisselle,

Celle

Qu’épousa le comte Alexis

Six,

Sur le front ride du burgrave

Grave,

Pauvre cerf, des rameaux aussi ;

Si

Qu’au burg vous rentrez à la brune,

Brune,

Après un jour si hasardeux,

Deux !

Janvier 1828.

ODE CINQUIÈME. LA CHAUVE-SOURIS.

Fille de la nuit brumeuse, pourquoi voles-tu ainsi sur ma tête avec tes ailes noires et froides ? Edda.

Que me veux-tu ? Un ange planait sur mon cœur, et tu l’as effrayé… Viens donc, je te chanterai des chansons que les esprits des cimetières m’ont apprises.Mathurin. Bertram.

Oui, je te reconnais, je t’ai vu dans mes songes,

Triste oiseau ! mais sur moi vainement tu prolonges

Les cercles inégaux de ton vol ténébreux ;

Des spectres réveillés porte ailleurs les messages ;

Va, pour craindre tes noirs présages,

Je ne suis point coupable et ne suis point heureux.

Attends qu’enfin la vierge, à mon sort asservie,

Que le ciel comme un ange envoya dans ma vie,

De ma longue espérance ait couronné l’orgueil ;

Alors tu reviendras, troublant la douce fête,

Joyeuse, déployer tes ailes sur ma tête,

Ainsi que deux voiles de deuil.

Sœur du hibou funèbre et de l’orfraie avide,

Mêlant le houx lugubre au nénuphar livide,

Les filles de Satan t’invoquent sans remords ;

Fuis l’abri qui me cache et l’air que je respire ;

De ton ongle hideux ne touche pas ma lyre,

De peur de réveiller des morts !

La nuit, quand les démons dansent sous le ciel sombre,

Tu suis le chœur magique en tournoyant dans l’ombre.

L’hymne infernal t’invite au conseil malfaisant.

Fuis ! car un doux parfum sort de ces fleurs nouvelles ;

Fuis, il faut à tes mornes ailes

L’air du tombeau natal et la vapeur du sang.

Qui t’amène vers moi ? Viens-tu de ces collines

Où la lune s’enfuit sur de blanches ruines ?

Son front est, comme toi, sombre dans sa pâleur.

Tes yeux dans leur route incertaine

Ont donc suivi les feux de ma lampe lointaine ?

Attiré par la gloire, ainsi vient le malheur !

Sors-tu de quelque tour qu’habite le Vertige,

Nain bizarre et cruel, qui sur les monts voltige,

Prête aux feux du marais leur errante rougeur,

Rit dans l’air, des grands pins courbe en criant les cimes,

Et chaque soir, rôdant sur le bord des abîmes,

Jette aux vautours du gouffre un pâle voyageur ?

En vain autour de moi ton vol qui se promène

Sème une odeur de tombe et de poussière humaine ;

Ton aspect m’importune et ne peut m’effrayer.

Fuis donc, fuis, ou demain je livre aux yeux profanes

Ton corps sombre et velu, tes ailes diaphanes,

Dont le pâtre conteur orne son noir foyer.

Des enfants se joueront de ta dent furieuse ;

Une vierge viendra, tremblante et curieuse,

De son rire craintif t’effrayer à grand bruit ;

Et le jour te verra, dans le ciel exilée,

À mille oiseaux joyeux mêlée,

D’un vol aveugle et lourd chercher en vain la nuit !

Avril 1822.

ODE SEIZIÈME. LA DEMOISELLE.

Un rien sait l’animer ; curieuse et volage,

Elle va parcourant tous les objets flatteurs,

Sans se fixer jamais, non plus que sur les fleurs

Les zéphyrs vagabonds, doux rivaux des abeilles,

Ou le baiser ravi sur des lèvres vermeilles.

André Chénier.

Quand la demoiselle dorée

S’envole au départ des hivers,

Souvent sa robe diaprée,

Souvent son aile est déchirée

Aux mille dards des buissons verts.

Ainsi, jeunesse vive et frêle,

Qui, t’égarant de tous côtés,

Voles où ton instinct t’appelle,

Souvent tu déchires ton aile

Aux épines des voluptés.

Mai 1827.

BALLADE QUINZIÈME. LA FÉE ET LA PÉRI.

Leur ombre vagabonde, à travers le feuillage,

Frémira ; sur les vents ou sur quelque nuage,

Tu les verras descendre ; ou, du sein de la mer

S’élevant comme un songe, étinceler dans l’air ;

Et leur voix, toujours tendre et doucement plaintive,

Caresser en fuyant ton oreille attentive.

André Chénier.

I

Enfants ! si vous mouriez, gardez bien qu’un esprit

De la route des cieux ne détourne votre âme !

Voici ce qu’autrefois un vieux sage m’apprit : —

Quelques démons, sauvés de l’éternelle flamme,

Rebelles moins pervers que l’Archange proscrit,

Sur la terre, où le feu, l’onde ou l’air les réclame,

Attendent, exilés, le jour de Jésus-Christ.

Il en est qui, bannis des célestes phalanges,

Ont de si douces voix qu’on les prend pour des anges.

Craignez-les : pour mille ans exclus du paradis,

Ils vous entraîneraient, enfants, au purgatoire ! —

Ne me demandez pas d’où me vient cette histoire ;

Nos pères l’ont contée ; et moi, je la redis.

II

la péri.

Où vas-tu donc, jeune âme ?… Écoute !

Mon palais pour toi veut s’ouvrir.

Suis-moi, des cieux quitte la route ;

Hélas ! tu t’y perdrais sans doute,

Nouveau-né, qui viens de mourir !

Tu pourras jouer à toute heure

Dans mes beaux jardins aux fruits d’or ;

Et de ma riante demeure

Tu verras ta mère qui pleure

Près de ton berceau, tiède encor.

Des Péris je suis la plus belle ;

Mes sœurs règnent où naît le jour ;

Je brille en leur troupe immortelle,

Comme entre les fleurs brille celle

Que l’on cueille en rêvant d’amour.

Mon front porte un turban de soie ;

Mes bras de rubis sont couverts ;

Quand mon vol ardent se déploie,

L’aile de pourpre qui tournoie

Roule trois yeux de flamme ouverts.

Plus blanc qu’une lointaine voile,

Mon corps n’en a point la pâleur ;

En quelque lieu qu’il se dévoile,

Il l’éclaire comme une étoile,

Il l’embaume comme une fleur.

la fée.

Viens, bel enfant ! je suis la Fée.

Je règne aux bords où le soleil

Au sein de l’onde réchauffée

Se plonge, éclatant et vermeil.

Les peuples d’Occident m’adorent :

Les vapeurs de leur ciel se dorent,

Lorsque je passe en les touchant ;

Reine des ombres léthargiques,

Je bâtis mes palais magiques

Dans les nuages du couchant.

Mon aile bleue est diaphane ;

L’essaim des Sylphes enchantés

Croit voir sur mon dos, quand je plane,

Frémir deux rayons argentés.

Ma main luit, rose et transparente ;

Mon souffle est la brise odorante

Qui, le soir, erre dans les champs ;

Ma chevelure est radieuse,

Et ma bouche mélodieuse

Mêle un sourire à tous ses chants.

J’ai des grottes de coquillages ;

J’ai des tentes de rameaux verts ;

C’est moi que bercent les feuillages,

Moi que berce le flot des mers.

Si tu me suis, ombre ingénue,

Je puis t’apprendre où va la nue,

Te montrer d’où viennent les eaux ;

Viens, sois ma compagne nouvelle,

Si tu veux que je te révèle

Ce que dit la voix des oiseaux.

III

la péri.

Ma sphère est l’Orient, région éclatante,

Où le soleil est beau comme un roi dans sa tente !

Son disque s’y promène en un ciel toujours pur.

Ainsi, portant l’émir d’une riche contrée,

Aux sons de la flûte sacrée,

Vogue un navire d’or sur une mer d’azur.

Tous les dons ont comblé la zone orientale.

Dans tout autre climat, par une loi fatale,

Près des fruits savoureux croissent les fruits amers ;

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