Les Gloires de Marie (page 15)

Alphonse de Liguori · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Les Gloires de Marie (1re et 2de parties) · 27 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

remarque Richard de le dire à Marie ; car vraiment "not salute" est en son pouvoir ". Le vénérable Idiot exprime la même pensée dans

les mêmes termes ; et Cassien, enchérissant encore, dit d'une manière absolue, que le salut de tout homme consiste à être favorisé et

protégé par Marie ; en d'autres mots, celui-là se perd qui en est privé. Puissante Reine, lui dit saint Bernardin de Sienne, vous êtes la

dispensatrice de toutes les grâces ; la grâce du salut ne peut donc nous venir que de votre main, et partant notre salut dépend de vous. Richard a donc eu raison de dire : " Comme une pierre tombe dès qu'on ôte ce qui la soutient, ainsi une âme qui perd l'appui de Marie,

tombe d'abord dans le péché et puis dans l'enfer. " Saint Bonaventure ajoute que Dieu ne nous sauvera pas si Marie n'intercède pas pour nous ; comme un enfant ne saurait vivre qui n'a

pas de nourrice, dit-il encore, ainsi une âme ne saurait se sauver sans l'aide de Marie. " Que votre âme, conclut-uil, soit donc comme

altérée des pratiques de dévotuion envers Marie ; attachez-vous à cette bonne Mère, et ne la quittez point que vous n'ayez reçu sa

bénédiction en paradis. " Ici trouvent leur place les belles paroles adressées à Marie par saint Germain : " Qui jamais, ô Vierge très sainte, parviendrait sans vous

à connaître Dieu ? Qui serait sauvé, s'il ne l'était par vous, ô divine Mère ? Qui pourrait, ô Vierge féconde, échapper aux périls de cette

vie, si vous ne l'en délivrez ? Qui recevrait enfin de Dieu une grâce quelconque sinon par votre entremise, ô pleine de grâces ? " Et

ailleurs il lui dit : " Si vous ne nous ouvriez la voie, nul ne marcherait dans les sentiers de la perfection, nul n'éviterait les atteintes de la

chair et du péché ". Nous n'avons accès au Père éternel que par Jésus-Christ ; de même, nous n'avons accès auprès de Jésus-Christ que par Marie. C'est

saint Bernard qui nous l'assure ; et bien belle est la raison qu'il en donne : " Le Seigneur, dit-il, veut que tous nous soyons sauvés par

l'intercession de Marie, afin que ce divin Sauveur nous reçoive des mains de Marie, comme il nous a été donné par le moyen de Marie

" ; et conséquemment, le saint proclame Marie la Mère de la grâce et de notre salut. " Quel serait donc notre sort ? reprend saint Germain ; quel espoir nous resterait-il d'être sauvés, si vous nous abandonniez, ô Marie,

vous qui êtes la Vie des chrétiens " ! Mais, si toutes les grâces passent par Marie, il faudra donc, quand nous implorerons l'intercession des saints, que ceux-ci recourent

eux-mêmes à la médiation de Marie, s'ils veulent nous obtenir les grâces que nous leur demandons ? Je répondrai d'abord que, prie en elle-même, cette conséquence ne renferme aucune erreur, aucun inconvénient. En vue d'honorer sa

Mère, Dieu l'a établie Reine de tous les saints ; il lui plaît en outre de n'accorder des grâces que par son entremise ; quel inconvénient

peut-il y avoir à dire qu'il oblige encore les saints à recourir à elle pour obtenir les grâces dont leurs protégés ont besoin ? Cette doctrine est affirmée expressément par saint Bernard, saint Anselme, saint Bonaventure, Suarez et d'autres. " En vain,

prierions-nous les autres saints, dit le premier ; si Marie ne nous venait en aide, aucune grâce ne nous serait accordée ". Un auteur

explique dans ce sens les paroles suivantes de David : Tous les riches du peuple vous offriront leurs humbles prières. Les riches du

peuple par excellence, c'est-à-dire du peuple de Dieu, ce sont les saints ; quand ils souhaitent quelque grâce pour l'un de leurs clients,

ils s'adressent à Marie afin qu'elle la lui procure. " Nous n'avons pas coutume, remarque Suarez, d'employer l'intercession d'un saint

auprès d'un autre saint, vu que tous sont d'un même ordre ; mais nous faisons bien de les prier de se faire nos intercesseurs auprès de

la Vierge, qui est leur Maîtresse et leur Reine ". Et telle fut précisément, au rapport du père Marchese, la promesse de saint Benoît à

sainte Françoise Romaine : lui apparaissant un jour, il l'assura de sa protection, et ajouta qu'il se ferait son avocat auprès de la divine

Mère. A l'appui de cette doctrine, citons encore les paroles de saint Anselme à la bienheureuse Vierge : " Grande Reine, ce que peut obtenir

l'intercession de tous les saints faisant cause commune avec vous, votre intercession seule, sans leur concours, le peut de même. Et

d'où vient cette puissance illimitée ? De ce que vous êtes la Mère de notre Sauveur à tous, l'unique épouse de Dieu, la Reine du ciel et

de la terre. Si vous ne parlez, aucun saint ne priera pour nous, aucun ne nous aiderai ; mais si vous consentez à intercéder pour nous,

tous aussitôt nous prêteront le secours de leurs prières, et s'empresseront d'appuyer nos requêtes." La sainte église applique à Marie les paroles de la Sagesse : J'ai fait seule le tour du ciel ; et voici comment le Père Segneri justifie

cette application : La première sphère céleste communique son mouvement à toutes les autres ; et quand la très sainte Vierge se met à

prier pour une âme, elle entraîne tout le paradis à prier avec elle. Saint Bonaventure va plus loin et assure qu'en sa qualité de Reine, elle

commande alors à tous les anges et à tous les saints de se joindre à elle et d'offrir à Dieu leurs prières en union avec les siennes. C'est donc à bon droit que l'église nous prescrit de saluer et d'invoquer la divine Mère sous le glorieux titre de notre Espérance : " O

vous, notre Espérance, salut ! " L'impie Luther ne pouvait souffrir, disait-il, ce titre donné par l'église romaine à Marie, à une simple

créature. Car enfin, ajoutait-il, Dieu seul, et Jésus-Christ comme notre Médiateur, sont notre espérance, et, selon le mot de Jérémie,

Dieu maudit quiconque met son espoir dans la créature. Mais quoi qu'il ait pu dire, l'église nous enseigne par sa pratique universelle à

invoquer Marie en ces termes : " O notre Espérance, salut ! " Celui qui place son espérance dans une créature indépendamment de

Dieu, encourt certainement la malédiction de Dieu ; car Dieu est l'unique sour et le dispensateur de tous les biens ; la créature n'a rien,

ne peut rien donner qu'elle n'ait reçu de lui. Mais s'il est vrai, comme nous l'avons prouvé, qu'en vertu d'un décret divin, tutes les

grâces nous viennent par Marie comme par un canal de miséricorde, nous pouvons, nous devons même affirmer qu'elle est notre

espérance. Aussi saint Bernard n'hésitait pas à dire : " Mes enfants, en Marie est ma principale confiance ; Marie est toujours le fondement de mon

espérance ". Saint Jean Damascène priait la sainte Vierge en termes non moins expressifs : " Ma Souveraine, j'ai mis en vous toute ma

confiance ; et, les yeux fixés sur vous, j'attends de vous mon salut ". " Marie est toutes l'espérance de notre salut ", dit également saint

Thomas ; et saint Ephrem lui parle ainsi à elle-même : " Notre espérance n'a point d'appui en dehors de vous, ô Vierge très pure ; si

donc vous voulez nous voir sauvés, recevez-nous sous l'aile de votre tendresse, et gardez-nous. " Pour conclure, je dirai avec saint Bernard : " Consacrons toutes les affections de notre coeur à honorer Marie, car telle est la volonté

que nous a manifestée le Seigneur, en réglant que tout bien nous viendrait par l'entremise de cette divine Mère ". Chaque fois donc que

nous désirons et sollicitons une grâce, efforçons-nous de faire appuyer notre requête par Marie, et tenons-nous sûr de l'obtenir par elle

: " Cherchons la grâce, dit saint Bernard, et cherchons-la par Marie ; car si nous sommes indignes d'être exaucés, Marie en est digne,

elle, et le faveur que nous souhaitons, elle la demandera pour nous ". Enfin, voulons-nous faire agréer au Seigneur l'offrande de quelque bonne oeuvre, de quelque prière ? suivons le conseil du même saint,

ayons soin de remettre tout entre les mains de Marie ; par là. jamais nous ne serons rebuté.

EXEMPLE C'est une histoire célèbre que celle de Théophile, écrite par Eutychien, patriarche de Constanttinople et témoin oculaire de ce que nous

allons raconter. Elle est d'ailleurs confirméee par saint Pierre Damien, saint Bernard, saint Bonaventure, saint Antonin, et plusieurs

autres que cite le Père Crasset. Théohile était archidiacre de l'église d'Adana, en Cilicie. Il jouissait d'une si grande estime, que le peuple le voulait pour évêque ; mais il

refusa par humilité. Dans la suite, il se vit néanmoins déposer de sa charge sur une accusation mensongère de la part de ses envieux ;

et il se laissa aveugler par le chagrin jusqu'à aller solliciter d'un magicien juif le remède à sa disgrâce. Celui-ci l'aboucha avec Satan, qui

lui promit de l'aider, à condition qu'il renierait Jésus-Christ et la Vierge Marie, et lui remettrait, écrit de sa propre main, l'acte de ce

renoncement. Théophile traça l'abominable écriture. Le jour suivant, l'évêque reconnut ses torts et en demanda pardon à Théophile et

lui rendit sa charge ; mais, déchiré par le remords de sa conscience qui lui reprochait son énorme péché, le malheureux archidiacre ne

faisait que pleurer. Il se rend enfin dans une église, et là, se jetant tout en larmes aux pieds d'une image de Marie : " O Mère de Dieu,

lui dit-il, je ne veux pas me livrer au désespoir ; vous me restez encore, vous si compatissante, et qui pouvez me secourir. " Il passa ainsi quarante jours, pleurant sa faute et priant la sainte Vierge. Ce temps écoulé, la Mère de miséricorde lui apparut pendant la

nuit et lui parla ainsi : " Ah ! Théophile, qu'as-tu fait ? tu as renoncé à mon amitié et à celle de mon Fils ; et en quelles mains ? dans les

mains de ton ennemi, de mon ennemi ! - Ma Souveraine, répondit le pécheur, c'est à vous de remédier au mal que j'ai fait ; ne pensez

plus qu'à me pardonner par votre divin Fils ". Voyant en lui cette confiance, Marie lui dit : "Aie bon courage ; je vais prier Dieu pour toi

". Fortifié par cette vision, Théophile ne fit que redoubler ses larmes, ses pénitences et ses prières sans s'éloigner de la sainte image.

Tout à coup, Marie lui apparut de nouveau, et lui dit d'un air joyeux : " Console-toi, Théophile ; j'ai présenté à Dieu tes larmes et tes

prières ; il les a reçues et t'a pardonné. Désormais, sois reconnaissant et sois fidèle. - O ma bonne Dame, répliqua Théophile, cela ne

suffit pas pour me consoler pleinement : l'ennemi tient encore entre ses mains l'écrit impie par lequel je vous ai reniés, vous et votre

divin Fils ; vous pouvez me le faire rendre. " Trois jours après, Théophile, en s'éveillant la nuit, trouva l'écrit sur sa poitrine. Le lendemain, pendant que l'évêque se trouvait à l'église en présence d'un peuple nombreux, Théophile alla se jeter à ses pieds, lui

raconta son histoire en pleurant à chaudes larmes, et lui remit entre les mains l'infâme billet, que l'évêque fit aussitôt brûler devant la

multitude. Tous pleuraient de joie, exaltant la bonté de Dieu et la miséricorde avec laquelle Marie avait traité ce malheureux pécheur.

Quant à lui, il retourna à l'église de la Vierge, et y demeura trois jours, au bout desquels il mourut plein de joie, en rendant grâces à

Jésus-Christ et à sa sainte Mère.

PRIèRE O Marie, vous êtes à la fois Reine et Mère de miséricorde : tous ceux qui vous invoquent le reconnaissent à la munificience vraiment

royale, à la tendresse toute maternelle avec lesquelles vous leur distribuez les grâces. Souffrez donc que je me recommande

aujourd'hui à vous, moi si dénué de mérites et de vertus, et si chargé de dettes envers la Justice divine. O Marie, vous tenez la clef du

trésor des divines miséricordes ; ne dédaignez pas un misérable, nel le laissez pas en proie à son extrême indigence. Prodigue de vos

bienfaits envers tous les hommes, vous êtes accoutumée à donner plus qu'on ne vous demande ; montrez-vous la même à mon égard,

Sainte Vierge ! protégez-moi ; c'est tout ce que je vous demande. Si vous me protégez, je ne crains rien : rien du côté des démons, parce que vous êtes plus puissante que tout l'enfer ; rien du côté de

mes péchés, parce qu'il vous suffit de dire une parole à Dieu pour m'obtenir un pardon général ; si vous m'êtes favorable, je ne crains

rien, même de la colère du Seigneur, parce qu'une seule de vos prières l'apaise aussitôt. En un mot, si vous me protégez, j'espère tout,

puisque vous pouvez tout. O Mère de miséricorde, je le sais, vous mettez votre plaisir et votre gloire à aider les plus misérables, et

vous pouvez les aider, tant qu'ils ne sont pas obstinés. Je suis un pécheur, mais je ne suis pas obstiné, je veux changer de vie ; vous

pouvez donc me secourir ; secourez-moi, sauvez-moi. Aujourd'hui, je me remets tout entier entre vos mains : dites-moi ce que j'ai à

faire, et j'espère y réussir avec votre secour, ô Marie, ma Mère, ma lumière, ma consolation, mon refuge, mon espérance ! Amen,

amen, amen.

CHAPITRE VI

Eia ergo advocata nostra

Montrez donc que vous êtes notre avocate.

MARIE, NOTRE AVOCATE

I

Marie est une Avocate assez puissante pour nous sauver tous L'autorité des mères sur leurs fils est si grande, qu'elles ne peuvent jamais devenir leurs sujettes, alors même qu'ils seraient rois et

disposeraient d'un pouvoir absolu sur toutes les personnes vivant dans leurs états. Aujourd'hui que Jésus-Christ est assis dans les

cieux, son humanité sainte y tient la première place à la droite du Père, en vertu de son union hypostatique avec la personne du Verbe ;

même en tant qu'homme, il a le souverain domaine de tout le créé, sans en excepter Marie ; tel est l'enseignement de saint Thomas ;

néanmoins, il reste toujours vrai que notre Rédempteur fut un certain temps soumis à l'autorité de Marie. L'évangile atteste en effet

que, pendant sa vie mortelle, Jésus voulut bien s'abaisser jusque-là : Il leur était soumis, dit saint Luc. Saint Ambroise avance mêne

qu'ayant daigné prendre Marie pour sa Mère, Jésus-Christ était vraiment tenu, à ce titre, de lui obéir. En parlant des autres élus,

remarque Richard, on dit qu'ils sont avec Dieu ; de Marie seule on peut dire qu'elle eut le double bonheur de se tenir soumise à la

volonté de Dieu, et de voir Dieu se soumettre à la sienne. Des autres vierges, ajoute-t-il, il est écrit qu'elles suivent l'Agneau partout où

il va ; mais de la Vierge Marie on peut dire qu'ici-bas le divin Agneau la suivait partout docilement. Si donc il est vrai que dans le ciel Marie ne peut plus commander à son Fils , il est vrai aussi que ses prières sont les prières d'une

Mère, et, comme telles, bien propres à obtenir tout ce qu'elles réclament. " C'est là le grand privilège de Marie, dit saint Bonaventure,

elle peut tout auprès de Dieu ". Pourquoi ? Précisément pour la raison que nous venons d'indiquer, et que nous développerons ci-après,

savoir, que les prières de Marie, sont les prières d'une Mère. Tel est aussi le motif sur lequel se fonde saint Pierre Damien pour parler à la bienheureuse Vierge en ces termes : " Toute puissance

vous a été donnée au ciel et sur la terre ; rien ne vous est impossible, vous pouvez même rendre aux désespérés l'espérance de la

béatitude ". Voici en effet ce que le saint ajoute : " Vous approchez de cet Autel ; de notre réconciliation, plutôt en commandant qu'en

suppliant, comme maîtresse plutôt que comme servante ". Cet autel au pied duquel les pécheurs trouvent miséricorde et pardon, c'est

Jésus-Christ. Quand Marie sollicite de lui quelque grâce en notre faveur, ses prières ont tant de poids auprès de lui, ce divin Fils se

montre si empressé de complaire à sa Mère, qu'il semble, non pas exaucer les humbles voeux d'une sujette, mais accomplir les ordres

d'une Reine. Ainsi, Jésus se plaît-il à honorer cette Mère chérie qui l'a tant honoré lui-même ici-bas : il lui accorde sans délai tout ce

qu'elle demande ou désire. Tout cela est confirmé par ces belles paroles de saint Germain : " O Marie, vous êtes toute-puissante pour

sauver les pécheurs ; vos prières n'ont pas besoin d'être appuyées par qui que ce soit auprès de Dieu, parce que vous êtes la Mère de

la Vie véritable. " Saint Bernardin de Sienne ne craint pas de dire que tout est soumis à l'empire de Marie, et que Dieu même lui obéit, ce qui signifie

proprement dit que le Seigneur exauce ses prières comme s'il éxécutait ses ordres. " O Vierge Sainte, s'écrie à son tour saint Anselme,

Dieu vous a placée si haut dans sa faveur que vous pouvez obtenir à vos dévots serviteurs toutes les grâces possibles ; - car votre

protection est toute-puissante, assure Côme de Jérusalem. " " Oui, Marie est toute-puissante, reprend Richard de Saint-Laurent,

puisque, suivant toutes les lois, la Reine doit partager toutes les prérogatives du Roi ; et comme le Roi du ciel peut tout, il a

communiqué son omnipotence à sa Mère. " De là saint Antonin conclut que Dieu a placé l'église entière non seulement sous les

auspices, mais encore sous le pouvoir de Marie. Ainsi, la Mère devant avoir le même pouvoir que son Fils, le pouvoir sans bornes de Jésus-Christ a dû rendre Marie toute-puissante ;

mais il reste toujours vrai que le Fils est tout-puissant par nature, et la Mère seulement par grâce. Or, cela se vérifie en la manière que

nous avons indiquée plus haut : le Fils ne refuse à la Mère absolument rien de ce qu'elle lui demande. Sainte Brigitte en fut assurée par

révélation ; elle entendit Jésus qui disait à Marie : " Ma Mère, vous savez combien je vous aime ; demandez-moi donc tout ce qu'il vous

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