Épigrammes (page 4)

Martial · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Épigrammes (Martial)/1841 · 17 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Eh bien ! fais-en donc un meilleur.

9. SUR NŒVIA.

J’écris, point de réponse : ainsi, rien à prétendre.

Mais, je pense, on m’a lu : donc il suffit d’attendre.

10. CONTRE POSTHUME.

Chaque matin gratifié

D’un demi-baiser au passage,

Posthume, de ton amitié

Je ne veux point un autre gage.

De ce baiser estropié

Veux-tu supprimer la moitié ?

Tu le peux sans trop me déplaire.

Tu peux même encore mieux faire

Posthume, et j’ose t’en prier :

Garde le baiser tout entier,

Et que la faveur soit entière.

11. CONTRE SÉLIUS.

Ami, vois Sélius, qui, resté seul ce soir,

Erre sous le portique ; il semble au désespoir.

L’air morne, l’œil éteint, et la tête baissée,

Il roule je ne sais quelle noire pensée.

Il marche, et tout à coup s’arrête ; de sa main

S’arrache les cheveux et se meurtrit le sein.

Pleure-t-il un ami ? regrette-t-il un frère ?

— Non ; chez lui, femme, enfants, fortune, tout prospère.

Son fidèle intendant lui transmet les loyers

Qu’à jour fixe en ses mains ont versés ses fermiers.

— Qu’a-t-il donc ? quel sujet allonge ainsi sa mine ?

— Le malheureux ! il faut qu’à ses dépens il dîne !

12. CONTRE POSTHUME.

Pourquoi donc tes baisers sont-ils parfumés d’ambre ?

Tout est ambré chez toi, ta personne et ta chambre.

Posthume, tant d’odeurs me mettent en soupçon :

Sent bien mauvais qui sent toujours si bon.

13. À SEXTUS.

Il te faudra payer juge, avocat, huissier ;

Ne vaudrait-il pas mieux payer ton créancier ?

14. À PAULINUS CONTRE SÉLIUS.

Quand Sélius, le fameux parasite,

Ne trouve point d’ami qui veuille le traiter,

Comme il se démène et s’agite !

Que de soins, que de pas, pour se faire inviter !

Du portique d’Europe au champ des exercices

Il vole, et de Paulin vante l’agilité :

« C’est un nouvel Achille ! » Et si de ce côté

Il n’obtient rien, il passe aux septes des Comices

Où du fils de Phyllire et de celui d’Œson,

Le marbre, avec leurs traits, a consacré le nom.

S’il les implore en vain, il court au sanctuaire

De la divinité que l’Égypte révère,

Et s’assied sur tes bancs, ô toi que de Junon

Longtemps persécuta l’implacable colère !

Il parcourt le portique, ouvrage merveilleux

Que le gendre d’Auguste éleva jusqu’aux cieux,

Et dont cent fûts d’airain décorent la structure ;

Puis celui de Pompée, où deux riants jardins

Offrent aux promeneurs leurs dômes de verdure.

De Fortuné, de Fauste il visite les bains,

Et de Grillus quittant l’étuve obscure,

Va braver chez Lupus le vent et la froidure.

Vingt fois il entre aux bains, et vingt fois il en sort.

Toujours en vain ; et maudissant le sort,

Tout humide, il revoit la place où, d’aventure,

Il peut trouver encore quelque honnête vieillard

De ses amis, chez soi retournant un peu tard.

Taureau divin, par toi, par ton amante,

Prends en pitié le mal qui le tourmente ;

Invite Sélius, ou je le vois enfin

Expirer à tes pieds, de fatigue et de faim.

15. CONTRE HERMUS.

Le verre où boit Hermus à nul n’est présenté :

Est-ce orgueil de sa part ? — Non, c’est humanité.

16. CONTRE ZOÏLE.

Bardus se dit malade, et sa fièvre est l’ouvrage

Du luxe somptueux dont il fait étalage.

En santé, que lui sert ce beau lit de brocart

Dont le faste éclatant éblouit le regard ?

Son mal n’est qu’un prétexte à sa vanité folle.

Donne à ton médecin congé, sur ma parole ;

Tout son art ne peut rien, Bardus, pour ton état :

Mon cher, veux-tu guérir ? emprunte mon grabat.

17. CONTRE UNE BARBIÈRE.

A l’endroit où Suburre étale

A côté de mainte sandale,

L’instrument que redoute un esclave mutin,

Près d’Argilet, passant chaque matin,

Je vois s’établir sous un porche

Une barbière dont la main

N’a jamais rasé. — Mais enfin,

Que fait-elle donc ? — Elle écorche.

18. CONTRE MAXIME.

Chaque jour, j’en rougis, pour m’asseoir à ta table,

Près de toi je remplis les devoirs d’un client ;

Chaque jour, près d’un autre on t’en voit faire autant.

Mon sort jusqu’à présent au tien est donc semblable

J’accours à ton lever : Chez un grand, me dit-on,

Il fait sa cour. Des deux, quel rôle est préférable ?

J’escorte ou je précède un fastueux patron,

Et je te vois soumis à pareille étiquette ;

Puisqu’entre nous subsiste égalité parfaite,

Maxime, cherche ailleurs un client, s’il te plaît :

Moi, je veux un patron qui ne soit pas valet.

19. À ZOÏLE.

Zoïle, en m’invitant, tu crois combler mes vœux ;

Heureux, moi, d’un dîner ! du dîner de Zoïle !

Qu’il partage celui des gueux de notre ville,

Celui que ton dîner aura pu rendre heureux !

20. SUR PAUL.

Si Paul se fait honneur des ouvrages d’autrui,

A-t-il tort ? il les paie ; ils sont donc bien à lui.

21. CONTRE POSTHUME.

Tes baisers sont pour l’un, ta main pour l’autre ; enfin

Tu demandes mon choix ? je préfère ta main.

22. CONTRE LE MÊME.

Muses, et toi, Phébus, que ma douleur vous touche !

Ce sont vos vers badins que j’en dois accuser ;

J’en étais quitte hier pour un demi-baiser,

Et Posthume aujourd’hui me baise à pleine bouche.

23. SUR LE MÊME.

On veut savoir quel Posthume est le mien,

Mais c’est en vain qu’on me harcelle ;

De mon secret, non, je ne dirai rien.

A quoi bon se mettre en querelle

Contre un baiseur qui se venge si bien ?

24. À CANDIDE.

Oui, si le sort t’appelle au banc des accusés,

On me verra, couvert d’habits sales, usés,

M’asseoir auprès de toi, plus pale que toi-même.

Si Thémis te bannit, avec l’ami que j’aime

Des mers et des écueils affrontant le péril,

J’abandonnerai tout pour te suivre en exil.

Mais, dis-moi : si le sort, demain, de ses largesses

Venait à te combler, pourrais-je à ta richesse

A mon tour espérer d’obtenir une part,

Une moitié ? — C’est trop. — Eh bien, du moins un quart ?

— Tu n’en serais pas mieux ; j’en serais moins à l’aise.

— Oh ! j’ouvre enfin les yeux, et vois, ne t’en déplaise,

Que, si le ciel un jour daigne exaucer tes vœux,

Ingrat, je dois m’attendre à te voir seul heureux.

25. À GALLA.

Promettre sans tenir, si c’est là ton système,

Dans ta bouche un refus vaut mieux qu’un : Je vous aime.

26. À BITHYNICUS.

Ta femme tousse, râle, et d’un prochain veuvage

La vieille à chaque instant caresse ton désir.

Bithynicus, tu crois tenir son héritage ;

Erreur ! elle te leurre, et ne veut pas mourir.

27. SUR SÉLIUS.

Lisez dans un salon, ou plaidez au palais,

Quand l’heure du dîner s’avance

Il faut que Sélius vous prenne en ses filets.

— Admirable ! A ravir ! Quel goût ! Quelle éloquence !

— Bien : c’est assez ; je t’invite : silence !

29. À RUFUS.

Vois-tu, mon cher Rufus, avec grand apparat

Au banc des sénateurs cet homme qui s’installe ?

Une sardoine orientale

De sa main jusqu’à nous reflète un vif éclat.

Sa toge ternirait la neige la plus pure,

Et Tyr pour son manteau prodigua sa teinture.

De ses cheveux les parfums exhalés

Embaument tout l’amphithéâtre.

Ses jambes et ses bras, avec soin épilés,

Présentent le poli, le luisant de l’albâtre.

Une brillante agrafe attache élégamment

Son brodequin de pourpre, ennobli d’un croissant.

La bandelette où, sur la toile,

L’or a dessiné mainte étoile,

Couvre son front d’un riche bourrelet.

Cet homme, quel est-il ?… Si ta main indiscrète

Soulève un peu la bandelette,

Son front stigmatisé te dira ce qu’il est.

30. CONTRE CAIUS.

J’avais très-grand besoin de quelque cent écus,

Et pour les emprunter, je m’adresse à Priscus,

Mon ami de trente ans. Une pareille somme

N’aurait pas, même en don, trop pesé sur un homme

Dont les coffres sous l’or cent fois se sont rompus.

— Ami, le barreau t’offre une riche carrière,

Exploite-la, crois-moi, tu ne saurais mieux faire.

— Merci de ton conseil, lui dis-je assez surpris ;

Je te demande un prêt, et non pas un avis.

32. CONTRE PONTICUS.

Ponticus, j’ai besoin de votre patronage :

Vous pouvez me servir ; je plaide contre Albus.

— Je crains de l’offenser ; excuse mon refus.

— Contre Licinien. — C’est un grand personnage,

Je dois le respecter. — Patrobas, mon voisin,

Souvent de quelques pieds écorne mon terrain.

— L’affranchi de César vaut bien qu’on le ménage.

— Philœnis me dérobe un valet de vingt ans,

Puis, quand je le réclame, impudemment m’outrage.

— Elle est veuve, elle est riche, âgée et sans enfants,

Bonne part dans son héritage

M’est promise depuis longtemps ;

Devant les tribunaux veux-tu que je la brave ?

— Adieu, je ne suis plus l’esclave d’un esclave,

D’un stérile patron qui craint petits et grands ;

Je suis libre, et ne veux désormais reconnaître

Pour maître, que celui qui n’aura pas de maître.

36. À PANNICUS.

Pannicus, vos cheveux, sans être négligés

Ne doivent jamais être artistement rangés.

Que votre peau soit nette et non pas éclatante,

Loin de vous les parfums qui la rendent luisante.

Pour votre barbe aussi fuyez les deux excès,

Qu’elle ne vous donne jamais

L’air d’un accusé, ni d’un Mage ;

Sans être efféminé, n’ayez rien de sauvage.

Votre dehors annonce un dur stoïcien,

Mais l’âme en vous décèle un épicurien.

37. CONTRE CÉCILIANUS.

Je t’invite à dîner ; à peine as-tu pris place,

Qu’à droite, à gauche, ainsi qu’en face,

Tout ce qu’on a servi dans l’instant disparaît,

Tout est raflé. D’un porc la hure et le filet,

Un francolin, flanqué de quatre grives,

Ample dîner pour deux convives,

Un brochet tout entier, moitié d’un surmulet,

Un gros ramier garni de fromentée,

Un côté de lamproie, un quartier de poulet,

Dans ta serviette bien lestée.

Tout s’empile : de graisse et de jus humectée

Tu la remets aux mains de ton valet,

Pour être à ton logis à l’instant emportée ;

Tandis que nous, convives sans festin,

Nous restons interdits de ton hardi larcin.

De quelque honte encore si ton âme est capable,

Cécilien, allons, regarnis notre table :

Je ne t’ai point invité pour demain.

38. CONTRE LINUS.

Que peut te rapporter ton champêtre manoir ?

— Oh ! beaucoup ! le bonheur de ne jamais te voir.

40. CONTRE TONGILIUS.

Tongilius, dit-on, est brûlé de la fièvre ;

On se trompe : son mal, c’est la soif et la faim.

Je connais l’homme, et suis, s’il veut, son médecin.

Qu’une tourte de grive, ou qu’un pâté de lièvre

Suivi d’un gros brochet et d’huîtres du Lucrin,

Sur sa table étalés, viennent chaque matin

Prévenir de son mal l’accès périodique ;

Qu’il arrose le tout d’un excellent massique.

Loin de lui le falerne et les vins capiteux,

Que l’on ne boit qu’avec réserve ;

Mais qu’en abondance on lui serve

Le cécube épuré, l’opimien bien vieux

Que son riche cellier sous dix clefs lui conserve.

Tous tes prétendus médecins,

Tongilius, t’ont ordonné les bains ;

Moque-toi d’eux, et ris de leur sottise ;

Sur ton état leur art est en défaut.

Un cuisinier, voilà le docteur qu’il te faut ;

Ton vrai mal, c’est la gourmandise.

41. CONTRE MAXIMINA.

Le rire vous sied bien ; riez, nymphes gentilles,

A dit certain auteur, de Sulmone, je crois.

Mais ce conseil qu’il donne à quelques jeunes filles,

Maxime, si tu veux être de bonne foi,

Conviens qu’il ne s’adresse à nulle moins qu’à toi.

Tu n’as plus que trois dents d’une ébène assez noire,

Cesse de les montrer ; et si tu veux m’en croire,

D’un rire délateur crains l’éclat imprudent,

Comme pour ses cheveux Spanius craint le vent,

Pour sa robe, Priscus un fâcheux voisinage,

Pour ses roses, Fabulle ou la pluie ou l’orage,

Sabella, pour ses lis un soleil trop ardent.

D’Hécube ou d’Andromaque affiche l’air austère :

Fuis tout plaisir bruyant, évite tout banquet

Ou la gaîté se donne une libre carrière ;

Les propos agaçants où le rire pourrait

Épanouir ta lèvre et trahir ton secret.

Redoute Philiston et ses farces comiques ;

N’assiste désormais qu’aux spectacles tragiques.

Mêle tes pleurs à ceux dont une femme en deuil

De l’objet le plus cher arrose le cercueil.

Aux beautés de vingt ans laisse la gaîté folle ;

Pleure, Maxime, pleure ; aujourd’hui c’est ton rôle.

43. CONTRE CANDIDE.

Candide, laisse là ton refrain importun,

Tes grands mots : « Entre amis tout doit être commun. »

De ton riche manteau la laine éblouissante

Fut ravie aux troupeaux de Parme ou de Tarente ;

Le mien semble un débris des ballons en lambeaux

Qui des taureaux du cirque ont subi les assauts.

Tyr t’envoie à grands frais ta pourpre consulaire ;

Je n’aurais pas dix as de ma défroque entière.

Ta table, aux pieds d’ivoire, est d’un marbre africain ;

La mienne porte à faux sur ses pieds de sapin.

Lorsqu’un crabe rougit mon assiette frugale,

Un monstrueux barbeau sur tes plats d’or s’étale.

Dix valets attentifs à ton moindre désir

S’empressent ; et je n’ai que moi pour me servir.

Ainsi, gorgé de biens, d’un œil d’indifférence

Tu vois ton vieil ami languir dans l’indigence ;

Et quand souvent, le soir, il est encore à jeun,

Tu lui dis : « Entre amis tout doit être commun. »

44. CONTRE SEXTUS.

Si, pour environ cent écus,

J’achète esclave ou robe neuve,

A l’instant l’avare Sextus,

Que je connais depuis trente ans et plus,

Craignant pour un emprunt d’être mis à l’épreuve,

Tout bas murmure en sons confus,

Mais de façon pourtant que je l’entende :

Je dois dix mille as à Phébus,

A Secundus vingt mille, et trente à Philetus ;

Chez moi pas une obole !… Oui, ton adresse est grande,

Et je t’admire, ami Sextus ;

Mais, pour exprimer un refus,

Attends du moins qu’on te demande.

46. CONTRE NÆVOLUS.

Comme au printemps, l’Hybla, peint de mille couleurs,

Offre au choix de l’abeille une moisson de fleurs,

Ainsi l’on voit, chez toi, les armoires, les presses

Briller de vêtements de toutes les espèces,

Toges, robes, manteaux l’un sur l’autre empilés,

Ou dans ton vestiaire aux regards étalés.

Tout un quartier serait vêtu de la dépouille

Des troupeaux qui pour toi s’engraissent dans la Pouille,

Et tu peux sans pitié voir mes flancs découverts,

Subir sous des haillons la rigueur des hivers !

N’est-il pas, dans ta garde-robe,

Où dorment tant d’habits divers,

Un manteau de rebut, ou quelque ancienne robe ?

Permets qu’en ses besoins un ami les dérobe,

Non pas à toi, Névol (jamais tu ne t’en sers),

Mais à leurs vrais maîtres : aux vers.

48. À RUFUS.

Un traiteur, des bains, un barbier,

Une aimable moitié, peu savante, mais tendre,

Quelques livres de choix, des échecs, un damier,

Un ami qui sache m’entendre ;

Dans le plus ingrat des pays

Qu’on m’offre ces biens réunis,

Et pour y vivre sous le chaume

Je quitte sans regret les délices de Rome.

53. À MAXIMUS.

Je prétends être libre. — Est-il vrai ?… Veux-tu l’être ?

Toi-même, Maximus, tu t’abuses peut-être ?

Mais, si pourtant c’est un ferme désir,

Apprends comment tu peux y parvenir.

Laisse là les dîners ; plus de soupers en ville ;

Chez toi, table à trois pieds et vaisselle d’argile

T’offriront, dans deux ou trois plats,

Des mets sains, mais peu délicats.

Qu’une coquille soit ta modeste salière ;

Ne redoute pas l’âpreté

D’un vin dur et non frelaté

Que te verse une simple aiguière ;

Vois en pitié les vases précieux

Dont ton Cinna, chaque soir à tes yeux,

Etale avec orgueil l’opulente misère.

Fais ton palais d’une étroite chaumière ;

Que ton manteau, l’hiver comme l’été,

Soit, ainsi que le mien, d’une étoffe grossière ;

Tu seras, si tu prends cet empire sur toi,

Plus libre que le Parthe et plus heureux qu’un roi.

55. À SEXTUS.

Je puis te respecter ou t’aimer à ton choix,

Mais ne puis t’accorder l’un et l’autre à la fois.

— Moi, je veux du respect. — Si tel est ton système,

Tu seras obéi : cherche un autre qui t’aime.

57. CONTRE UN FAUX RICHE.

Vois-tu ce jeune fat en robe violette,

Nonchalamment, à pas lents, inégaux,

Des septes traversant l’enclos,

Qui, par son luxe et sa mise coquette,

De tous nos élégants éclipse la toilette ?

A sa suite se traîne un troupeau de clients,

Et sa litière, neuve ainsi que l’équipage,

A pour escorte un cortège d’enfants.

Eh bien, cet homme à si grand étalage,

Chez Claude l’usurier vient de laisser en gage

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