Épigrammes (page 5)

Martial · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Épigrammes (Martial)/1841 · 17 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Son anneau d’or, afin d’avoir

Six écus pour dîner ce soir.

58. CONTRE ZOÏLE.

Malgré le luxe dont tu brilles.

Je ne suis pas jaloux de toi,

Zoïle ; insolemment tu ris de mes guenilles ;

Guenilles, soit, mais elles sont à moi.

59. SUR UNE SALLE A MANGER APPELÉE DIAMANT.

Le nom de Diamant m’a su bien définir ;

Dans mon étroite enceinte habite le plaisir.

Ici mange César. Auguste au loin repose

Sous ce dôme que l’œil d’ici peut découvrir.

A table, amis ! buvez, couronnez-vous de rose ;

Prodiguez les parfums ; hâtez-vous de jouir ;

Un dieu même vous dit : Songez qu’il faut mourir !

64. SUR TAURUS.

Indécis sur le choix où tu dois t’arrêter,

Avocat ou rhéteur, quel parti vas-tu prendre ?

A suivre une carrière on te voit hésiter,

Quand il serait pour toi plus que temps de quitter.

Taurus, crois-moi, c’est trop attendre ;

Déjà presque aussi vieux que Priam et Nestor,

A te fixer peux-tu tarder encore ?

La mort de trois rhéteurs t’offre un moyen facile

D’embrasser leur état aussi noble qu’utile.

Allons, rends-moi témoin de tes heureux essais…

Mais tu crains d’affronter les travaux de l’école ;

Eh bien ! près de Thémis tu peux avoir accès ;

La cour, en ce moment, regorge de procès,

Au point que Marsyas, y prenant la parole,

De son haut piédestal obtiendrait des succès.

Anime-toi ! trop longtemps tu diffères

A remplir tes devoirs d’homme et de citoyen ;

Sur ce que tu feras, toujours tu délibères,

Et bientôt, malheureux, tu peux n’être plus rien.

65. CONTRE SALEJANUS.

Quelle sombre tristesse enveloppe ton front,

Salejanus ? Quel accident si prompt

Peut te consterner de la sorte ?

Le motif est-il grave ? — Ami, ma femme est morte.

— Eh ! quoi donc, elle t’a quitté,

Cette Sécundilla, cette femme charmante

Qui t’a, m’a-t-on dit, apporté

Quinze ou vingt mille écus de rente !

O coup du sort ! ô disgrâce accablante !

D’un tel malheur que je souffre pour toi !

Ah ! que n’est-il plutôt tombé sur moi !

66. CONTRE LALAGÉE.

Sur trente boucles de cheveux

Qu’assembla sur sa tête un soin industrieux,

Une seule s’est dérangée

Faute d’épingle. Aussitôt Lalagée

Saisit le miroir indiscret

Qui vient de trahir le forfait :

Elle en frappe Plécuse, et sa main furieuse,

Dans son sang qui ruisselle étend la malheureuse.

Barbare ! laisse là tes cheveux désormais,

Et que nulle femme, jamais,

Ne prenne soin d’orner une tête en démence ;

Puisse la salamandre ou le tranchant rasoir

Te payer dignement de tant d’extravagance,

Et te rendre le front plus nu que ton miroir !

67. À POSTHUME.

Du plus loin que tu m’aperçois,

« — Que fais-tu ? » c’est ton mot, ton salut ordinaire.

Si cent fois en un jour nous nous voyons, cent fois

Tu me dis : « Que fais-tu ? » Tu n’as donc rien à faire ?

68. À OLUS.

Je t’appelais jadis mon maître, mon patron,

Et t’appelle aujourd’hui simplement par ton nom,

Olus ; mais de ma part ce n’est point arrogance ;

Je me suis rendu libre au prix de mon aisance.

Qu’il se donne un patron et qu’il accepte un roi,

Celui qui, ne sachant être maître de soi,

Contre les faux plaisirs qui suivent l’opulence

Échange le vrai bien de son indépendance.

En deux mots voici mon secret :

On est libre quand on veut l’être ;

Qui sait se passer de valet

Sait aussi se passer de maître.

69. CONTRE CLASSICUS.

C’est malgré toi, dis-tu, que tu dînes en ville,

Classicus ; à quoi bon ce mensonge inutile ?

Apicius dînait volontiers chez autrui,

Et n’aimait pas, dit-on, à manger seul chez lui.

On te force ?… Eh ! dis-moi, qui t’oblige à t’y rendre ?

Ainsi dit Sélius à qui veut bien l’entendre.

Ce soir, chez Mélior, t’attend un grand repas…

Quoi ! déjà tu mollis ! Sois homme, et n’y va pas.

71. À CÉCILIANUS.

Nul, moins que toi n’a de malice,

Et pourtant je remarque en toi

Un assez singulier caprice.

Voudrais-tu me dire pourquoi

Lorsqu’il arrive que, de moi,

Tu lis à peine un court passage,

Tout aussitôt, des vers connus

Ou de Catulle ou de Marsus,

Tu débites toute une page ?

C’est pour faire valoir les miens ;

Tu me le dis, je veux le croire ;

Mais, en ce cas, que ta mémoire

Du moins te fournisse des tiens.

72. CONTRE POSTHUME.

Posthume, enfin que dois-je croire

D’un bruit qui me fait peine et n’est pas à ta gloire ?

Hier, dans un souper (j’ose le dire à peine),

Tu reçus un soufflet, mais tel, que sur la scène,

Jamais l’histrion Pannicus,

Dont la joue est vouée à cet indigne outrage,

N’en reçut un pareil des mains de Latinus ;

Et, ce qui me surprend encore davantage,

L’auteur de cet affront serait Cécilius.

Tel est le bruit qui partout se propage.

Rien n’est plus faux, dis-tu. Posthume, je te croi,

Mais, pourtant, les témoins semblent dignes de foi.

74. SUR SAUFEJUS.

Ami, remarque Saufejus

Que précède et que suit le plus nombreux cortège ;

Ne croirait-on pas voir l’illustre Régulus,

Que jusqu’à sa maison souvent la foule assiégé,

Lorsque l’accusé qu’il protège,

Et qu’ont sauvé ses soins officieux,

Au pied de leurs autels va rendre grâce aux Dieux ?

Garde-toi, Maternus, de lui porter envie,

Et qu’un luxe pareil ne soit jamais le tien !

Ces amis, ces clients dont il se glorifie,

Pour se les procurer il engage son bien,

Et bientôt expira sa brillante folie.

75. SUR UN LION.

Un lion, adouci par la captivité,

Souffrait avec docilité

Les châtiments infligés par son maître ;

Même sa complaisance allait jusqu’à permettre

Qu’il promenât en liberté

Sa main jusques au fond de sa gueule sauvage.

Mais un jour, tout à coup son instinct de carnage

Se réveille ; il reprend cette férocité

Qu’au désert un lion en liberté déploie.

Deux enfants, munis de râteaux,

Renouvelaient l’arène : en rugissant de joie,

Il s’élance, saisit et déchire en lambeaux

Cette innocente et faible proie.

Le cirque, si souvent témoin d’actes cruels,

N’en avait point encor vu d’aussi criminels.

Barbare ! de quel nom faut-il que je te nomme ?

Assassin, monstre affreux ! dans ce lieu même, apprends

Qu’une louve eut pitié de deux tendres enfants,

Et nourrit de son lait les fondateurs de Rome !

76. SUR MARIUS.

Marius devait, sur son bien,

Te laisser, disait-il, une somme en espèces ;

Tu ne lui fis pas de largesses,

Et tu n’obtins de lui que des promesses :

Vous êtes quitte à quitte, et ne vous devez rien.

77. À COSCONIUS.

L’épigramme est, dis-tu, chez moi trop peu concise.

Cosconius, des chars qui disputent le prix

Va graisser les essieux, et laisse mes écrits.

Aristarque ignorant ! ainsi donc ta sottise,

Du colosse d’airain abaissant la hauteur,

Pour l’enfant de Brutus voudrait plus de grandeur.

Apprends à mieux juger. Souvent un seul ouvrage,

Chez Marsus ou Pédon, prend une double page ;

Un livre où tout s’enchaîne est court pour le lecteur :

Tes distiques, à toi, pèchent par leur longueur.

78. À CECILIANUS.

« Où garder mon poisson dans les grandes chaleurs ? »

— Mets-le dans ton étuve ; il sera mieux qu’ailleurs.

79. À NASICA.

Quand je dîne dehors, tu m’invites chez toi ;

Mais prends garde ! aujourd’hui, je dîne seul chez moi.

80. SUR FANNIUS.

Par peur de l’ennemi se priver de la vie,

C’est se jeter dans l’eau par crainte de la pluie.

81. À ZOÏLE.

Autant que tu voudras élargis ton brancard,

Zoïle, mais bientôt qu’il soit ton corbillard.

85. À UN AMI.

Ami, durant ces jours consacrés à Saturne,

Dans sa robe d’osier, de moi reçois une urne

Où la neige, de l’eau conserve la fraîcheur

Malgré la canicule et sa brûlante ardeur.

Si tu te plains qu’au milieu de décembre

Je t’envoie un présent qui ne sert qu’en été,

Toi, donne-moi, de ton côté,

D’un drap ras et léger une robe de chambre,

Je n’accuserai pas l’inopportunité.

86. À CLASSICUS.

Je ne sais ni briller par des vers rétrogrades,

Ni lire à reculons ceux de l’impur Sotades,

Et je me ris des Grecs quand j’entends les échos,

Pour réponse, à leurs vers, rendre leurs derniers mots.

Du délicat Athys, l’énervé galliambe

N’a jamais amolli mon mâle dithyrambe ;

En suis-je moins poète ? en ai-je moins de prix ?

Lada, qui de la course obtient toujours le prix,

Voudrait-il s’abaisser à franchir le Pétaure ?

A pâlir sur des riens l’auteur se déshonore ;

Sur des futilités l’esprit se rétrécit,

Et dans des jeux d’enfants s’épuise et s’amortit.

Qu’un autre pour la foule écrive ses ouvrages ;

Moi, des seuls connaisseurs je brigue les suffrages.

88. CONTRE MAMERCUS.

Tu ne lis jamais rien et te prétends poète ;

Soit, pourvu que toujours ta muse soit muette.

89. CONTRE GAURUS.

Bien avant dans la nuit tu pousses la débauche ;

Je t’excuse, Gaurus : Caton eut ce travers.

Tes vers n’offrent souvent qu’une grossière ébauche ;

Passe encore : Cicéron écrivait mal en vers.

A l’exemple d’Antoine, au sortir de la table…

Tu m’entends… Grâce à lui, je te crois pardonnable.

On te dit fort gourmand ; je n’ose te blâmer :

De tant d’Apicius tu peux te réclamer !

Mais tu voles au jeu : réponds avec franchise,

Pour un vice aussi bas, quel grand nom t’autorise ?

90. À QUINTILIEN.

O Vous, dont les leçons et les écrits divins

Dans la carrière littéraire

Dirigent les essais et les pas incertains

D’une jeunesse un peu légère,

Quintilien, honneur du haut rang consulaire,

Pardonnez si, quittant les pénibles travaux,

Et renonçant aux biens que l’on envie,

J’ai prévenu le temps qui permet le repos,

Empressé que j’étais de jouir de la vie.

Jamais on ne se hâte assez de la saisir.

Que celui-là diffère d’en jouir,

Qui veut de ses aïeux accroître l’héritage,

Et dans son atrium contemple leur image,

Sans songer que la sienne y doit venir un jour,

Et peut-être, bientôt, figurer à son tour.

Pour moi, que me faut-il ? une case enfumée,

Un modeste foyer bien garni de ramée,

Une source d’eau vive, un tapis de gazon,

Un valet bien dispos qui soigne la maison,

Une épouse illettrée, aimable plus que belle,

La nuit un bon sommeil, le jour point de querelle.

91. À DOMITIEN CÉSAR.

Digne appui de l’empire, honneur de l’univers,

Toi dont parmi nous la présence,

Des Dieux atteste l’existence,

César, si tant de fois mes vers

Pour charmer tes loisirs à toi se sont offerts,

Daigne accorder à ma prière

Les droits du Romain trois fois père.

La Fortune m’a refusé

Le privilège auquel j’ose prétendre ;

Par César seul j’en puis être favorisé,

Et de lui seul aussi je me plais à l’attendre.

Si mes vers n’ont pu plaire, eh bien ! de mes regrets

Cette faveur deviendra l’allégeance,

Et s’ils ont plu, de mon succès

Elle sera la récompense.

92. REMERCIEMENT A DOMITIEN.

Du père de trois fils je briguais l’avantage,

Mes travaux, de César l’ont enfin obtenu.

Point d’épouse !… Adieu donc les soucis d’un ménage !

Ton bienfait, ô César ! ne sera point perdu.

FIN DU SECOND LIVRE.

LIVRE TROISIÈME.

1. AU LECTEUR.

Ce livre, tel qu’il soit, t’arrive, cher lecteur,

Du fond de la Gaule lointaine

Que distingue le nom de la toge romaine.

Peut-être au précédent il est inférieur ;

Tous deux sont cependant enfants du même auteur.

Mais autant qu’aux palais le cède un toit de chaume,

Autant le fils gaulois le cède aux fils de Rome.

2. À SON LIVRE.

Avant de me quitter pour te rendre à la ville,

Mon cher livre, fais choix d’un protecteur utile,

Si tu ne veux bientôt à tes dépens

Habiller la marée, ou le poivre et l’encens.

Tu nommes Faustinus… J’approuve ta prudence.

Vers Rome désormais marche avec assurance ;

Fier du double ornement qui décore ton front,

Et des fermoirs où l’or en bossettes éclate,

Va parfumé de cèdre, et vêtu d’écarlate,

De ton titre étaler le brillant vermillon !

Ton succès est certain : sous un tel patronage

Tu dois de Probus même entraîner le suffrage.

4. À SON LIVRE.

Tu vas te rendre à Rome ; eh bien, mon livre, écoute !

On te demandera sans doute

D’où tu viens. Tu réponds : Des parages connus

Traversés par la large route

Construite aux frais d’Émilius.

— Où réside l’auteur ? — Si tu le veux, ajoute :

Au forum de Cornélius.

— Pourquoi sa longue absence ? — A Rome tout le blesse ;

Il ne peut voir qu’avec douleur

Et des clients la servile bassesse,

Et des patrons l’insolente hauteur.

— Quand le reverrons-nous ? — Il est parti poète,

Et, pour sortir de sa retraite,

Il attend qu’il devienne ou danseur ou chanteur.

5. AU MÊME.

A Rome, où je ne puis protéger ta faiblesse,

Mon livre, à quel patron veux-tu que je t’adresse ?

J’en vois plusieurs chez qui tu serais bienvenu,

Mais il suffit d’un seul de qui tu sois connu.

C’est Jule, mon ami, dont le nom à toute heure

Se retrouve en mes vers. Maintenant il demeure

Aux portes de la ville, en ce même logis

Qu’occupait autrefois le célèbre Daphnis.

Va le trouver : de lui, de son épouse affable

Sois sûr de recevoir l’accueil le plus aimable.

A ton nom, fusses-tu de poudre tout couvert,

Chez eux, le cœur, les bras, pour toi tout est ouvert.

N’importe qui des deux d’abord s’offre à ta vue,

Dis-lui tout simplement : Martial vous salue ;

Chez d’autres, il faudrait prier, solliciter ;

Chez Jule, il n’est besoin que de te présenter.

6. À MARCELLINUS.

Le dix-huit mai revient, et ce jour désiré

Pour toi, Marcellinus, est doublement sacré.

De ton père jadis il marqua la naissance,

Et signale la fin de ton adolescence.

Parmi tous les beaux jours qui pour ton père ont lui,

Celui qui te fait homme est le plus beau pour lui.

7. SUR LA SPORTULE.

Plus de sportule ! Adieu les cent chétifs quadrans

Que chaque soir, sous le nom d’honoraire,

Un baigneur tout en eau délivrait aux clients

Lassés d’avoir vingt fois couru la ville entière.

Qu’en dites-vous, trop avares patrons

Qui faisiez jeûner vos piétons ?

Pauvres clients, troupe affamée,

A l’avenir vous ne vous plaindrez plus ;

La sportule enfin supprimée

A fermé la porte aux abus ;

Sans murmure, du maître escortez la litière,

Vous êtes aujourd’hui sûrs d’un juste salaire.

8. CONTRE COSMUS.

Côme épouse Thaïs la borgne, et pour tous biens

La belle n’a qu’un œil. — Qu’a-t-il fait des deux siens ?

9. CONTRE CINNA.

Ginna, dit-on, en vers sur moi prend ses ébats ;

C’est faux ; il n’écrit point, puisqu’on ne le lit pas.

10. CONTRE PHILOMUSE.

Homme sage et de prévoyance,

Ton père, connaissant ta prodigalité,

T’entretenait dans une honnête aisance,

Mais sans outrer la libéralité ;

Et voyant peu de sûreté

A te livrer forte somme d’avance,

Il te fixait avec prudence,

Pour tes menus plaisirs, deux cents écus par mois

Qu’il te comptait, non pas tout à la fois,

Mais jour par jour, afin de régler ta dépense.

Il meurt ; et te voilà d’une fortune immense

Propriétaire incontesté ;

Ah ! malheureux, il t’a déshérité !

12. CONTRE FABULLE.

Hier, à ton dîner, tout était parfumé,

J’en conviens ; mais aussi bien maigre était la chère ;

Que me font les odeurs quand je suis affamé ?

Un bon dîner, pour moi, c’est le point nécessaire.

Ne point manger, être embaumé,

C’est le rôle d’un mort étendu dans sa bière.

13. CONTRE NŒVIA.

Ce lièvre, ce turbot et ce poulet juteux,

Nœvia, ne sont-ils ici que pour la forme ?

Quel scrupule religieux

T’empêche d’entamer ce sanglier énorme ?

Rien n’est cuit, me dis-tu, tout est mal apprêté :

Cette chair saigne encor ! Sévèrement traité,

Ce soir le cuisinier paîra sa négligence.

— De tant de soins pour ma santé,

Je te rends grâce, et ma faim t’en dispense…

Mais, déjà tout est emporté,

Et ton dîner, qui tout entier te reste.

N’aura pour moi rien d’indigeste.

14. SUR TUCCIUS.

Parti d’Espagne, accourait Tuccius

Le parasite, et près d’entrer dans Rome,

Il apprend au pont Mulvius

Que la sportule et ses abus,

De la veille, n’existent plus.

Désappointé, tout aussitôt notre homme,

En murmurant de son espoir déçu,

Repart ainsi qu’il est venu.

16. CONTRE UN CORDONNIER.

Digne suppôt de la manique,

D’un spectacle ordonnant l’apprêt,

Tu veux donc qu’au poignard s’applique

Ce que t’a donné le tranchet ?

L’entreprise est vraiment unique,

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