Pensées (page 21)
637 329
Prophéties. — Le sceptre ne fut point interrompu par la captivité de Babylone, à cause que le retour était promis et prédit.
201]
638 330
Preuves de Jésus-Christ. — Ce n’est pas avoir été captif que de l’avoir été avec assurance d’être délivré dans soixante-dix ans ; mais maintenant ils le sont sans aucun espoir.
Dieu leur a promis qu’encore qu’il les disperserait aux bouts du monde, néanmoins, s’ils étaient fidèles à sa loi, il les rassemblerait 331 ; ils y sont très fidèles, et demeurent opprimés.
53]
639 332
333 Quand Nabuchodonosor emmena le peuple, de peur qu’on ne crût que le sceptre fût ôté de Juda, il leur fut dit auparavant qu’ils y seraient peu 334 , et qu’ils seraient rétablis. Ils furent toujours consolés par les prophètes, leurs rois continuèrent. Mais la seconde destruction est sans 335 promesse de rétablissement, sans prophètes, sans rois, sans consolation, sans espérance, parce que le sceptre est ôté pour jamais.
*49]
640 336
C’est une chose étonnante et digne d’une étrange attention, de voir ce peuple juif subsister depuis tant d’années, et de le voir toujours misérable : étant nécessaire pour la preuve de Jésus-Christ et qu’il subsiste pour le prouver 337 , et qu’il soit misérable, puisqu’ils l’ont crucifié : et, quoiqu’il soit contraire d’être misérable et de subsister, il subsiste néanmoins toujours, malgré sa misère.
277]
641 338
C’est visiblement 339 un peuple fait exprès pour servir de témoin au Messie (Is., xliii, 9 340 ; xliv, 8 341 ). Il porte les livres, et les aime, et ne les entend point. Et tout cela est prédit : que les jugements de Dieu leur sont confiés, mais comme un livre scellé 342 .
↑ Cf. B., 393 ; C., 361 ; Bos., suppl., 25 ; Faug., II, 357 ; Hav., XXIV, 86 ; Mol., I, 323 ; Mich., 454.
↑ [Générale.]
↑ Fragment écrit de la main de Mme Périer. Il s’explique par le fragment 817, écrit également de la même main, et sans doute à la même époque : « Il faut raisonner de la même sorte pour la religion ; car il ne serait pas possible que les hommes se fussent imaginé tant de fausses religions, s’il n’y en avait une véritable. »
↑ Cf. C., 474 ; Faug., II, 265 ; Hav., XXV, 96 ; Mol., I, 280 ; Mich., 937.
↑ Cf. B., 338 ; C., 290 ; Faug., II, 313 ; Hav., XXV, 171 bis ; Mol., I, 177 ; Mich., 295.
↑ Tableau schématique qui figure l’humanité. Le cercle inférieur enferme les libertins et les athées ; au-dessus l’histoire des religions : le paganisme, le christianisme, l’islamisme.
↑ Cf. B., 103 ; C., 130 ; Faug., II, 186 ; Hav., XXV, 93 ; Mol., I, 186 ; Mich., 832.
↑ Ils n’ont… à ont, phrase en surcharge.
↑ Ce sont les Juifs, témoins invoqués par le christianisme en opposition aux païens et à Mahomet, comme dans le tableau du fragment précédent.
↑ Voici les versets visés par Pascal : Omnes gentes congregatæ sunt simul, et collectæ sunt tribus : qui in vobis annuntiet istud, et quæ prima sunt audire nos faciet ? dent testes eorum, justificentur, et audiant, et dicant : vere. — Nolite timere, neque conturbemini : ex hunc audire te feci, et annuntiavi : vos estis testes mei ; numquid est Deus absque me et formator quem ego non noverim ?
↑ Cf. B., 428 ; C., 399 ; P. R., XXVIII, 63 ; Bos., II, xvii, 56 ; Faug., II, 190 ; Hav., XXIV, 46 ; Mol., I, 181 ; Mich., 386.
↑ En 1658, le P. Martini avait fait paraître une Histoire de la Chine en latin. Les chronologies chinoises, acceptées par l’auteur, faisaient remonter la première dynastie chinoise à une époque qui serait de plus de 600 ans antérieure à la dispersion des langues et au repeuplement du monde qui suivit le déluge. De là les difficultés que Pascal tranche par le principe de critique énoncé en tête du fragment. Cf. fr. 844.
↑ De et je à obscurcit, surcharge.
↑ C’est-à-dire a un effet, sert efficacement. Littré cite cette expression de Descartes dans la Dioptrique (Discours II, sub fine) : « mais je n’ai tâché de n’expliquer que celles [les expériences] qui faisaient le plus à mon sujet. »
↑ Cf. C., 474 ; Faug., II, 190 ; Hav., XXIV, 46 bis ; Mol., I, 181 ; Mich., 938.
↑ Pascal se proposait de mettre en doute l’authenticité de l’histoire de la Chine, et contre la véracité des historiens de la Chine, il devait invoquer l’exemple des historiens de Mexico. Le rapprochement lui a été suggéré par le chapitre vi du livre III des Essais, le chapitre des CochesCoches : « Nous nous escrions, dit Montaigne, du miracle de l’invention de nostre artillerie, de nostre impression : d’autres hommes, un aultre bout du monde, à la Chine, en iouïssoit mille ans auparavant. » Et quelques lignes plus loin : « Nostre monde vient d’en trouver un aultre… » Suit une longue description de la civilisation du Mexique et du Pérou, qui contient sur « ceulx du royaume de Mexico » le passage suivant : « Ils croyoient que l’estre du monde se despart en cinq aages, et en la vie de cinq soleils consécutifs. … Le quatriesme [périt] par une esmotion d’air et de vent, qui abattit iusques à plusieurs montaignes ; les hommes n’en moururent point, mais ils furent changez en magots : quelles impressions ne souffre la lascheté de l’humaine créance ! Aprez la mort de ce quatriesme soleil » et après un intervalle « le soleil parut nouvellement crée… Ce qu’ils estiment de la maniere que ce dernier soleil perira, mon aucteur n’en a rien apprins ; mais leur nombre de ce quatriesme changement rencontre à cette grande conionction des astres, qui produisit il y a huict cents tant d’ans, selon que les astrologiens estiment, plusieurs grandes alterations et nouvelletez au monde. »
↑ Cf. B., 103 ; C., 129 ; P. R., XVII, 2 ; Bos., II, xii, 7 ; Faug., II, 334 ; Hav., XIX, 7 bis ; Mol., I, 179 ; Mich., 835.
↑ Hæc religio, dit Grotius, en parlant du mahométisme, credi sibi vult nulla inquirendi libertate. (VI, 2.)
↑ Cf. B., 1 ; C., 13 ; Faug., II, 334 ; Hav., XXV, 45 ; Mol., I, 179 ; Mich., 63.
↑ Écrit d’abord au crayon.
↑ Joan, V, 31 : Si ego testimonium perhibeo de me ipso, testimonium meum non est verum.
↑ Parlant de miracles attribués à Mahomet, Grotius en signale : quorum nulli sunt testes, ut de camelo noctu ei locuto. (VI, 5.) Charron avait également relevé ce fait que « la Mahométane n’a point fait de miracles ». Mahomet a juré s’être défendu d’accomplir lui-même des miracles, « pressé par là, en allègue trois ou quatre sots et vains, faits en secret, en sa personne, sans témoin et sans profit d’aucun ». (Les Trois Vérités, II, iii.)
↑ Cf. B., 103 ; C., 130 ; P. R., XVII, 5 ; Bos., II, xii, 9 ; Faug., II, 337 ; Hav., XIX, 9 bis ; Mol., I, 179 ; Mich., 809.
↑ Celse et Porphyre sont tous deux invoqués par Grotius comme ayant reconnu la divinité de Jésus-Christ (V. R. C.} II, v). En note Grotius renvoie pour Celse à un passage d’Origène (l. X) et pour Porphyre à Eusèbe, Prép. Évang., V, 1.
↑ [Pas.]
↑ [Or l’Alcoran dit.]
↑ [Or.]
↑ Sur les témoignages que Mahomet rend de Jésus, voir Charron (Sid. II, 6) Grotius (VI, 3).
↑ [On.] — Nicole s’exprime ainsi : « S ; J.-C. est sincère, Mahomet est un imposteur ; mais Mahomet n’a pas osé même accuser J.-C. d’imposteur. Ainsi tout condamne Mahomet, et il est même condamné par lui-même. » (Instructions sur le Symbole.)
↑ [Les.]
↑ Gens de surcharge.
↑ Cf. B., 109 ; C., 135 ; P. R., XVII, 4 ; Bos., II, xii, 9 ; Faug., II, 335 ; Hav., XIX, 9 ; Mol., I, 180 ; Mich., 827.
↑ « Mahumet promet aux siens un paradis tapissé, paré d’or et de pierreries, peuplé de garses d’excellente beauté, de vins et de vivres singuliers : ie veois bien que ce sont des mocqueurs qui se plient à nostre bestise. » (Apol.)(Apol.)
↑ « Étant l’Alcoran tout farci de sottises insupportables ». Charron, Les Trois Vérités, II, ii.
↑ Cf. B., 107 ; C., 133 ; P. R., XVII, 7 ; Bos., II, xii, 10 ; Faug., II, 336 ; Hav., XIX, 10 bis ; Mol., I, 178 ; Mich., 810.
↑ Parallèle imité par Nicole : « J.-C. a été prédit ; Mahomet ne l’a point été, quoiqu’il ait fait un tel renversement dans le monde, que ç’aurait dû être le principal objet des prophéties, si c’était un changement en bien. » Instructions sur le Symbole.
↑ [Par armes.]
↑ Cf. Nicole : Instructions sur le Symbole, t. II, ch. xiv : « Il n’est pas étrange que Mahomet ait converti les peuples en tuant ceux qui s’opposaient à lui, et en flattant ceux qui le suivaient. Mais il est étrange et divin que J.-C. les ait convertis, en leur apprenant de tout souffrir de leurs ennemis, et en privant ses amis des avantages du monde. » — Charron reproche à la religion mahométane « son progrès et sa procédure qui est toute par le glaive, guerres, meurtres, captivité » (Les Trois Vérités, II, ii). Grotius écrit : Mahumetis religio in armis nata, nihil spirat nisi arma, armis propagatur (V. R. C., II, xii).
↑ « Mahumet qui, comme i’ay entendu, interdict la science à ses hommes » (Mont., Apol.)Apol.). Cf. Grotius, VI, 2 : Librorum quos sanctos habet, lectio plebi interdicta est.
↑ Saint Paul : Dum venio, attende lectioni exhortationi, et doctrinæ (I Tim., IV, 13).
↑ À la page 457 du manuscrit.
↑ [Qu’au lieu de conclure.]
↑ Cf. B., 164 ; C., 195 ; P. R., XVII, 6 ; Bos., II, xii, 10 ; Faug., II, 335 ; Hav., XIX, 10 ; Mol., I, 179 ; Mich., 146.
↑ Cf. Grotius, VI, v : Accedant utriusque facta, Jesus visum cæcis, claudis gressum, ægrotis sanitatem dedit ; imo fatente Mahumete, etiam vitam mortuis. Mahumetes se missum ait, non cum miraculis, sed cum armis.
↑ Cf. B., 121 ; C., 143 ; P. R., XVII, 1 ; Bos., II, xii, 7 ; Faug., II, 335 ; Hav., XIX, 7 ; Mol., I, 177 ; Mich., 144.
↑ [Le plus ancien livre.]
↑ Grotius distingue ce que Mahomet dit de lui-même : « J’ai été envoyé non avec des miracles, mais avec des armes », — et ce que disent quelques-uns de ses disciples qui lui attribuent des miracles (V. R. C., VI, 5).
↑ Pour la morale, cf. Grotius, VI, 8 et pour la félicité, VI, 10. — Cf. encore sur Mahomet : « Per bestialium ergo hominum illectam talibus multitudinem cæteros in suam legem per armorum violentiam coegit, et per voluptatum licentiam vehementer attraxit. Miracula quippe nulla unquam ostendere potuit, teste Alcorano, quamvis ejus eloquentiam miraculum reputari voluerit ; sed dixit se in armorum potentia missum, quod miraculum non deest etiam latronibus et tyrannis » (Pugio Fidei, part. II, ch. vii, § 13).
↑ La parenthèse est une addition autographe de Pascal.
↑ Convenientibus cunctis ex Israël, ut appareant in conspectu Domini Dei tui, in loco quem elegerit Dominus, leges verba legis hujus coram omni Israël, audientibus iis. (Deuter., XXXI, 11).
↑ Cf. Charron : « Grande certes et très excellente marque de la chrétienté qu’il y a eu une religion capitale expresse au monde pour lui servir de préambule et préparative » (Les Trois Vérités, II, v).
↑ Cf. B., 2 ; C., 15 ; Faug., II, 388 ; Hav., XXV, 199 ; Mol., II, 64 ; Mich., 64.
↑ Pour conserver la correspondance de la numérotation entre nos deux éditions des Pensées, nous avons pris la liberté de faire suivre le no 602 du no 604. Le no 603 de notre édition in-16 était une réflexion détachée par Port-Royal du fr. 737 : « La religion juive est toute divine, dans son autorité, dans sa durée, dans sa perpétuité, dans sa morale, dans sa doctrine, dans ses effets » (Cf. P. R., X, 15. — Bos., II, viii, 11. — Mich., 976). — Il nous semble que nous devions renoncer à le faire figurer sous cette forme parmi les fragments de Pascal.
↑ Cf. Bos., II, iv, 9 ; Faug., II, 172 ; Hav., XI, 9 bis ; Mol., I, 303 ; Mich., 8.
↑ Fragment écrit en marge.
↑ [A toujours.] — « Le chrétien croît ce que sa propre raison et tout l’ordre des choses lui déconseillent de croire, et que la nature ne peut supporter » (Charron, Les Trois Vérités, II, 12). Cf. Sagesse, II, v, 6 : « Toutes les religions sont étranges et horribles au sens commun. »
↑ Cf. B., 147 ; C., 178 ; P. R., II, 11 ; Bos., II, iv, 9 ; Faug., II, 172 note ; Hav., XI, 9 ; Mol., I, 303 ; Mich., 545.
↑ Cf. B., 206 ; C., 417 ; P. R., II, 6 ; Bos., II, iv, 4 ; Faug., II, 171 ; Hav., XI, 4 ter et XXV, 39 ; Mol., I, 309 ; Mich., 14.
↑ [Philosophie.]
↑ Cf. B., 148 ; C., 179 ; P. R., X, 16, 18 et 19 ; Bos., II, viii, 10, 12 et 13 ; Faug., II, 363 ; Hav., XV, 10 ; Mol., I, 266 ; Mich., 372.
↑ Crassiores Judæi. Expression de Grotius, V. R. C., II, ix.
↑ [J.-C.]
↑ Ce mot d’ennemis est expliqué au fr. 671.
↑ Cf. B., 149 ; C., 179 ; P. R., X, 21 et 17 ; Bos., II, viii, 15 et 13 ; Faug., II, 362 ; Hav., XV, 12 ; Mol., I, 266 ; Mich., 534.
↑ Charnels en surcharge.
↑ [Charnels.]
↑ Cf. B., 146 ; C., 178 ; P. R., X, 17, 18 et 19 ; Faug., II, 361 ; Hav., XV, 20 bis ; Mol., II, 44 ; Mich., 566.
↑ [D’alors.]
↑ Cf. B., 241 ; C., 455 ; P. R., XIX, 1 et 2 ; Bos., II, xiv, 1 et 2 ; Faug., II, 357 ; Hav., XXI ; Mol., I, 303 et 271 ; Mich., 512.
↑ Les pages 239 et 240 du manuscrit qui contiennent ce fragment portent en marge ces deux fragments de lettres : « Je suis extrêmement fâché de ce que vous avez tant pris de peine (Michaut lit : perdu du temps) à faire pour moi des provisions inutiles, et je vous assure qu’une autre fois je ne vous donnerai plus la peine d’en faire pour moi. »
↑ [Loi.]
↑ [Consistait.] essentiellement [en la circoncision,] en la paternité d’Abraham, [dans les sacrifices.]
↑ [Dans.]
↑ [En l’arche d’alliance.]
↑ [Et la paternité [la postérité d’Abraham et la circoncision.]
↑ [Réprobation de.]
↑ [Pour fonder [que les étrangers seront reçus à servir Dieu comme les Juifs, ils seront pris en la parenté de Dieu.]
↑ 19 Sin autem oblitus Domini Dei tui, secutus fueris deos alienos coluerisque illos et adoraveris : ecce nunc prædico tibi quod omnino dispereas ; 20 Sicut gentes, quas delevit Dominus in introitu tuo.
↑ [Et que cela.]
↑ 3 Et non dicet filius advenæ, qui adhæret Domino, dicens : separatione dividet me Dominus a populo suo… 6 Et filios advenæ, qui adhærent Domino, ut colant eum, et diligant nomen ejus… 7 adducam eos in montem sanctum meum, et lætificabo eos in domo orationis meæ.
↑ Véritablement en surcharge.
↑ Tu enim pater noster, et Abraham nescivit nos, et Israël ignoravit nos : tu Domine pater noster, redemptor noster.
↑ À la page 240 du manuscrit.
↑ Dominus Deus vester, ipse est Deus deorum, et Dominus dominantium, Deus magnus et potens, et terribilis, qui personam non accipit, nec munera. — Grotius, (ch. viii du liv. V. Traité de la Religion chrétienne) développe cette thèse que les sacrifices n’ont jamais eu de valeur intrinsèque.
↑ Les deux paragraphes suivants en marge.
↑ Videte ut sabbatum meum custodiatis : quia signum est inter me et vos in generationibus vestris. — Cf. Grotius, V, 10.
↑ Memento quod ipse et servieris in Ægypto, et eduxerit te inde Dominus Deus tuus in manu forti, et brachio extento. Idcirco præcepit tibi ut observares diem Sabbati.
↑ Et circumdetis carnem praeputii vestri, ut sit in signum fœderis inter me et vos.
↑ Cf. Josué, V, 6 et le chapitre de Grotius (V, xi) « que la circoncision est aussi chose extérieure ».
↑ [Nécessaire.]
↑ N’endurcissez plus [votre] cœur.
↑ Circumdite præputium cordis vestri, et cervicem vestram ne induretis amplius (Deut.) — Et Jérémie : Circumcidimini Domino.
↑ Paragraphe en marge.
↑ [Puisses.]
↑ Circumcidet Dominus deus tuus cor tuum et cor seminis tui, ut diligas dominum tuum in toto corde tuo.
↑ [Que Dieu.] — Omnes gentes habent præputium, omnis autem domus Israël incircumcisi sunt corde.
↑ Le paragraphe en marge.
↑ Et scindite corda vestra, et non vestimenta vestra, et convertimini ad Dominum vestrum : quia benignus et misericors est, patiens et multæ misericordiæ, et prestabilis super malitiam.
↑ Quare jejunavimus et non aspexisti : humiliavimus animas nostras, et nescisti ? Ecce in die jejunii vestri invenitur voluntas vestra, et omnes debitores vestros repetitis ? Ecce ad lites et contentiones jejunatis, et percutitis pugno impie.
↑ Testes invoco hodie cœlum et terram, quod proposuerim vobis vitam et mortem, benedictionem et maledictionem. Elige ergo vitam, ut et tu vivas et semen tuum, et diligas Dominum Deum tuum, atque obedias voci ejus… (ipse enim vita tua).
↑ Manque de cet amour en marge.
↑ Et erit in loco ubi dicetur eis, Non populas meus vos : dicetur eis : Filii Dei viventis.
↑ [Que s’ils profitent ils.] — 20 Abscondam faciem meam ab eis, et considerabo novissima eorum : gcneralio enim perversa est, infideles filii. 21 Et ipsi me provocaverunt in eo, qui non erat Deus, et irritaverunt in vanitatibus suis, et ego provocabo eos in eo qui non est populus, et in gente stulta irritabo illos.
↑ Quæsierunt me qui ante non interrogabant invenerunt qui non quæsierunt me, dixi : Ecce ego, ecce ego ad mentem, quæ non invocabat nomen meum.
↑ Beatus populus, cujus Dominus Deus est. — La suite du fragment est à la page 243 du manuscrit.
↑ Odi, et projeci festivitates vestras.
↑ Le début du ch. lxvi affirme encore l’opposition du sacrifice matériel et du sacrifice moral. I, 11 : Quo mihi multitudinem victimarum vestrarum, dicit Dominus ? plenus sum.
↑ Holocautomata vestra non sunt accepta, et victimæ vestræ non placuerunt mihi.
↑ Pr. 2, 18 : Quoniam si voluisses sacrificium dedissem utique holocaustis non delectaberis.
↑ Expectavi ut faceret judicium, et ecce iniquitas, Isaïe, V, 7. Cf. la traduction de Pascal (fr. 713).
↑ Non in sacrifiiis tuis arguam te… Immola Deo sacrificium laudis.
↑ Phrase en marge.
↑ Voici ces versets de Michée, que Pascal qualifie d’admirables. « Qu’offrirai-je au Seigneur qui soit digne de lui ? Lui offrirai-je des holocaustes et le veau d’un an ? Le Seigneur serait-il donc apaisé par tous les béliers de la terre, par des milliers de boucs engraissés ? Donnerai-je mon premier-né pour l’expiation de mon crime ? le fruit de mes entrailles pour le péché que j’ai commis ? Ô homme, je vais te dire ce qu’il y a à faire et ce que le Seigneur demande de toi : c’est de pratiquer la justice, d’aimer la miséricorde et de marcher avec zèle dans la voie où est ton Dieu. »
↑ I. Reg : et ait Samuel : Numquid vult Dominus holocausta et victimas ?
↑ Quia misericordiam volui, et non sacrificium.
↑ La seconde partie de la phrase en surcharge.
↑ Et munus non suscipiam de manu vestra.
↑ [Que l’arche d’alliance sera.]
↑ Et feriam domui Israël et domui Juda fœdus novum.
↑ En marge. XX, 25 : Ergo et ego dedi eis præcepta non bona.
↑ Ne memineritis priorum, etc.
↑ Ecce enim ego creo cælos novos, etc.
↑ [Que les Juifs.] — Non dicent ultra : Arca testamenti Domini.
↑ Texte traduit par Pascal, fr. 713.
↑ [Lois données.]
↑ Les deux paragraphes suivants en marge.
↑ L’ordre de la surcharge.
↑ Ps. ix, 4 : Juravit Dominus et non pœnitebit eum : Tu es sacerdos in æternum secundum ordinem Melchisedech.
↑ Interficiet te Dominus Deus, et servos suos vocabit nomine alio.
↑ [Éternel.]
↑ Nomen sempiternum dabo eis, quod non peribit.
↑ Page 244 du manuscrit.
↑ Si defecerint leges istæ coram me, dicit Dominus ; tunc et semper Israël deficiet.
↑ Cf. B., 180 ; C., 213 ; Faug., II, 377 ; Hav., XXV, 195 ; Mol., I, 188 ; Mich., 540.
↑ Dans son Traité de la Monarchie, Philon ne décrit en effet qu’une pure théocratie, qu’il définit « la vraie et naïve République, la République chérie et aimée de Dieu : N’est-ce pas donc une vie trois fois et quatre fois heureuse, que d’embrasser le service du Créateur, qui est le plus ancien de toutes les choses du monde non pas d’adorer [tel] premier que le Roy, les huissiers et portiers ? » Ier Livre de la Monarchie, Les Œuvres de Philon juif, translatées par Bellier, revues par Morel, Paris, 1612, p. 664. — Cf. le Traité touchant la noblesse, ibid., p. 860.
↑ [Ils considéraient] et n’espéraient.
↑ [Quand ils.]
↑ Fortissimi robore ad faciendum opus ministerii in domo Dei.
↑ Cf. B., 417 ; C., 391 ; Faug., II, 403 ; Mich., 96.
↑ [Te et me.]
↑ Cf. B., 145 ; C., 175 ; P. R., II, 8 ; Bos., II, iv, 5 ; Faug., II, 199 ; Hav., XI, 5 bis ; Mol., I, 301 ; Mich., 461.
↑ Havet a signalé des passages de Balzac qui contiennent déjà le développement repris par Pascal : « Le christianisme a donc été de tout temps, quoiqu’il ait été longtemps caché sous des nuages, et que Dieu ne l’ait ouvert aux peuples, ni laissé lire à clair dans le monde, qu’au terme qu’il avait précisément marqué dans les oracles de sa parole. Il y a toujours eu des chrétiens, quoiqu’ils n’aient pas toujours été appelés de cette façon… L’Église des Juifs n’était point une autre Église que la nôtre… Et je ne pense pas que ce soit antidater le principe du christianisme de le prendre dès le principe et dès l’origine des choses… L’agneau a été immolé dès le commencement du monde. Le premier Adam a espéré le second : il a cru en Jésus-Christ, et dans l’assurance qu’il a eue que le juste naîtrait de sa race, il s’est consolé de la perte de son innocence. Abraham a vu de loin le jour du Seigneur, et s’en est réjoui vingt-quatre siècles avant sa venue. Isaac a vu le même jour, après avoir perdu les yeux, et prenant Jacob pour Ésaü. Moïse a été chrétien, et saint Paul dit de lui que l’opprobre de Jésus-Christ fut plus précieux que les richesses d’Égypte. Isaïe priait les nuées de pleuvoir le Juste et la terre de germer le Sauveur : et les autres prophètes le demandaient avec tant d’impatience, qu’il semblait quelquefois qu’ils se plaignissent des longueurs et des remises dont Dieu usait à l’endroit des hommes. » (Relation à Ménandre, III).
↑ [En l’adoration de Dieu a toujours été sur la terre.]
↑ Gen., v, 21.
↑ Ibid., v, 28.
↑ Gen., vi, 11, 195.
↑ [D’éviter la colère de Dieu sur tout le genre humain.]
↑ [Par laquelle il a sauvé.]
↑ [Isaac ont.]
↑ [Isaac]. — Allusion à la fin du chapitre viii de l’Évangile selon saint Jean : Abraham pater vester exultavit ut viderei diem meum : vidit et gavisus est, (56).
↑ Jacob [a vu les] abominations [des Égyptiens et ce qui.]
↑ Gen., XLIX, 18.
↑ [Depuis la Judée.] — Cf. Hebr. XI, 27.
↑ [Mille.]
↑ [Cent.]
↑ [Seule, pure de [sans interruption de sorte que tous les États, de [toutes.]
↑ [Les autres.]
↑ « Si est-ce que la fortune, reservant tousiours son auctorité au dessus de nos discours, nous présente aulcunes fois la nécessité si urgente, qu’il est besoing que nos loix lui facent quelque place… C’est dequoy Plutarque loue Philopœmen, qu’estant nay pour commander, il sçavoit non seulement commander selon les loix, mais aux loix mesmes, quand la nécessité publicque le requeroit. » C’est à ce passage de Montaigne, vers la fin du chap. 22chap. 22 du liv. ier, que Pascal renvoie, ainsi que l’a fait remarquer Havet.
↑ Cf. B., 145 ; C., 175 ; P. R., II, 9 ; Bos., II, iv, 6 ; Faug., II, 201 ; Hav., XI, 6 ; Mol., I, 303 ; Mich., 579.
↑ [Ployait.]
↑ [Néanmoins.]
↑ Havet fait remarquer que Port-Royal imprime quinze cents ans : la nation romaine et le royaume de France avaient duré plus de mille ans.
↑ Toujours en surcharge.
↑ Cf. B., 422 ; C., 397 ; Bos., II, xvii, 7 ; Faug., II, 357 ; Hav., XXIV, 7 ; Mol., I, 287 ; Mich., 100.
↑ Montaigne : « nous sommes chrestiens, à mesme titre que nous sommes ou perigordins, ou allemans. » (Apologie)(Apologie) ; et Charron : « l’homme sans son su est fait Juif ou chrétien, à cause qu’il est né dans la juiverie ou chrétienté ; que s’il fût né ailleurs dedans la gentilité ou le mahométisme, il fût été de même, gentil ou mahométan (De la Sagesse II, v, 8). Cf. les fragments 98 et 252.
↑ Cf. B., 147 ; C., 177 ; P. R., II, 20 ; Bos., II, iv, 7 ; Faug., II, 201 ; Hav., XI, 7 ; Mol., I, 307 ; Mich., 511.
↑ [La tradition d’Adam.]
↑ De de leur mission jusqu’à de leurs promesses, surcharge autographe.
↑ Cf. B., 192 ; C., 2 ; P. R., ult., XV, 12 ; Bos., II, xi, 4 ; Faug., II, 202 ; Hav., XVIII, 18 ; Mol., II, 1 ; Mich., 213.
↑ Depuis l’attente jusqu’à il s’est trouvé, addition postérieure.
↑ [Naîtrait de.]
↑ [Qu’il.]
↑ M. Michaut lit seraient.
↑ Qu’enfin [le Messie] est venu.
↑ Cf. B., 249 ; C., 465 ; Faug., I, 196 ; Mol., I, 186 ; Mich., 618.
↑ [Déclarent que.]
↑ Le fragment débutait d’abord ainsi : [Ceci est effectif qu’un peuple entier subsiste depuis quatre mille ans qui déclare.]
↑ [La nature est.]
↑ Toujours, au sens qu’a parfois le latin semper, sans interruption.
↑ [Que le Messie naîtrait d’eux, qu’ils le réprouveraient.]
↑ Gens qu’ils ont [appelés] crus en surcharge.
↑ [De puis ils ont.]
↑ Cf. B., 245 ; C., 461 ; P. R., VIII, 1 ; Bos., II, vii, 1 et II, xvii, 9 ; Faug., II, 185 ; Hav., XIV, 3 ; Mol., I, 182 ; Mich., 588.
↑ [Quoiqu’ils.]
↑ [Notre.]
↑ Man : pas plus marques de.
↑ [Je.]
↑ Page 336 du manuscrit.
↑ [Les] mœurs [et les différentes] créances [dans tous les peuples.]
↑ En un coin du monde, surcharge.
↑ [Qui soit au monde.]
↑ [Se vante.]
↑ Qui se, surcharge.
↑ [Qui paraîtra admirable et incomparable à qui voudra la considérer de près.]
↑ [Mais que.]
↑ [Étranges.]
↑ [Au lieu que la loi qu’ils tiennent de Dieu est immuable et constante, parce qu’ils la.]
↑ [Hommes.]
↑ [Et un Messie qui éclairera [les éclairera, et leur donnera la connaissance de la vérité.]
↑ De qu’ils sont à avènement en marge.
↑ [Les] appeler à.
↑ [Voilà ce que je trouve sur la terre depuis la dernière mémoire des hommes. Ce peuple m’est.]
↑ Page 339 du manuscrit.
↑ [Et la plus belle des lois du monde.]
↑ [Qui a précédé même.]
↑ [Soit.]
↑ [Tous] les législateurs.
↑ [Est.] aisé. — La phrase intermédiaire en surcharge.
↑ Confusion qui s’explique par le souvenir de Grotius : « Antiquissimæ leges Atticæ, unde et Romanæ postea desumptæ sunt, ex legibus Mosis imaginem ducunt. » V. R. C., I, xv.
↑ Allusion au second livre contre Apion que Pascal qualifie ailleurs d’admirable ; les autres sont, pour Pascal, surtout Philon et Grotius.
↑ Cf. B., 223 ; C., 447 ; P. R., VIII, 1 ; Bos., II, vii, 1 ; Faug., II, 186 ; Hav., XIV, 4 ; Mol., I, 184 ; Mich., 584.
↑ [Qui [dont chacune ne pourrait remplir une ville ni un bourg.]
↑ [En nombre.]
↑ [En même temps un état.]
↑ [Entre tous les peuples du monde.]
↑ [Ce peuple n’est pas seulement ou cette famille.]
↑ [Admirable] est le plus ancien [peuple du monde et qui précède de plusieurs siècles les derniers dont nous ayons la connaissance. Il n’est point] dans [le dessein] que nous [avons.]
↑ [Puisqu’il y a apparence que] Dieu s’est communiqué.
↑ De tout temps, en surcharge.
↑ [Par.]
↑ [Lacédémone.]
↑ Page 298 du manuscrit.
↑ Toujours en surcharge.
↑ [Ces obstacles et.]
↑ [Des autres] qui.
↑ [Du monde.]
↑ Parenthèse en marge.
↑ [Devançant dans leur durée toute celle de nos histoires.]
↑ Dans sa durée, en surcharge.
↑ Voir en particulier les Trois livres de la Vie de Moïse.
↑ [Longtemps.]
↑ [Ne s’en est jamais.]
↑ [De princes [ne s’en est.]
↑ L’exemple est emprunté à Josèphe : Homère ne mentionne que des maximes non définies ou les ordres des rois ; il ne parle jamais de lois (Contre Apion, II, 15).
↑ [En l’examinant.]
↑ Page 341 du manuscrit.
↑ [Qui en ont] eu.
↑ [Comme on le peut voir dans Josèphe et dans tant d’autres qui en ont traité.]
↑ [Donne.]
↑ [Mais quelque parfaite et c’est sur quoi il établit la raison de. [Mais ce qui est admirable.]
↑ De en à Religion, surcharge.
↑ [Sous peine de la vie.]
↑ Particulières et en surcharge.
↑ [Qu’un joug si pesant ait été supporté depuis tant de siècles par un peuple rebelle comme celui-ci [que les peuples [autres peuples [qu’un joug si pesant ait.] — Tout ce développement est inspiré de Philon le Juif, au deuxième livre de la Vie de Moïse.
↑ [Ait été gardée.]
↑ [Tous les.]
↑ [Tous les autres peuples [les hommes aiment naturellement les changements et ne demeurent jamais longtemps dans ces.]
↑ Grotius oppose également au paganisme et à l’islamisme la perpétuité du judaïsme : « Neque vero credibile est alioqui fieri potuisse ut ingenii satis contumacis populus legem tot ritibus onerosam in se susciperet. » (De Verit. Rel. Chr., t. I, xiv.)
↑ Cf. C., 435 ; Bos., II, viii, 1 ; Faug., II, 196 ; Hav., XV, 1 ; Mol., I, 87 ; Mich., 905.
↑ Cf. C., 473 ; P. R., XI, 1 ; Bos., II, viii, 17 ; Faug., II, 192 ; Hav., XV, 14 ; Mol., I, 192 ; Mich., 931.
↑ Moïse est contemporain des événements qu’il raconte, parce que, fort éloigné par le temps, il en est très rapproché par le petit nombre de générations qui l’en sépare.
↑ Cf. B., 173 ; C., 207 ; Mich., 40.
↑ Au chapitre x de la Genèse. Japetus Europæorum genitor. (Grotius, V. R. C, I, 16.)
↑ Le jeune Éphraïm : Il s’agit de Jacob, la seconde copie a fait la correction. Le passage de la Genèse auquel il est fait allusion est traduit par Pascal lui-même : fr. 711.
↑ Cf. B., 153 ; C., 184 ; P. R., XI, 2 ; Bos., II, viii, 18 ; Faug., II, 192 ; Hav., XV, 16 ; Mol., I, 190 ; Mich., 873.
↑ « Dans la généalogie des patriarches, depuis Adam jusqu’à Jacob on trouve vingt-deux générations en 2 315 ans ; et si on prend la vie entière de chaque patriarche, cinq vies au bout l’une de l’autre remplissent toute cette étendue. » (Havet.) — On trouve dans la Première copie (inséré après la page 154 bis) un feuillet détaché qu’il est intéressant de reproduire parce qu’il représente bien le travail que M. de Roannez avait commencé de faire sur les papiers de Pascal et que Mme Périer a réussi à faire écarter comme un grand commentaire où elle ne reconnaissait plus l’œuvre de son frère (Port-Royal en effet n’a pas utilisé cette rédaction) : « Car quoi [qu’elles [qu’il y eût environ 2 000 ans qu’elles [étaient passées [avaient été faites, le peu de générations qui s’étaient passées [faisaient [faisait qu’elles étaient aussi nouvelles aux hommes qui étaient en ce temps-là que nous le font à présent celles qui sont arrivées il y a environ 300 ans. Cela vient de la longueur de la vie des premiers hommes, en sorte que Sem qui a vu Lamech, etc.
« Cette preuve suffit pour convaincre les personnes raisonnables de la vérité du déluge et de la création, et cela fait voir la providence de Dieu [qui [lequel voyant que la création commençait à s’éloigner, l’a pourvue d’un historien qu’on peut appeler contemporain et a commis tout un peuple pour la garde de son livre. Et ce qui est encore admirable est que ce livre a été [reçu unanimement [embrassé unanimement et sans aucune contradiction non seulement par tout le peuple juif mais aussi par tous les rois et tous les peuples de la terre [sans aucune contradiction et [qui l’ont reçu avec un respect et une vénération toute particulière. »
↑ Cf. B., 154 ; C., 184 ; P. R., XI, 3 ; Bos., II, viii, 18 ; Faug., II, 193 ; Hav., XXV, 17 ; Mol., I, 191 ; Mich., 876.
↑ Qui surcharge.
↑ Ce dernier détail n’est pas conforme au texte de la Genèse ; aussi Port-Royal avait-il imprimé : « … A vu au moins Abraham, et Abraham a vu Jacob. »
↑ Ce dernier paragraphe, surcharge autographe.
↑ Cf. B., 153 ; C., 183 ; P. R., XI, 4 ; Bos., II, viii, 18 ; Faug., II, 193 ; Hav., XV, 18 ; Mol., I, 191 ; Mich., 878.
↑ La première Copie ajoute : Preuve de Moïse. — M. Michaut a signalé aussi dans cette Copie l’indication suivante : de la main de M. Constant. Il est vraisemblable, à en juger par l’écriture, qu’il s’agit de Nicole. « Nicole prenait quelquefois le nom de Constant, de sa mère. » (Sainte-Beuve, Port-Royal, 5e édit., t. I, p. 401.)t. I, p. 401.)
↑ [Qui occupent.]
↑ Cf. B., 407 ; C., 383 ; Faug., II, 328 ; Hav., XXV, 100 ; Mol., II, 2 ; Mich., 474.
↑ Du peuple de Dieu en surcharge.
↑ « Ce nom de Josué ou de Jésus veut dire sauveur. » (Havet.)
↑ Cf. C., 437 ; P. R., VIII, 3 et 4 ; Bos., II, vii, 2 et 3 ; Faug., II, 190 et II, 189 ; Hav., XIV, 6 et XIV, 5 ; Mol., I, 267 et I, 269 ; Mich., 906.
↑ Pascal, en s’exprimant ainsi, ne songeait sans doute pas à la question fort obscure et fort controversée de l’origine de l’écriture. Il est probable que les textes homériques sont antérieurs à l’origine de l’écriture.
↑ Voici sur les Sibylles et sur Trismégiste des renseignements empruntés aux notes de M. Gidel : « L’antiquité admettait sous le nom d’Oracula sibyllina, libri sibyllini, des recueils d’oracles conservés à Rome, et que l’on croyait contenir les destinées de l’Empire. C’était, disait-on, la sibylle d’Érythrée qui les avait vendus à Tarquin le Superbe. Tarquin les fit enfermer dans un caveau du temple de Jupiter-Capitolin, et il en confia la garde à trois patriciens d’abord, puis à un collège de dix, plus tard de quinze prêtres. On consultait ces livres dans les temps de calamité publique et seulement sur un ordre du Sénat. Les oracles étaient écrits en vers grecs, obscurs et ambigus, qui se prêtaient à toutes les interprétations. Ils furent brûlés dans l’incendie de l’an 670 de Rome. Mais le Sénat en fit faire une collection nouvelle. Il fit rechercher tous les oracles qui s’étaient répandus en Italie, en Grèce, en Afrique. Auguste fit transporter les livres Sibyllins au mont Palatin, dans le temple d’Apollon. Ils y demeurèrent jusqu’en l’année 389 de Jésus-Christ, époque où ils furent brûlés par ordre de Théodose. La réputation des Sibylles traversa tout le moyen âge ; l’Église adopta leur représentation dans ses peintures ; elle les admettait comme témoins des prophéties relatives à l’avènement de Jésus. On mettait la Sibylle à côté de David, comme on le voit par ce passage du Dies iræ, hymne qui remonte au xiiie siècle. La fin du monde y est annoncée au nom de David et de la Sibylle :
« Dies iræ, dies illa
« Solvet seclum in favilla.
« Teste David cum Sibylla. »
« Ces oracles avaient été ajoutés vers le iie siècle après Jésus-Christ.
Il en est de même pour Trismégiste ou trois fois grand. Sous ce nom, les Grecs désignaient Hermès ou Mercure qu’ils identifiaient avec le Dieu des Égyptiens, Thoth, l’inventeur de l’écriture, de la grammaire, des sciences et des arts. On le représentait avec une tête d’Ibis ou de Cynocéphale. Il existait sous son nom quarante-deux livres sacrés que gardaient les prêtres égyptiens et il nous a été transmis quatorze chapitres grecs, qui après avoir été attribués à un contemporain de Moïse, précurseur d’Orphée et d’Homère, ont été reconnus du premier siècle de l’ère chrétienne. » Ajoutons que les premiers apologistes comme Lactance, puis, dans un esprit différent, les érudits de la Renaissance comme Marsile Fricin et Patrizzi croyaient à l’authenticité des livres hermétiques. Cf. Louis Ménard, Hermès Trismégiste, Paris 1866 ; et Pichon, Lactance, Paris, 1901, p. 128.
↑ C’est la règle posée par Grotius (De Ver. Rel. Chr. I. xiii) : il ne faut pas rejeter les miracles et les prophéties qui ont eu pour témoins des contemporains « capables » quæ testes veri temporis idoneos habuerunt.
↑ Que a été remplacé dans la Copie par qui ; il semble que ce soit par une fausse assimilation avec le passage du fr. 594 : « Différence d’un livre reçu d’un peuple, ou qui forme un peuple. »
↑ Cf. B., 154 ; C., 184 ; Faug., II, 193 ; Hav., XXV, 140 ; Mol., I, 192 ; Mich., 877.
↑ Num. XI, 29. Quis tribuat ut omnis populus prophetet ?
↑ Cf. B., 302 ; C., 524 ; Faug., II, 393 ; Mol., I, 269 ; Mich., 575.
↑ Massor ou Massora, c’est-à-dire tradition ou recueil de traditions. C’est, suivant la définition que nous empruntons à l’Encyclopédie des Sciences religieuses, une collection de remarques faites par les docteurs juifs, intéressant les versets, les mots, les lettres, les points et les voyelles et les accents du texte hébreu de l’Ancien Testament, en vue de fixer ce texte et de le préserver de toute altération volontaire ou accidentelle.
↑ Isaïe, XXX, 8 : in libro diligenter exara illud, et erit in die novissimo in testimonium usque in æternum.
↑ Cf. fr. 687.
↑ [Quoique contre leur intérêt.]
↑ Cf. B., 237 ; C., 451 ; P. R., VIII, 2 ; Bos., II, vii, 2 ; Faug., II, 188 ; Hav., XIV, 5 ; Mol., I, 268 ; Mich., 587.
↑ [Et traîtres.]
↑ Le en surcharge.
↑ [Dans.] et mises.
↑ À jamais surcharge.
↑ Allusion aux chapitres xxxi et xxxii du Deutéronome. — Port-Royal, qui n’avait pas publié le fragment précédent, en avait retenu la dernière réflexion pour en faire le paragraphe final de cette pensée : « Cependant ce livre qui les déshonore en tant de façons, ils le conservent aux dépens de leur vie ; c’est une sincérité qui n’a point d’exemple dans le monde ni sa racine dans la nature. »
↑ Cf. C., 221 ; Faug., II, 294 ; Hav., XXV, 141 ; Mol., I, 192 et 193 ; Mich., 517.
↑ II, 2 : Et dedit illis legem ne obliviscerentur præcepta Domini.
↑ Cf. Antiq. Jud., liv. XI, ch. v.
↑ Liv. II, viii, 8 : Et legerunt in libro legis Dei distincte, et aperte ad intelligendum.
↑ C’est-à-dire l’année du Christ 180 ; Baronius traite en huit paragraphes (x-xviiii) de la fable d’Esdras. Toutes les références y étaient indiquées à Pascal qui s’est reporté au texte sauf pour Philon.
↑ § XII.
↑ Au deuxième livre.
↑ § xiii. Cf. Antiq. Jud., liv. XII, ch. ii.
↑ [Jamais.]
↑ [Nul.]
↑ [Grecs.]
↑ § XIV.
↑ § xi. — Cf. De cultu Feminarum. Lib. I. ch. 3. — La citation est copiée par une main étrangère et elle est expliquée par le commentaire de Pascal. C’est Noé qui est le sujet de la phrase. Tertullien fait dans le chapitre 3 une digression pour prouver l’authenticité du livre d’Énoch que Noé aurait rétabli après le cataclysme du déluge.
↑ Texte emprunté à Eusèbe, Hist. Eccl., liv. V, ch. 8, fin du par. 14, et également copié par une main étrangère. Pascal a écrit lui-même la traduction latine au dernier paragraphe.
↑ L’indication est fournie par Eusèbe lui-même.
↑ Cf. Prologus in Librum Psalmorum, ch. IV : « Quæ traditio ab Esdra, quantum creditur, psalmos post captivitatem in unum librum, colligente profecta. »
↑ [Il a.]
↑ Suivant ce chapitre XIV, Esdras aurait reconstitué l’Écriture brûlée pendant la captivité sur un ordre et sous la dictée de Dieu. Cette fable ébranlerait l’authenticité de l’Écriture ; le catholicisme a rejeté les derniers livres d’Esdras, et Pascal soutient à son tour cette thèse, conformément aux décrets du concile de Trente.
↑ Traduction écrite de la main de Pascal des paragraphes 14 et 15 qui terminent le chapitre VIII d’Eusèbe et dont les dernières lignes sont citées plus haut en grec.
↑ Cf. C., 221 ; Faug., II, 195 ; Hav., XXV, 141 ; Mol., I, 194 ; Mich., 376.
↑ Texte cité au fragment précédent.
↑ La référence est ajoutée par Pascal au texte dicté par lui. — Præcepit autem rex Assyriorum, dicens : Ducite illuc unum de sacerdotibus, quos inde captivos adduxistis, et vadat, et habitet cum eis : et doceat eos legitima Dei terræ.
↑ [Relâchement.]
↑ Cf. C., 221 ; Faug., II, 196 ; Hav., XXV, 142 ; Mol., I, 192 ; Mich., 665.
↑ [Vous.]
↑ [Vraie.]
↑ Il faut croire que en surcharge.
↑ [Elle.]
↑ [Tradition.]
↑ Cf. B., 141 ; C., 171 ; Faug., II, 208 ; Hav., XXV, 145 ; Mol., I, 299 ; Mich., 443.
↑ Ces notes ne sont pas tirées du Pugio lui-même, mais de la préface qu’y a mise Joseph de Voisin, et qui a pour objet de renseigner le lecteur sur les divers ouvrages juifs auxquels se réfère Raymond Martin. Cette préface, pleine de citations et de réfutations, devait paraître fort confuse à Pascal, et il a travaillé pour y mettre de l’ordre.
↑ [Ses disciples composèrent.] — Voir le chapitre xiii de Voisin : De conscriptione prima Traditionum, sive de editione Mischnæ. Le Mischna y est appelé lex oralis. Il est à remarquer que la chronologie est donnée soit à partir de la date adoptée par les Juifs pour la création du monde, soit à partir de la destruction du temple. Pascal traduit dans l’ère chrétienne.
↑ [Qui est un commentaire du Mischna.] — Ibid., ch. xvii.
↑ [En même temps.]
↑ Talmud Hyerosolomitanum. Pascal qui donne plus bas la forme Talmud Babylonique, n’a pas traduit Talmud de Jérusalem.
↑ Par R. Isaie Rabah en surcharge. — Pascal ajoute le nom de l’auteur parce qu’il s’aperçoit qu’il y a deux Bereschit Rabah ; que J. de Voisin recommande de ne pas confondre.
↑ [Commentaire sur la Genèse.]
↑ Discursus subtiles et jucundos tum historicos tum theologicos (Pug. Fid. p. 56.
↑ Par R. Ase en surcharge, et la date en marge.
↑ Cf. P. F., p. 58 : Talmud vero complectitur utrumque et Mischnam et Gemaram.
↑ Cf. Faug., II, 295 ; Hav., XXV, 98 ; Mol., II, 128 ; Mich., 618.
↑ II, 2. Si nolueritis audire… mittam in vos egestatem.
↑ Si volueritis, et audieritis me, bona terræ comedetis, I, 19.
↑ In quacumque die peut être employé comme si dans les exemples précédents et désigne non l’indifférence de Dieu à l’égard de la volonté des hommes, mais la nécessité de l’effet. La formule paraît empruntée à la traduction que donne la Vulgate de Gen., II, 17 : De ligno autem scientiæ et mali comedes. In quocumque enim die comederis ex eo, morte morieris.
↑ Cf. B., 171 ; C., 204 ; P. R., XVI, 6 ; Bos., II, xii, 6 ; Faug., II, 274 ; Mol., I, 188 ; Mich., 543.
↑ Cf. B., 158 ; C., 188 ; P. R., XVI, 6 et 7 ; Bos., II, xii, 4 ; Faug., II, 320 ; Hav., XIX, 4 ter ; Mol., II, 12 ; Mich., 151.
↑ Jérém., XXIX, 14 : Et inveniat a vobis, ait Dominus, et reducam captivitatem vestram, et congregabo vos de universis gentibus, et de cunctis locis, ad quæ expuli vos, dicit Dominus.
↑ Cf. B., 163 ; C., 192 ; P. R., XVI, 6 ; Bos., II, xii, 4 ; Faug., II, 321 ; Hav., XIX, 4 bis ; Mol., II, 12 ; Mich., 139.
↑ Fragment écrit au crayon et repassé à l’encre.
↑ Et [combien] ils y seraient.
↑ [Prophètes.]
↑ Cf. B., 161 ; C., 192 ; P. R., XVI, 5 ; Bos., II, xii, 4 ; Faug., II, 321 ; Hav., XIX, 4 ; Mol., II, 11 ; Mich., 129.
↑ Pour le prouver, ajouté sur un fragment de papier qui avait été séparé par erreur, puis recollé.
↑ Cf. B., 301 ; C., 523 ; P. R., X, 22 ; Bos., II, viii, 16 ; Faug., II, 192 ; Hav., XV, 13 ; Mol., I, 269 ; Mich., 574.
↑ Visiblement en surcharge.
↑ Vos testes mei, dicit Dominus, au verset 10.
↑ Vos estis testes mei.
↑ Et erit vobis visio omnium sicut verba libri signati.
Blaise Pascal Pensées Texte établi par Léon Brunschvicg, Hachette, 1921 (Œuvres de Blaise Pascal, vol. XIV, p. 83-131).
◄ Section IX Section XI ►
642 1
Preuve des deux Testaments à la fois 2 . — Pour prouver tout d’un coup les deux, il ne faut que voir si les prophéties de l’un sont accomplies en l’autre. Pour examiner les prophéties, il faut les entendre ; car, si on croit qu’elles n’ont qu’un sens, il est sûr que le Messie ne sera point venu ; mais si elles ont deux sens, il est sûr qu’il sera venu en Jésus-Christ.
Toute la question est donc de savoir si elles ont deux sens.
Que l’Écriture a deux sens 3 , que Jésus-Christ et les apôtres ont donnés, dont voici les preuves :
1o Preuve par l’Écriture même ;
2o Preuve par les Rabbins : Moïse Maymon 4 dit qu’elle a deux faces, et que les prophètes n’ont prophétisé que de Jésus-Christ 5 ;
3o Preuve par la Cabale 6 ;
4o Preuve par l’interprétation mystique que les Rabbins mêmes donnent à l’Écriture ;
5o Preuve par les principes des Rabbins 7 , qu’il y a deux sens, qu’il y a deux avènements, glorieux ou abject, du Messie, selon leur mérite, que les prophètes n’ont prophétisé que du Messie — la loi n’est pas éternelle, mais doit changer au Messie — qu’alors on ne se souviendra plus de la mer Rouge, que les juifs et les gentils seront mêlés ;
[6o Preuves par la clé que Jésus-Christ et les apôtres nous en donnent 8 .]
43]
643 9
Isaïe LI : La mer Rouge, image de la Rédemption. Ut sciatis quod filius hominis habet potestatem remittendi peccata, tibi dico : Surge 10 . Dieu, voulant faire paraître qu’il pouvait former un peuple saint d’une sainteté invisible et le remplir d’une gloire éternelle, a fait des choses visibles. Comme la nature est une image de la grâce 11 , il a fait dans les biens de la nature ce qu’il devait faire dans ceux de la grâce, afin qu’on jugeât qu’il pouvait faire l’invisible, puisqu’il faisait bien le visible 12 .
Il a donc sauvé ce peuple du déluge ; il l’a fait naître d’Abraham, il l’a racheté d’entre ses ennemis, et l’a mis dans le repos.
L’objet de Dieu n’était pas de sauver du déluge 13 , et de faire naître tout un peuple d’Abraham, pour ne l’introduire que dans une terre grasse.
Et même la grâce n’est que la figure de la gloire, car elle n’est pas la dernière fin. Elle a été figurée par la loi et figure elle-même 14 la [gloire] 15 : mais elle en est la figure, et le principe ou la cause 16 .
La vie 17 ordinaire des hommes est semblable à celle des saints. Ils recherchent tous leur satisfaction, et ne diffèrent qu’en l’objet où ils la placent ; ils appellent leurs ennemis ceux qui les en empêchent, etc. Dieu a donc montré le pouvoir qu’il a de donner les biens 18 invisibles, par celui qu’il a montré qu’il avait sur les visibles.
77]
644 19
Figures. — Dieu voulant 20 se former un peuple saint, qu’il séparerait de toutes les autres nations, qu’il délivrerait de ses ennemis, qu’il mettrait dans un lieu de repos, a promis de le faire, et a prédit par ses prophètes le temps et la manière de sa venue. Et cependant, pour affermir l’espérance de ses élus, il 21 leur en a fait voir l’image dans tous les temps, sans les laisser jamais sans des assurances de sa puissance et de sa volonté pour leur salut. Car 22 , dans la création de l’homme 23 , Adam 24 en était le témoin, et le dépositaire de la promesse du Sauveur 25 qui devait naître de la femme, lorsque les hommes étaient encore si 26 voisins de la création, qu’ils ne pouvaient avoir oublié leur création et leur chute. Lorsque ceux qui avaient vu Adam n’ont plus été au monde, Dieu a envoyé Noé 27 , et l’a sauvé, et noyé toute la terre, par un miracle qui marquait assez le pouvoir qu’il avait de sauver le monde, et la volonté qu’il avait de le faire, et de faire naître de la semence de la femme celui qu’il avait promis. Ce miracle suffisait pour affermir l’espérance des… 28
La mémoire du déluge 29 étant encore si fraîche parmi les hommes, lorsque Noé vivait encore, Dieu fit ses promesses à Abraham 30 et lorsque Sem 31 vivait encore, Dieu envoya Moïse, etc… 32
59]
645 33
Figures. — Dieu 34 voulant priver les siens des biens périssables, pour montrer que ce n’était pas par impuissance, il a fait le peuple juif.
110]
646 35
La synagogue ne périssait point, parce qu’elle était la figure ; mais, parce qu’elle n’était que la figure, elle est tombée dans la servitude. La figure a subsisté jusqu’à la vérité, afin que l’Église fût toujours visible, ou dans la peinture qui la promettait, ou dans l’effet.
29]
648 38
Deux erreurs : 1o 39 prendre tout littéralement : 2o prendre tout spirituellement 40 .
15]
650 42
Il y a des figures 43 claires et démonstratives, mais il y en a d’autres qui semblent un peu tirées par les cheveux 44 , et qui ne prouvent qu’à ceux qui sont persuadés d’ailleurs. Celles-là sont semblables aux apocalyptiques 45 , mais la différence qu’il y a, est qu’il n’en ont point d’indubitables ; tellement qu’il n’y a rien de si injuste que quand ils montrent que les leurs sont aussi bien fondées que quelques-unes des nôtres ; car ils n’en ont pas de démonstratives comme quelques-unes des nôtres. La partie n’est donc pas égale 46 . Il ne faut pas égaler et confondre ces choses, parce qu’elles semblent être semblables par un bout, étant si différentes par l’autre ; ce sont les clartés qui méritent 47 , quand elles sont divines, qu’on révère les obscurités 48 .
49 [C’est comme ceux entre lesquels il y a un certain langage obscur : ceux qui n’entendraient pas cela n’y comprendraient qu’un sot sens 50 .]
117]
651 51
Extravagances des Apocalyptiques, et Préadamites, Millénaires 52 , etc. — Qui voudra 53 fonder des opinions extravagantes sur l’Écriture, en fondera par exemple sur cela : Il est dit que cette génération ne passera point jusqu’à ce que tout cela se fasse 54 . Sur cela je dirai qu’après cette génération, il 55 viendra une autre génération, et toujours successivement.
Il est parlé dans les IIes Paralipomènes de Salomon et de roi, comme si c’étaient deux personnes diverses 56 . Je dirai que c’en étaient deux.
15]
652 57
Figures particulières. — Double loi, doubles tables de la loi, double temple, double captivité.
31]
653 58
Figures. — Les prophètes prophétisaient par figures de ceintures, de barbe et de cheveux brûlés 59 , etc.
439]
654 60
Différence entre le dîner et le souper 61 .
En Dieu la parole ne diffère pas de l’intention, car il est véritable ; ni la parole de l’effet, car il est puissant ; ni les moyens de l’effet, car il est sage. Bern., ult. sermo in Missus 62 .
Aug., V, de Civit., 10. Cette règle est générale : Dieu peut tout, hormis les choses lesquelles s’il les pouvait il ne serait pas tout-puissant, comme mourir, être trompé et mentir, etc. 63 .
Plusieurs Évangélistes pour la confirmation de la vérité : leur dissemblance utile 64 .
Eucharistie après la Cène : vérité après figure.
Ruine de Jérusalem : figure de la ruine du monde, quarante ans après la mort de Jésus.
Je ne sais pas, comme homme, ou comme légat 65 . Math., XXIV, 36.
Jésus condamné par les Juifs et Gentils.
Les Juifs et Gentils figurés par les deux fils. Aug., XX, de Civit., 29 66 .
*442]
655 67
Les six âges, les six pères des six âges, les six merveilles à l’entrée des six âges, les six orients à l’entrée des six âges 68 .
*130]
656 69
Adam forma futuri 70 . Les six jours pour former [l]’un, les six âges pour former l’autre ; les six jours que Moïse représente pour la formation d’Adam, ne sont que la peinture des six âges pour former Jésus-Christ et l’Église. Si Adam n’eût point péché, et que Jésus-Christ ne fût point venu, il n’y eût eu qu’une seule alliance, qu’un seul âge des hommes, et la création eût été représentée comme faite en un seul temps.
19]
657 71
Figures. — Les peuples juif et égyptien visiblement prédits par ces deux particuliers que Moïse 72 rencontra 73 : l’Égyptien battant le Juif, Moïse le 74 vengeant et tuant l’Égyptien, et le Juif en étant ingrat.
104]
658 75
(20v). Les figures de l’Évangile pour l’état de l’âme malade sont des corps malades ; mais parce qu’un corps ne peut être assez malade pour le bien exprimer, il en a fallu plusieurs. Ainsi il y a le sourd 76 , le muet 77 , l’aveugle 78 , le paralytique 79 , le Lazare mort 80 , le possédé 81 ; tout cela ensemble est dans l’âme malade.
382]
659 82
83 Figures. — Pour montrer que l’Ancien Testament n’est que figuratif, et que les prophètes entendaient 84 par les biens temporels d’autres biens, c’est :
Premièrement que cela serait indigne de Dieu ;
Secondement 85 que leurs discours expriment très clairement la promesse des biens temporels, et qu’ils disent néanmoins que leurs discours sont obscurs, et que leur sens 86 ne sera point entendu. D’où il paraît que ce sens secret n’était pas celui qu’ils exprimaient à découvert, et que, par conséquent, ils entendaient parler d’autres sacrifices, d’un autre libérateur, etc. Ils disent qu’on ne l’entendra qu’à la fin des temps. Jér., xxxiii, ult 87 .
La troisième preuve est que leurs discours sont contraires et se détruisent, de sorte que, si on pense qu’ils n’aient entendu par les mots de loi et de sacrifice autre chose que celle de Moïse, il y a contradiction manifeste et grossière ; donc ils entendaient autre chose, se contredisant quelquefois dans un même chapitre.
660 90
La concupiscence nous est devenue naturelle, et a fait notre seconde nature ; ainsi il y a deux natures en nous : l’une bonne, l’autre mauvaise. Où est Dieu ? où vous 91 n’êtes pas, et le royaume de Dieu est dans vous. — Rabbins.
90]