Pensées (page 27)
788 216
« Je m’en suis réservé sept mille 217 . » J’aime les adorateurs inconnus au monde 218 , et aux prophètes mêmes.
45]
789 219
Comme Jésus-Christ est demeuré inconnu parmi les hommes, ainsi sa vérité demeure parmi les opinions communes, sans différence à l’extérieur ; ainsi l’Eucharistie parmi le pain commun.
97]
790 220
Jésus-Christ n’a pas voulu être tué sans les formes de la justice, car il est bien plus ignominieux 221 de mourir par justice que 222 par une sédition injuste.
90]
791 223
La fausse justice 224 de Pilate ne sert qu’à faire souffrir Jésus-Christ ; car il le fait fouetter pour sa fausse justice, et puis le tue. Il vaudrait mieux l’avoir tué d’abord. Ainsi les faux justes : ils font de bonnes œuvres, et de méchantes pour plaire au monde et montrer qu’ils ne sont pas tout à fait à Jésus-Christ, car ils en ont honte. Et enfin, dans les grandes tentations et occasions, ils le tuent.
277]
792 225
Quel homme eut jamais plus d’éclat ? Le peuple juif tout entier le prédit avant sa venue. Le peuple gentil l’adore après sa venue 226 . Les deux peuples, gentil et juif, le regardent comme leur centre.
Et cependant quel homme jouit jamais moins de cet éclat 227 ? De trente-trois ans, il en vit trente sans paraître. Dans trois ans, il passe pour un imposteur ; les prêtres et les principaux le rejettent ; ses amis et ses plus proches le méprisent. Enfin il meurt 228 trahi par un des siens, renié par l’autre et abandonné par tous.
Quelle part a-t-il donc à cet éclat ? Jamais homme n’a eu tant d’éclat, jamais homme n’a eu plus d’ignominie. Tout cet éclat n’a servi qu’à nous, pour nous le rendre reconnaissable ; et il n’en a rien eu pour lui.
53]
793 229
La distance infinie des corps aux esprits figure la distance infiniment plus infinie des esprits à la charité 230 , car elle est surnaturelle.
Tout l’éclat des grandeurs n’a point de lustre pour les gens qui sont dans les recherches de l’esprit.
La grandeur des gens d’esprit est invisible aux rois, aux riches, aux capitaines, à tous ces grands de chair.
La grandeur de la sagesse, qui n’est nulle sinon de Dieu, est invisible aux charnels et aux gens d’esprit. Ce sont trois ordres différents de genre 231 .
Les grands génies ont leur empire, leur éclat, leur grandeur, leur victoire, leur lustre et n’ont nul besoin des grandeurs charnelles, où elles n’ont pas de rapport. Ils sont vus 232 non des yeux, mais des esprits, c’est assez.
Les saints ont leur empire, leur éclat, leur victoire, leur lustre, et n’ont nul besoin 233 des grandeurs charnelles ou spirituelles, où elles n’ont nul rapport, car elles n’y ajoutent ni ôtent. Ils sont vus de Dieu et des anges, et non des corps ni des esprits curieux : Dieu leur suffit.
Archimède 234 , sans éclat, serait en même vénération 235 . Il n’a pas donné des batailles pour les yeux, mais il a fourni à tous les esprits ses inventions. Oh ! qu’il a éclaté aux esprits !
Jésus-Christ, sans biens et sans aucune production au dehors de science, est dans son ordre de sainteté. Il n’a point donné d’invention, il n’a point régné ; mais il a été humble, patient, saint, saint, saint à Dieu, terrible aux démons, sans aucun péché. Oh ! qu’il est venu en grande pompe et en une prodigieuse magnificence, aux yeux du cœur et qui voient la sagesse !
Il eût été inutile à Archimède de faire le prince 236 dans ses livres de géométrie, quoiqu’il le fût 237 .
Il eût été inutile à Notre Seigneur Jésus-Christ, pour 238 éclater dans son règne de sainteté, de venir en roi ; mais il y est bien venu 239 avec l’éclat de son ordre !
Il est bien ridicule de 240 se scandaliser de la bassesse de Jésus-Christ, comme si cette bassesse était 241 du même ordre, duquel est la grandeur qu’il venait faire paraître. Qu’on considère cette grandeur-là dans sa vie, dans sa passion, dans son obscurité, dans sa mort, dans l’élection des siens, dans leur abandon, dans sa secrète résurrection, et dans le reste : on la verra si grande qu’on n’aura pas sujet de se scandaliser d’une bassesse qui n’y est pas.
Mais il y en a qui ne peuvent admirer que les grandeurs charnelles, comme s’il n’y en avait pas de spirituelles ; et d’autres qui n’admirent que les spirituelles, comme s’il n’y en avait pas d’infiniment plus hautes dans la sagesse.
Tous les corps, le firmament, les étoiles, la terre et ses royaumes, ne valent pas 242 le moindre des esprits ; car il connaît tout cela, et soi ; et les corps, rien.
Tous les corps ensemble, et tous les esprits ensemble, et toutes leurs productions, ne valent pas le moindre mouvement de charité. Cela est d’un ordre infiniment plus élevé.
De tous les corps ensemble, on ne saurait en faire réussir une petite pensée : cela est impossible, et d’un autre ordre. De tous les corps et esprits, on n’en saurait tirer un mouvement de vraie charité, cela est impossible, et d’un autre ordre, surnaturel 243 .
485]
794 244
Pourquoi Jésus-Christ n’est-il pas venu d’une manière visible, au lieu de tirer sa preuve des prophéties précédentes ?
Pourquoi s’est-il fait prédire en figures 245 ?
27]
795 246
Si Jésus-Christ n’était venu que pour sanctifier, toute l’Écriture et toutes choses y tendraient, et 247 il serait bien aisé de convaincre les 248 infidèles. Si Jésus-Christ n’était venu que pour aveugler, toute sa conduite serait confuse, et nous n’aurions aucun moyen de convaincre les infidèles. Mais comme il est venu in sanctificationem et in scandalum, comme dit Isaïe 249 , nous ne pouvons convaincre les infidèles et ils ne peuvent nous convaincre ; mais, par là même, nous les convainquons, puisque nous disons qu’il n’y a point de conviction dans toute sa conduite de part ni d’autre.
59]
796 250
Jésus-Christ ne dit pas qu’il n’est pas de Nazareth, pour laisser les méchants dans l’aveuglement, ni qu’il n’est pas fils de Joseph.
59]
797 251
Preuves de Jésus-Christ. — Jésus-Christ a dit les choses grandes si simplement qu’il semble qu’il ne les a pas pensées, et si nettement néanmoins qu’on voit bien ce qu’il en pensait. Cette clarté jointe à cette naïveté est admirable 252 .
51]
798 253
Le style de l’Évangile est admirable en tant de manières 254 , et entre autres en ne mettant jamais aucune invective contre les bourreaux 255 et ennemis de Jésus-Christ ; car il n’y en a aucune des historiens contre Judas, Pilate 256 ni aucun des Juifs.
Si cette modestie des historiens évangéliques avait été affectée, aussi bien que tant d’autres traits d’un si beau caractère 257 , et qu’ils ne l’eussent affecté que pour le faire remarquer 258 , s’ils n’avaient osé le 259 remarquer eux-mêmes, ils n’auraient pas manqué de se procurer des amis, qui eussent fait ces remarques à leur avantage 260 . Mais comme ils ont 261 agi de la sorte sans affectation, et par un mouvement tout désintéressé, ils ne l’ont fait remarquer à personne ; et je crois que plusieurs de ces choses n’ont point été 262 remarquées jusqu’ici, et c’est ce qui témoigne la froideur avec laquelle la chose a été faite.
61]
799 263
Un artisan qui parle des richesses, un procureur qui parle de la guerre, de la royauté, etc. ; mais le riche parle bien des richesses, le roi parle froidement d’un grand don qu’il vient de faire, et Dieu parle bien de Dieu 264 .
49]
800 265
Qui a appris aux évangélistes les qualités d’une âme parfaitement héroïque, pour la peindre si parfaitement en Jésus-Christ ? Pourquoi le font-ils faible dans son agonie 266 ? ne savent-ils pas peindre une mort constante ? oui, car le même saint Luc peint celle de saint Étienne plus forte que celle de Jésus-Christ 267 .
Ils le font donc capable de 268 crainte, avant que la nécessité de mourir soit arrivée, et ensuite tout fort 269 .
Mais quand ils le font si troublé, c’est quand il se trouble lui-même 270 : et quand les hommes le troublent, il est tout fort.
55]
801 271
Preuve de Jésus-Christ. — L’hypothèse des apôtres fourbes est bien absurde. Qu’on la suive tout au long ; qu’on s’imagine ces douze hommes assemblés après la mort de Jésus-Christ, faisant le complot de dire qu’il est ressuscité. Ils attaquent par là toutes les puissances 272 . Le cœur des hommes est étrangement penchant à la légèreté, au changement, aux promesses, aux biens. Si peu qu’un de ceux-là se fût démenti par tous ces attraits, et, qui plus est, par les prisons, par les tortures et par la mort, ils étaient perdus 273 . Qu’on suive cela.
489]
802 274
Les apôtres ont été trompés, ou trompeurs ; l’un ou l’autre est difficile, car il n’est pas possible de prendre un homme pour être ressuscité.
Tandis que Jésus-Christ était avec eux, il les pouvait soutenir ; mais après cela, s’il ne leur est apparu, qui les a fait agir ?
↑ Cf. B., 409 ; C., 385 ; P. R., XIV, 10 ; Bos., II, viii, 19 ; Faug., II, 197 ; Hav., XV, 20 et XV, 19 ; Mol., I, 202 et I, 308 ; Mich., 269.
↑ [Deus absconditus.]
↑ D’effectif en surcharge. Cf. fr. 618 : « Ceci est effectif », et fr. 619 : « et voici ce que je trouve d’effectif. » — Le paragraphe et le suivant sont entrecoupés de réflexions ajoutées par Pascal, et dont la place ne peut être rigoureusement déterminée. Nous bous sommes conformé de notre mieux à la suite du sens.
↑ [Constant.]
↑ [Qu’il y a une.]
↑ Prophétisant et fait exprès en surcharge. Cf. fr. 618 : « Toutes les autres sectes cessent, celle-là dure toujours, et depuis 4 000 ans. »
↑ [Prophètes.]
↑ Cf. fr. 618 : « quatre-cents ans après ils ont été épars partout. »
↑ [Et que Joseph a vu les miracles divins et de tant.]
↑ Même en surcharge.
↑ Cf. Charron : « Et encore la misérable et vagabonde captivité et dispersion du reste de cette race judaïque qui dure depuis que le christianisme a commencé d’être reconnu au monde, et par laquelle ils sont privés des principaux exercices de leur religion, sans temples, sans prêtrise, sans sacrifice, avec sa honte et les marques de sa réprobation, porte et sert toujours de témoignage à la chrétienne qui originellement est issue d’icelle à la venue de laquelle il était prédit que ces malheurs lui devaient arriver » (les Trois Vérités, II, iv).
↑ Cet enchaînement en surcharge.
↑ Port-Royal a tiré de cette phrase une pensée qu’il a insérée au ch. x, no 15 : cf. fr. 602 note.
↑ Deutér., XXVIII, 29 : Et palpes in meridie. Traduit par Pascal, fr. 735.
↑ Passage d’Isaïe, XXIX, 12, traduit au fr. 713.
↑ Par sa grâce en surcharge.
↑ En paix en surcharge.
↑ [D’être.]
↑ [Maux.]
↑ Cf. B., 170 ; C., 204 ; Bos., II, xi, 2 ; Mich., 403.
↑ [Selon les prophéties de Daniel et de Jacob qui ont prédit ce qui arriverait à l’avènement du Messie ; il fallait les marques.]
↑ [Mais en la.]
↑ Cf. C., 470 ; P. R., XIV, 8 ; Bos., II, x, 5 ; Faug., II, 330 ; Hav., XVII, 11 ; Mol., II, 5 ; Mich., 925.
↑ Cf. B., 191 ; C., 2 ; P. R., XIV, 7 ; Bos., II, x, 5 ; Faug., II, 313 ; Hav., XVII, 10 ; Mol., II, 20 ; Mich., 849.
↑ [L’Ancien.]
↑ Cf. B., 420 ; C., 395 ; Faug., II, 191 ; Hav., XXV, 93 bis ; Mol., II, 2 ; Mich., 133.
↑ [Job et.]
↑ [Le prédisant.]
↑ Cf. fr. 644.
↑ XIX, 23-25 : Quis mihi tribuat ut scribantur sermones mei ? Quis mihi det ut exarentur in libro stylo ferreo, et plumbi lamina, vel celte sculpantur in silice ? Scio enim quod Redemptor meus vivit, et in novissimo die de terra surrecturus sum.
↑ Cf. B., 157 ; C., 187 ; P. R., XIV, 6 ; Bos., II, x, 5 ; Faug., II, 330 ; Hav., XVII, 9 ; Mol., II, 20 ; Mich., 160.
↑ Cf. B., 158 ; C., 188 ; Faug., II, 322 ; Hav., XXV, 174 ; Mol., II, 13 ; Mich., 161.
↑ Cf. fr. 578. Nous empruntons à Ernest Havet la réponse à ces questions de Pascal : « Le livre de Ruth a été conservé à cause de la généalogie qui le termine, et qui établit, d’une part, que David descend d’Obeb, fils de Booz et de Ruth, et de l’autre, que Booz descend de Phérès, qui est lui-même fils de Juda, comme on le voit dans l’histoire de Thamar (Genèse, XXXVIII, 29). Donc David, et par conséquent Jésus-Christ (qui, d’après les Évangiles, descend de David), est bien sorti de Juda, ainsi que le Messie en devait sortir, d’après la manière dont on interprète ce qu’on appelle la prophétie de Jacob (Genèse, XLIX). Donc Jésus-Christ est bien le Messie. »
↑ Cf. B., 334 ; C., 285 ; P. R., XXVIII, 43 ; Bos., II, xvii, 39 ; Faug., II, 317 ; Hav., XXV, 209, 10 ; Mol., II, 34 et II, 9 ; Mich., 322.
↑ Luc, XXII, 40 et 46 : Orate, ne intretis in tentationem.
↑ [Nécessaire.]
↑ [Sed.] — Ibid., verset XXII, 32.
↑ [Dominus.]
↑ Ibid., verset LXI. Après le reniement, Jésus s’est tourné vers Pierre ; c’est à partir de ce moment que Pierre se repent et qu’il devient apôtre.
↑ Ibid., 49-51. Il a fallu que Jésus prévînt Pierre pour que Pierre fût capable de bien ; quand Pierre agit avant d’avoir été averti par Jésus, naturellement, il fait le mal. On sait combien les jansénistes étaient frappés, et terrifiés, par l’exemple des défaillances de saint Pierre, aux moments où il était abandonné de Dieu. — Domat a écrit sur le passage même que commente Pascal cette Pensée : « Le courage de saint Pierre, quand il promit d’exposer sa vie pour J.-C. son maître, n’était pas un courage inspiré par la grâce, ce n’était qu’un courage humain ; il ne produisit aussi qu’un effet tout humain quand il coupa cette oreille. » (XIX.)
↑ Plaintes contre Jésus : Commovit populum, docens per universam Judæam, incipiens a Galilæa usque huc. Luc., XXIII, 5.
↑ Cf. B., 138 ; C., 165 ; P. R., X, 9 ; Bos., II, viii, 6 ; Faug., II, 203 ; Hav., XV, 6 ; Mol., I, 323 ; Mich., 90.
↑ C’est la tâche que s’était proposée Raymond Martin dans les deux dernières parties du Pugio Fidei, de répondre à cette résistance des Juifs, et c’est à ces deux parties que Pascal se réfère dans ses remarques sur le Messie.
↑ Interrogation en surcharge.
↑ [Ce.]
↑ [Que les Juifs.]
↑ Cf. B., 131 ; C., 158 ; P. R., X, 4 ; Bos., II, viii, 73 ; Faug., II, 203 ; Mich., 89.
↑ Fragment écrit d’abord au crayon et repassé à l’encre.
↑ Les grands coups des en surcharge. — Cf. fr. 643.
↑ Cf. B., 113 ; C., 139 ; Faug., II, 361 ; Hav., XV, 11 ; Mol., II, 44 ; Mich., 483.
↑ Ces deux mots sont au verso et se lisent par transparence en l’état actuel du manuscrit. La référence porte sur les fragments réunis dans la Section IX, en particulier les nos 607 et 608.
↑ Cf. Mich., 894 note.
↑ Cf. fr. 609 : « deux sortes d’hommes en chaque religion. »
↑ Cf. C., 212 ; Mich., 894.
↑ Cf., en outre du fr. 609, le fr. 262 qui commence par ces mêmes mots : Superstition et concupiscence.
↑ Cf. B., 390 ; C., 357 ; P. R., XXVIII, 26 ; Bos., II, viii, 10 ; Faug., II, 173 ; Hav., XVI, 10 ; Mol., I, 143 ; Mich., 435.
↑ [Parmi] le peuple [les uns étaient spirituels qui] ont embrassé le Messie ; [les autres grossiers.]
↑ Cf. B., 192 ; C., 3 ; P. R., ult., XV, 12 ; Bos., II, xi, 4 ; Faug., II, 203 ; Hav., XVIII, 19 ; Mol., II, 9 ; Mich., 864.
↑ [Les Juifs.]
↑ [Punis.]
↑ Cf. B., 349 ; C., 303 ; P. R., XVI, 8 ; Bos., II, xvi, 5 ; Faug., II, 320 ; Hav., XIX, 5 ; Mol., II, 10 ; Mich., 25.
↑ [Au temps de Jésus-Christ.]
↑ [Ou s’ils eussent tous été exterminés.]
↑ Cf. B., 117 ; C., 143 ; P. R., XVIII, 13 ; Bos., II, xiii, 7 et 10 ; Faug., II, 282 ; Hav., XX, 9 et XX, 10 ; Mol., I, 319 ; Mich., 115.
↑ Cf. Section XI et en particulier fr. 727.
↑ Excæca cor populi ejuset aures ejus aggrava : et oculos ejus claude. Isaïe, VI, 10. Texte cité par Pascal au fr. 714.
↑ Cf. B., 163 ; C., 198 ; Faug., II, 273 ; Hav., XVI, 1 bis ; Mol., I, 212 ; Mich., 137.
↑ Messias similis Moysi, dit le Pugio Fidei dans un chapitre que M. Molinier a rapproché de ce fragment (3e part. dist. III, ch. 19).
↑ Messias sæpissime dicitur David (Pugio Fidei, IIe partie, ch. v, § 8, référence indiquée par M. Molinier.)
↑ D’après Charron, Trois vérités, II, 6.
↑ Cf. B., 169 ; C., 202 ; P. R., XVIII, 15 ; Bos., II, xiii, 8 ; Faug., II, 280 ; Hav., XXV, 167 et XX, 12 ; Mol., II, 14 ; Mich., 406.
↑ Pascal se réfère à une allusion de Grotius (V. R. C. v. 14), accompagnée d’une note qui renvoie à Tertullien, et à plusieurs passages de l’Évangile (Matth. XXII, 16 ; Marc, III, 6 ; VIII, 15 ; XII, 13).
↑ Grotius mentionne deux Messies forgés par les Juifs (V. R. C. v. 19) et il cite au § 17, les sectateurs de Barchocheba. La forme Barcosba serait empruntée par Pascal au Pugio Fidei (Part. II, ch. iv, § 17).
↑ Charron dans le discours VII (de la Royauté du Rédempteur) parle de cet oracle : « que de Judée devait sortir quelqu’un qui serait monarque et seigneur de tout le monde et ce devait advenir du temps d’Auguste. Suétone l’écrit en la vie d’Auguste et de Vespasien : Percrebuerat oriente toto vetus et constans opinio esse in fatis, ut eo tempore Judæa profecti rerum potirentur… et après tous Tacite : Pluribus persuasio inerat antiquis sacerdotum litteris contineri, eo ipso tempore fore ut valesceret oriens profectique Judæa rerum potirentur. » Pascal avait rencontré aussi d’autres témoignages de Suétone et de Tacite mentionnés dans le Traité de Grotius sur la Vérité de la Religion Chrétienne (II, 2) et Pascal avait trouvé dans les notes l’indication de ces passages célèbres : 1o Suétone, Vie de Claude, ch. 25 ; 2o Tacite. Ann. lib. XV.
↑ De Herode, Pilato, Festo, Felice, de Joanne Baptista, de Gemalicle, de Hierosolymorum excidio exstant scripta luculentissima Josephi edita paulo post annum a Christi abitu quadragesimum (Grotius, V. R. C. III, 14) — Cf. Bossuet, Discours sur l’Histoire universelle, II, xxiii, avec notes.
↑ [Afin.]
↑ Lecture douteuse : on peut lire aussi bien Juifs.
↑ Cf. B., 385 ; C., 347 ; Faug., II, 403 ; Mich., 463.
↑ Cette phrase et la suivante sont coupées dans le manuscrit ; nous avons emprunté aux Copies les trois derniers mots de chacune d’elles. — Voir les textes, Joan., X, 33 et 34.
↑ [Hic morbus.]. — Cf. Joan., XI, 4.
↑ Joan., XI, 11 et 14.
↑ Cf. B., 163 ; C., 194 ; Faug., II, 371 ; Mol., II, 13 ; Mich., 159.
↑ Pascal avait d’abord écrit simplement : La discordance des Évangiles : il a ajouté apparente. Le désir de ramener cette discordance à une simple apparence, a inspiré à Pascal la rédaction de l’Abrégé de la vie de J.-C. qui a été publié par Faugère, puis par Molinier et par Michaut. L’intention en était expliquée dans la Préface : « Or, ce que les Évangélistes ont écrit (pour des raisons qui ne sont peut-être pas toutes connues), par un ordre où ils n’ont pas toujours eu égard à la suite des temps, nous le rédigeons ici dans la suite des temps, en rapportant chaque verset de chaque Évangéliste, dans l’ordre auquel la chose qui y est écrite est arrivée, autant que notre faiblesse nous l’a pu permettre. Si le lecteur y trouve quelque chose de bon, qu’il en rende grâce à Dieu, seul auteur de tout bien ; et, ce qu’il y trouvera de mal, qu’il le pardonne à mon infirmité. » Cf. Introd., p. xciii et fr. 578 sub fine.
↑ Cf. B., 171 ; C., 205 ; Faug., II, 273 ; Hav., XXV, 163 ; Mol., II, 7 ; Mich., 767.
↑ Cf. B., 130 ; C., 157 ; P. R., X, 13 ; Bos., II, viii, 9 ; Faug., II, 274 ; Hav., XV, 8 ; Mol., I, 201 ; Mich., 82.
↑ [Les marques.]
↑ [Les marques] du second ne [le sont.]
↑ Cf. B., 126 ; C., 152 ; P. R., XVIII, 14 ; Bos., II, xiii, 7 ; Faug., II, 281 ; Hav., XX, 11 ; Mol., II, 6 ; Mich., 32.
↑ [Connaissable.]
↑ [Le temps et [Les prophéties qui ont prédit le temps sont claires, celles qui ont prédit la qualité du Messie sont obscures, parce que si celles du.]
↑ [Si le temps et la manière eussent.]
↑ [Et la manière.]
↑ Addition que Pascal avait commencé d’écrire en surcharge et qu’il a terminée en marge.
↑ Cf. fr. 687 et 688.
↑ [Mais si le temps eût été prédit obscurément.]
↑ Cf. fr. 571 et 675 sqq.
↑ Cf. Mich., 466.
↑ Cf. B., 390 ; C., 357 ; P. R., XXVIII, 26 ; Bos., II, viii, 10 ; Faug., II, 173 ; Hav., XVI, 10 ; Mol., I, 143 ; Mich., 435.
↑ [Et non.]
↑ Depuis n’ont-ils jusqu’à il est visible sur un autre papier, avec signe de renvoi. — Pour le texte auquel Pascal fait allusion (Ps., XLIV, 4), voir fr. 667.
↑ [N’ont-ils que cela, à dire ? Je ne voudrais pas.]
↑ Cf. le chapitre ii de la seconde partie du Pugio Fidei, qui porte ce titre : Judæi Christum rejecerunt, Cæsarem regem volentes ; et propterea rejecti sunt.
↑ [Ils.]
↑ Cf. P. R., XV, 8 ; Bos., II, xi, 2 ; Faug., II, 325 ; Hav., XVIII, 13 ; Mol., II, 9 ; Mich., 468.
↑ [Les Juifs, le méconnaissant [tuant, ont accompli les prophéties [et le tuant, ils ont.]
↑ Cf. fr. 735.
↑ Vers. 15 : Pro eo quod fuisti derelicta, et odio habita…
↑ Vers. 11 : « Deus dereliquit eum… ». Et 18 : « Deus ne derelinquas me, donec annuntiem brachium tuum venerationi omni quæ ventura est. »
↑ Cf. B., 131 ; C., 158 ; P. R., X, 13 ; Bos., II, viii, 9 ; Faug., II, 325 ; Hav., XV, 8 bis ; Mol., I, 323 ; Mich., 88.
↑ [Peuvent.]
↑ Par leur réception en surcharge.
↑ Cf. B., 158 ; C., 188 ; Faug., II, 324 ; Hav., XXV, 175 ; Mol., II, 24 ; Mich., 163.
↑ Cf. B., 158 ; C., 189 ; P. R., ult., XIV, 6 ; Bos., II, x, 4 ; Faug., II, 324 ; Hav., XVII, 6 ; Mol., II, 24 ; Mich., 158.
↑ [Pris.]
↑ Allusion à l’hérésie d’Eutychès ; vide infra, p. 306, note 1.
↑ Contre les Juifs, et aussi contre les Ariens.
↑ Cf. B., 120 ; C., 147 ; P. R., XIII, 10 ; Bos., II, ix, 12 ; Faug., II, 146 ; Hav., XVI, 10 ; Mol., I, 297 ; Mich., 131.
↑ De Un Dieu à par sa mort en surcharge.
↑ Texte cité fr. 679.
↑ Cf. B., 355 ; C., 210 ; P. R., XV, 10 ; Bos., II, xi, 3 ; Faug., II, 249 ; Hav., XVIII, 15, 16 ; Mol., I, 255 ; II, 3 et 5 ; Mich., 84 et 85.
↑ [Nourrir.]
↑ Lui seul en surcharge.
↑ Grand en surcharge.
↑ [Un.]
↑ [Sacrifier à Dieu.]
↑ [S’offrir.]
↑ Ideo ingrediens mundum dicit : Hostiam, et oblationem noluisti. Hebr., X, 5.
↑ Et respondens Jesus ait illi : Vides has omnes magnas ædificationes ? Non relinquetur lapis super lapidem, qui non destruetur. Marc., XIII, 2.
↑ Cf. fr. 737.
↑ Cf. B., 177 ; C., 209 ; Faug., II, 376 ; Hav., XXV, 54 bis ; Mol., II, 48 ; Mich., 676.
↑ Ces premiers mots en surcharge.
↑ Cf. B., 339 ; C., 291 ; P. R., XII, 2 et 3 ; Bos., II, ix, 2 ; Faug., II, 324 ; Hav., XVI, 2 ; Mol., I, 254 ; Mich., 315.
↑ Cf. Gen., XXXVII-XL. — De bien-aimé à vendu en surcharge.
↑ Vingt deniers en surcharge.
↑ Innocent en surcharge.
↑ Cf. C., 440 ; P. R., ult., XIV, 8 ; Bos., II, x, 5 ; Faug., II, 368 ; Hav., XVII, 8 ; Mol., II, 9 ; Mich., 917.
↑ Cf. B., 166 ; C., 198 ; P. R., XV, 7 ; Bos., II, xi, 2 ; Faug., II, 314 ; Hav., XXV, 172 ; Mol., II, 3 ; Mich., 505.
↑ [Où les Juifs vont] être rebutés.
↑ Allusion à la parabole de saint Marc, XII, 7.
↑ Cf. B., 118 ; C., 145 ; P. R., XVIII, 12 ; Bos., II, xiii, 7 ; Faug., II, 330 ; Hav., XX, 8 ; Mol., II, 7 ; Mich., 148.
↑ [Justifier et donner.]
↑ [Injustices.]
↑ Cf. B., 157 ; C., 187 ; P. R., XV, 5 ; Bos., II, xi, 2 ; Faug., II, 277 ; Hav., XVIII, 5 ; Mol., I, 204 ; Mich., 149.
↑ Super omnem carnem, texte de Joël (II, 28), invoqué dans les Actes des Apôtres (II, 17).
↑ Cf. fr. 724.
↑ Cf. C., 197 ; Faug., II, 326 ; Hav., XXV, 178 ; Mol., II, 26 ; Mich., 890.
↑ Ps. XXI, 28 : et adorabunt in conspectu ejus universæ familiæ gentium.
↑ Isaïe, XLIV, 6 : Et dixit : Parum est ut sis mihi servus ad suscitandas tribus Jacob, et fæces Israël convertendas. Ecce dedi te in lucem gentium ut sis salus mea usque ad extremum terræ.
↑ Postula a me, et dabo tibi gentes hereditatem tuam. Ps. II, 8.
↑ Ps. LXXI, 11 : et adorabunt eum omnes reges terræ : omnes gentes servient ei.
↑ Ibid., XXXIV, 11 : Surgentes testes iniqui, quæ ignorabam interrogabant me.
↑ Jérém., Lam., III, 30 : Dabit per cutienti se maxillam, saturabitur opprobriis.
↑ Ps. LXVIII, 22. Cf. fr. 722.
↑ Cf. B., 113 ; C., 339 ; P. R., XIV, 9 ; Bos., II, x, 5 ; Faug., II, 313 ; Hav., XVII, 12 ; Mol., II, 24 ; Mich., 482.
↑ [Toute nation.]
↑ Gen., XII, 3 : Benedicam benedicentibus tibi.
↑ Ibid., XXII, 18 : benedicentur in semine tuo omnes gentes terræ.
↑ Texte cité au fragment précédent.
↑ Luc, II, 32.
↑ Ps. CXLVII, 20.
↑ Cf. B., 339 ; C., 292 ; Bos., suppl., 17 ; Faug., II, 374 ; Hav., XXIV, 78 ; Mol., II, 126 ; Mich., 316.
↑ [Toujours.]
↑ Paroles de la Cène, Matth., XXVI, 27. Les huguenots sont hérétiques parce qu’ils en tirent la communion sous les deux espèces pour tous les fidèles indistinctement.
↑ Rom., V, 12.
↑ [Et non l’un ou l’autre.]
↑ Cf. B., 406 ; C., 382 ; Faug., II, 327 ; Hav., XXV, 100 ; Mol., II, 128 ; Mich., 473.
↑ Exemple de contradictions apparentes dans le Nouveau Testament : 1o Luc, XII, 32 : Nolite timere pusillus grex, quia complacuit patri vestro dare vobis vegnum. 2o Philipp., II, 12 : cum metu et tremore, vestram salutem operamini.
↑ a et b Mots effacés sur le manuscrit. — [Si.]
↑ Nouvelle opposition, tirée de l’Évangile suivant saint Marc : 1o IX, 36 : Quisquis unum ex hujusmodi pueris receperit in nomine meo, me recipit : et quicumque me susceperit, non me suscipit, sed eum qui misit me. 2o XIII, 32 : De die autem illo vel hora nemo scit, neque Angeli in cœlo, neque Filius, nisi Pater.
↑ Matth., XVII, 5.
↑ Luc, I, 17 : Et ipse præcedet ante illum in spiritu et virtute Eliæ : ut convertat corda patrum in filios et ibid., XII, 51 : Putatis quia pacem veni dare in terram ? Non, dico vobis, sed separationem.
↑ Cf. B., 407 ; C., 313 ; Faug., II, 321 ; Hav., XXV, 100 ; Mol., II, 128 ; Mich., 479.
↑ [In communi.]
↑ Ce fragment semble avoir été écrit en vue de la Lettre sur les commandements de Dieu. Cf. fin du ch. 1 : « Presque tout ce que les semi-pélagiens ont dit de la justification en commun est véritable de ses effets particuliers. » En parlant in particulari, l’homme est la cause des œuvres, parce que Dieu lui a communiqué la dignité de la causalité, — mais en considérant ces œuvres toutes en commun, elles « n’ont d’autre cause que la volonté divine ». Partant de cette dernière vérité, les calvinistes concluent que l’homme à qui Dieu a donné la grâce, le juste, n’est pour rien dans le mérite particulier de ses œuvres, et ils commettent ainsi une erreur semblable à celle que Pascal leur reproche au fr. 775. En définitive, « comme on peut considérer la justification de deux manières, l’une dans ses effets particuliers, et l’autre dans tous ses effets en commun, on peut aussi en parler de deux manières différentes. » Dieu justifie l’homme in communi ; l’homme se justifie in particulari ; pour reprendre les expressions scolastiques, Dieu est une cause première, l’homme peut devenir une cause seconde. Cf. fr. 513 et 514.
↑ Cf. B., 333 ; C., 284 ; Faug., II, 329 ; Hav., XXV, 180 ; Mol., I, 207 ; Mich., 296.
↑ Marc, I, 5.
↑ Matth., III, 9 : Et ne velitis dicere intra vos : Patrem habemus Abraham. Dico enim vobis quoniam potens est Deus de lapidibus istis suscitare filios Abrahæ.
↑ Cf. B., 334 ; C., 255 ; Faug., II, 330 ; Hav., XXV, 180 ; Mol., II, 10 ; Mich., 300.
↑ La deuxième copie donne cette leçon : Si on le connaissait.
↑ Texte d’Isaïe, VI, 10 : Excæca cor populi hujus… ne… convertatur, et sanem eum, que Pascal cite d’après l’Évangile de saint Matthieu, XIII, 14 : et convertantur et sanem eos et d’après celui de saint Marc, IV, 22, ne quando convertantur et dimittantur eis peccata.
↑ Cf. B., 334 ; C., 285 ; Faug., 830, 11 ; Hav., XXV, 180 ; Mol., II, 106 ; Mich., 301.
↑ Matth., XXVI, 5.
↑ Matth., XXII, 12 : Et ait illi : Amice, quomodo huc intrasti non habens vestem nuptialem ? At ille obmutuit.
↑ Cf. B., 471 et 344 ; C., 272 et 332 ; Bos., II, xvii, 10 ; Faug., II, 260 et 326 ; Hav., XXIV, 11 ; XXV, 41 ; Mol., II, 25 et 126 ; Mich., 597, 598, 599.
↑ Matth., V, 45 : ut sitis filii patris vestri qui in cœlis est : qui solem suum oriri facit super bonos et malos.
↑ Le manuscrit porte : figurent ; la correction semble nécessaire à l’intelligence du texte.
↑ Hymne des vêpres de Noël. La réponse à un Écrit sur les miracles de Port-Royal qui est attribuée à Pascal, discute les attaques dirigées contre Port-Royal : « de ce que, dans les traductions des hymnes de l’Église, la contrainte des vers a été cause qu’on n’a pu conserver en quelques-unes l’épithète de Rédempteur de tous » (Éd. Lahure, t. II, p. 322).
↑ [Viendront.]
↑ [Offrait.]
↑ « Le Christ est rédempteur de tous, disait Jansénius, à l’exception de ceux qui, séduits par leur captivité, n’ont pas voulu être rachetés, ou qui après la rédemption sont retournés à leur ancienne servitude. » C’est de cette exception que l’on a tiré la cinquième des propositions de Jansénius qui furent condamnées : Semi pelagianum est dicere Christum pro omnibus mortuum esse et sanguinem fudisse.
↑ [De la malice.]
↑ « Quisquis enim non credit dimitti sibi posse peccata, fit deterior desperando. » (Saint Augustin, de Doctrina christiana, I, xix).
↑ Voir les fragments de la Section iv (252 sqq.) et le fragment de la Section viii (536). Pascal oppose donc sa doctrine de l’automatisme à l’extrême rigueur du jansénisme qui sans le vouloir favorise le libertinage. Mme de Choisy, dans une lettre que cite M. Lanson dans son excellent Choix de Lettres du xviie siècle, se sert d’un argumentsemblable contre le jansénisme : « J’en parle comme savante, voyant combien les courtisans et les mondains sont détraqués depuis ces propositions de la grâce, disant à tout moment : Hé ! qu’importe-t-il comme l’on fait, puisque si nous avons la grâce, nous serons sauvés, et si nous ne l’avons pas, nous serons perdus ? » Il ne faudrait pas d’ailleurs conclure de ce rapprochement que Pascal se sépare de ses amis de Port-Royal. Il s’agit seulement de l’application pratique de leur doctrine commune : Pascal puise un moyen efficace de conversion dans sa doctrine de l’automatisme ; par l’habitude on peut prévenir la foi, et quelquefois en la prévenant on l’obtient.
↑ Cf. B., 423 ; C., 398 ; Faug., II, 382 ; Hav., XXV, 196 ; Mol., II, 24 ; Mich., 35.
↑ Ubi est mors victoria tua ?… Deo autem gratias qui dédit nobis victoriam per Dominum nostrum Jesum Christum, I, Cor., XV, 55-57.
↑ Luc, IX, 25.
↑ Ibid., verset 24.
↑ Matth., V, 17.
↑ Texte de saint Jean (Évang., I, 39), cité fr. 681.
↑ Joan., VI, 35, cité fr. 683.
↑ Joan., VIII, 36, cité fr. 683.
↑ Cf. C., 434 ; P. R., XV, 7 ; Bos., II, xi, 2 ; Faug., II, 318 ; Hav., XVIII, 12 ; Mol., II, 4 ; Mich., 903.
↑ Ps. II, v. 1 et 2 : Quare fremuerunt gentes, et populi meditati sunt inania ? Astiterunt reges terræ, et principes convenerunt in unum, adversus Dominum et adversus Christum ejus.
↑ Cf. B., 334 ; C., 85 ; P. R., XXVIII, 34 ; Bos., II, xvii, 33 ; Faug., II, 330 ; Hav., XXIV, 23 bis ; Mol., II, 26 ; Mich., 299.
↑ Joan., V, 33 : Vos misistis ad Joannem : et testimonium perhibuit veritati — et 36 : Ego autem habeo testimonium majus Joanne.
↑ Cf. Faug., II, 326 ; Hav., XXV, 44 ; Mol., II, 32 ; Mich., 250.
↑ [Nature divine.]
↑ [Nature humaine.]
↑ Cf. B., 157 ; C., 187 ; P. R., XIV, 2 ; Bos., II, x, 2 ; Faug., II, 325 ; Hav., XVII, 2 ; Mol., II, 13 ; Mich., 142.
↑ [L’éclat.]
↑ [Ne l’ont pas aperçu.]
↑ Cf. B., 392 ; C., 361 ; Faug., II, 325 ; Hav., XXV, 177 ; Mol., II, 13 ; Mich., 530.
↑ Et les autres historiens en surcharge.
↑ [Et sa religion a] fait bruit.
↑ Qu’ainsi il est visible en surcharge.
↑ Cf. B., 382 ; C., 341 ; Faug., II, 383 ; Hav., XXV, 106 ; Mol., II, 101 ; Mich., 737.
↑ III., Reg., XIX, 18 : Et derelinquebam mihi in Israël septem millia virorum, quorum germa non sunt incurvata ante Baal… Texte invoqué par saint Paul (Rom., XI, 5) pour montrer que dès ce temps s’était manifestée l’élection par la grâce.
↑ Cf. cette réflexion extraite des lettres à Mademoiselle de Roannez (III, autrefois 5)(III, autrefois 5) : « Je prends part aux… persécutés dont vous parlez. Je vois bien que Dieu s’est réservé des serviteurs cachés, comme il le dit à Élie. Je le prie que nous en soyons, bien et comme il faut, en esprit et en vérité et sincèrement. »
↑ Cf. B., 117 ; C., 143 ; P. R., XVIII, 22 ; Bos., II, xiii, 11 ; Faug., II, 372 ; Hav., XX, 16 ; Mol., II, 101 ; Mich., 106.
↑ Cf. Faug., II, 318 ; Hav., XXV, 209, 11 ; Mol., II, 26 ; Mich., 263.
↑ « Pour augmenter son ignominie, on crucifia avec lui deux larrons à ses côtés. » Pascal, Abrégé de la vie de Jésus-Christ, no 271. Éd. Michaut, p. 45.
↑ [Dans.]
↑ Cf. Faug., II, 318 ; Hav., XXV, 209 ; Mol., II, 33 ; Mich., 248.
↑ Ce mot est-il le souvenir d’expressions telles que justitiæ noverca, justitia contaminata employées dans le Tractatus de reprobatione sententiæ Pilati ? Cette question prend un singulier intérêt par le nom de l’auteur de ce traité : Ludovicus Montaltus, qui deviendra le pseudonyme de l’auteur des Provinciales (d’après Jovy, Pascal et Montalte, 1895).
↑ Cf. B., 302 ; C., 525 ; P. R., XIV, 3 ; Bos., II, x, 3 ; Faug., II, 314 ; Hav., XVII, 2 ; Mol., II, 2 ; Mich., 572.
↑ Cf. fr. 737.
↑ [Il vit] trente-trois ans.
↑ [Abandonné.]
↑ Cf. B., 158 ; C., 189 ; P. R., XIV, 1 ; Bos., II, x, 1 ; Faug., II, 330 ; Hav., XVII, 1 ; Mol., II, 21 ; Mich., 138.
↑ [Qui.]
↑ « Il y a trois ordres de choses : la chair, l’esprit, la volonté. Les charnels sont les riches, les rois : ils ont pour objet le corps. Les curieux et savants : ils ont pour objet l’esprit. Les sages : ils ont pour objet la justice (fr. 460). »
↑ Non des yeux, mais en surcharge.
↑ [Ni rapport.]
↑ Archimède était le savant par excellence aux yeux des Desargues et des Roberval qui continuaient ses travaux, et ils avaient été les initiateurs de Pascal. Pascal se souvenait-il du temps de sa vie mondaine où on lui donnait le surnom d’Archimède ? (Muse historique de Loret, 14 avril 1652).
↑ Le reste du paragraphe ajouté à la première rédaction. — Cette expression de vénération est celle-là même dont se servait Pascal dans sa lettrelettre de 1652 à la reine Christine, et pour exprimer l’idée même qu’il reprend dans ce fragment d’un tout autre point de vue et pour une tout autre conclusion : « J’ai une vénération toute particulière pour ceux qui sont élevés au suprême degré, ou de puissance, ou de connaissance. Les derniers peuvent, si je ne me trompe, aussi bien que les premiers, passer pour des souverains. Les mêmes degrés se rencontrent entre les génies qu’entre les conditions ; et le pouvoir des rois sur les sujets n’est, ce me semble, qu’une image du pouvoir des esprits sur les esprits qui leur sont inférieurs, sur lesquels ils exercent le droit de persuader, qui est parmi eux ce que le droit de commander est dans le gouvernement politique. Ce second empire me paraît même d’un ordre d’autant plus élevé, que les esprits sont d’un ordre plus élevé que les corps, et d’autant plus équitable, qu’il ne peut être départi et conservé que par le mérite, au lieu que l’autre peut l’être par la naissance ou par la fortune. »
↑ Dans ses livres de géométrie en surcharge.
↑ Voici à ce sujet les indications que nous empruntons à Ernest Havet : « Il était parent du roi Hiéron, dit Plutarque (Marcellus, 14). Mais cette parenté avec le roi ou plutôt le τύραννος d’une cité grecque, ne faisait pas ce que nous appelons un prince. Et Cicéron parle d’Archimède comme d’un homme obscur, qui n’était rien en dehors de sa géométrie : humilem homunculum a pulvere et radice excitabo (Tuscul., V, 23).
↑ [Montrer.]
↑ [En rang.]
↑ [S’étonner.]
↑ [De l’ordre de sa.]
↑ [Un.]
↑ Si on doit insister sur les origines d’une pensée que Pascal a si profondément faite sienne, il convient de rappeler l’inspiration générale qui pouvait venir de Raymond Sebon (cf. Introd., p. cxxiv), et de citer ce passage de Charron : « Bien que Jésus-Christ ait été homme, vraiment homme, le premier et le plus excellent des hommes, si n’est-il pas venu avec intention de se prévaloir par-dessus tous hommes, par monstre et par ostentation d’une humanité tout accomplie et pleine de toute suffisance. S’il eût voulu cela, il luy eust fallu mener une vie toute en public, exercer tous offices, mener toutes sortes d’affaires ; afin de se montrer le premier en toutes choses, le plus grand guerrier, le plus grand législateur, le plus grand philosophe, le plus grand orateur. Au contraire, il a mené une vie basse, simple, retirée : il n’a rien entrepris ; il n’a rien montré de fort esclatant ni eslevé par-dessus les autres… Voilà comment d’une part il n’est rien de plus petit, simple et modéré que le chef de la chrétienté, et d’autre part rien de si grand, si haut et étrange que lui. » (Les Trois vérités, liv. II, ch. xi). — Bossuet développe cette pensée de Tertullien : Si ignobilis, si inglorius, si inhonorabilis, hic meus erit Christus : « S’il est méprisable, s’il est sans éclat, s’il est bas aux yeux des mortels, c’est le Jésus-Christ que je cherche. Il me faut un Sauveur qui fasse honte aux superbes, qui fasse peur aux délicats de la terre, que le monde ne puisse goûter, que la sagesse humaine ne puisse comprendre, qui ne puisse être connu que des humbles de cœur. » (Sermon sur la Nativité de Notre-Seigneur.)
↑ Cf. B., 191 ; C., 2 ; Faug., II, 325 ; Hav., XXV, 176 ; Mol., II, 5 ; Mich., 852.
↑ Les questions sont également posées au fragment 570 ; la réponse à la seconde est développée dans le fragment 571 : Raisons pourquoi figures.
↑ Cf. B., 119 ; C., 146 ; P. R., XVIII, 21 ; Bos., II, xiii, 7 ; Faug., II, 282 ; Hav., XX, 7 ; Mol., II, 6 ; Mich., 70.
↑ Toute l’Écriture… tendraient, et en surcharge.
↑ [Juifs.]
↑ Texte d’Isaïe, VIII, 14, cité dans le fr. 727.
↑ Cf. B., 118 ; C., 144 ; P. R., XVIII, 32 ; Bos., II, xiii, 10 ; Faug., II, 319 ; Hav., XX, 15 ; Mol., II, 26 ; Mich., 152.
↑ Cf. B., 161 ; C., 191 ; P. R., XIV, 4 ; Bos., II, x, 4 ; Faug., II, 319 ; Hav., XVII, 4 ; Mol., II, 14 ; Mich., 150.
↑ Charron invoque en faveur des Évangélistes qu’ils « ont écrit d’un style simple, nu et candide » (Trois vérités, II, 7).
↑ Cf. B., 421 ; C., 395 ; P. R., XVI, 3 ; Bos., II, xii, 2 ; Faug., II, 370 ; Hav., XIX, 2 ; Mol., II, 15 ; Mich., 134.
↑ Balzac écrit dans le Septième discours du Socrate chrétien : « Écoutez un oracle sorti de la bouche du cardinal du Perron : Deux choses, qui sont séparées partout ailleurs, se rencontrent et s’unissent dans la Sainte Écriture, la simplicité et la majesté ». D’une façon générale il semble que les réflexions de Balzac aient suggéré ces remarques sur le style de l’Évangile, auxquelles Pascal attachait selon le témoignage d’Étienne Périer, la plus grande importance.
↑ [Judas.]
↑ [Caïphe.]
↑ [Ils.]
↑ De s’ils n’avaient à eux-mêmes surcharge.
↑ [Faire.]
↑ [Et n’auraient pas.] — Cette pensée se trouve commentée dans le fragment 155.
↑ [Fait cela.]
↑ [Affectées.]
↑ Cf. B., 157 ; C., 188 ; Faug., II, 370 ; Hav., XIX, 2 bis ; Mol., II, 21 ; Mich., 162.
↑ Voir le commentaire de ce fragment dans la préface d’Étienne Périer (Pièces justificatives, p. cxcii). Cf. le chapitre de la Théologie Naturelle auquel R. Sebon a donné ce titre : Comment par les mots et façons de parler de la Bible on peut certainement conclure que Dieu en est l’auteur (ch. 211), et surtout ce passage de Méré : « La raison qui se peut donner d’où vient que ces termes pompeux ne sont pas nobles, c’est que les grands princes qui regardent la fortune au-dessous d’eux, n’en parlent que négligemment, au lieu que le peuple l’admire, et de cette admiration résulte ce ramage d’avocats et de faiseurs de panégyriques. Par la même cause, voyez comme le Sauveur du monde traite simplement de l’autre vie et quelle différence de son langage à celui des prédicateurs » (De l’éloquence et de l’entretien, 3e discours). Pascal se souvient-il d’une conversation de Méré ? ou plutôt Pascal n’aura-t-il pas usé de cette argumentation dans ses tentatives pour convertir Méré, qui en aura tout juste retenu une leçon pour les gens de goût ?
↑ Cf. B., 163 ; C., 193 ; P. R., XIV, 5 ; Bos., II, x, 4 ; Faug., II, 323 ; Hav., XVII, 5 ; Mol., II, 15 ; Mich., 132.
↑ Matth., XXVI ; Marc, XIV ; Luc, XXII. Textes cités et commentés par Pascal dans le mystère de Jésus, fr. 553.
↑ Cf. Act. Apost. VII, 58, 59.
↑ [Douleur.]
↑ Cf. fr. 215.
↑ [Car.] — Turbavit semetipsum, Joan., XI, 23, cf. fr. 553.
↑ Cf. B., 161 ; C., 191 ; P. R., XVI, 1 ; Bos., II, xii, 10 ; Faug., II, 322 ; Hav., XIX, 1 bis ; Mol., II, 16 ; Mich., 141.
↑ Charron invoque également en faveur des Évangélistes qu’ils ont écrit « à la barbe des ennemis mortels et jurés de leurs maîtres, qu’ils avaient fait mourir, et les leurs, gens puissants, qui ne cherchaient qu’à mordre sur eux et les ont persécutés à la mort, dont ils en eussent trouvé la juste occasion, s’il y en eût eu. » Trois vérités, II, 6 ; cf. II, 9. Pascal avait également trouvé cette thèse développée à plusieurs reprises dans le traité de Grotius : Neque eos deterruit quod scirent iis temporibus Judæos magistratus sibi esse infestissimos et Romanos iniquos admodum, etc. (V. R. C. III, 7) Cf. ibid., II, vi, une série de raisonnements fondés sur ce principe juridique : Nemo gratis malus est.
↑ Dans Grotius (III, iv), Pascal avait lu que le crime de faux était puni de mort chez les Romains.
↑ Cf. B., 164 ; C., 195 ; P. R., XVI, 1 et 2 ; Bos., II, xii, 1 ; Faug., II, 322 ; Hav., XIX, 1 ; Mol., II, 16 ; Mich., 869.
Blaise Pascal Pensées Texte établi par Léon Brunschvicg, Hachette, 1921 (Œuvres de Blaise Pascal, vol. XIV, p. 241-292).
◄ Section XII Appendice à la section XIII ►
2 Commencement. — Les miracles discernent la doctrine, et la doctrine discerne les miracles.
3 Il y a de faux et de vrais. Il faut une marque pour les connaître ; autrement ils seraient inutiles. Or, ils ne sont pas inutiles, et sont au contraire fondement. Or, il faut que la règle qu’il nous donne soit telle, qu’elle ne détruise la 4 preuve que les vrais miracles donnent de la vérité, qui est la fin principale des miracles 5 .
Moïse en a donné deux : que la prédiction n’arrive pas, Deut., xviii 6 , et qu’ils ne mènent point à l’idolâtrie, Deut., xiii 7 ; et Jésus-Christ une 8 .
Si la doctrine règle les miracles, les miracles sont inutiles pour la doctrine.
Si les miracles règlent…
Objection à la règle. — Le discernement des temps. Autre règle durant Moïse, autre règle à présent 9 .
415]
804 10
Miracle. — C’est 11 un effet qui excède la force naturelle des moyens qu’on y emploie 12 ; et non-miracle est 13 un effet qui n’excède pas la force naturelle des moyens qu’on y emploie. Ainsi ceux qui guérissent par l’invocation du diable ne font pas un miracle ; car cela n’excède pas la force naturelle du diable. Mais 14 …
449]
805 15
Les deux fondements, l’un intérieur, l’autre extérieur ; la grâce, les miracles ; tous deux surnaturels.
455]
806 16
Les miracles et la vérité sont nécessaires, à cause qu’il faut convaincre l’homme entier, en corps et en âme.
449]
807 17
Toujours 18 ou les hommes ont parlé du vrai Dieu, ou le vrai Dieu a parlé 19 aux hommes.
459]
808 20
Jésus-Christ a vérifié qu’il était le Messie 21 , jamais en vérifiant sa doctrine sur l’Écriture et les prophéties, et toujours par ses miracles.
Il prouve qu’il remet les péchés par un miracle 22 .
« Ne vous éjouissez point de vos miracles, dit Jésus-Christ, mais de ce que vos noms sont écrits aux cieux 23 . »
S’ils ne croient point Moïse, ils ne croiront point un ressuscité.
Nicodème reconnaît, par ses miracles 24 , que sa doctrine est de Dieu : Scimus quia venisti a Deo magister ; nemo enim potest facere quæ tu facis nisi Deus fuerit cum eo 25 . Il ne juge pas des miracles par la doctrine, mais de la doctrine par les miracles.
Les Juifs avaient une doctrine de Dieu comme nous en avons une de Jésus-Christ, et confirmée par miracles ; et défense de croire à tous faiseurs de miracles 26 , et, de plus, ordre de recourir aux grands prêtres, et de s’en tenir à eux 27 .
Et ainsi toutes les raisons 28 que nous avons pour refuser de croire les faiseurs de miracles, ils les avaient à l’égard de leurs prophètes.
Et cependant ils étaient très coupables de refuser les prophètes, à cause de leurs miracles 29 , et Jésus-Christ ; et n’eussent point été coupables s’ils n’eussent point vu les miracles : Nisi fecissem…, peccatum non haberent 30 . Donc toute la créance est sur les miracles.
La prophétie n’est point appelée miracle ; comme, saint Jehan parle du premier miracle en Cana, et puis de ce que Jésus-Christ dit à la Samaritaine qui découvre toute sa vie cachée, et puis guérit le fils d’un sergent, et saint Jehan appelle cela « le deuxième signe 31 ».
*41]
810 33
Le second miracle peut supposer le premier ; le premier ne peut supposer le second 34 .
169]
811 35
On n’aurait point péché en ne croyant pas Jésus-Christ, sans les miracles 36 .
*270]
813 39
Miracles. — Que je hais ceux qui font les douteurs de miracles ! Montaigne en parle comme il faut dans les deux endroits. On voit, en l’un, combien il est prudent 40 ; et néanmoins il croit en l’autre, et se moque des incrédules 41 .
Quoi qu’il en soit, l’Église est sans preuve s’ils ont raison.
449]