Pensées (page 33)

Blaise Pascal · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg) · 34 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

953 490

Lettre des établissements violents des Jésuites partout 491 .

Aveuglement surnaturel 492 .

Cette morale qui a en tête un Dieu crucifié.

Voilà ceux qu’ils ont fait vœu d’obéir, tanquam Christo 493 .

La décadence des Jésuites.

Notre religion qui est toute divine.

Un casuiste, miroir 494 .

Nous sommes les…

Si vous le trouvez bon, c’est bon signe.

C’est une chose étrange qu’il n’y a pas moyen de leur donner l’idée de la religion.

Un Dieu crucifié.

En divulguant cette affaire, pour parler du formulaire 495 , ils sont punis.

Mais 496 quel renversement ! Les enfants 497 aiment la corruption en l’embrassant. Leurs ennemis les abhorrent.

Pour la foule des casuistes, tant s’en faut que ce soit un sujet d’accusation contre l’Église, que c’est au contraire un sujet de gémissement de l’Église.

Et afin que nous ne soyons point suspects 498 , comme les juifs qui portent les livres, qui ne sont point suspects aux gentils, ils nous portent leurs Constitutions.

*442]

954 499

Venise. Quel avantage en tirerez-vous, si 500 du besoin qu’en ont les princes, et de l’horreur qu’en ont les peuples… ? S’ils vous avaient demandés, et que pour l’obtenir ils eussent imploré l’assistance des princes chrétiens, vous pourriez faire valoir cette recherche. Mais que durant cinquante ans tous les princes s’y soient employés inutilement, et qu’il ait fallu un aussi pressant besoin pour l’obtenir… 501 !

79]

956 504

« Avez-vous l’idée 505 qu’il faut de notre Société ? »

L’Église a subsisté si longtemps sans ces questions. Les autres en font, mais ce n’est pas de même.

Quelle comparaison croyez-vous qu’il y ait entre vingt mille séparés et deux cent millions joints, qui périraient l’un pour l’autre ? Un corps immortel. Nous nous soutenons jusques à périr (Lamy) 506 . Nous poussons nos ennemis (M. Puys).

Rois. Pape. III, Rois, 246 507 .

Tout dépend de la probabilité.

Le monde 508 veut naturellement une religion, mais douce 509 . Accordez-moi ce principe, et je vous prouverai ceci : c’est que la Société et l’Église courent même fortune. Sans ce principe on ne peut rien. On ne vit pas longtemps dans l’impiété ouverte, ni naturellement dans les grandes austérités. Une religion accommodée est propre à durer. On les cherche par libertinage.

Il me prend donc envie de vous le montrer par une étrange supposition. Je dirai donc : quand Dieu ne nous soutiendrait pas par une providence particulière pour le bien de l’Église, je veux vous montrer qu’en parlant même humainement nous n’en sommes point… Des particuliers qui ne veulent pas dominer par les armes, je ne sais s’ils pourraient mieux faire.

6. Droit et de bonne foi à la dévotion 510 . — vi, 452 Rois nourriciers 511 . 4 Haïs à cause de leur mérite. — Apol. 512 Univ.

59. Décret de Sorbonne 513 . Les rois 241 514 , 228. Jésuites pendus 515 . 112 516 . La religion et la science. Jesuita omnis homo 517 . Collèges, parents, amis, enfants à choisir,.

Constitutions.

12. Inutiles rejetés. — Bonne mine. — Richesse, noblesse, etc. 520 . Eh quoi ! aviez-vous peur qu’on manquât à les recevoir plus tôt ? 27.

Un corps universel immortel. Affirmation pour la communauté grande et sans scrupule — dangereuse.

47. Donner son bien à la Société, pour la gloire de

Dieu. Décl. 521 .

51, 52. Union de sentiments. Décl. : Soumettre à la Société, et ainsi garder l’uniformité 522 . Or aujourd’hui cette uniformité est en la diversité, car la Société le veut.

154. Ni inciter à donner des aumônes perpétuelles, ni les demander en justice 527 , ni tronc 528 . (Décl.). Non tanquam eleemosyna, [sed tanquam compensatio.]

200, 4. Mais avertis de tout.

190. Const. ne veut pas tromper. Décl. trompe interprétée.

Par la religion nous serions tous riches, sans nos Constitutions ; aussi nous sommes pauvres ; et, par la vraie religion et sans elles, nous sommes forts.

529 Clavis Placentium. Nos généraux craignaient le déchet — à cause des occupations extérieures (208, 152, 15) ; — à cause de la Cour (209, 200, 216, 218) ; — à cause qu’on ne suivait pas les opinions les plus sûres et les plus autorisées, saint Thomas, etc. (215, 218). — Stipendium contra Constit. (218). — Femmes (224, 225, 228). — Princes et politique (227, 168, 177).

Probabilité — Nouveauté (279, 156).

Nouveauté — Vérité.

Pour passer le temps et se divertir, plus que pour aider les âmes (158).

Opinions relâchées (160).

Péché mortel en véniel.

Contrition (162, 64).

Politique (162, 64).

« An licitum sit » (162, 182).

Les commodités de la vie 530 croissent aux Jésuites (166) 531 . Biens apparents et faux qui les trompent (192, ad). Plaintes des généraux : point de saint Ignace ; point de Laynèz ; quelques-unes de Borgia et d’Aquaviva ; infinies de Mutius, etc. 532 .

Le P. Lemoine : 10 000 écus hors de sa province.

182, 157. Voyez combien la prévoyance des hommes est faible : toutes les choses d’où nos premiers généraux craignaient la perte de notre Société, c’est par là qu’elle s’est accrue, par les grands, par la contrariété à nos institutions, par la multitude des religieux, la diversité et nouveauté d’opinions, etc.

Politique (181).

Le premier esprit de la Société éteint 533 (184 ad 189-170, 171 ad 174).

Non e piu quella (Vitelescus, 180).

93]

957 534

Nous-mêmes, n’avons pu avoir de maximes générales 535 . Si vous voyez nos Constitutions, à peine nous connaîtrez-vous : elles nous font mendiants et exclus 536 des cours — et cependant, etc. Mais ce n’est pas les enfreindre, car la gloire de Dieu partout.

Il y a diverses voies pour y arriver. Saint Ignace a pris les unes, et maintenant d’autres. Il était meilleur pour le commencement de proposer la pauvreté et la retraite ; il a été meilleur ensuite de prendre le reste. Car cela eût effrayé, de commencer par le haut : cela est contre nature.

Ce n’est pas que la règle générale ne soit qu’il faut s’en tenir aux Institutions ; car on en abuserait. On en trouverait peu comme nous, qui sachions nous élever sans vanité.

Deux obstacles : l’Évangile ; lois de l’État 537 . — A majori ad minus. Junior. — Unam sanctam 538 . — Les jansénistes en portent la peine.

Dieu nous protège visiblement contre les jugements téméraires et les scrupules. — Falso 539 crimine. — Subtililer. — « Toute la vérité d’un côté, nous l’étendons aux deux. »

Le P. Saint-Jure — Escobar — « Tanto vero. » (Aquaviva. 14 déc. 540 1621) — Clément et Paul V 541 — Sainte Thérèse (474) (1660) — Roman rose, etc.

542 Pour parler des vices personnels. — Belle lettre d’Aquaviva (18 juin 1611) contre les opinions probables. — Saint Augustin (282). — Et pour saint Thomas, les lieux où il a traité exprès les matières. — Climaque 543 … (277). — Et Nouveautés. — Et ce n’est pas une excuse aux Supérieurs de ne l’avoir pas su, car ils le devaient savoir (279-194-192). — Pour la morale (283, 288). — Aquaquiva a confessé les femmes (360). — La Société imputée à l’Église, en bien et en mal (236, 156) 544 .

**283]

958 545

EP. 16. AQUAVIVÆ 546 : De formandis concionatoribus. P. 373. 547 Longe falluntur qui ad — irrigaturæ. Tous les Pères pour les conformer à son imagination, au lieu de former sa pensée sur celle des Pères.

EP. 1. MUTII VITELESCI. P. 389 548 . Quamvis enim probe norim — et absolutum.

P. 390. Dolet ac queritur — esse modestiam 549 . Modestie

P. 392. Lex ne dimidiata — reprehendit 550 . La messe. Je ne sais ce qu’il dit.

409. Ad extremum pervelim circumferatur 552 .

Par un malheur ou plutôt un bonheur singulier de la Société, ce que l’un fait est attribué à tous.

410. Querimonie — deprehendetis, p. 412 553 .

Obéir aux évêques exactement ; qu’il ne paraisse pas que nous prétendions nous mesurer à eux, à l’exemple de saint Xavier.

415. Ita res domesticas — nunc dimittis, etc. 556 .

EP. 2. MUTII VITELESCI. 432. Quarto nonnullorum — quam ardentissime possum urgere 557 . Probabilité : Tueri pius potest, probabilis est, autore non caret.

433. Quoniam vero de loquendi licentia — aut raro plectatur 558 .

Manque de punir les médisants.

EP. 3.MUTII VILELESCI. P. 437. Nec sane dubium — 559 nihil jam detrimenti acceperit. Que la société ne se gâte.

P. 440. Ardentissime Deum exoremus — operari non est gravatus et tu fili, etc. Ezech., 37 560 .

P. 441. Secundum caput — tanti facimus 561 . Manque d’obéissance : pour chercher leur réputation.

P. 442. Hæc profecto una si deficiet, — qui hæc molitur, etc. 562 . Manque d’obéissance : chercher l’appui des grands.

P. 443. Ex hoc namque vitio, — importunum præbeas 563 . Ils font des choses indécentes et hors l’état de la Société, et disent que les grands seigneurs les importunent pour cela ; mais ce sont eux qui les importunent, de sorte qu’il faut ou les avoir pour ennemis si on les refuse, ou perdre la Société en l’accordant.

445. Nobilis quidam Romæ, — collocabit 566 .

P. 446. Faxit Deus, — atque si prætermitterentur 567 . Vignes, etc.

↑ Cf. B., 395 ; C., 367 ; Bos., II, iv, 7 ; Faug., II, 201 n. ; Hav., XI, 7 ; Mol., I, 318 ; Mich., 490.

↑ [D’hommes.]

↑ Cf. C., 378 ; P. R., XXVIII, 47 ; Bos., II, xvii, 41 ; Faug., I, 324 ; Hav., XXIV, 31 bis ; Mol., I, 322 ; Mich., 958.

↑ « J’appelle ainsi l’histoire de l’Église : c’est l’histoire du regne de la vérité. » (Bossuet, Sermon sur la divinité de la religion, avent 1665.)

↑ Cf. B., 390 ; C., 359 ; P. R., XXVIII, 45 ; Bos., II, xvii, 41 ; Faug., I, 324 ; Hav., XX, iv, 31 ; Mol., I, 322 ; Mich., 441.

↑ « Sans mentir, écrit Pascal à Mlle de Roannez, Dieu est bien abandonné. Il me semble que c’est un temps où le service qu’on lui rend est bien agréable » (Lettre III, olim 5).(Lettre III, olim 5).

↑ « C’est un effect de la Providence divine de permettre sa sainte Eglise estre agitée, comme nous le veoyons, de tant de troubles et d’orages, pour esveiller par ce contraste les âmes pies. » Montaigne, II, xv.II, xv.

↑ [Qu’on.]

↑ « Navicula illa figuram Ecclesiæ præferebat, quod in mari, id est sæculo, fluctibus, id est persecutionibus et tentationibus, inquietatur. » (Tertullien, de Baptismo, c. xii.)

↑ Cf. B., 464 ; C., 262 ; Faug., I, 286 ; Hav., Prov., 294 ; Mol., II, 112 ; Mich., 670.

↑ Cf. la lettre écrite par Pascal en 1661, sans doute à Domat : « Je m’imagine que vous n’imitez pas nos frondeurs de ce pays-ci qui usent si mal, au moins en ce qui me paraît, de l’avantage que Dieu leur offre de souffrir quelque chose pour l’établissement de ses vérités. »

↑ Cf. B., 445 ; C., 243 ; Faug., II, 353 ; Hav., XXV, 184 ; Mol., II, 42 ; Mich., 816.

↑ Cf. B., 385 ; C., 347 ; P. R., XXVIII, 3 ; Bos., II, xvii, 13 ; Faug., I, 321 ; Hav., XXIV, 12 ; Mol., II, 90 ; Mich., 563.

↑ Cf. le cinquième Factum pour les curés de Paris : « Il est donc d’une étrange importance de justifier l’Église en cette rencontre, où elle est si cruellement outragée, et encore par tant de côtés à la fois, puisqu’elle se trouve attaquée non seulement par ses ennemis déclarés qui la combattent au dehors, mais encore par ses propres enfants qui la déchirent au dedans. Mais tant s’en faut que ces divers efforts, qui s’unissent contre elle, rendent sa défense plus difficile, qu’elle en sera plus aisée, au contraire : car dans la nécessité où nous sommes de les combattre tous ensemble, sur une calomnie qu’ils soutiennent ensemble, nous le ferons avec plus d’avantage que s’ils étaient seuls ; parce que la vérité a cela de propre, que plus on assemble de faussetés pour l’étouffer, plus elle éclate par l’opposition du mensonge. » Il est à remarquer que Pascal s’était servi d’une argumentation semblable contre les partisans du plein : « Chacun d’eux, écrit-il dans sa LettreLettre à M. Le Pailleur, a tous les autres pour ennemis… De sorte qu’il n’est pas nécessaire de les combattre pour les ruiner : il suffit de les abandonner à eux-mêmes, parce qu’ils composent un corps divisé, dont les membres, contraires les uns aux autres, se déchirent intérieurement ; au lieu que ceux qui favorisent le vide, demeurent dans une unité toujours égale a elle-même, qui, par ce moyen, a tant de rapport avec la vérité, qu’elle doit être suivie jusqu’à ce qu’elle nous paraisse à découvert. » Œuvres, éd. Lahure, t. III, p. 61.

↑ [Il se peut faire que les deux soient trompés.] — Cf. le cinquième Factum pour les curés de Paris : « Encore qu’il soit vrai qu’ils soient tous égarés, il est vrai néanmoins que les uns le sont plus que les autres… or, il est certain que les jésuites auront de l’avantage dans ce parallèle entier…, parce que le schisme est un si grand mal… qu’il ne peut y avoir aucun bien où il se trouve ».

↑ « Il est fâcheux de s’arrêter à ces bagatelles, mais il y a des temps de niaiser. » (Réflexions sur l’esprit géométrique.)

↑ Tempus flendi et tempus ridendi, Eccl., III, 4. — La série des textes sur la distinction des temps, que contient ce chapitre de l’Ecclésiaste, fournissait à Saint-Cyran quelques-unes de ses citations favorites. On lui reproche dans son interrogatoire de 1638 d’alléguer souvent ce passage : Tempus ædificandi, tempus destruendi (question no 199). En 1643, lorsque, selon l’expression de Sainte-Beuve, il déchaîne le génie polémique d’Arnauld, il lui écrit : Tempus tacendi et tempus loquendi (Port-Royal, 5e éd., t. II, p. 21).t. II, p. 21).

↑ [Jésus-Christ.]

↑ [Qui ayant.]

↑ La fin du mot est d’une lecture douteuse ; notre leçon est celle de M. Molinier ; Faugère avait lu doublement, M. Michaut lit doublant.

↑ et un jusqu’à Jésus-Christ en surcharge.

↑ Il faut entendre, comme le remarque Havet, mort au monde, vivant de la vie éternelle, et d’autre part vivant du monde, mort à la vie éternelle.

↑ et de foi et de morale en surcharge.

↑ [Desquelles on ne peut en nier une sans faire une hérésie contraire, et la plupart des hérésies ne sont [la source de toutes les hérésies est [et toutes les hérésies ne viennent que de l’ignorance et de l’exclusion de quelqu’une de ces vérités. Et l’attachement à la vérité opposée. Exemples. Il est vrai [La source de toutes les hérésies est de ne pas concevoir l’accord de deux vérités opposées et de croire qu’elles sont si incompatibles.]

↑ [Toutes.]

↑ [Qu’ils.] La fin du paragraphe, addition postérieure.

↑ [Les rend.]

↑ Ne pouvant… disent en surcharge. — Port-Royal remplace les Ariens par les Eutychiens, afin de leur opposer les Nestoriens : « Les Nestoriens voulaient qu’il y eût deux personnes en Jésus-Christ, parce qu’il y a deux natures ; et les Eutychiens au contraire, qu’il n’y eût qu’une nature, parce qu’il n’y a qu’une personne. Les catholiques sont orthodoxes, parce qu’ils joignent ensemble les deux vérités de deux natures et d’une seule personne. »

↑ [Ne] sont [pas hérétiques.]

↑ Pascal avait d’abord écrit : Exemple ; il a ajouté un 2 après avoir rédigé le paragraphe précédent dont il a fait son premier exemple.

↑ Nous lisons transsubstantiellement. La copie donne et comme substantée. Faugère lit consubstantiellement. Molinier et Michaut, et consubstantielle en. L’abbé Urbain propose transsubstanciée, qui est dans Richelet (Bulletin des humanistes français, no 15, séance du 12 mai 1897).

↑ [Et nous.]

↑ [Que Jésus-Christ y est aussi comme figure.]

↑ Cf. Bossuet, Exposition de la doctrine de l’Église catholique : « La vérité que contient l’Eucharistie dans ce qu’elle a d’intérieur n’empêche pas qu’elle ne soit un signe dans ce qu’elle a d’extérieur et de sensible. »

↑ [De Luther.]

↑ « Les hérétiques, voyant les apparences parfaites du pain dans l’Eucharistie, ne pensent pas y chercher une autre substance. » (Lettre à Mlle de Roannez, IV, olim 2.)IV, olim 2.)

↑ Pascal, pensant aux hérétiques, écrit croient, et continue d’ailleurs par le pluriel.

↑ Page 276 du manuscrit.

↑ Cf. P. R., ult., XXVIII, 3 ; Bos., II, xvii, 13 ; Faug., I, 324 ; Hav., XXIV, 12 ; Mol., II, 93 ; Mich., 913.

↑ Tous est rayé sur la copie et remplacé par : Il y en a plusieurs qui ; ce qui est également le début imprimé par Port-Royal.

↑ Voici l’application que Pascal fait de cette règle : « Apprenons par cette doctrine si pure, à défendre tout ensemble la puissance de la nature contre les luthériens, et l’impuissance de la nature contre les pélagiens ; la force de la grâce contre les luthériens, et la nécessité de la grâce contre les pélagiens ; sans ruiner le libre arbitre par la grâce, comme les luthériens ; et sans ruiner la grâce par le libre arbitre, comme les pélagiens ; et ne pensons pas qu’il suffise de fuir une de ces erreurs pour être dans la vérité. » (Dissertation sur les commandements de Dieu, conclusion).

↑ Cf. B., 391 ; C., 357 ; Faug., I, 286 ; Hav., Prov., 294 ; Mol., II, 101 ; Mich., 437.

↑ D’une main étrangère. — Non intratur in veritatem nisi per charitatem. Texte de saint Augustin (contra Faustum, in. 18) cité par Jansénius, et commenté par Pascal dans ses réflexions sur l’Art de Persuader.

↑ Cf. B., 407 ; C., 382 ; Faug., I, 287 ; Hav., XXIV, 12 bis ; Mol., II, 100 ; Mich., 475.

↑ Cf. B., 394 ; C., 365 ; Faug., I, 186 ; Hav., XXV, 64 ; Mol., II, 125 ; Mich., 487.

↑ Cf. B., 147 ; C., 178 ; Faug., I, 321 ; Hav., Prov., 301 ; Mol., II, 93 ; Mich., 459.

↑ Cf. B., 351 ; C., 306 ; P. R., XXVIII, 37 ; Bos., II, xvii, 35 ; Faug., I, 328 ; Hav., XXIV, 25 ; Mol., II, 93 ; Mich., 26.

↑ [Est que.]

↑ [Est que à présent que le temps.]

↑ [Que nous.]

↑ Le passage a été remanié par Pascal qui avait d’abord écrit : Saint Athanase comme couronné de gloire ; il a ajouté Sainte Thérèse et les autres, puis quelques mots que nous avons remplacés par des points, parce que nous ne sommes pas parvenus à une lecture satisfaisante. Nous lisons seulement les trois derniers mots (sur quatre) : … sages comme nous. La Copie donne rien moins que comme des dieux. Molinier : agissant avec nous comme des dieux.

↑ [Dit saint Pierre.]

↑ Citation qui est en réalité de saint Jacques. Elias homo erat similis nobis passibilis (V, 17).

↑ « C’est ainsi que saint Athanase, saint Hilaire et d’autres saints évêques de leur temps ont été traités de rebelles, de factieux, d’opiniâtres, et d’ennemis de la paix et de l’union ; qu’ils ont été déposés, proscrits et abandonnés de presque tous les fidèles, qui prenaient pour un violement de la paix le zèle qu’ils avaient pour la vérité… C’est ainsi que les saints patriarches et les prophètes ont été accusés, comme fut Élie, de troubler le repos d’Israël. » (Second factum pour les curés de Paris).

↑ En marge. — Cf. fr. 337 : on y retrouve cinq degrés, le peuple et les demi-habiles, réunis ici dans la troisième condition : « Ni science ni zèle. » Puis les habiles : « Science sans zèle. » Au-dessus « les dévots qui ont plus de zèle que de science ». Enfin les chrétiens parfaits.

↑ Cf. B., 325 ; C., 275 ; Faug., I, 286 ; Hav., Prov., 294 ; Mol., II, 125 ; Mich., 280.

↑ Et qu’il fût en surcharge.

↑ Cf. B., 380 ; C., 339 ; Faug., I, 324 ; Mol., II, 122 ; Mich., 762.

↑ Cf. B., 253 ; C., 309 ; Bos., suppl., 233 ; Faug., I, 317 ; Hav., XXIV, 84 ; Mol., II, 113 ; Mich., 526.

↑ Référence à la lettre 63 : « Nam si sacerdotes Dei et Christi sumus, non invenio quem sequi magis quam Deum et Christum debeamus. » Cf. ibid. : « Nam si Jesus Christus Dominus et Deus noster ipse est summus sacerdos Dei Patris, et sacrificium Patri se ipsum primus obtulit, et hoc fieri in sui commemorationem præcepit, utique ille sacerdos vice Christi fungitur qui id quod Christus fecit imitatur, etc. »

↑ [Sans unité.]

↑ Presque en surcharge.

↑ Cf. B., 338 ; C., 290 ; Bos., suppl., 16 ; Faug., I, 317 ; Hav., XXIV, 57 ; Mol., II, 113 ; Mich., 314.

↑ Leur en surcharge.

↑ [Dans.]

↑ Renvoi à saint Luc, XXII, 25 et 26 : Reges gentium dominantur eorum ; et qui potestatem habent super eos, benefici vocantur. Vos autem non sic : sed qui major est in vobis, fiat sicut minor : et qui præcessor est sicut ministrator.

↑ Cf. B., 371 ; C., 329 ; Faug., I, 318 ; Hav., Prov., 300 ; Mol., II, 114 ; Mich., 703.

↑ Cf. le Mémoire de M. Le Maître pour les solitaires de Port-Royal (1654) : « On n’y fait ni profession ni vœux… ce n’est qu’un lieu de retraite toute volontaire et toute libre, où personne ne vient que l’esprit de Dieu ne l’y amène, et où personne ne demeure que parce que l’esprit de Dieu l’y retient. »

↑ Cf. B., 328 ; C., 290 ; Bos., suppl., 15 ; Faug., I, 317 ; Hav., XXIV, 76 ; Mol., II, 113 ; Mich., 312.

↑ Il est difficile d’interpréter l’ordre de ces mots d’une façon satisfaisante : je serais tenté de penser que dans l’esprit de Pascal règles importantes se rapportent aux mots qui suivent : actions de l’Église et des Pères, canons. Quant au fond, Havet a montré qu’il s’agit du concile qui se tint de 1438 à 1442 à Ferrare et à Florence, sous l’influence de Bessarion, et il a cité cette phrase de Bossuet (Remarques sur l’Histoire des conciles d’Ephèse et de Chalcédoine de M. Dupin, chap. 1er, cinquième remarque) : « C’est entrer dans l’esprit des Grecs schismatiques, qui, dans le concile de Florence, voulaient prendre pour honnêteté et pour compliment tout ce que les Pères écrivaient aux papes pour se soumettre à leur autorité.

↑ [In.]

↑ Rapprochement de deux textes empruntés à saint Jean. Le premier est dans l’Évangile (X, 30) : Ego et Pater unum sumus. Le second est tiré de la première lettre (V. 7) : quoniam tres sunt qui testimonium dant in cœlo. Pater Verbum et Spiritus Sanctus : et hi tres unum sunt.

↑ Il est remarquable que Pascal oppose à l’expression catholique huguenots l’expression protestante papistes. Littré cite à ce sujet un passage de Pasquier (Lettres, t. I., p. 183) : « Se sont insinués entre nous deux misérables mots de factions de huguenot et de papiste. »

↑ Cf. B., 457 ; C., 257 ; Faug., I, 283 ; Mol., II, 95 ; Mich., 794.

↑ Cf. B., 383 ; C., 343 ; Bos., suppl., 224 ; Faug., I, 318 ; Hav., XXIV, 85 ; Mol., II, 114 ; Mich., 730.

↑ Étrange en surcharge.

↑ Fragment écrit en vue de la thèse qui est soutenue par Pascal dans la Lettre d’un avocat au Parlement sur l’Inquisition : « Il est donc sans doute que, si nous tenons le pape pour infaillible, il faut que nous nous déclarions pour ses esclaves, ou que nous passions pour hérétiques, puisque nous résisterions à une autorité infaillible. Aussi jamais l’Église n’a reconnu cette infaillibilité dans le pape, mais seulement dans le concile universel, auquel on a toujours appelé des jugement injustes des papes. »

↑ Allusion au deus absconditus d’Isaïe, cf. fr. 242.

↑ Cf. B., 380 ; C., 339 ; Faug., I, 318 ; Mol., II, 114 ; Mich., 709.

↑ Conformément au principe posé dans le texte de saint Luc cité au fr. 872.

↑ Cf. B., 32 ; C., 48 ; Bos., I, ix, 8 ; Faug., II, 133 ; Hav., VI, 7 bis ; Mol., I, 101 ; Mich., 385.

↑ Cité par Charron, De la Sagesse, l. I, chap. xxvii, art. 8, d’après Térence, Heautont., IV, 5, 47 et Cic., De Offic., i, 10.

↑ Le début du fragment d’une main étrangère. Cf. fr. 301 : « Pourquoi suit-on la pluralité ? est-ce à cause qu’ils ont plus de raison ? non, mais plus de force. »

↑ [Et qu’on dispose.]

↑ Cf. fr. 298.

↑ Cf. XIVe Prov. : « C’est ce que saint Paul nous apprend lorsque, parlant du droit que les souverains ont de faire mourir les hommes, il le fait descendre du ciel, en disant « que ce n’est pas en vain qu’ils portent l’épée, parce qu’ils sont ministres de Dieu pour exécuter ses vengeances contre les coupables. » (Rom., XIII, 14.)

↑ « Vous croyez avoir la force et l’impunité, mais je crois avoir la vérité et l’innocence. C’est une étrange et longue guerre que celle où la violence essaye d’opprimer la vérité… Mais la violence et la vérité ne peuvent rien l’une sur l’autre. Qu’on ne prétende pas de là néanmoins que les choses soient égales : car il y a cette extrême différence, que la violence n’a qu’un cours borné par l’ordre de Dieu, qui en conduit les effets à la gloire de la vérité qu’elle attaque ; au lieu que la vérité subsiste éternellement, et triomphe enfin de ses ennemis, parce qu’elle est éternelle et puissante comme Dieu même. » Ce rapprochement éclaire la pensée de Pascal : il y a un droit relatif et un droit absolu. Le premier est fondé sur la force et il vaut pour les choses humaines, il est à la base de l’ordre social et il commande le respect aux hommes ; le second est fondé sur la vérité, il vaut pour les choses religieuses, et Dieu le fait régner sans violence par l’autorité de l’Église. L’indépendance des Jansénistes en matière de foi n’impliquerait donc pas l’indépendance en matière politique, malgré les insinuations des Jésuites qui essayaient de rendre leurs adversaires suspects à Louis XIV. Qu’on se rappelle l’insistance avec laquelle Mme Périer souligne le loyalisme de Pascal au moment de la Fronde.

↑ Cf. B., 20 ; C., 39 ; Faug., II, 132 ; Hav., XXV, 85 ; Mol., I, 97 ; Mich., 202.

↑ « À le prendre exactement, un roy n’a rien proprement sien, il se doibt soy mesme à aultruy ; la juridiction ne se donne point en faveur du iuridiciant, c’est en faveur du iuridicié ; on fait un supérieur, non pour son proufit, mais pour le proufit de l’inferieur. » (Montaigne, III, 6).III, 6).

↑ Objection que Pascal prête à ses adversaires, aux défenseurs de l’autorité papale, et qui est un principe de sa propre philosophie pratique : « Injustice. Il est dangereux de dire au peuple que les lois ne sont pas justes, car il n’y obéit qu’à cause qu’il les croit justes. » (Fr. 326.) Les deux fragments, qui portent le même titre et qui sont tous deux dictés, paraissent bien contemporains. — Mais en matière religieuse il ne faut pas conserver de pensée de derrière, il faut dire la vérité dans l’intérêt spirituel du souverain spirituel.

↑ Paroles de Jésus à Pierre dans l’Évangile selon saint Jean (XXI, 18). Le troupeau confié à saint Pierre est le troupeau de Jésus, et c’est pourquoi les papes ne peuvent disposer de leur empire à la différence des rois (fr. 877).

↑ Cf. B., 325 ; C., 275 ; Bos., suppl., 14 ; Faug., I, 318 ; Hav., XXIV, 75 ; Mol., II, 114 ; Mich., 279.

↑ En la foi, addition.

↑ Cf. B., 459 ; C., 257 ; Faug., I, 325 ; Mol., II, 183 ; Mich., 800.

↑ Cf. Faug., I, 269 ; Hav., Prov., 287 ; Mol., II, 114 ; Mich., 242.

↑ Cf. XVIIIe Prov. : « Voilà, mon Père, les vrais sentiments qu’il faut inspirer aux Papes, puisque tous les théologiens demeurent d’accord qu’ils peuvent être surpris, et que cette qualité suprême est si éloignée de les en garantir, qu’elle les y expose au contraire davantage, à cause du grand nombre de soins qui les partagent. »

↑ Cf. B., 457 ; C., 255 ; Faug., I, 282 ; Hav., XXIV, 83 bis ; Mol., II, 95 ; Mich., 786.

↑ Cf. Section XIII, fr. 851 : « Ces malheureux qui nous ont obligé de parler des miracles » ; voir aussi fr. 849, et l’allusion menaçante de la XIIe Provinciale au « fond » de la morale.

↑ Cf. B., 457 ; C., 256 ; Bos., suppl., 22 ; Faug., I, 282 ; Hav., XXIV, 83 ; Mol., II, 95 ; Mich., 788.

↑ Justifiés en surcharge.

↑ [Des.]

↑ [Véritable.]

↑ [Rédemption.]

↑ Ces mots ajoutés en surcharge.

↑ [Pouvoir.]

↑ Cf. B., 383 ; C., 343 ; Faug., I, 273 ; Mol., II, 95 ; Mich., 736.

↑ Cf. B., 167 ; C., 200 ; P. R., X, 6 ; Bos., II, viii, 4 ; Faug., II, 278 ; Mol., I, 273 ; Mich., 524.

↑ Et facit… sacerdotes de extremis populi, qui non erant de filiis Levi (III, Reg., XII, 31). Cette phrase répond à la préoccupation dominante de Saint-Cyran. Voir la lettre de la Vocation que Pascal et sa sœur ont lue dès sa publication (Lettre du 1er avril 1648), en particulier le ch. xvi : Trois choses qui font juger à l’auteur combien la vraie vocation à la prêtrise est rare en ce temps.

↑ Tellement en surcharge.

↑ [Celle d’autrefois.]

↑ [Et même.]

↑ Cf. B., 337 ; C., 289 ; P. R., ult., XXVIII, 75 ; Bos., II, xvii, 59 ; Faug., II, 374 ; Hav., XXIV, 49 ; Mol., II, 115 ; Mich., 327.

↑ Titre expliqué dans la seconde note de Nicole à la quatrième Provinciale : « Première plainte des Jésuites : que Montalte leur fait les mêmes reproches que les hérétiques font à l’Église… qu’il n’y a que les hérétiques qui aient accoutumé de reprendre et de blâmer la doctrine des Casuistes. »

↑ Cf. fr. 852.

↑ Cf. B., 466 ; C., 265 ; Bos., II, xvi, 10 ; Faug., I, 272 ; Hav., XXIII, 44 ; Mol., II, 125 ; Mich., 782.

↑ Fragment d’abord écrit au crayon.

↑ Cf. Faug., I, 327 ; Hav., Prov., 302 ; Mol., II, 98 ; Mich., 626.

↑ Ce fragment et le suivant étaient destinés à un Projet de mandement contre l’Apologie des Casuistes qui a été trouvé dans les papiers de Pascal.

↑ Et même les surcharge.

↑ La fin de la phrase en surcharge. — « Les princes sont dans la corruption, les prêtres les y accompagnent ; les prophètes les y confirment. » (Projet de mandement.)

↑ Voir la note du fragment suivant.

↑ Passés en surcharge.

↑ Cf. Faug., II, 326 ; Hav., Prov., 301 ; Mol., II, 97 ; Mich., 654.

↑ Pascal avait d’abord commencé par : Il est vrai.

↑ [Casuistes.]

↑ [Qui tiennent maintenant le même rang que les prophètes [ont été figurés par les faux prophètes de la vraie religion [même parmi les… [ont autorisé ces injustices.]

↑ [Du corps, de notre.]

↑ [Et qui sont figurés par les faux prophètes des Juifs. Mais si les juifs.] — Cf. Cinquième factum pour les curés de Paris : « Peut-on dire : après cela que l’Église consent à ces erreurs, et ne faut-il pas avoir toute la malice des Hérétiques pour l’avancer, sous le seul prétexte qu’un corps qui n’est point de la Hiérarchie demeure opiniâtrement dans quelques sentiments particuliers condamnés par ceux qui ont autorité, dans le Corps de la Hiérarchie ? »

↑ Injustices [mais toute la suite [les prêtres [ses véritables.]

↑ [Naturels.]

↑ [Dont la suite est continuelle et sans interruption depuis J.-C, a été figurée par la suite aussi continuelle des grands prêtres qui ont prédit le Messie et.]

↑ [Aujourd’hui.]

↑ [L’ont voulu rendre corrompue.]

↑ [Peuples.]

↑ De ces casuistes en surcharge.

↑ [Ses prélats.]

↑ « Nous déclarons donc hautement que ceux qui seraient dans ces erreurs seraient absolument inexcusables de recevoir la fausseté de ces mains étrangères, qui la leur offrent au préjudice de la vérité qui leur est présentée par les mains paternelles de leurs propres pasteurs. » (Projet de mandement contre l’Apologie des Casuistes.)

↑ À la page 412 du manuscrit. — [Tout le corps de la hiérarchie en étant exempt [le rejetant, tant s’en faut que tout ce qui se passe aujourd’hui témoigne que l’Église en est [il y a bien plus de sujet de conclure qu’elle n’en est pas infectée par la résistance que toute la hiérarchie y oppose que de conclure.]

↑ Dans surcharge.

↑ [Qu’elle soit dans la corruption.]

↑ [Ces personnes extraordinaires [dont la] vocation [est] extraordinaire.

↑ [Aussi [que si.]

↑ [Qu’on la sollicite [et qu’elle refuse avec tant de vigueur et de constance [que par la résistance universelle qu’elle fait de consentir aux iniquités qu’on la sollicite si fort.] — Le Projet de mandement donne la rédaction définitive de ce paragraphe : « Si on a sujet de gémir de voir quelques religieux relâchés et quelques casuistes corrompus qui introduisent ces relâchements, on a sujet de bénir Dieu de ce que les pasteurs ordinaires de l’Église leur résistent ; et qu’ainsi le corps de la hiérarchie, en quoi consiste proprement l’Église, demeure exempt de ce relâchement, n’y ayant que quelques-unes de ces personnes égarées qui sont hors de la hiérarchie et qui tiennent entre nous le rang que les faux prophètes tenaient entre les juifs, qui trempent dans ces impiétés ; en quoi il n’arrive rien que de conforme à ce que saint Pierre a prédit (II Pet., ii, 1) en cette sorte : « De la même manière qu’il y a eu de faux prophètes entre les juifs, aussi il s’en élèvera entre nous. »

↑ [Quittent l’ordre ordinaire [commun et ayant [ont pris.]

↑ [Hommes.]

↑ [Hommes.] Jusqu’à Juifs, la suite de la phrase en surcharge.

↑ Particulier et en surcharge.

↑ [Tirer une conséquence pour surprendre ou affaiblir les fidèles qui prennent soin de s’instruire de la conduite de Dieu sur son Église puisque.]

↑ [Si conformes à l’ordre de la conduite divine et si.]

↑ [Dieu susciterait de ces sortes.]

↑ [Non pas de l’oubli de Dieu, mais plutôt.]

↑ [De son oubli sur son Église qui prédit [fait arriver, augmenter ces désordres] à laquelle il a depuis longtemps… que des tentations arriveraient [s’élèveraient pour éprouver ceux qui sont à lui [sont véritablement fidèles.]

↑ Tout le Mandement doit répondre aux « impies » qui prétendent « que Dieu ne règle pas la conduite de l’Église, puisque, après l’avoir assurée d’une possession éternelle de la vérité, on la voit abandonnée à des erreurs et à des égarements si effroyables. »

↑ Cf. B., 458 ; C., 257 ; Faug., I, 283 ; Mol., II, 95 ; Mich., 795.

↑ Cf. Faug., I, 277 ; Hav., Prov., 291 ; Mol., II, 103 ; Mich., 970.

↑ Cf. Cinquième factum pour les curés de Paris : « Nous demanderons aux calvinistes qui leur a appris à tirer cette bizarre conséquence : les jésuites sont dans cette opinion ; donc l’Église y est aussi ; comme si sa règle était de ne suivre que les maximes des Jésuites ! »

↑ Ibid. : « On ne saurait nier qu’il y ait un bien chez les Jésuites, puisqu’ils ont gardé l’unité. »

↑ Cf. Faug., I, 277 ; Hav., Prov., 291 ; Mol., II, 105 ; Mich., 972.

↑ Il convient de rapprocher ce passage des expressions que Pascal emprunte aux Déclarations des Jésuites : « Soumettre à la Société, et ainsi garder l’uniformité ; or aujourd’hui cette uniformité est en la diversité, car la Société le veut. » (voir le fr. 956.) Le fragment doit être ainsi interprété comme une objection des Jésuites à Pascal lui-même : Vous nous accusez de différer les uns des autres, d’avoir des docteurs sévères et des docteurs complaisants ; mais nous ne condamnons personne et nous sommes par conséquent irréprochables. Si nous avions pour tous la même règle, nous ne rendrions pas au monde les services que sa corruption attend de nous et qui nous valent sa faveur ; si nous ne conservions pas une certaine unité dans cette diversité, notre ordre se dissoudrait de lui-même. L’uniformité pure nous enlèverait tout crédit au dehors ; la diversité pure nous détruirait au dedans. Notre intérêt est de concilier uniformité et diversité.

↑ Cf. B., 449 ; C., 247 ; Faug., II, 223 ; Hav., XXV, 148 ; Mol., II, 112 ; Mich., 805.

↑ Expression qui est peut-être un souvenir de Montaigne : « En mon païs, et de mon temps, la doctrine amende assez les bourses, nullement les ames. » (III, 8.)(III, 8.)

↑ En d’autres termes l’enseignement de la vérité est direct, car il suffit à l’esprit d’être éclairé ; mais l’enseignement de la vérité n’est rien, s’il s’arrête à l’intelligence : vous montrez au voleur qu’il est injuste, et vous ne l’empêchez pas de voler. Cf. XIIe Prov. : « Les péchés n’obligent qu’à se confesser, selon vos maximes ; la simonie oblige à restituer ; et il y a des personnes à qui cela paraîtrait assez différent. Car vous avez bien trouvé des expédients pour rendre la confession douce ; mais vous n’en avez point trouvé pour rendre la restitution agréable. »

↑ Cf. B., 372 ; C., 329 ; Faug., I, 270 ; Hav., Prov., 112 ; Mol., II, 95 et Prov., 112 ; Mich., 702.

↑ « Ce qu’il y a de plus pernicieux dans ces nouvelles morales, est qu’elles ne vont pas seulement à corrompre les mœurs, mais à corrompre la règle des mœurs ; ce qui est d’une importance tout autrement considérable. Car c’est un mal bien moins dangereux et bien moins général d’introduire des dérèglements, en laissant subsister les lois qui les défendent, que de pervertir les lois et de justifier les dérèglements. » Premier factum pour les curés de Paris.

↑ Cf. B., 421 ; C., 396 ; P. R., XXVIII, 60 ; Bos., II, xvii, 53 ; Faug., I, 210 ; Hav., XXIV, 43 ; Mol., II, 99 ; Mich., 135.

↑ [N’agit.]

↑ Pascal applique ce principe dans la Quinzième Provinciale : « Qu’on ne s’étonne donc plus de voir les jésuites calomniateurs : ils le sont en sûreté de conscience, et rien ne les en peut empêcher. »

↑ Cf. C., 342 ; Faug., I, 321 ; Mol., II, 123 ; Mich., 696.

↑ Cf. Faug., I, 274 ; Hav., Prov., 290 ; Mol., II, 121 ; Mich., 262.

↑ Joan., XV, 15 : Jam non dicam vos servos, quia servus nescit quid faciat dominus ejus.

↑ Cf. fr. 531 et les notes.

↑ Cf. B., 380 ; C., 339 ; Faug., I, 266 ; Hav., Prov., 10 ; Mol., II, 96 ; Mich., 763.

↑ Cf. C., 377 ; Faug., II, 205 ; Hav., XXV, 143 ; Mol., I, 257 ; Mich., 957.

↑ Math., XII, 30 : Qui non est mecum, contra me est.

↑ Marc, IX, 39 : Qui enim non est adversum vos, pro vobis est.

↑ Cf. B., 125 ; C., 152 ; Mich., 38.

↑ Cf. le de Doctrina christiana de saint Augustin : Asserendo temere quod ille non sensit quem legit… fit… nescio quomodo, ut amando sententiam suam, Scripturæ incipiat offensior esse quam sibi.

↑ Cf. B., 418 ; C., 400 ; Faug., II, 403 ; Mich., 448.

↑ Texte précédé de deux mots dont nous ne pouvons donner une leçon satisfaisante. La première Copie fournit cette lecture : Semble définition, et la deuxième Simple définition.

↑ [Sed.] — Exemples d’interprétations littérales de l’Écriture qui vont contre le sens de l’Écriture ; saint Jacques écrit (IV, 6 ; cf. I Epist. Petr., V, 5 et Montaigne, Apologie)Apologie) que Dieu résiste aux superbes, mais qu’il donne la grâce aux humbles ; d’où l’on conclut qu’il ne leur donne pas l’humilité, alors que l’humilité même qui mérite la grâce en est pour Pascal le premier effet.

↑ L’Évangile de saint Jean porte (I, 11) que le Verbe n’a pas été reçu par les siens ; on demandera si tous ceux qui ne l’ont pas reçu {et auxquels suivant l’Évangile le Verbe apporte le pouvoir de devenir fils de Dieu) ne sont pas les siens par le fait même qu’ils ne l’ont pas reçu.

↑ Cf. Faug., I, 312 ; Hav., Prov., 300 ; Mol., Prov., 109 ; Mich., 647.

↑ [Morale.] — « Ceux qui n’aiment pas la vérité prennent le prétexte de la contestation » (fr. 261).

↑ [Rien] rendu [incertain.]

↑ [Mais.] — « Contradiction, (c’est-à-dire le fait d’être contredit), est une mauvaise marque de vérité » (fr. 384).

↑ Cf. Faug., I, 312 ; Mol., Prov., 109 ; Mich., 243.

↑ Cf. B., 390 ; C., 357 ; P. R., XXVIII, 26 ; Bos., II, xvi, 10 ; Faug., I, 173 ; Hav., XXIV, 10 ; Mol., II, 143 ; Mich., 435.

↑ Une première rédaction que Pascal a ensuite barrée donnait en latin les passages de l’Écriture (Jérém., VI, 16 et XVIII, 12) qui sont traduits dans le texte ci-contre [State super vias et interrogate de semitis antiquis, et ambulate in eis. Et dixerunt : Non ambulabimus, sed post cogitationem nostram ibimus. Ils ont dit aux peuples : Venez avec nous ; nous suivrons les opinions des nouveaux auteurs. La raison [naturelle [sera notre guide ; nous serons comme les autres peuples qui suivent chacun sa lumière naturelle. Les philosophes ont.]

↑ [Ont suivi le.]

↑ [La seule religion chrétienne a.]

↑ [Ses.]

↑ [Nous.]

↑ [Aussi les philosophes de toutes les sectes ont été [suivi librement leurs propres imaginations.]

↑ [Arrêtez-vous dans la foi.]

↑ [Écoutez.]

↑ [Ont.]

↑ Noluit autem populus audire vocem Samuelis, sed dixerunt : Nequaquam, rex enim erit super nos, et erimus nos quoque sicut omnes gentes I Reg., VIII, 19-20.

↑ Cf. B., 384 ; C., 344 ; Faug., I, 273 ; Mol., II, 124 ; Mich., 731.

↑ [Donc] vous ne voulez plus [qu’il y.]

↑ Même en surcharge.

↑ [Même.]

↑ Cf. B., 352 ; C., 307 ; Bos., II, xvii, 73 ; Faug., I, 325 ; Hav., XXIV, 62 ; Mol., II, 121 ; Mich., 258.

↑ Ne juge en surcharge.

↑ Dieu jusqu’à œuvres en surcharge. Formules de saint Thomas citées dans le Troisième Factum pour les Curés de Paris : « L’Église ne juge que selon ce qui paraît à l’extérieur… mais devant Dieu qui voit le cœur… »

↑ [L’Église une pure au dehors.]

↑ [La fausse sainteté des païens. Et l’Église demande des] mœurs extérieures [si pures.]

↑ [Sans en être déshonorée mais.]

↑ [Comme des.]

↑ Qui paraît sainte, en surcharge.

↑ [Quoique Dieu.]

↑ La page du manuscrit est coupée après ces mots ; la suite est donnée par les Copies, auxquelles manque d’ailleurs le début du fragment.

↑ « Le confesseur est obligé de croire son pénitent sur parole », d’après Filiutius (Xe Provinciale).

↑ Cf. C., 335 ; P. R., XXVIII, 41 ; Bos., II, xvii, 37 ; Faug., I, 271 ; Hav., XXIV, 27 ; Mol., II, 54 ; Mich., 951.

↑ Cf. fr. 145 ; « dont bien nous prend, selon le monde, non selon Dieu. »

↑ Cf. C., 307 ; Faug., I, 277 ; Hav., Prov., 291 ; Mol., II, 120 ; Mich., 947.

↑ Première lecture du copiste eût.

↑ Sa rayé sur la copie et remplacé par notre.

↑ « C’est par cet horrible renversement qu’on a vu ceux qui se donnent la qualité de docteurs et de théologiens, substituer à la véritable morale, qui ne doit avoir pour principe que l’autorité divine, et pour fin que la charité, une morale tout humaine, qui n’a pour principe que la raison, et pour fin que la concupiscence et les passions de la nature » (Premier factum pour les curés de Paris).

↑ Cf. C., 307 ; P. R., XXVIII, 23 ; Bos., II, xvii, 23 ; Faug., I, 275 ; Hav., XXIV, 21 ; Mol., II, 116 ; Mich., 945.

↑ « Est-ce que le père Bauny et Basile Ponce ne peuvent pas rendre leur opinion probable ? — Je ne me contente pas du probable, lui dis-je ; je cherche le sûr. » (Ve Prov.) Cf. dans le Projet de mandement contre l’Apologie des Casuistes le passage où Pascal déclare que « cette abominable doctrine de la probabilité, qui est le fondement de toutes les erreurs, est la plus grande de leurs erreurs ; que rien ne saurait les sauver que la vérité (Joan., VIII, 32) » (à la suite du passage cité dans la première note du fragment suivant).

↑ Cf. Faug., I, 277 ; Hav., Prov., 291 ; Mol., I, 20 ; Mich., 971.

↑ « Toute la société des casuistes ne saurait assurer la conscience contre la vérité éternelle » (Projet de mandement contre l’Apologie des Casuistes).

↑ « Ils seraient donc doublement coupables dans ces impiétés, et d’avoir reçu des opinions qu’ils ne devaient jamais admettre, et pour les avoir reçues de ceux qu’ils ne devaient jamais écouter » (Ibid.).

↑ Cf. B., 366 ; C., 322 ; Faug., I, 266 ; Hav., Prov., 287 ; Mol., II, 120 ; Mich., 749.

↑ En marge sur le manuscrit, et, semble-t-il, de l’écriture de Pascal lui-même, ces mots : apportez faire un tour, apportez de la chandelle, apportez de la chandelle, apportez faire un tour.

↑ Cf. fr. 922, et la Quatorzième Provinciale.

↑ Cf. B., 369 ; C., 326 ; Faug., I, 212 ; Mol., II, 121 ; Mich., 678.

↑ Texte de saint Paul (Rom., XII, 20) : Noli vinci a malo, sed vince in bono malum, — commenté par saint Augustin dans son Exposition de quelques propositions, tirées de l’Épître aux Romains (§ 71) : « Quapropter intelligendum est ad hoc dictum esse ut eum qui nos læserit provocemus ad pœnitentiam facti cum ei nos benefacimus. »

↑ Cf. B., 382 ; C., 342 ; Faug., I, 269 ; Hav., XXV, 77 ; Mol., II, 118 ; Mich., 726.

↑ C’est-à-dire que la morale traite de cas particuliers, comme la science du langage étudie des phrases particulières, mais d’après des règles universelles.

↑ Cf. B., 368 ; C., 325 ; Faug., I, 270 ; Hav., Prov., 288 ; Mol., II, 117 ; Mich., 682.

↑ La Treizième Provinciale montre l’application de ce principe : « Lessius parlera en païen de l’homicide, et peut-être en chrétien de l’aumône ; Yasquez parlera en païen de l’aumône, et en chrétien de l’homicide. Mais par le moyen de la probabilité que Vasquez et Lessius tiennent, et qui rend toutes vos opinions communes, ils se prêteront leurs sentiments les uns aux autres, et seront obligés d’absoudre ceux qui auront agi selon les opinions que chacun d’eux condamne. »

↑ Cf. B., 179 ; C., 212 ; Faug., I, 273 ; Hav., Prov., 289 ; Mol., II, 121 ; Mich., 547.

↑ [Le scrupule.]

↑ [Font agir.]

↑ « Comme la nature de l’homme tend toujours au mal dès sa naissance, et qu’elle n’est ordinairement retenue que par la crainte de la loi, aussitôt que cette barrière est ôtée, la concupiscence se répand sans obstacle ; de sorte qu’il n’y a point de différence entre rendre les vices permis, et rendre tous les hommes vicieux. » (Premier factum pour les curés de Paris).

↑ Cf. B., 356 ; C., 334 ; Bos., II, xvii, 76 ; Faug., I, 271 ; Hav., XXIV, 65 ; Mol., II, 116 ; Mich., 707.

↑ [Et] qu’une. — M. Lanson rapproche ce fragment d’un passage du Quatrième factum pour les curés de Paris (tout en reconnaissant que la coïncidence pourrait être fortuite, ce quatrième factum n’étant pas selon toute vraisemblance de la main de Pascal) : « Aveugles, qui ne reconnaissent pas qu’ils n’ont été abandonnés, comme ils sont encore tous les jours, de ceux mêmes qui font profession d’être leurs amis, que parce que les principes les plus communs et les premières notions du christianisme font détester ces opinions sitôt qu’elles sont connues, et qu’il n’y a qu’un petit nombre de personnes dont le jugement s’est corrompu par la lecture de ces méchants livres, qui soient capables de les souffrir ! »

↑ Escobartines : Pascal prévoit que le nom d’Escobar, déjà connu, mais qu’il a rendu célèbre, est destiné à rester dans la langue. — Quoique ce fragment soit demeuré inédit jusqu’en 1779, Saint-Simon emploiera Escobarder, et d’Alembert définit l’adroit mensonge comme Escobarderie (cf. l’article de Littré).

↑ Cf. B., 471 ; C., 271 ; Bos., I, x, 40 ; Faug., I, 272 ; Hav., VII, 39 et Prov., 289 ; Mol., II, 119 ; Mich., 593.

↑ [Défaut.]

↑ Cf. B., 382 ; C., 342 ; Bos., suppl., 12 ; Faug., I, 269 et I, 272 ; Hav., XXIV, 173 et Prov., 288 ; Mol., II, 118 ; Mich., 727.

↑ Cf. Faug., I, 271 ; Hav., XXIV, 72 ; Mol., II, 118 ; Mich., 988.

↑ « Il n’y a presque plus rien que les Jésuites ne permettent aux Chrétiens en réduisant toutes choses en probabilités, et enseignant qu’on peut quitter la plus probable opinion, que l’on croit vraie, pour suivre la moins probable ; et soutenant ensuite qu’une opinion est probable, aussitôt que deux Docteurs l’enseignent, voire même un seul. » (Théologie morale des Jésuites, 1654, I, 1.)

↑ Cf. Faug., I, 284 ; Hav., Prov., 292 ; Mol., II, 104 ; Mich., 961.

↑ Le Deuxième factum pour les curés de Paris définit la Société de Jésus « la plus puissante compagnie et la plus nombreuse de l’Église qui gouverne les consciences presque de tous les grands ».

↑ II Tim., IV, 3 : Erit enim tempus, cum sanam doctrinam non sustinebunt, sed ad sua desideria coacervabunt sibi maqistros, prurientes auribus.

↑ Cf. Bos., II, xvii, 77 ; Faug., I, 266 et I, 370 ; Hav., Prov., 287 ; et XXIV, 66 bis ; et Prov., 288 ; Mol., II, 106 ; et II, 116 ; Mich., 264.

↑ [impies].

↑ [ce que l’on].

↑ Le sentiment qu’exprime Pascal dans ce fragment est celui qui perçait déjà dans les Provinciales, et particulièrement à la fin de la dix-huitième et dernière lettre. « J’ai de la peine à comprendre comment ceux à qui vous donnez tant de sujet de parler peuvent demeurer dans le silence. »

↑ Il est vrai… mais ; en surcharge.

↑ Sainte-Beuve (Port-Royal, 5e éd., t. III, p. 88t. III, p. 88, renvoie à l’Arrêt du Conseil qui livre au bourreau la traduction latine des Lettres Provinciales (23 septembre 1660) ; mais si l’on examine de près le fragment qui suit, il paraît se rapporter à une date moins lointaine, au moment précis où Pascal voulait continuer la polémique engagée par les Provinciales dont la dernière était du 24 mars 1657, et où ses amis de Port-Royal inclinaient au silence. Il s’agit de l’Arrêt du Conseil du 25 juin 1657 portant suppression de la lettre touchant l’Inquisition (Provinciales, Éd. Faugère, t. II, 347). Pascal était l’un des auteurs de cette lettre, qui contestait la validité en France de la « nouvelle bulle du pape Alexandre VII » et dénonçait « l’Inquisition » que l’on voulait « établir à cette occasion. » (Cf. fr. 950 et notes). Les allusions à Rome et à l’Inquisition qui sont dans la suite du fragment nous semblent exclure toute autre interprétation.

↑ Bulle d’Alexandre VII qui condamne nommément Jansénius, publiée à Paris le 3 mars 1657.

↑ [dit].

↑ [écrire].

↑ [et que les] deux parties.

↑ Cf. l’expression du VIe Factum pour les curés de Paris : « Quoi ! mes pères, toute l’Église est en rumeur dans la dispute présente. »

↑ Ces deux derniers paragraphes en marge. — Ps. LXXXI, 6, c’est-à-dire au sens où il est dit que les hommes sont des dieux. Avec de la mauvaise volonté, tout peut devenir hérétique, même cette proposition que Jésus est Dieu.

↑ Page 100 du manuscrit.

↑ En 1679, lorsque la persécution recommença contre Port-Royal des Champs, une religieuse mourut : « Le corps étant sur la fosse, dit Sainte-Beuve, la mère Angélique lui mit une pièce écrite, entre les mains jointes, sur la poitrine. » C’était une Requête au Grand Pasteur des brebis que Dieu a ressuscité d’entre les morts, et elle commençait par ces mots : « Nous en appelons à votre tribunal, Seigneur Jésus. » (Port-Royal, 5e édit., t. V, p. 177.)t. V, p. 177.)

↑ Respondens autem Petrus et Apostoli dixerunt : Obedire oportet Deo magis quam hominibus (Act. Apost., V, 29).

↑ Cf. xviie Provinciale : « Je ne vous crains ni pour moi, ni pour aucun autre, n’étant attaché ni à quelque communauté, ni à quelque particulier que ce soit. Tout le crédit que vous pouvez avoir est inutile à mon égard. Je n’espère rien du monde, je n’en appréhende rien, je n’en veux rien ; je n’ai besoin, par la grâce de Dieu, ni du bien, ni de l’autorité de personne. Ainsi, mon Père, j’échappe à toutes vos prises. Vous ne me sauriez prendre de quelque côté que vous le tentiez. Vous pouvez bien toucher le Port-Royal, mais non pas moi. »

↑ Cf. encore la fin de la Dernière Provinciale ; Pascal fait allusion au silence que ses amis s’imposent et qu’ils ont fini par lui imposer. « Ainsi leur patience m’étonne, et d’autant plus qu’elle ne peut m’être suspecte ni de timidité, ni d’impuissance, sachant bien qu’ils ne manquent ni de raisons pour leur justification, ni de zèle pour la vérité. Je les vois néanmoins si religieux à se taire que je crains qu’il n’y ait en cela de l’excès. » — Toutes les notes de ce fragment semblent une protestation contre cette attitude que la situation politique commandait à Port-Royal : « Il est vrai, écrit Besoigne, qu’il [Pascal] appréhendait que ce ne fût le désir de conserver la maison de P. R. qu’ils [Arnauld et Nicole] croyaient fort utile à l’Église, comme en effet elle l’était, qui les portât à ces condescendances, qu’il appelait quelquefois du nom de relâchement ou de quelque autre semblable aussi fort. » (Histoire de l’abbaye de Port-Royal, t. IV, p. 489.)

↑ Lecture douteuse, Faugère lit : personnelles, M. Molinier pareilles.

↑ Allusion au libellé de l’Arrêt du Conseil qui, sans invoquer de texte à l’appui, déclare la Lettre sur l’Inquisition « contraire à l’honneur et respect qui sont dus à la personne de Notre Saint Père le Pape. »

↑ [Certainement.]

↑ Sans danger de n’y pas arriver par là en surcharge.

↑ Cf. Faug., I, 305 ; Hav., Prov., 299 ; Mol., Prov., 114 ; Mich., 625.

↑ Notes utilisées dans les Dernières Provinciales, spécialement dans la Quinzième, mais qui doivent avoir été rédigées après la Onzième. Cf. le Post-Scriptum : « En achevant cette lettre, j’ai vu un écrit que vous avez publié où vous m’accusez d’imposture sur le sujet de six de vos maximes que j’ai rapportées, et d’intelligence avec les hérétiques : j’espère que vous y verrez une réponse exacte, et dans peu de temps, mes pères, ensuite de laquelle je crois que vous n’aurez pas envie de continuer cette sorte d’accusation. »

↑ Dans la Onzième Provinciale, Pascal avait écrit déjà ces lignes menaçantes : « Ne trouvez-vous pas, mes pères, que ce passage est bien juste à votre sujet : Les lettres que j’ai faites jusqu’ici ne sont qu’un jeu avant un véritable combat ? Je n’ai fait encore que me jouer, et vous montrer plutôt les blessures qu’on vous peut faire que je ne vous en ai fait. »

↑ En marge le fr. 362 : « Ex senatus consultis et plebiscitis… Demander des passages pareils. »

↑ « Les menaces que vous me faites en tant de façons ne m’empêcheront pas de me défendre. » (Douzième Provinciale)

↑ [Elidere.]

↑ [Et par des passages [et de plus [que vous le [voulez-vous des preuves [passages ?]

↑ Le [pratiquez.]

↑ Pascal avait écrit Minier.

↑ La Quinzième Provinciale mentionne le P. Brisacier, auteur du Jansénisme confondu dans l’advocat du Sr Calleghan (1651) et le P. Meynier, auteur de Port-Royal et Genève d’intelligence contre le très saint Sacrement de l’autel dans leurs livres, et particulièrement dans les équivoques de l’article XV de la seconde partie de la seconde lettre de M. Arnauld (1656).

↑ Voir à la fin du fragment, p. 350, note 3.

↑ Pascal montre dans la Quinzième Provinciale le P. Alby accusant M. Puys, curé de Saint-Nizier à Lyon, dont les Jésuites croyaient avoir à se plaindre, « de s’être rendu scandaleux par ses galanteries, et d’être suspect d’impiété, d’être hérétique, excommunié, et enfin digne du feu » puis lui écrivant : « Monsieur, la créance que j’ai eue que vous attaquiez la Compagnie, dont j’ai l’honneur d’être, m’a fait prendre la plume pour y répondre ; et j’ai cru que la manière dont j’ai usé m’était permise. Mais, connoissant mieux votre intention, je viens vous déclarer qu’il n’y a plus rien qui me puisse empêcher de vous tenir pour un homme d’esprit, très éclairé, de doctrine profonde et orthodoxe, de mœurs irrépréhensibles, et, en un mot, pour digne pasteur de votre Église. »

↑ En marge.

↑ Caramuell ; à la fin de la VIIe Provinciale Pascal cite son opinion, à propos de la question : Savoir si les Jésuites peuvent tuer les Jansénistes. Cf. le Sixième Factum : au premier rang des auteurs dont se réclament les Jésuites est cité Caramuel, leur grand flambeau.

↑ Pascal avait barré cette ligne, sans doute lorsqu’il l’avait utilisée en écrivant dans la Quinzième Provinciale sur la calomnie. « Quoique vous sachiez aussi bien que moi ce point de votre morale, je ne laisserai pas de vous le dire, mes pères, afin que personne n’en puisse douter, en voyant que je m’adresse à vous pour vous le soutenir à vous-mêmes. »

↑ [On a déjà des…]

↑ Page 398 du manuscrit. En tête quelques mots difficiles à lire : me causam fecerit (?)

↑ « Les Jésuites sont coupables de tous ces maux ; et il n’y a que deux moyens d’y remédier : la réforme de la Société, ou le décri de la société. Plût à Dieu qu’ils prissent la première voie ! Nous serions les premiers à rendre leur changement si connu, que tout le monde en serait édifié. » Cinquième Factum pour les curés de Paris.

↑ Voir la première réponse au secrétaire de Port-Royal : « On pouvait ne donner autre réponse à ces mauvaises lettres que ces trois mots : les Jansénistes sont hérétiques. » (Recueil de 1658, p. 9.)

↑ Vous ne craignez pas que surcharge.

↑ [Croyez-vous.]

↑ [Fasse.]

↑ Sag., XIX, 4 : Quos rogantes projecerant, hos tanquam fugitivos persequebantur. — Ducebat enim illos ad hunc finem digna necessitas.

↑ Dans le Premier Factum les curés de Paris se plaignent d’être seuls à défendre la vérité et menacés « d’être déchirés par trente mille bouches qui nous décrient ». Cf. Douzième Provinciale : « Il n’est pas vraisemblable qu’étant seul comme je suis, sans force et sans aucun appui contre un si grand corps, et n’étant soutenu que par la vérité et la sincérité, je me sois exposé à tout perdre, en m’exposant à être convaincu d’imposture, » et le début de la xviie : « Il y a bien de la différence entre les Jésuites et ceux qui les combattent. Vous composez véritablement un corps uni sous un seul chef… Personne ne répond de mes lettres que moi. »

↑ « On ne saurait nier, dit Pascal, dans le Cinquième Factum pour les curés de Paris, qu’il y ait au moins un bien dans les Jésuites, puisqu’ils ont gardé l’unité. » (Cf. fr. 862, p. 304, note 1.)

↑ C’est la déclaration du P. Valérien de Magni que Pascal rappelle et commente dans la xve Provinciale : « Qu’y a-t-il à dire à tout cela, mes pères, sinon : mentiris impudentissime, si vous ne marquez toutes ces personnes, le temps, le lieu ? »

↑ [A les.]

↑ Elidere, dernier mot d’une citation empruntée aux thèses de Louvain de l’année 1645 : « Ce n’est qu’un péché véniel de calomnier et d’imposer de faux crimes pour ruiner de créance ceux qui parlent mal de nous : Quidni non nisi veniale sit, detrahentis auctoritatem magnam, tibi noxiam, falso crimine elidere ? » (Quinzième Provinciale.)

↑ Prov. XII, 8 : Doctrina sua noscitur vir : qui aulem vanus et excors est, patebit contemptui.

↑ Docuerunt linguas suas loqui mendacium ; ut inique agerent laboraverunt (Jérém., IX, 5). Texte commenté par saint Augustin dans les termes suivants dont Pascal se souvient également : Laborant homines loqui mendacium… sed ipsum mendacium ipsorum, labor est labiorum ipsorum (Enarratio in Psalm. 139, § 13, sur le verset 10).

↑ Cf. B., 382 ; C., 342 ; Faug., I, 269 ; Hav., Prov., 288 ; Mol., II, 17 ; Mich., 728.

↑ Les deux sources de probabilité sont distinguées de même et discutées à la fin du Quatrième Factum pour les curés de Paris : « Si la solidité des conclusions dépend de la solidité des principes, quel état peut-on faire de celle de ces casuistes, puisqu’ils les établissent presque toutes sur la doctrine de la probabilité, qui consiste à tenir pour sûr en conscience le vrai et le faux indifféremment, pourvu qu’il soit appuyé sur l’autorité de quelque casuiste, ou sur une raison raisonnable, ratione rationabili ? »

↑ Allusion à un passage d’Escobar qui oppose sur ce point Molina et Lessius (Tract., I, Examen, VIII). — Le passage est cité dans les notes du fr. 926.

↑ Vous en surcharge et peut-être par erreur.

↑ Cf. dans la Septième Provinciale le passage de Mendoza traduit par Pascal : « Quel mal y a-t-il d’aller dans un champ, de s’y promener en attendant un homme, et de se défendre si on l’y vient attaquer ? » Le texte original est publié en appendice par Faugère, Provinciales, I, 208.

↑ Voir la citation d’Escobar dans la Huitième Provinciale : « Ce serait usure, dit-il, de prendre du profit de ceux à qui on prête, si on l’exigeait comme dû par justice : mais si on l’exige comme dû par reconnaissance, ce n’est point usure. »

↑ Voir la citation de Valentia dans la Sixième Provinciale : « Si l’on donne un bien temporel pour un bien spirituel, c’est-à-dire de l’argent pour un bénéfice, et qu’on donne l’argent comme le prix du bénéfice, c’est une simonie visible ; mais, si on le donne comme le motif qui porte la volonté du collateur à le conférer, ce n’est point simonie, encore que celui qui le confère considère et attende l’argent comme la fin principale. »

↑ Voir la citation de Lessius dans la Septième Provinciale : « Celui qui a reçu un soufflet ne peut pas avoir l’intention de s’en venger, mais il peut bien avoir celle d’éviter l’infamie, et pour cela de repousser à l’instant cette injure, et même à coups d’épée : etiam cum gladio. »

↑ Cf. fr. 926.

↑ Cf. B., 381 ; C., 340 ; Faug., I, 325 ; Mol., II, 123 ; Mich., 725.

↑ Cf. B., 471 ; C., 272 ; Bos., II, xvi, 10 ; Faug., I, 268, 269 ; Hav., XXIII, 43 ; Mol., II, 119 et 116 ; Mich., 596.

↑ Ce mot ferait croire que cette note est une première rédaction de la fin de la Treizième Provinciale ; on remarquerait alors combien Pascal atténue sa rédaction définitive, transformant l’injure personnelle en un jugement de portée religieuse : « Concluons donc, mes pères, que, puisque votre probabilité rend les bons sentiments de quelques-uns de vos auteurs inutiles à l’Église, et utiles seulement à votre politique, ils ne servent qu’à nous montrer, par leur contrariété, la duplicité de votre cœur, que vous nous avez parfaitement découverte en nous déclarant d’une part que Vasquez et Suarez sont contraires à l’homicide, et de l’autre que plusieurs auteurs célèbres sont pour l’homicide ; afin d’offrir deux chemins aux hommes, en détruisant la simplicité de l’esprit de Dieu, qui maudit ceux qui sont doubles de cœur et qui se préparent deux voies : Væ duplici corde, et ingredienti duabus viis ! (Eccl., ii, 14). »

↑ Entendez par là que les Jésuites convoiteraient Port-Royal, en usant du « procédé violent » qu’Arnauld leur reproche d’avoir employé envers « l’abbaye de Voltigerode qui est proche de la ville impériale de Gozlar » dans la basse Saxe. Ils tentèrent de s’en emparer à la faveur de l’édit de restitution de 1629, alléguant aux religieuses de Cîteaux qui en étaient légitimes propriétaires, « que l’abbaye était déserte, et que personne ne l’avait redemandée et qu’elle serait fort commode aux pères de la Société qui voulaient faire un noviciat dans cette ville, où ils avaient déjà un collège ». Les faits sont de 1631 ; Arnauld en fait une Relation historique qui parut en 1652 à la fin de la seconde partie de l’Innocence et la Vérité défendue (Cf. Œuvres, Éd. de Lausanne, t. XXX, p. 146 sqq.). — Il y a lieu de noter qu’en 1709 après la dispersion des dernières religieuses de Port-Royal des Champs, le cardinal de Noailles insista pour que la communauté de Paris s’y transférât, ce qui eût laissé libre leur bâtiment de Paris ; « le bruit courut, ajoute Sainte-Beuve, que les Jésuites le voulaient acheter et y établir un séminaire. » (Port-Royal, 5e éd., t. VI, p. 235.)t. VI, p. 235.)

↑ Le Sixième Factum pour les curés de Paris parle ainsi des Jésuites : « Comme ils conduisent une infinité de personnes qui veulent vivre dans le relâchement, et passer néanmoins pour dévots, ces maximes leur sont absolument nécessaires. »

↑ Cf. Faug., I, 300 ; Hav., Prov., 297 et 298 ; Mol., Prov., 118 ; Mich., 581.

↑ Le mot de phénomènes s’explique par le rapprochement avec une page de la Réponse de Pascal au P. NoëlRéponse de Pascal au P. Noël qui en montre la relation dans l’esprit de Pascal à l’idée d’hypothèse : « Toutes les fois que, pour trouver la cause de plusieurs phénomènes connus, on pose une hypothèse, cette hypothèse peut être de trois sortes. » Et plus loin : « Vous voyez par là qu’encore que de votre hypothèse s’ensuivissent tous les phénomènes de mes expériences, etc. » (Œuvres de Pascal, éd. Lahure, t. III, p. 16.)

↑ Cf. la fin de la Seconde Provinciale : « je vous dirai qu’il me semble qu’on peut sans péril douter du pouvoir prochain et de cette grâce suffisante, pourvu qu’on ne soit pas jacobin. » Et la fin de la Troisième : « Ce ne sont pas les sentiments de M. Arnauld qui sont hérétiques ; ce n’est que sa personne » (Troisième Provinciale).

↑ [Concupiscence.]

↑ « D’où vient, disent-ils, qu’on pousse tant d’imprécations qui se trouvent dans cette censure pour combattre une hérésie imperceptible, et encore sans la découvrir ? » (Troisième Provinciale.)

↑ Note utilisée dans la Quatrième Provinciale : « Je croyais bien qu’on fût damné pour n’avoir pas de bonnes pensées ; mais qu’on le soit pour ne pas croire que tout le monde en a, vraiment je ne le pensais pas. »

↑ Lecture douteuse.

↑ « Je vois bien par là que tout est bien venu chez vous, hormis les anciens Pères. » (Ve Prov.)

↑ [La changent.]

↑ Coquin, au sens de gueux (fr. 97.) — Cf. VIe Prov. : « Nous avons donc des maximes pour toutes sortes de personnes… pour les gentilshommes… pour ceux qui sont dans l’indigence. »

↑ « Eh quoi ! mon père, lui repartis-je, est-ce là l’hérésie des jansénistes, de nier qu’à chaque fois qu’on fait un péché, il vient un remords troubler la conscience, malgré lequel on ne laisse pas de franchir le saut et de passer outre, comme dit le P. Bauny ? C’est une assez plaisante chose d’être hérétique pour cela. » (Quatrième Provinciale.)

↑ « Cela vous est-il si nouveau ? me répondit-il. Faites état que jamais les Pères, les papes, les conciles, ni l’Écriture, ni aucun livre de piété, même dans ces derniers temps, n’ont parlé de cette sorte : mais que pour des casuistes, et des nouveaux scolastiques, il vous en apportera un beau nombre. » (Quatrième Provinciale.)

↑ [Que c’est.]

↑ D’accepter la grâce suffisante : « Vous voyez donc par là que c’est ici une suffisance politique, pareille au pouvoir prochain. » (Fin de la Seconde Provinciale.)

↑ Il s’agit, comme Pascal le dit dans la Troisième Provinciale, de la proposition : « Les Pères nous montrent un juste en la personne de saint Pierre, à qui la grâce, sans laquelle on ne peut rien, a manqué. » Et Pascal ajoute, ce qui explique le rien de plus : « Soit que les docteurs molinistes n’aient pas daigné s’abaisser jusqu’à nous en instruire, soit pour quelque autre raison secrète, ils n’ont fait autre chose que prononcer ces paroles : Cette proposition est téméraire, impie, blasphématoire, frappée d’anathème et hérétique. »

↑ Voici le passage correspondant de la Troisième Provinciale : « Vous l’entendez, me dit-il : leur plus sûr parti a toujours été de se taire. Et c’est ce qui a fait dire à un savant théologien « que les plus habiles d’entre eux sont ceux qui intriguent beaucoup, qui parlent peu et qui n’écrivent point. »

↑ Les lignes suivantes, et quelques mots qui n’ont pas été déchiffrés, d’une écriture étrangère.

↑ Page 286 du manuscrit.

↑ Ce dernier mot douteux.

↑ « Les hérétiques sont des membres retranchés qui composent un Corps. » (Cinquième factum pour les curés de Paris.)

↑ La lettre d’un avocat du Parlement sur l’Inquisition proteste contre la thèse de Boniface VIII qui établit dans la bulle Unam sanctam, « qu’il est de nécessité de salut de croire que le pape est maître de l’un et de l’autre glaive, tant spirituel que temporel, et que toute humaine créature lui est sujette ». De sorte que c’est être hérétique, selon ce pape, que de dire le contraire. »

↑ Allusion aux Enluminures du fameux almanach des Jésuites, recueil d’environ mille vers qui étaient l’œuvre de Le Maître de Saci : en suivant, pour leur répondre, les Jésuites sur le terrain de la bouffonnerie, elles gênaient Pascal pour faire la critique de l’Almanach lui-même. Pourtant Arnauld lui-même fit un traité en règle pour défendre les plaisanteries et les poésies de M. de Saci (Cf. Sainte-Beuve, Port-Royal, 5e éd., t. II, p. 334).t. II, p. 334). Nicole dans une note à la Troisième Provinciale écrit sur les Enluminures ces lignes qu’il est piquant de rapprocher de la réflexion de Pascal : « On n’avait encore rien vu en France de si bien fait en ce genre, ni rien qui dépeignît les Jésuites d’une manière plus juste et plus naturelle ; de sorte qu’après avoir bien raillé les autres, ils le furent à leur tour, et, la scène étant changée, on vit tout d’un coup ceux que l’orgueil rendait insupportables, n’oser presque plus se montrer. »

↑ L’écriture de Pascal reprend ici. — Voir dans la Troisième Provinciale la parole attribuée à M. Lemoine : « Cette proposition, lui a-t-il excellemment répondu, serait catholique dans une autre bouche : ce n’est que dans M. Arnauld que la Sorbonne l’a condamnée. »

↑ C’est l’opposition de la censure et de la raison qui a inspiré la fameuse fin de paragraphe : « Ils ont jugé plus à propos et plus facile de censurer que de répartir, parce qu’il leur est bien plus aisé de trouver des moines que des raisons. » (IIIe Prov.)

↑ [Enluminures.]

↑ La Seconde Provinciale développe cette note en deux endroits : 1o « Si vous aviez la connaissance des choses qui se sont passées sous les papes Clément VIII et Paul V et combien la Société fut traversée dans l’établissement de la grâce suffisante, par les dominicains… » 2o « Ignorez-vous ce qui se fit sous Clément VIII et Paul V, et que, la mort prévenant l’un, et quelques affaires d’Italie empêchant l’autre de publier sa bulle, nos armes sont demeurées au Vatican ? » Cf. fr. 957.

↑ C’est une phrase de Montaigne : « L’homme est bien insensé, il ne sçauroit forger un ciron, et forge des dieux à douzaine ! » (Apol.)(Apol.)

↑ Lecture douteuse. Ennemis a été lu par les précédents éditeurs, et n’est pas impossible.

↑ Cf. Faug., I, 284, 285, 272 ; Hav., Prov., 292, 293 ; Mol., II, 106, 96, 117 ; Mich., 671.

↑ Isaïe, VIII, 4. Voir le fr. 727.

↑ [Dans le.]

↑ « Mais je prévois trois ou quatre grands inconvénients et de puissantes barrières qui s’opposeront à votre course. — Et quoi ? me dit le père tout étonné. — C’est, lui répondis-je, l’Écriture sainte, les papes et les conciles, que vous ne pouvez démentir, et qui sont tous dans la voie unique de l’Évangile. — Est-ce là tout ? me dit-il. Vous m’avez fait peur. — Vous ne les avez point mis en assurance du côté des juges ; de sorte qu’ils se trouvent exposés au fouet et à la potence en suivant vos probabilités. C’est un défaut capital que cela. » (VIe Prov.)

↑ « C’est une chose bien sensible à ceux qui ont un véritable amour pour l’Église, de voir qu’en une infinité d’occasions où vous n’avez eu que la Religion à combattre, vous en avez renversé les lois sans réserve, sans distinction et sans crainte… Mais dans celles où l’État est intéressé aussi bien que la Religion, l’appréhension que vous avez eue de la justice des hommes vous a fait partager vos décisions… » (XIIIe Prov.)

↑ « C’est ainsi que vous Faites croître peu à peu vos opinions. » (Ibid.)

↑ À la page 416 du manuscrit.

↑ Ces mots sont empruntés à un texte d’Escobar. Tract. I. Examen viii. N. 59. Accipit uxor lucrum ex adulterio, tenetur ne marito restituere ? Affirmat Molina, de Just., tom. I, tract. II, d. 94, quia ipse est dominus actuum conjugalium uxoris : nisi accepisset ab eo qui alienare non posset, ut religioso, aut filiofamilias. Id autem uxor secreto gerere tenetur, ne suæ famæ deroget. At Lessius, lib. II, cap. x, dubit. 6, n. 46, contrarium probabilius docuit ; quia injuria adulterii non est pecunia compensabilis, et mulier quamvis ex fornicatione illicite acquirat, licite retinet acquisita. — (Page 190 de l’édition de Paris, 1656.) Cité par M. Faugère, Provinciales, I, p. 256, en appendice à la Huitième Provinciale.

↑ Cf. Bauny, Somme des Péchés, ch. xiii : « Quelqu’un priera un soldat de frapper et de battre son voisin ou de brûler la grange d’un homme qui l’aura offensé… » Le texte est cité par Pascal dans la Huitième Provinciale avec ce commentaire : « Ce passage pensa rompre notre entretien : car je fus sur le point d’éclater de rire de la bonté et douceur d’un brûleur de grange. »

↑ Cf. Sessio. XIV, de Pœnitentia, canon X : Si quis dixerit sacerdotes qui in peccato mortui sunt, potestatem ligandi et solvendi non habere… anathema sit. Cf. le commentaire donné au chapitre vi de la même Session.

↑ Cf. B., 468 ; C., 267 ; Faug., I, 289 ; Hav., Prov., 295 ; Mol., II, 109 ; Mich., 590.

↑ Et vous tels que vous vous êtes décrits dans le « Livre du Centenaire », dansl’Imago primi Sæculi Societatis Jesu, Anvers 1640 (Cf. à ce sujet le début de la Cinquième Provinciale). — L’opposition est reprise dans la xive Prov. ; mais avec un tout autre sens : « Elle [l’Église] considère les hommes non seulement comme hommes, mais comme images du Dieu qu’elle adore. »

↑ Ce paragraphe est en marge, M. Michaut le met à la fin du fragment. — Il vise un chapitre de l’Imago (ch. viii, liv. V) qui est intitulé : Societatis JESU felicitas morientium in eo privilegio contestata ; d’où la Morale pratique des Jésuites extrait le Septième privilège « que nul Jésuite ne sera damné, et que la Société n’a nul sujet de craindre la corruption ».

↑ Cf. Douzième Provinciale : « Je doute que vous soyez bons politiques. »

↑ Cf. Faug., I, 303 ; Hav., Prov., 298 ; Mol., Prov., 120 ; Mich., 615.

↑ « ve Provinciale. Voyez Diana, qui n’est pas de notre Société… tous nos pères se servent fort souvent de ce bon Diana. » Et vie Provinciale : « Et de là vient que ie docte Caramuel, dans la lettre où il adresse à Diana sa Théologie fondamentale, dit que ce grand « Diana a rendu plusieurs opinions probables qui ne l’étaient pas auparavant, quæ antea non erant. Et qu’ainsi on ne pèche plus en les suivant ; au lieu qu’on péchait auparavant : jam non peccant, licet ante peccaverint. » Corruption fondamentale était sans doute l’interprétation que Pascal se proposait de donner de la Théologie fondamentale.

↑ [Quoique] le concile de Trente [ait dit]. — Dans l’abrégé alphabétique des Résolutions morales de Diana qui a été publié à Lyon en 1634, on lit à l’article Bénéfices : « Omnia beneficia quæ curam animarum non habent, possunt conferri dignis, prætermissis dignioribus : Concil. enim Trid. sola episcopalia, et curata beneficia decernit dignioribus esse conferenda. »

↑ [Était] vraie.

↑ [Et ailleurs 22 : « Si cette opinion était vraie, quant à la restitution, ô qu’il y aurait de restitutions à faire ! »]

↑ [Est.]

↑ En parlant de l’aumône [l’obligation de donner l’aumône.]

↑ Cf. Sixième Provinciale : « Diana ayant rapporté ces mêmes paroles de Vasquez, car il se fonde ordinairement sur nos Pères, il en conclut fort bien : « Que dans la question, si les riches sont obligés de donner l’aumône de leur superflu, encore que l’affirmation fût véritable, il n’arrivera jamais qu’elle oblige dans la pratique. » Pascal revient dans la xiie Provinciale sur le témoignage de Diana : « Quand Diana rapporte avec éloge les sentiments de Vasquez, quand il les trouve probables et très commodes pour les riches… »

↑ [Dit-il.]

↑ [Grands.]

↑ [Jésuite.]

↑ [Vous voyez par là que les Jésuites ne sont.]

↑ Page 390 du manuscrit.

↑ Cf. ve Prov. où se trouve rapportée cette question de Diana : « Les Bénéficiés sont-ils obligés de restituer leur revenu dont ils disposent mal ? Les anciens disent que oui, mais les nouveaux disent que non. Ne quittons donc pas cette opinion qui décharge de l’obligation de restituer. — Voilà de belles paroles, lui dis-je, et pleines de consolation pour bien du monde. »

↑ « Ô ! la bonne raison, lui dis-je. » (Ve Prov.)

↑ [Ô répliqua-t-il, qu’on a tort de ne vous pas laisser.]

↑ Cf. Faug., I, 308 ; Hav., Prov., 300 ; Mol., Prov., 110 ; Mich., 614.

↑ Notes pour la Dix-septième Provinciale.

↑ C’est-à-dire comme l’explique la Dix-septième Provinciale en parlant des amis de Port-Royal : « On veut qu’ils soient hérétiques, s’ils ne signent que le sens de la doctrine de Jansénius se trouve dans le sens de ces cinq propositions. »

↑ Parenthèse en surcharge.

↑ [Que si le sens de Jansénius [condamné de ces propositions est dans Jansénius.]

↑ Hérétique en surcharge.

↑ [Et après qu’on proteste tout, on ne] se satisfait pas.

↑ [Signe [déclare.]

↑ [Ne sait pas si cela est véritable.]

↑ [Les montrer.]

↑ [Voulez l’excommunier. De sorte que.]

↑ Néanmoins en surcharge.

↑ Sur ce refus en surcharge.

↑ [Ne signe.]

↑ [Plus violent.]

↑ Page 386 du manuscrit. — Voici le développement issu de cette ligne : « L’Église décide les points de foi avec une autorité divine, et elle retranche de son corps tous ceux qui refusent de les recevoir. Mais elle n’en use pas de même pour les choses de fait. Ainsi on est obligé de croire que les commandements de Dieu ne sont pas impossibles ; mais on n’est pas obligé de savoir ce que Jansénius a enseigné sur ce sujet. » (xviie Prov.)

↑ Un mot illisible. — Cf. le Factum pour les curés de Rouen contre un livre intitulé : Apologie sur les Casuistes.

↑ Mot à mot. Cf. xviie Prov. : « Vous les voulûtes obliger à reconnaître « que ces propositions étaient dans Jansénius, mot à mot, toutes, et en propres termes, » comme vous l’écrivîtes encore vous-mêmes : Singulares, individuæ, totidem verbis apud Jansenium contentæ, dans vos Cavilli (p. 39). »

↑ « Mais vous avez seulement changé leur hérésie selon le temps. Car, à mesure qu’ils se justifiaient de l’une, vos pères en substituaient une autre, afin qu’ils n’en fussent jamais exempts. Ainsi, en 1653, leur hérésie était sur la qualité des propositions. Ensuite elle fut sur le mot à mot. Depuis vous la mîtes dans le cœur. » (xviie Provinc.)

↑ Ces quatre mots sont réunis par une accolade. Le second nous paraît bien être Aurelius, faisant allusion au Petrus Aurelius de Saint-Cyran. Le quatrième est à peine tracé.

↑ Cf. xviiie Provinciale : « N’est-ce pas malgré vous un point de fait pour lequel il serait ridicule de prétendre qu’il y eût des hérétiques dans l’Église ? » Et plus loin : « Qui oserait s’imaginer qu’on fît par toute l’Église tant de bruit pour rien, pro nihil, mon père, comme le dit saint Bernard ? »

↑ [Si nous doutions.]

↑ Dans la xviiie Provinciale, Pascal invoque le témoignage du commissaire du Saint-Office pour établir que les propositions « ne pouvaient être censurées au sens d’aucun auteur » et il ajouta « que plus de soixante docteurs et un grand nombre de personnes habiles et pieuses ont lu ce livre exactement sans les y avoir jamais vues ».

↑ Cf. fr. 945 : « Si le rapporteur ne signait pas, l’arrêt serait invalidé ».

↑ « Que ne preniez-vous la même voie que j’ai tenue dans mes Lettres pour découvrir tant de mauvaises maximes de vos auteurs, qui est de citer fidèlement les lieux d’où elles sont tirées ? » (xviie Prov.)

↑ L’alternative est reprise dans la xviie Provinciale : « Ne serait-ce donc pas une étrange tyrannie de les mettre dans cette malheureuse nécessité, ou de se rendre coupables devant Dieu, s’ils signaient cette condamnation contre leur conscience, ou d’être traités d’hérétiques, s’ils refusaient de le faire ? »

↑ « Je vous admire, mon père, de considérer ainsi tous ceux qui vous sont contraires comme une seule personne. Votre haine les embrasse tous ensemble et en forme comme un corps de réprouvés, dont vous voulez que chacun réponde pour tous les autres. » (xviie Provinciale.)

↑ « On ouvrirait tous les troncs de Paris, sans que j’en fusse moins catholique. » Dix-septième Provinciale.

↑ « Vous supposez premièrement « que celui qui écrit les lettres est de Port-Royal ». Vous dites ensuite « que le Port-Royal est déclaré hérétique » ; d’où vous concluez « que celui qui écrit les lettres est déclaré hérétique ». (xviie Provinc.)

↑ « Comment n’eût-il pas cru que la doctrine de Jansénius était la même que celle des cinq propositions, dans l’assurance que vous lui aviez donnée qu’elles étaient mot à mot de cet auteur ? » Cf. fr. 882.

↑ [D’hérésie.]

↑ [Puisque.]

↑ [Bauny.]

↑ Cf. Faug., I, 285 ; Hav., Prov., 203 ; Mol., II, 100 ; Mich., 377.

↑ [Bien.]

↑ [Et qu’aussi ils ne s’en.]

↑ [Mais à.]

↑ Dans la Quinzième Provinciale, Pascal montre l’esprit de ceux qui ne connaissent pas ses adversaires « en suspens entre l’évidence et la vérité qu’ils ne peuvent démentir et le devoir de la charité qu’il appréhendent de blesser ». — « Il est donc indubitable que les personnes qui prennent toujours ce prétexte de charité et de paix pour empêcher de crier contre ceux qui détruisent la vérité, témoignent qu’ils ne sont amis que d’une fausse paix, et qu’ils sont véritablement ennemis, et de la véritable paix et de la vérité. » (Second Factum pour les curés de Paris.)

↑ Lecture douteuse.

↑ « S’ils avaient voulu renoncer aux maximes horribles de l’Apologie, ils n’avaient qu’à dire, en deux mots, qu’ils y renoncent. » (Ve Factum pour les curés de Paris.)

↑ Pascal applique au combat qu’il soutient contre les Jésuites un verset de Michée (III, 5) : Hæc dicit Dominus super prophetas, qui seducunt populum meum… et si quis non dederit in ore eorum quippiam, sanctificant super eum prælium.

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