Les Amours (page 11)

Pierre de Ronsard · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Les Amours (1553) · 12 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Pour voir le Tout, m'esleve jusqu'aus cieus,

Dont ici bas la partie m'enflame.

Par le moins beau, qui mon penser æla,

Au sein du beau mon penser s'en vola,

Epoinçoné d'une manie extreme :

Là, du vrai beau j'adore le parfait,

Là, d'otieus actif je me suis fait,

Là, je coneu ma maitresse & moi-mesme.

souloit: saoulait

estre: être

ocieus: ocieux

ren grace: rends grâce

heureus: heureux

yeus: yeux

ame: âme

Ore: Ici

flame: flamme

ær: air

audacieus: audacieux

esleve: élève

aus: aux

cieus: cieux

ici bas: ici-bas

enflame: enflamme

mon penser: ma pensée

æla: aila

en vola: envola

Epoinçoné: Epoinçonné

extreme: extrême

otieus: otieux

coneu: connus

maitresse: maîtresse

moi-mesme: moi-même

Soeur de Paris, la fille au roi d'Asie,

A qui Phebus en doute fit avoir

Peu cautement l'aiguillon du savoir,

Dont sans proffit ton ame fut saisie :

Tu variras vers moi de fantasie,

Puis qu'il te plait (bien que tard) de vouloir

Changer ton Loire au sejour de mon Loir,

Voire i fonder ta demeure choisie.

En ma faveur le ciel te guide ici,

Pour te montrer de plus pres le souci

Qui peint au vif de ses couleurs ma face.

Vien, Nymfe, vien, les rochers & les bois

Qui de pitié s'enflament sous ma vois,

De leurs soupirs echauferont ta glace.

au roi: au roi

A qui Phebus: À qui Phébus

proffit: profit

ame: âme

variras: varieras

puis qu il: Puisqu'il

plait: plaît

sejour: séjour

i fonder: y fonder

pres: près

vien: viens

Nymfe: Nymphe

enflament: enflamment

echauferont: échaufferont

ma vois: ma voix

L'Homme est vraiment, ou de plomb, ou de bois,

S'il ne tressaut de creinte & de merveille,

Quand face à face il voit ma nompareille,

Ou quand il oit les acors de sa vois.

Ou quand, pensive, au[s] jours des plus beaus mois

La voit à part (comme un qui se conseille)

Tracer les prés, & d'une main vermeille

Trier de ranc les fleurettes de chois :

Ou quand l'Esté, lors que le chaut s'avale,

Au soir, à l'huis, il la voit, qu'elle égale

La soie à l'or d'un pouce ingenieus :

Puis de ses dois qui les roses effacent

Toucher son luc, & d'un tour de ses yeus

Piller les cœurs de mile hommes qui passent.

tressaut : tressaille

creinte : crainte

nompareille : nompareille

acors : accords

sa vois : sa voix

au jours : aux jours

beaus : beaux

La voit à : La voix à

chois : choix

de ranc : en rang

Esté : Été

chaut : chaud

ingenieus : ingénieux

dois : doigts

luc : luth

yeus : yeux

mile : mille

Avec les fleurs & les boutons éclos

Le beau printans fait printaner ma peine,

Dans chaque nerf, & dedans chaque veine

Soufflant un feu qui m'ard jusques à l'os.

Le Marinier ne conte tant de flos,

Quand plus Borée horrible son haleine,

Ni de sablons l'Afrique n'est si pleine,

Que de tourmens dans mon coeur sont enclos.

J'ai tant de mal, qu'il me prendroit envie

Cent fois le jour de me trancher la vie

Minant le fort où loge ma langueur,

Si ce n'estoit que je tremble de creinte

Qu'apres la mort ne fust la plaie eteinte

Du coup mortel qui m'est si dous au coeur.

&: et

printans: printemps

printaner: croître

qui m'ard: qui me brûle

jusques à: jusqu'à

conte: compte

tant: autant

flos: flots

horrible: rend horrible

sablons: sable

tourmens: tourments

prendroit: prendrait

Minant: Sapant

estoit: était

creinte: crainte

apres: après

fust: fût

eteinte: éteinte

dous: doux

Si blond, si beau, comme est une toison

Qui mon dueil tüe, & mon plaisir renforce,

Ne fut onq l’or, que les toreaus par force,

Au champ de Mars donnerent à Jason.

De ceus qui Tyr ont éleu pour maison,

Si fine soïe en leurs mains ne fut torse:

Ni mousse encor ne revestit écorse

Si tendre qu’elle en la prime saison.

Poil folleton, ou nichent mes liesses,

Puis que pour moi tes compaignons tu laisses,

Je sen ramper l’esperance en mon coeur:

Courage, Amour, deja la vile est prise,

Lors qu’en deus parts, mutine, se devise,

Et qu’une part se vient rendre au vainqueur.

tüe:tue

toreaus:taureaux

ceus:ceux

éleu:élu

soïe:soie

revestit:revêtit

écorse:écorce

Puis que:Puisque

compaignons:compagnons

sen:sens

coeur:cœur

vile:ville

deus:deux

D'une vapeur enclose sous la terre,

Ne s'est pas fait cet esprit ventueus,

Ni par les chams le Loir impetueus,

De nege cheute à toute bride n'erre.

Le prince Eole en ces mois ne desserre

L'esclave orgueil des vens tumultueus,

Ni l'Ocean des flots tempestueus

De sa grand clef, les sources ne desserre.

Seuls mes soupirs ont ce vent enfanté,

Et de mes pleurs le Loir s'est augmenté,

Pour le depart d'une beauté si fiere:

Et m'esbaïs de tant continuer

Soupirs, & pleurs, que je n'ai veu muer

Mon cœur en vent, & mes yeus en riviere.

ventueus: ventueux

chams: champs

impetueus: impétueux

De nege cheute: De neige chute

vens tumultueus: vents tumultueux

tempestueus: tempétueux

depart: départ

fiere: fière

esbaïs: ébahis

&: et

veu: vu

yeus: yeux

riviere: rivière

Je suis, je suis plus aise que les Dieus,

Quand maugré toi tu me baises, Maitresse :

De ton baiser la douceur larronnesse

Tout éperdu m'envole jusque aus cieus.

Quant est de moi j'estime beaucoup mieus

Ton seul baiser, que si quelque Déesse,

En cent façons, doucement tenteresse,

M'acoloit nu d'un bras delicieus.

Il est bien vrai que tu as de coutume,

D'entremeller tes baisers d'amertume,

Les donnant cours. Mais quoy ? je ne pourrois

Vivre autrement, car mon ame, qui touche

Tant de beautés, s'enfuiroit par ma bouche,

Et de trop d'aise en ton sein je mourrois.

Dieus:Dieux

maugré:malgré

Maitresse:Maîtresse

jusque aus:jusqu'aux

mieus:mieux

acoloit:accolait

delicieus:délicieux

entremeller:entremêler

enfuiroit:enfuirait

Telle qu’elle est dedans ma souvenance

Je la sen peinte, & la bouche, & les yeus,

Son dous regard, son parler gratieus,

Son dous meintien, sa douce contenance.

Un seul Janet, honeur de nostre france,

De ses craions ne la portrairoit mieus,

Que d’un Archer le trait ingenieus

M’a peint au coeur sa vive remembrance.

Dans le coeur donque au fond d’un diamant

J’ai son portrait que je suis plus aimant

Que mon coeur mesme, o sainte portraiture,

De ce Janet l’artifice mourra

Frapé du tans, mais le tien demourra

Pour estre vif apres ma sepulture.

dedans ma souvenance: dans mon souvenir

sen: sent

yeus: yeux

dous: doux

gratieus: gracieux

meintien: maintien

honeur: honneur

nostre: notre

france: France

craions: crayons

portrairoit : portrait

mieus: mieux

ingenieus: ingénieux

remembrance: souvenir

donque: donc

mesme: même

o: ô

frapé: frappé

tans: temps

demourra: demeurera

estre: être

apres: après

sepulture: sépulture

CHANSON.

Petite Nymfe folastre,

Nymfette que j'idolatre,

Ma mignonne, dont les yeus

Logent mon pis & mon mieus :

Ma doucette, ma sucrée,

Ma Grace, ma Cytherée,

Tu me dois pour m'apaiser

Mile fois le jour baiser.

Avance mon cartier, belle,

Ma tourtre,

Avance moi le cartier

De mon paiment tout entier.

Demeure, où fuis tu, Maitresse?

Le desir qui trop me presse,

Ne sauroit arrester tant,

S'il n'a son paiment contant.

Revien, revien, mignonnette,

Mon dous miel, ma violete,

Mon œil, mon cœur, mes amours,

Ma cruëlle, qui toujours

Treuves quelque mignardise,

Qui d'une douce faintise

Peu à peu mes forces fond,

Comme on voit dessus un mont

S'écouler la nege blanche :

Ou comme la rose franche

Pert le pourpre de son teint

Du vent de la Bise atteint.

Où fuis-tu, mon âmelette,

Mon diamant, ma perlete :

Las! revien, mon sucre dous,

Sur mon sein, sur mes genous,

Et de cent baisers apaise

De mon coeur la chaude braise.

Donne m'en bec contre bec,

Or un moite, ores un sec,

Or un babillard, & ores

Un qui soit plus long encores

Que ceus des pigeons mignards,

Couple à couple fretillars.

Ha là! ma doulce Guerriere,

Tire un peu ta bouche arriere,

Le dernier baiser donné

A tellement étonné

De mile douceurs, ma vie,

Qu'il me l'a presque ravie,

Et m'a fait voir à demi

Le Nautonnier ennemi,

Et les pleines où Catulle,

Et les rives où Tibulle,

Pas à pas se promenant,

Vont encore maintenant

De leur[s] bouchettes blémies,

Rebaisotans leurs amies.

Nymfe: Nymphe

folastre: folâtre

Nymfette: Nymphette

idolatre: idolâtre

yeus: yeux

mieus: mieux

Mile: Mille

cartier: quartier

cartier: quartier

paiment: paiement

fuis tu: fuis-tu

Maitresse: Maîtresse

desir: désir

sauroit: saurait

arrester: arrêter

paiment: paiement

contant: comptant

Revien: Reviens

revien: reviens

dous: doux

violete: violette

cruëlle: cruelle

Treuves: Trouves

faintise: feinte

fond: fondent

nege: neige

Pert: Perd

âmelete: âmelette

perlete: perlette

revien: reviens

dous: doux

genous: genoux

encores: encore

ceus: ceux

mignars: mignards

fretillars: frétillants

doulce: douce

Guerriere: Guerrière

arriere: arrière

mile: mille

pleines: plaines

Rebaisotans: Rebaisotants

Des Grecs marris l’industrieuse Helene,

Et des Troïens, ouvrageoit les combas,

Dessus ta gaze en ce point tu t’ebas

Traçant le mal duquel ma vie est pleine.

Mais tout ainsi, maitresse, que ta laine

D’un filet noir figure mon trespas,

Tout au rebours, pourquoi ne peins-tu, las!

De quelque verd un espoir à ma peine?

Las! je ne voi sur ta gaze rangé

Sinon du noir, sinon de l’orangé,

Tristes témoins de ma longue soufrance,

O fier destin, son oeil ne me defait

Tant seulement, mais tout ce qu’elle fait,

Ne me promet qu’une desesperance.

Helene:Hélène

Troïens:Troyens

ouvrageoit:ouvrageait

ebas:ébats

soufrance:souffrance

desesperance:désespérance

Mon dieu que j’aime à baiser les beaus yeus

De ma maitresse, et à tordre en ma bouche

De ses cheveus l’or fin qui s’écarmouche

Si gaïement dessus deus petis cieus.

C’est, Amour, c’est ce qui lui sied le mieus

Que ce bel œil, qui jusqu’au cœur me touche,

Et ce beau poil, qui d’un Scythe farouche

Prendroit le cœur en ses nous gracieus,

Ce beau poil d’or, et ce beau chef encore

De leurs beautés font vergoigner l’Aurore,

Quand plus crineuse elle embellit le ciel.

Et dans cet œil je ne sai quoi demeure,

Qui me peut faire à toute heure, à toute heure

Le sucre fiel, & riagas le miel.

beaus: beaux

maitresse: maîtresse

cheveus: cheveux

gaïement: gaiement

deus: deux

petis: petits

cieus: cieux

mieus: mieux

Prendroit: Prendrait

nous: nœuds

gracieus: gracieux

vergoigner: vergogner

sai: sais

L'Arc, contre qui des plus braves gendarmes

Ne vaut l'armet, le plastron, ni l'escu

D'un si doux trait mon courage a veincu,

Que fus le champ je lui rendi les armes.

Comme apostat je n'ai point fait d'alarmes,

Depuis que serf fous amour j'ai vescu,

Ni n'eusse peu, car, pris, je n'ai onq eu

Pour tout secours, que l'aide de mes larmes.

Il est bien vrai qu'il me fache beaucoup

D'estre defait, mesme du premier coup,

Sans resister plus long tans à la guerre:

Mais ma defaite est digne de grand pris,

Puis que le roi, ains le dieu, qui m'a pris,

Combat le ciel, les Enfers, et la Terre.

armet: armée

escu: écu

veincu: vaincu

fus: fut

rendi: rendis

vescu: vécu

fache: fâche

estre defait: être défait

mesme: même

resister: résister

long tans: longtemps

defaite: défaite

puis que: puisque

grand pris: grand prix

ains: mais

Cet oeil besson dont, goulu, je me pais,

Qui fait rocher celui qui s’en aprouche

Ore d’un ris, or d’un regard farouche

Nourrit mon coeur en querelle & en pais.

Par vous, bel oeil, en soufrant je me tais,

Mais aussi tôt que la douleur me touche,

Toi belle, sainte, & angelique bouche,

De tes douceurs revivre tu me fais.

Bouche pourquoi me viens-tu secourir,

Quand ce bel oeil me force de mourir?

Pourquoi veus-tu que vif je redevienne?

Las! bouche, las! je revis en langueur,

Pour plus de soin, afin que le soin vienne

Plus longuement se paitre de mon coeur.

oeil:œil

aprouche:approuche

en pais:en paix

soufrant:souffrant

Pourquoi veus:Pourquoi veux

paitre:paître

coeur:cœur

Depuis le jour que mal sain, je soupire,

L'an dedans soi s'est roüé par set fois.

(Sous astre tel je pris l'hain) toutefois

Plus qu'au premier ma fievre me martire.

Quand je soulois en ma jeunesse lire

Du Florentin les lamentables vois,

Comme incredule, alors je ne pouvois

En le moquant, me contenir de rire.

Je ne pensoi, tant novice j'étoi

Qu'home eut senti ce que je ne sentoi,

Et par mon fait les autres je ne jugeoie.

Mais l'Archerot qui de moi se facha,

Pour me punir, un tel soin me cacha

Dedans le cœur, qu'onque puis je n'eus joie.

roüé: roué

set: sept

fievre: fièvre

martire: martyrise

soulois: soulais

vois: voix

incredule: incrédule

pouvois: pouvais

pensoi: pensais

étoi: étais

home: homme

sentoi: sentais

jugeoie: jugeais

facha: fâcha

onque: onques

joïe: joie

Mets en obli, Dieu des herbes puissant,

Le mauvais tour que non loin d'Hellesponte

Te fit m'amie, & vien d'une main pronte,

Garir son teint palement jaunissant.

Tourne en santé son beau cors perissant,

Ce te sera, Phebus, une grand'honte,

Sans ton secours, si la ledeur surmonte

L'oeil, qui te tint si long tans languissant.

En ma faveur si tu as pitié d'elle,

Je chanterai come l'errante Dele

S'enracina sous ta vois, & comment

Python sentit ta première conqueste,

Et comme Dafne aus tresses de ta teste

Donna jadis le premier ornement.

obli: oubli

m'amie: mon amie

vien: viens

cors: corps

perissant: périssant

grand'honte: grande honte

ledeur: laideur

long tans: longtemps

come: comme

vois: voix

conqueste: conquête

aus: aux

teste: tête

Bien que ton trait, Amour, soit rigoureus,

Et toi rempli de fraude, & de malice,

Aßés, Amour, en te faisant seruice,

Plus qu'on ne croit, i'ai vescu bienheureus.

Car cette la, qui me fait langoureus,

Non, mais qui veut, qu'en vain ie ne languisse,

Hier au soir me dit, que ie tondisse

De son poil d'or un lien amoureus.

I'eu tant d'honneur, que de son ciseau mesme

Ie le tranchai. Voiés l'amour extreme,

Voiés, Amans, la grandeur de mon bien.

Iamais ne soit, qu'en mes vers ie n'honore

Ce dous ciseau, & ce beau poil encore,

Qui mon coeur presse en un si beau lien.

rigoureus: rigoureux

rigoureus: rigoureux

Aßés: Es

seruice: service

i'ai: j'ai

vescu: vécu

bienheureus: bienheureux

cette la: celle-là

langoureus: langoureuse

ie: je

ie : je

ie: je

amoureus: amoureux

I'eu: J'eu

mesme: même

Ie: Je

Voiés: Voyez

extreme: extrême

Voiés: Voyez

Amans: Amants

Iamais: Jamais

dous: doux

Si hors du cep ou je suis arreté,

Cep ou l’Amour de ses fleches m’encloüe,

J’echape franc, & du ret qui m’ennoüe,

Si quelque fois je me voi déreté.

Au coeur d’un pré loin de gens écarté,

Que fourchument l’eau du Loir entrenoue,

De gazons vers un temple je te voüe,

Heureuse sainte & alme Liberté.

Là, j’appandrai le soin, & les ennuis,

Les faus plaisirs, les mensonges des nuis,

Le vain espoir, les soupirs, & l’envie:

Là, tous les ans je te pairai mes veus,

Et sous tes piés j’immolerai cent beufs,

Pour le bienfait d’avoir sauvé ma vie.

ou je:où je

arreté:arrêté

ou l:où l

encloüe:encloue

echape:échappe

ennoüe:ennoue

coeur:cœur

voüe:voue

faus:faux

des nuis:des nuits

pairai:paierai

mes veus:mes vœux

Veu la douleur qui doucement me lime,

Et qui me suit, compaigne, pas à pas,

Je conoi bien qu'encor' je ne suis pas

Pour trop aimer à la fin de ma ryme.

Dame, l'ardeur qui de chanter m'anime,

Et qui me rend en ce labeur moins las,

C'est que je voi qu'agreable tu l'as,

Et que je tien de tes pensers la cime.

Je suis vraiment heureus & plus qu'heureus,

De vivre aimé, & de vivre amoureus

De la beauté d'une Dame si belle :

Qui lit mes vers, qui en fait jugement,

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