Les Amours (page 7)

Pierre de Ronsard · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Les Amours (1553) · 12 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Vôtre oeil me fait un esté dans mon ame.

creus: creux

tiedes eaus: tièdes eaux

alume: allume

bluëtter: bleuté

esté: été

flames: flammes

chaut brazier: chaud brasier

m enbraize: m'embrase

feus: feux

beaus yeus: beaux yeux

dous: doux

rechaufent: réchauffent

dieus: dieux

eternizent: éternisent

flame: flamme

Vôtre: Votre

ame: âme

Ni ce coral, qui double se compasse,

Sur meinte perle entée doublement,

Ni cette bouche ou vit fertilement

Un mont d'odeurs qui le Liban surpasse ,

Ni ce bel or qui frisé s'entrelasse

En mille nouds mignardés gaiement,

Ni ces œillets égalés uniment

Au blanc des lis encharnés dans sa face,

Ni de ce front le beau ciel éclairci,

Ni le double arc de ce double sourci,

N'ont a la mort ma vie abandonnée:

Seuls vos beaux yeus (ou certain archer,

Pour me tuer d'aguet se vint cacher)

Devant le soir finissent ma journée.

coral: corail

meinte: mainte

entée: liée

ou: où

entrelasse: entrelace

nouds: nœuds

lis: lys

sourci: sourcil

ont a la: ont à la

yeus: yeux

De toi, Paschal, il me plaît que j’écrive,

Qui de bien loin le peuple abandonnant,

Vas de l’Arpin les tresors moissonnant,

Le lon des bors ou ta Garonne arrive.

Haut d’une langue eternellement vive,

Son cher Paschal Tolose aille sonnant,

Paschal Paschal Garonne resonnant,

Rien que Paschal ne responde sa rive.

Si ton Durban, l’honneur de nostre tans,

Lit quelque fois ces vers par passetans,

Di lui, Paschal (ainsi l’âpre secousse

Qui m’a fait choir, ne te puisse émouvoir)

Ce pauvre Amant estoit dinne d’avoir

Une maitresse, ou moins belle, ou plus douce.

lon:long

bors:bords

Vas: Va

ou ta Garonne:où ta Garonne

Tolose:Toulouse

resonnant:résonnant

responde:réponde

tans:temps

passetans:passe-temps

Dis lui:Dis-lui

dinne:digne

maitresse:maîtresse

Di l'un des deus, sans tant me deguiser

Le peu d'amour que ton semblant me porte :

Je ne sauroi, veu ma peine si forte,

Tant lamenter ne tant Petrarquiser.

Si tu le veus, que sert de refuser

Ce dous present dont l'espoir me conforte ?

Si non, pourquoi, d'une esperance morte

Pais tu ma vie, affin de l'abuser ?

L'un de tes yeus dans les enfers me ruë,

L'autre à l'envi tour à tour s'évertuë

De me remettre en paradis encor :

Ainsi tes yeus pour causer mon renaitre,

Et puis ma mort, sans cesse me font estre,

Ore un Pollux, & ores un Castor.

Di : Dis

deus : deux

deguiser : déguiser

sauroi : saurai

veu : vu

Petrarquiser : pétrarquiser

veus : veux

dous : doux

present : présent

esperance : espérance

pais tu : paies-tu

affin: afin

yeus: yeux

rüe: rue

envi: envie

évertuë: évertue

encor: encore

renaitre: renaître

estre: être

& : et

L'An mil cinq cens contant quarante & sis,

Dans ses cheveus une beauté cruelle

(Ne sai quel plus, las, ou cruelle, ou belle)

Lia mon cœur de ses graces épris.

Lors je pensoi, comme sot mal apris,

Né pour souffrir une peine immortelle,

Que les crespons de leur blonde cautelle

Deus ou trois jours sans plus me tiendroient pris.

L'an est passé, & l'autre commence ores,

Où je me voi plus que devant encores

Pris dans leurs rets : & quand par fois la mort

Veut délacer le lien de ma peine,

Amour tousjours pour l'ennoüer plus fort,

Oint ma douleur d'une esperance vaine.

mil: mille

cens: cent

contant: comptant

&: et

sis: six

cheveus: cheveux

sai: sait

graces: grâces

pensoi: pensais

apris: appris

crespons: crêpons

Deus: Deux

tiendroient: tiendraient

voi: vois

par fois: parfois

tousjours: toujours

ennoüer: ennouer

esperance: espérance

A toi chaque an ordonne un sacrifice

etc.

A toy chaque an j’ordonne un sacrifice, Fidele coin, où tremblant et poureux, Je descouvry le travail langoureox Que j’endoroy, Dame, en votre service.

Un coin meilleur plus seur et plus propice A declarer un torment amoureux, N’est point en Cypre, ou dans les plus heureux Vergers de Gnide, Amathonte ou d’Eryce.

Eussé-je l’or d’un Prince ambitieux, Coin, tu serois un temple precieux Enrichy d’or et de despense grande :

Où les amans par un vœu solennel Joutant lutant autour de ton autel, S’immoleroient eux-mesmes pour offrande

Le pensement, qui me fait devenir

Hautain & brave, est si dous que mon ame

Desja desja impuissante se pâme,

Yvre du bien qui me doit avenir.

Sans mourir donq, pourrai-je soutenir

Le dous combat, que me garde Madame,

Puis qu’un penser, si brusquement l’entame,

Du seul plaisir d’un si dous souvenir?

Helas, Venus, que l’écume feconde,

Non loin de Cypre, enfanta dessus l’onde,

Si de fortune en ce combat je meurs,

Reçoi ma vie, O deesse, & la guide

Parmi l’odeur de tes plus belles fleurs,

Dans les vergers du paradis de Gnide.

Desja:Déjà

desja:déjà

donq:donc

Puis qu:Puisqu

Venus:Vénus

Reçoi:Reçois

Quand en songeant ma follâtre j’acolle,

Laissant mes flancs sus les siens s’alonger,

Et que d’un branle habilement leger,

En sa moitié ma moitié je recolle:

Amour adonc si follement m’affolle,

Qu’un tel abus je ne voudroi changer,

Non au butin d’un rivage étranger,

Non au sablon qui jaunoïe en Pactole.

Mon dieu, quel heur, & quel contentement,

M’a fait sentir ce faus recollement,

Changeant ma vie en cent metamorfoses?

Combien de fois doucement irrité,

Suis-je ore mort, ore resuscité,

Entre cent lis, & cent vermeilles roses?

acolle:accole

sus:sur

voudroi:voudrai

jaunoïe:jaunit

heur:heurt

faus:faux

metamorfoses:métamorphoses

resuscité:ressuscité

O de Nepenthe, & de liesse pleine

Chambrette heureuse, ou deus heureus flambeaus,

Les plus ardans du ciel, & les plus beaus

Me font escorte apres si longue peine.

Or je pardonne a la mer inhumaine,

Aus flots, aus vens, la traison de mes maus

Puis que par tant & par tant de travaus,

Une main douce à si dous port me meine.

Adieu tourmente, adieu naufrage, adieu.

Vous flots cruels aieus du petit Dieu,

Qui dans mon sang à sa fleche souillée:

Ores ancré dedans le sein du port,

Par veu promis, j'appan dessus le bord

Aus dieus marins ma dépouille mouillée.

Nepenthe: Népenthe

& : et

ou deus: où deux

heureus: heureux

flambeaus: flambeaux

ardans: ardents

beaus: beaux

apres: après

a la: à la

Aus: Aux

vens: vents

la traison: la trahison

maus: maux

Puis que:Puisque

travaus: travaux

dous: doux

meine: mène

cruels aieus: cruels, aïeux

fleche: flèche

veu: vœux

appan dessus: appends dessus

dieus: dieux

Je parangonne à ta jeune beauté,

Qui toujours dure en son printans nouvelle,

Ce mois d'Avril, qui ses fleurs renouvelle,

En sa plus gaie & verte nouveauté.

Loin devant toi s'en fuit la cruauté,

Devant lui fuit la saison plus cruelle.

Il est tout beau, ta face est toute belle :

Ferme est son cours, ferme est ta loiauté.

Il peint les chams de dis mile couleurs,

Tu peins mes vers d'un long émail de fleurs :

D'un dous Zephyre il fait onder les plaines,

Et toi mon coeur d'un soupir larmoiant :

D'un beau crystal son front est rousoiant,

Tu fais sortir de mes yeus deus fontaines.

printans: printemps

loiauté: loyauté

chams: champs

mile: mille

dis: dix

dous: doux

Zephyre: Zéphyr

coeur: cœur

larmoiant: larmoyant

crystal : cristal

yeus: yeux

deus: deux

Ce ne sont qu'haims, qu'amorces, et qu'apas

De son bel oeil qui m'aleche en sa nasse,

Soit qu'elle rie, ou soit qu'elle compasse

Au son du Luth le nombre de ses pas.

Une minuit tant de flambeau n'a pas,

Ni tant de sable en Euripe ne passe,

Que de beautés embellissent sa grace,

Pour qui j'endure un milier de trespas.

Mais le tourment qui moissonne ma vie,

Est si plaisant, que je n'ai point envie

De m'élongner de sa douce langueur :

Ains face Amour que mort encores j'aie

L'aigre douceur de l'amoureuse plaie,

Que vif je porte au plus beau de mon coeur.

apas: appât

aleche: allèche

rie: rit

grace: grâce

milier: millier

élongner: éloigner

encores: encore

aie: ai

Œil, qui mes pleurs de tes raisons essuie',

Sourci, mais ciel des autres le greigneur',

Front estoilé, Trofée à mon Seigneur,

Qui dans ton jour ses dépouilles etuie':

Gorge de marbre, où la beauté s'apuie,

Col Albastrin emperlé de bonheur,

Tetin d'ivoire, où se niche l'honneur,

Sein, dont l'espoir mes travaux desennuie:

Vous avés tant apâté mon désir,

Que pour souler la faim de son plaisir,

Et nuit et jour il faut qu'il vous revoie:

Comme un oiseau, qui ne peut sejourner,

Sans revoler, tourner, et retourner,

Aus bors conus pour i trouver sa proie

Sourci: Sourcil

greigneur: le plus grand

estoilé: étoilé

Trofée: Trophée

etuie: étui

s apuie: s'appuie

Albastrin: pour laquelle

Tetin: sein

desennuie: désennuie

apâté: appâté

sejourner: séjourner

Aus: aux

bors: bord

conus: connus

Hausse ton æle, & d’un voler plus ample,

Forçant des vens l’audace & le pouvoir,

Fai Denisot, tes plumes émouvoir,

Jusques au ciel ou les dieus ont leur temple.

Là, d’oeil d’Argus, leurs deités contemple,

Contemple aussi leur grace, & leur savoir

Et pour ma Dame au parfait concevoir,

Sur les plus beaus fantastique un exemple,

Moissonne apres le teint de mile fleurs,

Et les detrampe en l’argent de mes pleurs,

Que tiedement hors de mon chef je ruë:

Puis atachant ton esprit & tes yeus

Dans le patron derobé sur les dieus,

Pein, Denisot, la beauté qui me tuë.

æle:aile

vens:vents

ciel ou:ciel où

dieus:dieux

deités:déités

beaus:beaux

mile:mille

detrampe:détrempe

tiedement:tièdement

atachant:attachant

derobé:dérobé

tuë:tue

Vile de Blois, le sejour de Madame,

Le ni des Rois & de ma voulonté,

Ou je suis pris, ou je suis surmonté,

Par un œil brun qui m'outreperce l'ame :

Sus le plus haut de sa divine flame,

Pres de l'honneur, en grave magesté,

Reveremment se sied la chasteté,

Qui tout bon cœur de ses vertus enflame.

Se loge Amour dans tes murs pour jamais,

Et son carquois, & son arc desormais

Pendent en toi, comme autel de sa gloire :

Puisse il toujours sous ses plumes couver

Ton chef roial, & nu toujours laver

Le sien crespu dans l'argent de ton Loire.

vile: ville

sejour: séjour

&: et

ni: nid

voulonté: volonté

ou: où

ame: âme

sus: sur

flame: flamme

pres: près

magesté: majesté

Reveremment: Révéremment

enflame: enflamme

desormais: désormais

puisse il: puisse-t-il

roial: royal

crespu: crêpu

Heureuse fut l'étoile fortunée,

Qui d'un bon oeil ma maitresse aperceut :

Heureus le bers, & la main qui la seut

Emmailloter, alors qu'elle fut née,

Heureuse fut la mammelle emmannée,

De qui le lait premier elle receut,

Et bienheureus le ventre, qui conceut

Si grand'beauté de si grans dons ornée.

Heureus les chams qui eurent cet honneur

De le voir naitre, & de qui le bonheur

L'Inde & l'Egypte heureusement excelle.

Heureus le fis dont grosse elle sera,

Mais plus heureus celui qui la fera,

Et femme, & mere, en lieu d'une pucelle.

maitresse: maîtresse

aperceut: aperçut

heureus: heureux

bers: berceau

seut:sut

receut: reçut

bienheureus: bienheureux

conceut: conçut

grand'beauté: grande beauté

grans: grands

chams: champs

fis: fils

naitre: naître

mere: mère

L'Astre ascendant, sous qui je pris naissance,

De son regard ne maitrisoit les cieus :

Quand je nâquis, il étoit dans tes yeus,

Futurs tyrans de mon obeissance.

Mon tout, mon bien,mon heur, ma conoissance,

Vint de ton oeil : car pour nous lier mieus,

Tant nous unit son feu presagieus,

Que de nous deus il ne fit qu'une essence.

En toi je suis, & tu es dedans moi :

En moi tu vis, & je vis dedans toi :

Ainsi nos touts ne font qu'un petit monde.

Sans vivre en toi je tomberoi' là bas.

La Pyralide en ce point ne vit pas,

Perdant sa flame, & le Daufin son onde.

maitrisoit: maîtrisait

cieus: cieux

étoit: était

nâquis: naquis

yeus: yeux

obeissance: obéissance

conoissance: connaissance

mieus: mieux

deus: deux

touts: tout

tomberoi: tomberai

là bas: là-bas

flame: flamme

daufin: dauphin

De ton poil d’or en tresses blondissant

Amour ourdit de son arc la ficelle,

Il me tira de ta vive estincelle,

Le dous-fier trait, qui me tient languissant.

Du premier coup j’eusse esté perissant,

Sans l’autre coup d’une flêche nouvelle,

Qui mon ulcere en santé renouvelle,

Et par son coup, le coup va guarissant.

Ainsi jadis sur la poudre Troïenne,

Du soudart Grec la hache Pelienne,

Du Mysien mit la douleur a fin:

Ainsi le trait que ton bel oeil me ruë,

D’un mesme coup me guarit & me tuë.

Hé, quelle Parque à filé mon destin!

estincelle: étincelle

esté: été

perissant: périssant

flêche: flèche

ulcere: ulcère

Troïenne: Troyenne

oeil: œil

mesme: même

ruë: rue

tuë: tue

à: a

a: à

guarit: guérit

guarissant: guérissant

Ce ris plus dous que l'œuvre d'une abeille,

Ces doubles lis doublement argentés,

Ces diamans à double ranc plantés

Dans le coral de sa bouche vermeille,

Ce dous parler qui les mourans esveille,

Ce chant qui tient mes soucis enchantés,

Et ces deus cieus sur deus astres antés,

De ma deesse annoncent la merveille.

Du beau jardin de son printans riant,

Naist un parfum, qui mesme l'orient

Embasmeroit de ces douces aleines.

Et de là sort le charme d'une vois,

Qui tous ravis fait sauteler les bois,

Planer les mons, & montaigner les plaines.

dous : doux

lis : lys

diamans : diamants

ranc : rang

coral : corail

mourans : mourants

esveille : éveille

cieus : cieux

deus : deux

antés : plantés

deesse : déesse

printans : printemps

Naist : Naît

mesme : même

Embasmeroit : Embaumerait

aleines : haleines

vois : voix

mons : monts

Dieus, si là haut s'enthrône la pitié,

En ma faveur, ores ores qu'on jette

Du feu vangeur la meurtriere sagette,

Pour d'un mauvais punir la mauvaistié,

Qui seul m'espie, & seul mon amitié

Va detraquant, lors que la nuit segrette,

Et mon ardeur honteusement discrette,

Guident mes pas où m'atent ma Moitié.

Accablés, Dieus, d'une juste tempeste

L’œil espion de sa parjure teste,

Dont le regard toutes les nuis me suit :

Ou lui donnés l'aveugle destinée

Qui aveugla le malheureus Phinée,

Pour ne voir rien qu'une eternelle nuit.

dieus: dieux

là haut: là-haut

enthrône: entrône

vangeur: vengeur

meurtriere: meurtrière

m espie: m'expie

detraquant: détraquant

discrette: discrète

m atent: m'attend

tempeste: tempête

teste: tête

les nuis: les nuits

ou lui donnés: où lui donner

malheureus: malheureux

eternelle: éternelle

J'irai toujours, & révant, & songeant

En la douce heure, où je vis l'angelette,

Qui d'esperance & de crainte m'alaitte,

Et dans ses yeus mes destins va longeant.

Quel or ondé en tresses s'allongeant

Frapoit ce jour en sa gorge nouvelette ?

Et sus son col, ainsi qu'une ondelette

Flotte aus zephyrs, au vent alloit nageant ?

Ce n'étoit point une mortelle femme

Que je vi lors, ni de mortelle dame

Elle n'avoit, ni le front, ni les yeus :

Donques, mon cœur, ce ne fut chose etrange

Si je fu pris : c'étoit vraiment un Ange

Qui pour nous prendre etoit volé des cieus.

&: et

révant: rêvant

d'esperance: d'espérance

m'alaitte: m'allaite

yeus: yeux

frapoit: frappait

sus: sur

aus: aux

alloit : allait

étoit: était

vi: vis

lors: alors

n'avoit: n'avait

Donques: Donc

etrange: étrange

fu: fus

etoit: était

cieus: cieux

Epovanté je cherche une fontaine

Pour expier un horrible songer,

Qui toute nuit ne m'a fait que ronger

L'ame effroiée au travail de ma peine.

Il me sembloit que ma douce inhumaine

Crioit, ami, sauve moi du danger,

Auquel par force un larron étranger

Par les forets prisonniere m'emmeine.

Lors en sursaut, ou me guidoit la vois,

Le fer au poin je brossai dans le bois:

Mais en courant apres la derobée,

Du larron mesme assaillir me suis veu,

Qui me perçant le cœur de mon espée

M'a fait tomber dans un torrent de feu

epovanté: épouvanté

songer: songe

ame: âme

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