Correspondance (page 62)

Vincent de Paul · Lettres

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Correspondance, éd. Coste, tomes I-VIII + XV · 69 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

4. Hippolyte Féret.

5. Probablement Marie de Fiesque, dame d'honneur de la reine Anne d'Autriche, veuve de Pierre, marquis de Breauté.

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rence et soumission qu’il nous semble que c’est Dieu qui nous a parlé par votre bouche. Ainsi, mon très honoré Père, commandez-nous sans crainte ce que vous jugerez équitable que nous fassions, et nous l’exécuterons avec la dernière joie et sans ombre de peine, étant, au delà de ce que nous vous le pouvons exprimer, mon très honoré Père, votre très humble et très obéissante fille et servante.

SŒUR MARTHE DE JéSUS,

religieuse c[armélite] indigne.

Ce dimanche matin, 2 septembre 1660

M de la Madeleine (6) se porte bien mieux, Dieu merci. Il n'a plus de fièvre et il. se recommande fort à vos bonnes prières. Il a porté, se dit-il envie à M Giraud de ce qu'il a eu la bénédiction de vous voir, et non pas lui.

3254. - A GUILLAUME DESDAMES

De Paris, ce 3 de septembre 1660.

Monsieur,

La grâce de N.-S. soit avec vous pour jamais !

J'ai reçu votre chère lettre du 25 juillet. Il est vrai que nos prêtres et les Filles de la Charité seront bientôt prêts à partir ; ils n'attendent que l'occasion d’un vaisseau qui aille à Dantzig.

Puisque vous croyez qu'il y aura avantage pour vous de vendre le jardin et le bâtiment qui est derrière votre maison, pour 5 500 livres, qu'il a coûtées à la reine, j’approuve volontiers que vous le vendiez et que vous [replaciez] (1) cette somme en quelqu'autre fonds plus utile, ou bien que vous l'employiez à vous faire bâtir, pour vous loger plus commodément et solidement que vous ne l'êtes pas, pourvu toutefois que Sa Majesté l'agrée et

1. Texte de l'original : remplaciez.

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que ce soit l'avis de M. Duperroy et de vos meilleurs amis ; mais prenez garde, s’il vous plaît, de vous attirer par cette vente quelque mauvais voisin, qui avec le temps vous pourra incommoder ; et peut-être qu'alors vous voudriez avoir cette place et ne le pourrez pas.

Je vous donne la même permission, et aux mêmes conditions, pour la maison du faubourg, de laquelle on vous offre 2.500 livres.

Dieu, par sa grâce, bénisse les armées du roi et le voyage de Leurs Majestés, en sorte que, de gré ou de force, les Cosaques soient réduits à leur obéissance.

Nous n'avons rien de nouveau de deçà. Je me recommande à vos prières et pareillement toute la petite compagnie, à ce que N.-S. accomplisse en elle et par elle sa très sainte volonté, qui m'a rendu, en son amour, Monsieur, votre très humble serviteur.

VINCENT DEPAUL,

i. p. d. l . M.

Suscription : A Monsieur Monsieur Desdames, supérieur des prêtres de la Mission de Sainte-Croix, à Varsovie

3255. - LéONARD DANIEL (1) A SAINT VINCENT

Monsieur,

Je ne saurais laisser perdre une occasion de vous écrire. Et si je n'ai reçu aucune réponse aux précédentes je l'attribue à mon indignité et n'en conçois aucun rebut. Je vous demande par celle-ci un éclaircissement qui ne me donne pas peu de peine Je suis certain que vous aurez assez de bonté pour ne me le refuser pas.

Lettre 3255. - L. a. - Dossier de Turin, original.

1. Né à Saint-léonard (Haute-Vienne), entré dans la congrégation de la Mission le 27 novembre 1644, à l'âge de vingt-trois ans, reçu aux vœux le 27 novembre 1646, sorti peu de temps après.

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Comme je suis, par la grâce de Dieu, dans la volonté de faire mon salut et que, selon ma faiblesse, je tâche de pratiquer les saints documents que vous m’avez donnés, je suis dans une certaine crainte qui me trouble fort, savoir si les vœux que je fis quand j'avais l’honneur d'être des vôtres, m'obligent hors de votre maison, n'en ayant jamais été absous, ni de vous, ni d'aucun autre ; car, s'ils m'obligent, je suis disposé à les accomplir tout le reste de ma vie, et je vous en demande l'occasion dans toute la soumission possible, dans toute l'assurance que je vous donne que je tâcherai de réparer, par mes services futurs, mes désobéissances passées. Je vous prie de croire, Monsieur, que mes paroles sont très sincères et que, dans l'état où je suis présentement, je ne cherche que Dieu et les moyens de lui plaire. Je ne sache rien qui m'oblige à vous parler avec plainte et, quoique j'aie l'âme assez basse, je l'ai pourtant au-dessus de ce lâche intérêt, que je ne trouverai pas même par cette lâche voie. Je n’ai rien qui m'oblige à quitter le monde, que la gloire de Dieu et mon salut ; et, quelque criminel. que je sois, ni un péché public, ni la pauvreté ne m'obligent point à rompre avec lui. Que s'ils ne m'obligent pas, je vous assure que, de ma part, celui de l'obéissance que je vous ai faite, subsistera autant que moi. Je dis encore davantage : je voudrais qu’effectivement il m'obligeât, pour trouver une occasion indispensable de vous obéir. J'ai beaucoup de raisons qui m'obligent à le faire ; car outre l'équité et le droit, la fin dangereuse qu'ont faite ceux qui devant ou après moi, ont quitté la Mission me donne lieu d'appréhender leur châtiment, étant autant ou plus coupable qu'eux ; et enfin, quoique je dorme ou que je veille, je suis plus à la Mission qu'à moi-même

Je vous conjure, Monsieur, de m'éclaircir en cette matière et de régler le reste de ma vie. Je suis prêt à partir pour Bordeaux, où je dois voir M. de Fonteneil, homme fort vertueux et grandement zélé pour l'état ecclésiastique, qui dans cette ville a établi un séminaire de prêtres pour l'aider à faire quelques missions dans la Gascogne, ayant achevé celles du Limousin, jusques à l'avent, où je dois y être employé.

Si vous daignez me faire la grâce de m'écrire, comme je l'espère de votre bonté, mon neveu, porteur de la présente, me le fera tenir fidèlement. En attendant je vous prie croire que je serai toute ma vie, Monsieur, votre très humble, très soumis et très obéissant serviteur.

DANIEL,

prieur de la Chapelle.

A Limoges, ce 3 septembre 1660.

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Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent, supérieur général des missionnaires, demeurant à Saint-Lazare, à Paris.

3256. - MARIE-AGNèS LE ROY A SAINT VINCENT

Vive Jésus !

De notre monastère du faubourg Saint-Jacques,

ce 3 septembre 1660.

Mon très cher et très honoré Père,

J'ai reçu la lettre que votre bonté a écrite à Mademoiselle d’Auvergne (1) touchant le désir qu'elle a que Mademoiselle sa petite sœur (2) demeure dehors jusques à ce que Mademoiselle sa sœur (3) prenne l'habit aux Carmélites. Je ne trouve rien à dire à cela, mon très honoré Père, sinon qu'il en sera tout ce qu'il vous plaira.

Il se présente une prétendante qui nous paraît avoir une fort bonne vocation. Elle donne quinze mille livres, pourvu qu'on lui promette de donner, la vie durant de ses père et mère, fort âgés, trois cents livres par an. Nous avons trouvé cette piété si louable que nous n'avons pas voulu aller à l'encontre ; et si vous souscrivez à cela, mon très honoré Père, nous lui donnerons l'entrée s'il vous plaît. C'est Monsieur l'abbé Gedoyn qui nous l'a avancée.

Nous avons aussi une de nos petites qui, depuis son retour, est tombée malade ; c'est une petite de Lamoignon (4). Si, par hasard, la maladie tournait ou en petite vérole ou en quelque grande fièvre, je vous demande la permission de prendre une ou deux gardes, étant tout ce que nos sœurs peuvent faire, que de servir nos sœurs infirmes dont nous avons toujours assez bon nombre, Dieu merci, sa bonté ne nous laissant point du tout. sans cela.

Je suis en tout respect, mon très honoré Père, votre très humble et très obéissante fille et servante en Notre-Seigneur.

SŒUR MARIE-AGNèS LA ROY

Dieu soit béni !

Lettre 3256. - L. a. - Dossier de Turin, original.

4. Voir lettre 3223, note 3.

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Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent, supérieur général de la congrégation de la Mission.

3257. - JACQUES COIGNET A SAINT VINCENT

Monsieur,

Je vous prie d avoir la bonté de recevoir chez vous à faire la retraite M. Gonesté, ecclésiastique, qui est habitué dans ma paroisse, ce mois présent de septembre, quelque temps après l'ordination, parce qu'au mois d'octobre il doit étudier en philosophie.

Je vous en serai obligé, étant en Notre-Seigneur Monsieur, votre très humble et affectionné serviteur.

COIGNET,

curé de Saint-Roch

A Saint-Roch, ce 3 septembre 1660.

3258. - A N ***

Je vous ai caché, autant que j'ai pu, mon état, et n'ai pas voulu vous faire savoir mon incommodité, de peur de vous contrister ; mais, ô bon Dieu ! jusques à quand serons-nous si tendres que de ne nous oser dire le bonheur que nous avons d'être visités de Dieu? Plaise à Notre-Seigneur de nous rendre plus forts et de nous faire trouver notre bon plaisir dans le sien !

3259. - LE CARDINAL LUDOVISIO A SAINT VINCENT

Reverendissimo Padre,

L'essermi ben nota l'età le fatiche ed il, merito di Vostra Signoria mi dà sufficiente mootivo di scriverle e di persuaderla

Lettre 3257. - L. a. - Dossier de Turin, original.

1. Paroisse de Paris.

Lettre 3258. - Abelly, op. cit., l. 3, chap. XXIII, p. 327.

Lettre 3259. - Arch. départ. du Vaucluse, D 274, reg., copie.

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a lasciarsi governare dai suoi buoni religiosi, che belz sanno quel che si deve, e quel che convenga alla di lei persona nel presente stato. Il rimettersi dunque a loro, siccome io lo stimo per un atto ben corrispondente ulla sua religiosità, cosi confido ch'ella lo farà volontieri come desidero ; ed a suoi santi sacrifizii per fine affettuosamente mi raccomando.

Di Vostra Signoria alla quale conf ermo il mio singolarissimo affetto che porto a lei, ed al santo Istituto nel quale Nostro Signore ha voluto che ella abbia tanta parte, affettuosissimo servitore sempre di voi.

CARDINALE LUDOVISIO.

Di Roma, 4 settembre 1660.

Si ricordi sempre di me nelle sue sante orasioni e sacrifizii.

TRADUCTION

Très Révérend Père,

L'âge, les travaux et le mérite de Votre Seigneurie me portent à prendre la plume pour vous prier d'écouter les bons religieux qui vous entourent ; ils savent ce qui convient le mieux à votre personne dans l'état présent ; remettez-vous docilement entre leurs mains Comme c'est là un acte, à mon avis, pleinement conforme à vos sentiments religieux, J'ai confiance que vous condescendrez à mes désirs

En finissant, je me recommande affectueusement à vos saints sacrifices.

Je renouvelle à Votre Seigneurie le témoignage de ma très particulière affection ainsi qu'à l'Institut à la fondation duquel Notre-Seigneur vous a donné une si grande part, et je me dis pour toujours votre très affectueux serviteur.

CARDINAL LUDOVISIO.

De Rome, le 4 septembre 1660.

Souvenez-vous toujours de moi dans vos pieuses prières et vos saints sacrifices.

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3260. - A UN PRêTRE DE LA MISSION

septembre 1660.

Il ne faut pas vous étonner des tentations que vous souffrez ; c'est un exercice que Dieu vous envoie pour vous humilier et vous faire craindre ; mais ayez confiance en lui. Sa grâce vous suffit, pourvu que vous fuyiez les occasions, que vous lui protestiez de votre fidélité et que vous reconnaissiez votre pauvreté et le besoin que vous avez de son secours. Accoutumez-vous à porter votre cœur dans les sacrées plaies de Jésus-Christ, toutes les fois qu'il sera assailli de ces impuretés ; c'est un asile inaccessible à l'ennemi.

3161. - MADELEINE MAUPEOU A SAINT VINCENT

Vive Jésus !

Ce 5 septembre 1660.

Mon uniquement honoré Père,

Je crois que votre bonté sera bien aise d'apprendre l'élection canonique et unanime qui se fit hier céans, avec tant de paix et de satisfaction,. pour M Benjamin., qui y présida, et pour toute la communauté (1) qu'il ne s'y pouvait rien ajouter. C'est tout dire, mon très honoré Père, que d'écrire, ce qui est très assuré, qui est que de trente voix elle en eut vingt-quatre. Aussi est-ce une bonne fille, la plus ancienne de celles qui ont tenu le parti de Monseigneur de Sens (2). Les autres officières se firent ensuite avec la même paix. Les cinq principales que la communauté élit sont aussi de celles qui ont tenu le même parti.

Vous jugez bien de là, mon unique Père, qu'il n'est plus

Lettre 3260. - Collet, op. cit., t. 2, p. 269.

Lettre 3261. - L. a. - Dossier de Turin, original.

2. Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin.

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question de ressentiments passés ; car, le nombre de celles-là étant bien plus petit que l’autre, s’il en restait quelque ressentiment, elles n'auraient pas fait ce choix.

J'ai une consolation indicible de voir les miséricordes de Dieu, qui sont, en vérité, admirables sur cette maison Je vous supplie, mon très honoré Père, de lui en rendre les actions de grâces qu'elles méritent et de lui en demander la continuation

Ce qui y est à souhaiter est un bon confesseur. Celui quelles avaient (3) a si fort intimidé celui que ma sœur Fouquet (4) nous avait envoyé, qu'il s'en est retourné quasi aussitôt qu’il y est venu. Il n'y a néanmoins à présent que très peu à faire, et la condition est bonne. L'on le nourrit et loge, le sacristain le sert et la pension est de deux cents livres. Obligez-nous, mon très honoré Père, de vous en enquérir d'un, je vous supplie, et de nous mander si nous devons refuser M. le procureur général (5), qui désire que nous allions à Vaux, qui n'est qu'à une lieue d'ici. Ma sœur Fouquet, qui nous doit venir quérir, nous y recevrait. C'est sur le chemin de Paris. Il nous a beaucoup obligées depuis que nous sommes ici, nous ayant fourni d'argent pour faire nos libéralités à ces bonnes religieuses, qui ont besoin de sa protection. Je ne demande, mon très cher Père, que de suivre l'ordre que votre bonté nous donnera.

J’écris à M le doyen pour avoir son obédience, ayant mis en celle qu'il nous a donnée pour venir, que nous y demeurions autant qu'il le jugera à propos. Je ne lui parle que de cela et je ne sais comme nous ferons pour partir d'ici. La plus grande noise qui y est, est quand nous parlons de nous en aller ; toutes en témoignent une peine incroyable Il faut néanmoins que cela soit puisque tout est en paix et que notre chère Mère le désire ; sans cela nous leur aurions fait faire leur retraite, qu'elles commencent par leur renouvellement, qu'elles font le jour de la Présentation.

C'est, mon très Révérend Père votre indigne fille et servante en Notre-Seigneur.

SŒUR MADELEINE MAUPEOU

de la Visitation Sainte-Marie.

D[ieu] s[oit] b[éni] !

Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent de Paul .

5. Nicolas Fouquet.

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3262. - M. FOURNIER A SAINT VINCENT

Monsieur,

L'obligation que je vous ai en particulier, et l'affection que j'ai à votre service et à toute votre célèbre société, m'a donné le courage de vous avertir que Monsieur l'évêque de Noyon, en Picardie (1) et abbé de Clermont (2) proche deux lieues de cette ville (3), est décédé depuis peu (4) ; ainsi que nous avons appris en cette ville, tant des religieuses bernardines de ladite abbaye, qu'autres personnes retournant de Paris, lequel bénéfice ledit défunt évêque comte et pair de France, avait obtenu du roi Louis XIII, lorsque Monsieur son frère de Baradat (5) était en faveur près de Sa Majesté notre défunt monarque, de sorte que j'ai pensé que, si vous jugiez à propos de faire ériger en cette ville un séminaire des vôtres, par la faveur de la reine mère (6), qui vous aime, cette abbaye, valant environ de dix mille livres de rente ou plus, vous serait bien convenable pour l'entretien du séminaire, laquelle cette vertueuse reine pourrait vous faire conférer, si elle n'est encore présentée.

Henri le Grand commença la fondation du collège de La Flèche par la donation de l'abbaye de cette branche du même Ordre, et l'ont toujours possédée depuis en commun sans contredit, et ont seulement assigné et divisé la portion des religieux servants Le moindre servirait aux vôtres pour aller et venir en Bretagne à vos autres maisons, joint que Messieurs vos prêtres feraient bien du fruit, tant en cette ville qu'à la campagne, aux paroisses circonvoisines de ladite abbaye. Même que Monseigneur du Mans (7) y a envoyé deux fois quelques Messieurs des vôtres du Mans pour y faire la mission, que nous visitâmes, mon fils l'avocat et moi, et faisions tenir leurs lettres En outre, la bonté de mondit seigneur évêque les commit d'aller visiter la Gravelle (8), distante d'une

Lettre 3262. - L. a. - Dossier de Turin, original.

1. Henri de Baradat.

2. Clermont fait aujourd'hui partie de la commune d'Olivet ; on voit encore des restes de l'ancienne abbaye cistercienne qui s'y trouvait.

8. Localité de l'arrondissement de Laval.

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lieue et demie de ladite abbaye, pour administrer les sacrements aux prisonniers, dix que les officiers y retenaient à cause qu'ils avaient resté longtemps sans ouïr la sainte messe, ni recevoir la sainte communion, ni faire aucune confession

Par conséquent partant il vous plaise délibérer par cet avis ce que votre prudence ordinaire vous dictera pour le bien de votre illustre communauté, que je vous ai toujours souhaité avec passion augmentée, et d'avoir le moyen de vous servir Je vous supplie doncques prendre ma bonne volonté pour l'effet et me tenir toujours en qualité de, Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur

FOURNIER L'AINé.

A Laval, ce 5 septembre 1660.

Monsieur, regardez, s'il vous plaît, toujours mon fils missionnaire (9) de bon œil.

3263. - M. FOURNIER A SAINT VINCENT

[5 septembre 1660] (1)

Monsieur

Je vous supplie de vouloir excuser la liberté du zèle que j'ai à votre service, et si j'ai inséré en la présente des avis trop libres, qui seront peut-être trop tardifs ou inutiles ; mais je ne saurais quel remède apporter, n'ayant entendu plus tôt cette nouvelle, qui ne fait tort à personne, et vous témoigne ma bonne volonté, que vous prendrez, s'il vous plaît pour l'effet, s'il ne réussit, et me tiendrez toujours pour votre très humble et obéissant serviteur

FOURNIER L'AINE

3264. - M. MARIN A SAINT VINCENT

De Paris, 6 septembre 1660

Monsieur,

J'ai une fille de quinze ans, qui sort de Montmartre, mais me témoigne qu'elle désire être religieuse à Sainte-Marie, au-

1. Cette lettre accompagnait la précédente.

Lettre 3264. - L. a. - Dossier de Turin, original.

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près de sa sœur Duplessis (1) Mais, comme cela ne se peut sans votre permission, je vous supplie de me la vouloir accorder et de croire que je suis sans réserve Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

MARIN

Suscription : Pour Monsieur Vincent, général supérieur de la Mission.

3265. - SŒUR FRANCOISE CARCIREUX A SAINT VINCENT

Mon très cher et honoré Père,

Votre bénédiction !

Monsieur, je me suis vue obligée de me donner l'honneur de vous écrire ce mot, voyant la moisson si grande en ce quartier et que parmi un si grand nombre d'ouvriers, il s'en trouve si peu qui travaillent comme il faut à la vigne du Seigneur et que Monsieur de Narbonne (1) cherche de bons ouvriers de toutes parts

Voyant que mon frère le curé (2) avait inclination d'être de la Mission et qu'il ne s'en est ôté que pour satisfaire au droit divin, à ce qu’on m'a toujours dit, aussi y a-t-il été bien fidèle, grâces à Dieu, par la pension honnête qu’il a donnée à mon père, jusqu'à se bien incommoder, à raison de quelque maladie qu'il a eue, sans laquelle, mon très cher Père, je vous puis assurer qu'il n’ont pu subsister, comme je crois Si votre bonté voulait lui faire la grâce, laquelle ne s’accorde que fort rarement, qui est de le recongréger en la compagnie? J’ai eu et ai encore pour le présent de forts, quoique doux mouvements pour cela en mon intérieur, et non pas pour me voir auprès de lui. J'ai pensé que vous en auriez consolation, et le prochain édification vu les bons indices qu’il a donnés dès sa tendre jeunesse de tendre toujours à cet emploi. Votre charité pourrait mettre mon père au Nom-de-Jésus ou aux Renfermés (3), parce que sa seule considération l’empêche de suivre cette inclination à ce que mondit père m'a mandé il y a quelque temps J'écris à mon frère, à ce qu'il se donne l’honneur de

3. L'hôpital général.

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vous communiquer cela et s’il pourrait avoir le grand bien d’être du petit nombre des bons ouvriers de ce quartier par le moyen de votre paternelle bonté :

Mon très cher Père, je ne puis vous taire ceci pour votre consolation. il semble que Dieu veuille que nous réciproquions l'un à l'autre ce bon office pour nous porter à son saint service ; car il vous souvient, c'est par lui que sa bonté m'a honorée de la grâce de ma vocation (4).

Par votre permission toute votre sainte communauté trouvera ici nos très humbles saluts en tout respect et humilité, et spécialement Monsieur de Beaumont, à ce qu'elle prie Dieu pour ses affaires, sans nous oublier, pour l'amour de Jésus. auquel nous sommes et devons [être], s'il vous plaît, mon très honoré Père, votre très obéissante servante et fille indigne en N.-S..

FRANçOISE CARCIREUX,

indigne fille de la Charité

De Narbonne, ce 6 septembre 1660

Monsieur des Jardins vous assure de ses très humbles respects.

Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent, supérieur général de la Mission, à Paris.

3266. - NICOLAS DEMOUSOL A SAINT VINCENT

Jésus, Maria, Joseph !

Révérend Père,

La bénédiction du Saint-Sacrement de l'autel soit toujours avec vous et avec tous ceux du monastère.

Je vous prie de vous vouloir mettre en mémoire d’un homme qui était venu d'Allemagne a été, à la Fête-Dieu, huit jours dans votre couvent à l'exercice spirituel, et qui a fait une confession générale. Le Père qui m’a entendu en confession a le poil fort blond, mais je ne sais pas son nom ; et le frère qui me donnait instruction est en couleur : mais je ne sais pas

4. Saint Vincent n'avait pas été assez satisfait de la conduite de Paul Carcireux pour condescendre aux désirs de sa sœur. (cf. lettres 781 et 1068).

Lettre 3266. - L. a. - Dossier de Turin, original.

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comme il s’appelle. Mon Révérend Père, ce qui me donne sujet de vous faire importunité de la façon, c'est que, pauvre pécheur que je suis, ai grand désir, avec la volonté de Dieu et de l'Eglise, de vivre le reste de mes jours en solitude pour servir Dieu, et de me retirer hors du monde. Quoique je sois engagé dans les liens du mariage et aie une charge d'enfants, cela ne me peut empêcher, car tout se peut faire avec le consentement de l'Eglise.

Je connais aussi un homme fort dévotieux qui vit aussi en chasteté avec sa femme. Celui-là a aussi grand désir de se rendre dans un couvent. il est tourneur de sa vocation, et moi passementier de la mienne. Quant à lui, il peut encore être reçu dans l'ordre de prêtrise ; mais moi, qui suis le plus grand pécheur du monde, je ne demande que d‘être le moindre de tous les serviteurs de la maison, ou bien le valet de celui qui ferme la porte de la maison. C'est pourquoi, mon Révérend Père, je vous prie, pour l'honneur de Dieu et de la sainte Vierge, de me faire savoir par un mot de lettre si nous pouvons être reçus dedans votre sainte règle, ô Révérend Père supérieur et pour être obéissants à tous ceux de la maison.

Cet homme que je dis, il est allemand, fort dévotieux et fait de beau travail de la vocation de tourneur, qui sont pour les ornements d église ; et moi, qui parle aussi bon allemand ; nous pourrions peut-être rendre service avec la langue allemande.

Mon Révérend Père, je vous prie par les cinq plaies mortelles de Jésus-Christ, de nous vouloir faire assistance, si cela se peut faire. Ayez pitié de ces deux pauvres amis, spécialement moi, qui suis le plus grand pécheur du monde. Le Père qui m'a entendu en confession et le frère qui m'a donné instruction vous pourront dire la raison pourquoi je me suis retiré hors du monde, car je leur ai dit et raconté ma mauvaise vie hors de la confession.

Mon Révérend Père, s'il se peut faire, nous nous laisserons employer partout où il vous plaira de nous commander.

Attendant une gracieuse réponse, je suis votre humble et vassal jusqu'à la mort.

NICOLAS DEMOUSOL

passementier à Fuld (1) en Allemagne.

Fait à Fuld, le 6 septembre 1660

Mes très humbles recommandations au Père qui m'a en-

1. Fulda, en Prusse.

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tendu en confession et au frère qui m’a donné instruction et à tous ceux du saint lieu (2),

Suscription : Au Révérend Père M. le supérieur du monastère des Pères de la Mission, à Saint-Lazare, au faubourg Saint-Laurent, à Paris.

3267. - MONSIEUR SANGUINET A SAINT VINCENT

Monsieur,

Cette même grâce de .N S. que vous en avez souhaitée par celle du 25 passé vous soit continuée à jamais !

J'ai été bien aise que l'arrêt de congé que j'avais obtenu pour Monsieur le prieur de Bussière (1) soit parvenu à lui avec l’accommodation.

J'ai reçu les 18 livres de mon rebour, dont je vous remercie, Monsieur. J’en reste content. Si ledit prieur veut faire taxer les dépens, il faudra me renvoyer l'accommodation explicite avec l’arrêt, Pour le surplus, j'ai fait voir à M. Masson la bonté que vous avez eue pour mon neveu, dont nous vous rendons très humbles grâces. C'est un garçon qui aurait besoin de mortification à sa vanité. Plaise à Dieu qu'il ait profité de nos exercices spirituels !

Si je pouvais par mes prières augmenter mes intérieures mortifications, ou par mes services les accroître à mon égard, vous éprouveriez, Monsieur, au moins par ceux-ci, combien j'affecte passionnément de me conserver, en l'honneur de vos bonnes grâces, celles de vos communes prières, que je vous demande incessamment, comme étant cordialement et de longue main toujours, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

SANGUINET.

Je salue le sieur de Veyris, avec votre permission, le procès duquel je n'ai osé hasarder sur cette précipitation de la fin de cette avance.

A Bordeaux, le 6 septembre 1660

Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent, prêtre, supérieur des Pères missionnaires, à l’hôpital Saint-Lazare, à Paris.

1. Denis Laudin, prieur de Bussière-Badil.

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3268. - JACQUES-BéNIGNE BOSSUET A SAINT VINCENT

[Septembre 1660] (1)

Monsieur Vincent verra, par la ci-jointe de mon père, qu’il n'a pas encore conclu et que le propriétaire de la maison dont nous étions convenus fait le difficile pour tirer quelque chose de plus. Je ne doute pas qu'à la fin il ne vienne, et, nonobstant toutes ces raisons de mon père, je ne puis conclure pour l'hôtel de Montgommery, quoiqu'il y ait sans doute beaucoup plus d'espace, parce qu'il y aurait trop à bâtir et que cela reculerait trop l'établissement (2). Si néanmoins Monsieur Vincent juge qu'il faille changer notre avis, il me le fera savoir, s'il lui plaît, afin que, par l'ordinaire de mercredi on mande à mon père une dernière résolution. Il me sera malaisé d'aller à Saint-Lazare devant ce temps-là, étant extrêmement occupé ; mais, si quelqu'un venait ici (3) de sa part, nous pourrions conférer de tout. J'attendrai au jour et à l'heure que M. Vincent marquera.

Je lui demande le secours de ses prières et je suis en N.-S. son très humble serviteur.

BOSSUET

3269. - M PILLé A SAINT VINCENT

Monsieur et très Révérend Père,

La grâce de l’enfant Jésus soit avec vous pour jamais !

Le porteur de la présente est un fort vertueux ecclésiastique, que la providence de Dieu m'a donné pour vicaire. Il

Lettre 3268. - L. a. - Dossier de Turin, original.

1. Il s'écoula, selon toute vraisemblance, une quinzaine de jours entre la lettre du 19 août et celle-ci.

2. L'hôtel de Montgommery s'étendait sur toute la portion de la rue saint-Symphorien comprise entre la rue Neufbourg et celle des Huilliers ; ses cinq pavillons distincts, ses cours et ses jardins, entourés de murs, furent estimés de 25 à 26 000 livres messines. Il était la propriété des Carmélites de Verdun, qui cherchaient acheteur. L'achat fut conclu en 1661 et l'hôtel de Montgommery devint le séminaire Sainte-Anne. (Histoire du Séminaire Sainte-Anne par M. Hamant dans la Revue ecclésiastique de Metz, février 1907).

3. Au doyenné de saint-Thomas du Louvre. (Revue Bossuet, avril 1903, p. 110).

Lettre 3269. - L. a. - Dossier de Turin, original.

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y a quatre ans et plus qu'il est à Ferrières (1) Il est obligé de faire un tour à son pays en suite d'une lettre qu'il a reçue de sa mère, qui lui mande la disgrâce qui leur est arrivée, qui est que tout leur bien est mis en dette, parce que feu son mari, (père de notredit vicaire) avait cautionné un sien frère, qui est devenu très insolvable et là-dessus est mort. On s'adresse à la caution. Il faut que le bien s'en aille de ce côté-là. Ainsi voilà la bonne mère réduite à la misère. Ce bon vicaire n’est point touché de cette disgrâce ; au contraire, il en bénit Dieu. Je crois qu'il permet cela pour le salut de sa mère et de ses sœurs, qui sont avec elle. Il souhaiterait fort qu'elle se fît la servante des pauvres sous la conduite de Mademoiselle Le Gras, car il la juge très propre pour cela. C'est pourquoi il m'a prié de vous écrire ces lignes pour savoir de vous si vous auriez la bonté de lui accorder cette grâce pour sa mère et se. sœurs, auxquelles il persuadera, ou fera tous ses efforts de leur persuader de se ranger de ce côté-là, si tant est que vous lui donniez espérance en parole de les recevoir. Que si cela ne se peut faire, me voilà en danger de perdre ce bon vicaire, qui est tel qu'il ne faut plus espérer d'en trouver un semblable ; car c'est un trésor caché et que Dieu nous a découvert. Le plus grand plaisir que vous me sauriez faire est de lui persuader de retourner à Ferrières où il est considéré comme un homme tout de Dieu et fort zélé pour le salut des âmes. Si sa mère peut-être quelque part avec ses sœurs, nous avons grande espérance de le revoir. Je vous supplie très humblement de vouloir prendre la peine de l'écouter là-dessus, et de contribuer autant que vous pourrez à la piété de ses intentions, et vous obligerez au dernier point, Monsieur et très Révérend Père, votre très humble et très obéissant serviteur.

E. PILLé

indigne curé de Ferrières.

A Ferrières, ce septième jour de septembre 1660.

J'écris à mon neveu Nicolas Bonichon, prêtre, demeurant à Cahors. Sa mère, qui demeure en notre logis, vous salue très hunblement et vous recommande son autre fils Barthélemy. Ma sœur et moi saluons le bon M. Dehorgny et demandons part à ses prières.

Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent, supérieur général de la Mission, demeurant à Saint-Lazare, à Paris.

1. Ferrières-Gâtinais (Loiret).

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3270. - A FIRMIN GET, SUPéRIEUR, A MARSEILLE

De Paris, ce 9 septembre 1660.

Monsieur,

La grâce de N.-S. soit avec vous pour jamais !

Une petite indisposition me fera abréger la présente. J'ai reçu la vôtre du 31 d'août, qui ne parle que des plaintes que Monseigneur de Mercœur (1) a faites de M. Le Vacher, de Tunis, le condamnant sans l'ouïr et bien qu'il ne soit pas coupable ; il sera néanmoins difficile d'empêcher ce bon seigneur d'y envoyer un autre consul, et à nous de le prévenir, dans la conjecture présente. Il faut attendre l'événement de l'entreprise de Paul (2) et puis nous verrons.

Nous n'avons encore pu avoir le mandement sur le receveur des terres de M. le marquis de Vins (3) ; ce n'a pas été faute de le solliciter.

Nous avons reçu douze livres pour Remi Droue, dit Vitry, six livres pour Claude d'Hirbec, et trente sols pour Pierre Laisné, dit de Rosier, tous forçats à Toulon. Je prie M. Huguier de leur donner à chacun son fait, plus 6 livres à Pierre Blondeau. Pour l'affaire des Cordeliers, nous n'en avons pas encore parlé entre nous, faute de temps ; je pense aussi que rien ne presse.

Lettre 3270. - L'original appartient aux Filles de la Charité de Toulouse, rue Mage, 20.

1. Gouverneur de Provence.

2. Au retour des îles Ionniennes, où il était allé conduire des troupes pour prêter main forte aux Vénitiens en guerre contre les Turcs, le commandeur Paul avait pris le chemin d'Alger dans le dessein de forcer le dey à rendre les esclaves français qu'il retenait dans ses galères, contre la foi des traités. Après être resté cinq jours devant cette ville, dont la violence des vents l'empêcha d'approcher, il s'en éloigna, sans autre résultat que la libération de quarante esclaves, qui s'étaient sauvés à la nage à la vue de ses vaisseaux.

3. Melchior Dagouz de Montauban, seigneur de Vins, maréchal de camp des armées du roi.

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Je me donne l'honneur de répondre à M. Thomas, Bayn, qui m'a fait celui de m'écrire. M. son frère se porte bien, grâces à Dieu.

On vient de nous apporter encore six livres, savoir 3 livres pour Guillaume Laisné, dit Lamontagne, et les autres 3 livres pour Jacques Fournier, dit Larivière.

Je ne sais quel avis donner à nos bons frères de Barbarie, dans les dangers où ils sont, ni comment le leur faire tenir. Je prie Notre-Seigneur qu'il leur inspire ce qu'ils ont à faire et qu'il les délivre du mal.

Je ne vous dis pas que nous envoyons votre bon frère en Pologne avec M. de la Brière et notre frère de Marthe, qui enseignait la philosophie céans, parce que lui-même vous en écrit.

Je suis, en N.-S., Monsieur, votre très humble serviteur.

VINCENT DEPAUL,

i. p. d. l. M.

3274. - LOUISE-EUGéNIE DE FONTEINES A SAINT VINCENT

Vive Jésus !

Mon tout unique Père,

Voilà une lettre de notre très honorée sœur l'assistante (1) pour votre bonté, par laquelle je ne doute point qu'elle ne vous mande les bénédictions que Dieu continue de verser de. plus en plus sur son travail, et comme l'élection de la supérieure et des autres officières se fit samedi dernier (2) avec une si grande paix et sainte union que cela ne se peut quasi croire. Cette très honorée sœur nous mande aussi de lui envoyer son obédience pour revenir et de lui faire savoir ce qu'elle peut

Lettre 3271. - L. a. - Dossier de Turin, original.

2. Chez les Ursulines de Melun.

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donner de temps à nos chères sœurs de Melun et si elle peu aller à Sainte-Madeleine (3) et à nos sœurs de Paris ; je pense qu'elle veut dire, nos chères sœurs du faubourg et celles de la rue Montorgueil. Faites-nous la charité, mon tout unique Père, de nous donner vos ordres pour tout cela, en nous faisant la grâce de nous envoyer l'obédience pour le retour de nos trois chères sœurs. Et comme le temps nous presse, je pense qu'il sera bon qu'elle se contente de donner une journée à nos chères sœurs de Melun, si vous l'agréez ainsi ; et pour le reste, de Sainte-Madeleine et de nos monastères de cette ville, celui que votre bonté, mon tout unique Père, jugera aussi à propos ne désirant en cela que d'accomplir vos saintes et paternelles volontés, étant avec respect, mon tout unique Père, votre très humble et très obéissante fille et servante en Notre-Seigneur.

LOUISE-EUGéNIE DE FONTEINES,

de la Visitation Sainte-Marie.

D[ieu] s[oit] b[éni] !

Ce 9 septembre [1660] (4)

Suscription : A Monsieur ,Monsieur Vincent de Paul, général des Missions de France.

3272. - FRANçOISE-MARIE SIBOUR A SAINT VINCENT

Vive Jésus !

De notre monastère de Paris, ce 10 septembre 1660.

Mon très cher et honoré Père,

Ce serait me rendre coupable et manquer à mon principal devoir si je ne venais, aussitôt après notre arrivée, vous offrir mes très humbles obéissances et vous demander, mon très honoré Père, votre sainte et paternelle bénédiction, que je recevrai, prosternée en esprit à vos pieds. C'est la grâce qu'attend

3. Avant de rentrer au premier monastère, la sœur Madeleine Maupeou passa par Port-Royal et le couvent de la Madeleine, où l'appelaient des affaires urgentes.

4. Cette lettre accompagnait la lettre 3261.

Lettre 3272. - L. a. - Dossier de Turin, original. Le post-scriptum est de la Mère Louise-Eugénie de Fonteines, supérieure de sœur Françoise-Marie Sibour.

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de votre bonté celle qui est et se dit avec votre permission dans tout le respect possible, mon très cher et honoré Père, votre très humble et très obéissante fille et servante en Notre-Seigneur.

SŒUR FRANCOISE-MARIE SIB0UR,

de la Visitation Sainte-Marie.

Je ne sais si une lettre que nous avons eu l'honneur de vous écrire vous a été rendue depuis un mois.

Voulez-vous bien, mon tout unique Père, nous permettre de faire entrer ma chère sœur Marie-Catherine Tounère, professe de nos chères sœurs de Compiègne? Nous serons bien aises de lui donner cette consolation, si votre bonté l'agrée mon plus cher Père. Elle nous pourra même aider pour ce service de la chère malade (1) que l'on appréhende être en état de perdre un œil sans remède. Nous vous supplions, mon très honoré Père, de faire prier dans votre sainte communauté pour cette chère malade et de bénir votre très humble et très obéissante fille et servante en Notre-Seigneur.

LOUISE-EUGéNIE.

Dieu soit béni !

Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent de Paul, à Paris.

3273. - LE PRINCE DE CONTI A SAINT VINCENT

[Septembre 1660] (1)

Je supplie Monsieur Vincent de vouloir bien continuer à accorder à ces Messieurs les missionnaires deux ou trois de ses ouvriers pour des missions qui se doivent faire, cet hiver, dans mon gouvernement (2), et lui en serai très obligé.

J. A. de BOURBON.

1. Date ajoutée au dos de l'original par le frère Ducournau.

2. Le prince de Conti venait d'être nommé gouverneur du Languedoc.

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3274. - MARTIN HUSSON A SAINT VINCENT

Vive Jésus !

De Montmirail, ce 12 septembre 1660.

Monsieur,

J’aurais souhaité que Monseigneur (1) eût été ici pour le solliciter de vous faire donner par nos habitants ce qu'il vous a promis. Mais l'entrée de la reine l'a tenu jusques à cette heure à Paris ; et sitôt qu'il sera ici, je le solliciterai de vous faire donner satisfaction.

Voici un mot pour le bon Monsieur Le Vacher et un autre pour M. Delaforcade, puisque vous avez la bonté de lui vouloir faire tenir. Il suffira quand vous lui écrirez ; et je vous supplie vouloir lui recommander qu'il y fasse réponse.

Je suis en l'amour de N.-S., Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

HUSSON.

3275. - M. ROY A SAINT VINCENT

Monsieur et Vénérable Père,

Ayant été prié par une bonne veuve de travailler à la délivrance d'un pauvre esclave en Alger, appelé Etienne Gaultier. âgé d'environ de quinze ans natif de cette ville et à présent au pouvoir de Mustapha Agibirabi, à la rue Agnisexin, audit Alger j'ai cru de ne pouvoir mieux faire que d'en supplier Votre Révérence, afin que, dans deux ou trois mois, que j'espère d'être près de vous, je n'aie qu'à prendre expédient pour l'argent qu’il faudra pour celui-ci et d'autres aussi, par les moyens qui s'en présentent à moi, dont j'aurai l'honneur d'entretenir Votre Révérence. Le billet qui est ci-joint servira à le disposer plus facilement à revenir et tenir ferme en notre religion. Il est de ladite veuve, qui croit être bien en son esprit et qu'il a du respect et d'affection pour elle, et même il servira pour être mieux connu.

C'est, Monsieur et vénérable Père, votre très humble et très acquis serviteur.

ROY

Ce 14 septembre 1660, à Lyon.

Lettre 3274. - L. a. - Dossier de Turin, original.

1. Le duc de Noirmoutiers.

Lettre 3275. - L. a. - Dossier de Turin, original.

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Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent, supérieur général des prêtres de la Mission, à Saint-Lazare-lez-Paris à Paris.

3276. - JEAN FOUQUET A SAINT VINCENT

De Maule, 16 septembre 1660.

Monsieur,

Nous vous prions de nous faire la grâce de nous mander si M. Senant revient, ou non, d'autant que sa sœur est plus tourmentée que jamais. Elle est tantôt à Paris, tantôt dans le pays ; elle n'a personne qui la puisse soulager ; son espérance est au retour de Monsieur son frère Tous les parents de son mari n’osent seulement lui donner le couvert. Même un bon ecclésiastique a fait tout ce qu'il a pu, qui est même de ces parents de son mari, et a pris la peine d'écrire à Monsieur Senant, en attendant que vous nous ferez la grâce de nous donner un mot de réponse par le présent porteur. C'est de quoi nous vous prions et attendons de vous cette charité.

Nous demeurerons à jamais, Monsieur, votre plus obéissant serviteur.

JEAN FOUQUET.

Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent, supérieur à Saint-Lazare.

3277. - LOUISE-EUGéNIE DE FONTEINES

A SAINT VINCENT

Vive Jésus !

Mon très honoré et très cher Père,

Le nombre de nos petites filles s’étant diminué d'une depuis peu par l'entrée au noviciat de notre chère sœur Hacedette, qui était de ce nombre, Monsieur le président Miron nous veut faire l'honneur de nous donner une de ses chères petites nièces pour remplir cette place, sœur de celle que nous avons déjà. Je vous supplie, mon très honoré Père, de nous donner per-

Lettre 3276. - L. a. - Dossier de Turin, original.

Lettre 3277. - L. a. - Dossier de Turin, original.

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mission de la faire entrer chez nous et de l’y garder pour être au rang des petites sœurs. Cette nouvelle obligation me rendra de plus en plus, dans tout le très humble respect que je dois, mon très honoré et très cher Père, votre très humble et très obéissante fille et servante en Notre-Seigneur.

LOUISE-EUGéNIE DE FONTEINES,

de la Visitation Sainte-Marie.

D[ieu] s[oit] b[éni] !

De notre monastère de Paris, rue Saint-Antoine, ce 16 septembre 1660.

Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent de Paul, général des Révérends Pères de la Mission, à Saint-Lazare.

3278. - NICOLAS GEDOYN A SAINT VINCENT

Monsieur,

La conviction que j'ai de votre bonté fait que je prends la liberté de vous écrire, dans la croyance que j’ai que vous me le désapprouverez pas, d'autant plus qu'étant à la campagne, je ne puis avoir l'honneur de vous aller parler pour vous communiquer une affaire que l'on a remise à ce que vous en ordonnerez L'affaire est, Monsieur, au sujet de la mission d'Epinay (1) proche Saint-Denis, qu'on est prêt d'entreprendre au premier ou second du mois d'octobre. Quelques demoiselles de piété connue souhaitent venir y travailler conjointement avec les Messieurs, quoiqu'en maison séparée, et faire des assemblées des filles et des femmes, pour les instruire et les catéchiser, dans une maison qu'elles veulent louer à ce dessein. Quoique ce soit en des heures différentes de celles que nous prendrons pour nos exercices ordinaires dans tels rencontres je veux dire de nos sermons, grands catéchismes et académies mais, parce qu’elles y vont en corps, comme les Messieurs, voire même qu'elles ont coutume de les prendre au lieu où se doit faire la mission de quinze jours ou trois semaines, afin de disposer les filles et les femmes à la confession, et que, durant le temps de ladite mission elles font de leur coté, dans leur maison ce que les Messieurs font publiquement dans l'église, et que nous avons entendu dire que ce n'était point

Lettre 3278. - L. a. - Dossier de Turin, original.

1. Epinay-sur-Seine (Seine).

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une chose usitée parmi vous d'avoir des femmes qui travaillent à la mission, comme nous faisons profession de ne point nous départir de vos conduites, ayant l'honneur d'être unis à vous par la Compagnie, nous n'avons point voulu rien conclure ni arrêter que nous n'eussions appris sur cela votre sentiment, puisqu'il doit être notre règle. Je vous prie donc, Monsieur au nom de tous les Messieurs qui y doivent travailler, de nous faire la grâce de nous mander au plus tôt ce que vous souhaitez que nous fassions, parce que ces demoiselles désirent en cas qu'elles viennent, penser à chercher un logis, vous protestant que nous ne nous départirons jamais des choses que vous nous ferez connaître, et moi principalement, qui depuis longtemps ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur

GEDOYN,

prêtre indigne.

De Créteil (3), ce seizième septembre [1660].

Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent, général et supérieur des Messieurs de la Mission, à Paris.

3279. - A JEAN MARTIN

De Paris, ce 17 septembre 1660 (1)

Monsieur,

La grâce de N.-S. soit avec vous pour jamais !

J'ai appris, par votre lettre du 21 d'août, la maladie de M. Demortier ; et par celle que vous avez écrite depuis à M. Berthe, vous nous assurez de sa convalescence ; Dieu en soit loué et veuille par sa grâce vous donner à tous les forces de corps et d'esprit qu'il convient aux œuvres que vous avez à faire !

2. La Compagnie des ecclésiastiques qui fréquentaient les conférences du mardi.

3. Localité du département de la Seine.

Lettre 3279. - L. s. - Dossier de Turin, original. Deux découpures, l'une dans le haut, l'autre dans le bas du document, ont enlevé, outre la signature et la date, la valeur d'environ cinq lignes de texte.

1. Date marquée au dos de la lettre de la main du secrétaire.

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Nous avons reçu le récépissé de Vaugin ; nous payerons les cinquante écus à qui vous nous marquerez.

M. de la Brière, nos frères de Marthe et Get, un frère coadjuteur et trois Filles de la Charité viennent de partir pour la Pologne et se vont embarquer à Rouen.

M. Alméras ne se pouvant remettre à Richelieu [d'une grande] faiblesse où il est, [s'en revient ici sur un br]ancard (2)

[Notre communauté va comm]encer ses retraites. [Recommandez] les personnes [et leurs besoins] à N.-S., particulièrement les miens, comme je fais souvent votre chère âme et votre petite famille, que j'embrasse très cordialement et qui suis de l'une et de l'autre, en l'amour de N.-S., Monsieur, [votre très humble serviteur.

VINCENT DEPAUL,

i. p. d. l. M.

Suscription : A Monsieur Monsieur Martin, supérieur des prêtres de la Mission de Turin, à Turin.

3280. - A FIRNIN GET SUPéRIEUR, A MARSEILLE

Paris, 17 septembre 1660.

Monsieur,

J'ai reçu votre lettre en date du 7. Voici l'ordre pour M. de Grimancourt, pour les mille livres qui vous sont dûes et qui sont payables en trois dates, qui sont déjà écoulées. Il y est joint un billet pour vous donner l'adresse et vous faire trouver la souche, et pour la jus-

2. Nous avons suivi, pour reconstituer cette phrase, une note mise anciennement au dos de la lettre. René Alméras arriva à Paris le 24 septembre 1660, trois jours avant la mort du saint, auquel il devait succéder.

Lettre 3280. - Pémartin, op. cit., t. IV, p. 598, l. 2073.

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tification de son acte une copie de la procuration, qu'il n a pas voulu faire légaliser, disant que ce n’était pas nécessaire, pour en avoir déjà envoyé une autre, qui est authentique. Vous pouvez à votre aise voir ces Messieurs dont parle le billet, afin de connaître leurs dispositions et de les amener par bonnes manières au payement de cet ordre. S'ils font difficulté, il faudra nous le renvoyer.

Voici également la dispense de Rome pour le vœu fait par M. Cornier. M. Jolly m'écrit que le directeur du séminaire, selon la volonté du suppliant, pourra ouvrir le bref et lui donner exécution, et cela parce qu'il le croit encore au séminaire. Je pense qu’il en aurait dit autant de vous, s'il avait su qu'il fût à Marseille.

Je sens au vif, comme vous, ce qui arrive à nos pauvres confrères d'Alger. Quelle angoisse ! quelle violence dans les circonstances présentes ! Plaise à Dieu de les protéger !

Je recommande à vos prières le voyage de M. de la Brière, de nos frères Get et de Marthe, d'un frère coadjuteur et de trois Filles de la Charité, qui sont partis aujourd'hui pour aller s'embarquer à Rouen pour la Pologne. Votre frère est parti très content et très résolu, grâce à Dieu. Il a donné ordre que la lettre de ce bon jeune homme de Picardie, qu'il a écrite en son pays, fût envoyée à ses parents. Nous ferons également parvenir le paquet de M. Cornier.

Voici deux lettres pour Tunis, afin de les expédier à M. Le Vacher ; l'occasion s'est présentée avant que j'aie eu le temps de lui écrire.

Monseigneur l'archevêque de Narbonne (1) m’ayant pressé de lui compléter le nombre de six prêtres qu'il

1. François fouquet.

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veut avoir, la disette où nous sommes d'hommes comme Messieurs Delespiney et Parisy nous fait recourir à eux pour le nouvel établissement. Je les prie donc de s'y rendre au plus tôt ; et vous, de leur donner ce dont ils auront besoin. Je les embrasse en esprit avec toute l'effusion du cœur. Il nous reste encore à faire un petit arrangement avec ce bon prélat ; mais cela ne doit pas retarder le départ de ces missionnaires, qui seront reçus avec joie et employés avec profit. Je prie Notre-Seigneur qu'il les bénisse et les conserve.

Veuillez dire à M. Delespiney que le bon M. Dubouchart, son ami, est mort.

Je ne puis que je vous dise un mot de votre bon frère. Nous l’avons choisi entre tous nos étudiants, avec le frère de Marthe, comme les mieux disposés à être ordonnés prêtres et les plus capables et exemplaires. ils ont donné grande édification dans la maison. M. de la Brière est pareillement un excellent missionnaire ; il enseignait la scholastique et la morale ; tous nous espérons que le choix de ces trois ouvriers réussira.

Je suis dans une inquiétude qui me cause une peine indicible. le bruit court ici que le commandeur Paul a fait assiéger ; Alger, mais on ignore la résultat ; et vous me mandez que l'on commence à partir pour Alger, sans me rien dire de nos pauvres confrères ; au nom de Dieu, dites-nous ce qui en est.

Je vous prie de recommander à M Huguier M Dubignon, que M Grimancourt recommande par ce billet.

Je suis, en l'amour de Notre-Seigneur, votre...

17 septembre 1660.

J’admire le support que Votre Grandeur a pour moi, qui ne suis bon qu'à exercer sa patience, et la bonté paternelle qu'elle conserve pour notre petite compagnie, nonobstant nos longueurs et nos difficultés à exécuter ses commandements. Je lui demande très humblement pardon de notre rusticité et je la remercie de sa constance invincible à nous faire et à nous vouloir du bien.

Nous allons faire, Monseigneur, l'un des plus grands efforts que nous ayons encore fait, pour vous envoyer les missionnaires que vous demandez ; mais je supplie Votre Grandeur d'agréer que je lui dise tout simplement que, relisant encore aujourd'hui le projet de l'union de votre séminaire à notre compagnie, nous y avons remarqué plusieurs choses qui sont contraires à nos usages.

Il semble que Votre Grandeur nous veut obliger à rendre quelque compte du temporel, qui est une chose à laquelle aucun prélat ne nous a engagés, ni dedans, ni dehors le royaume où nous sommes établis ; nous n'avons pas même voulu prendre la maison de Saint-Lazare avec cette sujétion, quoique le lieu fût très avantageux pour notre congrégation. Et comme Monseigneur l'archevêque de Paris nous pressait de l'accepter avec cette condition, nous lui dîmes que nous en sortirions plutôt que d'y demeurer avec cette obligation ; et il eut la bonté de nous en décharger, pour nous retenir, parce que sans cela nous nous serions retirés.

Lettre 3281. - Reg. 2, p. 62.

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Et quant au pouvoir de renvoyer de votre séminaire ceux de notre compagnie dont Votre Grandeur ne voudra plus se servir, permettez-moi, s'il vous plaît, Monseigneur, de vous dire qu'en tous les lieux où nous sommes fondés, Messeigneurs les prélats ont jugé à propos de laisser au supérieur de la congrégation la direction des personnes de la même congrégation, en sorte que c'est lui qui les rappelle et qui en envoie d'autres à leur place ; c'est ce que nous avons fait jusqu'à maintenant.

Votre Grandeur nous obligera beaucoup si elle fait son acte d'union en la manière que l'ont fait les autres prélats de France et d'Italie. L'espérance qu'elle nous donne de ne vouloir pas que notre petit Institut souffre aucune atteinte en son diocèse, me fait prendre la confiance, Monseigneur, de vous représenter les choses qui le peuvent blesser, afin que, selon votre prudence et charité ordinaires, vous ayez agréable de les éviter.

3282. - M AMELINE A SAINT VINCENT

De Notre-Dame-de-Paix, ce 17 septembre 1660

Monsieur et Révérend Père,

J'ai appris que vous aviez reçu la lettre que j'avais pris le liberté de vous écrire touchant l'affaire que nous avons commencée contre ces hérétiques de Saint-Quentin et que vous , avec toutes ces bonnes dames de la Charité aviez la bonté de vouloir y employer vos soins pour nous y assister. Je suis encore d'ici à quelques jours tellement occupé en ce nouveau pèlerinage, qui se commence avec beaucoup de bénédiction, que je n'ai pu me donner entièrement à cette affaire que tout le monde estime d’une grande conséquence. Nous travaillons pour avoir l'information et les autres pièces contre eux, mais nous avons ici un procureur du roi et un greffier dont nous ne pouvons avoir aucun secours Nous avons demandé à Mon-

Lettre 3282. - L. a. - Dossier de Turin, original.

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sieur Bourdin qu’il nous envoie une commission pour obliger le greffier de nous délivrer ladite information, afin de l'envoyer à Paris. Ce qui nous manque maintenant , c'est d'avoir la réponse d'une requête que j'ai envoyée à la cour, qui est entre les mains de Monsieur Emery, procureur, afin que nous puissions faire continuer l'information commencée, d'autant que le ministre a obtenu un arrêt de défense aux juges des lieux d'en connaître, pour éluder la justice à son ordinaire Si, Monsieur, on pouvait avoir à Paris quelque homme fidèle pour solliciter cette affaire, ce serait le vrai moyen de bien réussir Il pourrait vous voir et les personnes qui pourraient sévir ; et suite de quoi il rendrait raison de l'état des choses. Si vous pouvez, Monsieur, nous faire donner la réponse à la requête qui est entre les mains de Monsieur Emery, par le moyen de Madame Fouquet, ou de celle de ces dames charitables que vous connaîtrez propre pour cette affaire, cela avancerait bien les choses.

J’espère aller passer quelques jours à Saint-Quentin afin de confirmer nos frères et travailler aux besoins les plus pressants.

Vous avez su, Monsieur, que le ministre a obtenu depuis peu un arrêt de la cour du parlement pour empêcher l'effet de l'arrêt du privé conseil, par lequel il est fait défense au juge civil de connaître de leurs affaires et cependant à eux permis de continuer leurs desseins, qui leur étaient interdits par le privé conseil.

Excusez, je vous prie ; c'est que je connais votre zèle pour l'avancement de la religion et que je crains que Monsieur Bourdin n’ait tant d'autres affaires, qu'il ne puisse vaquer, autant qu'il désirerait bien, à celle-ci qui est très importante à la gloire de Dieu, que je prierai de bon cœur sous vouloir conserver pour le bien de son Eglise, Monsieur et Révérend Père

Votre très humble et obéissant serviteur.

AMELINE,

prêtre.

Si vous m'obligez de me donner de vos nouvelles, Monsieur d'Abaucave chancelier, me les fera donner en la maison où est logé frère Jean. (1)

Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent, supérieur général des prêtres de la Mission, rue Saint-Denis, en la maison de Saint-Lazare, à Paris.

1. Jean Parre.

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3283. - M. GARBUZAT A SAINT VINCENT

Monsieur,

Je passerais pour méconnaissant si, après les faveurs que, j’ai reçues de votre bonté, je ne recherchais fort soigneusement les occasions pour vous en témoigner ma reconnaissance ; et c'est ce qui m’a obligé, aussitôt après mon arrivée en cette ville en très parfaite santé, grâce à Dieu, à me donner l'honneur de vous en assurer, comme aussi pour vous remercier très humblement de la grâce qu'il vous a plu m'accorder en faveur de mon frère, lequel je n’ai pas rencontrer en cette ville, étant allé à Belley pour y recevoir les derniers ordres de la messe, laquelle il espère célébrer aussitôt après son retour. Je le disposerai en même temps à son voyage de Paris pour lui avancer l'honneur de vous aller faire la révérence et vous témoigner les obligations que nous avons tous deux à votre bonté, vous assurant, Monsieur, que je me trouve dans l'impuissance d'en pouvoir reconnaître la moindre partie. Je ne laisse pourtant de vous supplier de m'honorer de vos commandements et vous protester que je tiendrai à grand honneur d'être, toute ma vie,. Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur.

GARBUZAT

A Lyon ce 17 septembre 1660

3284. - ANNE-MARGUERITE GUéRIN A SAINT VINCENT

Vive Jésus !

De notre troisième monastère de Paris, ce 18 septembre [1660] (1)

Mon très uniquement honoré Père

Nous envoyons savoir des nouvelles de votre santé ; que nous prions Dieu rendre aussi bonne que nous le souhaitons. Nous vous supplions très humblement, mon très honoré, permettre à Madame l'abbesse Dupart, fille de Madame Fouquet, d'entrer céans avec ses deux religieuses, ainsi qu'elle fait et

Lettre 3283. - L. a. - Dossier de Turin, original.

Lettre 3284. - L. a. - Dossier de Turin, original.

1. Cette lettre est à sa place non loin de la lettre 3295.

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que votre bonté a permis à nos deux autres Mères du faubourg et de la rue Saint-Antoine., ayant plus d'égard à sa condition religieuse qu'à toute autre chose ; et nous croyons que votre bonté ne trouvera pas de difficulté suivant les avis que notre bienheureuse Mère (2) dit dans ses réponses que nous pouvons, avec la permission des supérieurs, donner l'entrée aux religieuses qui nous la donneraient dans leurs monastères. J’ai cru, mon très honoré Père, ne pouvoir refuser à cette vertueuse abbesse de vous demander permission ayant deux de ses sœurs céans ; ce qui s'est toujours accordé à d'autres de nos chères sœurs à qui l'on n'avait pas tant d'obligation. Néanmoins,. mon très honoré Père, c'est à vous d'ordonner de cela, comme de toute autre chose, et à nous à nous soumettre et obéir. Madame Fouquet avait eu intention de vous la demander, mais elle n'en a pas eu l'occasion.

Ma très chère sœur la supérieure vint hier passer quelques heures céans, s'en étant allée chez nos sœurs du faubourg ; ce qui ne nous donna pas loisir d'en donner avis à votre bonté. Elle nous dit qu'elle nous donnerait les six mille livres en constitution que nous avons demandées avec révérence. Nous en attendons le contrat pour vous l'envoyer, puisque votre bonté veut bien prendre la peine de le signer Elle s'en doit aller bientôt et désire faire cet affaire avant son départ.

Excusez, s'il vous plaît, cette méprise. Je n'ai pas pensé à reprendre cette page commencée,

Le voilà, mon très honoré Père, que l'on vient d'apporter, que nous vous envoyons pour signer. Elle s'en doit retourner lundi. C'est pourquoi la chose presse un peu. Nous prions bien Dieu pour votre santé, mon très honoré Père, et ce nous serait encore une des plus grandes consolations que nous puissions avoir l'honneur de vous voir et vous pouvoir assurer de vive voix de nos humbles soumissions et recevoir votre sainte bénédiction, en qualité, mon très uniquement honore Père, de votre très humble et très indigne servante en Notre-Seigneur.

SŒUR ANNE-MARGUERITE GUéRIN

de la Visitation Sainte-Marie

Dieu soit béni !

Suscription : A Monsieur Monsieur Vincent, supérieur général des Prêtres de la Mission, de Saint-Lazare.

2. Sainte Chantal.

- 455 -

3285. - LE CARDINAL PAUL-NICOLAS BAGNI

A SAINT VINCENT

Molta... e molto Reverendissimo Signore,

Da più parle ho inteso che Vostra Signoria non gode quella buona salute che io vorrei, e che bisognerebbe per benefizio universale, e per il cordiale affetto che io le porto, e che so che lei porta a me, puo immaginarsi il dispiacere che ne sento, e non lascio di ricordarmi di lei ogni giorno. La prego dispensarsi delle fatiche del corpo, che possono pregiudicare ai bisogni necessari del sonno e risposo della mente, coi beneficio del quale possa più vigorosamente attendere alle occupazioni delle anime ed applicazione a quello che più importa ; per questo effetto intendo con molto mio gusto che Vostra Signoria sia stata dispensata da Nostro Signore di recitare l'officio divino, sorrogando a quello altre orazioni di minore suo incomodo ; la prego, quanto più affettuosamente posso, valersi di detta dispensa, come fanno altri per minore indisposizione, e minore occupazione che non ha lei per la salute dell'anima, e la prego valersi di me in tutto quello che posso servirla, con ogni confidema

Di Vostra Signoria affettuosissimo servitore.

PAOLO,

cardinale di Gardi-Bagni

Di Roma, li 19 settembre 1660.

TRADUCTION

Très Révérend Monsieur,

Il m'a été dit de divers côtés que Votre Seigneurie ne jouit pas de la santé qui lui serait nécessaire pour la continuation de ses immenses charités et que lui souhaiterait mon affection cordiale, affection réciproque, je le sais. Il vous est facile d'imaginer la peine que j'en ressens Tous les jours je pense à vous. Evitez, je vous en conjure, les occupations fatigantes et les veilles prolongées, afin de pouvoir vous adonner plus efficacement au bien des âmes et .à vos emplois les plus importants.

Lettre 3285. - Arch. départ. du Vaucluse D. 274, reg., copie.

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J'ai appris avec grande satisfaction que Notre Saint-Père le. Pape vous a permis de remplacer la récitation de l'office divin par d'autres prières moins fatigantes. Je vous prie, de toute l'affection que je vous porte, de profiter de cette dispense comme en profitent d'autres moins indisposés que vous et moins absorbés par les œuvres utiles au bien des âmes.

Faites-moi le plaisir de recourir à mes services en toute confiance en tout ce qui dépendra de moi.

De Votre Seigneurie le très affectionné serviteur.

Paul,

cardinal de Gardi-Bagni.

De Rome, le 19 septembre 1660

3286. - LE CARDINAL DURAZZO A SAINT VINCENT

Molto Reverendissimo Signore

Riconosco sempre più profittevoli al prossimo le funzioni de sacerdoti missionari per l'impulso che ricevono dalle istruzioni ed esempio del loro superiore generale ; onde ogni persona ben intenzionata deve a questo pregar da Dio lunga vita, con sanità per render più durabile l’origine di tanto bene. Io poi che grandemente mi stimo interessato uei felici progressi di questo santo Istituto, e conservo una tenerezza d'affetto verso la persona della Vostra Signoria, sono necessitalo a pregarla come faccio a deporre la cura di se medesima, e del suo corpo alla direzione del suo confessore, e con pontuale obbedienza denegare alla devozione del suo spirito quelle occupazioni che possono pregindicare al lungo mantenimento della sua vita. Detto confessore tiene sufficiente autorità sopra l'obligo che il sacerdozio impone a lei di recitare il divino officio, e Vostra Signoria si renda con faciltà, persuasa che quello, che in cio le sarà insinuato dal medesimo sarà il maggiore servizio di Dio

lo mi trovo in Roma e spesso mi vedo col signor Edmondo (2) ; non so pero se Iddio vorrà che io finisca quà i miei giorni, o pure ritorni alla residenza della mia chiesa, sopra di che imploro l'aiuto delle orazioni della Vostra Signoria, cercando io intanto di stare indifferente per eseguire con eguale pron-

Lettre 3286. - Arch. départ. du Vaucluse D. 274, reg., copie.

1. Abelly a donné de cette lettre (op. cit., t. 1, chap. LI, 1re éd., p. 263) une traduction incomplpète et inexacte.

2. Edme Jolly.

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tezza quello che dei due partiti determinerà la Santità di Nostro Signore ; ed a Vostra Signoria per fine prego dal cielo ogni più vera bene

Di Vostra Signoria affettuosissimo servitore

IL CARDINAL DURAZZO

Roma 20 septembre 1660

TADUCTION

Très Révérend Monsieur,

Dans leurs fonctions auprès du prochain, dont j’apprécie tous les jours davantage l'utilité, les prêtres de la Mission suivent l'impulsion qui leur est donnée par les instructions et l'exemple de leur supérieur général. Aussi toute personne bien intentionnée doit-elle prier Dieu de lui prolonger la vie et de lui donner une bonne santé, afin que par là soit plus durable la source d'un tel bien. Et comme je m'intéresse beaucoup aux heureux progrès de ce saint Institut et que j'ai une tendre affection pour votre personne, je me sens obligé de vous supplier, comme je fais, d'écouter docilement votre confesseur, en ce qui regarde votre santé, et de vous abstenir de toute occupation capable d'abréger la durée de votre vie. Votre confesseur a le pouvoir de vous dispenser de l'obligation imposée à tout prêtre de réciter l'office divin. Que Votre Seigneurie veuille bien lui obéir et se persuader que ses recommandations sur ce point serviront à la plus grande gloire de Dieu .

Je suis à Rome et vois souvent M. Edme. Les desseins de Dieu sont-ils que je finisse mes jours ici, ou que je retourne à ma ville épiscopale? Je ne sais. Que Votre Seigneurie prie bien à cette intention ! Je m'efforce en attendant, d'entrer dans l'état d'indifférence, afin d'être prêt à suivre avec une égale promptitude celui des deux partis auquel s'arrêtera Sa Sainteté.

Je demande au ciel, en terminant qu'il répande sur Votre Seigneurie ses meilleures bénédictions.

De Votre Seigneurie le très affectueux serviteur.

CARDINAL DURAZZO

De Rome, le 20 septembre 1660.

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3287. - JACQUES LAMBERT A SAINT VINCENT

Mon très cher Révérend Père,

Je me rends importun mais vous êtes celui plein d'amour et de charité, usant de vos bontés a l'endroit d'un pauvre captif qui par vos soins il espère avoir liberté ; et si j'étais si malheureux d'être privé de vos charités je serais détenu éternellement le reste de mes jours dans les fers. Je vous supplie de vos grâces accepter ces lignes concernant une lettre venue de Toulon, que l'on me mande que j'ai reçue ; mais [ces] lettres de Toulon, pour les avoir perdues, je suis dans les peines, ainsi qu'appert de la lettre qu'il vous plaira voir et qu'il ne peut envoyer d'autres, mais un extrait de passeport. Les maîtres des requêtes, les aumôniers du roi doivent venir nous voir à la Tournelle ; et si l'extrait de la lettre que je vous envoie était signé de votre main et dans les formes pour présenter requête ensuite qui fera mention comme mes lettres m'ont été délivrées, ainsi qu'il ferait foi de votre extrait, de votre main signé, indubitablement j'obtiendrais ma liberté. qui ne serait autre qu'à finir mes jours dans quelque couvent. Et si je ne puis réussir de cette façon, je n'ai qu'à finir mes jours misérablement.

Espérant cette faveur de vous, je demeurerai, par votre permission, en continuant mes prières pour votre santé et prospérité, votre très humble et obéissant serviteur.

JACQUES LAMBFRT.

De la Tournelle, ce dimanche 20 septembre 1660.

La lettre à qui l’adresse est, le père, n'est point ici.

Suscription : Au Révérend Père Vincent, à Saint-Lazare ,Saint-Lazare.

3288. - MADAME POIRIER A SAINT VINCENT

D'Arras, ce 21 septembre 1660.

Monsieur

Votre Révérence me pardonnera si je prends la liberté de

Lettre 3287. - L. a. - Dossier de Turin, original.

Lettre 3288. - L. a. - Dossier de Turin, original.

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vous tracer ces lignes pour vous avertir du départ d'une de vos Filles de la Charité qui étaient à Arras, qui s'appelle sœur Radegonde (1) qui s'en est allée lundi dernier sans dire mot à personne, qui nous cause un grand ennui à cause du désordre que cela porte dans la Charité qu'il vous a plu établir à Arras, dont cela portera beaucoup de désordre dans les intérêts du service de Dieu. C'est pourquoi Monsieur, je . vous supplie de ne nous abandonner point dans toutes ces occasions et vous nous manderez ce qu'il y a à faire là-dessus. Elle a quitté alors que l'affaire de la Charité s'allait établir plus que jamais.

En attendant l’honneur de vos commandements je finis avec tous les respects, Monsieur.

Votre très humble et très obéissante servante.

C POIRIER.

Suscription : Au Révérend le Révérend Père Vincent, général de la Mission, à Paris.

3289. - A NICOLAS SEVIN , éVêQUE DE CAHORS

22 septembre 1660

Vincent de Paul promet à Nicolas Sevin de ne pas l'oublier devant Dieu.

3290. - MADAME FIESQUE A SAINT VINCENT

Des Carmélites, ce mercredi matin, 22 septembre [ 1660 ] (1)

Me trouvant dans de grands et pressants embarras sur le sujet de ma retraite ici et ne pouvant avoir l’honneur de vous voir j’en ai communiqué amplement à Monsieur de Saint-Ni-

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