La gamme et l'hexacorde
Ut, ré, mi, fa, sol, la : six notes, un demi-ton.
La gamme médiévale et l'hexacorde
L'hexacorde de Guido
L'hexacorde est un groupe de six notes consécutives avec un demi-ton fixe entre mi et fa. L'hexacorde de Guido ne comptait que six notes (ut-ré-mi-fa-sol-la). Le demi-ton mi-fa est le pivot de l'hexacorde.
L'échelle grégorienne
Les mélodies grégoriennes restent habituellement dans l'étendue d'une seule octave, parfois un peu plus. Le si bémol est la seule altération régulière du chant grégorien. Le triton (trois tons entiers, par exemple si-fa) était considéré comme si dissonant qu'on l'appelait diabolus in musica (« le diable en musique »). L'notre octave, comme la gamme moderne, contient cinq tons entiers et deux demi-tons.
L'hexacorde est un groupe de six notes consécutives avec un demi-ton fixe entre mi et fa.
Testez-vous : 7 questions
1. Comment appelle-t-on le groupe de six notes (ut, ré, mi, fa, sol, la) utilisé pour enseigner le chant ?
- L’hexacorde
- Le tétracorde
- Le pentacorde
- L’octave
Voir la réponse
Réponse : L’hexacorde
L’hexacorde est un groupe de six notes consécutives avec un demi-ton fixe entre mi et fa. Inventé par Guido d’Arezzo au XIe siècle, il révolutionna l’apprentissage du chant grégorien.
2. La note « si » n’existait pas dans le système de Guido d’Arezzo ; elle ne fut ajoutée qu’après, donnant une gamme de ____ notes.
- sept
- huit
- six
- cinq
Voir la réponse
Réponse : sept
L’hexacorde de Guido ne comptait que six notes (ut-ré-mi-fa-sol-la). La septième note (si) fut ajoutée plus tard, formée des initiales de Sancte Iohannes, le dernier vers de l’hymne.
3. Quel intervalle se trouve toujours entre mi et fa dans l’hexacorde ?
- Une tierce
- Un ton
- Un demi-ton
- Une quinte
Voir la réponse
Réponse : Un demi-ton
Le demi-ton mi-fa est le pivot de l’hexacorde. Tous les autres intervalles sont des tons entiers. C’est la position fixe de ce demi-ton qui permettait aux chanteurs de se repérer dans la mélodie.
4. Les mélodies grégoriennes s’étendent généralement sur plus de deux octaves.
- Vrai
- Faux
Voir la réponse
Réponse : Faux
Les mélodies grégoriennes restent habituellement dans l’étendue d’une seule octave, parfois un peu plus. Cette sobriété de l’ambitus contribue à la sérénité et à l’unité caractéristiques du chant grégorien.
5. Quel était le seul accident (altération) couramment employé dans le chant grégorien ?
- Le sol bémol
- Le si bémol
- Le do dièse
- Le fa dièse
Voir la réponse
Réponse : Le si bémol
Le si bémol est la seule altération régulière du chant grégorien. Il adoucit l’intervalle si-fa (triton), considéré comme dissonant et surnommé diabolus in musica (« le diable en musique »).
6. L’intervalle dissonant de trois tons entre si et fa était surnommé « ____ in musica ».
- diabolus
- angelus
- spiritus
- cantus
Voir la réponse
Réponse : diabolus
Le triton (trois tons entiers, par exemple si-fa) était considéré comme si dissonant qu’on l’appelait diabolus in musica (« le diable en musique »). On l’évitait en abaissant le si d’un demi-ton (si bémol).
7. Combien de demi-tons contient une octave dans le notre système ?
- Deux
- Trois
- Un
- Quatre
Voir la réponse
Réponse : Deux
L’octave médiévale, comme la gamme moderne, contient cinq tons entiers et deux demi-tons. Mais leur position varie selon le mode, ce qui donne à chacun son caractère unique.
Faites cette leçon dans Apôtre : les questions en mode interactif, votre progression, des rappels pour ne rien oublier. Gratuit, sans publicité. Commencer la leçon ›
Dans ce chapitre : Les huit modes ecclésiastiques
- Qu'est-ce qu'un mode ?
- Les quatre finales
- Modes authentiques et plagaux
- Le caractère des modes
- Les trois musiques de Boèce
- La gamme et l'hexacorde
- L'harmonie du monde
- Le bémol et le triton
- Hucbald et Hermannus Contractus
- Les quatre finales et les modes authentes
- Les modes plagaux et l'ambitus
- Le caractère expressif des modes
- L'Octoechos et le Tonaire