Vivant et non-vivant
Qu'est-ce qui sépare la pierre de la plante ? Le critère décisif du mouvement spontané.
Vivum et Non Vivum
Le vivant se meut lui-même
Qu'est-ce qui distingue un vivant d'un non-vivant ? Cette question, apparemment simple, reçoit d'Aristote une réponse d'une profondeur remarquable. Le vivant est un être qui se meut lui-même (movens seipsum) : il possède en lui-même le principe de ses opérations vitales. La pierre ne se meut pas d'elle-même : elle tombe quand on la lâche, mais elle ne se nourrit pas, ne grandit pas, ne se reproduit pas. La plante, au contraire, se nourrit, croît et se reproduit d'elle-même : elle est vivante. Aristote identifie trois critères fondamentaux du vivant : la nutrition (se nourrir), la croissance (augmenter) et la génération (produire un semblable). Sensation et intelligence constituent des degrés supérieurs de vie.
L'âme, forme du corps
Le principe de vie du corps s'appelle l'âme (psychè en grec, anima en latin). Elle est la forme substantielle du corps vivant : ce qui fait que ce corps est un vivant et non un cadavre. Pour Aristote et saint Thomas, contrairement à l'erreur platonicienne, l'âme n'est pas comme un pilote dans un navire, une substance séparée qui habiterait le corps de l'extérieur. L'âme et le corps constituent un seul être, une seule substance composée, de même que la forme et la matière ne font qu'un.
La mort et la résurrection
La mort est la séparation de l'âme et du corps. C'est un mal véritable parce qu'elle brise l'unité naturelle de l'être humain : l'âme et le corps sont co-principes d'une seule substance, et leur séparation est une rupture de cette unité. Quand l'âme quitte le corps, celui-ci cesse d'être un organisme vivant et se décompose en ses éléments constitutifs, car l'âme était la forme qui maintenait son unité. Si l'homme n'est pleinement lui-même qu'avec son corps, l'âme séparée demeure dans un état incomplet. C'est pourquoi la résurrection des corps est l'achèvement nécessaire de la nature humaine, voulu par Dieu pour restaurer l'intégrité de la créature à son image.
Le vivant se meut lui-même : il se nourrit, croît et se reproduit. Son principe de vie est l'âme, forme substantielle du corps.
Testez-vous : 7 questions
1. Quelle est la caractéristique fondamentale du vivant selon Aristote ?
- Il possède des qualités
- Il se meut lui-même
- Il occupe un lieu
- Il est composé de matière
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Réponse : Il se meut lui-même
Le vivant est un être qui se meut lui-même (movens seipsum) : il possède en lui-même le principe de ses opérations vitales. La pierre ne se nourrit pas, la plante si. C’est l’auto-mouvement qui distingue le vivant du non-vivant.
2. Le principe de vie du corps s’appelle l’____ (en grec psychè).
- âme
- esprit
- forme
- éther
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Réponse : âme
L’âme (psychè en grec, anima en latin) est le principe de vie. Elle est la forme substantielle du corps vivant : ce qui fait que ce corps est un vivant et non un cadavre. Sans âme, le corps se décompose.
3. Pour Aristote et saint Thomas, l’âme est comme un pilote dans un navire, séparée du corps.
- Vrai
- Faux
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Réponse : Faux
C’est l’erreur platonicienne. Pour Aristote et saint Thomas, l’âme n’est pas une substance séparée habitant le corps. Elle est la forme substantielle du corps vivant : âme et corps constituent un seul être, un seul vivant.
4. Quels sont les trois critères fondamentaux du vivant identifiés par Aristote ?
- Nourrir, croître, engendrer
- Chaleur, humidité, légèreté
- Matière, forme, privation
- Sensation, mouvement, pensée
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Réponse : Nourrir, croître, engendrer
Aristote identifie trois critères fondamentaux : la nutrition (se nourrir), la croissance (augmenter) et la génération (produire un semblable). Tout être possédant ces trois opérations est vivant. Sensation et intelligence sont des degrés supérieurs.
5. Pourquoi la mort est-elle un mal véritable selon saint Thomas ?
- Elle brise l’unité humaine
- Elle anéantit la forme
- Elle détruit l’âme
- Elle corrompt la matière
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Réponse : Elle brise l’unité humaine
La mort est la séparation de l’âme et du corps. C’est un mal véritable parce qu’elle brise l’unité naturelle de l’être humain. L’âme et le corps sont co-principes d’une seule substance ; leur séparation est une rupture de cette unité.
6. La résurrection des corps est l’achèvement ____ de la nature humaine, voulue par Dieu.
- nécessaire
- optionnel
- accidentel
- symbolique
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Réponse : nécessaire
Si l’homme n’est pleinement lui-même qu’avec son corps, l’âme séparée est dans un état incomplet. La résurrection est l’achèvement nécessaire de la nature humaine, pour restaurer l’intégrité de la créature voulue par Dieu.
7. Quand l’âme quitte le corps, que devient celui-ci ?
- Il se décompose
- Il reste intact
- Il devient minéral
- Il s’évapore aussitôt
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Réponse : Il se décompose
Quand l’âme quitte le corps, celui-ci cesse d’être un organisme vivant et se décompose en ses éléments constitutifs. L’âme était la forme qui maintenait l’unité du corps ; sans elle, la matière retourne à ses composants élémentaires.
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Dans ce chapitre : Les degrés de vie
- Les degrés de vie
- Vivant et non-vivant
- Âme végétative, sensitive, rationnelle
- La hiérarchie du vivant